Syndicats

  • Alcatel-Lucent propose à ses clients PassCare, le « passeport santé universel » digital de Innovhealth

    Alcatel-Lucent Enterprise (ALE) propose depuis le 1er février 2019 à ses clients PassCare, une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux…) entre patients et professionnels de santé basée sur la blockchain.
    Elle a été lancée par la start-up Innovhealth, fondée en 2016. Sa version pilote a couvert 250 000 patients.

    La solution se présente sous la forme d’une carte dotée d’un QR code et associée à un mot de passe, fonctionnant via une application mobile. Elle est présentée comme un « passeport numérique universel« , accessible partout dans le monde avec une connexion internet.
    Par le biais d’un système basé sur intelligence artificielle (IA), PassCare peut envoyer des alertes personnalisées pour faciliter la prévention et le dépistage. L’utilisation de la technologie de la blockchain permet, elle, de sécuriser les données, qui sont automatiquement anonymisées.

    En collaborant avec ALE, InnovHealth a étoffé son offre en y ajoutant des fonctionnalités de messageries instantanées, de vidéos et de téléconsultation. Grâce à ce partenariat avec une entreprise d’ampleur internationale, la start-up espère accélérer le déploiement de sa technologie à échelle mondiale.

    La start-up présente ses solutions comme un complément aux dispositifs nationaux, tel que le dossier médical partagé (DMP) en France. Avec PassCare, elle souhaite participer à la recherche, l’objectif affiché étant notamment de fournir des cohortes de patients grâces aux données collectées sur la plateforme.

    Un business modèle reposant sur les professionnels

    « Nous sommes partis du constat suivant : il n’existe à ce jour aucune technologie permettant de lier les systèmes informatiques des établissements de santé et les logiciels des praticiens avec leurs patients. Ces derniers deviennent maîtres de leurs données de santé », commente Adnan El Bakri, chirurgien urologue, fondateur et P.-D.G. d’Innovhealth (source : Lefigaro.fr).

    Proposé aux particuliers à partir de 2,99 euros par mois, son modèle économique repose avant tout sur les professionnels, les entreprises ayant la possibilité d’abonner leurs salariés au service. Parmi les premiers clients figurent Alcatel-Lucent donc mais aussi L’Oréal, le groupement de pharmaciens Totum, les hôpitaux universitaires de l’Est parisien Tenon, les mutuelles Hélium et le courtier en assurance Servyr.

    Vers un déploiement possible en Afrique

    InnovHealth est par ailleurs en discussions « très avancées » avec un État africain qui pourrait lui confier la gestion de son système de santé, indique la start-up.

    Une deuxième levée de fonds bientôt lancée pour recueillir 5 M€

    La start-up va prochainement lancer une deuxième levée de fonds dans l’optique de recueillir 5 millions d’euros. Ce tour de table lui servira à accélérer son développement commercial et son activité R&D.

    InnovHealth compte une vingtaine d’actionnaires, dont l’acteur Christophe Lambert, devenu l’un des premiers clients aux États-Unis et ambassadeur de la société.

  • MedTech Forum : l’événement européen se tiendra du 14 au 16 mai 2019 à la Cité des sciences à Paris

    Le MedTech Forum 2019 aura lieu du 14 au 16 mai à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris.

    L’événement est la plus grande conférence de l’industrie de la santé et des technologies médicales en Europe.

    Dans le cadre de cette nouvelle édition, plus de 1 000 parties prenantes du secteur des technologies de la santé (leaders de l’industrie, innovateurs, investisseurs, experts en technologies médicales, PME, etc.) sont attendus pour débattre des problèmes auxquels le secteur est confronté, des tendances qui façonnent l’avenir du marché et des opportunités à venir.

    Les inscriptions doivent être réalisées en ligne sur le site Medtechforum2019.europa-inviteo.com.

    La Conférence mondiale sur les technologies médicales (GMTCC) intégrée au MedTech Forum

    Nouveauté cette année, la Conférence mondiale sur les technologies médicales (GMTCC) sera intégrée au MedTech Forum.

