Syndicats

  • Canicule 2026 : les directeurs d’hôpital demandent un plan d’État pour le bâti hospitalier

    Le Syndicat des manageurs publics de santé pointe des infrastructures vieillissantes peu adaptées au réchauffement climatique et une hausse du nombre d’appels aux urgences ayant entraîné une hausse des décès.

    Ils réclament un soutien financier de l’État pour l’amélioration thermique des établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, la mise en place de plans d’adaptation dans une gestion prévisionnelle de long terme, l’ouverture de groupes de travail ministériels sur les normes de bâtiments, ainsi que la constitution d’une réserve stratégique de climatiseurs mobiles pour les services de soins.

    D’anciens débats relancés à cette occasion

    Cette conférence de presse est aussi l’occasion pour le SMPS de remettre sur la table des sujets plus anciens que la seule adaptation climatique, comme le débat sur la régulation à l’installation médicale, en se disant favorable à une discussion sur le sujet.

    Le syndicat pointe également une asymétrie entre secteur public et secteur privé sur la permanence des soins, que l’hôpital public assure en grande partie selon un rapport du ministère de la Santé. Ils dénoncent une concurrence des cliniques privées, non soumises aux mêmes limites réglementaires que le secteur public sur le recours à l’intérim médical.

    Sur la démographie médicale, le syndicat demande davantage de souplesse pour l’intégration des médecins Padhue (diplômés hors Union européenne), ainsi qu’une hausse du nombre de places en écoles de formation de professionnels paramédicaux, notamment +25 % dans les instituts de formation d’aides-soignants.

    La régulation à l’installation médicale revient régulièrement dans le débat public français, mais la canicule de l’été 2026 semble accélérer sa remise à l’ordre du jour. Avec l’élection présidentielle prévue en 2027, la question de savoir si cette accélération pèsera sur le débat électoral à venir reste ouverte.

    Source : SMPS, communiqué de presse publié à l’issue de la CAPN des directeurs d’hôpital (2 septembre 2026) · fiabilité : communiqué syndical, chiffres déclaratifs

  • IA : le Health Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques (J. Lucas, ANS)

    La transformation du système de santé s’associe à une utilisation plus importante des outils numériques et à une intégration plus forte de l’intelligence artificielle (IA) dans les pratiques. Or, cette dernière présente des enjeux éthiques, qui doivent être traités dans ce nouveau contexte et s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant. C’est le point sur lequel insistent Jacques Lucas, président de l’Agence du numérique en santé (ANS), Judith Melh (Ethik IA) ou encore David Gruson, intervenus le 14 janvier 2020 lors du séminaire de la Chaire Santé de Sciences Po, animé par Etienne Grass.

    « Il existe un double impératif, un principe éthique de bienfaisance, de dignité de la personne, d’autonomie de la personne et de justice », note Jacques Lucas, qui annonce par ailleurs que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. « Il faut une place dans l’interdisciplinarité dans un objectif de validation et de la fiabilité des algorithmes, et ce, à tous les stades de la conception de l’algorithme », sans oublier le patient, souligne de son côté le Pr. Marie-France Mamzer, PU-PH spécialisée en éthique et en médecine légale à la faculté de médecine de l’université Paris-Descartes.

    La nécessaire émergence des questions éthiques de l’IA dans le débat public

    Il existe un consensus sur la nécessité de traiter les questions afférentes à l’intelligence artificielle (IA). En effet, malgré les risques éthiques qu’elle sous-tend, l’IA est un outil fondamental dans la transformation du système de santé, autant pour le bénéfice des patients que pour les aspects médico-économiques, comme le rappelle Jacques Lucas en mentionnant l’avis 130 du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) : « On ne saurait adopter une position hostile à ces nouvelles technologies numériques. En raison des risques dont elles sont porteuses (…), il serait contraire de ne pas favoriser leur développement si elles peuvent bénéficier à la santé de tous et aider à la rationalisation des coûts ». Par ailleurs, l’IA est un outil de support non seulement facilitant le quotidien des professionnels de santé dans leurs diagnostics et qui constitue une opportunité pour détecter davantage de pathologies rapidement (Pr Marie-France Mamzer) mais également un accélérateur pour la recherche. 

