Actualité

  • D4Evolution : IA, données de santé et efficience opérationnelle comme priorité pour Dedalus en 2025

    Une feuille de route 2025 tournée vers l’innovation et l’interopérabilité

    Lors de la 7e édition du D4Evolution, son événement annuel qui a rassemblé plus de 300 clients et 14 partenaires, Dedalus a levé le voile sur ses priorités stratégiques pour 2025. À travers une conférence animée par Guillem Pelissier, directeur général France, et Frédéric Vaillant, directeur général délégué, l’éditeur de solutions numériques pour la santé a affirmé son ambition : accompagner les établissements dans leur transformation et renforcer leur efficience opérationnelle.

    Depuis son arrivée à la tête de Dedalus France il y a un an, Guillem Pelissier a mis en place une dynamique visant à optimiser la performance des structures de soins. L’année 2025 marquera une accélération de cette stratégie, avec une approche résolument tournée vers l’innovation et l’interopérabilité. L’entreprise mise notamment sur la convergence des dossiers patients informatisés avec Care4U, un projet déjà en cours dans plusieurs groupements hospitaliers de territoire (GHT) et qui devrait s’étendre à quinze nouveaux sites. Autre avancée majeure, le déploiement en France du Command Center, une solution de pilotage hospitalier basée sur l’analyse de données, qui sera inaugurée au CHU de Nancy après un premier succès en Espagne.

    Dedalus continue également d’innover dans le domaine du diagnostic avec l’InVitro Diagnostic Cloud, un service qui a déjà séduit des laboratoires de premier plan tels qu’Unilabs, Biogroup et Xlab. La cybersécurité, la dématérialisation des tâches administratives et la gestion des données de santé font aussi partie des axes prioritaires, avec des investissements conséquents dans des solutions comme HYDMédia.

    L’intelligence artificielle au cœur de la transformation

    Si l’IA est aujourd’hui omniprésente dans les discours technologiques, Dedalus entend se démarquer par une approche concrète et pragmatique. Contrairement à de nombreuses entreprises qui affichent l’intelligence artificielle comme une promesse d’avenir sans réelle application, Dedalus l’intègre pleinement dans sa stratégie et dans ses solutions.

    Un choix qui se reflète directement dans son organisation interne au niveau monde : le responsable de l’IA est l’un des premiers interlocuteurs du directeur général, Andrea Calcagno, preuve que cette technologie est considérée comme un levier essentiel de développement et non comme un simple outil technique relégué en arrière-plan. L’entreprise a d’ailleurs fait le choix de concentrer ses efforts sur deux applications prioritaires : l’amélioration des processus internes, notamment via l’automatisation du codage, et l’enrichissement des services aux clients grâce à des outils prédictifs performants.

    Depuis quatre ans, Dedalus développe Clinalytix, une suite de solutions basées sur des algorithmes prédictifs. C Ces outils certifiés et opérationnels en Europe pour le marché germanophone et suisse (DACH) permettent d’identifier des évènements ou complications avec un impact fort sur le pronostic vital comme la septicémie ou l’insuffisance rénale aigue et devraient être étendus à 20, puis 50 pathologies dans les années à venir. Loin des effets d’annonce, Dedalus préfère une approche de terrain, en collaborant étroitement avec les établissements de santé pour développer des solutions adaptées à leurs besoins réels.

    Grâce à cette expertise, l’IA chez Dedalus ne se limite pas à une prouesse technologique : elle vise à faciliter le quotidien des professionnels de santé, améliorer la précision des diagnostics et optimiser les parcours de soins. En misant sur des applications concrètes et éprouvées, Dedalus s’impose comme un acteur clé de la transformation numérique du secteur hospitalier.

    Un écosystème en expansion pour un leadership consolidé

    Dedalus ne se contente pas de développer ses propres solutions : l’entreprise entend aussi renforcer l’interopérabilité et la collaboration avec l’ensemble des acteurs du secteur. Le projet ARIANES, visant à améliorer le partage des données en radiologie, illustre cette volonté de construire un écosystème connecté au service des patients et des soignants.

