Actualité

  • UE : le France au-dessus de la moyenne européenne en termes de développement de la e-santé

    Des efforts encore nécessaires concernant l’IA

    Dans le cadre de la décennie numérique de l’Europe, lancée et pilotée par la Commission européenne, un état des lieux de l’avancée de chaque pays dans le domaine du numérique en fonction des objectifs fixés par la Commission, est dressé chaque année. Ces objectifs concernent :

    • l’acquisition de compétences numériques d’un pourcentage important de la population européenne ;
    • la transformation numérique des entreprises ;
    • la mise en place d’infrastructures numériques sûres et durables ;
    • ainsi que la numérisation des services publics.

    Comme les 26 autres pays de l’Union européenne (UE), la France a eu le droit a un compte rendu de sa situation vis-à-vis de l’objectif fixé par la Commission européenne. Fibre optique, 5G, santé numérique, numérisation des petites et moyennes entreprises, cybersécurité et résilience : ce rapport montre que la France est en avance par rapport à d’autres pays de l’UE concernant bien des points, mais qu’elle doit encore faire des efforts sur certaines spécialités numériques, notamment IA.

    Une bonne progression de la France en e-santé

    Dans son rapport sur la e-santé, la Commission européenne dévoile que l’Hexagone est l’un des meilleurs élèves de l’Union concernant la santé numérique, avec un niveau de couverture à hauteur de 61 %, selon les attentes de la Commission. En effet, la France est au-dessus de la moyenne pour des sujets tels que le déploiement des dossiers électroniques de santé : 79,3 % des Français possèdent ce type de dossier, contre 54,5 % dans le rapport annuel publié par la Commission en 2023.

    Autre fait marquant : 55 % des Français ont consulté des informations médicales en ligne, soit presque autant que la moyenne européenne qui est de 56 %. Avec une avancée pareille, la Commission européenne estime que la France atteindra son plein potentiel en 2030 avec un déploiement de la santé numérique de 100 %.

    4 défis défis à relever en e-santé :

    Malgré ces résultats encourageants, la Commission exhorte la France à :

    • rendre tous types de données accessibles aux citoyens via un service d’accès en ligne ;
    • améliorer la méthode d’authentification pour la connexion au service d’accès en ligne en utilisant une e-ID (pré)notifiée ;
    • introduire une base juridique pour l’accès aux données ;
    • et fournir la fonctionnalité technique permettant aux personnes autorisées d’accéder aux données de santé pour le compte d’autrui.
    Maturité de la e-santé des 27 pays de l'UE
    Maturité de la e-santé des 27 pays de l’UE (+ la Norvège et l’Islande) – @ Digital decade 2024

    Bon élève aussi pour la fibre optique et la 5G :

    La Commission a aussi relevé l’avancée de la France en matière de déploiement de la fibre et de la 5G, secteurs dans lesquels elle est meilleure que ses voisins. Avec une couverture 5G qui atteint les 93, 2 %, la France surpasse la moyenne européenne et ses  89,3 %. Le constat est le même pour la fibre optique : 81,4 % des foyers sont désormais couverts, notamment grâce à une augmentation de 3,5 millions de connexions en fibre optique au cours de l’année 2023.

    IA et cloud parmi les points faibles de la France

    Malgré une progression intéressante en matière de numérique, la France reste en retard sur de nombreux points, notamment l’intelligence artificielle, le cloud et la digitalisation des entreprises. En effet, la Commission révèle que le niveau de déploiement de l’IA et du cloud est encore loin d’être satisfaisant, avec des taux à hauteur de 14 % et 39 % respectivement.

    Ces deux technologies sont, par ailleurs, encore trop peu utilisées par les entreprises : le rapport fait état d’une faible adoption des solutions cloud par les entreprises françaises (22,9 % en 2023, contre une moyenne européenne de 38,9 %), de même que l’adoption de l’IA (5,9 % en 2023 contre une moyenne de 8,0 % au niveau de l’UE).

    Indicateurs clés de performance du numérique en France
    Indicateurs clés de performance du numérique en France – @ Digital decade 2024

    4 recommandations de la Commission européenne pour la France :

    Au vu de ces faibles déploiements, la Commission européenne conseille à la France de :

    • mettre en place des mesures supplémentaires et augmenter les ressources pour les programmes existants afin d’améliorer les performances de numérisation des PME ;
    • fournir plus d’efforts pour numériser les services publics, en accordant une attention particulière à la réutilisation des informations mises à disposition des administrations publiques et au support aux utilisateurs ;
    • revoir la combinaison de mesures visant à soutenir l’adoption de technologies numériques avancées (avec une attention particulière à l’IA et au cloud) :
    • et favoriser la création d’écosystèmes locaux pour permettre aux technologies et aux meilleures pratiques de se diffuser dans l’ensemble du secteur des affaires.