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, actuellement insuffisant

    Le traitement de ces enjeux doit s’inscrire dans un cadre réglementaire, aujourd’hui insuffisant. Il faut toutefois veiller à ne pas tomber dans la sur-réglementation, qui serait alors trop limitante. 

    Ces questions d’ordre éthiques sont d’autant plus importantes qu’il existe un enjeu pour gagner la confiance de la société, méfiante à l’usage des nouvelles technologies, qui doit être informée et éduquée sur ces enjeux. Jacques Lucas annonce que le Heath Data Hub devrait créer un engagement citoyen sur les aspects éthiques. 

    La nécessaire intervention du cadre réglementaire et juridique  

    Le cadre législatif se base sur deux principes (avis 129 du CCNE) :

    • l’information du patient de l’incorporation de l’IA dans son parcours de soins ;
    • la supervision de l’IA par l’humain pour assurer « un pilotage de qualité ».

    L’article 11 de loi bioéthique complète alors les principes énoncées par la loi RGPD.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées »

    Anaïs Person, doctorante en droit de la santé et déléguée à la protection des données, note que le traitement des données de santé est autorisé par le RGPD, dans un cadre limitant de légalité (chaque traitement de donnée doit avoir une base légale), de loyauté (hébergement agrée donnée de santé) et de transparence (sécurité). Information préalable, consentement et intervention humaine sont nécessaires pour l’utilisation des données personnelles de santé.

    Le RGPD prévoit l’intervention humaine pour les cas de profilages et « les prises de décisions automatisées ». Les personnes concernées ont « au moins le droit d’obtenir une intervention humaine (fait écho à la garantie humaine de la loi bioéthique) de la part du responsable de traitement, d’exprimer son point de vue ou de contester la décision », et ce, a posteriori du traitement et à la demande de la personne concernée, explique-t-elle, précisant que cette mention est prévue pour le développement d’offres individualisées de la part des assureurs, à l’instar d’autres pays, qui seront basées sur des données de santé et bien-être, fournies par les assurés. 

    La loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA

    L’article 11 de la loi bioéthique prévoit la garantie humaine dans le cadre de l’utilisation de l’IA. Actuellement en cours d’examen au Sénat, le texte ne devrait pas être stabilisé après la première lecture, alors qu’il se concentre davantage sur les données de santé.

    David Gruson estime que certains alinéas sont imparfaits et qu’il existe 2 lectures de l’article relatif à la garantie humaine : 

    • le principe de garantie humaine s’appliquera à tous les concepteurs de façon immédiate ;
    • « Le législateur ne prescrit pas les modalités d’exécution du principe », c’est-à-dire que les modalités d’application seront souples. Il estime qu’elles seraient bénéfiques à tous si elles étaient établies en co-construction.  

    Ce principe de garantie humaine s’étend autant au national (application médicale) qu’à l’international : la task force « régulation de l’IA » à l’OMS devrait prochainement émettre une recommandation à ce sujet. Le concept est également actuellement repris par la FDA. David Gruson suggère que les modalités d’application de la loi soient rapidement définies pour ne pas « que le standard soit ré-interprété par les acteurs qui n’auraient pas le même degré d’exigence analytique que ce qui nous anime ». 

    La garantie humaine peut être vérifiée par le concepteur de l’algorithme et par un collège d’experts

    Judith Mehl explique que la garantie humaine peut être vérifiée notamment à 2 niveaux et à différents moments des processus de développement et d’utilisation de l’IA :

    • par le concepteur de l’algorithme ;
    • par un collège d’experts. 

    Elle mentionne une expérimentation de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD) dans certains Ehpad : un algorithme permet de détecter les risques bucco-dentaires des résidents via un logiciel qui photographie leur bouche. Ces résultats sont ensuite vérifiés par un dentiste et un Collège qui étudie des cas.

    Ethik IA encourage la mise en place de ses collèges par les utilisateurs des solutions algorithmiques. 

    La responsabilité du médecin pourrait être engagée s’il n’utilise pas l’IA

    Jacques Lucas revient de son côté sur la question de la responsabilité du médecin, qui pourrait potentiellement être engagée s’il n’utilise pas l’IA. Il appelle les différences instances compétentes, y compris savantes, à se prononcer sur ce sujet.