    L’entreprise est également un partenaire clé du Ségur de la Santé, contribuant activement à la modernisation des systèmes d’information hospitaliers. Dans le domaine de l’imagerie, Dedalus continue d’innover avec SMART PACS, Care4U RIS et DRIMBox, des outils qui simplifient le travail des radiologues et fluidifient la gestion des examens.

    Avec un chiffre d’affaires dépassant les 120 millions d’euros en 2024, une croissance de près de 10 % et l’embauche de 200 nouveaux collaborateurs, Dedalus confirme son leadership sur le marché du numérique en santé. En plaçant l’innovation et l’intelligence artificielle au cœur de sa stratégie, l’entreprise s’impose comme un partenaire clé des établissements de santé, leur offrant des solutions adaptées aux défis de demain.

  • Heva obtient l’autorisation de la CNIL pour son entrepôt de données de santé FREiA

    Un entrepôt pour optimiser l’analyse des données de santé

    Leader en analyse des données de santé en vie réelle, Heva se voit attribuer par la CNIL le feu vert pour constituer FREiA, un entrepôt de données de santé intégrant environ 250 variables issues du Système National des Données de Santé (SNDS), avec une profondeur historique de neuf ans. Ce projet vise à réduire les délais d’analyse pour les laboratoires pharmaceutiques et les entreprises medtech.

    Des objectifs de recherche variés

    L’autorisation obtenue couvre divers types d’études et d’évaluations :

    • Analyse des populations cibles, de l’incidence et de la prévalence des pathologies traitées par un médicament ou un dispositif médical.
    • Étude des conditions d’usage des produits de santé dans la pratique clinique courante.
    • Évaluation de l’efficacité et des risques liés aux thérapeutiques, incluant médicaments, dispositifs médicaux et solutions digitales.

    Une autorisation qui renforce les capacités de Heva

    Cette avancée s’ajoute aux autres autorisations déjà détenues par Heva, notamment :

    • L’exploitation de l’échantillon du SNDS (ESND) pour valider la faisabilité d’études.
    • Le traitement des données du PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information) dans le cadre de recherches réglementées.
    • L’outil ADAPT permettant d’extraire des indicateurs d’activité hospitalière à partir des données PMSI.

    Grâce à une gouvernance transversale, chaque projet de recherche bénéficiera d’une analyse approfondie pour déterminer la base de données la plus adaptée (ESND, PMSI ou FREiA).

    Une expertise renforcée et un gain de temps considérable

    Pour obtenir cette autorisation, Heva a pu s’appuyer sur son expertise acquise avec l’EDS Agoria Santé et les infrastructures souveraines et sécurisées de Docaposte. Avec FREiA, l’entreprise consolide son rôle de pôle d’excellence en données de santé, combinant expertise médicale, gestion de projets cliniques et intelligence artificielle appliquée aux données. D’ici 2025, Heva fêtera ses 20 ans et finalisera sa fusion avec Axonal-Biostatem, acteur de la recherche clinique en France. Alexandre Vainchtock, Directeur général adjoint d’Heva, souligne l’impact immédiat de FREiA : « Nous pourrons désormais créer des espaces projets en deux mois au lieu de dix à douze actuellement, permettant à nos clients d’obtenir des résultats en 6 à 8 mois pour alimenter leurs dossiers réglementaires. » Avec cette autorisation, Heva franchit une étape dans l’optimisation de l’analyse des données de santé en vie réelle, répondant ainsi aux enjeux de rapidité et de précision des industriels du secteur.

     

  • Etude : un modèle d’IA identifie des gènes à risque potentiel pour la maladie de Parkinson (Nature)

    Parkinson : l’urgence à trouver des thérapies

    C’est la deuxième maladie neurodégénérative la plus répandue et pourtant les traitements contre la maladie de Parkinson font cruellement défaut. « Malheureusement, nous ne disposons pas encore de moyens pour ralentir ou stopper sa progression. Aujourd’hui, les traitements existants se limitent à gérer les symptômes à mesure qu’ils apparaissent, explique le Dr Lijun Dou, auteur principal d’une étude sur le sujet parue le 22 janvier dans Nature Parkinson’s Disease. Il est donc crucial de développer de nouvelles thérapies modifiant l’évolution de la maladie.” Mais la composante génétique de la pathologie reste à explorer.