     

  • Comité de suivi du Ségur numérique : 500 000 activations mensuelles pour Mon espace santé

    Des avancées notables pour le Ségur du numérique

    Lancé en 2020, le Ségur du numérique s’intègre dans le Ségur de la Santé et bénéficie d’un financement de 2 milliards pour accélérer la transition numérique. Ayant pour ambition le « partage fluide et sécurisé » des données entre les professionnels de santé et les patients, par exemple avec “Mon espace santé”, le Ségur du numérique a marqué des avancées significatives. A la clôture de la première vague, fin 2023, en moyenne 98,7 % des mises à jour logicielles ont été adoptées par les professionnels de santé (hôpitaux, officines, médecine de ville). L’objectif était d’encourager l’usage et l’alimentation du DMP et des MSS.

    La deuxième vague, lancée en mai 2024, vise à améliorer l’infrastructure numérique des établissements de santé en déployant des mises à jour. L’objectif cette fois était de faciliter les usages.

    210 M€ pour le programme SUN-ES :

    Continuant de promouvoir la maturité numérique dans le secteur de la santé, le programme SUN-ES, financé à hauteur de 210 millions d’euros. Cela concerne notamment l’alimentation du DMP en matière de :

    • documents de sortie ;
    • biologie médicale ;
    • et imagerie.

    Le financement du programme repose sur une dotation forfaitaire conditionnée par l’atteinte de résultats préalablement définis. Parallèlement, le Ségur de la Santé investit 19 milliards d’euros dans la modernisation des infrastructures et l’amélioration des conditions de travail des soignants.

    Une 10e édition qui s’inscrit dans la continuité :

    Le Cosui du Ségur numérique se regroupe avec les parties prenantes (professionnels de santé, établissements, industriels) trois fois par an pour suivre les avancées des projets. Ce 10e comité s’inscrit dans la continuité du précédent, qui s’est tenu le 17 janvier 2024. Ils ont tous deux mis en avant le développement de « Mon espace santé », qui est passé à 500 000 nouvelles activations chaque mois, contre 300 000 en janvier 2024, soulignant aussi une appropriation des patients et des médecins. Les deux sessions ont également rappelé l’importance de la modernisation des outils et des mises à jour des logiciels SONS (systèmes ouverts et non sélectifs), ainsi que de l’incitation financière pour encourager l’usage des outils numériques.

    Les points à retenir de cette 10e édition

    Le bilan des vagues 1 et 2 :

    • Plus de 500 000 activations par mois pour “Mon espace santé”.
    • Bilan sur la vague 1 médico-sociale : 50 % des structures ont souscrit à la mise à jour Ségur.
    • Facilitation de l’accès à l’information médicale pour les professionnels de santé sur Mon Espace Santé.
    • Pour la vague 2 Hôpital, l’ouverture du “guichet éditeur” à l’ANS, qui permet aux éditeurs de logiciels de se référencer “conforme Ségur” (en 2022, le “guichet éditeur” fut ouvert pour les Médecins de ville).

    Incitations financières pour l’adoption des outils numériques :

    Des mesures financières incitatives sont mises en place pour encourager l’adoption des outils numériques :

    📌 à l’hôpital :

    • programme SUN-ES : soutenu par des dispositifs financiers comme l’incitation financière à l’amélioration de la qualité (Ifaq) et le nouveau programme Hopen2, qui visent à améliorer les systèmes d’information hospitaliers (SIH) grâce à des dotations sur résultats.

    📌 en ville :

    • le forfait structure : une aide financière destinée à informatiser un cabinet médical. L’Assurance maladie finance les cabinets médicaux pour la transmission des volets de synthèse médicale. Ce soutien sera complété par le nouveau « Forfait numérique », introduit par la récente convention médicale entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins. Aujourd’hui, 79 853 médecins disposent d’un “logiciel Ségur”.

    📌 dans le secteur médico-social :

    • programme ESMS numérique : qui vise à généraliser l’usage du “dossier usager informatisé” (DUI) dans les établissements et services médico-sociaux, améliorant la gestion des informations et la qualité des soins. Aujourd’hui, 27 968 établissements ont été accompagnés par le programme ESMS numérique.
    • renforcer la sécurité informatique : le programme CaRE (Cybersécurité des Acteurs de la Santé et du Médico-Social) a lancé ses premières actions qui visent à renforcer la sécurité des infrastructures numériques des établissements de santé. Ces mesures comprennent l’adoption de meilleures pratiques de cybersécurité, la formation du personnel et l’amélioration des infrastructures techniques.

    Échéances à venir : 

    • Octobre 2024 : de nouveaux dispositifs SONS seront introduits pour l’imagerie, la biologie médicale et les médecins de ville, optimisant ainsi leurs outils de travail.
    • Décembre 2024 : continuer les mises à jour Ségur pour les structures médico-sociales.

    Par ce comité, le Ségur du numérique continue de promouvoir et de faciliter l’usage des technologies en matière de santé. Le prochain Cosui aura lieu le mercredi 4 décembre.

