Syndicats

  • JFR 2019 : Milvue et Arterys exploitent l’IA pour améliorer le triage des radiographies aux urgences

    La start-up française Milvue et la société franco-américaine Arterys, deux spécialistes de l’intelligence artificielle (IA) appliquée au domaine de la radiologie, s’allient dans l’optique de soutenir les urgentistes et les radiologues dans le diagnostic et le triage des radiographies au sein des services d’urgence. Ce partenariat est conclu à l’occasion du congrès des Journées francophones de la radiologie (JFR 2019), qui se déroulent du 11 au 14 octobre 2019 à Paris.

    • Milvue, dont l’équipe est composée de radiologues et de chercheurs en IA, a mis au point un logiciel d’analyse et de tri des radiographies d’urgence basé sur le machine et le deap learning (apprentissage automatique et profond) afin de réduire les délais et les erreurs de diagnostics aux urgences.

    • Arterys développe de son côté une plateforme d’analyse d’imagerie basée sur le cloud afin de faciliter le travail des médecins au quotidien, leur permettant ainsi de leur libérer du temps médical.

    « Réunir urgentistes et radiologues autour de la prise en charge de leurs patients communs est essentiel, commente Alexandre Parpaleix, radiologue et fondateur de Milvue, dans un communiqué publié le 4 octobre. L’intégration rapide à la plateforme Arterys nous permet de proposer ce service au centre hospitalier de Valenciennes, avec des premiers résultats prometteurs. Nous souhaitons développer cette solution dans les pays voisins qui rencontrent des problématiques analogues. »

  • Médipolis Nouvelle-Aquitaine : la chirurgie du futur, l’IoT, l’IA et la 3D au programme (4-8/11/19)

    Une journée sur la thématique « Pour la chirurgie du futur » (4 novembre) est organisée au cours de l’événement Médipolis Nouvelle-Aquitaine, une semaine dédiée à la santé pour laquelle se sont mobilisés 7 structures de la Région, dont Bordeaux Métropole et le Conseil régional. Dans ce cadre, 2 300 participants, 110 intervenants et 100 exposants sont attendus du 4 au 8 novembre 2019 à Bordeaux, avec au total 1 000 rendez-vous prévus.

    À noter également du côté de la e-santé les journées suivantes :

    • « Regards croisés sur l’innovation en santé » (le 5 novembre) : avec notamment une keynote sur les données de santé en vie réelle par Bernard Begaud, professeur de pharmacologie à l’université de Bordeaux et membre de l’unité de recherche Inserm U657 « Pharmaco-épidémiologie et évaluation de l’impact des produits de santé sur les populations » ;

    • « La grande jonction, les technologies de la e-santé au service des entreprises » (le 6 novembre) : parmi les sujets abordés figurent la santé mobile et les objets connectée, l’intelligence artificielle, la biotech, l’impression 3D et la robotique en santé ainsi que la télémédecine à l’ère de la 5G.

    Des rencontres, des conférences scientifiques et des tables rondes ainsi que des rendez-vous d’affaires et des regards croisés sur l’innovation rythmeront cette semaine.

    Les inscriptions doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    Lundi 4 novembre : « Pour la chirurgie du futur – des dispositifs médicaux innovants au service du bloc opératoire »

    Le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) et la Fédération des industries mécaniques (FIM), en partenariat avec le Snitem, l’Agence de développement et d’innovation (ADI) Nouvelle-Aquitaine et le Réseau du dispositif médical en Nouvelle-Aquitaine (RDM-NA), organisent une rencontre/démonstration/débat avec les acteurs régionaux du dispositif médical, autour des dernières innovations produit/process au service des usages du bloc opératoire de demain.

    Les intervenants du Cetim et les industriels régionaux parties prenantes de la filière échangeront notamment sur la fonctionnalisation des matériaux et surfaces, le contrôle produit/process, la chaîne numérique de la conception à la fabrication du dispositif…

    Pour la médecine du futur :

    • Anticiper les évolutions numériques, technologiques et réglementaires ;
    • Combiner chaînes physique et numérique au service du patient : planification de l’intervention, implants personnalisés, assistance aux gestes et ancillaires instrumentés.

    Le tout avec les technologies associées de la société Steris, qui accueille l’événement. Elle mettra à disposition son bloc opératoire de démonstration pour exposer les dispositifs médicaux régionaux.

    6 entreprises régionaux y exposeront leur produits : 

    • ​B. Braun Médical ;
    • Selenium Medical ;
    • Ehtrace ;
    • I.Ceram ;
    • inheart ;
    • SimForHealth ;
    • Steris.

