Syndicats

  • Congrès français de psychiatrie : Med-ebloom décroche le prix « Start-up » avec sa solution de RV

    Med-ebloom, à l’origine d’une solution de réalité virtuelle immergeant le patient face à l’objet de son trouble, s’est vu remettre le prix « Start-up » par la FHP-Psychiatrie à l’occasion du 10ième Congrès français de psychiatrie, qui s’est déroulé à Nantes du 28 novembre au 1er décembre 2018.
    La jeune société a ainsi reçu une dotation de 1 000 euros pour poursuivre le développement de son produit, qui sera présenté lors d’un conseil d’administration de la FHP-Psychiatrie et fera l’objet d’une communication à destination des 170 établissements psychiatriques adhérents de la fédération.

    En complément du dispositif à destination du patient, Med-ebloom permet au thérapeute de concevoir une application personnalisée pour son patient sur une plateforme web, compatible avec les principaux navigateurs existants, explique la FHP dans un communiqué publié le 3 décembre.

    Le prix « Start-up », inauguré par la branche psychiatrie de la FHP en 2017, vise à récompenser une initiative novatrice en santé mentale et à « favoriser une plus grande proximité entre les cliniques psychiatriques et des jeunes entreprises capables d’apporter rapidement des innovations pertinentes », précise le Dr Olivier Drevon, président de la FHP-Psychiatrie.

    Fonctionnalités de la solution de Med-ebloom

    Deux outils

    La start-up propose « deux outils pour une démocratisation de l’e-médecine en psychothérapie », explique-t-elle sur son site web :

    • une plateforme web à destination du thérapeute : avec notamment un accès à une base d’outils psychométriques imprimables ou remplissables en ligne pour chaque pathologie rencontrée en pratique. Des formations et une aide pour utiliser au mieux les outils de Med-ebloom sont proposées par la société ;
    • une application mobile à destination du patient : le patient peut faire ses exercices et accéder à son application « à tout moment et en tout lieu » sur son smartphone, « avec un système de renforcement positif par récompenses, déblocage de succès, points transformables en bons cadeau[, etc.,] rendant son utilisation ludique, valorisante et favorisant l’observance ».

    Un système de messagerie entre la plateforme et l’application est mis à disposition pour que le patient puisse communiquer plus facilement sur ses difficulté si besoin. En cas d’urgence, le thérapeute a la possibilité de lui proposer une séance de téléconsultation à tout moment.

    Réalité Virtuelle

    L’application propose au patient de s’immerger dans des environnements d’expositions en réalité virtuelle pour qu’il soit confronté de manière progressive et sécurisée à l’objet de son trouble.

    Elle a été développée pour le traitement de phobies spécifiques, dont l’agoraphobie, ainsi que des addictions, des troubles du comportement alimentaires, etc.

    « Le casque de réalité virtuelle utilisable avec smartphone est accessible à partir de quelques euros », indique l’entreprise.

    Modules complémentaires

    Le thérapeute choisit parmi les modules proposés par Med-ebloom pour créer une application mobile personnalisée pour le patient : modules de restructuration cognitive, exercices cognitivo-comportementaux, échelles d’auto-évaluation, outils de relaxation, etc.

    Des rappels peuvent lui être envoyés sur son smartphone à fréquence variable, programmés par le thérapeute et le patient, afin de favoriser l’observance du traitement.

    Télémédecine

    Le thérapeute peut proposer via la plateforme des rendez-vous de psychothérapie à distance, avec ou sans exposition par réalité virtuelle.

  • Le CHU d’Angers inaugure Allegro, le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France

    Un coussin connecté pour prévenir les escarres et des chaussures « intelligentes » pour détecter les chutes, tels sont les types de technologies intégrées au sein du centre d’expertise Allegro, « le 1er living lab gériatrique et hospitalier de France », inauguré le 22 novembre 2018 au centre hospitalier universitaire (CHU) d’Angers lors de la Connected Week de la ville.

