Syndicats

  • 18ème Forum Paris Biotech Santé : « La France, start-up nation en santé ? », le 24/01/20 à Paris

    Paris Biotech Santé, un incubateur et une pépinière de start-ups innovantes en santé, organise son 18ème forum le 24 janvier 2020 sur la thématique « La France, start-up nation en santé ? ». Cette matinée sera rythmée par 2 tables rondes portant sur le financement des jeunes entreprises : la première sera centrée sur le marché français, la seconde sur l‘international.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • Légion d’honneur : les acteurs de la santé et du numérique distingués (promotion du 1er janvier 2020)

    Plusieurs figures des secteurs de la santé et du numérique figurent parmi les 487 personnalités nommées et promues dans l’Ordre de la Légion d’honneur par décrets du Président de la République en date du 31 décembre 2019, parus au Journal officiel (JO) du 1er janvier 2020.

    À noter en particulier les 3 nominations suivantes :

    • François Bourdillon, médecin de santé publique, directeur jusqu’en 2019 de Santé Publique France qu’il a contribué à fonder, est nommé chevalier sur le contingent du ministère des Solidarités et de la Santé ;

    • Serge Weinberg, président du conseil de Sanofi, est nommé commandeur, sur le contingent du ministère de l’Économie et des Finances;

    • Marie-Laure Pochon, P.-D.G. de la société Acteon Group, spécialisée en dispositifs médicaux de haute technologie, est nommée officier sur le contingent du ministère de l’Économie et des Finances.

    Bercy salue l’engagement pour l’innovation numérique

    Le ministère de l’Économie et des Finances porte au grade de chevalier plusieurs personnalités engagées dans le domaine de l’innovation technologique :

    •  Jean-David  Chamboredon, président exécutif du fonds d’investissement Isai, coprésident jusqu’en 2019 de l’association France Digitale ;
    • Claire Houry, associée du fonds Ventech Partners, vice-présidente jusqu’en 2019 de France Digitale ;
    • Luc Julia, vice-président du groupe Samsung chargé de l’innovation ;
    • Yann Le Cun, vice-président et scientifique en chef de l’intelligence artificielle de Facebook ;
    • André Choulika, fondateur et P.-D.G. de Cellectis, ex président de France Biotech.

    Le Mesri récompense la conscience éthique des scientifiques

    Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) porte au grade de chevalier deux personnalités engagées en faveur de l’éthique en matière de numérique et de santé :

    • Laurence Devillers, professeure en intelligence artificielle à Sorbonne Université, membre du comité pilote d’éthique du numérique du CCNE ;
    • Hervé Chneiweiss chercheur en neurologie, président du comité d’éthique de l’Inserm.
  • Hacking Health Camp 2020 : du 20 au 22 mars 2020 à Strasbourg

    La 7e édition du Hacking Health Camp se déroulera du 20 au 22 mars 2020 à l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (Ircad) et à la faculté de médecine de Strasbourg. 

    Ces 3 jours seront rythmés par des conférences axées sur les millennials et la santé, des formations sur le plan légal, médical, technologique, design et entrepreneurial ainsi que par un hackathon d’envergure mondiale, soit un concours de 50 heures pour transformer des idées en prototypes. 

    Ce challenge s’adresse aux porteurs de projets ou aux professionnels de santé, patients, développeurs, ingénieurs, designers et entrepreneurs souhaitant mettre à disposition leur savoir-faire et ainsi contribuer à la création de solutions innovantes en santé.

    Les inscriptions sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

    Vendredi matin à l’Ircad

    • CONFÉRENCES : « Les Millennials et la santé », des personnalités partagent leur vision du futur de la santé
      • Le programme détaillé ici.

     Vendredi après-midi à la Faculté de médecine

    • FORMATIONS : l’innovation en santé
      • Le programme détaillé ici.

    Du vendredi soir au dimanche soir à la Faculté de médecine

    • HACKATHON : 50 heures pour transformer des idées en prototypes.
      • Le déroulé du hackathon ici.
  • E-santé & diabète : WeHealth (Servier) s’allie à Nucleus Dynamics (Singapour) & Aiscreenings (France)

    WeHealth Digital Medicine (anciennement WeHealth by Servier), la division du groupe Servier dédiée à la e-santé, vient de signer un partenariat avec 2 sociétés dans le domaine du diabète : Nucleus Dynamics, basé à Singapour et à l’origine d’une solution de suivi numérique des plaies, et Aiscreenings, une start-up française spécialisée en intelligence artificielle (IA) appliquée au dépistage de la rétinopathie diabétique. Ces alliances ont été toutes les 2 annoncées par Servier le 17 décembre 2019 (communiqués).

    • WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings (plateforme aiVision) signent un partenariat de co-développement et une licence de distribution d’une solution, Oliatys, conçue pour améliorer le dépistage de la rétinopathie diabétique par le biais d’algorithmes de reconnaissance automatisés de fonds d’œil et de deep learning (apprentissage profond).

    • WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics vont co-développer et commercialiser une solution numérique à destination des podologues pour améliorer le suivi, la gestion du traitement des plaies des patients diabétiques, notamment du pied, et faciliter les échanges entre les équipes médicales. L’outil est basé sur une analyse des images via intelligence artificielle (IA). La division de Servier est « le distributeur exclusif de la solution dans le monde », indique-t-elle, ajoutant que le lancement de l’outil est prévu fin 2020 sur le marché européen.

    Ces deux nouveaux accords portent à 5 le nombre de partenariats de WeHealth Digital Medicine dans le domaine du diabète, « un des axes de recherche prioritaires du groupe Servier », rappelle l’entreprise.

    2 partenariats pour améliorer la prise en charge des patients atteints de diabète

    WeHealth Digital Medicine et Aiscreenings : le dépistage de la rétinopathie diabétique via l’IA

    Oliatys a pour objectif de faciliter le dépistage et la prise en charge des patients atteints de rétinopathie diabétique par l’intermédiaire d’un système d’intelligence artificielle (IA).

    Concrètement, l’image du fond de l’œil générée par un rétinographe est envoyée sur une plateforme, qui va l’analyser pour déterminer si le patient souffre ou non d’une rétinopathie diabétique.

    WeHealth Digital Medicine et Nucleus Dynamics : une e-solution pour améliorer le traitement des plaies

    Les deux sociétés développent conjointement une application mobile qui utilise l’IA pour une analyse intelligente des images afin de transmettre aux infirmiers et aux podologues « une solide documentation d’images ou de vidéos sur les plaies déjà rencontrées », explique WeHealth Digital Medicine.

    À partir de la photo téléchargée sur la plateforme de la plaie à traiter, cette dernière est automatiquement mesurée et le type tissulaire identifié. Le podologue peut se baser sur ces informations pour proposer un traitement adapté. L’évolution de celui-ci est ainsi suivi de manière appropriée. Le médecin ou le diabétologue reçoit par ailleurs un compte rendu à l’issue du processus.

    « La solution Nucleus Dynamics améliore notablement la prise en charge des plaies en facilitant la transmission des données du patient assurée par la continuité des soins entre l’infirmier(ère), le podologue, le médecin généraliste et le diabétologue », complète David Guez, executive director, innovation & scouting, de WeHealth Digital Medicine.

    Cette solution, dont le lancement est prévu fin 2020 en Europe, va être commercialisée auprès des podologues et des infirmiers.

  • « D4(for) Evolution » par Dedalus : journée d’échanges le 23 janvier 2020 à Paris

    Le groupe Dedalus Healthcare Systems organise une journée d’échanges « D4 (for) Evolution », qui portera notamment autour de ses activités et de ses engagements, le 23 janvier 2019 à Paris.

    Les inscriptions (gratuites) sont à réaliser auprès de Rajaa Doudou, chargé de communication :  rajaa.doudou@dedalus.eu ou 01 75 60 91 42.

    Une journée de partage

    Alors que l’édition 2019 a permis de présenter la nouvelle stratégie du groupe, Dedalus souhaite cette année :

    • d’une part faire découvrir aux acteurs de la santé son engagement auprès des établissements dans les domaines dans lesquels il est spécialiste, à savoir « le partage de données, du dossier patient, de la production de soins et des plateaux techniques » (Deadlus) ;
    • d’autre part proposer des ateliers au choix afin d’échanger et d’appréhender le positionnement des parties prenantes. 