    Organisée conjointement par MedTech Europe et l’association américaine du secteur des dispositifs médicaux AdvaMed depuis plus de dix ans, la GMTCC rassemble chaque année la communauté internationale du secteur dans le but de partager des idées et des expériences de manière à inspirer de nouveaux partenariats et des solutions innovantes aux défis portant sur les aspects réglementaires relatifs aux technologies médicales.

    Un partenariat avec la Journée start-ups innovantes du dispositif médical (Snitem)

    Le MedTech Forum est également partenaire avec le Snitem dans le cadre de la Journée start-ups innovantes du dispositif médical, qui aura lieu le 14 mai 2019 à la Cité des sciences.

    Programme

    Mardi 14 mai 2019

    Mercredi 15 mai 2019

    Jeudi 16 mai 2019

  • Exploitation des données de santé : le Health Data Hub lance son premier appel à projets

    Le Health Data Hub (HDH), piloté par Jean-Marc Aubert, lance un appel à projets (AAP) dans l’optique de sélectionner les premières initiatives innovantes dans le domaine de l’exploitation des données de santé qui présentent un intérêt public.

    Les dossiers de candidatures doivent être déposés sur le site Demarches-simplifiees.fr d’ici le 9 mars 2019 à minuit.

    L’appel s’adresse en particulier aux porteurs de projets « dont la phase de conception est avancée mais dont la réalisation requiert expressément l’aide du Hub pour accéder aux données de santé ou procéder à leur traitement », indiquent le ministère des Solidarités et de la Santé ainsi que la Dress dans un communiqué publié le 31 janvier 2019. Les projets qui contribueront à la constitution du catalogue de données et dont les acteurs accepteront de partager les outils et connaissances développés avec la communauté « seront privilégiés ».

    Les lauréats pourront bénéficier d’un accompagnement pendant un an à compter du second semestre 2019.

    Le Health Data Hub mettra à la disposition des porteurs de projets retenus des ressources humaines et technologiques mutualisées afin de les aider à élaborer et déployer leurs solutions. La construction et le fonctionnement du HDB « reposeront sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris, est-il notifié. Il sera un outil de promotion de l’innovation pour faire de la France un leader des données de santé. »

    Les 3 objectifs de l’appel à projets Health Data Hub :

    • soutenir les usages innovants de la donnée de santé : « l’objectif est d’accompagner des projets innovants au service de la recherche, des patients, des professionnels de santé et du système de santé », est-il indiqué dans le document présentant l’appel à projets (AAP) ;
    • participer à la construction et au développement du Health Data Hub : « ces projets permettront au Health Data Hub d’éprouver et d’industrialiser son offre de service ainsi que d’enrichir son catalogue de données et d’algorithmes partagés » ;
    • démontrer par des résultats rapides la valeur de la donnée : « les projets doivent permettre l’obtention de résultats rapides, à même de démontrer la valeur de la donnée et l’intérêt de son partage. »

    Les thématiques ciblées

    Les projets ciblés

    Maturité du projet

    Le cas d’usage doit être précis, concret et réaliste. L’équipe projet doit déjà être constituée et engagée.

    Usage innovant de la donnée de santé

    Le projet doit proposer une approche innovante de collecte ou du traitement de la donnée (notamment en utilisant l’intelligence artificielle).

    Contribution à la constitution du catalogue de données Hub

    Le projet doit contribuer à l’identification de sources de données à fort potentiel de ré-utilisation ou à la collecte, la documentation, la standardisation et la mise en qualité de nouvelles sources de données majeures. L’utilisation de standards internationaux serait un plus.

    Bénéfices potentiels significatifs et disponibles rapidement

    Le projet doit être réalisable dans les conditions actuelles de l’état de l’art et pouvoir témoigner rapidement (6 mois à 1 an) de bénéfices sur l’amélioration des soins ou du système de santé.

    Contribution au partage des données, des outils et des connaissances

    Le projet doit prévoir, dans le respect de la propriété intellectuelle et industrielle, la mise à disposition de documentation, outils, algorithmes créés grâce au concours du Hub et pouvant servir à l’ensemble de sa communauté d’utilisateurs.