    L’IA pourrait paradoxalement être une parade aux biais cognitifs

    Les biais font partis des risques dans l’utilisation de l’IA. En effet, les logiciels auto-apprenants (machine learning) peuvent intégrer des codes discriminatoires. Il a été rappelé au cours du séminaire que les biais, imputés à l’IA, peuvent également émaner de la subjectivité de la personne. 

    Paradoxalement, l’IA pourrait être une parade aux biais cognitifs, de différentes natures et présents dans les décisions médicales que le Pr Marc Bardou (CHU de Dijon, Santé Publique France) étudie et qui correspondent à des déviations du cadre de la pensée involontaire. 

    Selon Mehdi Benchoufi, professeur d’épidémiologie, la reproductibilité est actuellement une problématique dans la qualité des études de recherche et qui pose la question de la généralisabilité. Cet enjeu est lié en particulier à la conception des algorithmes :

    • les algorithmes sont basés sur des données de la littérature scientifique qui sont actuellement de qualité faible voire controversée ;
    • les données manquantes ou corrompues sont remplacées par des données fictives ;
    • l’algorithme n’est pas pas préparé à toutes les situations envisageables ;
    • biais de contrôle : l’humain se considère comme infaillible alors que des biais de subjectivité sont à prendre en compte ;
    • la nécessité d’avoir une traçabilité forte : la blockchain assure la chronologie.

    Les solutions proposées sont l’accompagnement de la conception par l’humain comme le transfer flow de Google, une co-construction avec des professionnels de santé, un recours à l’open source ou à la blockchain ainsi que trouver des échantillons plus représentatifs.

    L’interdisciplinarité promue

    Les personnes présentes se sont accordées pour promouvoir l’interdisciplinarité dans le champ de l’éthique de l’IA, déjà explicités par différents engagements :

    • Chaire d’enseignement autour de l’IA en santé prévue pour différents professionnels de santé par Paris-Descartes et DU universitaire ouvert ;
    • engagement des professionnels de santé et interdisciplinarité : Pr Marie-France Mazmer et Pr Stéphanie Allassonnière (Paris-Descartes) ;
    • consultation publique ouverte par l’HAS sur la grille d’analyse pour l’évaluation des solutions d’algorithmes considérés comme dispositifs médicaux : 30 retours à ce jour ;
    • ouverture d’un séminaire interdisciplinaire par la Chaire Santé de Science Po sur les questions de l’éthique et l’IA.
  • Expo du fabriqué en France : Bioserenity, Carmat, Ergosanté et Robocath à l’Élysée (18-19/01/2020)

    « Montrer la diversité, la qualité [et] le dynamisme de ce qui est fabriqué partout en France. » C’est l’objectif affiché de l’exposition du fabriqué en France, organisée au palais de l’Élysée les 18 et 19 janvier 2020 (communiqué). « Ce sont 120 objets, ambassadeurs de nos départements de métropole et d’Outre-mer » qui seront exposés dans les locaux de la Présidence de la République, précise l’Élysée.

    Le secteur de la santé numérique sera représentée au cours de l’événement à travers plusieurs innovations phares du secteur :

    • Bioserenity représentera le département de l’Aube avec son « cardionaute pédiatrie » ;
    • Carmat représentera les Yvelines avec son cœur artificiel ;
    • Ergosanté représentera le département du Gard avec Shiva, un exosquelette multifonctions ;
    • Robocath représentera la Seine-Maritime avec un robot chirurgical.

    L’ensemble des produits de l’exposition sont présentés sur le site de l’Élysée, accessible via ce lien.

    Les inscriptions sont à réaliser en ligne ici (nombre de places limité).

  • 12èmes rencontres de l’USPO : la pharmacie, une dynamique pour les territoires (29/01/2020, Paris)

    L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) organise ses 12ièmes rencontres le 29 janvier 2020 au ministère des Solidarités et de la Santé sur le thème « la pharmacie, une dynamique pour les territoires ».

    Au programme :
    • économie de l’officine : bilan 2019 ;
    • Ehpad/pharmacie : coordination renforcée ;
    • généralisation de la vaccination en officine : premier bilan ;
    • la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé ;
    • la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie ;
    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ? Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ? ;
    • lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire ;
    • la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements ;
    • maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire.

    Les inscriptions sont à réaliser par email à uspo@uspo.fr jusqu’au 23 janvier.