    Programme et intervenants

    Matinée : vision et stratégie 

    • 8h30-9h00 : café d’accueil
    • 9h00-9h20 : Discours de bienvenue, Frédéric Vaillant
    • 9h20-9h40 : Intervention orientée secteur Public, Thomas Ludec
    • 9h40-10h00 : Les nombreux enjeux des laboratoires de biologie médicale en France, Eric Lainé
    • 10h00-10h30 : Pause café 
    • 10h30-10h50 : Dedalus One Company (ANGL), Giorgio Moretti 
    • 10h50-11h10 : Intervention KLAS 
    • 11h10-11h30 : Intervention orientée PV, Thierry Chiche 
    • 11h30-11h50 : Feuille de route ma santé 2022, Dominique Pon 
    • 11h50-12h10 : CHU de Poitiers, Isabelle Princet

    12h10-13h30 : cocktail déjeunatoire 

    Après-midi : workshops (ateliers au choix)

    • 13h40-14h25 : Session 1
      • Digital pathology S4H, architecture technique de nos solutions D4, BI4H, sécurisation du circuit oncologique grâce à la robotique, C4C Meeting
    • 14h30-15h15 : Session 2
      • RoadMap DxCare Evo, portail de connaissances cliniques, échanges et partages, le DPI dossier patients communicant : DOPA Vision 360°, Calyps IA 
    • 15h30-16h35 : Session 3
      • DStorage, Biomanger : un middleware polyvalent dans les laboratoires de biologie médicale, Quarness instant messaging, borne Digitialis, portail patient 
    • 16h40-17h25 : Session 4
      • Architecture technique des solutions D4, RoadMap Dx Care Evo, Gamme PAS – Pour une facturation démétérialisée, C4H WMS, SAE
  • H&T Summit 2019 : Lyfgen, MyPL et Digipharm lauréats du start-ups challenge

    Lyfegen, Digipharm et MyPL sont les 3 jeunes pousses sélectionnées pour participer au start-up challenge organisé par la société Care insight dans le cadre du Health & Tech Summit, qui se tient ce 18 décembre 2019 à Paris sur le thème « value for patients« . L’occasion pour elles de « pitcher » leurs solutions respectives à l’occasion d’une session dédiée.

    • Lyfegen (Suisse) : start-up internationale basée en Suisse et spécialisée dans les technologies de santé  visant à optimiser la création de valeur dans le secteur ;

    • MyPL (France) : développe un dispositif médical innovant d’aide à la décision basée sur le partage de données entre les patients et les experts médicaux en oncologie ;

    • Digipharm (Suisse) : a mis au point une plateforme basée sur la technologie de la blockchain afin d’optimiser les systèmes de tarification dans le secteur de la santé.

    Présentation des 3 start-ups :

  • Prix Galien 2019 : Anamnèse et Eyeneed, lauréats du volet « e-santé »

    Anamnèse et Eyeneed décrochent le prix Galien « e-santé », respectivement dans les catégories « amélioration dans le parcours de soins » et « amélioration dans la prise en charge d’une pathologie ». Au total, 10 sociétés ont été couronnées lors de la cérémonie de remise des prix, qui s’est tenue le 16 décembre 2019 à Paris.

    • Anamnèse : il s’agit d’une intelligence artificielle (IA) médicale multilingue qui assiste les professionnels de santé en questionnant les patients en amont « pour structurer un dossier médical exhaustif permettant ainsi la régulation et l’optimisation du parcours de soins des patients » (communiqué). Le jury a plus précisément récompensé Géri’App, une version d’Anamnèse dédiée à la coordination des soins Ehpad-ville-hôpital, développée à la demande du service des urgences de l’Hôtel-Dieu et de l’Ehpad départemental du Creusot (Bourgogne-Franche-Comté).

    • Eyeneed : présenté comme un « secrétariat numérique intelligent », Eyeneed est un projet de plateforme nationale de la santé visuelle dont l’objectif est de diminuer les délais en ophtalmologie et d’améliorer la prise en charge des patients (accès aux soins pour tous).

    Prix Galien 2019 : les lauréats du volet « e-santé »

    Prix Galien 2019 : les 10 lauréats

  • Concours innovation i-Lab 2020 : appel à candidatures pour les entrepreneurs deep tech (12/02/20)

    La 22ième édition de i-Lab, concours national porté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en partenariat avec BpiFrance, est lancée avec l’ouverture de l’appel à candidatures (AAC) pour les entrepreneurs de la deep tech.

    L’enjeu de ce concours d’innovation est d’encourager la création d’entreprises de technologies innovantes, de détecter des projets de création et de soutenir les plus prometteurs grâce à une aide financière ainsi qu’à un accompagnement adapté. Chaque année, des entrepreneurs portant des projets dans le secteur de la e-santé sont récompensés.