    Les obstacles que le Health Data Hub peut aider à franchir

    L’accompagnement proposé pour franchir ces obstacles

    Modalités de sélection et calendrier de l’appel à projets

    • Dépôt des candidatures : les porteurs de projets sont invités à déposer leur candidature sur la plateforme d’ici le 9 mars 2019 à minuit.
    • Pré-sélection : les candidatures seront analysées pour établir une pré-sélection sur la base de la qualité et la pertinence de la candidature, ainsi que des critères présentés en page 5 du dossier de présentation de l’AAP.
    • Auditions et sélection : Les candidats présélectionnés seront invités à être auditionnés par un jury composé de représentants des ministères concernés, de personnalités qualifiées et de Bpifrance.
    • Lancement de l’accompagnement : les projets retenus seront annoncés début avril et feront l’objet d’un premier accompagnement pour lancer au plus vite les démarches d’accès aux données.
    • Réalisation des projets : la réalisation des projets sélectionnés pourra démarrer dès l’obtention des autorisations et habilitations requises dans le courant du 2e semestre 2019.

    Informations et contacts

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par le Health Data Hub, une foire aux questions est accessible en ligne sur Qa.health-data-hub.fr.

    Il est possible de contacter le HDH par email dans le cadre de l’AAP à hdh-aap@sante.gouv.fr.

  • 5e Journée start-ups innovantes du dispositif médical (snitem) : le 14/05/2019, Cité des sciences

    La 5ième édition de la Journée start-ups innovantes du dispositif médical, organisée par le Snitem, se tiendra le 14 mai 2019 à la Cité des sciences et de l’industrie.

    L’événement sera rythmé par des échanges et des débats autour, entre autres, de la stratégie réglementaire, de l’accès au marché, des étapes clés pour créer une start-up et des sources de financement de projets.

    Comme en 2018, un jury sélectionnera une douzaine de start-ups, qui seront présentes au sein de l’espace « innovation », au même niveau que la zone dédiée au rendez-vous B to B, où les participants pourront échanger sur leurs projets et démarrer de nouvelles collaborations*. Elles « pitcheront » au fur et à mesure de la journée, jusqu’à la remise du prix du jury et du prix « coup de cœur » du public.
    Les start-ups qui souhaitent candidater aux prix sont invitées à se rapprocher des partenaires de l’évènement (liste à venir).

    Les inscriptions doivent être effectuées en ligne sur Snitem-startupdm.marcom-ace.com.

    Pré-programme

    Contact

    Startup@snitem.fr

     

  • Medusims lance une plateforme d’entraînement médical dédiée à la prise en charge de la douleur

    Medusims, la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), ainsi que l’organisme de formation continue Pratico Santé développent une plateforme numérique d’entraînement médical dédiée à la prise charge de la douleur.

    Les trois partenaires ont en effet mené un projet de simulateur médical numérique sur la prise en charge de la douleur à destination des infirmiers, avec pour objectif d’étendre le champ des compétences dans un deuxième temps à l’ensemble des équipes de professionnels de santé, précisent-ils dans un communiqué publié le 30 janvier 2019. L’outil sera intégré à la plateforme d’entraînement aux soins infirmiers Hospisims, mise en place en 2018 par Medusims.

    Les premières phases de tests se dérouleront au mois de février dans plusieurs établissement de santé publics et privés en France, soit au sein de centres hospitaliers, de centres hospitaliers universitaires, de centres anti-douleurs, de l’Institut de formation aux soins infirmiers (IFSI) et de cliniques.
    Le lancement officiel de la plateforme Hospisims Douleur aura lieu lors des Universités infirmières de la SFETD, qui se tiendront du 24 au 26 mars 2019 à Lyon.

    Environ 12 millions de Français concernés par la douleur chronique (SFETD)

    Selon la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD), près de 12 millions de Français seraient concernés par la douleur chronique.

    « [L’]évaluation [de cette dernière] est complexe, l’objectivation de la douleur nécessite de prendre en compte les différentes composantes de la douleur : sensori-discriminative, affective et émotionnelle, cognitive et comportementale », est-il indiqué dans le communiqué.

