Nicolas Best, directeur du centre hospitalier Annecy Genevois et du centre hospitalier du Pays de Gex, est vice-président d’UniHA à partir du 24 janvier 2017.
PSY
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Achats hospitaliers : UniHA prévoit le resserrement des références dans sa stratégie 2017-2020
Charles Guépratte, nouveau président d’UniHA dont le mandat commence le 24 janvier 2017, a présenté le 23 janvier 2017 la nouvelle stratégie de la centrale d’achat pour 2017-2020. Elle s’articule autour de trois axes : massification, optimisation du processus achats, et resserrement des références.
UniHA a par ailleurs modifié sa convention et ses statuts : les 67 membres du groupement sont remplacés par les 62 GHT qu’ils représentent.
Une activité en hausse en 2016
UniHA a annoncé une forte hausse de son activité en 2016, avec 3,286 milliards d’€ d’achat contre 2,7 milliards en 2015, et 124,37 millions d’€ de gains sur achat, contre 80 millions en 2015.
Près des deux tiers des achats (2,03 milliards d’€) concernent les médicaments. Les dispositifs médicaux et les systèmes d’information comptent chacun pour environ 84 millions d’€.
Trois leviers de performance en 2017-2020
UniHA prévoit d’agir sur trois leviers entre 2017 et 2020 :
Massification
4 filières sont plus particulièrement ciblées pour compléter le développement de leur portefeuille : dispositifs médicaux, systèmes d’information, ingénierie biomédicale et énergie.
Resserrement des références
UniHA souhaite agir sur le bon usage des achats, notamment à travers la mise en place d’un réseau de 8 ambassadeurs en région.
Optimisation du processus
UniHA prévoit d’aider ses adhérents à moderniser la chaîne d’approvisionnement et de gestion administratives fournisseurs, en particulier pour diminuer les commandes récurrentes.
GHT : un élargissement du périmètre d’UniHA
La modification des statuts d’UniHA, dont les adhérents sont désormais les GHT, s’accompagne d’une simplification de la procédure d’adhésion.
Le groupement ouvre par ailleurs le bénéfice de ses marchés aux organismes dont l’activité principale se décline dans le secteur sanitaire, médico-social, ou dans l’enseignement supérieur, afin que « le nombre de GHT et d’établissements pouvant travailler avec UniHA s’élargisse rapidement ».
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eHealth Week 2017 de l’Union Européenne – 10 au 12 mai 2017 (Malte)
La eHealth Week se tiendra à Malte du 10 au 12 Mai 2017.
Organisée par l’Union européenne en collaboration avec l’OMS, cet événement a pour thème « Données de santé : la clef pour des soins personnalisés et durables ».
Les conférenciers sont invités à étudier les différentes façons dont les données personnelles médicales sont créées, stockées, partagées et utilisées dans un contexte de changement de paradigme vers des stratégies de prévention et de traitement sur mesure pour les individus et groupes de populations.
La stratégie de Malte sur la santé numérique pour les années 2017 à 2021 sera notamment présentée.
Le programme est accessible via le lien ci-contre : Programme ehealthweek 2017
L’inscription, payante, est réalisable via le lien ci-contre: Inscription ehealthweek 2017
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Conférence internationale sur les TIC pour le bien-vieillir – 27 et 28 avril 2017 à Porto
La 3ème conférence internationale sur les TIC pour le bien-vieillir et la e-santé (ICT4AWE) se tiendra les 28 et 29 avril 2017 au Portugal, à Porto. Cette conférence vise à réunir les chercheurs et praticiens qui abordent les nouveaux défis des technologies de l’information et de la communication pour le bien-être et la santé connectée.