    Programme

    • Journée d’échange animée par Tina Géréral, pharmacien, journaliste indépendante et co-fondatrice de l’agence de communication Ère Santé

    Accueil à partir de 8h30

    9h-9h30 : Économie de l’officine : bilan 2019

    • Dimitri Guillot, directeur « Supplier Relations », Iqvia

    9h30-10h15 : Ehpad/pharmacie : coordination renforcée

    • Paule Kujas, responsable du département des produits de santé, Cnam
    • Paul-Emile Haÿ, directeur médical et soins, Korian France Senior
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h15-10h30 : généralisation de la vaccination en officine : premier bilan

    • Carine Wolf-Thal, présidente, Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    10h30-11h15 : la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé

    • Katia Julienne, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), ministère des Solidarités et de la Santé
    • Martine Berthet, sénatrice de la Savoie sous l’étiquette Les Républicains
    • Thomas Mesnier, député La République En Marche de la 1ère circonscription de Charente

    1h15-12h : la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie

    • Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et l’organisation des soins, Cnam ;
    • Pierre-Olivier Variot, vice-président, USPO
    • Gilles Bonnefond, président, USPO

    12h-12h15 : grand témoin

    • Guy Vallencien, pésident, CHAM

    Pause Déjeuner

    14h-14h20 :

    • Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ?
      • Pierre Beguerie, président, Conseil central A de l’Ordre des pharmaciens
    • Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ?
      • Gérard Raymond, président, France Assos Santé

    14h20-15h : lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire

    • Christian Filippi, président, URPS Corse (sous réserve de confirmation)
    • Pascal Louis, président, URPS Bourgogne-Franche-Comté
    • Renaud Nadjahi, président, URPS Île-de-France (sous réserve de confirmation)
    • Olivier Rozaire, président, URPS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Grégory Tempremant, président, URPS Hauts-de-France

    15h-15h40 : la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements

    • Gautier Davrainville-Simonato, président, Anepf
    • Lucien Bennatan, président, Ma Pharmacie Référence
    • Jean-Baptiste de Coutures, président, Giphar
    • Laurent Filoche, président, UDGPO
    • Alain Grollaud, président, Federgy, syndicat de groupements et enseigne

    15h40-16h30 : maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire

    • Catherine Rumeau-Puchon, vice-présidente, CEPS
    • Linda Makhlouf, directrice du développement respiratoire, Philips
    • Philippe Montaner, président, Timkl

    16h30 : Clôture

    • Gilles Bonnefond, président, USPO
  • Appel à manifestation d’intérêt « sponsors des challenges IA » : derniers jours (deadline : 28/01/20)

    Lancé dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), piloté par la Direction générale des entreprises (DGE) et opéré par Bpifrance, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « sponsors des challenges IA » vise à sélectionner des entreprises, des entités publiques et des associations basées en France (appelés « sponsors ») chargées de proposer des challenges en intelligence artificielle (appelés « challenges IA »). Pour rappel, l’État soutient le lancement de challenges IA dans 4 secteurs-clés identifiés comme prioritaires en matière d’IA : santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité (plan national IA).

    Chaque « challenge IA » identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (« sponsor »). Si le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge aura pour but d’exploiter l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie, précise Bpifrance sur son site web.

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (appelés « lauréat(s) »). Le ou les lauréats devront construire dans un délai limité (entre 3 et 12 mois) une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. L’objectif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des PME et start-ups de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des PME et start-ups expertes en IA.

    Les dossiers de candidatures pour cet AMI « sponsors », téléchargeable ici, doivent être adressés sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 28 janvier 2020 à midi (date et heure de réception faisant foi).

    Coordination de l’AMI :
    • challenges@bpifrance.fr ;
    • Franck Bernard : 01 41 79 88 10

    Pour faciliter l’organisation de ces challenges, les accompagnateurs suivants ont été sélectionnés à l’issue d’un appel d’offres :

    • santé : Care Insight ;
    • transport-mobilité : Systematic, en partenariat avec Moveo et 4 PME ;
    • environnement : Wavestone ;
    • défense-sécurité : Safe Cluster en partenariat avec Solutions Communicantes Sécurisées.