    Présenté comme étant « à la fois laboratoire du futur et espace de co-conception » par le CHU dans un communiqué publié le 3 décembre 2018, Allegro sera exploité pour tester au sein d’une chambre d’hospitalisation expérimentale les services et les nouvelles innovations dédiés au domaine de la gérontologie dans l’optique de favoriser l’autonomie des personnes âgées et le bien-vieillir, le tout en collaboration avec les patients, les soignants et les aidants.

    Pour définir les besoins des usagers, l’équipe du living lab a travaillé en concertation avec des utilisateurs, des professionnels de santé ainsi que des spécialistes du vieillissements et des industriels.
    Le nouvel espace est destiné aussi bien aux partenaires publics, aux établissements d’enseignement supérieur et aux patients qu’aux entreprises privés.

    Une chambre expérimentale pour évaluer des prototypes axés sur le bien-vieillir

    La chambre expérimentale d’Allegro, mise en place au sein du service de gériatrie aiguë du CHU d’Angers, a été pensée pour que les partenaires académiques et industriels de l’établissement de soins puissent tester et valider des prototypes visant à mieux répondre aux besoins des personnes âgées malades hospitalisées pour un problème de santé aigu ou décompensé.

    L’équipe du living lab évaluera la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, l’efficacité, la sécurité, la fiabilité et la reproductibilité des technologies en développement. Le diagnostic de ces différents points a pour but d’améliorer « les caractéristiques et la simplicité d’usage des innovations », explique le centre hospitalier dans son communiqué.

    Une expertise « thérapeutique, technologique et économique »

    « Allegro détient une expertise à la fois thérapeutique, technologique et économique, ajoute le CHU angevins. Sa valeur ajoutée repose sur cette triple compétence mise au service de la recherche médicale et paramédicale. »

    « Il existe une place pour des initiatives enthousiasmantes destinées aux seniors »

    « [Le] nom [Allegro] résume l’essence même du projet : l’aspect « senior » et le caractère hospitalier, tout en faisant référence à Angers. Allegro, signifie aussi « joyeux » en italien, il fait référence à un mouvement vif en musique, explique le Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie au CHU. Trop de personnes considèrent encore que l’accompagnement des personnes âgées n’est ni dynamique ni motivant. Nous combattons énergiquement cette idée reçue. (…) Allegro montre qu’il existe une place pour des initiatives innovantes et enthousiasmantes destinées aux seniors. »

    45 500 euros financés par Angers Loire Métropole

    • Allegro est porté par un comité scientifique, dont fait partie le Centre de recherche sur l’autonomie et la longévité (CeRAL) du CHU d’Angers.
    • L’initiative est soutenue par Angers Loire Métropole, qui a versé 45 500 euros afin de permettre la réalisation d’une thèse doctorale.
    • Le projet a décroché l’appel d’offres « Plus de Vie 2017 », lancé par la Fondation hôpitaux de Paris – hôpitaux de France, et a reçu à ce titre une subvention de 16 800 euros, qui a servi à équiper la chambre connectée du living lab.
  • Boehringer Ingelheim crée le 1er accélérateur de e-santé de Lyon : Lili Smart et Medeo retenus

    Boehringer Ingelheim lance le premier accélérateur de santé digitale de l’agglomération lyonnaise, en collaboration avec le réseau d’incubateurs de France 1Kubator, annonce la compagnie pharmaceutique allemande dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    Trois premières start-ups, dont deux issues du secteur de la e-santé et une spécialisée dans la santé animale, ont été sélectionnées pour participer à un programme d’accélération de 6 à 12 mois « visant à décupler leur potentiels« . Il s’agit de :
    • Lili Smart : développe une solution connectée d’assistance pour les aidants et leurs proches en perte d’autonomie (maladie de Parkinson, Alzheimer…), basée sur des technologies d’intelligence artificielle et plus précisément de machine learning :
    • Medeo : met au point des solutions technologiques à destination des professionnels de santé (médecins, établissements de soins, entreprises de e-santé), dont une plateforme sécurisée interconnectée unifiant l’environnement de travail des médecins ;
    • Tibot : propose un robot d’assistance autonome pour l’aviculture dans l’optique d’ »automatiser certaines tâches pénibles et répétitives » afin d’ »améliorer les conditions de travail de l’aviculteur et le bien-être des animaux ». 

