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  • Fitbit ouvre son coach IA aux dossiers médicaux

    @Health & Tech Intelligence

    Intégration des dossiers patients et CGM en preview aux États-Unis

    Google annonce une évolution de Fitbit. Intégrer les dossiers médicaux directement dans l’application associée à ses dispositifs.

    Cette fonctionnalité permettra d’afficher, aux côtés des données collectées par les capteurs (activité, sommeil), des informations cliniques telles que résultats d’analyses, prescriptions et historique de consultations.

    L’intégration sera accessible dès le mois prochain aux utilisateurs américains inscrits au programme Public Preview.

    Le programme inclut un coach santé basé sur l’IA, conçu pour accompagner les utilisateurs dans leurs objectifs santé, sportifs, de sommeil et de bien-être. L’accès aux données médicales élargit le périmètre d’analyse du coach.

    Cette évolution permet de répondre à des problématiques complexes, comme “l’amélioration du cholestérol”, en s’appuyant sur des données cliniques individuelles.

    Vers une plateforme unifiée des données médicales

    Pour permettre la connexion aux dossiers médicaux, Google s’appuie sur des partenariats avec b.well Connected Health et CLEAR. Deux options sont proposées aux utilisateurs :

    • Connecter directement leur portail patient.
    • Ou vérifier leur identité via CLEAR pour permettre à l’application de rechercher automatiquement leurs données.

    Le système repose sur des standards certifiés IAL2 afin de synchroniser les informations issues de plusieurs établissements de santé.

    Cette évolution s’inscrit dans le cadre de l’initiative CMS Health Tech Ecosystem, qui vise à améliorer l’interopérabilité et l’accès des patients à leurs données de santé. Google, b.well Connected Health et CLEAR font partie des organisations engagées dans ce programme.

    Les signataires se sont notamment engagés à développer des assistants conversationnels capables d’aider les patients à accéder, comprendre et partager leurs informations médicales.

    Fitbit permettra aussi la connexion avec des capteurs de glucose en continu via Health Connect. Les utilisateurs pourront interroger le coach IA sur l’impact de leurs activités ou de leur alimentation sur leur glycémie.

    Google annonce également des améliorations du suivi du sommeil, avec une meilleure précision des phases de sommeil et une meilleure détection des interruptions. Ces évolutions visent à fournir un score de sommeil plus lisible et exploitable.

    Fitbit devient donc plus personnalisée

    En intégrant les dossiers médicaux aux données issues des capteurs, Google cherche à transformer un outil de suivi du bien-être en interface de santé personnelle. Elle permet de relier des données fragmentées (activité, sommeil, analyses cliniques, prescriptions) pour produire une lecture plus globale de l’état de santé.

    Le coach IA gagne en pertinence, en s’appuyant sur des informations individualisées (plutôt que sur des recommandations génériques) pour faire émerger des outils capables de mesurer, mais aussi de contextualiser et d’exploiter les données de santé.

  • UK : 91 % des hôpitaux équipés en DPI, mais un marché numérique structuré en quatre modèles NHS (rapport)

    • Le Royaume-Uni ne peut plus être appréhendé comme un marché homogène, mais comme un ensemble de quatre écosystèmes quasi autonomes (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord ) chacun avec ses propres logiques de gouvernance, d’achat et de déploiement. Cette fragmentation casse les approches centralisées traditionnelles et oblige les industriels à repenser leur accès au marché, faisant émerger un “mini-continent” de la santé numérique.
    • Dans le même temps, le marché bascule d’une logique d’équipement vers une logique d’exécution : avec 91 % des établissements déjà dotés d’un EPR, l’enjeu n’est plus de s’équiper, mais de réussir le déploiement réel, l’adoption par les équipes et la démonstration de gains mesurables, ouvrant une nouvelle phase où la valeur se joue dans l’usage.
    • Cette bascule est amplifiée par la montée en puissance de la NHS App, qui, avec ses dizaines de millions d’utilisateurs, s’impose comme le point d’entrée du système de santé.
    • Parallèlement, les critères de décision évoluent : le logiciel hospitalier n’est plus un sujet purement IT, mais un investissement évalué à l’aune de son impact business  (productivité, résilience, cybersécurité, retour sur investissement) avec une implication des directions générales et financières.

     

    Avec 39 millions d’utilisateurs pour la NHS App et un objectif de 96 % de couverture EPR en Angleterre dès mars 2026, la transformation numérique des soins s’accélère, mais selon des logiques d’achat et de déploiement désormais différenciées entre les nations du Royaume-Uni.

    Un marché fragmenté en quatre systèmes

    Le rapport United Kingdom: State of Acute Care EHR and Digital Healthcare 2026 publié par Black Book Research décrit une mutation du marché britannique des systèmes d’information hospitaliers.

