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  • Institut Imagine : des laboratoires transdisciplinaires pour une recherche d’excellence

    L’Institut Imagine, premier pôle européen de recherche et de soins sur les maladies génétiques, a accueilli une conférence de presse le 15 décembre 2017. L’occasion pour le Pr Stanislas Lyonnet, son directeur, de faire un bilan en rappelant la stratégie et les succès de l’institut dépassant les frontières nationales. Trois chercheurs ont exposé les projets de leurs laboratoires respectifs : Isabelle André-Schmutz pour la lympho-hématopoïèse humaine, Antonio Rausell pour la bio-informatique clinique et Jean-Michel Rozet pour la génétique ophtalmologique. H&TI présente les grandes lignes de cette conférence.

    Le directeur de l’institut a mis l’emphase sur l’importance d’une recherche transversale et complémentaire, et qui intègre les nouvelles technologies dont notamment l’analyse de données médicales massives. Il a rappelé le choix stratégique de la création, en 2016, du laboratoire de bio-informatique. Imagine a la volonté d’augmenter sa capacité non seulement à produire des données en grand nombre, mais surtout à les interpréter correctement en lien avec les données cliniques. L’objectif est de les utiliser pour l’élaboration de traitements innovants. C’est l’objet des plateformes technologiques de l’institut.

    Enfin, Stanislas Lyonnet a souligné l’importance du soutien industriel de la recherche et le caractère primordial d’une recherche transversale qui fait le succès de l’institut grâce à la coopération avec l’hôpital Necker sur le campus duquel il se trouve.

    Un centre de recherche phare qui incarne la recherche hospitalo-universitaire

    Une recherche transversale et multipartite pour soigner les maladies génétiques

    Le professeur Stanislas Lyonnet, directeur également du laboratoire de génétique et d’embryologie des malformations, souligne le caractère original du lieu qui allie consultations médicales et laboratoires de recherche pour mettre les patients au cœur de la recherche.

    La recherche sur le maladies génétique de l’institut est au service notamment des enfants malades de l’Hôpital Necker avec lequel Imagine partage le campus. Les résultats des recherche de l’institut sont le fruit d’une collaboration de praticiens du milieu hospitalier et des chercheurs sensibilisés aux besoins cliniques.

    Les industriels sont également des associés. Les locaux de l’institut Imagine accueillent le laboratoire Alexion et plus précisément son centre de recherche et de développement. Cela a commencé par un simple partenariat d’accueil de durée limitée lors de implantation du groupe américain en France. Alexion est une société internationale de biotechnologie qui développe et commercialise des traitements pour les maladies rares et ultra-rares pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Ce partenariat a débouche sur une collaboration pérenne avec l’implication du groupe dans 3 projets :

    • traitement de maladies ophtalmologiques ;
    • traitement de maladies rénales ;
    • implication dans un projet de RHU (recherche hospitalo-universitaire).

    Alexion profite de :

    • la proximité d’un savoir-faire scientifique non maîtrisé en interne ;
    • des cohortes de patients génétiquement typées ;
    • des outils de recherche clinique.

    Prendre en compte l’innovation et exploiter les données de santé pour améliorer et élaborer des traitements innovants : la Data Science Platform

    L’équipe de la Data Science Platform, avec Nicolas Garcelon à sa tête, œuvre à la création de logiciels permettant le stockage et l’analyse de données phénotypiques des patients et plus généralement de méthodes pour accélérer la recherche translationnelle entre médecins et chercheurs d’une part et l’hôpital et l’institut d’autre part.

    C’est pourquoi l’équipe a créé un entrepôt de données nommé Dr Warehouse déployé sur l’Hôpital Necker – Enfants malades qui comprend :

    • des données biomédicales sous forme de texte libre (comptes-rendus d’hospitalisation, de consultation, de prescription, etc.) et de données codées (résultats biologiques) ;
    • 3,5 millions de documents provenant de 19 logiciels hospitaliers différents de 1996 à aujourd’hui pour 450 000 patients ;
    • 36 millions de résultats biologiques.

    L’interface de Dr Warehouse met ainsi à disposition des médecins des outils ergonomiques d’exploration des dossiers médicaux pour accélérer le recrutement des patients dans des études cliniques :

    • eCohorte permet de rapidement mettre en place une base de données contenant tous les outils nécessaires à la saisie et la fouille des données ;
    • BioPancarte pour la visualisation personnalisée des résultats de laboratoire ;
    • Auxo pour la création mutualisée des courbes de croissance ;
    • Gecko pour la gestion des études cliniques et des inclusions de patient ;
    • Gene2CT pour la veille automatique des essais cliniques associés à des mutations génétiques etc.

    L’équipe développera un entrepôt de données Dr Imagine regroupant les bases de données de l’Institut en collaboration avec le laboratoire d’Antonio Rausell.

    Le projet Dr Warehouse avait par ailleurs participé au concours en innovation dans le cadre de la réunion interrégionale de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN) à Paris le 14 décembre 2017.