Le programme est organisé autour de 4 thèmes :
- Aides à la vie quotidienne
- Télémédecine et e-santé
- Monitoring et accessibilité
- Maintien de l’autonomie
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Ophtalmologie et cécité précoce : Microsoft investit sur l’intelligence artificielle en Inde
Fournir des soins oculaires de meilleure qualité et mieux lutter contre la cécité précoce grâce à des dispositifs d’intelligence artificielle (IA), tels sont les objectifs annoncés par Microsoft India et le L. V. Prasad Eye Institute début janvier 2016 lors de la création du MINE, le réseau intelligent de Microsoft pour Eyecare, un consortium mondial d’entreprises, d’instituts de recherche et d’universités.
Ces organisations s’allient pour développer des dispositifs basés sur l’IA.Une alliance internationale pour perfectionner l’analyse des données des patients
Les organisations partenaires qui vont collaborer avec Microsoft India et le LVPEI pour ce projet sont :
- Bascom Palmer – Université de Miami (États-Unis) ;
- Flaum Eye Institute – Université de Rochester (États-Unis) ;
- L’Université Fédérale de Sao Paulo (Brésil) ;
- Brien Holden Vision Institute (Australie).
Elles vont travailler ensemble sur de multiples données de patients évoluant dans les différentes zones géographiques concernées (Inde, États-Unis, Brésil, Australie) afin de proposer de nouveaux modèles d’appareils centrés sur l’apprentissage prédictif, conçus pour lutter contre la déficience visuelle et les maladies oculaires.
L’objectif est d’essayer de stopper l’évolution de la myopie chez l’enfant et tous les facteurs ayant une influence négative sur la vue des jeunes patients, d’améliorer les résultats de la chirurgie réfractrive et les paramètres liés à la chirurgie oculaire afin de personnaliser au mieux les opérations et de maximiser les chances de succès.
Cortana Intelligence Suite : intégrer dans le système des soins oculaires des outils basés sur l’IA
Les données recueillies sont analysées de manière avancée par le MINE, le dispositif d’apprentissage mis au point par Microsoft. Le groupe américain va utiliser Cortana Intelligence Suite, une plateforme basée sur le cloud, leader sur le marché international. L’outil permet de réaliser des analyses poussées à partir des informations récoltées auprès des patients et de mettre en œuvre dans le système des soins oculaires des dispositifs de pointe basés sur l’intelligence artificielle (IA).
À terme, Le MINE proposera diverses stratégies pour prévenir la cécité évitable et améliorer l’efficacité des soins oculaires dans le monde entier.
« Microsoft a contribué à l’accélération de la transformation numérique (…) en Inde » (A. Bhansali, Microsoft India)
« En utilisant au fil des années nos capacités et nos travaux, pionniers dans le domaine de l’apprentissage automatique, Microsoft a contribué à l’accélération de la transformation numérique dans divers secteurs clés en Inde, y compris dans le domaine de l’agriculture et de l’éducation », a commenté à l’annonce de ce nouveau projet Anil Bhansali, directeur général de Microsoft India (R & D).
Pour le Dr. G.N. Rao, fondateur et président du L. V. Prasad Eye Institute, ce partenariat ouvre non seulement de nouvelles opportunités dans le domaine des soins oculaires mais permettre à d’autres acteurs de l’industrie de tirer parti de cette technologie pour mieux traiter d’autres maladies oculaires critiques que celles visées par Microsoft et ses partenaires.
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Silver eco : Bayer & l’université de Singapour s’unissent pour favoriser l’observance par l’e-santé
Améliorer l’observance des traitements chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques, tel est l’objectif du partenariat annoncé fin décembre 2016 entre Bayer et NUS Enterprise, le pôle entrepreneurial de l’Université nationale de Singapour (NUS).
Ils ont dévoilé le premier « Grants4Apps Singapore », un projet de crowdsourcing qui vise à développer des solutions technologiques de santé innovantes à Singapour et dans toute l’Asie-Pacifique afin d’améliorer l’observance thérapeutique des personnes âgées, l’un des principaux challenges liés au vieillissement de la population dans la région ASEAN.