    Le Royaume-Uni n’apparaît plus comme un acheteur homogène, mais comme un ensemble de quatre environnements distincts (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) caractérisés par des modèles de gouvernance, des architectures numériques et des stratégies de déploiement propres.

    Cette fragmentation se traduit par des différences dans les comportements d’achat, les priorités d’interopérabilité et le positionnement des fournisseurs.

    Une numérisation inscrite dans l’opérationnel

    Selon Black Book, la santé numérique est désormais considérée comme une exigence opérationnelle et de gouvernance. En Angleterre, cette dynamique repose sur plusieurs évolutions :

    • Une accélération de la numérisation des soins de première ligne.
    • Une pression vers une couverture quasi universelle des dossiers patients électroniques (EPR).
    • Le rôle de la NHS App comme point d’entrée numérique national.

    Dans les autres nations, les trajectoires diffèrent :

    • L’Écosse s’appuie sur 14 NHS Boards territoriaux.
    • Le Pays de Galles structure son système autour de WelshPAS, avec plus de 2,6 milliards de transactions annuelles.
    • L’Irlande du Nord déploie un système centralisé via le programme Encompass.

    Des indicateurs qui changent la lecture du marché

    Plusieurs données illustrent l’ampleur de la transformation :

    • 91 % des établissements de soins secondaires en Angleterre disposent d’un EPR (187 sur 206), avec un objectif de 96 % en mars 2026
    • 39 millions d’utilisateurs pour la NHS App
    • 67,8 millions de prescriptions renouvelées en un an
    • 62,3 millions de connexions en novembre 2025
    • 42 Integrated Care Systems en Angleterre

    Ces indicateurs traduisent une maturité, mais aussi un changement dans les critères d’évaluation des projets.

    De nouveaux critères de décision

    Les acheteurs ne se limitent plus aux fonctionnalités des dossiers patients électroniques. Ils intègrent désormais :

    • L’intégration de l’accès patient.
    • La productivité opérationnelle.
    • La maturité en matière d’interopérabilité.
    • La capacité de migration.
    • La cybersécurité.
    • La résilience des infrastructures.
    • La capacité à démontrer des résultats mesurables.

    Black Book identifie sept dynamiques qui orienteront le marché :

    • L’accélération des échéances de couverture EPR.
    • L’intégration de la NHS App comme exigence stratégique.
    • L’impact croissant des modèles décentralisés.
    • La dissociation entre coût logiciel et coût réel de transformation.
    • Le passage de l’interopérabilité technique à une capacité opérationnelle.
    • L’intégration de la cybersécurité dans les arbitrages d’investissement.
    • L’importance de la performance post-déploiement.
  • Imagerie : L’Académie de médecine inscrit l’IA validée dans l’obligation de moyens

    Le non-recours aux outils validés pourrait constituer “une perte de chance”

    Dans son rapport adopté en janvier 2026, l’Académie nationale de médecine considère que l’utilisation des applications d’IA dont l’utilité clinique a été démontrée relève désormais des obligations de moyens en imagerie médicale. L’IA est décrite comme un outil d’assistance 24 h/24 au radiologue et au clinicien qui limite les risques d’erreur, d’inattention ou de méconnaissance et facilite la décision médicale, notamment via l’amélioration de la qualité des images, la détection d’anomalies, la segmentation, la quantification et l’estimation de paramètres pronostiques.

    Le rapport va jusqu’à indiquer que la non‑utilisation d’applications ayant un marquage réglementaire, des performances scientifiquement démontrées et une utilité clinique documentée pourrait, à terme, être assimilée à une perte de chance pour le patient. Cette position s’appuie sur une vision où l’IA, lorsqu’elle est validée, fait partie intégrante de l’arsenal de moyens que le radiologue doit mobiliser au bénéfice du patient, au même titre que les protocoles d’examen ou les outils de post‑traitement.

    En parallèle, l’Académie rappelle que l’autorisation de mise sur le marché par la FDA ou via le marquage CE repose souvent sur la non‑infériorité par rapport à des panels de radiologues, sans preuve systématique d’un bénéfice clinique final, ce qui impose de ne pas réduire l’obligation de moyens à une simple conformité réglementaire. Le recours à l’IA doit rester encadré par une démarche de preuve, des essais cliniques et une évaluation continue de la valeur ajoutée pour la prise en charge.

    Un usage encadré par la vigilance et la validation médicale

    L’obligation de moyens n’exonère pas les professionnels de leurs responsabilités individuelles et collectives dans l’utilisation de systèmes d’IA parfois opaques et sensibles aux biais. Le rapport insiste sur le fait que les résultats des applications d’IA doivent toujours être validés par le médecin responsable de l’examen, afin d’éviter une délégation de facto de la décision à la machine. L’Académie alerte sur le risque d’absence de validation humaine, dans un contexte de pression démographique et économique qui pourrait pousser certains acteurs à s’appuyer excessivement sur des flux automatisés.