    « L’ordinateur est la paillasse du chercheur d’aujourd’hui » (S.L.)

    La création du laboratoire bio-informatique clinique est un enjeux stratégique piloté par le docteur Antonio Rausell.

    Les objectifs du laboratoires consistent à développer des outils bio-informatiques au service de la recherche sur les maladies génétiques :

    • développement de méthodes informatiques pour évaluer les variants génétiques dans les études de séquençage, avec un intérêt principal pour les maladies immunitaires rares ;
    • analyse intégrée des données à haute dimension à partir de technologies multi-omiques visant à identifier des variants génétiques fonctionnels ;
    • étude de l’hétérogénéité cellulaire à l’intérieur du système immunitaire grâce à l’analyse du transcriptome monocellulaire et de sa relation avec l’apparition et la progression de la maladie.

    L’un des projets menés récemment et dont les résultats ont été dévoilés fin octobre 2017 avait pour objectif de caractériser l’hétérogénéité naturelle de la réaction immunitaire face à une maladie infectieuse, le VIH. Toutes les cellules d’un même individu ne présentent pas la même vulnérabilité aux pathogènes et aux virus intracellulaires, alors qu’elles partagent presque toutes le même ADN.

    L’étude a permis de mettre en évidence d’une incroyable variabilité :

    • interindividuelle (d’un individu à l’autre) ;
    • intra-individuelle (au sein des cellules d’un même individu), car seule une fraction des lymphocytes T est efficacement infectée par le virus.

    L’analyse computationnelle des profils d’expression de gènes de cellules individuelles a abouti à l’identification des marqueurs spécifiques dont le niveau d’expression est lié à la permissivité cellulaire à l’infection par le VIH. Si ces résultats ne débouchent pas sur une thérapie directement, ils permettent de savoir que certaines cellules d’un organisme sont plus vulnérables que d’autres et qu’en cas de maladie génétique, notamment, c’est vers elles que la thérapie ciblée doit être dirigée.

    Un institut soutenu par des partenaires industriels

    Mécénat et vente de charité Heroes

    Henner, société de gestion et de courtage d’assurances de personnes, la fondation Bettencourt Schueller, la Fondation EDF, Salesforce et autres sociétés, comme Havas, ont soutenu l’institut soit en nature, soit en compétences ou en produits et services.

    La vente caritative d’œuvres d’art portant le nom de Heroes, dont la 3e édition sera organisée par l’institut le 12 février 2018, a permis en 2016 de récolter des fonds à hauteur de 4,5 millions d’euros pour soutenir et faire accélérer la recherche et les soins innovants.

    Les partenaires du laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine : soutien technique, financier et en matériel biologique

    Le laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine s’appuie sur une dizaine de partenaires industriels nationaux et internationaux qui l’assistent dans l’optimisation de ses recherches. Ces partenariats étant difficiles à mettre en place, Isabelle André-Schmutz, sa co-directrice, a souligné la contribution de certains partenaires qui secondent la recherche en permettant de résoudre de nombreux freins et de répondre aux besoins spécifiques du laboratoire de nature technique ou financière :

    • la société française CTRS, fabricant de préparations pharmaceutiques ;
    • Biomarine ClearBlue Chemical (BBB) d’outre-Atlantique;
    • Biomedomics pour son hémoglobine S ;
    • Miltenyi Biotec d’outre-Rhin qui est fournisseur mondial de produits de recherche biomédicale et de thérapie cellulaire pour l’isolation cellulaire, la cytométrie de flux, la préparation d’échantillons, la culture cellulaire, l’analyse moléculaire, les essais cliniques, etc.

  • Hacking Health Besançon : 20 solutions élaborées pour aider professionnels de santé et patients

    Pus de 200 participants se sont retrouvés à l’hôpital Saint-Jacques de Besançon 13 au 15 octobre 2017 pour le Hacking Health Besançon, destiné à trouver des solutions concrètes à des problèmes rencontrés par des professionnels de santé ou des patients.

    Au cours de ce marathon d’innovations, professionnels de santé, développeurs, designers et innovateurs se sont regroupés en petites équipes pour trouver et démontrer une solution à divers enjeux de la santé dans un court laps de temps. Parmi les 20 projets présentés, 14 ont été distingués.