    Dans le cadre de cette initiative, « Boehringer Ingelheim envisage d’accompagner à terme 6 start-up chaque année, tant en santé humaine qu’en santé animale », ajoute le groupe.

    L’accélérateur sera basé au sein de l’immeuble Boreal, situé dans le Biodistrict de Lyon-Gerland, siège français des activités de santé animale de l’entreprise allemande.

    « Un véritable programme d’open innovation digitale »

    « Au-delà de cet accélérateur nouvellement créé à Lyon, c’est un véritable programme d’open innovation digitale que nous lançons au sein de Boehringer Ingelheim France, dans la lignée de la stratégie du groupe et de sa filiale BI X, un lab d’innovation digitale dédié à la e-santé, aussi bien humaine qu’animale »,explique Jean Scheftsik de Szolnok, président de Boehringer Ingelheim France (communiqué).

    Un accord commercial voire un investissement direct possible à l’issue du programme

    « À l’issue de ce programme d’accélération, les start-up hébergées chez Boehringer Ingelheim dont les projets sont les plus concluants, au regard de nos enjeux et de notre stratégie, pourraient bénéficier d’un accord commercial ou même d’un investissement direct grâce au fonds de capital-risque de notre groupe », précise-t-il.

  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • La conférence Lab Santé Île-de-France aura lieu le 7 décembre 2018 à Paris

    La conférence Lab Santé Île-de-France sera organisée le 7 décembre 2018 à Paris par l’Agence régionale de santé Île-de-France, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Île-de-France et Medicen Paris Region.

    L’événement s’adresse aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Les inscriptions, gratuites, sont à réaliser sur le site de la CCI via le lien ci-contre.

    Programme

    Animatrice : Linda Labidi, journaliste économique, Forbes

    8h30 Accueil café  9h00 Ouverture

    • Didier Kling, président de la CCI Paris Île-de-France
    • Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Île-de-France

    Pitchs

    • Pr Ronan Roussel, chef de service de diabétologie-endocrinologie et nutrition de l’hôpital Bichat
    • Serge Picaud, directeur de recherche à l’Inserm, Hôpital Saint-Antoine
    • Jacques Léglise, directeur général de l’hôpital Foch
    • Samir Medjebar, directeur du développement de Bioserenity
    • Pierre Lebon, directeur du centre de ressources et d’expertise du Resah
    • Marylène Vicari, co-fondatrice du Liberté Living Lab
    • Guillaume Wasmer, directeur du Groupe hospitalier Nord Essonne
    • Échanges avec la salle

    Table ronde : Article 51, vers des expérimentations innovantes en santé

    • Natacha Lemaire, rapporteure générale du comité technique et du conseil stratégique de l’innovation en santé
    • Yannick Le Guen, directeur de la stratégie de l’ARS Île-de-France
    • Daniel Szeftel, co-fondateur de Semeia
    • Jean Bourhis, directeur des opérations institutionnelles et économiques à Novartis
    • Porteur du projet Epidaure-CDS

    12h15 Clôture – Trois questions à…

    • Pr Jean-François Dhainaut, Directeur du Lab Santé Île-de-France
    • Christian Lajoux, Président de Medicen Paris Region
  • « Notre but est de devenir le Netflix des solutions d’IA en radiologie » (F. Moreau, Incepto Medical)

    « Notre but premier est de devenir le Netflix des solutions d’IA en radiologie », a déclaré à Health & Tech Intelligence Florence Moreau, directrice technique et cofondatrice de la start-up Incepto Medical, lors d’une interview accordée en novembre 2018. La jeune société propose en effet une plateforme web unique contenant un catalogue d’applications et de solutions d’intelligence artificielle.