    Cette vigilance passe aussi par l’information systématique des patients et des prescripteurs sur le recours à l’IA, de façon traçable, en cohérence avec la loi de bioéthique de 2021 et les exigences d’explicabilité du fonctionnement des algorithmes. Le rapport souligne que les concepteurs doivent assurer une explicabilité suffisante pour les utilisateurs et que les professionnels doivent pouvoir accéder aux données utilisées et aux résultats produits. Sur le plan juridique, l’Académie anticipe un développement rapide d’un droit de l’IA en santé calé sur la loi de 2002, la loi de 2021, le règlement européen du 13 juin 2024 et la jurisprudence existante sur les robots médicaux.

    L’algorithmovigilance, une maintenance continue des modèles

    Au‑delà de la vigilance médicale, le texte introduit explicitement la notion d’algorithmovigilance, entendue comme une maintenance continue des algorithmes par les fabricants et les utilisateurs. Les constructeurs d’équipements embarquant de l’IA et les éditeurs d’applications doivent assurer une matériovigilance et une algorithmovigilance sur leurs produits et leurs évolutions successives, avec remontée, analyse et prise en compte des résultats erronés.

    L’Académie décrit un dispositif dans lequel les structures d’imagerie ont la responsabilité locale de surveiller les performances, de détecter les dérives, de recenser les erreurs et de les communiquer aux constructeurs, tout en garantissant la protection des données des patients sur l’ensemble du circuit des images. Cette organisation suppose la mise en place de registres ou de grandes cohortes rigoureusement collectées et annotées, l’identification de « vérités terrain » (biopsies, suivi longitudinal) et un dialogue continu entre cliniciens, radiologues, data scientists et industriels.

    Les facteurs de dérive identifiés sont multiples : nouvelles modalités d’acquisition (scanners à comptage photonique), modifications d’algorithmes embarqués, nouveaux produits de contraste, émergence de nouvelles pathologies, évolution des populations ou des pratiques thérapeutiques. Pour y répondre, les auteurs insistent sur la nécessité de réentraîner régulièrement les modèles, d’utiliser des données synthétiques pour anticiper des situations inédites et de documenter les versions successives dans une charte de responsabilité.

    Charte de responsabilité, gouvernance et IA Act européen

    L’algorithmovigilance s’inscrit dans un cadre plus large de gouvernance et de responsabilité partagée entre fabricants et usagers. L’Académie recommande l’élaboration et le respect d’une charte de responsabilité pour les algorithmes utilisés en diagnostic radiologique, inspirée du code de conduite de la National Academy of Medicine, couvrant des critères de fiabilité, sécurité, efficacité, équité, efficience, accessibilité, transparence, responsabilité, sûreté et évolutivité. Chaque centre d’imagerie ou institution doit désigner une gouvernance robuste, chargée de veiller au respect de cette charte et au déploiement effectif de l’algorithmovigilance.

    Le rapport articule cette gouvernance avec le règlement européen sur l’IA adopté le 13 juin 2024, qui classe la plupart des systèmes utilisés en santé parmi les IA « à haut risque » et impose des exigences renforcées sur la maîtrise de l’outil, la qualité des données, la formation des utilisateurs et la cybersécurité. L’Académie rappelle que la CNIL demande un contrôle humain effectif, une transparence sur le système et un niveau approprié d’exactitude, de robustesse et de stabilité tout au long du cycle de vie, et souligne la convergence avec les principes américains de « learning health system ».

    Dans ce cadre, la responsabilité se répartira entre professionnels de santé (mauvaise utilisation, défaut de maintenance), établissements, fabricants (produits défectueux au sens de la loi de 1998) et acteurs intermédiaires, avec une probabilité croissante de contentieux liés soit à une utilisation inadéquate, soit à la non‑utilisation d’un outil pertinent, assimilable à une perte de chance.

    Former à la fois à l’obligation de moyens et à l’algorithmovigilance

    Enfin, l’Académie fait de la formation un levier central de cette double dynamique : obligation de moyens et algorithmovigilance. La compréhension du potentiel de l’IA en imagerie, de ses biais, de ses limites, de ses risques, de la nécessité de son actualisation continue et des questions éthiques associées doit faire partie intégrante de la formation initiale et continue de tous les professionnels de santé. L’objectif est d’éviter la perte de compétence, le biais de supériorité de la machine et la dépendance aux systèmes automatisés, tout en développant une culture de maîtrise humaine et de contrôle critique des résultats.

     

  • HDH : le Conseil d’État valide l’autorisation CNIL de trois ans pour des études menées avec l’EMA sur les pathologies en France

    Saisi par des associations et des particuliers, le Conseil d’État a rejeté les recours dirigés contre la délibération de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) du 13 février 2025. Cette autorisation permet à l’Agence européenne des médicaments de mettre en œuvre, pour une durée de trois ans, des traitements automatisés de données personnelles de santé issues d’un échantillon de la population française.