    AMI « sponsors » : critères d’éligibilité

    Le challenge présenté doit être conforme aux critères d’éligibilité suivants :

    dossier :

    • 1. être soumis, dans les délais, sous forme électronique via l’Extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance ;
    • 2. être complet, et respectant le format imposé ;

    challenge :

    • 3. porter sur des démarches d’innovation dans le domaine de l’IA dans l’un des 4 secteurs-clés identifiés ;
    • 4. prévoir la mise à disposition de jeux de données ;
    • 5. dans le cas d’une entité publique, mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ;

    porteur(s) :

    • 6. être porté(s) par une (des) société(s) immatriculée(s) en France au registre du commerce et des sociétés (RCS) à la date de dépôt du dossier, ou une (des) entité(s)publique(s) (administration, collectivité locale, établissement public…) ;
    • 7. être porté(s) par une (des) société(s) à jour de ses obligations fiscales et sociales ;
    • 8. être porté(s) par une (des) société(s) ne faisant pas l’objet d’un contentieux avec Bpifrance.

    Les projets de challenge ne respectant pas l’un des critères d’éligibilité sont écartés du processus de sélection, sans recours possible, mais gardent la possibilité de concourir à une vague ultérieure.

    AMI « sponsors » : critères de sélection

    La sélection des challenges s’appuiera sur les critères suivants :

    pertinence du challenge :

    • attractivité du challenge pour le sponsor :
      • potentiel de retombées économiques significatives pour le sponsor,sous forme notamment d’amélioration de produits et services,d’optimisation de processus ou de création de nouveaux business models, etc ;
      • capacité du sponsor à dupliquer les solutions en interne (vers d’autres sites du sponsor…) ;
      • capacité de mutualisation des problématiques/besoins du sponsor avec d’autres sponsors ;

    Compétences et engagement du sponsor :

    • maturité de la réflexion IA et des connaissances en IA ;
    • niveau d’engagement du sponsor pour le challenge (challenge répondant à un réel besoin du sponsor) – cohérence avec la feuille de route du sponsor -budget d’engagement du sponsor ;
    • implication des équipes du sponsor ;
    • mise à disposition d’un interlocuteur pour favoriser les interactions avec le lauréat ;
    • mise à disposition d’un jeu de données ou niveau d’engagement et processus pour mettre à disposition les jeux de données, savoirs et autres informations ou outils favorisant les travaux ;
    • valorisation des résultats suite aux challenges par le sponsor ;
    • existence de critères de mesure du succès du PoC ;
    • perspectives et possibilités d’accompagnement (financier, industriel,expertises…) pour l’industrialisation du PoC avec la(es) startup(s) ou PME lauréat(s).

    Calendrier prévisionnel :

    AMI « sponsors » – vague 2 :

    • publication : 18 novembre 2019 ;
    • clôture : 28 janvier 2020 ;
    • présélections : fin février/début mars 2020 ;
    • auditions : semaine du 16 mars 2020 ;
    • COPIL de sélection : fin mars 2020 ;
    • rédaction des règlements : début avril 2020.

    AAP « lauréats » – vague 2 :

    • publication : mi-mai 2020 ;
    • clôture : mi-juillet 2020 ;
    • présélections : mi-septembre 2020 ;
    • auditions : fin septembre 2020 ;
    • sélection : fin-septembre 2020.
  • E-santé et maladies chroniques : ExactCure et Pheal, lauréats de l’AAP EDF-AG2R La Mondiale

    ExactCure et Pheal, deux start-ups qui développent des solutions de e-santé appliquées aux maladies chroniques, sont les lauréats de l’appel à projets (AAP) organisé par le corporate venture EDF Pulse Croissance et AG2R La Mondiale. Cet AAP avait pour objectif d’identifier des solutions innovantes et accessibles pour « la prévention, le dépistage et l’accompagnement des maladies chroniques, dans les différents lieux de vie de la personne : à domicile, au travail et en mobilité, avec une attention particulière pour les pathologies cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires ainsi que pour la cancérologie », rappelle AG2R dans un communiqué publié fin décembre 2019. 14 finalistes avaient été retenus sur un total de 125 start-ups candidates.

    • ExactCure, prix lauréat : propose un « jumeau digital » qui simule l’efficacité et les interactions des médicaments d’un patient, notamment atteints de maladies chroniques et de polypathologies. La société va bénéficier d’une expérimentation rémunérée de sa solution par EDF Pulse Croissance et AG2R.