    Depuis sa création en 1999, i-Lab a permis la création de plus de 2 000 entreprises et d’une « véritable dynamique dans l’écosystème de l’innovation au niveau local et à l’échelle nationale », indique le ministère. 

    Pour cette nouvelle édition, les candidats doivent s’inscrire en ligne avant le mercredi 12 février 2020 à midi, en remplissant le dossier de candidature dématérialisé, exclusivement sur la plateforme opérée par Bpifrance Financement, accessible via ce lien. Les lauréats recevront une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée.

    Modalités de participation

    • peuvent concourir tous les porteurs d’un projet d’entreprise non créée ou créée depuis le 1er décembre 2017, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salariés du secteur public ou du secteur privé ou demandeur d’emploi), à condition qu’ils remplissent les conditions légales et réglementaires requises pour la création d’une entreprise.
    • La société doit être installée sur le territoire français.
    • Pour les lauréats « en émergence » des éditions précédentes du concours, les bénéficiaires d’une bourse French Tech « Émergence » ainsi que les lauréats du prix Pépite-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant bénéficiaient de conditions privilégiées d’éligibilité (voir le règlement).
    • Le candidat doit être un futur actionnaire et dirigeant de l’entreprise. Lorsque celle-ci est déjà créée lors du dépôt de la candidature, le candidat doit en détenir une part du capital et être l’un de ses dirigeants à la date de dépôt du dossier.

    Type de projets recherchés

    Les types de projets concernés sont :

    • les projets relatifs à la création d’une entreprise s’appuyant sur une technologie innovante, l’innovation se caractérisant par l’introduction sur le marché d’un produit (y compris de logiciels), d’un procédé ou d’un service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques ainsi que de l’utilisation prévue ou de la facilité d’usage ;
    • les projets portant sur le développement d’un nouveau produit ou d’un service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l’entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets « création-développement »). 

    Critères d’évaluation :

    • caractère innovant de la technologie et preuve du concept établie

    • viabilité économique du projet ;

    • potentiel significatif de développement et de création de valeur y compris à l’international ;

    • motivation, disponibilité et capacité du candidat à créer et à développer une entreprise, à diriger une équipe et à nouer des partenariats ;

    • capacité du candidat à s’impliquer dans le projet ;

    • qualité et complémentarité de l’équipe ;

    • maîtrise de la propriété intellectuelle et des droits des tiers (notamment liberté d’exploitation).

    Dépenses financées : une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros

    Les dépenses éligibles, d’un montant maximal de 1 million d’euros, sont des dépenses de personnel, de fonctionnement ou d’équipement directement liées au programme de recherche et de développement de l’entreprise créée :

    • conception et définition des projets ;
    • propriété intellectuelle ;
    • études de marché, études de faisabilité ;
    • recherche de partenaires ;
    • expérimentation,développement de produits, procédés, services nouveaux ou améliorés ;
    • réalisation et mise au point de prototypes, de maquettes ou de pilotes ;
    • prestations de conseil, de formation et d’accompagnement.

    Après expertise des projets, les lauréats sont sélectionnés par un jury national composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique.

    Les lauréats reçoivent une subvention d’un montant maximal de 600 000 euros versée à l’entreprise qu’ils auront créée. Cette subvention peut représenter jusqu’à 60 % du programme d’innovation de l’entreprise.

  • e-Recrutement : Medelse lance un forfait jour et travaille sur la partie prédictive de son algorithme

    « Nous partons des besoins des médecins », explique Marion Giendaj, head of marketing communication à Medelse, une plateforme en ligne de recrutement dans le médical qui se présente comme « l’agent des praticiens en santé ». La société vient de lancer un contrat forfait jour, alternative à l’intérim, afin de répondre aux besoins ponctuels des praticiens et des établissements.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Marion Giendaj revient en détail sur cette nouvelle offre et les particularités de la plateforme, dont l’algorithme fait matcher les demandes des praticiens avec les offres des établissements. « Nos informations sont mises à jour quotidiennement et tout est vérifié, précise-t-elle entre autres. C’est un point important parce que le secteur est opaque. Les praticiens ne connaissent pas toujours toutes les opportunités auxquelles ils ont accès et n’ont pas le temps de gérer leur évolution de carrière. Nous avons une équipe d’agents pour accompagner les praticiens et une équipe de référents pour accompagner les établissements. » L’accès à la plateforme est gratuit pour les praticiens et une tarification fixe est proposée aux établissements.