    Ces traitements s’inscrivent dans le cadre de DARWIN EU, un réseau mis en place par l’EMA associant des institutions publiques et privées. Son objectif est de recueillir des données destinées à étudier l’usage, la sécurité et l’efficacité des médicaments et vaccins à usage humain. En France, les études autorisées portent sur la prévalence et l’incidence des pathologies au sein de la population.

    L’hébergement des données extraites repose sur Microsoft Ireland Operations, Ltd, filiale de droit irlandais du groupe Microsoft. C’est ce point qui était au cœur de la contestation portée devant le Conseil d’État : les requérants soutenaient qu’un risque de transfert de données personnelles vers les États-Unis existait du fait du rattachement de cette société au groupe américain.

    Une autorisation limitée au traitement automatisé

    Dans sa décision, le Conseil d’État rappelle d’abord que l’autorisation délivrée par la CNIL ne porte que sur le traitement de données de santé hébergées dans des centres de données situés en France. Elle n’a pas pour objet d’autoriser un transfert de ces données vers les États-Unis.

    La haute juridiction en déduit que cette autorisation ne relève pas du champ de la décision d’adéquation adoptée par la Commission européenne le 10 juillet 2023 pour encadrer certains transferts de données vers les États-Unis. En conséquence, l’argument des requérants contestant la légalité de cette décision européenne est écarté.

    Des transferts possibles pour les seuls utilisateurs de la plateforme

    Le Conseil d’État relève toutefois qu’en raison des modalités d’exécution du contrat conclu avec Microsoft, certaines données personnelles relatives aux utilisateurs de la plateforme Health Data Hub pourraient, le cas échéant, être transférées vers des administrateurs de la société situés aux États-Unis.

    Il précise néanmoins que ces transferts éventuels ne concernent pas les personnes incluses dans le champ des études. Il ajoute que le contrat d’hébergement prévoit, pour ces données liées aux utilisateurs de la plateforme, des garanties conformes au règlement général sur la protection des données (RGPD).

    Des garanties jugées suffisantes sur les données de santé

    La décision mentionne aussi qu’un accès aux données par les autorités américaines, sur le fondement de leur propre législation, ne peut être totalement exclu. Pour autant, le Conseil d’État estime que l’autorisation contestée comporte des garanties de nature à assurer la sécurité des données de santé traitées.

    Parmi ces garanties figurent la pseudonymisation des données et la limitation de leur durée de conservation. Au regard de ces éléments, la juridiction considère que la CNIL n’a pas commis d’erreur d’appréciation en délivrant cette autorisation.

    Le recours rejeté

    Le Conseil d’État rejette donc la demande d’annulation introduite par les associations et particuliers requérants. La décision confirme le cadre juridique retenu pour permettre au Health Data Hub de traiter, pour le compte de l’EMA dans le cadre de DARWIN EU, des données issues du SNDS afin de produire des études sur la prévalence et sur l’incidence de nouveaux cas observés sur une période.

  • Quel système de santé en 2050 ? DGOS, AIS et HCL lancent un programme national de prospective

    @Health & Tech Intelligence

    OSE 2050 s’inscrit dans une logique de planification prospective qui vise à structurer les politiques publiques.

    Organisation des soins, priorités collectives, acceptabilité des transformations, autant de questions que la démarche entend rendre plus concrètes. À travers des scénarios prospectifs, elle vise moins à prédire l’avenir qu’à rendre visibles les arbitrages qui attendent les acteurs du système de santé.

    Une méthode hybride associant experts, soignants et citoyens

    Face aux mutations du système de santé, les Hospices Civils de Lyon, la Direction Générale de l’Offre de Soins et l’Agence de l’Innovation en Santé lancent le programme OSE 2050.

    Ce dispositif de prospective a pour objectif d’explorer les futurs possibles de l’offre de soins à horizon 2050, d’identifier des scénarios plausibles pour éclairer les décisions à prendre dès aujourd’hui.

    OSE 2050 s’appuie sur une démarche de prospective par le design combinant plusieurs approches :

    • des travaux d’experts issus de plusieurs discipline.
    • l’implication de professionnels de santé de terrain.
    • une consultation citoyenne ouverte à tous.
    • et même la production de récits prospectifs par des auteurs de science-fiction.

    Cette méthodologie vise à confronter les points de vue, mettre en discussion des hypothèses de transformation et rendre tangibles des enjeux complexes via des scénarios immersifs. Le programme doit aboutir à plusieurs scénarios d’anticipation : issus de groupes de travail pluridisciplinaires, et enrichis par les contributions citoyennes.