    • Pheal, prix « coup de cœur » : a conçu une application permettant de détecter des signaux faibles de symptômes de la mucoviscidose et de surveiller l’état de santé du patient. la start-up va bénéficier de son côté d’une visibilité accrue dans plusieurs supports de communication d’EDF et d’AG2R La Mondiale afin de promouvoir sa solution.

    Présentation des 2 start-ups lauréates

    « Le numérique va profondément modifier les usages » (EDF Pulse Croissance)

    « Après deux appels à projets réussis en 2018 dans le domaine des services à la personne, ce nouveau challenge en e-santé a permis d’explorer de nouvelles pistes pour améliorer le quotidien de nos clients, commente Michel Vanhaesbroucke, directeur d’EDF Pulse Croissance. Le numérique va profondément modifier les usages ; chez EDF Pulse Croissance nous sommes convaincus que nous devons accompagner cette transition identifiant et en développant des solutions dans tous les domaines d’activités. »

  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte

  • Bisom, Hygia, Withings… les start-ups françaises de la e-santé qui font parler d’elles au CES 2020

    Acteurs publics, grands groupes et start-ups du monde entier participent au CES 2020, le plus grand salon de l’électronique mondial, qui a ouvert ses portes le 7 janvier 2020 à Las Vegas pour mettre en lumière, en exclusivité, les nouvelles solutions et innovations des grands noms de l’industrie.

    Pour cette 53ème édition, l’engouement pour le secteur de la santé se confirme. Entre les GAFA qui envahissent le secteur de la health tech et les start-ups qui multiplient les outils de prévention et d’optimisation de l’expérience des patients, les participants peuvent entrevoir un aperçu complet du marché.

    Cette année encore, la délégation française surfe sur cette tendance. En effet, sur plus de 160 start-ups participantes, 35 opèrent dans le secteur de la e-santé. C’est le cas notamment de Bisom, Hygia, MySofie et Withings, qui exposent leurs solutions au Eureka Park, un espace du salon dédié principalement aux start-ups.

    • Bisom : membre de la délégation Haut-de-France, la start-up présente son outil de télérégulation destiné aux urgentistes. À noter : le jury d’experts du village francophone a élu la jeune pousse lauréate 2020 dans la catégorie « e-santé ».
    • Hygia : issue de la région Occitanie, la start-up explose son fauteuil connecté conçu pour les salles d’attente.
    • MySofie : la jeune pousse bordelaise vise la conquête du marché international grâce à son application regroupant l’ensemble des dépenses de santé.
    • Withings : habituée du CES depuis plusieurs années, la start-up française présente sa nouvelle montre connectée, la ScanWatch, qui dispose de multiples capteurs de mesure médicale pour détecter la fibrillation auriculaire, l’oxymétrie et l’apnée du sommeil.

  • Les grandes tendances de la e-santé au CES 2020 : webinar le 28 janvier (Interaction Healthcare)

    Présenter les grandes tendances de la e-santé en 2020 et les impacts qu’elles représentent pour les acteurs de la santé (patients, laboratoires pharmaceutiques, acteurs du dispositif médical…). C’est l’objectif du webinar spécial CES 2020 organisé par Interaction Healthcare le 28 janvier 2020.

    Interaction Healthcare est une agence spécialisée en santé qui conçoit des solutions et des applications e-santé en analysant et en intégrant les avancées technologiques qui se développent sur le marché.

    Dans le cadre de ce webinar, 7 intervenants partageront leurs analyses et leurs points de vue :
    • Antoine Groheux, responsable innovation à Medtronic France ;
    • Jérôme Leleu, président d’Interaction Healthcare et P.-D.G de SimforHealth ;
    • Ronan Le Quéré, directeur général de Interaction Healthcare ;
    • Mathieu Letombe, P.-D.G de Withings ;
    • Tristan Piron, DSI adjoint du groupement hospitalier territorial (GHT) de Vendée et coordinateur général du village francophone #SmartHealth ;
    • Emmanuelle Quilès, présidente de Janssen France ;
    • Wassinia Zirar, journaliste à APM.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser en ligne via ce lien.