    En effet, beaucoup des mutations génétiques connues associées à la maladie de Parkinson se situent dans des régions non codantes de l’ADN, et non dans les gènes eux-mêmes. “Nous savons que ces variantes peuvent influencer le fonctionnement de certains gènes, mais nous ignorons lesquels sont affectés dans la maladie de Parkinson, ”explique le Dr Lijun Dou.

    Le pari de la “biologie des systèmes”

    C’est pourquoi cette équipe de chercheurs du Cleveland Clinic Genome Center a adopté une nouvelle méthode. Concrètement, ils ont adopté la “biologie des systèmes”, qui utilise l’intelligence artificielle pour intégrer et analyser différentes sources d’informations : données génétiques, protéomiques, pharmaceutiques et cliniques. Grâce à cette méthode, il devient possible de détecter des liens cachés entre ces données, qui ne seraient pas visibles si elles étaient étudiées individuellement. Cette approche leur a donc permis de déduire quels gènes cérébraux étaient affectés par des mutations situées dans des régions non codantes de l’ADN.

    Résultats : réutiliser des médicaments existants

    • 175 gènes de risque potentiels ont été identifiés, dont SNCA et LRRK2, déjà connus pour leur rôle dans l’inflammation cérébrale.
    • Des médicaments déjà commercialisés pourraient être repositionnés dans la maladie de Parkinson.
    • La simvastatine (médicament utilisé pour traiter l’hypercholestérolémie) est associée à une réduction du risque de développer la maladie de Parkinson.
    • Son utilisation est corrélée à une diminution de 9 à 12 % du risque de chute et de démence chez les patients atteints de Parkinson.

    Ces résultats prouvent que l’approche par réseaux et intelligence artificielle permet d’identifier des nouvelles cibles génétiques et des médicaments repositionnables dans la maladie de Parkinson. “Avec les méthodes traditionnelles, chaque étape de ce processus – identifier les gènes, analyser leurs effets, et tester des médicaments – demanderait énormément de temps et de ressources, précise le Dr Dou. Grâce à notre approche, nous avons pu accélérer considérablement ce travail et identifier plusieurs candidats thérapeutiques, augmentant ainsi nos chances de découvrir de nouvelles solutions.”

    La prochaine étape va donc consister à tester l’effet de la simvastatine en laboratoire, ainsi que plusieurs médicaments immunosuppresseurs et anxiolytiques qui méritent d’être étudiés plus en profondeur.

    *A network-based systems genetics framework identifies pathobiology and drug repurposing in Parkinson’s disease.

    Dou, L., Xu, Z., Xu, J. et al.   npj Parkinsons Dis. 11, 22 (2025). https://doi.org/10.1038/s41531-025-00870-y

  • Pair-aidance : la HAS lance un groupe de travail pour structurer cette pratique d’entraide

    Vers une reconnaissance et un encadrement de la pair-aidance

    La pair-aidance, qui repose sur l’intervention de personnes ayant une expérience vécue d’un trouble ou d’une situation spécifique, s’intègre progressivement dans les parcours de soin et d’accompagnement. Son cadre reste encore peu structuré. La future recommandation de bonnes pratiques professionnelles (RBPP) vise à :

    • Clarifier les rôles, missions et compétences des pair-aidants ;
    • Identifier les outils et les bénéfices de cette approche ;
    • Définir des bonnes pratiques pour garantir la qualité des interventions ;
    • Faciliter l’intégration de la pair-aidance dans les équipes professionnelles ;
    • Favoriser une réflexion sur la place et l’impact des pair-aidants.

    Destinée aux professionnels de santé, aux travailleurs sociaux, aux structures gestionnaires, aux associations et aux pair-aidants eux-mêmes, cette recommandation doit assurer une intégration cohérente et efficace de la pair-aidance dans les dispositifs d’accompagnement.

    Un groupe de travail pluridisciplinaire

    Pour élaborer cette recommandation, la HAS met en place un groupe de travail composé d’experts issus de disciplines variées : anthropologues, sociologues, médecins, travailleurs sociaux, responsables associatifs, psychologues, pair-aidants et usagers bénéficiaires.