    Déroulé de la journée :

    • 13h30-14h15 Accueil
    • 13h30-14h00 Accueil café dans le showroom
    • 14h00-14h15 Accueil des participants
      • Daniel Rigoudy, directeur général, Steris France
      • Suzanne Poitou, chargée de mission santé – dispositif médicaux ADI
      • Michel Mousset, responsable territorial au Cetim
    • 14h15-14h45 Enjeux de la filière médicale associés à l’industrie du futur
      • Panorama des évolutions dans la filière médicale pour conjuguer les enjeux sociétaux (besoins et usages), économiques (maîtrise des coûts), professionnels (pratiques / risques), techniques (personnalisées, optimisées)…
      • Défis de la chirurgie du futur étroitement liés au manufacturing :
      • Approche Produit-Process de l’usine du futur au service des usages de la salle d’opération du futur : environnement d’un bloc (mobilier, éclairage…) et conditions opératoires (matériel d’intervention, dispositifs médicaux…)

    Avec Saadia Berrada, présidente du Réseau du dispositif médical en Nouvelle-Aquitaine (RDM-NA) et Florent Surugue, directeur PME, ETI & Développement Economique du Snitem

    • 15h40-16h00 Intervention d’entreprises du secteur des dispositifs médicaux
      • B. Braun Medical
      • Ehtrace
      • I.Ceram
      • inHeart
      • Selenium Medical
      • SimForHealth
      • SterisS
    • 14h45-15h40 L’évolution des dispositifs médicaux implantables et ancillaires associés
      • Intégration de la chaîne de valeur en partant du chirurgien et de son équipe (usages) en associant les concepteurs et fabricants de matériels médicochirurgicaux (Manufacturing).
      • Nouveaux procédés (Fabrication Contrôle) et fonctionnalisation des matériaux et surfaces (propreté, principes actifs, …) en répondant aux exigences attendues (biocompatibilité, personnalisation, durabilité, …).
      • Maîtrise des processus, de la conception à la production avec caractérisation des performances pour la mise sur le marché, tout en intégrant la réglementation.

    Avec Arnaud Germaneau, enseignant-chercheur à l’Institut Pprime ; Marilys Blanchy, chef de projets R&D à Rescoll ; Clément Muhle, président d’Addidream ; Bruno Davier, chargé de la filière dispositifs médicaux au Cetim et Maximilien Chollet, responsable du laboratoire de biomécanique au Cetim.

    • 16h00-16h45 Convergence entre le physique et le numérique au bloc (« phygital »)

    Développement de la chaîne numérique associée aux processus de conception et d’industrialisation jusqu’à l’exploitation au bloc (capteurs, monitoring, …) sur les phases d’intervention : diagnostic, planification, assistance aux gestes, surveillance et précision…

    Solutions pour évoluer vers le bloc opératoire 4.0 : IIOT, Robotique Collaborative, Réalité Virtuelle et Réalité Augmentée, afin de garantir les objectifs : navigation, traçabilité, …

    Avec Sylvie Muraz, directrice France Healthcare, Steris ; Renan Fontaine, chef de produits marketing, Steris et Sébastien Salas, directeur du programme Cap’tronic.

    • 16h45-17h00 Conclusion
      • Françoise Jeanson, conseillère régionale – déléguée santé et silver économie
    • 17h00-19h00 Visite du showroom et cocktail

    Exposition des dispositifs médicaux de fabricants régionaux pour le déploiement du « Bloc du futur » et possibilité de visiter le process industrielde l’entreprise STERIS (sur demande et sous réserve d’acceptation)

    • B. Braun Medical
    • Ehtrace
    • I.Ceram
    • inHeart
    • Selenium Medical
    • SimForHealth
    • STERIS

    Mardi 5 novembre : « Regards croisés sur l’innovation en santé – une journée dédiée à la filière santé et à ses acteurs »

    Une session concernera la structuration de la filière et la création du cluster ALLIS-NA. 

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien.

    Mercredi 6 novembre : « La grande jonction – les technologies de l’e-santé au service des entreprises »

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien

    Mercredi 6 novembre : « Rencontres du réseau BIPSA Bio-Imagerie Photonique et Santé en Nouvelle-Aquitaine »

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien.

    Mercredi 6 novembre : « Convention d’affaires – les rendez-vous B2B de la santé en Nouvelle-Aquitaine

    Le programme détaillé de cette journée est accessible via ce lien. 

    Du jeudi 7 au vendredi 8 novembre : Journées des infirmiers de Nouvelle-Aquitaine »

    Le programme détaillé de ces journées est accessible via ce lien.

  • La DGOS lance un nouvel AAP sur la convergence des SI des GHT (14 M€) – deadline le 18/11/19

    La DGOS lance un appel à projets (AAP) pour « soutenir la traduction opérationnelle » de la convergence des systèmes d’information (SI) des groupements hospitaliers de territoire (GHT). Dans une instruction datée du 6 septembre 2019 sont définis la répartition de l’enveloppe de 14 millions d’euros (2019-2020) entre les différentes régions, les thématiques éligibles, les montants forfaitaires pour chaque thématique, le calendrier de mise en œuvre de l’AAP et les modalités de gestion par les agences régionales de santé (ARS). Cette instruction est publiée en complément des mesures prises dans le cadre du programme Hop’en, précise la DGOS.

    Sont éligibles à l’accompagnement financier national 2019-2020 les opérations de convergence des SI hospitaliers suivantes :
    • la mise en place d’une équipe commune chargée des SI du GHT (thématique n°1) ;
    • l’outillage des fonctions support mises en commun au sein du GHT (thématique n°2) ;
    • la mise en place d’un socle technologique commun (thématique n°3).

    Le barème forfaitaire national par thématique est détaillé en annexe 1 de l’instruction.

    L’enveloppe sera déléguée en 2 temps : « 50 % dès 2019 de délégation des financements « aides à la contractualisation » et les sommes complémentaires lors des circulaires budgétaires de délégation des financements « aides à la contractualisation » (…), au regard de l’avancement des projets accompagnés. Les sommes non consommées pourront être réallouées à d’autres régions », est-il expliqué dans l’instruction.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 18 novembre 2019. Les GHT peuvent répondre à l’appel en ligne (modalités précisées dans l’instruction). Les notifications seront adressées aux GHT le 2 décembre. Si leur candidature est retenue, « la première partie des financements (50 %) leur sera allouée dans les jours qui suivront, avant la fin de l’année », indique la DGOS.