    Medusims, la SFETD et Pratico Santé estime que la prise en charge de la douleur doit être « globale et transverse » et recourir aux traitements médicamenteux ainsi qu’aux autres thérapies interventionnelles ou psychocorporelles.

    Une formation médicale en évolution

    la formation médicale relative à la prise en charge de la douleur évolue avec l’intégration de la médecine de la douleur dans le Centre national des universités, notent les trois partenaires.

    Ils ajoutent qu’un autre défi est à relever pour faire évoluer les pratiques, soit de replacer la préparation des équipes à la prise en charge de la douleur « au cœur des services hospitaliers et au centre du quotidien de l’ensemble des équipes soignantes ».

    C’est pour cette raison qu’ils ont décidé de concevoir un simulateur médical numérique dédié à ce domaine particulier.

    Objectif : développer et maintenir les compétences médicales dans le temps

    « L’apport de la simulation médicale numérique est de développer et de maintenir les compétences médicales dans le temps via la modalité de l’entraînement médical, qui prône une haute fréquence et une faible intensité d’utilisation de l’outil afin d’atteindre les résultats attendus, expliquent les trois organisations dans leur communiqué. Le numérique constitue ainsi un levier efficient pour diffuser les nouvelles pratiques professionnelles qui font référence.

    Par ailleurs, l’entraînement médical via la simulation numérique contribue à fédérer les équipes soignantes et à améliorer la coordination des soins, s’inscrivant ainsi dans la perspective de « Ma Santé 2022″. »

  • Le CHU de Bordeaux s’allie avec la start-up Synapse Medicine pour développer l’IA

    Le CHU de Bordeaux va collaborer avec la start-up bordelaise Synapse Medicine, issue du CHU et spécialisée dans le développement de l’intelligence artificielle (IA) en santé. Les deux organisations ont signé le 16 janvier 2019 un accord-cadre pour que les équipes de recherche du centre de soins puissent exploiter la solution développée par Synapse.

    La start-up a mis au point une plateforme basée sur IA permettant à un médecin d’accéder aux dernières informations relatives à l’usage des médicaments dans un contexte donné pour les aider à prescrire les bons médicaments, à la bonne dose et en tenant compte de tous les facteurs. Ils peuvent ainsi analyser instantanément l’ordonnance d’un patient, simplement en la prenant en photo, soit des dizaines de minutes gagnées, indiquent le CHU dans un communiqué publié le 24 janvier sur Reseau-chu.org.

    Les services de médecine gériatrique seront les premiers à utiliser le système, « dans le cadre d’un ambitieux projet de recherche clinique », précise le centre de soins.

    Il s’agit de la « première mise à disposition » de cet outil à travers « un protocole de recherche, pour aider quotidiennement des médecins dans leur travail », indique par ailleurs l’établissement.

    « C’est un évènement très important. Il s’agit d’un des tout premiers accords de ce type en Europe : entre un hôpital de la taille d’un CHU et une start-up spécialisée en intelligence artificielle médicale, commente le Dr Clément Goehrs, co-fondateur et P.-D.G. de Synapse Medicine (communiqué). La force de Synapse aujourd’hui, c’est d’avoir su implémenter ces technologies dans un produit concret, directement utile pour les médecins, et donc pour les patients. Les possibilités futures sont immenses. »

  • EIT Health : appel à candidatures pour entrer dans le programme European Health Catapult

    EIT Health, avec le soutien de Health Axis Europe*, lance un appel à candidatures pour le European Health Catapult (EHC), un programme de formation et un concours visant à stimuler le développement de jeunes entreprises européennes les plus prometteuses. Les candidats doivent présenter une solution centrée sur la biotech, la medtech ou la santé numérique.

    Les dossiers doivent être déposés en ligne sur Eithealth.optimytool.com avant le 27 mars 2019.

    EHC récompense les meilleurs concepts commerciaux issus des domaines des technologies médicales, des biotechnologiques et de la santé numérique en Europe. Au total, le programme soutient 42 start-ups européennes, qui bénéficient d’une formation de haute qualité en matière de conception de business plan, de négociation de contrats et de coaching pour apprendre à pitcher, ainsi que d’un accès facilité à des investisseurs de haut niveau.

