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  • Parcours de soins : Fehap et Syntec numérique appellent à généraliser les plateformes mutualisées

    Généraliser les plateformes numériques mutualisées pour créer des écosystèmes de santé intégrant sanitaire et médico-social, ville, domicile et hôpital : telle est la principale recommandation du livre blanc « Le financement de la transformation numérique du parcours de vie » publié par la Fehap et Syntec Numérique le 29 mars 2017.

    Constatant une « absence de business model », les auteurs du livre blanc appellent également à trouver de nouveaux modèles de financements pour ces écosystèmes numériques.

    Ce livre blanc est le second publié en commun par les deux organismes. Le premier portait sur l’urbanisation des systèmes d’information et avait été publié en novembre 2015.

    Le livre blanc capitalise sur des cas d’usage territoriaux en matière de soins à domicile, de dénutrition, de prévention des chutes et d’insuffisance rénale pour montrer comment créer des écosystèmes territoriaux proposant de nouveaux bouquets de services, qui peuvent ensuite être combinés entre eux.

    En matière de modèle économique, le livre blanc s’appuie sur l’étude NOEMIE, publiée en mai 2016, pour préconiser des financements par capitation, dans le cadre d’un partenariat public-privé.

    Pour Syntec numérique et la Fehap, ces financements doivent par ailleurs être récurrents, car la création d’écosystèmes numériques implique la mise en place de nouvelles organisations, et donc des charges salariales récurrentes.

    Enfin, les deux organismes soulignent le rôle grandissant que vont jouer les assureurs et les mutuelles dans le financement du parcours de santé via ces écosystèmes numériques, notamment en raison de leur intérêt croissant pour la prévention.

    Syntec numérique a indiqué souhaiter porter des propositions au niveau européen sur les sujets de la politique de prévention, des plateformes e-santé, et du bien vieillir grâce au numérique.

  • Journées Numérique & Santé le 14 Juin 2017 à Brest et le 21 Septembre 2017 à Nantes

    Deux journées numériques et santé auront lieu le 14 juin 2017 à Brest et le 21 septembre 2017 à Nantes.
    Ces événements sont organisés par Images & Réseaux et Atlanpole Biothérapies, en partenariat avec ID2santé , technopôle Brest-Iroise, Atlanpole et le technopôle d’Angers.
    Ils ont pour objectif de permettre aux acteurs du numérique du Grand Ouest de rencontrer ceux de la santé autour d’une ambition commune : conduire le système médical français vers une ère plus numérique.

    Elles s’articuleront autour de conférences, tables rondes, rendez-vous B2B et un espace showroom et rassembleront professionnels de santé, chercheurs, entrepreneurs et investisseurs.

    Des démonstrations de projets innovants déjà lancés dans le Grand-Ouest auront lieu dans le nouvel espace ambulatoire du Groupe Confluent lors de la journée à Nantes, ainsi que des visites de laboratoire de recherche en information médicale lors de la journée ayant lieu à Brest.