    Ces travaux permettront d’identifier les tensions, les conditions de transformation et les arbitrages pour l’évolution du système de santé.

    Une consultation citoyenne en deux phases au printemps 2026

    Le programme intègre une consultation citoyenne accessible en ligne organisée en deux séquences :

    • du 23 mars au 5 avril 2026 : recueil des attentes, besoins et craintes concernant l’impact du numérique sur l’organisation des soins.
    • du 27 avril au 13 mai 2026 : identification des priorités devant guider l’usage du numérique en santé.

    Les contributions recueillies alimenteront les scénarios prospectifs, avec une restitution publique annoncée à Lyon en octobre 2026.

    Des livrables destinés aux décideurs publics

    Conçu par la DGOS et l’AIS et porté par les HCL pour cette première édition, le programme produira :

    • des scénarios d’anticipation immersifs
    • des hypothèses de transformation
    • des contributions issues des parties prenantes

    Ces éléments feront l’objet de restitutions à destination des pouvoirs publics et du grand public.

    Une réflexion sur le numérique sans réduction technologique

    Pour Marie Daudé, directrice générale de la DGOS, l’enjeu est de projeter un système de santé plus fonctionnel sans réduire sa transformation à la seule dimension technologique, tout en donnant de la visibilité sur les outils numériques en développement.

    De son côté, Charles-Edouard Escurat souligne la nécessité d’anticiper l’innovation pour mieux l’intégrer dans le système de santé, dans une logique de long terme.

  • Gouvernance éthique : le Codeem accueille Karinn Carpin et Sabine Carenco

    Elles succèdent à Alban Briard et Pierre-André Poirier.

    Karinn Carpin nommée à la Commission d’éthique et de déontologie

    Depuis 2023, Karinn Carpin occupe le poste de Directrice Excellence Qualité des Relations Professionnelles chez AstraZeneca. Elle a auparavant exercé plusieurs fonctions en ressources humaines, notamment Directrice des Relations Sociales au sein du même groupe, après avoir été Manager RH France chez Biogen.

    Elle est diplômée d’un Master en Management de l’Innovation (EDHEC), d’un DESA en Management des Ressources Humaines (CNAM) et formée au Management Télécom (INT).

    En rejoignant la Commission d’éthique et de déontologie du Codeem, elle contribuera à la définition et au suivi des principes d’intégrité et de transparence dans les relations entre les entreprises du médicament et les acteurs du système de santé.

    Elle succède à Alban Briard, Directeur Éthique et Intégrité des affaires chez Sanofi, qui occupait jusqu’alors ce poste.

    Sabine Carenco nommée à la Section des alertes, des litiges et des sanctions

    Sabine Carenco est Responsable juridique chez Takeda France depuis 2015, avec un périmètre incluant le droit des affaires et le droit pharmaceutique. Elle a rejoint Takeda France en 2003 après des débuts chez AstraZeneca, puis un poste de juriste généraliste chez GlaxoSmithKline, où elle a développé une expertise en suivi de contentieux, négociation contractuelle et conformité réglementaire

    Titulaire d’un Master II en droit des assurances (Université Panthéon-Assas), d’un DESS en droit de la santé (Université Bordeaux IV) et d’une maîtrise en droit privé, elle est également certifiée médiatrice. Au sein de la Section des alertes, des litiges et des sanctions du Codeem, elle sera chargée de participer à l’examen des alertes et différends déontologiques, ainsi qu’à l’application des procédures disciplinaires internes.

    Elle remplace Pierre-André Poirier, Directeur Éthique et Conformité Groupe Pierre Fabre.

     

  • Leem : le médicament à l’heure des rapports de force mondiaux

    D’après une note du Leem, le marché pharmaceutique mondial poursuit sa croissance, mais cette hausse masque une recomposition plus profonde. Innovation thérapeutique, politiques industrielles, régulation des prix et rivalités géopolitiques redessinent les rapports de force.

    Après un rebond marqué en 2023, le marché mondial a atteint 1 737 milliards de dollars en 2024. Selon IQVIA, il pourrait approcher 2 400 milliards de dollars d’ici 2029, avec une croissance annuelle comprise entre 5 et 8 %.

    Cette dynamique repose sur des moteurs opposés.

    • D’un côté, l’arrivée de nouvelles innovations, notamment issues des biotechnologies, soutient la valeur du marché.
    • De l’autre, l’expiration de plusieurs brevets importants pourrait représenter un manque à gagner de 220 milliards de dollars sur les cinq prochaines années.

    En 2024, dix marchés ont représenté près de 74 % du chiffre d’affaires mondial.

    La géographie du médicament reste marquée par une forte concentration. Elle confirme la polarisation persistante de l’accès au médicament et des capacités d’innovation :

    • Les États-Unis dominent largement, avec près de 46 % des ventes mondiales.
    • Ils devancent la Chine, autour de 7 %.
    • L’Allemagne, à environ 4 %.
    • Et le Japon, à 3,5 %.
    • La France conserve la cinquième place, avec près de 3 % du marché mondial.