     

  • Données de santé : France Biotech lance sa grande enquête sur l’usage dans la healthtech

    Comprendre les besoins de l’industrie en matière de données de santé

    France Biotech a annoncé le lancement de sa grande enquête sur intitulée « L’usage de la donnée de santé dans la healthtech ». Une initiative qui s’inscrit dans la continuité des conclusions du rapport Jérôme Marchand-Arvier, remis en décembre au ministre de la Santé.

    Cette enquête consiste en un questionnaire fait suite à une trentaine d’entretiens qualitatifs réalisés par la taskforce de France Biotech, auprès d’un panel d’acteurs représentant des utilisateurs des données de santé. Elle vise ainsi à :

    • dresser une cartographie complète de l’usage de la donnée de santé en France ;
    • nourrir les axes d’évolution des politiques publiques ;
    • et favoriser une meilleure compréhension entre les différentes parties prenantes de l’écosystème.

    Interroger pourvoyeurs et utilisateurs de données

    Des établissements de santé aux laboratoires pharmaceutiques, en passant par les biotechs et les medtechs ainsi que les acteurs publics, tous les acteurs de l’écosystème de la data de santé sont invités à répondre à ce sondage. Leurs réponses permettront à Franc Biotech de “dresser un panorama au plus juste de la réalité du terrain”, grâce à “une vision large et exhaustive des usages”, mais aussi des “besoins granulaires de chaque acteur en termes de typologie de données”. Dans ce sens, l’enquête est ouverte aux :

    • industriels (biotech, medtech, santé numérique, groupes pharmaceutiques) ;
    • professionnels de santé ;
    • organismes de recherche ;
    • et acteurs institutionnels.

    Les résultats de cette enquête nourriront “la première version de la stratégie sur les données de santé qui sera publiée fin septembre 2024”. Ils seront également présentés lors du CHU Healthtech Connexion Day, dont la prochaine édition se tiendra le 2 décembre 2024 à Lille.

    Une enquête réalisée en collaboration avec Skezi

    Pour mener cette enquête, France Biotech a opté pour Skezia, la solution autonome de gestion de e-cohorte et de collecte de données de santé développée par Skezi. Souhaitant s’appuyée sur une solution souveraine et sécurisée, France Biotech fait donc le choix d’un outil français qui se veut “simple et ergonomique”.

    Référencé par l’Ugap et le Resah, Skezia st une plateforme SaaS qui permet de :

    • créer des projets de collecte autonomes et simplifiés (e-cohortes et enquêtes)‍ ;
    • personnaliser l’interface des questionnaires générés, de manière à les adapter aux projets ;
    • et bénéficier d’une qualité de données structurées.

    👉 Pour participer à l’enquête, le questionnaire en ligne est accessible via ce lien.

     

  • Pharma : une réglementation qui freine l’accès aux médicaments en France selon le Leem

    Stabiliser la réglementation

    L’édition précédente de ce baromètre (2023) mettait en avant la nécessité d’accélérer les investissements en R&D et de renforcer les infrastructures de production pour maintenir la compétitivité de la France. Aujourd’hui, les réformes recommandées par le Leem portent davantage sur la régulation du marché, la maîtrise des coûts de production et des prix, ainsi que la stabilité réglementaire pour encourager les investissements à long terme.

    Le baromètre dresse un constat du secteur des médicaments en France. Dans le cadre du prochain PLFSS, il identifie les menaces et propose des réformes qui pourraient être discutées lors du prochain Projet de loi de finances pour 2025. Les comparaisons avec l’Allemagne sont fréquentes, et positionnent la France derrière sur plusieurs points.

    Accès aux médicaments : 19 jours d’attente en plus entre 2022 et 2023

    Alors qu’en 2023, ce même baromètre mettait l’accent sur l’instabilité mondiale post-pandémie et ses répercussions sur l’industrie pharmaceutique française, le rapport 2024 met l’accent sur l’instabilité politique en France, notamment les changements de régulation et les implications des réformes fiscales pour le secteur du médicament. Par exemple, en huit ans, les modalités d’accès précoce ont été modifiées 7 fois.

    L’accès précoce aux médicaments est réservé aux cas les plus sévères. Sur 13 millions de patients, 100 000 ont bénéficié d’un accès précoce. 37 % des médicaments entrent dans une phase de négociation qualifiée de “trop longue” pour le Leem. Les conséquences sont :

    • un délai d’accès moyen aux traitements qui s’est rallongé de 19 jours entre 2022 et 2024 (respectivement 508 et 527 jours) ;
    • et une disponibilité moindre en France. En 2023, 37 % des nouveaux médicaments autorisés en Europe n’étaient pas disponibles en France.