    Programme du 14 juin à Brest

    • 9h : Accueil des participants
    • 9h20 : Mots de bienvenue des organisateurs
    • 9h30 : Eva TSN :
      • Cadre méthodologique de l’évaluation de la mise en œuvre du programme « Territoire de Soins Numérique » (TSN).
      • Diagnostic des pratiques de coordination des professionnels de santé : entre un existant qui fonctionne et des obstacles à surmonter, quelles attentes au regard des dispositifs TSN ? 
        • Tamara Roberts, sociologue et coordinatrice des études qualitatives conduites dans le cadre d’Eva TSN
    • 10h : Fluidité du parcours patient : de la gestion des lits à l’optimisation des conditions de sorties
      • Laurence Jullien-Flageul, directrice des soins et Christelle Collec, directrice de la relation clientèle, chargées de la fluidité du parcours patient au CHU de Brest
    • 10h20 : Territoires numériques de santé : des outils innovants pour le parcours de soins
      • Marie Mehu, Directrice adjointe chargée du GHT et des coopérations au CHU de Brest
    • 10h40 : Les GHT et le parcours numérisé du patient, l’exemple du GHT de l’Union hospitalière de Cornouaille, une approche innovante de la eSanté par la recherche de partenariats avec les start-up
      • Dr Cécile Partant, Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille
    • 11h : Appel à défis DigitalForLife : retour d’expérience d’une entreprise et point sur le nouvel appel à défis 2017
      • Simon Boisserpe, Images & Réseaux – Goulwen Lorcy, MaPUI Hospiville
    • 11h50 : Pitchs d’entreprises
    • 12h  : Retour sur la mise en œuvre du Dossier Médical Partagé (DMP) dans les Côtes d’Armor, un département pilote qui a démarré depuis 6 mois l’expérimentation de la nouvelle génération du DMP
      • Nicolas Delaire, directeur adjoint de la CPAM des Côtes d’Armor
    • 12h20 : Coordination de proximité sécurisée et télémédecine en mobilité pour les professionnels de santé
      • Dr. Nikan Mohtadi, Président de l’URPS Bretagne
    • 12h40 Pitchs d’entreprises
    • 13h Déjeuner

    De 9h30 à 14h30, vous pourrez participer à des rendez-vous BtoB et aux différentes démonstrations sur le showroom.

    L’après-midi des visites de laboratoires de recherche en information médicale seront proposées.

    Vous pouvez vous inscrire via le lien ci-contre : inscription

  • Chine : une société investit 40 M $ dans une appli aidant les Chinois à se soigner aux États-Unis

    Permettre à la population chinoise d’avoir accès à des médecins basés aux États-Unis, telle est la promesse faite par la société chinoise Hakim Unique Internet Co. qui a mené un tour de financement de 40 millions de dollars (36,8 M €) en mars 2017 pour la plateforme Haoeyou.

    Les investisseurs chinois ont déployé des milliards de dollars sur le marché de la santé numérique en 2016 mais ce dynamisme pourrait s’essouffler dans les années à venir car ils commencent à douter de la rentabilité de ces applications mobiles centrées sur la santé.

    Haoeyou : une plateforme pour mettre en relation patients chinois et médecins américains

    Fondé en 2013, Haoeyou (« bons amis médecins » en mandarin) propose aux patients chinois d’accéder à une plateforme en ligne via laquelle ils peuvent prendre rendez-vous avec des médecins américains et recevoir une consultation à distance via une webcam.

    Le service aide également les utilisateurs à se rendre aux États-Unis pour recevoir un traitement médical de pointe.

    Plus de 1 000 fournisseurs de soins sont enregistrés sur la plateforme, affirme Haoeyou, dont la valeur est aujourd’hui estimée à environ 200 millions de dollars US (184 M €).

    1,1 milliard $ investi en Chine sur le marché des soins de santé numériques (1er semestre 2016)

    Environ 1,1 milliard de dollars US (1,01 Md €) a été investi par des entreprises chinoises dans le secteur des soins de santé numériques – notamment dans le domaine de la télémédecine – au cours du premier semestre de l’année 2016, indique CB Insights, une société de recherche spécialisée américaine.

    • En février 2017, Matrix Partners Chine, Qiming Venture Partners et IDG Capital ont par exemple investi 200 millions de RMB (28 M $/ 25,7 M €) dans Anxin Doctor, une application chinoise dédiée à la santé maternelle et pédiatrique.
    • En 2016, We Doctor Group Ltd a reçu 20 millions de dollars US (18,4 M €) de la part de Shandong Tyan Home Co. et la start-up de pharmacie en ligne basée à Guangzhou, 7LeKang, a conclu un tour de financement de 100 millions de dollars US (92 M €) pour développer des services de santé mobiles, en augmentant le réseau de ses médecins et en subventionnant les patients.

    L’attrait des investisseurs chinois pour le secteur de l’e-santé pourrait s’estomper.