    EIT Health est un réseau d’innovateurs de premier plan en matière de santé, soutenu par l’Union européenne.

    Qui peut participer ?

    European Health Catapult (EHC) est ouvert aux micro et petites entreprises (moins de 50 employés), aux spin-off et aux start-ups (déjà développées) de toute la communauté de l’EIT Health qui :

    sont actives dans les domaines des technologies médicales, de la biotechnologie et de la santé numérique

    sont déjà développées et opèrent dans un pays de l’UE

    ont des concepts commerciaux innovants

    recherchent un financement de série ou de série A d’au moins 500 000 euros

    Avantages pour les lauréats

    En intégrant le programme EHC, les participants ont la possibilité de rejoindre « un forum unique pour les innovateurs », indiquent les organisateurs sur le site officiel de l’European Health Catapult.

    • Formation 360 ° : optimiser son business modèle et renforcer sa capacité à se présenter devant des investisseurs de haut niveau et des experts du secteur ;
    • visibilité : pitch devant des investisseurs faisant partie des leaders mondiaux du secteur des technologies médicales, des biotechnologiques, de la pharmaceutique et de l’informatique ;
    • connexion entre pairs : avec des entreprises en démarrage innovantes du secteur de la santé de toute l’Europe et un programme riche d’anciens élèves avec des événements de suivi en réseau ;
    • services : accès à l’écosystème et aux services uniques de l’EIT Health Accelerator dans des domaines cruciaux tels que la validation clinique (living labs et bancs d’essais) et la préparation du marché à l’internationalisation (GoGlobal), etc.
    • prix : 40 000 € pour le gagnant de chaque catégorie.

    Déroulé du concours et montant des prix

    Des prix seront remis aux gagnants des trois étapes du EHC.

    • Présélection : lors des présélections régionales, 42 équipes au total (14 par catégorie) seront nommées pour les demi-finales. Les demi-finales comprendront : l’examen du business plan, la formation sur le terrain ainsi qu’un accès à des experts et à des investisseurs. Les équipes recevront une subvention de voyage pour les demi-finales.
    • Demi-finales : lors des demi-finales spécifiques à chacune des trois catégories, 21 équipes seront nommées pour la finale et recevront une invitation à se présenter à l’EIT Health Summit en décembre. Ils recevront une bourse de voyage. Pour une visibilité accrue, chacun des 21 finalistes reçoit une somme consacrée à la production d’une vidéo de présentation qui sera incluse dans les relations publiques EIT Health.
    • Finale : lors de l’EIT Health Summit, les « best of the best » business plans  des catégories medtech, biotech et santé numérique seront sélectionnés par un panel d’experts.
      • Le montant total des prix attribués par EIT Health sera de 210 000 € :
        • 1ère place : 40 000 € (pour chaque catégorie) ;
        • 2ième place de 20 000 € (pour chaque catégorie) ;
        • 3ième place : 10 000 € (pour chaque catégorie).

    Calendrier du concours

    • sélections régionales : avant la fin mai 2019 ;
    • demi-finales :
      • biotech : Delft (Pays-Bas), 24-26 septembre 2019 ;
      • medtech : Saint-Sébastien (Espagne), 30 septembre-2 octobre 2019
      • santé numérique : Londres (Angleterre), 8-10 octobre 2019 ;
    • finale : EIT Health Summit, 3-4 décembre 2019.
  • Lyon Métropole : un pôle santé et numérique ouvrira à l’été 2019 au Bioparc Lyon

    Bioparc Lyon est un parc d’entreprises technologiques dédiées aux sciences de la vie situé au cœur du quartier hospitalier de Lyon. Le site continue son développement et accueillera notamment le centre de santé Médicina et Bioserra, un bâtiment collectif consacré à la recherche en santé. Bioparc Lyon passera de 400 collaborateurs actuellement à près de 1 000 dans les secteurs de la santé et du numérique.

    Il accueille déjà la pépinière d’entreprises Laënnec, qui héberge des start-ups et des jeunes entreprises spécialisées dans les domaines des sciences de la vie et des biotechnologies. Laënnec abrite également le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (Clara).