    Une surtaxe des entreprises du médicament

    En conclusion et selon le baromètre, la réglementation défavorise les investissements, ce qui engendre moins d’innovation (la France stagne au 3ᵉ rang des pays en Europe en matière d’essais cliniques), et mécaniquement, apporte une faible contribution à la souveraineté du pays, car “moins d’un nouveau médicament sur 10 est produit en France” (contre 1 sur 4 en Allemagne). En 2023, l’accent était mis sur l’augmentation de la production locale de médicaments pour réduire la dépendance aux importations.

    De plus, le baromètre pointe un « effet ciseau », néfaste pour la pérennité des entreprises. À savoir des prix de vente inférieurs, en moyenne de 10 % par rapport aux autres pays européens, et une « surtaxe de l’industrie pharmaceutique ».

    Les recommandations du Leem : simplifier pour inciter à innover

    Permettre aux patients d’accéder aux médicaments, et positionner la France dans la compétition mondiale sont les deux axes d’amélioration proposés par le Baromètre 2024. Les entreprises du médicament sollicitent l’Etat pour simplifier et stabiliser la réglementation en faveur de la réindustrialisation, des investissements et de la souveraineté nationale. La vision cible consiste à :

    • décroître la clause de sauvegarde pour atteindre 500 millions d’euros d’ici 2027.
    • et simplifier les mises sur le marché de certains médicaments.

    Une base de discussion pour le prochain PLFSS ?

    Malgré une amélioration des investissements en R&D et une transition écologique engagée, l’accès aux médicaments et la production locale restent des points faibles. Le Leem appelle à des réformes “urgentes” pour repositionner la France en tant que leader industriel en santé et garantir un meilleur accès aux traitements pour les patients.

    « Le Leem portera ses propositions auprès des différentes administrations et du prochain Gouvernement dès sa mise en place », explique Thierry Hulot, président du Leem. En attendant une clarification du paysage politique français, le Leem annonce vouloir peser dans le débat en apportant ses propositions dans le cadre du prochain PLFSS.

     

  • Santé mentale / USA : les CMS proposent le remboursement des DTx

    Un remboursement pour tous les citoyens

    Preuve que la santé mentale est un réel enjeu de santé publique, l’Agence fédérale du département américain de la santé et des services sociaux (CMS) a publié dans ses propositions du barème des honoraires pour les médecins pour l’année 2025, le remboursement de l’utilisation des DTx pour la santé mentale. Equivalents de l’assurance maladie aux Etats-Unis, les CMS déploient le programme Medicaid couvrant les frais médicaux des personnes aux ressources limitées et qui n’ont donc pas d’assurance privée. Ils sont pourtant connus pour leur faible participation au remboursement des soins des Américains.

    S’il ne s’agit pour le moment que des propositions, l’agence indique que leur application permettra aux patients américains de bénéficier du remboursement de l’utilisation des DTx dans le cadre de la prise en charge de leur maladie mentale, lorsque cette thérapie aura été prescrite par un médecin, en lien avec leur plan de traitement. De plus, ce remboursement ne pourra concerner que l’utilisation de DTx qui auront obtenu préalablement le feu vert de la Food & drug administration (FDA).

    Le marché américain des DTx en expansion

    En cas de mise en place de cette proposition, les patients auront le choix entre plusieurs DTx dédiées à la santé mentale, le marché américain de ces solutions étant en plein essor. En effet, les CMS rapportent que 5 DTx ont déjà obtenu le feu vert de la FDA, parmi lesquelles on retrouve l’application Reset développée par Pear Therapeutics, qui est destinée au traitement de l’addiction à plusieurs stupéfiants ou stimulants, que ce soit le cannabis, l’alcool ou la cocaïne, et dont les résultats cliniques ont montré que la majorité des patients devenaient abstinents au bout de 9 semaines de traitement et de suivi par le biais de l’application. Pour rappel, après une période d’incertitude sur son avenir, Pear Therapeutics s’est libérée de sa faillite, grâce à un plan de réorganisation de l’entreprise approuvé par le tribunal des faillites des États-Unis, qui est entré en vigueur le 23 mai 2024.

    En plus de ces 5 solutions, les CMS ont recensé plus d’une dizaine de développeurs qui proposent des solutions de thérapie numérique destinées au soin dans le champ de la santé mentale, qui pourraient bientôt obtenir eux aussi le feu vert de la FDA.

     

  • Diabète / IA : Roche obtient le marquage CE pour sa solution de surveillance continue de la glycémie

    Une commercialisation pour les diabétiques de 1 et 2

    Plusieurs études montrent que pour éviter une hypoglycémie, les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent prendre environ 180 décisions par jour et que de nombreuses solutions de CGM ne leur permettent pas de prédire avec efficacité une baisse de la glycémie et ne leur permet pas d’atteindre leur indice glycémique  ce qui provoque souvent des complications, notamment l’hypoglycémie nocturne difficile à prédire. Pour répondre à ce problème, le géant pharmaceutique Roche a développé une solution de CGM alimentée par l’IA, nommé Accuchek Smartguide, qui permet de mesurer la glycémie des patients et de prédire une hypoglycémie.

