Dans le cadre du programme « Investissements d’avenir » et de l’action « Accompagnement et transformation des filières », un appel à projets (AAP) sur les « plateformes d’accélération vers l’industrie du futur (idFu) » est ouvert jusqu’au 11 janvier 2021.
Cet AAP vise « à soutenir financièrement des projets de diffusion des meilleurs savoir-faire et technologies propres à l’industrie du futur (numérique, robotique, impression 3D, IoT, data, etc.) pour permettre la transformation des entreprises en accélérant leurs investissements dans l’innovation, clé de la nouvelle industrie française », précise Bpifrance, en charge de la conduite de l’instruction des dossiers, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI).
Les plateformes ont pour objectif de favoriser le développement des PME et ETI par l’investissement dans les savoir-faire et technologies de l’industrie du futur (numérique, robotique, impression 3D, IoT, data, etc.). Une application dans le secteur de la santé est possible.
Les dossiers de candidature sont à déposer en ligne au plus tard le 11 janvier 2021 à midi, selon le calendrier annexé au cahier des charges, sur le site Extranet.bpifrance.fr, accessible via ce lien.
Contacts :
• adminfilieres@bpifrance.fr
• Laura Sevestre : 01 53 89 55 42
• Julien Simon : 01 53 89 87 25
Projets attendus
- Le projet est porté de manière individuelle par une entité disposant dès à présent d’infrastructures physiques et de ressources humaines en cohérence avec les objectifs visés ;
- la plateforme présente une phase d’amorçage de 5 ans maximum ainsi qu’un plan d’affaires crédible et cohérent accompagné d’un plan de financement comprenant un équilibre entre ressources privées et publiques ;
- le projet se verra proposer un cofinancement par l’État des dépenses d’investissement et de fonctionnement : en parallèle de cette aide de l’État, la plateforme sera également soutenue financièrement par la région d’implantation.
Les caractéristiques de l’offre
L’offre technologique comporte plusieurs familles de solutions technologiques relevant du référentiel de l’Alliance industrie du futur (AIF) parmi lesquelles :
- les procédés de fabrication innovant : fabrication additive, usinage assisté, composite, assemblage hétérogènes, etc. ;
- les contrôles avancés : métrologie du futur, imagerie numérique, traitement du signal, etc.
- la performance environnementale et énergétique : management de l’énergie, usine propre, recyclabilité, etc. ;
- l’IoT et data : capteurs, connectivité, infrastructure de stockage, intelligence artificielle, cybersécurité, machine to machine, etc. ;
- l’homme augmenté : assistance cognitive et physique, application mobiles, interface homme machine, etc. ;
- la robotique/cobotique : cobot, exosquelette, robot coopératif et interactif, drone, etc. ;
- les outils numériques de conception et supervision : modélisation multiphysiques, réalité virtuelle et augmentée, conception 3D, BIM, etc.
L’offre de transformation consiste à :
- présenter aux dirigeants d’entreprise des technologies et méthodes de l’industrie du futur (idFu) :
- être en mesure de le conseiller quant aux technologies adaptées à la mise en œuvre de son plan stratégique ;
- lui donner accès à des experts « méthodes et technologies de l’idFu » formés sur la base du référentiel de l’AIF ;
- proposer des échanges d’expériences portant sur l’intégration de l’idFu (utilisation d’une bibliothèque de cas d’usage, mise en relation avec les réseaux d’entrepreneurs, avec des Vitrines de l’idFu).
- faciliter l’appropriation de méthodes et technologies de l’idFu par les équipes :
- conseiller la PME sur les offres locales de plateaux techniques adaptées à ses besoins ;
- accompagner les PME dans la conception et la conduite de ses essais ;
- conseiller les entreprises vers une autre plateforme d’accélération vers l’idFu adaptée à leurs besoins.