    « Les radiologues, qui voient défiler sous leurs yeux plus de 50 000 coupes dans la même journée, sont demandeurs de ce type d’innovations pour gagner du temps et le passer auprès de leurs patients », ajoute-t-elle, précisant que son équipe envisage un développement à l’échelle européenne.
    Au cours de l’entretien, l’entrepreneuse est revenue en détail sur les spécificités de l’offre proposée par Incepto Medical et a partagé sa vision du développement de l’IA dans le domaine de la radiologie, convaincue que la machine ne remplacera jamais l’humain mais qu’elle pourra, au contraire, faire figure d’un soutien de taille pour alléger la charge de travail des radiologues et donc améliorer le diagnostic en limitant omissions et erreurs dans la lecture des nombreuses images que ces professionnels de santé ont à traiter chaque jour.

    « La collaboration avec les médecins est au cœur de notre démarche »

    Incepto Medical a été créé à Paris en janvier 2018. Depuis quand avez-vous réellement lancé votre activité ?

    Après avoir enregistré les statuts de l’entreprise en janvier, nous avons démarré très vite, avec un premier tour d’amorçage de 950 000 euros.

    Nous sommes 15 collaborateurs à l’heure actuelle, dont trois cofondateurs, moi-même [Florence Moreau est experte en développement de logiciels médicaux en radiologie et spécialisée en mathématiques appliquées], Antoine Jomier, le président, qui apporte son expertise dans le domaine du business et de la vente en imagerie médicale, et le Dr Gaspard d’Assignies, radiologue senior, qui s’intéresse depuis longtemps à l’utilisation de intelligence artificielle (IA) en radiologie.

    Vous dites offrir un écosystème collaboratif pour inventer, développer et distribuer des applications en intelligence artificielle et radiologie dédiées au diagnostic et au traitement des pathologies. Quelles solutions proposez-vous concrètement ?

    La collaboration avec les médecins est vraiment au cœur de notre démarche.

    Tout d’abord, parce que nous répondons à leurs besoins multiples et spécifiques, selon leurs spécialités (cancérologue, spécialiste du genou, etc.), en leur proposant une plateforme unique contenant un catalogue complet d’applications et de solutions d’IA : notre but premier est en somme de devenir le Netflix des technologies d’intelligence artificielle en radiologie. Les radiologues, notamment, qui voient défiler sous leurs yeux plus de 50 000 coupes dans la même journée, sont demandeurs de ce type d’innovations pour gagner du temps et le passer auprès de leurs patients.

    En parallèle, des médecins de premier plan nous aident à co-créer des applications médicales : notre approche consiste donc à apprendre avec ces experts la réalité clinique. Au fond, ce sont eux qui savent ce qu’ils veulent faire « dire » à l’IA. De plus, avant de lancer un produit, nous voulons être sûrs qu’il soit bien validé cliniquement. Leur éclairage est précieux et incontournable.

    Nous remarquons qu’il y a une envie croissante de la part des établissements de soins de travailler sur les questions d’intelligence artificielle mais ils ne savent pas forcément dans quel sens aller. Incepto Medical est là pour les accompagner dans leur démarche ainsi que pour faire le lien entre le monde de la technologie et l’activité clinique.

    Avez-vous déjà noué des partenariats ?

    Nous avons déjà signé trois contrats et un potentiel de 10-15 accords à venir. Nous allons notamment travailler avec le groupe suisse de centres d’imagerie médicale de proximité 3R (Réseau radiologique romand) sur l’IRM du genou et avec le groupe hospitalier Paris Saint-Joseph sur l’occlusion intestinale.

    Nous allons creuser leurs idées pour voir si, scientifiquement, elles ont du sens et valent la peine d’être développées.