    Cette solution a obtenu le marquage CE le 9 juillet 2024, a annoncé l’entreprise suisse, en vue de sa commercialisation en Europe. Roche explique que ce dispositif sera mis à disposition des patients âgés de plus de 18 ans atteints de diabète de type 1 et de type 2 dans le cadre de leur insulinothérapie.

    L’IA pour prédire les hypoglycémie

    Dévoilé lors de l’édition 2024 du congrès Advanced technologies & treatments for diabetes (ATTD),  le CGM de Roche se présente sous la forme d’un capteur placé sur le bras du patient : toutes les 5 minutes, ce capteur envoie les valeurs de glucose mesurées en temps réel à l’application mobile avec laquelle il est connectée. En prenant en compte les données récoltées lors des 14 derniers jours, toutes les données envoyées dans l’application vont ensuite être analysées par les algorithmes d’IA de la solution. Cette analyse va permettre de prédire l’évolution de la glycémie du patient : Roche explique que ses algorithmes permettent de “prédire le risque d’hypoglycémie dans les 30 minutes à venir, de prévoir en continu l’évolution des taux de glucose dans les deux heures à venir et d’estimer le risque d’hypoglycémie nocturne”.

    En cas de risque trop élevé d’hypoglycémie, l’application Accuchek Smartguide predict va avertir le patient pour lui permettre d’avoir le contrôle sur la prise en charge de sa maladie. De plus, la solution est reliée à la plateforme Accuchek Care de Roche qui donne aux professionnels de santé la possibilité de suivre l’évolution du diabète du patient pour mesurer l’impact du traitement et le personnaliser si besoin.

    Des essais qui montrent une grande efficacité :

    Avant d’obtenir le marquage CE pour son CGM, Roche a effectué des essais cliniques qui ont démontré l’efficacité de sa solution : la société suisse dévoile que son dispositif affiche une MARD (mean absolute relative difference) de 9,2 % – la moyenne des dispositifs de mesure du glucose étant de 10 % et la bassesse du résultat montre la fiabilité d’un dispositif dans cette méthode – et que la quasi-totalité des valeurs de glucose mesurées (99,8 %) se situent dans les zones A et B de la grille d’erreur de Parkes, ce qui montre l’efficacité de la prédiction des mesures relevées.

     

  • Médicament : le CEPS et le Leem signent 2 avenants sur la hausse des prix et l’accès direct

    Une prolongation jusqu’à mars 2025

    Fixation des prix, accès à l’innovation et aux investissements, et gestion des risques s’inscrivent dans la politique de régulation économique du médicament menée par le Comité économique des produits de santé (CEPS), qui vise à superviser l’ensemble des aspects des médicaments.

    L’accord-cadre entre le CEPS et Les entreprises du médicament (Leem), signé le 5 mars 2021, vise à maintenir un équilibre entre la régulation des prix des médicaments et l’instauration d’un climat propice à l’innovation et aux investissements dans le secteur pharmaceutique.

    Cet accord permet :

    • de favoriser l’accès à l’innovation ;
    • de réduire les délais de mise sur le marché ;
    • de faciliter les investissements ;
    • de renforcer l’offre de médicaments pour les patients ;
    • ainsi que d’assurer une transparence des processus.

    Initialement prévu jusqu’en 2024, l’accord-cadre a ainsi été prolongé jusqu’au 5 mars 2025.

    2 avenants pour préciser les conditions

    Le 25 juin, le CEPS et le Leem ont signé deux avenants portant sur le dispositif d’”accès direct” et la hausse des prix :

    • Le premier, relatif à l’article 28, mentionne les conditions dans lesquelles une entreprise peut demander une augmentation de prix du médicament si les coûts augmentent, et les conditions dans lesquelles le CEPS peut initier une hausse des prix également.
    • Le deuxième avenant concerne l’Accès Direct, dispositif expérimental qui permet, pour certains médicaments, une prise en charge anticipée, dès l’obtention de l’avis positif de la Haute autorité de santé (HAS). L’avenant précise les « conditions de négociations conventionnelles dynamiques et les modalités de jonction avec la prise en charge dans le droit commun ».

    Selon les deux organismes, les négociations pour le prochain contrat cadre commenceront dans les « prochains mois ».

     

  • IA : une impulsion nationale pour systématiser la sensibilisation, parmi les 10 propositions d’Ethik-IA

    La nécessité de mettre en place une action publique

    Alors que l’IA est déjà utilisée dans le secteur de la santé et des soins et les professionnels de santé et que les chercheurs et même les patients commencent progressivement à s’approprier cette nouvelle technologie et les outils de sa régulation, les politiques publiques n’ont pas l’air de vouloir mettre en place des actions qui faciliteraient la diffusion de cette technologie à tous les niveaux dans le secteur. C’est dans ce contexte que David Gruson (Ethik-IA) et Melanie Heard, responsable du pôle santé chez Terra Nova, ont rédigé cette publication sur la nécessité d’une action publique concernant l’IA en santé.