    Cet engouement pour la santé numérique sur le marché chinois est cependant à nuancer.

    Dans un article paru le 8 mars 2017, le Financial Times révèle que les investisseurs du pays commencent à douter de la rentabilité des applications mobiles centrées sur la santé, s’interrogeant sur leur capacité à réaliser des profits sur le long terme.

  • China: a company invests $40 million in an app helping Chinese patients get treatment in the US

    In March 2017, Chinese society Hakim Unique Internet Co. as led a a US$40 million (€36.8 M) series A round in Haoeyou, a digital platform for Chinese patients to have direct connection with doctors based in the United States.

    Chinese investors have spent billions of dollars in the digital health market in 2016 but this trend could change in the coming years as they begin to question the cost-effectiveness of these health mobile applications.

    Haoeyou: a platform to bring together Chinese patients and doctors in the US

    Founded in 2013, Haoeyou (« good doctors friends » in Chinese) offers Chinese patients access to an online platform where they can make an appointment with American doctors and receive a remote consultation via webcam.

    The service also helps users to travel to the United States to receive advanced medical treatment.

    More than 1,000 care providers are registered on the platform, says Haoeyou, whose value is now estimated at approximately US$200 million post-money (€ 184 M).

    $1.1 billion have been invested in China on digital health market (1st half of 2016)

    About 1.1 billion of US dollars (€1.01 billion) has been invested by Chinese companies in the digital healthcare sector – particularly in the field of telemedicine – in the first half of 2016, according to CB Insights, a US specialist research firm.

    • In February 2017, Matrix Partners China, Qiming Venture Partners and IDG Capital invested for example RMB200 million (US$28 million / €25.7 million) in Anxin Doctor, a Chinese mobile application dedicated to maternal and child health.
    • In 2016, We Doctor Group Ltd received US$20 million (€18.4 million) from Shandong Tyan Home Co. and online pharmacy start-up based in Guangzhou, 7LeKang, concluded a US$100 million (€92 million) round to develop mobile healthcare services, increasing its network of doctors and subsidizing patients.

    Chinese investors’ appetite for e-health could decline

    This strong attraction for the digital health sector in the Chinese market could be reduced.

    In a story published on March 8, 2017, the Financial Times reveals that Chinese investors are beginning to doubt the profitability of mobile applications focusing on health, questioning their ability to make profits in the long term.

  • Prévention : le CHU de Poitiers crée une maison de santé publique sur le modèle anglais

    Créer un espace où le patient devient « acteur des soins », telle est l’ambition du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers illustrée par la nouvelle maison de santé publique entrée en phase de concrétisation en mars 2017. Élaborée dans le cadre du projet d’établissement 2013-2017, l’initiative est soutenue par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine et par le fonds de dotation du CHU, Aliénor.

    Faire de l’hôpital un acteur de la prévention

    Le constat fait lors de la rédaction du projet d’établissement des quatre dernières années est que l’hôpital est un lieu d’excellence en termes de diagnostic, de soins et d’expertise mais où la prévention n’est pas assez présente. Pour le Pr. Virginie Migeot, en charge du projet, « la prévention était laissée à bien d’autres structures, depuis les écoles jusqu’aux associations… »

    Il s’agit de l’occasion de mettre en place la notion d’hôpital « promoteur de santé », défendue par l’Organisation mondiale de la santé.

    Promouvoir la prévention et l’éducation thérapeutique

    L’objectif est de dépasser la qualité des soins et la technicité des services en proposant au nombre croissant de patients souffrant de maladies chroniques une réponse à leur besoin d’information tout au long de leur prise en charge médicale. 

    Induire une prise en charge globale

    L’enjeu, selon le Pr Migeot, est de « mieux appréhender son environnement pour induire des changements de comportement » en englobant tous les déterminants de la maladie. Ainsi, il s’agit d’apporter une autre forme d’accompagnement en proposant des programmes d’éducation thérapeutique, des ateliers d’apprentissages, etc.