    « Nous n’envisageons pas une IA comme substitut du médecin »

    En octobre, lors de votre intervention à l’événement Inno Generation de Bpifrance, vous avez indiqué que l’intelligence artificielle n’avait pas pour vocation, selon vous, à remplacer le médecin. « Il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! » (voir article en lien ci-contre)

    Oui, notre conviction c’est que le médecin est une pièce maîtresse du domaine de la santé, qui est le domaine de l’humain par excellence. Il y aura encore besoin de radiologues demain.

    Certes, l’IA peut intervenir en amont, en aide de lecture de l’image plus ou moins automatisée pour accompagner les médecins mais nous n’envisageons pas une intelligence artificielle comme substitut du médecin. Les patients ne sont pas et ne seront jamais prêts, je crois, à accepter que ce soit une IA qui leur annonce un cancer.

    Il existe plusieurs sociétés spécialisées dans l’IA en radiologie, telles que Therapixel et Gleamer. En quoi vous démarquez-vous ?

    Nous ne sommes pas sur le même axe. Therapixel, par exemple, est une entreprise qui développe une solution pour un domaine très précis, la mammographie. Loin d’être un concurrent, c’est au contraire un partenaire business potentiel avec lesquels nous pouvons engager un dialogue pour intégrer son produit à notre plateforme.

    Actuellement, chaque développeur de solutions d’IA se présente sur le marché avec son propre algorithme, ce n’est pas évident pour les professionnels de santé de savoir vers quel produit se tourner. Nous, nous leur proposons d’avoir accès à cette offre en une seule fois, sur une même plateforme.

    De plus, par notre biais, ils n’auront pas à subir le coût d’intégration dans l’hôpital.

    À l’occasion des Journées francophones de la radiologie (JFR), Oliver Clatz, P.-D.G. et cofondateur de Therapixel, avait tenu à rappeler qu’il était primordial que le radiologue comprenne le fonctionnement et les limites des algorithmes automatisant l’analyse des images médicales car il sera « le seul responsable en cas d’erreur » (voir article en lien ci-contre). Les questions de responsabilité vous préoccupent-elles ?

    C’est très important de s’interroger sur ce sujet, et pas seulement du point de vue du radiologue mais aussi du point de vue du concepteur de l’algorithme. Nous discutons de ces problématiques très en amont du processus d’intégration clinique.

    Un développement européen

    Quels sont vos objectifs pour les mois et les années à venir ?

    Notre mission est d’être le pont entre la technologie de l’IA et les médecins. Aujourd’hui, une cinquantaine d’applications utilisant l’intelligence artificielle existent ou sont en cours de développement dans le monde : il faut aider les médecins à recenser les plus performantes, à y accéder et à les utiliser. Il faut aussi leur permettre de créer leur propres applications, adaptées à leurs besoins.

    Nous visons le marché européen qui est naissant et recèle énormément de potentiel. Cet angle européen, nous l’avons depuis le départ : un de nos actionnaires historiques est d’ailleurs l’ancien président de la Société européenne de radiologie (Paul Parizel).

    Côté financement, notre prochaine étape est le lancement d’un tour de financement de série A (objectif non divulgué). Il ne faut pas que nous perdions de temps car certains pays comme les États-Unis, Israël et la Chine sont déjà bien avancés sur le marché.

  • « Face aux épidémies, le traitement des données en temps réel est la clé » (E. Castle, eHealthAfrica)

    Evelyn Castle, directrice et co-fondatrice de eHealth Africa (eHA), a partagé avec Health & Tech Intelligence l’expertise et le retour d’expérience des programmes de sa start-up dans l’amélioration des résultats en matière de santé publique, d’anticipation et de gestion des pandémies, ainsi que les missions d’appui aux systèmes de santé nationaux, à la suite de son intervention au World Health Summit (14-16 octobre 2018, Berlin).

    Né lors de l’épidémie du virus Ebola en 2014 en Sierra Leone, le projet eHealth Africa s’est rapidement imposé en proposant un suivi de la propagation par un traitement de la donnée en temps réel mais aussi des outils de traçage tels que Sense Ebola ou des applications comme DHIS2. D’autres solutions d’nteropérabilité comme la plateforme Aether apportent enfin leur soutien aux systèmes de santé nationaux, explique-t-elle.