    Dans cette note – pour laquelle ont contribués d’autres acteurs de la santé et de la recherche, tel que le professeur Jean-Jacques Zambrowski (AP-HP) -, il est expliqué que “les initiatives fortes prises depuis 2017-2018 sur le numérique en santé ont plutôt laissé de côté le sujet de l’IA comme levier de renforcement de la prévention et de l’accès aux soins”, alors que cette technologie a le vent en poupe et a montré sa pertinence pour le secteur.

    Éviter que les inégalités ne s’aggravent

    Ce rapport indique qu’au vue des choses déjà réalisables par l’IA, comme  pour l’analyse d’images, et des initiatives émanant de l’action publique concernant l’utilisation de l’IA dans les domaines de la cybersécurité et de l’innovation en santé, il serait dommage de ne pas généraliser cette démarche, notamment pour la prévention et les soins. Il met par ailleurs l’accent sur le besoin absolu que les pouvoirs publiques mènent de telles actions, au risque de voir des inégalités de diffusion, déjà constatées, se renforcer, qu’elles soient territoriales ou matérielles.

    Les auteurs prennent ainsi l’exemple de l’utilisation de l’IA de reconnaissance d’image qui “trouve, en l’état, plus facilement son terrain applicatif dans des zones de sous-densité médicale pour répondre à la demande d’accès aux diagnostics de spécialités”. De plus, en l’absence de leviers financiers de la part des pouvoirs publics, la crainte concerne l’utilisation de l’IA pour la prévention et les soins par les établissements et les entreprises qui pourraient se payer des algorithmes performants, ce qui empêcherait que tous les patients français accèdent aux meilleurs soins.

    Des propositions pour le court et le moyen terme

    De nombreux champs d’application de l’IA en santé sont d’ores et déjà à portée de main, surtout en oncologie et dans l’innovation thérapeutique. Une action publique permettrait, selon ce rapport, de faire de la France et de l’Europe des pionniers dans la recherche et le soin pour ces spécialités. Terra Nova et Ethik-IA proposent donc aux pouvoirs publics dix solutions pour mettre en place une action forte, dont quatre sont à mettre en place à court terme et six sur le moyen terme.

    Les 4 propositions à court terme ont pour objectif de donner une impulsion forte pour accélérer l’entrée de l’IA dans le réel de l’accessibilité des soins, en :

    • 1️⃣ constituant un conseil stratégique de l’IA en santé associant pouvoirs publics, représentants des patients et acteurs de santé et représentants des innovateurs en IA pour structurer la politique publique d’accompagnement de la diffusion de cette technologie sans brider les initiatives de terrain ;
    • 2️⃣ établissant un observatoire de la diffusion de l’IA pour la prévention et l’accès aux soins permettant de réunir le matériau de suivi sur la diffusion des cas d’usage et ses effets dans une logique de responsabilité populationnelle en santé ;
    • 3️⃣ établissant en loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 un modèle médicoéconomique ternaire de diffusion de l’IA en santé et en engageant dès le 1er janvier 2025 les cinq premiers parcours territoriaux de santé avec IA dans une dizaine de territoires pilotes et sous garantie humaine médicale ;
    • 4️⃣ soutenant la structuration des écosystèmes de garantie humaine de l’IA par la valorisation du temps médical dédié à la construction des méthodologies de supervision et le développement de plateformes de conformité permettant de garder la traçabilité du contrôle humain et son “auditabilité” par le régulateur dans le cadre de l’AI Act européen.

    Les 6 propositions à moyen terme ont pour objectif de promouvoir un modèle durable de diffusion de l’IA en santé et en autonomie, fondé sur la garantie humaine des professionnels et des représentants des patients, ceci en :

    • 1️⃣ soutenant le développement et l’hébergement dans un cadre de souveraineté et de confiance de plateformes technologiques d’accès à ces systèmes d’IA en santé et en autonomie au plus près des réalités des professionnels, des patients et de leurs proches aidants ;
    • 2️⃣ engageant une impulsion nationale pour systématiser la sensibilisation à l’IA dans les formations initiales des acteurs de santé et d’autonomie et soutenir les démarches de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences portant sur l’IA en santé ;
    • 3️⃣ généralisant les démarches types collèges de garantie humaine en établissement de santé et en Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ;
    • 4️⃣ initiant d’ici 2026 deux premiers parcours de recours à l’IA combinant les interventions des professionnels paramédicaux et médicaux en dermatologie et dans le domaine du maintien en autonomie à domicile ;
    • 5️⃣ soutenant l’innovation organisationnelle ouverte par la télémédecine et la téléradiologie de garantie humaine de l’IA qui permet de rapprocher l’accès au diagnostic de spécialité pour le patient tout en mettant en place un protocole rigoureux et traçable de contrôle humain par les spécialistes ;
    • 6️⃣ soutenant l’engagement des acteurs français dans la construction du cadre de normalisation européenne et internationale pour l’intelligence artificielle en santé et en autonomie.