    Du projet « le plus prometteur » à « la meilleure solution patient », 20 projets de la French tech présentés, 11 primés

    • Prix CPAM : « Gluci Miam », application mobile pour aider les diabétiques de type 1 à manger plus librement en les aidant à évaluer les apports glucidiques de leur alimentation et à adapter leur dose d’insuline ;
    • Prix du projet le plus prometteur et Prix One Fit : « Augmented Patient Setup », système permettant le repositionnement des patients au fil des séances de radiothérapie. L’objectif est d’apporter aux manipulateurs une solution de contrôle direct, précise et rapide pour améliorer le positionnement du patient ;
    • Prix coup de cœur du jury : décongélation ultra rapide de plasma frais congelé pour que les patients puissent être transfusés le plus rapidement possible en cas d’urgence vitale ;
    • Meilleure solution patient (Prix France Assos Santé) : création d’une chaise de massage type exosquelette permettant à des personnes lourdement handicapées d’être mobilisées sans douleur ;
    • Prix du Pôle des Microtechniques : table de malade sans pied ni roulette. L’objectif est de pouvoir bloquer l’ensemble des articulations par un moyen simple, utilisable y compris par une personne ayant peu de force dans la main ;
    • Prix CHU de Besançon et de son centre d’investigation clinique : Automatisation de la manipulation et de l’évaluation visuelle des produits issus des dons de sang ;
    • Deux prix Onlineformapro :
      • « CYBeLe », un nouvel outil pédagogique en digital learning facilitant l’apprentissage, le maintien et le perfectionnement des connaissances ;
      • Création d’une appli intuitive permettant l’apprentissage du raisonnement clinique chez les masseurs-kinésithérapeutes en formation initiale ;
    • Trois prix Numerica :
      • « Remote postoperative monitoring » : le projet consiste à concevoir un boîtier d’acquisition et de télétransmission de données médicales, afin d’améliorer la surveillance post-opératoire des patients hospitalisés, de façon continue. Le but est de faire gagner du temps et de l’argent à l’équipe médicale ;
      • Application smartphone pour impliquer les citoyens dans la problématique nationale de stabilisation des réserves de sang disponibles à tout moment ;
      • « Vasc Map » permettra de réaliser une cartographie du réseau vasculaire afin de simplifier les comptes-rendus médicaux et d’augmenter la performance diagnostique.

    De nombreux partenaires du marathon, dont la CPAM du Doubs, le Centre d’Investigation Clinique du CHU, Numerica et le Pôle des Microtechniques, se sont engagés à accompagner neuf projets primés, soit financièrement, soit par la mise à disposition de compétences pour leur permettre d’aller plus loin.

  • FHF : alerte sur un déficit historique de 1,5Md € des hôpitaux et appel aux réformes de structure

    La Fédération Hospitalière de France revient sur le déficit des hôpitaux de 2017 et la restitution des fonds de réserve jugée trop modeste et injuste envers les hôpitaux, dans un communiqué daté du 18 décembre 2017.

    La FHF annonce un déficit historique de 1,5 milliard d’euros comparé aux 470 millions d’euros en 2016, qu’elle explique comme conséquence :
    • des plans annuels d’économie, près de 3 Mds d’€ en trois ans qui ont entraîné une dégradation sans précédent des investissements ;
    • d’une réduction considérable des moyens dédiés aux financements de ses missions d’intérêt général (soutien de la recherche, accès aux médicaments innovants, etc.) ;
    • d’un modèle économique qui consisté à baisser les tarifs au début de l’exercice en anticipation des hausses d’activités qui fait peser sur les hôpitaux un même niveau de dépenses incompressibles en regard d’un moindre niveau de ressources.

    La FHF alerte sur la dégradation financière des établissements de santé et appelle au versement immédiat du solde des crédits qui reviennent aux hôpitaux et à long terme (150 millions sur les 412 mis en réserve). De même, elle met en garde contre l’objectif annoncé d’économie à hauteur de 1,6 Md d’€ en 2018 qui risque de mettre en grandes difficultés les établissements sur le plan de la qualité des soins, les conditions de travail du personnel hospitalier et de l’obligation du retour à l’équilibre.

    Elle voit une réponse au problème de fonds dans les réformes structurelles et financières retardées depuis des années, mais qui deviennent urgentes :
    • le financement du système de santé et la relance de l’investissement ;
    • la fin des mesures catégorielles non financées ;
    • l’assouplissement des modes de gestion interne des établissements ;
    • la meilleure participation à la permanence des soins de l’ensemble des professionnels de santé, quel que soit leur statut.

  • Le prix dédié à l’informatique en soins infirmiers remis à un professeur britannique

    Le Dr. Hardiker Nicholas, professeur d’informatique en soins infirmiers à l’University of Salford (Angleterre), a reçu fin novembre 2017 le prix Virginia K. Saba Informatics à Washington pour avoir participé au développement de solutions visant à améliorer la communication et la gestion de l’information dans le domaine des soins infirmiers et ainsi l’efficacité des soins délivrées aux patients.

    Le Dr Hardiker est le premier non-Américain à recevoir le prix.

    Nicholas Hardiker : des soins infirmiers à l’informatique

    Nick Hardiker travaille dans le domaine des soins infirmiers depuis près de vingt-cinq ans. Il a fortement contribué à l’avancée de la représentation des données sur les soins infirmiers et sur les soins en général.