    Plus de 1 000 nouvelles substances actives ont été mises sur le marché en vingt ans, dont près de 400 sur les cinq dernières années

    La transformation du secteur s’appuie sur une accélération de l’innovation. En Europe, les principaux marchés ont enregistré 43 nouveaux médicaments en 2024, soit une hausse de 39 % en un an. Sur les cinq dernières années, les médicaments biologiques ont représenté près de 45 % des nouvelles introductions.

    Le segment des produits biologiques illustre cette évolution. Estimé à 400 milliards de dollars en 2021, il pourrait dépasser 650 milliards de dollars d’ici 2031, selon des estimations sectorielles publiées entre 2023 et 2024, avec une croissance annuelle proche de 7,75 %.

    Cette progression accompagne le développement d’une médecine plus ciblée et personnalisée, mais elle accentue aussi les interrogations sur la soutenabilité des systèmes de santé.

    Le retour des États dans la régulation du médicament

    Le médicament redevient un objet de politique publique. Aux États-Unis, les décisions récentes combinent logique commerciale et intervention sur les prix.

    Les mesures prolongent l’Inflation Reduction Act de 2022, qui permet désormais à Medicare de renégocier le prix de certains médicaments. Elles s’inscrivent dans un contexte de forte divergence tarifaire : les médicaments sur ordonnance coûtent en moyenne 2,78 fois plus cher aux États-Unis que dans les pays de l’OCDE, tandis que les dépenses de santé ont représenté 17,2 % du PIB américain en 2024, selon la Drees.

    Le rééquilibrage du marché mondial se joue aussi en Asie

    40 % des essais en oncologie : la Chine s’impose dans l’innovation mondiale

    La Chine occupe une place croissante dans l’innovation pharmaceutique. En 2024, elle a conduit environ 7 100 essais cliniques, contre 6 000 aux États-Unis, et a concentré près de 40 % des essais mondiaux en oncologie. Entre 2020 et 2024, ses investissements en R&D pharmaceutique ont progressé de 16,2 % par an, soit un rythme deux fois supérieur à celui de l’Europe. En 2024, plus d’un tiers des nouvelles molécules issues de la R&D mondiale proviendraient de Chine.

    L’Inde confirme, de son côté, sa position dans la production mondiale. Le pays représente environ 20 % du volume mondial de médicaments génériques et occupe le troisième rang mondial en volume de production. Son industrie pharmaceutique a généré près de 50 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2022-2023, avec une croissance annuelle proche de 20 %. New Delhi vise désormais un marché de 130 milliards de dollars d’ici 2030.

    L’Europe face au risque de marginalisation dans l’innovation pharmaceutique

    Pour l’Europe, ces évolutions soulèvent une difficulté supplémentaire. L’intégration de ses prix, parmi les plus bas, dans les mécanismes internationaux de référence pourrait conduire les industriels à retarder le lancement de leurs innovations sur le continent.

    Le sujet intervient alors que la compétitivité pharmaceutique européenne se dégrade. Selon la Fédération internationale de l’industrie du médicament, les politiques américaines récentes pourraient entraîner une baisse de 25 à 33 % des revenus de l’industrie à l’échelle mondiale.

     – 25 % en vingt ans : le décrochage de l’Europe pharmaceutique

    L’Europe conserve des atouts, avec 55 milliards d’euros investis chaque année en R&D et 320 milliards d’euros d’exportations, selon la Commission européenne. Mais elle a perdu 25 % de sa part mondiale d’investissements en vingt ans.

    Entre 2010 et 2022, la progression annuelle des dépenses de R&D a atteint 4,4 % dans l’Union européenne, contre 5,5 % aux États-Unis et plus de 20 % en Chine.

    Un nouvel ordre pharmaceutique mondial se dessine ainsi autour de deux pôles. Les États-Unis dominent le financement et l’accès au marché. L’Asie renforce ses positions sur les capacités industrielles et technologiques. Dans ce cadre, la pression sur les prix s’accentue et l’accès aux médicaments pourrait devenir plus différencié selon les régions.

    Pour l’Europe comme pour la France, l’enjeu est d’abord de maintenir des capacités d’innovation, d’attirer les investissements et de garantir un accès rapide et équitable aux traitements.