    Face à l’urgence de l’épidémie, un traitement de la donnée en temps réel s’impose

    Pouvez-vous revenir sur l’origine de eHealth Africa (eHA) ?

    Evelyn Castle : eHA a vu le jour au Nigéria en 2010, avant d’étendre son action en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée. La start-up basée en Afrique de l’Ouest développe des solutions d’appui aux systèmes de santé grâce à la conception et la mise en œuvre d’outils basés sur l’exploitation et le traitement des données de santé. EHealth Africa a soutenu l’effort national en 2014 face à l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, lorsque le nombre de personnes infectées doublait chaque jour.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur l’intervention d’eHA lors de cette épidémie d’Ebola ?

    Nous savions que cette épidémie n’aurait aucune chance de ralentir avant que nous ne puissions obtenir des données en temps réel qui nous permettraient une prise de décision plus efficace.

    Sur la base de son expérience dans le développement et la mise en œuvre de solutions, eHA a développé des outils de surveillance des maladies. Chaque pays était confronté à des défis différents et avait des priorités spécifiques selon le stade de l’épidémie. Nous avons donc développé une batterie d’outils pour résoudre le problème, le défi majeur étant la diversité des formats en matière de données d’un pays à l’autre.

    Sense Ebola: un premier outil de traçage des contacts

    Quel est l’objectif précis recherché à travers le développement de l’application Sense Ebola ?

    L’application Sense Ebola a été conçue pour collecter des données lorsque des équipes médicales vérifiaient l’état de santé des personnes qui avaient été en contact étroit avec des patients atteints du virus Ebola. Elle garantissait que chaque personne ayant eu un contact potentiel avec le virus était suivi deux fois par jour et signalait si un contact présentait des symptômes du virus.

    L’outil a été conçu pour fonctionner sur les téléphones Android, aussi bien en ligne que hors ligne. Les données sont stockées sur le mobile et synchronisées automatiquement avec les bases de données nationales et centrales de chaque pays, lorsque la connexion est établie. Un tableau de bord affiche les données de toutes les équipes de recherche de contacts, permettant aux ministères et aux partenaires une vision globale de l’état de la recherche de contacts au niveau national.

    Quels ont été les résultats ?

    Au total, l’application Sense Ebola a été utilisée par plus de 700 traceurs de contacts en Sierra Leone, au Liberia, en Guinée et au Nigeria, réduisant le temps de déclaration des contacts avec l’épidémie de plus de 12 heures.

    De fait, l’épidémie du Nigeria a pu être arrêtée avec seulement 20 personnes infectées. La traçabilité des contacts était un outil nécessaire pour répondre au suivi d’un cas une fois identifié mais une autre lacune majeure dans la réponse au virus Ebola était d’identifier immédiatement le foyer afin de pouvoir le signaler. Dans ce but, la Sierra Leone et le Liberia ont décidé de mettre en œuvre un cadre de surveillance intégré de la maladie et de la riposte (IDSR) référencé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Ce cadre permet une interopérabilité des données de laboratoire, réduisant le délai de détection et de confirmation du laboratoire afin que la réponse soit déployée le plus rapidement possible. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’IDSR, la Sierra Leone et le Liberia se sont concentrés sur la création d’un outil de notification électronique, sur la base des rapports hebdomadaires de maladie à déclaration obligatoire immédiate. Néanmoins, les deux pays avaient des exigences différentes dans le traitement des flux et le reporting. En Sierra Leone, l’objectif était de collecter les données des établissements de santé sur une base hebdomadaire, de valider cette information au niveau du district, et enfin d’analyser la remontée des informations au niveau national.

    DHIS2 Mobile : une plateforme de collecte et d’analyse de la donnée statistique

    Vous avez alors créé l’application DHIS2 Mobile.