- proposer des prestations de transformation vers l’idFu et de conduite de projets,complémentaires à l’offre locale (après cartographie des offres de soutien à la conduite de projet à destination des PME dans le ressort géographique visé)
- mettre en relation les PME avec des fournisseurs de technologies et/ou de conseil :
- recenser les fournisseurs de technologies et les intégrateurs adaptés aux besoins du tissu industriel ;
- faire connaître aux entreprises locales les différents types d’offres de conseil pour conduire un projet d’intégration (au besoin organisation de rencontres regroupant 6des fournisseurs de conseil et des entreprises locales, par exemple le club des offreurs de solution AIF) ;
- conseiller les entreprises sur les offres de conseil et de solutions technologiques adaptées à son projet.
- veiller à ce que l’offre de formation locale soit adaptée au besoin de l’industrie du futur :
- cataloguer les organismes de formation, dont les offres peuvent faciliter l’intégration des méthodes et technologies de l’idFu ;
- mettre en relation les entreprises avec les organismes de formation adaptés au projet d’intégration de technologie de l’idFu.
Critères d’éligibilité et de sélection
Pour être éligible, un projet doit :
- être complet au sens administratif (cf. dossier de candidature) ;
- correspondre à la nature des projets attendus indiquée au paragraphe 2 ;
- présenter des indicateurs quantifiés attestant de l’impact attendu du projet en termes de transformation des entreprises industrielles du territoire visé, en particulier des PME et ETI ;
- être porté par une entité présentant une solidité financière en cohérence avec l’importance des travaux menés dans le cadre du ou des projets présentés, ainsi qu’avec les aides sollicitées ;
- disposer d’un modèle d’affaires avec un autofinancement après la phase d’amorçage de la structure projet ;
- bénéficier d’un soutien financier de la Région où il est implanté (ce soutien porte sur des dépenses différentes de celles financées par l’État et se matérialise par une lettre du Président du Conseil Régional marquant son intérêt pour financer le programme présenté et démontrant la cohérence avec les priorités stratégiques de la Région en matière de développement économique, de soutien aux entreprises et de politique industrielle (SRDEII, S3…) ainsi que la complémentarité avec les dispositifs en cours sur le territoire régional ;
- impliquer financièrement et significativement le porteur de projet.
Pour être sélectionnés, les projets éligibles sont instruits notamment sur la base des critères suivants :
- qualité et clarté de la gouvernance du projet notamment l’implication des industriels locaux dans les organes de décision ;
- apport concret et déterminant au tissu industriel local (plus-value par rapport à l’existant) avec un objectif quantitatif ambitieux des PME et ETI bénéficiant des prestations ;
- capacité du porteur de projet à atteindre les objectifs de PME et ETI industrielles transformées ;
- capacité à démarcher les entreprises cibles selon une approche active et à les accompagner ;
- crédibilité du porteur à être le réceptacle d’intérêts communs, condition nécessaire pour susciter la confiance des PME et ETI ;
- capacité du porteur à mobiliser l’écosystème économique local dans le projet,notamment les entreprises industrielles ;
- pertinence de la taille du projet et du dimensionnement des étapes conduisant à sa réalisation ;
- qualité du modèle économique, du plan d’affaires et du plan de financement présentés, ainsi que des retours financiers vers l’État ;
- solidité financière de la structure porteuse ;
- pertinence du parc d’équipements proposé au vu des enjeux locaux de transformation des PME vers l’idFu ;
- pertinence des prestations proposées pour répondre aux spécificités des PME industrielles locales ;
- délais de mise en œuvre ;
- qualité de la prise en compte des questions concernant les besoins de formation ;• impacts écologiques et énergétiques.
Les critères suivants pourront également s’appliquer, lorsque cela s’avère pertinent :
- intérêt stratégique pour le développement de la ou des filières concernées ;
- développement d’avantages concurrentiels des secteurs industriels dans la concurrence mondiale ;
- caractère avéré de la mutualisation entre différents acteurs de la filière (entreprises et éventuellement acteurs publics de la recherche) ;
- degré d’ouverture et d’interopérabilité des outils mutualisés ;
- part des entreprises (notamment PME) concernées par le projet dans la chaîne de valeur de la ou des filières visées.