    Des projets de convergence des SI des GHT sont menés depuis 2016

    Des projets de convergence des SI des établissements appartenant au groupement sont menés depuis 2016 dans le cadre de la mise en place des GHT.

    Pour rappel, le programme Hop’en succède au programme « Hôpital numérique », qui a dédié 400 millions d’euros à la modernisation des systèmes d’information hospitaliers (SIH) de 2012 à 2017.

    Ce programme est doté d’une enveloppe de 420 millions d’euros dans le cadre du grand plan d’investissement (GPI), notamment pour accélérer la transformation numérique des établissements de santé publics et privés. Pour les établissements publics, ces financements peuvent être alloués à un groupement hospitalier de territoire (GHT) ou à une partie des établissements (un ou plusieurs) du groupement.

    Une 1er AAP lancé en 2017 pour accompagner la mise en œuvre opérationnelle des projets médico-soignants partagés des GHT

    Fin 2017, la DGOS avait lancé un premier appel à projets (AAP) pour accompagner la mise en œuvre opérationnelle des projets médico-soignants partagés des GHT.

    Doté de 25 millions d’euros, il était réparti en 16 thématiques, dont 4 portaient sur les SI des GHT.

    Un appel à projet géré par chaque ARS

    Le présent AAP est géré par les ARS. Chacun d’entre elles dispose d’une enveloppe régionale disponible jusqu’à fin 2019 pour l’amorçage et fin 2020 pour l’usage. Cette enveloppe est calculée en fonction du volume d’activité des établissements publics de santé parties aux différents GHT (annexe 2).

    Chaque ARS « est chargée d’instruire les candidatures reçues et de sélectionner les projets qui seront accompagnés dans le respect des critères d’éligibilité, des conditions de financements présentées et selon ses propres procédures », indique la DGOS.

    Lors du processus de sélection, chaque ARS devra associer et informer les représentants locaux des établissements éligibles. Chaque agence est également chargée d’assurer le suivi des projets et de valider le paiement des tranches supplémentaires pour que les sommes afférentes puissent être déléguées, est-il précisé.

    La DGOS assure de son côté le suivi des délégations financières et le calendrier global de l’AAP. Elle est est ainsi responsable :

    • de la mise à disposition d’une plateforme permettant le dépôt et le suivi des dossiers ;
    • de la consolidation des éléments remontés par les ARS ;
    • du suivi du respect des enveloppes régionales par les ARS.

    Une enveloppe déléguée en 2 temps

    • Pour chaque projet (un même GHT peut être accompagné au titre de plusieurs projets), un financement d’amorçage est attribué dès la sélection du projet : ce premier financement forfaitaire s’élève à 50 % des sommes totales.
    • Les sommes restantes seront attribuées à mesure que les GHT concernés présenteront les éléments de preuve de l’atteinte de paliers définis. Ce sont les ARS qui définissent les modalités de suivi des projets et de vérification de l’atteinte des paliers en question.

    Modalités de candidature

    Les candidatures peuvent être envoyées jusqu’au 18 novembre 2019. Chaque GHT doit candidater auprès de l’ARS de laquelle relève son établissement support.

    Chaque GHT peut candidater pour plusieurs projets :

    • il peut s’agir de plusieurs projets relevant de la même thématique : par exemple, un GHT qui souhaite mettre en place à la fois un réseau de téléphonie commun mais aussi homogénéiser ses référentiels et nomenclatures, peut déposer 2 projets au titre de la thématique n° 1 ;
    • il peut s’agir de plusieurs projets correspondant à différentes thématiques.

    Le nombre de projets auxquels candidate chaque GHT, n’est pas limité.

    Critères d’éligibilité :

    Pour candidater, les GHT doivent remplir les critères d’éligibilité suivants et les justifier dans leur dossier de candidature sur l’outil de dépôt et/ou sur l’observatoire des systèmes d’information de santé (oSIS) selon les conditions :

    • le projet médical partagé et le projet de soins partagé ont été approuvés (la décision d’approbation des avenants concernés, par l’ARS concernée, peut par exemple être jointe au dossier) ou, à défaut, ont été transmis à l’ARS et fait l’objet d’un premier dialogue de gestion ;
    • le DSI de GHT est nommé (la décision de nomination de ce responsable peut par exemple être jointe au dossier) ;
    • l’ensemble des indicateurs des 3 onglets de la convergence GHT doivent être remplis sur oSIS ;
    • le schéma directeur des systèmes d’information du GHT a été validé, conforme aux objectifs du projet médical partagé.
      • Ce schéma directeur doit reprendre a minima les éléments de la fiche pratique 2 du guide méthodologique « Stratégie, optimisation et gestion commune d’un système d’information convergent d’un GHT » et présente en annexe 4 (cette fiche présente les éléments suivants : introduction au SDSI, état des lieux des différents SI, objectifs, le système d’information cible, les projets du schéma directeur, évaluation, pilotage du système d’information) et doit être déposé par l’établissement support sur l’oSIS dans l’espace dédié.