    « Oui, afin de répondre à cette exigence, nous avons créé DHIS2 Mobile, une plateforme de collecte, de validation, d’analyse et de présentation de la donnée statistique, qui permet de télécharger le formulaire IDSR dans les bases de données nationale de Sierra Leone.

    Ce système fonctionne actuellement dans 372 centres de santé en Sierra Leone et plus de 95 % des établissements réalisent un reporting hebdomadaire des formulaires eIDSR.

    L’application a-t-elle été utilisée dans d’autres pays, comme le Liberia ?

    Le Liberia voulait aller plus loin et obtenir des données basées sur des cas concrets mais la mauvaise couverture en réseau mobile dans le pays ne permettait pas les échanges par SMS. En réponse, nous avons développé RapidPro pour gérer la plateforme SMS des établissements de santé combinés avec l’application DHIS2 permettant des signalements immédiats au gestionnaire. Lorsque la connexion au réseau mobile est disponible, les données sont synchronisées au niveau national par le système de suivi DHIS2. 

    Ce système fut testé dans deux comtés du Liberia, avant que la gestion de l’outil ne soit déléguée au ministère de la Santé pour un déploiement à l’échelle nationale. Pour un traitement optimal, le système national de surveillance des maladies doit inclure des données cliniques issues des hôpitaux publics et privés, en provenance des canaux des médias sociaux, mais aussi des données provenant directement du public, via les centres d’appels ou les SMS.

    Comme beaucoup d’autres acteurs du secteur de la santé, nous avons développé des outils en réponse à un problème spécifique et en cas d’urgence mais nous redémarrions presque systématiquement à zéro à chaque évènement, recréant des fonctions nouvelles ou des outils différents. Cela a notamment permit l’élaboration de solutions telles que la plateforme IDSR.

    Aether : un outil pour des solutions d’échange de données uniformisées

    Quid de la plateforme Aether ?

    Ce cadre de développement permettrait de déployer des solutions plus rapides, à moindre coût, tout en instaurant un système de soutien durable et continue.

    Aether permet aux organisations de mettre en place des solutions de traitement et d’échange de données uniformisées, facilitant les échanges de données entre les systèmes. Grâce à cette plateforme, les données sont collectées à partir de différentes sources et mappées au sein d’un schéma commun. Ce schéma constitue un contrat de données, qui facilite l’interopérabilité et l’échange des données de santé. Les données sont stockées sous forme de messages pouvant être traitées ou publiées dans des applications externes en temps réel, garantissant un accès rapide des organisations à l’information. Les données sensibles peuvent être masquées et publiées dans un environnement cloud hautement sécurisé. 

    Aether permet d’intégrer facilement des solutions de santé numérique les plus utilisées, telles que ODK, Kibana, Elastic Search, CKAN et nous développons continuellement des solutions de comptabilité pour les systèmes DHIS2 et le standard HL7 FHIR qui définit une palette d’objets d’information modulaires appelés « ressources », qui s’assemblent et se relient entre elles, afin de construire de façon efficiente des systèmes de partage de données cliniques ou administratives.

    Aether permet également de développer des connecteurs pour des applications non prises en charge, en personnalisant en fonction des besoins. Enfin, Aether est un projet open source ouvert à tous.

    Comment Aether peut-il concrètement soutenir un IDSR national ? 

    Dans le cadre d’un IDSR, trois domaines doivent être traités en priorité : la détection de la maladie et sa notification, la confirmation du laboratoire et enfin la réponse à l’épidémie.

    Dans ce cadre, eHA utilise trois systèmes qui se concentrent sur l’obtention de ces données, la détection et le signalement des maladies, grâce à l’application mobile DHIS2, qui collecte le rapport IDSR auprès des établissements de santé. La confirmation des échantillons de laboratoire est obtenue à partir des informations du logiciel BIKA Lab, un système de gestion de l’information libre, très répandu. Enfin, dans le suivi des épidémies, eHA utilise le suivi SENSE Ebola pour rechercher les contacts donnant lieu à contamination. 