    « Le résultat [des avancées en informatique infirmière] est une meilleure utilisation de l’information au niveau de technologies telles que les dossiers de santé électroniques, l’analyse des données et, plus récemment, les dispositifs d’analyse de big data pour aider à prédire l’évolution des maladies », a expliqué le spécialiste (source : Quaysnews.net).

    Informatique infirmière : l’union prometteuse de deux disciplines

    Le Pr. Hardiker a obtenu son diplôme d’infirmier en 1987 puis s’est ensuite orienté vers l’informatique avant d’obtenir un doctorat en la matière en 2002. Pour lui, l’informatique infirmière est une combinaison des deux domaines. « J’ai soigné pendant un certain nombre d’années et je cherchais un changement complet. C’est en faisant mes études de premier cycle en informatique que j’ai pensé pouvoir réunir les deux. »

    L’expert décrit les nouvelles technologies comme étant « transformatrices » dans l’industrie de santé, précisant qu’elles peuvent aider à relever les défis auxquels fait face le métier d’infirmier-ère, comme le manque de certaines compétences particulières.

    Mieux utiliser les nouvelles technologies au profit des soins

    Le lauréat a déclaré nourrir de grands espoirs pour l’avenir des soins et des nouvelles technologies au Royaume-Uni. « (…) Malgré ce que vous avez pu lire, les soins sont actuellement soutenus par l’high tech. L’avenir [dans ce domaine] sera brillant, il s’agit simplement de savoir comment nous pouvons utiliser au mieux ces technologies. »

    Royaume-Uni : vers un langage électronique partagé dans le secteur infirmier

    Anne Cooper, infirmière en chef à NHS Digital (Royaule-Uni), réclame la mise en place d’un langage électronique partagé pour permettre une meilleure circulation des informations et s’assurer que tous les acteurs de l’industrie des soins infirmiers utilisent les mêmes termes pour désigner telle action ou tel équipement afin de permettre des échanges clairs et précis entre professionnels issus de différents organismes de santé.

    L’importance d’une adoption universelle de normes solides

    Interrogé sur le sujet par Digitalhealth.net, le Pr. Hardiker explique que pour y parvenir, des normes solides dans le domaine des soins infirmiers doivent être adoptées par tous. Il estime que si un tel dispositif était instauré, les professionnels de la santé seraient alors à même d’offrir des soins de meilleure qualité.

    Au mois de novembre 2017, le Professional Record Standards Body (PRSB) a déclaré qu’il demandait lui aussi la mise en œuvre d’un langage électronique partagé pour les infirmiers-ères. L’organisation, financée par NHS Digital dans l’optique de développer des normes cliniques pour les dossiers médicaux, a laissé entendre qu’elle travaillait déjà sur le sujet avec les acteurs du secteur.

  • Stratégie numérique du Québec : 100 % citoyens pourront interagir à distance avec les médecins

    Le 13 décembre 2017, le gouvernement québécois a révélé la « Stratégie numérique du Québec », un plan régional visant à accompagner la population et les entreprises vers une transformation numérique globale de la société afin de positionner la province comme leader du secteur d’ici cinq ans.

    La stratégie s’articule autour de sept orientations clés, dont l’une d’entre elles concerne « la santé connectée sur le citoyen ». Mission : « que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs vont définir les priorités d’actions dans le domaine de la santé :
    • déployer des services numériques offrant aux patients une meilleure prise en charge, ce qui inclut des dispositifs dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients ;
    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Le projet comprend un axe dédié au développement de la e-santé

    Parmi les sept domaines sur lesquels se concentrera le gouvernement dans le cadre de ce programme figure celui de la santé. Le projet est résumé par l’intitulé suivant : « La santé connectée sur le citoyen : que 100 % des citoyens puissent interagir de façon numérique avec le réseau de la santé et des services sociaux et ses professionnels ».

    Deux objectifs définissent les priorités d’action dans le secteur pour les prochaines années :

    • déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge;

    • favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs.

    Déployer des services numériques permettant une meilleure prise en charge

    Ce développement inclut le déploiement d’outils dédiés à la prévention et à la mise en place d’une expérience simplifiée, intuitive et efficace pour les patients.

    La transformation numérique du système de santé sera renforcée par l’instauration de services numériques évolutifs qui faciliteront l’accès aux informations de santé, amélioreront la communication entre les acteurs de l’industrie et favoriseront l’autonomie du citoyen et de ses proches aidants.

    Les services de soins développés seront optimisés grâce au numérique pour répondre aux différents besoins et conditions de vie des citoyens dans l’optique d’améliorer la qualité de vie, le bien-être physique, mental et social, le soutien, le suivi et la prise en charge de la santé de tous les Québécois.

    Vers l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration

    Le succès de cette transformation repose sur plusieurs facteurs :

    • la mobilisation et l’engagement de tous les intervenants du secteur de la santé et de tous les citoyens ;
    • le développement en continu de nouvelles connaissances et compétences ;
    • la mise en place progressive de nouveaux modèles de soins conditionnés par le numérique ;
    • l’adoption progressive d’une nouvelle culture de collaboration et de partage afin de faciliter les échanges entre les citoyens et les différents acteurs de l’industrie de la santé.