  • 2ème programme Pfizer Healthcare Hub France : derniers jours pour répondre à l’AAC (15/01/2020)

    La 2ème édition du programme Pfizer Healthcare Hub France est centrée sur le digital / les nouvelles technologies numériques au service du parcours de soins et de la qualité de vie du patient. Un appel à candidature (AAC) est en cours. Il s’adresse aux start-ups opérant dans le secteur digital ou la e-santé, constituées sous forme de sociétés enregistrées en France.

    Créé en 2018, le Pfizer Healthcare Hub France a pour vocation d’accompagner les innovations digitales dans le domaine de la santé. Son programme, opéré par l’incubateur iPeps, vise à accélérer le développement de solutions développées par des start-ups grâce à un partenariat entre le fonds de dotation Pfizer Innovation France et l’Institut de cerveau et de la moelle épinière (ICM).

    Les start-ups sélectionnées dans le cadre de cet AAC :
    • bénéficieront de 9 mois d’accompagnement personnalisé ;
    • pourront participer à des sessions de mentorat assurées par des experts Pfizer ;
    • auront accès à des workshops dédiés pilotés par des experts ;
    • auront la possibilité de rencontrer les KOLs, cliniciens et chercheurs du réseau ICM.

    Pour répondre à l’appel, les start-ups doivent suivre le règlement disponible sur le site de l’iPeps via ce lien. Les dossiers de candidatures doivent être transmis en ligne avant le mercredi 15 février 2020, en remplissant le formulaire dématérialisé accessible ici. Les lauréats seront annoncés fin février.

    Modalités de participation

    Les start-ups candidatant au programme doivent remplir un formulaire et soumettre leur dossier en ligne. Une présentation non-confidentielle d’une dizaine de slides est également demandée. Celle-ci doit décrire entre autres :

    • l’équipe et son expertise ;
    • la technologie développée et le stage de développement atteint ;
    • le business model ;
    • les perspectives de développement, l’objectif visé par cet accompagnement et les thématiques sur lesquelles une expertise est attendue.

    À noter : les documents doivent être entièrement en anglais.

    Critères d’éligibilité

    L’appel à candidatures est destiné aux start-ups opérant dans le secteur digital ou la e-santé, constituées sous forme de sociétés enregistrées en France.

    Le projet doit répondre à l’objet initial de l’appel à candidatures, à savoir : Le digital / les nouvelles technologies numériques au service du parcours de soins et de la qualité de vie du patient. Dans ce sens, 2 thématiques sont imposées par le Pfizer Healthcare Hub :

    • thème 1 : améliorer le parcours de soins du patient pour une meilleure prise en charge du patient ;
    • thème 2 : faciliter la gestion de la maladie au quotidien pour améliorer la qualité de vie globale du patient.

    Les start-ups doivent répondre à au moins une des thématiques dans l’un des onze sujets de santé suivants :

    • sevrage tabagique ;
    • prévention AVC ;
    • douleur arthrosique et lombalgique ;
    • maladies rares (dont cardiomyopathie, neuropathie amyloïde à TTR-FAP, hémophilie A et B, acromégalie, retard de croissance et amylose) ;
    • oncologie ;
    • vaccination ;
    • antibiotiques et antibiorésistance ;
    • maladies inflammatoires (dont AR et MICI) ;
    • dermatologie ;
    • patients fragiles (patient âgé, enfants, patients poly-médicamentés…) ;
    • santé du voyageur.

    À noter : les start-ups doivent présenter une solution qui en est au stade de la preuve de concept pour pouvoir candidater.

    Critères d’évaluation :

    Plusieurs indicateurs seront pris en compte durant le processus de sélection, dont :

    • le bénéfice apporté au patient ;
    • la qualité technique du projet et l’expertise de l’équipe ;
    • le caractère innovant et différenciant de la technologie ou de la solution proposée ;
    • l’adéquation avec les thématiques de l’appel à projets et les expertises Pfizer.

    Calendrier :

    • date limite de réception des dossiers : 15 janvier 2020 inclus ;
    • annonce des start-ups sélectionnées pour le pitch : semaine du 10 février 2020 ;
    • session de pitch : 25 février 2020 ;
    • annonce des lauréats : fin février 2020 ;
    • démarrage du programme d’accélération : 17 mars 2020 ;
    • fin du programme d’accélération : 16 décembre 2020.