    Une maison de santé publique interdisciplinaire

    L’équipe de l’établissement sera constituée de:

    • une infirmière coordonnatrice en lien avec celle des services,
    • deux animateurs d’activité de santé publique,
    • des éducateurs sportifs,
    • des diététiciennes,
    • des psychologues…

    L’idée est de créer une structure semblable aux Maggie’s Centres en Angleterre qui permettent aux patients atteints de cancer de parler de leur vie avec et après la maladie. Ces types de structures accueillent les anciens malades de cancers sans rendez-vous dans un environnement bienveillant pour apporter du support, de l’information et des conseils. 

  • « Le SPIS est un dispositif de co-construction permanente » (Giovanna Marsico, déléguée au SPIS)

    Giovanna Marsico, déléguée au service public d’information en santé (SPIS), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence à l’occasion du lancement de sante.fr, la première brique du SPIS :

    • la place du citoyen dans les politiques publiques de santé,
    • le rôle de l’Etat dans l’information
    • l’utilisation du numérique et des objets connectés dans la prévention,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Comment faire évoluer les politiques publiques en santé par une réflexion centrée sur le citoyen ?

    Aujourd’hui, le système de santé est contraint par de nombreux facteurs. Le premier, c’est le facteur économique. Il y aussi des facteurs contextuels comme l’évolution de l’épidémiologie de la population, l’évolution des pratiques au sein de la population et la volonté des citoyens d’être plus informés et plus impliqués dans les choix qui les concernent.

    Si les politiques de santé ont toujours été conçues par les  politiques et les autorités sanitaires, elles se retrouvent aujourd’hui confrontées aux attentes grandissantes de la société de participer à leur orientation, notamment sur des enjeux sensibles. La question se pose alors pour les pouvoirs publics d’ouvrir des espaces de concertation qui ne se limitent pas à l’architecture classique des représentants associatifs mais qui impliquent aussi des nouveaux usages et outils collaboratifs. Ces outils nécessitent forcément une éducation de la population aux enjeux du système de santé, d’où le besoin d’assurer une information accessible, transparente, exhaustive et indépendante.

    Les outils numériques peuvent-ils servir à cela ?

    L’intérêt de s’appuyer sur des  outils numériques dépend largement de la cible que l’on souhaite atteindre. Des programmes à destination des jeunes trouveront un terrain idéal sur les réseaux sociaux ; inversement, des actions adressées à une population précaire seront plus efficaces via des notifications sur mobile.

    Le cœur des services numériques est situé dans les usages : si les destinataires y trouvent un intérêt, l’outil est efficace et répond à sa mission. Mais il doit être adapté à ses destinataires : d’où l’intérêt d’impliquer les destinataires d’outils et services à leur conception.  

    Que peut attendre le citoyen du numérique dans sa prise en charge ?

    Il faut distinguer plusieurs sujets dans le numérique. Il y a d’abord internet comme source d’information et donc comme facteur favorisant l’accès à la santé, car l’information en est un déterminant.  

    Il y a aussi le développement des services à destination des usagers, des soins, et des services favorisant la prévention. L’amélioration de la coordination des soins grâce à la télémédecine, aux outils de télésurveillance, téléconsultation, télé-expertise, téléassistance médicale, fait partie du développement naturel des pratiques ; la prise en charge évolue en fonction des nouveaux besoins et du développement de ces outils. Elle peut être améliorée clairement par l’intégration des outils de télémédecine, à condition qu’ils soient cadrés sous le profil réglementaire et déontologique et qu’ils soient accessibles à tous les usagers.

    Une autre question est celle du dossier personnel qui permet au citoyen d’avoir accès à ses données et donc d’être en capacité de participer aux choix qui le concernent. Aujourd’hui, l’Assurance Maladie propose un Dossier Médical Partagé permettant aux citoyens de mettre les données à disposition des professionnels de santé (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, etc.) qui les accompagnent,  de simplifier la transmission d’informations entre professionnels, de réduire les examens et prescriptions inutiles ainsi que les interactions médicamenteuses et de faciliter la prise en charge en urgence.  Une orientation vers des outils de téléchargement de données du patient, type BlueButton, est en cours dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la e-santé.