Grants4Apps Singapore : les trois meilleurs projets seront récompensés en mai 2017
Le concours « Grants4Apps Singapore » est ouvert à tous à Singapour et dans toute l’Asie du Sud-Est (ASEAN), aussi bien aux professionnels de la santé, aux aidants, aux scientifiques et aux ingénieurs qu’aux étudiants, programmeurs, développeurs, start-up et entrepreneurs.
Trois gagnants seront désignés :
- ils recevront chacun 10 000 dollars singapourien (6 600 €) de soutien financier ;
- ils bénéficieront d’un coaching personnalisé (mentorat) de Bayer, de NUS Enterprise et d’autres partenaires de l’industrie, qui les aidera à faire progresser leurs idées de projets et leurs stratégies numériques pour les technologies innovantes à destination des médecins et consommateurs dans le secteur de la santé.
Les inscriptions au programme « Grants4Apps Singapore » sont ouvertes jusqu’au 14 février 2017. Jusqu’à cinq équipes seront sélectionnées au début du mois de mars 2017 pour une dernière étape de coaching. La compétition s’achèvera en mai 2017 avec une cérémonie de remise des prix.
Asie-Pacifique : une population de plus en plus vieillissante
Asie-Pacifique : les plus de 60 ans représenteront 24 % de la population totale en 2050
Le défi « Grants4Apps Singapore » a été lancé lors du Forum sur l’innovation en matière de vieillissement de la population, un événement organisé par le Dr. Amy Khor, ministre d’État au ministère de la Santé singapourien.
Parmi les participants figuraient Yoriko Yasukawa, directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la population d’Asie-Pacifique, des experts en santé, des décideurs, des innovateurs, des universités, des entreprises, des ONG et des médias de toute l’Asie du Sud-Est.Selon les chiffres officiels, le pourcentage de personnages âgées de plus de 60 ans en Asie-Pacifique devrait doubler d’ici trente-cinq ans, passant de 12 % de la population totale en 2016 à 24 % en 2050.
Une évolution entraînant une augmentation significative du nombre de patients atteints de maladies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les problèmes de santé oculaires et autres troubles liés au vieillissement.Selon l’OMS, le nombre de décès annuel dus à des maladies chroniques en Asie du Sud-Est et dans la région du Pacifique occidental continuera de faire partie des plus élevés au niveau mondial et devrait atteindre respectivement les 13 millions et les 14 millions en 2030.
Lutte contre les maladies chroniques : l’observance des traitements est une priorité
Le traitement à long terme est essentiel pour tenter de freiner au mieux l’évolution des maladies chroniques. Or, selon l’OMS, seuls 50 % des patients suivent de manière assidue des thérapies de longue durée. Le déclin cognitif et la polypharmacie (prise concomitante de plus de quatre médicaments) conduisent généralement à une mauvaise observance des traitements.
Résultats : les bénéfices thérapeutiques diminuent au fil du temps, les visites chez le médecin se font moins fréquentes, les dépenses de santé sur le moyen et le long terme augmentent et un sur-traitement peut même être observé pour certains problèmes médicaux.
Le premier objectif du « Grants4Apps Singapore » est d’améliorer les résultats de santé chez les personnes âgées en établissant des partenariats avec des acteurs innovants du marché afin de découvrir et de mettre au point des solutions technologiques de santé pour aider ces patients à surmonter les obstacles nuisant à la bonne observance de leurs traitements.
Photo : lancement de Bayer-NUS Grants4Apps Singapour – décembre 2016.
De gauche à droite : Irene Cheong, directrice adjointe, Business Development, NUS Enterprise ; Claus Zieler, vice-président et chef des opérations commerciales, division Asie-Pacifique, Bayer Pharmaceuticals, ; Marcus Yim, représentant principal de Bayer, Bayer ASEAN ; Kelvin Tan, directeur adjoint, Business Development, NUS Enterprise
© Bayer -
Ophthalmology and early blindness: Microsoft invests in artificial intelligence in India
Microsoft India and the Indian LV Prasad Eye Institute announced in January 2016 the creation of the Microsoft Intelligent Network for Eyecare (MINE), a a global consortium of commercial, research and academic institutions.