    Les réunions se dérouleront entre avril et décembre 2025, en présentiel et en visioconférence. Des sous-groupes de travail approfondiront cinq thématiques spécifiques :

    • Santé mentale et psychiatrie,
    • Addictologie,
    • Pathologies chroniques et cancérologie,
    • Inclusion et handicap,
    • Précarité et vulnérabilités sociales.

    Indépendance et modalités de candidature

    Les experts sélectionnés devront respecter des règles strictes de neutralité et déclarer tout lien d’intérêt via la plateforme officielle dpi.sante.gouv.fr.

    Les candidatures sont à envoyer avant le 21 février 2025, par courriel (rbpp.pair-aidance@has-sante.fr) ou par courrier à la HAS. Le dossier doit inclure une lettre de candidature et un CV. La liste des experts retenus sera finalisée début avril 2025.

    Avec cette initiative, la HAS entend structurer la pair-aidance et renforcer son rôle dans l’accompagnement des patients et des personnes en situation de vulnérabilité.

     

  • Le Health Data Hub publie des fiches pour renforcer la connaissance des standards de données de santé

    Favoriser l’interopérabilité des données de santé

    Les études multicentriques jouent un rôle dans la recherche médicale, mais elles nécessitent des données normalisées et compréhensibles. Pour répondre à cet enjeu, diverses communautés nationales et internationales ont développé des standards de données de santé, incluant des structures de données et des terminologies médicales de référence.

    Dans cette optique, le Health Data Hub, en collaboration avec Veltys et plusieurs experts, a produit des fiches informatives sur les principaux standards de données de santé. Ces fiches décrivent les caractéristiques des standards syntaxiques (structure des données) et sémantiques (terminologies médicales) afin d’encourager leur adoption. Elles seront mises à jour régulièrement pour refléter les évolutions de ces référentiels. Le projet a bénéficié des contributions de l’ANS, l’ATIH, l’AP-HP, le CépiDC, le CHU de Bordeaux et l’INRAE.

    Un accompagnement pédagogique avec formations et webinaires

    En complément, la Cnam, l’Atih et le Health Data Hub proposent des supports pédagogiques sur les nomenclatures du Système national des données de santé (SNDS). Ces nomenclatures classent les données médicales (Cim-10, ALD, CCAM, ATC…) et permettent aux chercheurs d’identifier et d’analyser les parcours de soins sur une période de 20 ans.

    Le Health Data Hub propose également des modules de formation sur ces référentiels, notamment :

    • Les diagnostics et motifs médicaux (Cim-10, ALD)
    • Les actes médicaux et de biologie (CCAM, NABM, NGAP)
    • Les médicaments et dispositifs médicaux (ATC, UCD, CIP, LPP)

    Des webinaires sont organisés, comme celui du 22 janvier sur la transparence dans l’utilisation des données du SNDS, ou celui du 23 janvier sur les procédures d’accès aux données personnelles de santé. D’autres formations et replays sont disponibles, notamment sur les règles d’accès et les nomenclatures du SNDS. Enfin, un support dédié à la classification médico-économique des groupes homogènes de malades (GHM) sera prochainement ajouté aux ressources proposées.

    Avec ces initiatives, le Health Data Hub entend renforcer l’acculturation des professionnels aux standards de données de santé, contribuant à une meilleure exploitation des données pour la recherche et l’innovation médicale.

     

  • L’Institut Curie lance FRATHEA, un projet innovant de radiothérapie FLASH

    La radiothérapie FLASH-VHEE : une avancée contre les cancers incurables

    La radiothérapie FLASH repose sur l’administration ultra-rapide de doses élevées de radiation, capable de détruire les cellules tumorales tout en préservant les tissus sains. Bien que cette technique soit déjà explorée avec des faisceaux d’électrons de basse énergie et de protons, son principal défi est l’atteinte des tumeurs profondes. Le projet FRATHEA ambitionne de lever cette barrière grâce à l’utilisation d’électrons de très haute énergie (100 à 250 MeV contre 10 MeV en conventionnel). Ces particules offrent une précision extrême pour cibler des tumeurs situées près d’organes vitaux, là où les traitements actuels sont inefficaces.