    Médicina, une nouvelle organisation de la médecine de ville

    Le site de 3,4 hectares verra 40 000 m² de surface de locaux déployés une fois l’ensemble des travaux terminés. Les aménagements, sous l’impulsion de la Métropole de Lyon, auront nécessité 14 millions d’euros d’investissement. Le site regroupe deux types d’activités : la santé et le numérique.

    Médicina ouvrira ses portes à l’été 2019 au sein d’un bâtiment de 6 000 m2.  « Il propose une nouvelle organisation de la médecine de ville via la création d’entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP) avec une concentration de professionnels de santé, médicaux et paramédicaux, tous libéraux, au sein d’un ensemble immobilier adapté à leurs activités », explique le Dr Luc Fontaine, à l’origine du concept (communiqué).

    Medicina santé crée et gère des entreprises de santé pluridisciplinaires (ESP). Ces ESP proposent une nouvelle organisation professionnelle au cœur de la médecine de ville, en regroupant un grand nombre de professionnels de soins autour d’un  projet de santé globale et intégrant une dimension entrepreneuriale par la mise en œuvre de structures de gestion et de coordination.

    L’offre se définit par  :

    • la mise en en œuvre d’une médecine préventive :
    • la prise en charge pluridisciplinaire des pathologies chroniques ;
    • la mise en place d’un partenariat ville/hôpital ;
    • la mise en œuvre de conditions de travail adaptées aux attentes légitimes des professionnels de santé.

    Une centaine de professionnels est attendue. Le site abritera également un centre de remise en forme, un institut de beauté et un centre de balnéothérapie, notamment pour la rééducation physique.

    Bioserra : 7 000 m² pour les biotechs

    Quatre entreprises s’installeront à partir de mai 2019 sur ce site composé de trois bâtiments sur quatre niveaux reliés par une passerelle et spécialement conçus pour les entreprises de biotechnologie : Erytech Pharma, Edelris, AB Sciences et Enyo Pharma.

    Des bureaux, des laboratoires (de niveau de sécurité P1 et P2), des espaces et des services communs seront proposés à ces entreprises.

    Dès septembre 2019, plus de 200 chercheurs travailleront dans Bioserra.

  • Appel Pfizer Healthcare Hub France : Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia lauréats

    Ad scientiam, Kiwifab, Lucine et Sêmeia sont les 4 start-ups retenues (parmi 32 dossiers reçus) par Pfizer France et l’Incubateur et pépinière d’entreprises Paris-Salpêtrière (Ipeps) dans le cadre de l’appel à candidatures lancé fin 2018 pour rejoindre le Pfizer Healthcare Hub France, un programme d’accélération qui vise à soutenir le développement de solutions numériques en santé conçues pour apporter des bénéfices aux patients.

    Ce dernier a été fondé en septembre 2018 par l’antenne française du groupe pharmaceutique, en partenariat avec l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) et son incubateur l’Ipeps.

    Les 4 start-ups ont été sélectionnées pour le potentiel de leurs solutions, centrées sur 3 thématiques majeures :
    • l’amélioration du parcours de soins ;
    • la qualité de vie du patient ;
    • une meilleure coordination entre les différents acteurs de la santé.

    Les lauréats vont s’installer à partir du 11 février et pendant 9 moins dans les locaux de l’incubateur Ipeps-ICM.
    L’Institut du cerveau et de la moelle épinière, qui réunit chercheurs, cliniciens et entrepreneurs pour faire avancer la recherche fondamentale et explorer ses applications, apportera avec Ipeps son savoir-faire dans l’accompagnement des start-ups du secteur.
    De son côté, Pfizer, par le biais d’un programme de mentorat dédié, partagera son expertise des sujets médicaux, pharmaceutiques, cliniques et réglementaires, et sensibilisera les jeunes sociétés aux réalités du marché pharmaceutique et notamment de son accès.

    Le jury de l’appel était composé d’une vingtaine d’experts de Pfizer et de l’ICM ainsi que de spécialistes de la health tech.