    L’analyse de données, l’IA et l’IoT font partie des domaines à développer

    Une grande majorité de médecins de famille du Québec utilisent un dossier médical électronique certifié par le ministère de la Santé et des Services sociaux grâce auquel est rendu possible un partage sécurisé des informations avec plusieurs systèmes centralisés du secteur de la santé et des services sociaux tels que le « dossier santé Québec », la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin de famille » et la « prise de rendez-vous en ligne avec un médecin spécialisé ».

    Selon le gouvernement, les nouvelles technologies serviront de leviers pour accélérer cette transformation numérique. Les efforts seront notamment concentrés sur l’analyse des données, l’intelligence artificielle et l’Internet des objets. Grâce à des capteurs, à des applications mobiles et à une surveillance à distance, « le numérique pourra notamment fournir de l’information clinique en continu et permettre à tous les citoyens de bénéficier de services de santé à distance (télé-santé) ».

    Une numérisation des services de prévention du suicide

    Le plan prévoit également une numérisation des services de prévention du suicide dès le printemps 2018. Parmi les moyens via lesquels les professionnels de la santé pourraient se reposer afin de joindre plus facilement les personnes en détresse et mieux « équiper » leurs proches figurent les appareils intelligents, les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les plateformes de jeu en ligne.

    Favoriser l’accès des citoyens à des services numériques évolutifs

    Les services de santé numérique devront être accessibles à n’importe quel endroit et à n’importe quel moment de manière à n’isoler aucun citoyen.

    Une démocratisation des services de télémédecine

    La démocratisation des services de télémédecine permettra de rendre accessible à un maximum de personnes l’offre de soins, et ce, à moindre coût. « Ces services devraient se positionner graduellement comme alternatifs aux services dispensés de manière traditionnelle en raison de leur accessibilité et de leur capacité à rapprocher les citoyens de leurs intervenants de santé », précise le gouvernement québécois.

    Des services qui favoriseront la prévention et le suivi à domicile des patients

    Les services de santé numériques devront à terme évoluer de manière à soutenir les citoyens au niveau :

    • de la sensibilisation et de la prévention à l’adoption d’un mode de vie sain ;
    • de l’adoption et de l’utilisation de dispositifs facilitant le suivi de l’état de santé des patients, l’établissement de diagnostics et la prise en charge des malades ;
    • de l’utilisation de moyens pour compenser l’isolement et la perte d’autonomie d’une population vieillissante, tels que les projets de communautés connectées.

    L’analyse des big data au centre de la stratégie

    Tous ces services reposent sur des données accessibles, fiables et de qualité. « C’est pourquoi le gouvernement du Québec investit dans la « Stratégie québécoise des sciences de la vie » pour encourager l’exploitation et la valorisation des [big data] en santé, qui favoriseront l’innovation provenant des différentes parties prenantes impliquées dans le domaine de la santé, tels que les chercheurs, les entreprises et les startup ».

    L’exploitation des big data en santé est l’un des secteurs visant à être développés dans le cadre de la « Stratégie québécoise des sciences de la vie ». L’objectif du gouvernement est de valoriser certaines données afin de faciliter l’analyse de situations complexes et la prise de décision. Il comprend plusieurs spécialités, telles que la science des données, l’apprentissage profond (deep learning) et l’IA.

    La gestion des big data dans le secteur de la santé permettra notamment de mettre en place des technologies visant à améliorer la détection et l’établissement de diagnostics pour des maladies comme le cancer, mais aussi d’optimiser l’utilisation des ressources dans l’ensemble du système de santé et d’accélérer la découverte de nouveaux traitements.

    Action structurante : mise en place de services principalement centrés sur le citoyen

    Un premier ensemble de services numériques de santé sera prochainement proposé aux citoyens québécois.

    Dans un deuxième temps, ces services seront progressivement améliorés et complétés par d’autres fonctionnalités au cours des cinq prochaines années, puis d’autres services viendront s’ajouter à l’offre initiale afin de soutenir l’amélioration de la santé et du bien-être de la population.

  • SI : un nouveau guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé » publié par l’ANAP

    Parce que l’amélioration des coordinations dans une logique de parcours s’appuie sur des outils et des services numériques dédiés mais que ceux-ci ne peuvent être satisfaits qu’au terme d’une stratégie d’achat répondant à certaines exigences, l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médicaux sociaux (ANAP) a publié le 13 décembre 2017 le guide « Mener un achat de solutions numériques complexes en santé ».

    Destiné à toute structure porteuse d’un projet d’achat de système d’information territorial, ce document s’appuie sur les retours d’expériences des 5 régions TSN et le témoignage d’industriels.

    L’ANAP y met en évidence les six étapes principales d’une stratégie d’achat et identifie un certain nombre de facteurs de succès pour sa mise en œuvre et pour l’exécution du contrat d’achat en résultant.