     

  • Etude : l’évaluation de la rentabilité de l’IA dans la santé manque de rigueur (BMC)

    L’IA en santé, un investissement rentable ?

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que le potentiel de l’intelligence artificielle pour transformer les soins de santé fait l’objet de nombreuses recherches. L’efficacité clinique n’est certes pas toujours au rendez-vous et d’ailleurs, à ce jour, seuls 600 outils d’IA ont été approuvés par la Food and drug administration (FDA). Le passage à la pratique clinique se fait donc lentement. C’est certes la faut à un manque de guidelines précis, comme l’a démontré une étude publiée le 29 mai dans Plos Digital Health mais pas que… Afin de s’assurer que les ressources sont utilisées de manière optimale, il est nécessaire de mesurer la rentabilité des outils d’IA. D’autant que tous les systèmes de santé sont soumis à une pression économique énorme, et l’heure est aux restrictions budgétaires.

    La qualité des études économiques en question :

    C’est pourquoi des chercheurs danois de l’université d’Aalborg ont voulu analyser la qualité des évaluations économiques en santé (EES) concernant l’IA, sachant que des évaluations de mauvaise qualité peuvent fournir des résultats trompeurs et conduire à de mauvais investissements. Ils ont donc mené une revue systématique pour évaluer la qualité méthodologique (conception des études, collecte des données et interprétation des résultats) et la transparence des évaluations économiques des technologies d’IA en santé, en identifiant les forces et les faiblesses des méthodologies actuelles et en suggérant des améliorations nécessaires. Ils ont épluché des études publiées au cours des cinq dernières années, entre le 1er janvier 2017 et le 6 mars 2022, et mises à jour jusqu’au 1er septembre 2023, dont ils en ont extraits 29.

    Les résultats de cette revue systématique ont été publiés le 1er juillet dans BMC Digital Health.

    Résultats : des défauts majeurs de conception et de transparence

    • Les aspects de conception des études étaient généralement bien traités alors que les éléments relatifs à la collecte de données et à l’interprétation des résultats présentaient des lacunes significatives.
    • Les études économiques manquaient de transparence dans le rapport des coûts et des analyses statistiques. Par exemple, de nombreuses études n’ont pas précisé les coûts unitaires ou encore les intervalles de confiance.
    • Aucune des études examinées n’a spécifiquement traité des éléments propres aux technologies médicales (MedTech).
    • Il y a un nombre relativement faible d’évaluations économiques complètes par rapport au nombre total de publications sur l’IA, malgré une tendance à la hausse.
    • Le ratio coût-efficacité, une mesure essentielle pour comparer les coûts et les effets de différentes interventions, n’était que peu évalué. Ce qui rendait difficile l’évaluation de la rentabilité des technologies d’IA.
    • Les mesures de substitution n’étaient pas optimales. Ce qui a pu conduire à surestimer les bénéfices des technologies d’IA.
    • Aucune étude n’a examiné comment l’efficacité des technologies d’IA peut changer avec le temps et l’expérience.

    Un besoin de guidelines :

    En conclusion, les chercheurs jugent « inquiétant » le faible nombre d’études économiques sur l’IA en santé. Et estiment « crucial » d’améliorer la qualité et la transparence de ces études pour garantir une utilisation efficace des ressources de santé. Dans ce but, ils préconisent d’établir des lignes directrices dédiées aux évaluations économiques des interventions d’IA dans le domaine de la santé.

     

    * Landscape and challenges in economic evaluations of artificial intelligence in healthcare: a systematic review of methodology.

    Kastrup, N., Holst-Kristensen, A.W. & Valentin, J.B.

    BMC Digit Health 2, 39 (2024). https://doi.org/10.1186/s44247-024-00088-7

  • USA : en croissance, le financement de la santé numérique fait preuve de résilience (Rock Health)

    Points clés du rapport Rock Health

    📌 L’activité des séries d’amorçage a été particulièrement forte au premier semestre : 84 % des tickets enregistrés étaient des séries A et B.

    📌 Quelques levées importantes de série A :

    • le spécialiste de la médecine de précision, Zephyr AI : 111 millions de dollars, en mars ;
    • la plateforme de surveillance continue de la glycémie, Allez Health : 60 millions de dollars, en mai ;
    • et la société d’aide aux soins basée sur l’intelligence artificielle (IA), Fabric : 60 millions de dollars, en février.

    📌 38 % des entreprises de santé numérique qui ont levé des séries A au premier semestre 2024 utilisaient de l’IA.