    Pr Alain Puisieux, président du Directoire de l’Institut Curie : « L’Institut Curie, berceau historique de la radiothérapie, se positionne aujourd’hui à l’avant-garde de la technologie FLASH. Avec FRATHEA, nous voulons transformer nos avancées scientifiques en solutions thérapeutiques concrètes pour les patients. »

    Un projet structuré autour de trois grandes étapes

    La mise en œuvre de FRATHEA s’étalera sur plusieurs années, avec trois étapes :

    1. Sélection d’un partenaire industriel (été 2025)
      • L’objectif est de concevoir et installer un irradiateur médical FLASH-VHEE au cœur de l’hôpital de l’Institut Curie à Orsay.
    2. Construction et installation de l’irradiateur (2026-2027)
      • L’équipement prendra place dans un espace dédié au sein du centre de protonthérapie de l’Institut Curie, un site historique de la radiothérapie en Europe.
    3. Études précliniques et premiers essais cliniques (dès 2028)
      • L’enjeu est de démontrer la sécurité et l’efficacité de cette nouvelle approche avant d’envisager une utilisation à grande échelle.

    Un projet soutenu par des financements stratégiques

    Le projet FRATHEA bénéficie d’un soutien :

    • 35 millions d’euros dans le cadre du plan France 2030, visant à positionner la France comme leader dans les technologies de santé,
    • 2 millions d’euros de la Région Île-de-France, via son programme Grands lieux d’innovation.

    Avec cette initiative, l’Institut Curie et le CEA ouvrent une nouvelle ère pour la radiothérapie et offrent un espoir tangible aux patients atteints de cancers jusque-là sans solution thérapeutique efficace.

     

  • Merck s’associe à Opentrons pour automatiser son portefeuille de tests biologiques

    Une plateforme robotique DM Div de dernière génération

    Merck a conclu un partenariat pluriannuel avec Opentrons en vue d’automatiser son vaste portefeuille de tests biologiques destinés au milieu académique, à l’aide d’une station de travail personnalisée. Cette collaboration vise :

    • À améliorer la cohérence des résultats et la productivité
    • À réduire les interventions manuelles et les tâches répétitives
    • À développer un système robotique intuitif et convivial

    Les scientifiques et ingénieurs des deux entreprises travaillent en étroite collaboration pour concevoir, optimiser et valider les flux de travail des tests biologiques de Merck sur la station de travail personnalisée Opentrons Flex.

    La plateforme Opentrons Flex se distingue par trois innovations majeures :

    • Une intelligence artificielle intégrée permettant aux scientifiques de décrire des protocoles en langage naturel, automatiquement convertis en scripts automatisés via l’IA générative et des modèles de langage étendus (LLM).
    • La Flexibilité et la modularité grâce à ses pipettes interchangeables (1, 8, 96 canaux) et son préhenseur autorisant une personnalisation facile grâce à des modules adaptables aux besoins des protocoles expérimentaux.
    • Son accessibilité et son ouverture. Disponible à partir de 26 400 €, elle fonctionne avec des logiciels open source et est compatible avec une grande variété de réactifs et de consommables, offrant une liberté maximale aux chercheurs.

    Disponibilité des postes de travail et kits de tests Merck dès 2025

    Les nouveaux postes de travail et kits de tests développés par Merck seront disponibles à la commande à partir de mi-2025, avec des applications :

    • Préparation d’échantillons de protéines,
    • Workflows moléculaires,
    • Workflows biochimiques et chimiques.

    Le déploiement de ces solutions se fera progressivement tout au long de la durée de l’accord.

     

  • L’assistanat territorial : une solution pour améliorer l’accès aux soins dans les zones sous-denses

    La crise de la démographie médicale en France

    La pénurie de professionnels de santé, particulièrement dans les zones médicalement sous-denses, est une problématique structurelle. Selon une étude de l’INSEE (novembre 2024), les médecins généralistes s’installent le plus souvent près de leur lieu de naissance ou d’internat. Cette réalité renforce l’urgence de développer des stratégies innovantes pour inciter les jeunes médecins à s’installer temporairement ou durablement dans ces territoires.