    « Notre choix s’est porté sur des startups suffisamment matures et structurées qui nourrissent un projet viable ou sont en phase de test sur une nouvelle technologie, commente Henriette Rosenquist, présidente de Pfizer France (communiqué). L’objectif est de soutenir et d’accélérer leur développement, pour que ces startups puissent envisager une commercialisation de leur produit ou service au terme des 9 mois d’accélération. »

    Présentation des 4 start-ups

    Ad scientiam

    Ad Scientiam est implanté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) et dans l’incubateur Ipeps-ICM. Elle regroupe ingénieurs, médecins et chercheurs.

    La start-up, spécialisée dans le domaine des données en vie réelle, a développé MSCopilot pour améliorer le suivi des personnes atteintes de sclérose en plaques.

    Le dispositif, disponible sur smartphone, propose 4 tests afin d’objectiver et de quantifier le périmètre de marche, la dextérité, l’acuité visuelle et la cognition. Les données recueillies sont ensuite transmises au neurologue du patient, qui peut suivre l’évolution de la maladie de manière précise.

    Kiwifab

    Kiwifab est une start-up en phase de démarrage qui développe des produits et des services de santé connectés pour faciliter la prise de traitement ainsi que le bon usage des médicaments.

    Sa première solution élaborée est Ki-Di, un distributeur intelligence de comprimés et de gélule qui permet de planifier et de sécuriser les prises de médicaments dans le cadre d’un traitement complexe.

    L’ouil peut ajuster le dosage ou l’heure de prise en temps réel.

    À terme, l’objectif de Kiwifab est que les données générées et recueillies par Ki-Di puissent permettre aux professionnels de santé de mieux suivre le parcours de soins des patients.

    Lucine

    Fondé à Bordeaux, Lucine est composé d’une trentaine de collaborateurs aux profils pluridisciplinaires.

    Son objectif est de reproduire à domicile les méthodes utilisées dans les centres anti-douleur.

    L’application, basée sur un système d’intelligence artificielle (IA), analyse et identifie les douleurs grâce à un questionnaire simple, couplé à une reconnaissance faciale des émotions.

    Lorsque la douleur est définie, l’outil propose différentes techniques pour soulager les symptômes.

    Sêmeia

    Sêmeia conçoit des solutions d’accompagnement basées sur l’IA (deep learning).

    La start-up a mis au point une plateforme de suivi qui propose un accompagnement numérique personnalisé. Elle regroupe informations sur la pathologie, conseils, e-learning et données physiologiques (tensions, sommeil, fatigue, bilan sanguin).

    À n’importe quel instant, le patient peut entrer en contact avec le personnel de santé par l’intermédiaire de différents canaux de communication (SMS, appels avec une infirmière, chats avec un pharmacien, etc.).

    Cet accès facilité aux données de la personne permet au praticien d’identifier les patients à risque en repérant en amont les ruptures potentielles dans leurs parcours de soins.

  • Standardisation des données : « L’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État »(Alexis Thual, Arkhn)

    « Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation, commente Alexis Thual, président et fondateur d’Arkhn, une organisation à but non lucratif créée en 2018 qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins. Nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. »

    Le jeune entrepreneur précise que l’objectif de son association (loi 1901) n’est en effet pas le profit mais la mise à disposition de la technologie conçue par son équipe aux hôpitaux, et ce de manière désintéressée. Une approche originale dans le secteur, « pas toujours simple à expliquer à nos partenaires potentiels, globalement intéressés mais quelque peu méfiants » face à ce nouveau venu sur le marché, explique Alexis Thual, qui revient pour Health & Tech Intelligence sur la particularité d’Arkhn, les freins rencontrés par l’ONG pour déployer ses solutions et ses ambitions pour les mois à venir.

    Le code d’Arkhn est accessible et modifiable en ligne

    Pourquoi avoir choisi de former une organisation à but non lucratif et non une société « classique » ?

    Alexis Thual : Par conviction et pragmatisme. Par conviction car nous partons du principe que l’intérêt général n’est pas l’apanage de l’État. Par pragmatisme car nous nous sommes aperçus que nous étions plutôt bien reçus par les hôpitaux, assez réticents à l’idée de faire appel à des grands groupes privés.