The objectives are improving eye care and fighting against blindness through early artificial intelligence devices.An international alliance to improve the analysis of patient data
The partner organizations of Microsoft India and LVPEI for this project so far are:
- Bascom Palmer – University of Miami (United States);
- Flaum Eye Institute – University of Rochester (United States);
- The Federal University of Sao Paulo (Brazil);
- Brien Holden Vision Institute (Australia).
These institutions will work together on multiple data of patients based in different geographical areas (India, USA, Brazil, Australia) to propose new machine learning predictive models in order to fight against vision impairment and eye diseases.
The main goals are:
- stop the progression of myopia in children and other conditions that impact young patients’ eyesight;
- improve outcomes of refractrive surgery and surgery parameters to offer the best operations and maximize the probability of success.
Cortana Intelligence Suite: devices based on the AI will be integrated into the system of eye care
The collected data will be deeply analyzed by MINE, the learning system developed by Microsoft. The group will use Cortana Intelligence Suite, a cloud platform technology – leader on the international market. Through this tool, experts can conduct advanced analytics based on information collected from patients and implement eye care models based on artificial intelligence (AI).
Ultimately, MINE will propose various strategies to prevent avoidable blindness and improve the efficiency of the delivery of eye care worldwide.
« Microsoft has helped accelerate digital transformation (…) in India » (A. Bhansali, Microsoft India)
« By using our capabilities and pioneering work in the field of machine learning over the years, Microsoft has helped accelerate digital transformation in various key sectors in India, including agriculture and education, »said Anil Bhansali, Managing Director, Microsoft India (R&D), in reaction to the announcement of this new project.
According to Dr. G.N. Rao, founder and chairman of the LV Prasad Eye Institute, this partnership opens new opportunities, not only in the field of eye care, and allows others industry stakeholders to take advantage of this technology.
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Silver economy: Bayer & University of Singapore unite to promote adherence through eHealth
Improve treatment adherence in the elderly with chronic diseases, such is the objective of the partnership announced late in December 2016 between Bayer and the entrepreneurial center of the National University of Singapore (NUS). They unveiled the first « Grants4Apps Singapore » crowdsourcing project that aims to develop technological solutions for innovative health Singapore and throughout Asia-Pacific to improve adherence, one of the main challenges related to population ageing in the ASEAN region.
In December 2016, Bayer and NUS Enterprise, the entrepreneurial arm of the National University of Singapore (NUS) announced their partnership. Objective: improving treatment adherence in the elderly patients with chronic diseases.
They unveiled the first « Grants4Apps Singapore », web-based crowdsourcing project that aims to develop innovative health tech solutions in Singapore and across Asia Pacific to improve medication adherence in elderly people, one of the main challenges related to aging of the population in the ASEAN.
Grants4Apps Singapore: the three best projects will receive an award in May 2017
The « Grants4Apps Singapore » challenge is open to everyone in Singapore and across Southeast Asia (ASEAN), from health professionals, caregivers, engineers and scientists to students, developers, programmers, startups and entrepreneurs.
Three winners will be selected:
- they will each receive S$10,000 (€ 6 600) as financial support;
- they will access to personalized coaching (mentoring) from Bayer, NUS Enterprise and other industry partners, to help them advance their project ideas and their digital strategies for innovative technologies for doctors and consumers in the health sector.
Submissions to the « Grants4Apps Singapore » program will be closed on the 14th February 2017. Up to five teams will be selected in March 2017 for a final round of coaching. The competition will end in May 2017 with an awards ceremony.
Asia Pacific: an increasingly ageing population
Asia Pacific: the over 60 will represent 24% of global population in 2050
« Grants4Apps Singapore » was launched at the Transforming Ageing with Health Innovation Forum, an event organized by Dr Amy Khor, Senior Minister of State for Ministry of Health, Singapore.