    « Chaque ARS peut définir, au regard de ces critères et d’éléments complémentaires définis régionalement en cohérence avec la politique nationale du numérique en santé, un cadre de candidature plus précis (notamment quant au contenu du dossier de candidature) », note la DGOS.

    Candidater :

    Les dossiers de candidatures doivent être déposés sur l’espace de candidature en ligne disponible pour sa région sur le site démarches-simplifiées (voir annexe 5). « Afin de pouvoir accéder à cet espace et remplir le formulaire de candidature, chaque GHT doit désigner le référent du projet qui pourra demander la création d’un compte usager directement sur le site », est-il indiqué.

    Les éléments complémentaires régionaux et les modalités de sélection des projets formalisés doivent être transmises par chaque ARS au bureau PF5 de la DGOS (dgos-si-ght@sante.gouv.fr) pour adaptation du formulaire de candidature à la région concernée.

    Modalités de sélection :

    Lors du processus de sélection, les ARS devront prêter une attention particulière :

    • à la robustesse et au réalisme des projets déposés ;
    • à la soutenabilité du projet, au terme de son financement par le présent dispositif (au regard notamment des dépenses pérennes et récurrentes induites) ;
    • à l’articulation avec d’autres modalités de financement ou d’accompagnement déjà octroyées ou envisagées, notamment du précédent appel à projet GHT.
  • Conseil du numérique en santé : deuxième réunion le 20 février 2020

    Le Conseil du numérique en santé (CNS) se réunira pour la deuxième fois le 20 février 2020 à Paris. Au cours de cette session seront notamment présentées les propositions des 4 groupes de travail qui vont être constitués au cours du mois d’octobre 2019 sur les domaines suivants : formation, fracture numérique, évaluation, développement économique en France et à l’international des entreprises françaises.

    Dans le cadre de ces groupes, l’Asip Santé appelle les acteurs à candidater en tant que pilotes ou contributeurs. Les candidatures peuvent être adressées jusqu’au 18 octobre 2019 à Pascale Sauvage, directrice adjointe de l’Agence (pascale.sauvage@sante.gouv.fr).

    Les inscriptions pour assister à cette deuxième réunion seront prochainement ouvertes.

    Instauré le 25 avril 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn à l’occasion du lancement de la feuille de route « Accélérer le virage numérique », le CNS est un organisme de concertation sur la transformation numérique du secteur. Il s’agit plus précisément d’une « relance » de l’ancien Conseil stratégique du numérique en santé (CSNS), qui avait été créé dans le cadre de la stratégie « e-santé 2020 » présentée par l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine. Le CSNS n’avait plus organisé de réunion depuis octobre 2017. Il est prévu que le nouveau CNS se réunisse une fois par semestre.

    Pour rappel, la première réunion du conseil avait eu lieu en juin 2019.

  • Programme Realize d’Astrazeneca : 9 start-ups en oncologie retenues

    Kiplin, Libheros et Sublimed sont les 3 start-ups retenues dans la catégorie « parcours patient » dans le cadre de la deuxième édition de Realize, le programme d’open innovation en oncologie du groupe pharmaceutique Astrazeneca. Dans la catégorie « data management et IA » figurent EpigeneLabs, Health for People et NetR, tandis qu’Imescia, PEP-Therapy et Syndivia ont retenu l’attention du jury pour leurs innovations thérapeutiques. Au total, 9 sociétés rejoignent ainsi le programme, dont l’objectif est d’accompagner les jeunes pousses proposant une solution thérapeutique ou diagnostique basée sur l’expérience patient et le suivi personnalisé dans le parcours de soins des personnes atteintes de cancer.

    Intervenu lors de l’annonce des résultats à l’occasion d’une soirée organisée le 2 octobre 2019, Benjamin Moutier, directeur de la division « oncology business » d’Astrazeneca, estime que la mission d’un laboratoire pharmaceutique va désormais bien au-delà du traitement et de la vente de médicaments, et qu’elle s’inscrit dans l’ensemble du parcours de soins du patient. Pour être présent à toutes les étapes, il est indispensable selon lui de nouer des partenariats avec des acteurs innovants tels que les start-ups, d’où la mise en place du programme Realize en 2018.

    Les start-ups sélectionnées vont bénéficier d’un accompagnement personnalisé de 3 ans au cours duquel les besoins de chaque société seront évaluées et une aide adaptée apportée.

    Parmi 22 candidatures, 9 start-ups ont été retenues :

    catégorie parcours patient :

    • Kiplin : solution d’activité physique adaptée (APA) connectée ;
    • Libheros : première solution d’organisation centralisée des soins et de santé à domicile ;
    • Sublimed : solution de soulagement à domicile des douleurs neuropathiques postopératoires ; (électrothérapie antalgique) pour des patientes avec un cancer du sein ;

    catégorie data management et IA :

    • EpigeneLabs : développement d’une plateforme d’IA permettant de transformer les données génomiques en informations exploitables pour développer des médicaments contre le cancer (aide à la médecine de précision) ;
    • Health for People : construction d’une encyclopédie médicale intelligente permettant de générer des parcours personnalisés aux profils des patients, simplifiant ainsi l’information médicale destinée aux patients, tout en la personnalisant ;
    • NetR : plateforme dédiée à l’indexation, la structuration et la labellisation de données de santé ;

    catégorie innovation thérapeutique :

    • Imescia : nouvelle technologie permettant l’administration par voie sous-cutanée des anticancéreux au lieu de la voie intra-veineuse ;
    • PEP-Therapy : développement de thérapies ciblées à l’aide de peptides bloquant spécifiquement certaines interactions protéine-protéine intracellulaires ;
    • Syndivia : mise au point de thérapies dans le cancer ciblant à la fois la tumeur et son environnement (optimisation de la technologie des anti-corps conjugués).