    📌 Le secteur de la santé numérique continue de faire preuve de résilience et d’adaptabilité. La dynamique de financement (surtout au début) et la réduction des mesures de transition, telles que les cycles de financement non étiquetés, suggèrent que nous pourrions bientôt revenir à des modèles de capital-risque plus « normaux » et durables.

    Publié le 8 juillet 2024, ce rapport revient sur l’évolution des levées de fonds durant la dernière décennie, qui a connu son pic (29,2 milliards de dollars pour 741 deals) en 2021 :

    Evolution des financements de la santé numérique au Etats-Unis - @ Rock Health
    Evolution des financements et du nombre d’opérations réalisées en santé numérique aux Etats-Unis, depuis 2014 – @ Rock Health

    Santé mentale, IA non clinique, R&D… les principales tendances du marché

    A la fin des six premiers mois de l’année 2024, le secteur de la santé numérique continue de faire preuve de résilience et d’adaptabilité. Les dernières tendances – notamment en début d’année – et la réduction des mesures de transition telles que les cycles de financement non étiquetés suggèrent une dynamique mesurée en matière de financement.

    L’intelligence artificielle (IA) attire encore plus d’attention et contribue aux modèles de financement dans différentes catégories de produits et à travers plusieurs domaines thérapeutiques.

    Parmi les propositions de valeur les plus financées au premier semestre 2024, on retrouve :

    • le traitement des maladies ;
    • l’optimisation des flux de travail non cliniques ;
    • la recherche et le développement sur les produits pharmaceutiques et les dispositifs médicaux ;
    • et l’amélioration des flux de travail cliniques.

    De plus, la santé mentale est restée le principal objectif clinique sur le marché, avec un financement important, suivie par l’obésité, la santé reproductive et la santé des femmes.

    Après une longue interruption, trois sociétés de santé numérique ont réalisé avec succès leurs introductions en bourse au deuxième trimestre 2024. Cela annonce une augmentation potentielle des “possibilités de sortie” pour le secteur, selon Rock Health, avec des sociétés comme Waystar et Tempus AI, et offre des informations précieuses sur des problématiques telles que la gestion de la dette et l’alignement des prix de sortie avec les conditions actuelles du marché.

    Alors que l’activité globale d’acquisition a diminué, les sociétés de capital-investissement jouent un rôle plus important dans les fusions et acquisitions du secteur de la santé numérique. Elles privilégient, par ailleurs, les entreprises dotées de modèles économiques établis et d’un potentiel de rentabilité, créant ainsi des opportunités même pour les start-ups en difficulté financière mais dotées de stratégies de croissance claires.

    Top 10 des deals réalisés au S1 2024 dans le monde

    Société Logo
    Montant levé Tour Investisseurs Industrie
    Foodsmart 200 M$ 2024-06-26 NC The Rise Fund United States Mobile & Mobile Software & Services
    Health & Wellness
    Sidecar Health 165 M$ Series D
    2024-06-26
    Koch Disruptive Technologies, Cathay Innovation, Drive
    Capital, GreatPoint Ventures, Menlo Ventures United States Internet
    Internet Software & Services
    Insightec 150 M$ Series G
    2024-06-18
    Ally Bridge Group, Fidelity Management & Research
    Company, Nexus NeuroTech Ventures, Baillie Gifford,
    Catalio Capital Management
    Israel Healthcare
    Medical Devices & Equipment
    Therapeutic Device
    Transcarent 126 M$ Series D
    2024-05-02
    7wire Ventures, General Catalyst, Threshold Ventures,
    Ally Bridge Group, Alta Partners United States
    Internet Internet Software & Services
    Healthcare
    Lumeris 100 M$ Growth Equity
    2024-04-10
    Deerfield Management, Endeavor Health, Kleiner
    Perkins Caufield & Byers, Sandbox Industries, The Blue
    Venture Fund
    United States
    Internet Internet Software & Services
    Healthcare
    Mammoth Biosciences 95 M$ 2024-04-25 N/A Regeneron United States Biotechnology
    Grow Therapy 88 M$ Series C
    2024-04-08
    Sequoia Capital, SignalFire, Technology Crossover
    Ventures, Transformation Capital, Goldman Sachs
    Asset Management
    United States
    Internet Internet Software & Services
    Health & Wellness
     Midi 60 M$ Series B
    2024-04-24
    Emerson Collective, Able Partners, Felicis, G9 Ventures,
    Google Ventures United States
    Internet Software & Services
    Health & Wellness
    Biolinq 58 M$ Series D
    2024-04-04
    Alpha Wave Global, Aphelion Capital, RiverVest Venture
    Partners, Senvest Capital, Taisho Pharmaceutical United States Healthcare
    Medical Devices & Equipment
    Patient Monitoring
    Enveda Biosciences 55 M$ Series B
    2024-06-13
    FPV Ventures, Jazz Venture Partners, Kinnevik, Level
    Ventures, True Ventures United States Healthcare
    Drug Discovery

    Source : CB Insight