    Par ailleurs, des fiches pratiques élaborées par le groupement d’achat Resah complètent ce document pour accompagner la mise en œuvre de projets d’achat de SI complexes.

    Ce document a quatre objectifs :

    • présenter les éléments structurants de la définition d’une stratégie d’achat d’un système d’information complexe en santé ;
    • identifier les étapes de mise en œuvre de la procédure d’achat sous la forme d’un dialogue compétitif ;
    • souligner des points de vigilance dans le cadre de l’exécution d’un contrat d’achat de solutions numériques complexes ;
    • formuler un certain nombre de facteurs de succès d’ordre organisationnel pour la conduite d’un tel projet.

    Il est consultable ou téléchargeable sur le site web de l’ANAP.

  • Idomed, le projet coup de coeur du jury de FASN Ile-de-France connectant médecins et infirmiers

    Dans l’objectif de valoriser l’innovation organisationnelle en région FASN 36 heures chrono a organisé dans le cadre de sa conférence interrégionale le 14 décembre 2017, une compétition entre établissements de santé et institutions porteurs de projets innovants.

    Lors de l’édition Île-de-France, 5 projets ont été présélectionnés :
    • Intégration d’une PUI (pharmacie à usage intérieur) centrale au sein d’un un circuit automatisé et informatisé global porté par GCSMS Les EHPAD publics du Val de Marne ;
    • Diabète LAB comme solution numérique au service de la prévention de la Fédération Française des Diabétiques (FFD) ;
    • E Réseau Télémédecine Polyhandicap Enfants IDF porté par le Comité d’Études, d’Éducation et de Soins Auprès des Personnes Polyhandicapées (CESAP) ;
    •Technologie Light Fidelity (LiFi) porté par le Centre Hospitalier STELL de Rueil Malmaison ;
    • Idomed porté par le cabinet médical ipso santé / Atmosphere.

    C’est le projet Idomed qui a séduit le comité d’experts qui a fait son évaluation en se fondant sur l’apport des projets dans 5 domaines : accessibilité, co-construction, efficience, coordination et décloisonnement.

    Comité d’expertise 

    Le jury évaluant les projets a été composé des membres suivants :

    • Olivier Boussekey, DSI chez GH Saint Joseph ;
    • Pr Eric Lepage, Directeur du Pôle Information et données en santé de l’ARS IDF ;
    • Dr Eric Tanneau, Secrétaire général de l’URPS ML IDF ;
    • Jean-Pierre Thierry, Référent e-santé de France Assos Santé.

    Chacun des projets a fait l’objet d’une évaluation basée sur les critère cités ci-dessus.

  • HAD : un mode d’hospitalisation pas suffisamment connu, mais 81 % des Français favorable (Viavoice)

    La Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation à Domicile – la FNEHAD, a présenté à l’occasion de ses Universités d’hivers de l’hospitalisation à domicile, le 6 décembre, les résultats de l’enquête réalisée par l’institut de sondage Viavoice auprès de 30 000 participants sur la vision qu’avaient les Français et leurs médecins généralistes de l’hospitalisation à domicile.

    Il s’agit d’un mode d’hospitalisation pas suffisamment connu, répandu et valorisé, alors que 81 % des Français y seraient plutôt ou tout à fait favorables. Néanmoins, plus d’un tiers d’entre eux (34 %) estiment qu’une prise en charge en hospitalisation à domicile représente pour le patient un coût supérieur à une hospitalisation classique.

    L’enquête a fait émerger les principales perceptions que les Français ont de l’HAD, en termes d’avantages, de craintes suscitées ou de la pertinence du modèle, ainsi que celles des médecins.

    La HAD telle que perçue par les patients

    Les avantages perçus de l’hospitalisation à domicile 

    77 % des Français (soit plus de 3 sur 4) accepteraient d’être pris en charge (de même que l’un de leurs proches) dans le cadre d’une hospitalisation à domicile.

    Les principaux avantages évoqués sont liés à la possibilité de :

    • bénéficier de soins adaptés tout en restant chez moi ;
    • recevoir des soins dans un environnement moins angoissant que le milieu hospitalier ;
    • ne pas être éloigné de sa famille, de ses proches ;
    • recevoir des soins tout en conservant ses activités habituelles.

    Les craintes et risques

    Une prise en charge moins efficace (en termes de qualité de soins comme de gestion des urgences) et une charge accrue pour les proches sont les réponses premières.

    Le contexte dans lequel on peut recourir à une hospitalisation à domicile

    Les Français le voient comme suit :

    • pour une assistance complémentaire aux soins médicaux (portage de repas, garde malade etc.) (53%) ;
    • lors d’une fin de vie (soins palliatifs) (53%) ;
    • après une opération chirurgicale (50%);
    • en cas de maladie neurodégénérative (Alzheimer,Parkinson, sclérose en plaques) (38%).