Participants included Yoriko Yasukawa, Regional Director, United Nations Population Fund (UNFPA) Asia Pacific, healthcare experts, innovators, policymakers, academia, companies, NGOs and media from all over Southeast Asia.According to official figures, the percentage of people aged 60 and above in Asia Pacific may double in 35 years, from 12% of the total population in 2016 to 24% in 2050.
This evolution would lead to a significant increase in the number of patients with chronic diseases such as diabetes, cardiovascular disease, age-related eye troubles and other disorders related to ageing.According to the WHO , the number of annual deaths from chronic diseases in Southeast Asia and the Western Pacific should reach 13 million and 14 million respectively in 2030.
Fight against chronic diseases: treatment compliance is a priority
Long-term treatments are essential for limiting the evolution of chronic diseases. Currently, according to the WHO, only 50% of patients adhere to long-term therapies. Cognitive decline and polypharmacy (the concomitant use of more than four medications) generally lead to poor treatment adherence.
Results: Therapeutic benefits decrease gradually, visits to the doctor are less frequent, healthcare expenditure increases in the long run, and over-treatment of some medical conditions can even be observed.
The first objective of « Grants4Apps Singapore » is to improve health outcomes in elderly patients by partnering with innovative market players; they aim at discovering and developing technological healthcare solutions to help patients overcome the barriers affecting medication adherence.
Photo: Launch of Bayer-NUS Grants4Apps Singapore challenge – December 2016.
From left to right: Irene Cheong, Director, NUS Industry Liasion Office; Claus Zieler, Senior VP/Head of Commercial Operations Bayer Pharmaceuticals Division Asia Pacific; Marcus Yim, Senior Bayer Representative, Bayer ASEAN; Kelvin Tan, Deputy Director, Business Development, NUS Enterprise.
© Bayer -
Intelligence artificielle : « Les médecins resteront des bioconseillers » (Guy Vallancien)
« Il y a une place pour un humanisme avec la machine », telle est la conclusion de Guy Vallancien, invité du café Nile le 18 janvier 2017.
Guy Vallancien appelle à une réflexion éthique face aux progrès scientifiques et à la possibilité d’un homme augmenté.
Le mirage du transhumanisme
Guy Vallancien reproche aux transhumanistes de vouloir imiter la nature et de confondre amélioration quantitative et amélioration qualitative : « il faut se battre pour la densité de la vie ».
Convaincu que « l’intelligence artificielle ne se résume pas au QI, à l’intelligence du calcul », Guy Vallancien critique « le world business du transhumanisme ».
Concilier humanisme et machines
Pour Guy Vallancien, « il y a une place pour un humanisme avec la machine. » Si l’intelligence artificielle va assurer le diagnostic et l’indication thérapeutique, « les robots assistants vont permettre de récupérer le temps de relation humaine. »
Le généraliste, « médecin global »
« Les médecins resteront des bioconseillers en prenant l’humain dans sa globalité », pour Guy Vallancien, qui voit dans le médecin généraliste un « médecin global ». Selon lui, il y aura toujours des maladies qui ne rentreront pas dans le cadre des compétences analytiques de la machine, et le rôle du professionnel de santé sera alors « primordial ».
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Il faut intégrer le numérique dans tous les champs de formation en santé (Albert-Claude Benhamou)
« Avantages et risques du développement de la santé connectée », tel était le thème du Mardi de l’Académie Nationale de Médecine ayant eu lieu le 17 janvier 2017.
Albert-Claude Benhamou, membre associé de l’Académie de Chirurgie et organisateur de cette séance, s’est notamment exprimé sur la transformation numérique sur l’enseignement universitaire de la santé; il propose une pédagogie numérique pour les formations en santé.
Pour lui, la fonction humaniste de la médecine éthique doit être « sacralisée » en y intégrant les bienfaits d’une médecine dite « augmentée » par le numérique, afin d’être préparé à l’ère du web 4.0 du futur immédiat (2020-2030).