    Le comité de sélection :

    • Dr Gilles Avenard, président, Acticor Biotech – président du comité de sélection ;
    • Chahra Louafi, directrice d’investissement senior, Bpifrance ;
    • Nikos Paragios, professeur de mathématiques à CentraleSupélec et P.-D.G. de la start-up Therapanacea ;
    • Lionel Reichardt, surnommé le « Pharmageek » – dirigeant de 7C’s Health, blogueur, conférencier, expert e-santé ;
    • Jacques-Bernard Taste, P.-D.G., Biotech Finances.
  • FASN Hôpital du futur : Sweepin remporte le start-ups challenge

    Sweepin est le lauréat du start-ups challenge de la journée « Hôpital du futur« , organisée par la société Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique). La remise du prix a eu lieu au cours de l’événement, le 3 octobre 2019.

    Fondé en 2015 à Dijon (Bourgogne), Sweepin a mis au point une plateforme géo-intelligente qui permet la localisation et le guidage sans balise des utilisateurs dans un bâtiment, tel qu’un hôpital, à partir de leurs smartphones, avec pour but d’accueillir, de guider et d’informer en temps réel le public.

    Les 2 autres finalistes du concours étaient :
    • Arkhn : organisation à but non lucratif qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins ;
    • Calmedica : développe un robot conversationnel (chatbot) pour le suivi en ambulatoire des patients opérés.

    Le vainqueur du challenge et les 2 finalistes :

    Comité d’experts :

    • Ahmed El Bahri, responsable de l’offre de soins à l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.
  • Rencontres : « découvrir et intégrer les Challenges IA pilotés par la DGE », le 11/10/19 de 14h à 16h

    Un événement dédié aux Challenges IA est organisé le 11 octobre 2019 à Station F. Il est dédié à toutes les start-ups et PMEs qui « souhaitent challenger l’IA au profit de 4 secteurs clés : la santé, le transport-mobilité, l’environnement et la défense-sécurité », précisent les organisateurs. L’objectif de ces rencontres est de découvrir les opportunités de développement et d’innovation proposées.

    Lancés dans le cadre du plan « Intelligence artificielle » annoncé par le Président de la République, ces challenges, pilotées par la Direction générale des entreprises (DGE), font émerger des solutions IA innovantes dans une dynamique d’open innovation dans l’objectif d’améliorer les services publics. Lors de cet après-midi seront présentés les problématiques sélectionnées ainsi que les « sponsors » (entreprises porteuses de challenges sélectionnées dans chacune des thématiques retenues), qui recherchent désormais des start-ups ou des PMEs pour répondre à leur challenge (appel à candidatures en cours). L’idée de l’événement est d’expliquer aux potentiels candidats quels pourraient être leurs profits en termes de data et d’opportunités commerciales, dans le cadre de ces Challenges, et comment rejoindre les lauréats du projet. Les participants seront invités à poser leurs questions et à rencontrer l’ensemble des parties prenantes.

    Les inscriptions à l’événement, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

  • Elsan constitue une nouvelle offre d’outils digitaux en collaboration avec les praticiens

    « La constitution de notre nouvelle offre d’outils digitaux repose sur un processus collaboratif avec les praticiens. » C’est ce qu’explique Ségolène Perin, directrice de l’innovation à Elsan, interrogé par Health & Tech Intelligence le 30 septembre 2019 à propos d’une enquête interne* menée auprès des praticiens du groupe sur leur usage et perception des outils digitaux.

    Des groupes de travail sont en train d’être constitués pour une première phase de travail qui s’étendra jusqu’à fin 2019. L’idée est de proposer des solutions « déjà existantes » de start-ups ou d’autres acteurs sur la base des résultats de cette étude, « de centraliser et de commercialiser l’offre » au sein des établissements Elsan, précise Ségolène Perin.

    Principaux enseignements de l’enquête :

    • les praticiens interrogés expriment un fort intérêt pour les outils digitaux ;
    • ils sont en particulier intéressés par les solutions permettant de fluidifier leur pratique médicale (temps de consultation, communication inter professionnels etc.) et leur visibilité.

    « Au-delà d’un aperçu des usages actuels, l’objet du sondage était de valider les thématiques sur lesquelles les praticiens plébiscitaient l’aide d’un outil digital, note Elsan (communiqué). C’est le cas notamment pour faciliter l’information aux patients : plus de 60 % d’entre eux appellent de leurs vœux une bibliothèque de contenus pédagogiques à destination de leur patientèle et près de 70% souhaiteraient avoir accès à un système de consentement éclairé électronique qui garantisse la traçabilité de l’information. »

    Fluidifier la pratique et améliorer la visibilité des praticiens

    Des outils pour informer et collaborer

    L’enquête révèle que les praticiens interrogés utilisent les outils digitaux « principalement à des fins d’information et de collaboration avec des pairs » (communiqué).

    • 96 % des répondants y voient un moyen d’accès à l’information médicale et aux dernières avancées de la recherche ;
    • 72 % les utilisent pour collaborer avec leurs confrères.