    Nous devons cartographier l’ensemble des données recueillies par ces outils au sein du « schéma ». Ces données seront ensuite publiées dans un tableau de bord IDSR qui permettra de surveiller l’évolution des indicateurs clés. Une fois ce système configuré, nous sommes prêt à agir.

    Pourquoi la collaboration avec les États est-elle aussi complexe ?

    Lorsque nous entamons des discussions avec les systèmes de santé nationaux, nous envisageons toujours des stratégies complexes autour du traitement de plusieurs millions de données différentes, ce qui rend la construction d’un système national d’information de santé dans le meilleur des cas complexe, dans le pire des cas impossible.

    Aether est une rampe de lancement, il permet d’entamer la coopération vers plus d’interopérabilité. L’outil se veut flexible pour évoluer au fil du projet. Quelques données clés suffisent pour identifier les besoins et prendre les bonnes décisions.

    Des outils tels que Sense Ebola, Follow-up, ODK et KoboCollect sont performants mais pour tirer le meilleur parti des données collectées, nous devons veiller à ce qu’une plateforme comme Aether permette le partage et l’analyse des données de santé en toute sécurité afin d’aider les professionnels à prendre les meilleures décisions possibles.

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • Resilient Innovation lance une campagne de crowdfunding pour sa solution de marche assistée

    Resilient Innovation, spécialiste en solutions technologiques et créateur de Walk, un dispositif électronique portable d’aide à la marche par stimulation auditive, a annoncé le 5 novembre 2018 le lancement d’une campagne de financement participatif via la plateforme Lita.co, avec un objectif de collecte fixé à 500 000 euros.

    Walk vient en aide aux personnes ayant des troubles d’origine neurologique, tels que les malades souffrant de la maladie de Parkinson, et contribue à améliorer leur maintien à domicile.

    Les objectifs principaux que serviront les fonds recueillis par la start-up sont l’accélération de la commercialisation de son dispositif en Europe et la conquête de nouveaux marchés.

    Objectif : s’ouvrir à de nouveaux marchés

    Le projet Walk est une idée de Jordan Miron, fondateur et P.-D.G., jeune entrepreneur montpelliérain, qui a voulu allier l’électronique et la science. Il a développé le dispositif connecté et breveté Walk dans le cadre de sa start-up, Resilient Innovation, fondée en janvier 2016.

    Cet appareil est capable, grâce à un logiciel intégré, de détecter les troubles locomoteurs et de déclencher si nécessaire une stimulation auditive sur laquelle l’usager peut synchroniser son pas pour corriger les troubles dont il souffre. Le dispositif est utile dans le cadre de dommages neurologiques, comme par exemple dans les cas de maladie de Parkinson ou d’hémiplégie post-AVC.

    La première version brevetée du dispositif, utilisé par plus de 200 particuliers et plus de 100 professionnels de santé, a permis à la start-up de procéder à une collecte de données afin d’améliorer le produit.

    Aujourd’hui, le fondateur de la société travaille en collaboration avec un David Hoffnung, chargé de recherche et développement de la start-up. Ils sont secondés de Morgan Bideau, responsable du développement commercial de l’entreprise.

    Parmi les projets actuellement prioritaires de la start-up figurent :

    • le renforcement des ventes en Europe ;
    • l’ouverture au marché de l’outre-mer ;
    • le développement de ses produits et services.

    Lita.co

    Lita.co est une plateforme francilienne d’investissement participatif dont la vocation est de permettre  d’investir dans les entreprises porteuses de projets solidaires et durables.

    Tous ceux qui souhaitent prendre part dans la campagne peuvent manifester leur intention d’investir en phase de pré-collecte via ce lien.

    L’objectif est fixé à 500 000 euros. Une fois la phase de pré-collecte terminée, le financement participatif sera ouvert à tous sur la plateforme Lita.co pour une durée d’un mois.