La transformation numérique de l’enseignement universitaire en santé
Il existe un phénomène de « student empowerment » nourri par l’émergence de la numérisation des universités de santé, le télé-enseignement (e-learning), la simulation numérique, les serious games etc.
Albert-Claude Benhamou a indiqué que l’accompagnement techno-pédagogique avait des effets positifs sur la pratique et le développement des professionnels. Il a expliqué que le modèle SAMR (Substitution, Augmentation, Modification, Redéfinition) permettait de distinguer quatre niveaux d’intégration des outils technologiques et de leurs usages :
- la « Substitution« : elle concerne les outils d’enseignement qui remplacent d’autres outils sans changement fonctionnel : un syllabus papier est par exemple remplacé par un fichier PDF.
- l’ « Augmentation » : elle concerne des outils d’enseignement qui en remplacent d’autres avec une augmentation d’utilisation : l’enseignant va par exemple ouvrir un forum pour augmenter l’interactivité de son cours.
- la « Modification » : elle concerne l’usage des technologies qui permettent de repenser des tâches de manière significative.
- la « Redéfinition » : elle concerne les usages où l’enseignant repense son cours et crée de nouvelles tâches qui n’étaient pas concevables auparavant : il imagine son cours avec un serious game par exemple.
Il a par ailleurs évoqué le fait que la pédagogie différenciée est facilitée par le numérique : mettre en place une organisation du travail et des dispositifs qui placent régulièrement chacun dans une situation optimale permet de rompre avec la pédagogie frontale.
La pédagogie inversée, quant à elle, est interactive et personnalisée, bénéficiant d’une « horizontalisation » des échanges entre les apprenants eux-mêmes.
Pour lui, l’accès ouvert aux ressources et aux formations en ligne est l’un des piliers de l’enseignement numérique moderne, ce qui rejoint « l’Open Education » recommandée par les instances onusiennes lors de la Déclaration de Paris de l’Unesco du 12 juin 2012.
Les Universités Numériques Thématiques en France l’appliquent depuis leur création en 2003, sur le modèle de l’UMVF (www.umvf.org) initiée dès 2003.
La pédagogie numérique pour les formations en santé
Albert-Claude Benhamou pointe quatre éléments essentiels :
1) Il faut faire évoluer les formations classiques « présentielles » en santé, pour les adapter aux procédés de la « pédagogie augmentée par le numérique » pour tous
2) On ne doit pas confondre le besoin d’une « cyber-université académique et publique en santé » comme l’UNF3S et le risque des « uber-universités » qui sont d’ores et déjà à l’œuvre
« Fiabilité et objectivité doivent être les piliers de la confiance à accorder à l’information et à la formation en santé. C’est le rôle des universités numériques publiques soutenues par les instances nationales. »
3) La feuille de route de la Grande Conférence de la Santé recommande l’intégration de la problématique du numérique en santé dans tous les champs de la formation et de l’exercice des métiers de la santé
La mise en œuvre de la Mesure 10, intitulée « Généraliser les outils numériques dans les formations en santé » : est prévue pour 2017 :
- Objectifs : soutenir les initiatives d’élaboration d’outils pédagogiques numériques et leur assurer une large diffusion dans le continuum formation initiale / formation continue.
- Mesures :
- Renforcer le rôle des plateformes nationales dans la mise à disposition des ressources pédagogiques numériques partagées (SIDES, UNF3S) en les dotant d’une gouvernance adaptée.
- Améliorer la connaissance et l’utilisation des moyens de simulation (mannequins numériques, serious games/jeux sérieux) dans les formations.
- Accompagner la formation des enseignants qui encadrent les étudiants sur ce type d’outils.
4) Le rôle et les pratiques des professionnels de santé sont appelés à évoluer en parallèle avec les nouveaux usages numériques des individus, en lien direct ou indirect avec leur état de santé
Pour Albert-Claude Benhamou, les professionnels doivent garder la faculté de tenir un dialogue de qualité avec des patients qui sont « encapacités » par le numérique et par la multitude des informations de santé.