    Autre information clé : Medelse souhaite « mettre en lumière » l’ensemble des données de sa plateforme, en proposant dans un premier temps courant 2020 un accès à cette base à ses utilisateurs. L’idée à terme est de travailler sur la partie prédictive de son algorithme, d’anticiper les prochaines volontés des médecins.

    Marion Giendaj indique par ailleurs que la société envisage un développement à l’étranger, en Europe tout d’abord courant 2020-2021 puis « éventuellement » aux États-Unis.

    Forfait jour : plus de 1 000 jours d’exercice fournis aux établissements en 6 mois

    Medelse se présente comme l’agent des praticiens en santé, avec actuellement plus de 14 000 postes ouverts, en libéral ou salariat. Vous venez de lancer un contrat forfait jour pour répondre à l’urgence présente dans l’ensemble des établissements de santé : 30% des postes vacants, difficultés d’attractivité pour les établissements, etc.

    Oui, et nous sommes aussi partis d’un souhait des candidats. Nous avons remarqué que beaucoup de praticiens recherchaient un forfait court et en jour avant une installation en libéral ou une collaboration de longue durée avec un établissement. Idem du côté des établissements. Ce forfait jour permet d’éviter un passage par l’intérim, plus coûteux. Le contrat est généré par les établissements.

    Les praticiens sont nombreux à souhaiter réaliser un remplacement avant de savoir où ils veulent aller pour une installation de longue durée. Nous avons par exemple une médecin généraliste qui a travaillé pendant 5 ans en Nouvelle-Calédonie en remplacement. À son retour en métropole, elle a obtenu un contrat forfait jour à Lyon puis a été prise en CDI par l’établissement.

    Quel est le premier bilan de ce forfait jour ?

    Nous avons testé ce nouveau contrat en juin-août 2019 et l’avons réellement lancé fin septembre. Pendant la période d’expérimentation de 3 mois, plus de 350 jours d’exercice ont été fournis aux établissements, ce qui est bon résultat. Et, sur les 6 derniers mois (3 mois de test + 3 mois de lancement officiels), nous comptabilisons un peu plus de 1 000 jours d’exercice fournis.

    Nous constatons que les établissements anticipent beaucoup plus leurs besoins ponctuels que leurs besoins de recrutements permanents. Il y a beaucoup plus de facilités pour eux parce qu’en 48 heures le processus est réglé. La démarche est plus rapide car les établissements expriment plus rapidement leurs besoins, les praticiens sont plus flexibles sur les conditions du court terme et il y a moins d’échanges pour se mettre d’accord. En clair, l’établissement émet une demande, qui est envoyée aux praticiens disponibles correspondants. Dès qu’un praticien accepte l’exercice tout est validé, contrairement à un recrutement permanent, où il y a des échanges téléphoniques et physiques. 

    Combien de praticiens et d’établissements utilisent votre plateforme ?

    Nous comptons environ 1 500 établissements utilisateurs. Il s’agit de tous types de structures, comme des hôpitaux, des maisons de santé mais aussi des groupes comme la Croix-Rouge, etc. Côté praticiens, nous comptabilisons plus de 20 000 utilisateurs, en sachant que nous avons introduit le paramédical il y a quelques mois, secteur pour lequel le marché de l’emploi est différent.

    « Notre algorithme centralise l’offre et la demande au niveau national »

    Comment vous démarquez-vous des autres plateformes d’offres dans le secteur de la santé ?

    Par rapport à un site d’annonces classiques, notre plateforme se démarque par la fraîcheur des informations qu’elle recense, mises à jour au quotidien.

    Notre algorithme centralise l’offre et la demande au niveau national. C’est un autre plus. les établissements n’ont pas besoin d’aller en région pour connaître le marché, de passer par un cabinet de recrutement régional.

    Un autre avantage est la rapidité. L’algorithme fait « matcher » les praticiens et les établissements dont les besoins coïncident. En moyenne, le recrutement se fait sur 3 semaines via notre plateforme, en prenant en compte les entretiens, au lieu de 3 mois habituellement.

    L’accompagnement que nous proposons nous permet également de nous démarquer. Nous avons des agents qui sont dédiés quotidiennement au suivi des établissements et des praticiens. Nous nous sommes aperçus qu’il pouvait y avoir un langage de sourds entre les uns et les autres. Nous sommes-là pour harmoniser le langage des praticiens et celui des établissements. Nous avons également constaté que beaucoup de médecins ne savaient pas réellement comment être efficaces dans leur recherche d’emploi, comment mettre en avant leurs compétences, leurs expériences, etc. Nous leur délivrons des conseils et leur donnons également accès à des reportages vidéos et à des photos pour qu’ils aient une vision concrète des établissements. Nos référents sont là pour mettre en avant leurs établissements, en cohérence bien entendu avec les besoins et souhaits des praticiens.