    Combien de temps faut-il pour déployer votre solution au sein d’un établissement ?

    • L’une de nos stratégies est d’ajouter des logiciels de standardisation au fur et à mesure via une plateforme unique, sur la base du dossier patient informatisé (DPI) existant : le temps de déploiement se compte ici en jours. C’est ce format que nous privilégions actuellement.
    • L’autre option est de mettre en place un système de standardisation complet dès le départ : le temps de déploiement se compte ici en semaines.

    Quand pensez-vous pouvoir lancer sur le marché votre solution ?

    Cela dépend moins de nous que des établissements de soins. Tout le code que nous avons établi est visible, accessible et modifiable en ligne. Les hôpitaux peuvent voir ce que l’on fait et exploiter notre technologie. Le problème c’est que nous sommes sur le même schéma que la recherche publique, notre déploiement prend du temps en raison d’un manque de moyens suffisants.

    Nous sommes bien reçus par les établissements mais ils manquent de ressources et ne prennent pas vraiment le temps de se consacrer à notre projet. C’est là tout le paradoxe. Ils achètent des solutions provenant d’entreprises avec un objectif pécuniaire de plusieurs millions d’euros mais qui s’avèrent décevantes. Ils sont réceptifs à notre idée mais le fait d’être beaucoup moins chers leur laissent penser que notre logiciel a moins de valeur ou qu’il y a une affaire de lobby politique ou autre derrière.

    Le fait que nous soyons assez jeunes jouent aussi sûrement en notre défaveur, nous avons moins de légitimé à leurs yeux. C’est dommage car en matière de coding, nous sommes à la pointe justement parce que notre formation est récente.

    Avez-vous déjà signé des partenariats avec des établissements ?

    Ce n’est pas encore officiel mais oui, nous sommes en contact avec plusieurs établissements, de grande ampleur mais aussi des sites de taille plus réduite.

    Quels sont les premiers retours des premiers testeurs potentiels ?

    Nous n’avons pas encore de retours d’utilisateurs. Nous sommes obligés de faire nous-mêmes la démonstration de l’efficacité de notre solution. Cela ne pose pas de problèmes aux hôpitaux mais pour nous, en termes d’intégrité, cela nous dérange d’être à la fois producteurs et testeurs.

    Une association comme développeur : un modèle inédit dans le secteur

    Vous êtes une association, donc sans business modèle, mais vous évoquiez cependant le coût de votre logiciel de standardisation des données…

    Oui, car deux cas de figure peuvent se présenter. Tout notre code est en ligne. Cela signifie que si les hôpitaux se sentent capables d’installer aux-mêmes notre logiciel pour standardiser leurs données, ils le peuvent et cela nous convient parfaitement.

    Cependant, s’ils ne disposent pas des capacités techniques pour le faire, nous nous proposons de le faire pour eux. Cette deuxième configuration semble la plus en cohérence avec le secteur.

    Comment vous financez-vous ?

    Arkhn vit par le biais de levées de dons provenant de fondations ou en répondant à des appels d’offres.

    Nous essayons également de nous rapprocher des groupes pharmaceutiques en leur proposant de standardiser les données relatives aux achats de produits pharma réalisés par les hôpitaux. Nous leur expliquons qu’ils ont tout à gagner en ayant accès à ce genre de connaissances et en étant partenaires d’Arkhn dès le départ. Mais ils ont assez réticents. Nous ne comprenons pas vraiment pourquoi car nous sommes convaincus que cette standardisation pourrait réellement être un plus pour eux face à la concurrence.

    En ce qui concerne notre rémunération, moi, par exemple, je réserve une journée entière de la semaine à mes projets freelance en coding pour avoir une entrée d’argent régulière.

    Quelles sont les ambitions d’Arkhn pour les années à venir ?

    Une preuve de notre réussite serait la disparition de notre organisation. Ce que nous souhaitons c’est offrir notre expertise aux établissements de santé et qu’ils deviennent autonomes avec notre outil, qu’ils n’aient plus besoin de nous.