    Une recomposition silencieuse

    La croissance du marché pharmaceutique mondial ne doit pas masquer une transformation beaucoup plus profonde. Derrière cette dynamique, le secteur est traversé par des forces contradictoires : d’un côté, l’essor des biotechnologies et de la médecine personnalisée crée de la valeur et redéfinit les standards thérapeutiques ; de l’autre, l’expiration massive de brevets, la pression croissante sur les prix et le retour des États dans la régulation fragilisent les équilibres économiques. Cette recomposition s’inscrit aussi dans un basculement géopolitique : les États-Unis conservent leur domination sur le financement et l’accès au marché, tandis que l’Asie, emmenée par la Chine et l’Inde, s’impose progressivement comme un pôle majeur d’innovation et de production. Dans ce nouvel ordre pharmaceutique, plus fragmenté et concurrentiel, l’Europe apparaît en position de fragilité, confrontée au risque de décrochage.

  • Parallel convainc par son impact rapide et lève 20 millions pour industrialiser son IA de codage

    L’entreprise veut tripler ses effectifs pour soutenir sa croissance

    La start-up française Parallel annonce une levée de fonds de 20 millions de dollars (environ 17,3 millions d’euros) dans le cadre d’une série A menée par Index Ventures, avec la participation de Frst, Y Combinator, Hexa et plusieurs business angels, dont Arthur Mensch (Mistral).

    Fondée en 2025, l’entreprise développe des agents d’IA capables d’opérer dans les logiciels hospitaliers. Elle revendique déjà une quarantaine d’établissements clients, publics et privés, et prévoit d’accélérer son expansion en France et à l’international.

    Le codage médical et la facturation sont des fonctions critiques.

    Parallel cible un point de tension bien identifié dans les établissements de santé : le poids des tâches administratives liées à la prise en charge des patients. Chaque séjour mobilise plusieurs logiciels métiers, souvent anciens et peu interconnectés. Les équipes doivent passer d’un outil à l’autre, ressaisir des données et répéter des opérations liées notamment au codage médical ou à la facturation.

    Avec cette levée, Parallel prévoit de renforcer ses effectifs, actuellement compris entre 10 et 15 collaborateurs, pour atteindre une quarantaine de salariés d’ici la fin de l’année. Les priorités portent sur l’accélération commerciale en France et le développement de nouveaux cas d’usage, en parallèle d’une expansion internationale à venir.

    Plutôt que de transformer les infrastructures, la startup déploie des agents en surcouche, sans exiger la refonte

    La start-up cible en priorité le codage médical. Les agents développés par Parallel exploitent des modèles d’IA générative, open source et propriétaires, pour lire, structurer et coder automatiquement ces données.

    Parallel insiste sur son positionnement, elle ne remplace pas les logiciels existants mais ajoute une couche d’automatisation. Une stratégie qui lui permet d’éviter une concurrence frontale avec les éditeurs historiques.

    Parallel se positionne sur une architecture qui contourne les contraintes classiques des systèmes hospitaliers. Plutôt que de développer des connecteurs complexes, ses agents interagissent directement avec les interfaces existantes, à la manière d’un opérateur humain. Cette approche permet un déploiement en une à deux semaines, contre plusieurs mois, voire années, pour les projets informatiques hospitaliers traditionnels.

    « Nous développons une technologie qui permet à des agents IA d’exécuter directement des tâches dans les logiciels hospitaliers, sans intégration lourde »

    Le codage conditionne directement les revenus des établissements de santé, représentant entre 60 % et 80 % de leurs recettes. Parallel déclare que son outil peut générer, en quelques mois, des centaines de milliers à plusieurs millions d’euros de recettes supplémentaires. On passe donc d’un discours sur les modèles à un discours sur la valeur captée.

    La feuille de route repose sur une approche verticalisée : adresser un cas d’usage critique, démontrer rapidement sa valeur économique, puis étendre progressivement le périmètre fonctionnel avec de nouveaux agents.

    Au-delà du codage médical, la startup prévoit d’étendre ses agents à d’autres fonctions administratives : facturation, admissions, gestion des dossiers patients.

    Un grand marché, un besoin urgent, un ROI mesurable, une adoption rapide, une architecture différenciante et un potentiel d’expansion internationale … Un dossier solide pour les investisseurs

    Positionnée sur l’IA administrative et moins d’un an après sa création, la start-up affiche une adoption fulgurante, portée par la rapidité de déploiement et un impact financier direct.

    Un produit déployé dans une quarantaine d’établissements, publics et privés, moins d’un an après la création, c’est en soi un signal. Le secteur hospitalier est réputé lent, prudent, fragmenté et contraint. Une adoption rapide dans cet univers donne du crédit à la proposition de valeur.

    Cette stratégie suppose toutefois de maintenir un niveau d’exécution homogène sur des workflows variés, de s’adapter aux spécificités locales des systèmes de santé et de construire des barrières à l’entrée dans un marché fragmenté.

  • Pilotage hospitalier : l’Anap déploie “Votre Cockpit DATA”, une plateforme avec 100 indicateurs de performance

    L’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux lance une offre autour de la donnée pour améliorer le pilotage des établissements de santé.