    Un accès gratuit pour les praticiens, une tarification fixe pour les établissements

    Quel est votre business modèle ?

    L’accès à la plateforme est gratuit pour les praticiens. Ce sont les établissements qui paient. Nous avons fait le choix d’une tarification fixe avec une garantie de 100 % de succès. Cela ne les engage donc à rien. À nous d’être plus efficaces pour que les établissements recrutent plus rapidement grâce à Medelse.

    Quels sont les axes d’amélioration de votre service, les évolutions de l’offre envisagée ?

    Nous réfléchissons à différentes offres, qui s’adapteraient  à toutes les tailles de structures (petits centres de santé comme grands centres hospitaliers, qui ne recrutent pas de la même manière et avec les mêmes moyens).

    En ouvrant notre plateforme au paramédical, nous nous attaque également à un recrutement qui est encore plus en souffrance et qui est géré totalement différemment. Nous sommes en réflexion avec les établissements à ce sujet, pour créer par exemple des accès différents pour le paramédical ou encore un système de pack avec un objectif de recrutements à effectuer sur l’année, financièrement plus intéressant encore.

    « Notre partie data va être mise en avant courant 2020 »

    Combien de personnes travaillent actuellement pour Medelse ?

    Nous sommes une quinzaine dans les locaux de Clichy, avec une équipe technique basée à Toulouse. Il y a une grosse équipe RH dédiée à l’accompagnement des établissements et une autre dédiée aux médecins. L’équipe technique et produits est en charge de toute notre innovation et de notre algorithme.

    À ce propos, nous avons un data scientist qui a pour mission d’optimiser cet algorithme, de le rendre plus fin dans ses analyses. Toute cette partie data va être mise en avant courant 2020.

    De quelle manière ?

    L’idée est de travailler sur la partie prédictive du système, d’anticiper les prochaines volontés des médecins, de mieux identifier les zones où il y a un vide médical pour savoir où créer un établissement de santé par exemple. Nous avons beaucoup de données à disposition et l’objectif est de pouvoir les mettre en lumière l’année prochaine, en donnant dans un premier temps un accès à ces données au cours du 1er semestre 2020.

    Un développement de la plateforme prévu en Europe et aux États-Unis

    Envisagez-vous un développement à l’étranger ?

    À horizon 2020-2021, nous envisageons de tester le marché européen dans un premier temps puis éventuellement l’international avec les États-Unis.

  • Lancement de l’accélérateur Digital Pharma Lab : 7 industriels et 9 start-ups pharmatech embarqués

    Provoquer la rencontre entre start-ups et industries de santé afin d’accélérer l’intégration des innovations des jeunes entreprises dans les métiers et les business modèles des laboratoires pharmaceutiques, entreprises de biotechnologies et fabricants de dispositifs médicaux. Tel est l’objectif du Digital Pharma Lab, présenté comme le « premier accélérateur pharmatech indépendant en Europe ». Inauguré le 9 décembre 2019 à l’occasion d’une conférence spéciale, ce nouvel organisme est soutenu par Bpifrance et l’EIT Health : son lancement marque le démarrage de la première promotion du programme d’accélération, axée pour cette première saison sur la thématique « révolution pharmatech ».

    Ce programme de 4 à 6 mois a pour but de permettre aux industriels de la santé partenaires d’accélérer, voire d’intégrer dans leurs modèles, les innovations des start-ups pharmatech sélectionnées :
    • les partenaires industriels : Biogen, Ipsen, Servier, Otsuka, Sanofi, Takeda et Chugai ;
    • start-ups sélectionnées : Apodis Pharma, Diam Park, Epigene Labs, Inato, Invenis, Lucine, MyBrain Technologies, MyScienceWork et Yuni.

    Le Digital Pharma Lab s’engage également aux côtés des start-ups pour leur permettre de consolider leurs opportunités de développement en attirant l’attention des investisseurs publics et privés.

    L’accélérateur a été co-fondé par Pascal Bécache, ancien d’IBM et d’Iqvia, et Didier Tranchier, investisseur dans plus de 40 start-ups depuis 20 ans.

