9 départements pilotes vont tester le nouveau DMP à compter du mois de décembre 2016, a annoncé Nicolas Revel, le patron de la Cnam, au cours de son audition le 5 octobre 2016 par la commission des affaires sociales du Sénat.
Cette phase pilote qui doit durer « plusieurs mois » sera menée auprès des assurés des caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) du Bas-Rhin, de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), des Côtes-d’Armor, du Doubs, de Haute-Garonne, d’Indre-et-Loire, du Puy-de-Dôme, de la Somme et du Val-de-Marne.
Plusieurs textes sont encore attendus, après la publication le 4 juillet 2016 du décret relatif au DMP, pour finaliser ce déploiement dans le cadre de la phase pilote, dont le décret encadrant le traitement des données par la Cnam.
Les modalités de création, d’alimentation et de consultation du DMP en cours de développement technique
Selon la Cnam, « les spécifications techniques liées au déploiement des nouvelles fonctionnalités dans les départements pilotes ont été présentées à la Cnil au titre notamment des formalités préalables » lui incombant en tant que responsable du traitement de données. La Cnam a ajouté que « les nouvelles modalités de création (en ligne par le patient), d’alimentation (historique des remboursements) et de consultation » étaient actuellement en cours de de développement technique.
Concernant les règles d’accès des professionnels de santé, la Cnam a précisé « dans un premier temps les accès des professionnels de santé se feront sur la base de la matrice arrêtée par l’Agence des systèmes d’information partagés de santé » (Asip santé) dans le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé.
Les assurés pourront ouvrir eux-mêmes leur DMP
Dans le cadre de la phase pilote, les assurés pourront ouvrir eux-mêmes leur DMP en ligne et dans les accueils des CPAM, a précisé Nicolas Revel aux sénateurs. Le dossier intègrera au départ six mois d’historique du remboursement, les services de l’assurance maladie travaillant à y intégrer au plus vite des « données hospitalières » et des résultats de biologie médicale. « Il faut que le médecin puisse consulter le DMP dans la même interface que son environnement métier, et il faut qu’il puisse l’enrichir en un seul clic. Ces mises à jour logicielles ont été faites par certains éditeurs, d’autres sont en cours », a ajouré le patron de la Cnam.
Un calendrier de généralisation après l’évaluation de la phase pilote
A l’issue de cette phase pilote « ces modalités seront ensuite progressivement étendues » à l’ensemble des ayants droit du régime général aux autres régimes obligatoires, l’évaluation des résultats obtenus en phase pilote devant permettre de définir un calendrier de généralisation.