    8 médecins sur 10 sont face aux patients souhaitant une HAD

    Les deux principaux avantages cités par les médecins généralistes sont :

    • l’amélioration de la qualité de vie du patient et de son entourage ;
    • la HAD répond à une vraie demande des patients et de leur famille.

    Les inconvénients cités sont :

    • le manque d’une valorisation /rémunération du temps consacré à l’HAD du patient ;
    • l’alourdissement de sa charge de travail.

    Il convient de souligner que :

    • en terme de modalités de prescription, un tiers des médecins perçoivent l’HAD comme systématiquement prescrite après une hospitalisation classique ;
    • seuls 13% des répondants affirment avec certitude que l’hospitalisation à domicile est bien connue par les médecins libéraux ;
    • Pour les deux publics, l’hospitalisation à domicile offre une qualité de vie  supérieure à l’hospitalisation classique (70% pour les Français et 82% pour les médecins généralistes).

    Informations attendues par les patients concernant l’HAD

    • Le coût de la prise en charge ;
    • les différentes pathologies prises en charge en hospitalisation à domicile ;
    • les garanties liées à la qualité des soins dispensés, le rôle du médecin traitant ;
    • la place et le rôle des proches dans cette prise en charge ;
    • le rôle du médecin hospitalier,

    telles sont les principales interrogation, auxquelles les réponses fournies par le médecin traitant font autorité aux yeux des Français (66%).

  • Diabète : Health2Sync (Taïwan) lève 6 M. USD et cherche à se développer au Japon

    La société de gestion du diabète taïwanaise Health2Sync a levé 6 millions de dollars (5 M. €) début décembre dans le cadre d’un ronde de financement de série B menée par Sompo Holdings, l’une des plus grandes compagnies d’assurance japonaises.

    L’entreprise a déclaré que ce nouveau fonds servira à développer ses activités au Japon mais aussi à améliorer ses services axés sur l’analyse de données et à créer des fonctionnalités spécifiques dédiées à ses partenariats avec les groupes d’assurance santé.

    Gestion du diabète : le Japon est l’un des marchés les plus attractifs au monde

    « Le Japon est l’un des plus grands marchés mondiaux pour les dépenses liées au diabète, a déclaré dans un communiqué Ed Deng, cofondateur et P.-D.G. de Health2Sync. Il est crucial d’avoir un partenaire local car il peut être perçu comme un marché difficile à pénétrer. »

    Des politiques favorables

    « D’après nos observations, le gouvernement japonais a mis en place des politiques et accordé des fonds pour les soins du diabète et la prévention des complications [de la maladie] », a précisé M. Deng au site MobiHealthNews.com.

    Health2Sync cible le Japon depuis 2016

    Health2Sync a été fondée en 2013. En août 2016, l’entreprise a recueilli 3 millions de dollars (2,5 M. €) dans le cadre d’un tour de table mené par un groupement d’entreprises de la Silicon Valley et d’Asie. Elle avait alors déclaré que cette somme serait utilisée pour étendre son programme en dehors de Taïwan et plus précisément dans les marchés environnants.

    La société avait anoncé qu’elle se concentrerait sur le marché japonais en raison du taux de pénétration élevé des smartphones et de l’importance des connaissances en matière de santé au sein du pays. La Chine l’intéresse également mais pas dans l’immédiat, avait-elle ajouté à l’époque.

    Health2Sync : une analyse des données de santé en temps réel

    Health2Sync fournit une plateforme de gestion du diabète comprenant une application pour les patients, un câble qui relie différents types de glucomètres à un smartphone et un moteur d’analyse de données qui utilise les données des patients pour établir des recommandations personnalisées.

    L’application envoie aux utilisateurs des alertes automatisées, permet d’effectuer une analyse des données comportementales du patient mais aussi d’utiliser un chatbot afin d’effectuer une analyse en temps réel de l’état de santé de l’utilisateur et donne accès à un support basé sur le web via lequel les fournisseurs de soins peuvent surveiller à distance leurs patients de manière efficace.

    Health2Sync : la glycémie moyenne des patients diminue de 22 % après trois mois d’utilisation

    Selon Health2Sync, la glycémie moyenne des utilisateurs présentant un haut risque de développer le diabète diminue de 22 % après une utilisation de son service pendant trois mois.

    Le diabète est très répandu en Asie. Le continent représente près de 50 % des cas du monde entier, note Health2Sync. En 2013, la Chine comptait le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète au monde, selon une analyse réalisée par l’American Diabetes Association. L’étude révèle également que le nombre de personnes touchées par la maladie au Japon avait augmenté de manière significative depuis 1997, en particulier parmi la population masculine.

    Des partenariats avec des investisseurs publics et privés asiatiques

    Health2Sync, basée à Taipei, explique qu’il était avantageux pour elle de débuter ses activités à Taïwan car le gouvernement délivre des aides financières aux hôpitaux et aux cliniques pour leur permettre de lutter de manière efficace contre le diabète. Elle s’est associée avec le ministère de la Santé et du Bien-être du pays pour concevoir des services de soins en ligne dédiée à la gestion de la maladie.