    Le 3e champ est celui du numérique au service de la médecine prédictive : prendre connaissance d’un facteur de risque important de développer une maladie peut représenter un intérêt majeur pour les citoyens mais cela passe par une réflexion éthique et juridique qui représente un vrai enjeu sociétal.  Ce sujet ouvre, évidemment,  la question de la protection : peut-on imaginer une organisation dans laquelle le citoyen qui a un risque accru de développer certaines maladies sera obligé à une plus lourde imposition fiscale ? Ou bien des exclusions importantes de garanties ? 

    On ne peut pas faire l’économie d’un débat sociétal, dans lequel on met le citoyen en condition de connaître et de se saisir des enjeux, d’anticiper les impacts futurs et de participer aux décisions.

    Passer du système curatif au système préventif : est-ce une demande des citoyens ?

    La conscience de l’intérêt de la prévention demande beaucoup de connaissances et de lucidité de la part des citoyens. De manière pragmatique, si l’on devait se baser sur le fait que ce soit une demande des citoyens, on devrait imaginer qu’ils soient tous conscients des bonnes pratiques nécessaires pour préserver leur patrimoine santé et donc être déjà en position de diminuer leurs facteurs de risque individuels de manière spontanée, par exemple arrêter de fumer, faire du sport, manger bio, etc.

    Au contraire, c’est la responsabilité de l’État que de développer de l’information auprès des citoyens et de les mettre en condition de pouvoir adhérer à des meilleurs choix de vie. L’État ne peut pas se limiter à attendre que les citoyens en fassent la demande.

    Quel rôle peuvent jouer les objets connectés dans la prévention ?

    Les objets connectés ne changent pas la culture. La culture change quand le citoyen se trouve confronté à un intérêt spécifique. Une démarche de prévention basée sur les seuls objets connectés, à mon sens, risque d’être porteuse d’inégalités. La prévention passe d’abord par l’éducation à l’école primaire, à l’école maternelle, et pour le moment elle n’a pas suffisamment investi ces dimensions-là. La prévention doit aussi investir l’entreprise, car c’est là que les gens passent la plupart de leur temps.

    Le fait d’avoir un outil en quantified-self ne permet pas à lui seul de changer la pratique. Au contraire, cela peut entraîner un sentiment de compensation : je fais 10 000 pas par jour, donc je peux fumer un paquet de cigarettes Bien sûr, l’objet connecté peut être utile pour accompagner, mais le déclenchement de la démarche doit venir d’un intérêt reconnu. Il faut mettre les gens en condition de pouvoir développer certaines activités au-delà de l’objet connecté. Et il ne faut pas que l’objet connecté soit un outil angoissant : la prévention ne passe pas par la peur mais par une reconnaissance de l’amélioration de la qualité de vie. Le bénéfice de la prévention ne réside pas systématiquement dans la réduction du risque.

    Les objets connectés ne sont pas nécessairement adaptés à tout le monde et on ne peut pas penser qu’ils puissent être adaptés à tout le monde.

    Que doit apporter le SPIS aux citoyens ?

    Le SPIS est un service public ayant vocation à faciliter l’accès des citoyens vers des informations fiables, indépendantes, accessibles, compréhensibles et utiles à leurs parcours de vie. Ces informations existent en partie, produites par les acteurs publics, mais elles sont assez éparpillées et ne sont pas de premier accès pour les citoyens. Par ailleurs, il y a aussi des champs d’information demandés par les usagers qui ne sont pas encore couverts par les acteurs publics et sur lesquels le citoyen ne peut s’adresser qu’à des contenus produits par des acteurs privés, parfois à but lucratif.