    Si les données sont disponibles, leur exploitation reste limitée. Les équipes consacrent encore trop de temps à la collecte et à la fiabilisation, au détriment de l’analyse et de la prise de décision indique l’Anap.

    La plateforme « Votre Cockpit DATA » vise à centraliser les données dans un environnement unique.

    Pour l’Anap, la structuration et la centralisation des données doivent permettre aux établissements de renforcer leur capacité d’anticipation et d’arbitrage.

    L’objectif est de diffuser une culture du pilotage par la donnée et d’améliorer l’appropriation des indicateurs dans les décisions opérationnelles.

    Ces indicateurs servent à répondre à deux questions : combien on produit (volume), à quel coût / efficacité (durées, finance)

    La plateforme propose :

    • 100 indicateurs prêts à l’emploi, régulièrement mis à jour.
    • Une structuration par grands champs d’activité : MCO, psychiatrie, SMR et HAD
    • Des données sur les volumes d’activité, les durées de séjour, la valorisation financière ou encore le nombre de journées.

    La plateforme inclut une application spécifique pour le pilotage financier des établissements publics de santé. Elle permet notamment :

    • L’automatisation du suivi des neuf indicateurs de référence issus de la circulaire d’avril 2024 sur l’efficience.
    • L’accès à des données peu exploitées jusqu’ici (stocks, comptes de tiers, bilan).
    • L’intégration d’indicateurs d’alerte mensuels, qui facilite le suivi de la trésorerie.

     

    L’Anap prévoit d’enrichir la plateforme avec de nouvelles applications dédiées, notamment au “pilotage des blocs opératoires” et à la “performance des services de biologie médicale”

    Un socle d’indicateurs pour relier performance et organisation des soins

    La valorisation des données hospitalières repose sur un socle d’indicateurs déjà disponibles dans les systèmes d’information. Côté financier, plusieurs métriques issues des référentiels publics permettent de suivre l’équilibre de l’établissement (résultat consolidé, taux de déficit), sa capacité d’investissement ou encore la gestion des flux (délais de paiement, fonds de roulement).

    Au-delà de ce socle, des indicateurs opérationnels permettent d’affiner le pilotage. Dans les activités MCO, ils couvrent le volume (séjours, taux d’ambulatoire), l’attractivité (file active, parts de marché), la valorisation (recettes) et l’efficience des parcours (durée moyenne de séjour). Des logiques similaires se retrouvent en psychiatrie, en HAD ou en SMR, avec des adaptations aux spécificités de chaque activité, notamment sur les durées de prise en charge, l’intensité des soins ou la structuration du codage.

    L’enjeu n’est pas tant la disponibilité de ces indicateurs que leur articulation. Croisés et restitués dans des outils de pilotage.

    Masterclass et newsletter

    Au-delà de l’outil, l’Anap déploie une offre d’accompagnement :

    • Une masterclass “Piloter par la DATA : décider vite, agir juste”, destinée aux dirigeants hospitaliers.
    • Et une newsletter mensuelle, lancée le 24 mars, centrée sur les usages concrets et les évolutions de la plateforme.

    Les prochaines dates des sessions de la masterclass

    Anap : Votre cockpit data

  • Biopsie liquide et IA, vers un diagnostic précoce des cancers cérébraux

    Une biopsie liquide enrichie par l’IA

    Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les cancers cérébraux représentent environ 300 000 nouveaux cas annuels, avec plus de 60 % diagnostiqués tardivement, ce qui aggrave leur pronostic. Les approches actuelles reposent sur l’imagerie et des biopsies invasives, peu adaptées au dépistage précoce.

    Les chercheurs du Centre de cancérologie Kimmel de Johns Hopkins ont développé une technologie de diagnostic in vitro capable de détecter des tumeurs cérébrales via un simple prélèvement sanguin, en franchissant indirectement la barrière hémato-encéphalique. Cette approche repose sur :

    • L’analyse de l’ADN tumoral circulant et immunitaire.
    • Des algorithmes d’apprentissage automatique identifiant des signatures génomiques spécifiques.
    • La détection d’altérations immunitaires périphériques associées.

    Une validation clinique multicentrique

    L’évaluation a porté sur :

    • Une cohorte principale de 505 patients (États-Unis, Corée du Sud).
    • Une cohorte de validation de 95 patients polonais.

    Les résultats, publiés dans Cancer Discovery, montrent une sensibilité nettement supérieure aux standards, avec une augmentation significative des cas détectés.

    Les perspectives en diagnostic in vitro

    Cette innovation pourrait transformer la prise en charge grâce à :

    • Un dépistage précoce, non invasif et reproductible.
    • Une meilleure orientation vers l’imagerie cérébrale.
    • Une intégration dans des essais prospectifs à grande échelle.

    À terme, cette stratégie pourrait redéfinir les standards du diagnostic des cancers cérébraux.