    Parmi les mesures évoquées, l’idée de stages en périphérie des centres hospitaliers universitaires (CHU) pour les étudiants en médecine est prometteuse, mais elle se heurte à la nécessité d’un encadrement adapté, souvent absent dans ces zones. Une autre initiative complémentaire, celle du “docteur junior ambulatoire”, repose sur des étudiants en fin d’internat, mais reste limitée par la rareté des maîtres de stage universitaires (MSU) et la faiblesse des structures locales.

    Une proposition ambitieuse : l’assistanat territorial

    Pour aller plus loin, un collectif propose la mise en place d’un assistanat territorial basé sur le volontariat. Ce dispositif s’adresserait à des médecins ayant terminé leur formation (thèse et diplôme validés) pour une durée d’un à deux ans.

    Ce modèle présente plusieurs atouts :

    • Autonomie médicale : Ces médecins n’ont pas besoin d’encadrement direct, bien qu’ils restent en lien avec des équipes universitaires pour garantir un suivi et une progression dans leur carrière.
    • Renforcement de l’attractivité : Les assistants territoriaux pourraient devenir maîtres de stage à terme, formant ainsi la relève pour les générations suivantes.
    • Impact rapide : Avec des promotions d’internes estimées à 10 500 dès 2026, ce dispositif pourrait mobiliser rapidement plusieurs milliers de jeunes médecins dans les territoires en tension.
    • Adaptabilité : L’assistanat territorial concernerait toutes les disciplines médicales, répondant ainsi aux besoins globaux en matière d’accès aux soins.

    Des incitations pour un contrat “gagnant-gagnant”

    Pour rendre ce dispositif attractif, les collectivités territoriales devraient offrir des avantages concrets :

    • Soutien matériel et logistique : Facilités de logement, garde d’enfants, aides à l’installation, et guichet unique pour accompagner les démarches administratives.
    • Avantages financiers : Les assistants territoriaux bénéficieraient d’une prime d’exercice territorial et de droits comparables à ceux des assistants hospitaliers, renforçant ainsi la motivation des jeunes médecins à participer à ce programme.
    • Évolutions de carrière : Les médecins libéraux pourraient accéder au contrat de début d’exercice, tandis que ceux optant pour l’hospitalier verraient leur ancienneté reconnue, avec des primes et des échelons de carrière supérieurs.

    Une alternative à la contrainte

    Contrairement à des mesures imposant l’installation en zones sous-denses, souvent inefficaces et contournables, cette approche repose sur l’incitation et la formation. Inspirée de dispositifs similaires ayant prouvé leur efficacité à l’international, elle mise sur un engagement volontaire et valorisant pour les jeunes médecins. Enfin, il est important de préserver l’attractivité des carrières hospitalo-universitaires, en alignant les avantages des chefs de clinique-assistants des hôpitaux (CCU-AH) sur ceux des assistants territoriaux. Cette cohérence est indispensable pour garantir la pérennité du système de formation et de recherche médicale.

    Une réponse rapide à une crise urgente

    L’assistanat territorial pourrait jouer un rôle pour améliorer rapidement l’accès aux soins dans les territoires en difficulté. En construisant un cadre attractif et bien accompagné, il permettrait de pallier la pénurie médicale tout en offrant une expérience formatrice et valorisante aux jeunes professionnels. Cette solution, loin d’être une contrainte, se veut un levier pour un système de santé plus équilibré et accessible.

     

  • Servier et Google renforcent leur partenariat pour accélérer l’innovation en R&D grâce à l’IA

    Un contrat stratégique axé sur la GenAI

    Deux ans après un premier partenariat autour de la data et de l’IA, Servier renouvelle et étend son alliance avec Google via un contrat de cinq ans. Ce nouvel accord se concentre sur l’intelligence artificielle, en particulier l’IA generative (GenAI). Son ambition principale : améliorer l’efficacité et la productivité de la recherche et développement (R&D), un domaine important pour un groupe qui consacre 70 % de ses investissements à l’oncologie et aux maladies rares. Ce partenariat repose sur une soixantaine de cas d’usage identifiés, notamment dans la R&D. Parmi ces applications figurent l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques, le criblage moléculaire, la compréhension biologique des pathologies, la numérisation des essais cliniques ou encore le développement de la médecine de précision.