    La vocation du SPIS est d’une part de créer de la cohérence et d’autre part de s’assurer que le citoyen puisse avoir ce point d’accès à un domaine d’information qui lui convienne. Nous avons commencé à faire cela à travers une première incarnation du service public d’information santé qui est le moteur de recherche santé.fr. Il permet de formuler ses requêtes et de trouver des informations de caractère éditorial ou de caractère annuaire, référencées par le service public d’information santé. Ce ne sont pas uniquement des informations de caractère public, mais aussi des informations de caractère éventuellement privé (à but non lucratif), par exemple produites par des associations, des collectivités locales, des universités, dont les contenus sont en adéquation avec le standard d’information défini par le service public d’information santé. Le but est de permettre au citoyen, via ce moteur de recherche, de chercher toutes les informations qui peuvent l’intéresser mais qui sont qualifiées par le service public comme fiables, indépendantes, à jour, accessible et compréhensibles.

    C’est le premier palier de réalisation du SPIS. La logique, essentielle à mes yeux, est que ce service va se construire et évoluer en fonction des usages. Sa ligne éditoriale provient de l’analyse des usages que les citoyens en feront, leurs retours et leur feedback qui nous permettront de savoir où il y a des manques, des incohérences, et quels sont les services qu’il faudra développer en fonction de leurs besoins.

    Le SPIS représente un vrai dispositif de co-construction permanente grâce au travail d’implication des usagers, qui font également partie de la gouvernance de ce service.

  • Elsan et l’IRCAD signent un partenariat pour former des médecins à la chirurgie mini-invasive

    L’IRCAD et le Groupe ELSAN ont annoncé le 23 mars 2017 avoir signé un partenariat dans le domaine de la recherche et de l’innovation. L’ambition de cette alliance est de développer la chirurgie mini invasive et la recherche clinique.

    Groupe ELSAN, un leader de l’hospitalisation privée en France, signe un partenariat avec l’IRCAD, leader mondial de la formation en chirurgie mini-invasive. A travers ce partenariat, le groupe ELSAN va promouvoir  les sessions de formation en chirurgie mini-invasive organisées par l’IRCAD auprès des 4000 praticiens libéraux exerçant au sein du groupe.

    Fellowship

    Il s’agit également d’accueillir des médecins étrangers dans les établissements ELSAN afin qu’ils puissent y accomplir leur stage et bénéficier de l’enseignement de l’IRCAD.

    L’IRCAD souhaite également mettre à profit ce partenariat pour développer l’utilisation de la réalité augmentée et de la 3D afin de réaliser des chirurgies plus ciblées et moins invasives.

  • Inde : data et algorithmes parmi les 5 start-up health tech primées à la HITLAB World Cup

    « L’innovation en santé numérique axée sur l’empathie : améliorer les résultats en matière de santé par la compréhension des besoins de l’utilisateur final », tel était l’enjeu du sommet des innovateurs HITLAB, un laboratoire d’innovation en soins de santé, qui s’est tenu à l’Indian Institute of Technology, à Delhi en février 2017.

    L’événement a été l’occasion de mettre en avant les cinq start-up locales finalistes de l’HITLAB World Cup.
    – Health Vectors (1er prix) ;
    – Ekincare (2e prix) ;
    – Apcegen ;
    – Zeolr Technologies ;
    – Wide Heart Solutions.

    Les 5 lauréats ont mis au point des technologies pour tenter de faire face aux défis les plus pressants de l’industrie de la santé en Inde mais aussi à échelle mondiale.

    HITLAB World Cup : les cinq lauréats

  • India: 5 health tech startups rewarded to address health challenges

    Health Tech leaders met in February 2017 at the 2017 Innovators Summit organized by HITLAB, a laboratory of health care innovation, which was held at the Indian Institute of Technology, Delhi

    Talks were focused on the following theme: “Empathy-Driven Digital Health Innovation: Improving Health Outcomes by Understanding the Needs of the End-User”.