    Faire de Paris la place des investissements pharmatech en Europe et dans le monde

    Pascal Bécache, co-fondateur du Digital Pharma Lab, souligne que l’ambition de cet accélérateur « est de contribuer à faire de Paris le cœur des investissements pharmatech en Europe et dans le monde en se fondant sur son environnement scientifique, technologique et économique unique ».

    ​“L’annonce il y a quelques jours par la région Île-de-France de la création d’un programme d’investissement européen de deux milliards d’euros pour le développement d’entreprises innovantes du secteur santé et des sciences de la vie, vient corroborer notre vision et conforte notre volonté », complète-t-il.

    « Le challenge est de faire rentrer le digital dans l’industrie pharma »

    En introduction de cette matinée, Vincent Galand, le directeur de l’innovation du Digital Pharma Lab, précise cependant qu’« il manque un rouage entre industriels et start-ups » actuellement. Martin Dubuc, P.-D.G. de Biogen, rappelle de son côté que « le challenge est de faire rentrer le digital dans l’industrie pharma ». Le temps de développement « est trop long », observe-t-il. « Dans le secteur du dispositif médical, ce temps est plus court, ajoute-t-il. Il n’y a pas encore de burning plateforme côté pharma. Les acteur n’ont pas encore le sentiment qu’ils vont se faire « disrupter ». Quels choix opérer ? Comment faire rentrer le digital dans le secteur ? Par l’intrapeunariat ou l’intégration ? »

    « Outre le fait de favoriser des débouchés commerciaux, le programme de Digital Pharma Lab représente une formidable opportunité pour les start-ups sélectionnées de démontrer aux investisseurs publics et privés l’intérêt des industriels pour leurs solutions et la solidité de leur potentiel de développement », estime Didier Tranchier, co-fondateur de l’accélérateur. Selon Thierry Picard, associé, ​le nouveal accélérateur « apporte aux industriels de la santé tous les avantages d’un partenaire indépendant, bien inséré dans l’écosystème pharmatech, expert de l’accompagnement de projets digitaux transverses ».

    « Les enjeux d’un laboratoire de demain » : la vision des partenaires industriels

    Ipsen : le choix de l’intégration

    • Intervenenu lors de la conférence du 9 décembre : Dominique Bery, executive vice president strategy & transformation à Ipsen

    Chez Ipsen, c’est le choix de l’intégration. Il manque le coté « disruptif » et peut-être l’intrapreunariat, note Dominique Bery. On explique en interne que le digital va apporter une valeur médicale au patient. Le premier enjeu est de mettre le médicament plus vite possible sur le marché et s’assurer que le patient tire le plus de bénéfices de ce traitement. Le second enjeu selon Ipsen c’est celui de la donnée : l’utilisation de ces datas à disposition mais finalement peu utilisées.

    L’idée en résumé est :

    • de rassembler ses propres données ;
    • d’accéder aux données en vie réelle et accepter leur manque de qualité, et apprendre à travailler avec ces données imparfaites en les agrégeant ;
    • de générer de nouvelles données pendant que le patient prend son traitement.

    Exemple d’une appli pour le cancer du pancréas. Très peu d’innovation thérapeutique. Difficile de mettre en place des protocoles, savoir où sont les patients. Impact majeur si on y arrive.

    Sanofi : « nouer de nouvelles relations pour créer de la valeur pour le patient »

    • Intervenant : Isabelle Vitali, head of commercial digital innovation center à Sanofi

    « Nous travaillons avec tout l’écosystème, jusqu’au patient, indique Isabelle Vitali. Le digital permet cela même si l’humain reste indispensable. Le numérique nous aide à avoir des messages plus précis, à développer des outils pour nos interlocuteur, à collecter des données pour être beaucoup plus qualitatif, et, pour le professionnels de santé, à développer des solutions afin de mieux appréhender le suivi des patients (maladie chronique comme le diabète). Notre stratégie est de nouer de nouvelles relations pour créer de la valeur pour le patient. »

    La volonté de Sanofi est d’être « extrêmement concret » en se penchant sur des questions concrètes. « En amont, on se met d’accord sur les axes stratégiques, explique Isabelle Vitali. Le focus sur l’usage étant désormais bien ancré dans les esprits, l’enjeu désormais est économique : qui va payer au final ? Quelle valeur cela va-t-il générer ? Nous mettons au cœur de nos réflexions l’éthique by design. C’est un changement de mentalité complet. »

    Takeda : l’open innovation pour améliorer l’accompagnement tout au long du parcours de soins

    • Intervenant : Laure Monange-Caby, head of customer solutions & innovation Takeda

    « Avec l’open innovation, il est possible de proposer un accompagnement sur tout le parcours de soin, au-delà de la prise de médicaments, note Laure Monange-Caby. C’est un changement d’état d’esprit dans l’entreprise ». Cette approche doit être testée pour voir si elle fonctionne, indique-t-elle, et savoir comment la généraliser et la partager à toutes les aires thérapeutiques».