    Vers une recherche plus efficace et rapide

    Le coût moyen pour développer un nouveau médicament avoisine aujourd’hui 2 milliards d’euros, avec un taux d’échec de 90 % et une durée moyenne de mise sur le marché de 10 à 15 ans. En réponse à ces défis, Servier s’appuie sur l’IA pour augmenter les probabilités de succès des projets thérapeutiques et réduire les délais. Un exemple concret de cette stratégie est la plateforme analytique Axe (Advanced Analytics Environment), développée avec Google Cloud. Grâce à cet outil, certaines études cliniques sont désormais analysées en une demi-journée, contre deux à trois semaines auparavant, tout en augmentant la capacité de traitement et d’analyse des données.

    Une transformation digitale au service de la chaîne de valeur

    L’accord avec Google s’étend aussi à d’autres activités stratégiques. L’IA est mobilisée pour optimiser la maintenance prédictive des infrastructures industrielles, améliorer la supply chain, et renforcer les interactions avec les patients et les professionnels de santé. En parallèle, Servier déploie un programme ambitieux de transformation numérique nommé Jazz, basé sur SAP S/4 Hana, pour harmoniser ses opérations à l’échelle mondiale. Ce projet est complété par des solutions dédiées à la planification et à l’exécution industrielles, garantissant une couverture logicielle intégrée.

    Une infrastructure hybride, pensée pour l’efficacité et la sécurité

    Côté infrastructures, Servier mise sur une approche hybride combinant cloud public et datacenters on-premise. Si le partenariat avec Google constitue le socle de sa plateforme de données, le groupe utilise également Azure pour d’autres déploiements. Cependant, Servier maintien des datacenters stratégiques, notamment au siège à Suresnes et dans son usine principale à Gidy, dans le Loiret. Pour des raisons de sécurité et de latence, certains sites industriels et laboratoires conserveront de petites infrastructures locales, alors que la stratégie « serverless » est appliquée à l’international.

    Un partenariat au cœur de l’innovation en santé numérique

    En renouvelant sa confiance en Google, Servier renforce sa position dans la course à l’innovation en santé numérique. Ce partenariat illustre comment l’intelligence artificielle peut transformer les modèles de R&D, réduire les coûts et, à terme, améliorer les résultats pour les patients. Une alliance stratégique qui pourrait bien dessiner l’avenir du développement pharmaceutique.

     

  • Sommet pour l’action sur l’Intelligence Artificielle du 6 au 11 Février 2025

    Un sommet international pour une gouvernance partagée.

    Les objectifs de ce sommet sont d’œuvrer à ce que l’IA s’inscrive dans un cadre éthique et de construire un cadre de gouvernance partagé avec les différents acteurs. Les organisateurs affirment leur ambition que la société soit aux commandes dans le développement et l’utilisation de l’IA. Ceci pour accélérer ce développement mais aussi pour l’accompagner afin de répondre à des problématiques d’indépendance stratégique, de législation, de fracture numérique et d’environnement. Les moyens mis en avant pour parvenir à cela sont la création de standards communs et le partage de bonnes pratiques.

    Différents types d’acteurs comme des entreprises privées, des associations, des chefs d’Etats et des instituts de recherche prendront part à ce sommet. La journée dédiée aux entreprises est le 11 février. Un évenement est organisé ce jour là à Paris Santé Campus. Il s’agit d’un échange autour de la thématique “Les enjeux de développement de l’IA dans la santé”.

    La direction de l’équipe chargée d’animer les travaux de groupes a été confié à Anne Bouverot, présidente du conseil d’administration de l’Ecole Normal Supérieur et envoyée spéciale de l’Elysée. De nombreux événements labellisés par le Sommet pour l’action sur l’IA auront lieu avant, pendant et après le sommet. La majorité d’entre eux se déroulera lieu à Paris.

    Programme du Sommet pour l’action sur l’Intelligence Artificielle @ Elysée