    The event was an opportunity to highlight the five local finalists startups of the 2017 HITLAB World Cup:
    – Health Vectors (1st prize);
    – Ekincare (2nd Prize);
    – Apcegen;
    – Zeolr Technologies;
    – Heart Wide Solutions.

    HITLAB Summit: bringing together key industry players to engage in a fruitful debate within the industry

    Participants included the heads of Fortis, TCS, IBM and Boston Scientific.

    The event was punctuated by discussions and interventions of various panels and talks to expand the network of participating industry players.

    One of the key moments of this meeting between professionals was the presentation of the five finalists of the HITLAB World Cup, a competition open to Indian innovators specialized in the eHealth sector.

    « The HITLAB World Cup enables highly creative healthcare technology entrepreneurs to showcase ideas with the highest probability of significant diffusion that will lead to healthcare transformation, said Devmalya Sarkar, Summit Director at HITLAB. The competition is the highlight of our (…) summit (…) »

    The winners have developed original technologies to address the most pressing challenges of the healthcare industry in India but also globally.

    HITLAB World Cup: the five finalists

  • South Korea: robots and AI to lead futur medical sector

    In the near future, robotics and artificial intelligence (AI) will occupy a central place in the medical supplies and equipment sector in South Korea, healthcare experts predicted on March 19, 2017, in Seoul at the 33rd Korea International Medical Clinical Laboratories and Hospital Equipment Show (KIMES).

    This international summit is hosted every year by the Korean Ministry of Health and Welfare. This year, about 1,300 medical instrument manufacturers from both South Korea and abroad attended the event to showcase their latest medical products.

    South Korea: 940,000 new jobs will be created by 2020 in the medical industry

    « An era of future medicine has opened with the adoption of artificial intelligence (AI), robots and the Internet of Things (IoT), said during the opening ceremony Health Minister Chung Chin-yeob. South Korea should prepare to nurture the medical device sector. »

    Medical robots are increasingly used in operating theaters in South Korea. This increasing deployment is partly due to the support of the Korean government in the field of healthcare and specifically in the advanced medical equipment sector.

    The government said it will also expand the budget dedicated to research and development of various medical devices. He also wants to put effort into improving distribution channels to further promote exports. Goal: to make South Korea a global biotech and medical industry hub.

    940,000 new jobs will be created by 2020 in the industry, the government also said. This project could male the country’s leading growth industry after IT.

    Market experts who attended the KIMES show believe that the development of robotics and artificial intelligence on the South Korean healthcare market is expected to increase in the coming years because also the first feedback from local hospitals is positive, on the part of the medical staff, faster and more efficient, as well as patients, who can have a better health care offer.

    KIMES: South Korea in the spotlight

    The South Korean market was well represented at the KIMES show. Among the exhibitors:

    • Curexo. The company unveiled its latest surgical robots, developed through a joint project with Hyundai Heavy Industries.
    • Samsung Electronics. The group said to have focused on access to care, accuracy and efficiency for its latest products, including GM85, a mobile digital radiography (DR) system providing mobility, enhanced user-convenience and a high image quality.
    • Selvas AI . The company highlighted its AI-based medical speech transcription solution, Selvy MediVoice. Based on deep learning algorithm, the performance is enhanced with additional add-on features optimized for transcription of medical treatment, surgery, reading, and consultation.
      The firm also presented Selvy Checkup, a heath checkup machine to monitor the patients’ health status.

    KIMES: over 30,000 medical equipment were showcased to attract buyers

    Over 30,000 advanced medical supplies and equipment were exhibited at the KIMES by leading tech companies in the industry and major research centers in order to grab the attention of international buyers.

    Among them, there was IBM. The US group presented Watson, a supercomputer based on artificial intelligence that can diagnose and treat cancer more accurately than the tools currently available on the market.

    The system was adopted in 2016 by Gachon University Gil Medical Center in Seoul for the first time in the world. Andrew Norden, deputy chief health officer at IBM Watson Health, said the AI devices developed by IBM, such as Watson, were created to help doctors and not to replace them.