    Elsan indique par ailleurs que la moitié des médecins utilisent actuellement les solutions digitales pour communiqué avec leurs patients. Un tiers a déjà recommandé à ses patients une ou plusieurs applications mobiles, notamment pour le suivi ou l’auto-suivi à distance.

    Fluidifier la pratique médicale

    « Actuellement, les outils utilisés pour communiquer entre professionnels sont assez statiques (utilisation de SMS ou de l’appli mobile Whatsapp), commente Ségolène Perin. Notre objectif est de parvenir à fluidifier la communication entre la ville et l’hôpital, mais aussi en interne au sein des établissements pour, à terme, fluidifier les parcours de soins. »

    Améliorer la visibilité des praticiens

    L’un des autres enseignements de l’étude est la volonté des praticiens d’améliorer leur visibilité en ligne, comme par exemple leur page Google. « Ils reconnaissent leurs limites sur ce sujet. Nous allons donc les aider à mieux maîtriser leur image et les outils permettant de mieux gérer leur visibilité sur internet », précise Ségolène Perin.

    La valeur du DMP « n’est pas totalement perçue »

    Il ressort par ailleurs de l’étude menée par Elsan que le dossier médical partagé (DMP) est peu consulté et utilisé. 27 % des praticiens sondés seulement le consultent dans le cadre du suivi de leurs patients.

    Ce désintérêt s’explique, selon les praticiens, par un « manque de fluidité » du DMP, sur lequel l’information disponible « n’est pas totale », explique Ségolène Perin. « La valeur de la solution n’est pas totalement perçue ; l’outil n’est pas forcément vu comme un outil aidant », complète-t-elle.

  • Les Rendez-vous Carnot : la e-santé parmi les thématiques à l’honneur (16-17 octobre 2019, Paris)

    L’Association des instituts Carnot organise ses journées « Rendez-vous » les 16 et 17 octobre 2019 à Paris sur 2 thématiques, la santé et les machines intelligentes. TPE, PME, ETI et chercheurs sont conviés à l’événement pour rencontrer de potentiels futurs partenaires en santé et accélérer leur projets d’innovation R&D.

    « Les médicaments de demain ne seront ni découverts ni administrés comme ceux d’hier. La découverte des futurs médicaments reposera largement sur l’utilisation des technologies digitales, à commencer par l’intelligence artificielle (IA), contextualisent les organisateurs. La prise en charge thérapeutique des patients quant à elle, passera encore plus qu’aujourd’hui par la conjonction de l’administration d’un médicament et de l’utilisation de dispositifs médicaux. »

    Les expertises des équipes et des plateformes technologiques des instituts Carnot du consortium Findmed fournissent un support pour la maturation de projets de recherche innovants. Elles couvrent toute la chaîne de valeur du médicament et des dispositifs médicaux. « Ces ressources permettent à la fois une accélération des processus de découverte des médicaments et une personnalisation des traitements à chaque patient », commente l’association.

    Findmed associe également aux Rendez-vous Carnot 2019 les pôles de compétitivité en santé français. L’objectif est d’offrir plus d’opportunités aux PME dans le but de développer les synergies et les coopérations entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation.

    Les inscriptions, pour prendre rendez-vous avec un expert de l’un des instituts Carnot du consortium Findmed ou d’un pôle de compétitivité, ou pour assister aux pitchs, doivent être réalisé sur le site Rdv-carnot.vimeet.events, accessible via ce lien.

    Au programme :

    • partnering : rencontre avec de potentiels futurs partenaires en santé et accélération des projets d’innovation !
    • sessions de pitch : présentation des expertises et des offres R&D des instituts Carnot membres du consortium Findmed destinées aux industriels ;
    • conférence : Findmed « From Drug to Drug+, to Medtech ». Damien Salauze, directeur des opérations Findmed , présentera la nouvelle dynamique de convergence du consortium destinée aux PME innovantes du médicament et des dispositifs médicaux.

    Des focus sont proposés par le réseau Carnot sur des espaces dédiés pour :

    • découvrir des innovations illustrant les réalisations permises par les dernières avancées scientifiques et technologiques ;
    • prendre connaissance des plateformes technologiques du réseau Carnot accessibles dans ces domaines ;
    • suivre les pitchs spécialisés d’experts ;
    • rencontrer des experts sur place ou sur rendez-vous en s’inscrivant en tant que porteur de projets d’innovation.