    Servier : « il faut avoir recours à l’intrapreneuriat »

    • Intervenant : Claude Bertrand, executive vice president R&D à Servier

    Claude Bertrand met en avant la problématique de succès, les laboratoires pouvant investir de manière conséquente (tant en matière de temps, de ressources humaines et de coût) dans des produits dont le succès final n’est pas garanti. « Comment accélérer la mise sur le marché d’un marché ?, interroge Claude Bertrand, qui note par ailleurs qu’il y a un besoin de trouver des data scientists. « Le changement d’état d’esprit est très important. Il faut avoir recours à l’intrapreneuriat et intégrer le concept de « think out of the box » », estime-t-il.

    Otsuka : mettre le client au cœur des réflexions

    • Intervenant : Magali Schembri, Chief Digital Officer Otsuka France

    Concernant la transformation digitale, le changement de culture est plutôt insufflé dans l’entreprise, par l’intrapeunariat, commente Magali Schembri. Étant une filiale d’un groupe japonais, au niveau local l’enjeu est de travailler de façon plus agile, de mettre le client au cœur des réflexions, explique-t-elle. La plupart du temps le digital est la solution mais pas nécessairement non. Voici les étapes qu’elle préconise :

    – 1. transformer le comité de direction ;

    – 2. entretenir l’etat d’esprit start-up ;

    – 3. changer les façons de travailler ;

    – 4. travailler avec des acteurs.

    « De la start-up au scale up »

    • Marion Cassiau, head of startup acceleration à Bpifrance (Healthcare Ventures), estime que « le dialogue n’est pas assez important » entre industriel et start-up.
    • Anne Osdoit, partner Sofinnova, explique que son cabinet va « se pencher sur les barrières à l’entrée du marché et [qu’il mène] pour cela une analyse du chemin réglementaire et et cherche à améliorer l’accès au marché : « Est-ce que le business model est suffisamment travaillé pour l’échelle internationale ? », interroge-t-elle.
    • Bernard Kirsch, président d’Angels Santé : en tant que business angel, son cabinet intervient sur du « seed » en medtech, en santé digitale et en biotech. Il voit environ 140-150 sociétés par an et investit dans 7 % d’entre elles. Il étudie lui aussi les barrières à l’entrée du marché, la part de marché potentielle. Enfin, il analyse la capacité d’exécution, la « scalabilité » et l’internationalisation, les premiers critères à étudier pour un investissement. « Tout n’est pas qu’une question d’argent, estime-t-il, il s’agit d’accompagner dans la durée. La difficulté réside dans les séries B ou C. »
    • Pierre Moustial, président du groupe Urgo, constate des freins dans le remboursement des medtech par la Sécurité sociale alors qu’il y a beaucoup de création. Il modère toutefois en évoquant l’article 51, qui permet une prise en charge par l’Assurance maladie. Ce qui permet le « scale up » selon lui, ce sont des soutiens comme le crédit impôt recherche (CIR) et Bpifrance. Il préconise de ne surtout pas aller en bourse, tel que Euronext, car pour une start-up, « la prédictibilité est trop compliqué ». Il faut au moins 10 à 20 millions d’euros de chiffres d’affaires pour envisager une introduction, recommande-t-il.
    • Anaïs Délicourt, business creation manager à l’EIT Health France : l’EIT health, qui n’a que 3 ans d’existance en France, accompagne les start-ups dans leur « scale up » en termes de financement au niveau européen. Il existe pour ces jeunes sociétés un réseau d’investisseurs à l’échelle européenne qui propose des programmes de cross investment : business angel et seed pour de la série A et des programmes en France pour les séries B et séries C. Anaïs Délicourt souligne que la France, l’Allemagne et l’Angleterre sont des marchés attractifs pour l’Europe.
    • Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G et co-fondatrice de Lucine, propose de marketer l’éthique « made in France » car la France, avec l’Angleterre et l’Allemagne, est un marché attractif.