Alcatel-Lucent Enterprise (ALE) propose depuis le 1er février 2019 à ses clients PassCare, une plateforme interactive de communication et de partage de l’information médicale (ordonnances, examens, comptes rendus médicaux…) entre patients et professionnels de santé basée sur la blockchain.
Elle a été lancée par la start-up Innovhealth, fondée en 2016. Sa version pilote a couvert 250 000 patients.
La solution se présente sous la forme d’une carte dotée d’un QR code et associée à un mot de passe, fonctionnant via une application mobile. Elle est présentée comme un « passeport numérique universel« , accessible partout dans le monde avec une connexion internet.
Par le biais d’un système basé sur intelligence artificielle (IA), PassCare peut envoyer des alertes personnalisées pour faciliter la prévention et le dépistage. L’utilisation de la technologie de la blockchain permet, elle, de sécuriser les données, qui sont automatiquement anonymisées.
En collaborant avec ALE, InnovHealth a étoffé son offre en y ajoutant des fonctionnalités de messageries instantanées, de vidéos et de téléconsultation. Grâce à ce partenariat avec une entreprise d’ampleur internationale, la start-up espère accélérer le déploiement de sa technologie à échelle mondiale.
La start-up présente ses solutions comme un complément aux dispositifs nationaux, tel que le dossier médical partagé (DMP) en France. Avec PassCare, elle souhaite participer à la recherche, l’objectif affiché étant notamment de fournir des cohortes de patients grâces aux données collectées sur la plateforme.
Un business modèle reposant sur les professionnels
« Nous sommes partis du constat suivant : il n’existe à ce jour aucune technologie permettant de lier les systèmes informatiques des établissements de santé et les logiciels des praticiens avec leurs patients. Ces derniers deviennent maîtres de leurs données de santé », commente Adnan El Bakri, chirurgien urologue, fondateur et P.-D.G. d’Innovhealth (source : Lefigaro.fr).
Proposé aux particuliers à partir de 2,99 euros par mois, son modèle économique repose avant tout sur les professionnels, les entreprises ayant la possibilité d’abonner leurs salariés au service. Parmi les premiers clients figurent Alcatel-Lucent donc mais aussi L’Oréal, le groupement de pharmaciens Totum, les hôpitaux universitaires de l’Est parisien Tenon, les mutuelles Hélium et le courtier en assurance Servyr.
Vers un déploiement possible en Afrique
InnovHealth est par ailleurs en discussions « très avancées » avec un État africain qui pourrait lui confier la gestion de son système de santé, indique la start-up.
Une deuxième levée de fonds bientôt lancée pour recueillir 5 M€
La start-up va prochainement lancer une deuxième levée de fonds dans l’optique de recueillir 5 millions d’euros. Ce tour de table lui servira à accélérer son développement commercial et son activité R&D.
InnovHealth compte une vingtaine d’actionnaires, dont l’acteur Christophe Lambert, devenu l’un des premiers clients aux États-Unis et ambassadeur de la société.