    Programme

    Mercredi 16 octobre 2019

    • 10h00 Oncopédiatrie
      • Sandy Azzi Hatem, Manager SIREDO – Chargée d’affaires Oncopédiatrie Carnot Curie Cancer
    • 10h15 Optimiser votre drugabilité
      • Pr. Aurélie Malzert-Fréon, CERMN, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 10h30 Collecte et analyse des données avec l’IA : comment aider les professionnels de la santé
      • Romain Farel, Chargé de partenariats industriels Carnot TN@UPSaclay
    • 10h45-10h50 Medicen Paris Région : Présentation du pôle de compétitivité Santé en Ile de France
      • Adélaide Larcher, Chargée d’affaires développement du réseau et des partenariats Medicen Paris Région
    • 11h05 Restauration de la fonction visuelle par thérapie optogénétique
      • Serge Picaud, Directeur de recherche INSERM, Institut de la Vision Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Offre R&D de positionnement partenarial de l’institut Carnot CALYM
      • Kevin Carvalho, Chargé de missions FINDMED Carnot CALYM
    • 11h35 Plateforme CIRE : service de chirurgie et d’imagerie in vivo dédié aux modèles ovins et porcins
      • Carnot France Futur Elevage
    • 11h50 BioValley France, provocateur d’innovation et cluster d’expérimentation
      • Guillaume Facchi, Coordinateur des programmes stratégiques BioValley France
    • 14h00 La plateforme du Carnot IPGG Microfluidique : un outil pluridisciplinaire pour la santé
      • Guillaume Laffite, Ingénieur de recherche Carnot IPGG Microfluidique
    • 14h15 La spectrométrie de masse : un nouvel outil pour le diagnostic médical
      • Pr. Carlos Afonso, Professeur des Universités, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 14h30 Big Data et médecine de précision
      • Timothé Cynober, Chargé d’affaires Data Science Carnot Curie-Cancer
    • 14h45 Atlanpole Biothérapie
      • Nicolas Siami, Chargé de missions Atlanpole Biothérapie
    • 14h50 Plateforme GALA : une offre technologique pour la conception et le développement d’une galénique avancée
      • Maria-Inés Ré, Directrice de recherche Carnot M.I.N.E.S
    • 15h05 Influence de l’alimentation sur l’environnement luminal des cellules épithéliales de l’intestin
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment
    • 15h20 De la recherche à la clinique : le modèle ICM pour le traitement de maladie Parkinson
      • Claire Roudot, Chargée d’affaires Biotechnologies Carnot ICM
    • 15h35 Lyonbiopôle
      • Stéphanie Pelège, Responsable communication et évènements Lyonbiopôle
    • 15h40 L’institut Carnot Imagine : focus sur la recherche de molécules pour les maladies génétiques
      • Nicolas Doulet, Chargé de partenariats industriels Carnot Imagine
    • 17h00 L’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé, votre partenaire privilégié pour la recherche partenariale
      • Isabelle Buckle, Directrice de la DARRI de l’Institut Pasteur et Directrice adjointe du Carnot Pasteur MS
    • 17h15 Nouveaux outils de suivi de l’impact du médicament sur le patient
      • Eric Gouze, Business Development Manager – Dispositifs Médicaux et eSanté Carnot Leti
    • 17h30 Présentation d’un projet européen sur la complémentation de l’alimentation en caséines ou protéines de soja
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment

    Jeudi 17 octobre 2019

    • 09h45 Méthodologies électroanalytiques pour la détection de petites molécules d’intérêt biologique dans des milieux complexes
      • Sophie Griveau, Maître de Conférence Chimie ParisTech Carnot IPGG Microfluidique
    • 10h00 Quand l’expérience utilisateur renforce la R&D MedTech
      • David Patole, UX designer – cLLAPS LivingLab Carnot ICM
    • 10h15 Cluster NSL et Eurasanté : boosters d’innovation pour la filière Santé et Nutrition en Hauts-de-France
      • Marine Morfaux, Chargée d’affaires Santé Nutrition Cluster NSL – Eurasanté
    • 10h20 Les dispositifs médicaux
      • Yoann Schumacher, Chargé d’affaires Dispositifs Médicaux Carnot Curie-Cancer
    • 10h35610h50 Nouveaux outils logiciels pour l’optimisation des pratiques en imagerie médicale
      • Guillaume Boissonnat Carnot TN@UPSaclay
    • 11h05 Présentation de la Plateforme StreetLab
      • Emmanuel Gutman, Directeur Général StreetLab Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Intelligence artificielle au service de la santé des animaux
      • Pr. Didier Concordet, Toulouse, Inra/Ecole nationale vétérinaire Carnot France Futur Elevage
    • 11h40 Conférence FINDMED : From drug to drug+ to medtech
      • Damien Salauze, Directeur opérationnel Action Carnot filières FINDMED
    • 14h00 Phosphates de calcium bio-inspirés et applications biomédicales
      • Christelle Combes, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h15-14h30 Biomatériaux pour l’ingénierie tissulaire de tissus mous
      • Sophie Fullana Girod, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h45 Les plateformes de l’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé au services de vos projets de R&D innovants
      • Anna Kehres, Responsable opérationnel et administratif du C2RT à l’Institut Pasteur Carnot Pasteur MS

    Pour plus de renseignements, consulter le site officiel de l’événement, accessible via ce lien.

  • Australie : un centre pour faciliter la commercialisation des outils de santé numériques en Indo-Asie

    L’Association australienne de l’industrie de l’information (Australian Information Industry Association, AIIA), organisme représentant le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) en Australie, demande à ses membres et aux associations homologues de toute l’Asie d’investir dans le nouveau centre qu’il déploie pour faciliter la commercialisation des solutions de santé numériques en Indo-Asie : l’Indo-Asia Digital Health Centre for Innovation and Commercialisation (centre de santé numérique pour l’innovation et la commercialisation en Indo-Asie, ou Indo-Asia DHC).

    Le centre en question sera basé en Australie-Occidentale (AO) et se concentrera sur la zone Indo-Asie. Il aidera les chercheurs et les innovateurs de l’AO à évoluer sur un marché estimé à 4-5 milliards de personnes. L’AIIA indique que le DHC attirera des subventions, des financements et du capital-risque pour financer des preuves de concepts (PoC) visant à résoudre des problèmes de santé cruciaux sur les marchés de l’AO et de l’Indo-Asie. Des investisseurs sont recherchés pour un financement précoce ainsi que pour les phases de série A et B.