    En 2016, l’entreprise a également travaillé avec des investisseurs publics et privés locaux mais aussi basés à Hong Kong, en Malaisie et à Singapour dans le but de réduire les coûts médicaux associés au développement de complications chez les personnes diabétiques.

    Health2Sync travaille de près avec les compagnies d’assurance

    La société travaille actuellement avec les compagnies d’assurance américaines MetLife et Cigna et d’autres assureurs pour offrir une protection et un engagement numérique aux diabétiques. Elle a également collaboré avec divers gouvernements asiatiques.

    « Comme l’assurance maladie nationale est le principal payeur dans certains pays [asiatiques] où le coût et l’efficacité [des soins] est critiques, notre système permet aux prestataires de soins de bénéficier d’une gestion [de la maladie] plus efficace et en temps réel, explique M. Deng (source : MobiHealthNews.com). Avoir un lien direct avec la population pour l’identification des risques est [primordial] pour les payeurs publics. »

    Fin novembre, Health2Sync a annoncé un accord avec Ascensia Diabetes Care (Suisse), une entreprise mondiale dédiée à l’amélioration de la santé et de la vie des personnes atteintes de diabète. Le partenariat combinera des offres pour les personnes atteintes de diabète, dont l’accès à un système de surveillance de la glycémie (Contour Plus ou Contour TS) et à l’application Health2Sync.

  • Diabetes: Health2Sync (Taiwan) raises US$6 million and seeks to expand in Japan

    Taiwanese diabetes management company Health2Sync raised US$6 million (€5 million) in early December in Series B investments led by Sompo Holdings, one of Japan’s largest insurance companies .

    The company said the new fund will be used to expand its business in Japan, but also to improve its data-driven services and to create features specifically for health insurance partnerships.

    Diabetes management: Japan is one of the most attractive markets in the world

    « Japan is one of the world’s largest markets in diabetes-related spending, » Ed Deng, co-founder and CEO of Health2Sync, said in a statement. It is crucial to have a local partner as it can also be viewed as a difficult market to penetrate. »

    Favorable policies

    « From our observation, the Japanese government has created [policies] and made funding available for diabetes care and prevention of complications », Mr Deng told MobiHealthNews.com.

    Health2Sync plans to expand in Japan since 2016

    Health2Sync was founded in 2013. In August 2016, it raised US$3 million(€2,5 M) in funding from a combination of firms in Silicon Valley and Asia. At that time, the firm said the funding would be used to expand its program outside of Taiwan, specifically into surrounding markets.

    The company explained it will focus on the Japanese market because of the high penetration rate of smartphones and health literacy in the country. It is also interested in the Chinese market but not in the immediate future.

    Health2Sync: real-time analysis of health data

    Health2Sync provides a diabetes management platform that includes a patient-facing app, a cable that connects different types of glucose meters to a smartphone, and a data analytics engine that uses patient’ data to make personalized recommendations.

    The application sends users automated alerts, allows behavioral data analysis and the use of a chatbot to perform real-time analysis and provides access to web-based support that allows care providers to remotely monitor patients efficiently.

    Health2Sync: the average blood glucose of users decreased by 22% after 3 months of use

    According to the company, the average blood glucose of high-risk users decreased by 22% after using Health2Sync for three months.

    Diabetes is widespread in Asia. The continent accounts for nearly 50% of all cases in the world, Health2Sync said. In 2013, China had the highest total number of people with diabetes of any country, according to an analysis of the American Diabetes Association. The study also reveals that the number of people affected by the disease in Japan has increased significantly since 1997, especially among the male population.

    Partnerships with Asian public and private investors

    The company, based in Taipei, noted that it was advantageous to settle in Taiwan because the government provides financial incentives to hospitals and clinics to help them manage diabetes effectively. It has partnered with the country’s Ministry of Health and Welfare to design diabetes care online.

    In 2016, Health2Sync also worked with public and private investors in Taiwan but also in Hong Kong, Malaysia and Singapore to reduce the medical costs associated with diabetes complications.

    Health2Sync works closely with insurance companies

    The company is currently working with US insurance companies MetLife and Cigna and re-insurers to provide protection and digital engagement to diabetics, and has also worked with various Asian governments.

    « As national health insurance is the largest payer in some [Asian] countries where cost and efficiency is critical, our system enables healthcare providers with more real-time and more efficient patient management, » Mr Deng said (source : MobiHealthNews.com). Being able to have direct touch point with the population for risk identification is of huge value to public payers. »

    In late November, Health2Sync announced an agreement with Ascensia Diabetes Care (Switzerland), a global company dedicated to improving the health and lives of people with diabetes. The partnership will combine offers for people with diabetes, including the Contour Plus or Contour TS blood glucose monitoring system from Ascensia and the Health2Sync application.