    « La vision du centre est de favoriser les partenariats mondiaux, de supprimer les obstacles à l’entrée sur le marché et de faciliter le déploiement plus rapide de solutions de santé numériques pour les cliniciens, les patients et les soignants dans le système de santé de l’Australie ainsi que sur le marché florissant de l’Indo-Asie », commente Ron Gauci, le directeur général de l’AIIA, dans un communiqué publié début septembre 2019.

    L’appel de l’AIIA fait suite à la publication du rapport sur la santé durable émis en avril par le ministre de la Santé australien Roger Cook, soulignant la nécessité d’investir dans les soins numériques et de favoriser une culture plus dynamique de l’innovation et de la recherche en Australie-Occidentale.

    Une collaboration avec les secteurs public et privé

    L’Indo-Asia DHC sera une société à but non lucratif. Le centre collaborera avec des prestataires de santé publics et privés, des universités, des organisations de recherche et des entreprises de technologie médicale pour développer et commercialiser des technologies de santé numériques.

    « Nous avons des membres qui se sont avérés être les plus innovants du monde mais qui rencontrent de réels problèmes de collaboration et ont besoin de conseils de spécialistes en innovation, en développement de produits et en commercialisation, commente Ron Gauci, directeur générale de l’AIIA. Ils bénéficieront grandement de l’accès au capital-risque pour exporter à l’étranger et créer des emplois localement en Australie-Occidentale (AO). Ils ont également besoin de l’aide opportune du ministère de la Santé pour valider les projets pilotes, vérifier les concepts et faciliter l’innovation dans cet État. Si nous ne pouvons pas convertir les investissements en idées et les idées en commercialisation, nous ne pouvons pas créer d’emplois. »

    La demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023

    Selon Ron Gauci, le secteur des TIC en Australie-Occidental de a été un important fournisseur de technologies d’innovation dans les secteurs des logiciels d’exploitation minière, de l’énergie, de la santé et de la fabrication. Il emploie plus de 660 000 personnes au niveau national. Plusieurs rapports indiquent que la demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023.

    « En tant qu’organisme sectoriel national, nous représentons une industrie d’exportation de 3,2 milliards de dollars (2,9 Mds €) composée à la fois des grandes multinationales et d’une base importante de petites et moyennes entreprises, parmi lesquelles les organisations de l’Australie occidentale sont bien représentées », ajoute-t-il.

    L’AIIA indique que l’Indo-Asia DHC va :

    • réunir des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs et des investisseurs en capital-risque de premier plan issus de l’Australie-Occidentale pour tirer parti des nombreuses pépinières d’innovation en début de croissance afin de promouvoir les investissements et d’adapter les innovations commercialement prêtes ;
    • se concentrer sur l’exportation d’innovations en matière de santé numérique en AO afin de créer des échanges commerciaux avec l’Asie et l’Asie-Occidentale sur un marché de 400 milliards de dollars (366 Mds €), en croissance de 21 % par an. Les investisseurs en capital-risque ont injecté 2,4 milliards de dollars (2,2 Mds €) rien qu’en janvier 2019 en Amérique du Nord dans ce secteur. Pourtant, en AO, le manque d’échelle et les réseaux au sein de l’Asie font défaut ;
    • collaborer avec un consortium d’organisations de premier plan dotées de capacités de recherche dans le domaine de la santé et de la recherche internationale, telles que le CSIRO, l’université d’Australie-Occidentale, l’université de Notre Dame, l’université de Murdoch, l’université de Curtin, St John of God Health Care, le Telethon Kids Institute et un assureur privé ;
    • associer des capacités de recherche de pointe autour de PoC afin de relever les grands défis de la santé numérique dans la région et offrir aux investisseurs des solutions validées ainsi qu’un placement préférentiel dans les investissements ultérieurs de séries A et B ;
    • travailler en étroite collaboration avec les prestataires de santé publics et privés, les pôles d’innovation hospitaliers, le réseau de traduction de la santé en OA, des technologistes médicaux indépendants, des chercheurs, des innovateurs, des institutions, le gouvernement, des philanthropes et des investisseurs en capital-risque afin de créer un réseau de collaboration et de commercialisation ;
    • se concentrer sur les plus grands défis et la plus grande demande du marché autour des domaines suivants :
      • médecine de précision / personnalisée ;
      • biosenseur et wearables ;
      • application lifestyle et pour patients ;
      • la télémédecine ;
      • l’analyse prédictive et l’intelligence artificielle ;
      • les cliniques de santé numériques ;
      • la santé numérique pour le mental ;
      • la santé numérique dédiée au vieillissement / à la démence ;
      • la pharmacie numérique.

    Objectif : créer un système de santé durable, fondé sur des preuves

    Ron Gauci précise que l’Indo-Asia DHC créerait des voies académiques pour développer l’éducation la formation à la santé numérique en Australie-Occidentale, en collaborant avec des universités et des établissements académiques pour faire en sorte que la recherche en santé numérique informe et soit en adéquation avec la formation, les effectifs et les soins délivrés aux patients, afin de créer un système de santé du futur durable, fondé sur des preuves et de haute qualité.