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  • Télémédecine : la Fédération des Médecins de France (FMF) décide de signer l’avenant n° 6

    Le conseil d’administration de la FMF a décidé de signer l’avenant N°6, telle est l’annonce faite le 23 juin 2018 par un communiqué signé par le Dr Jean-Paul Hamon, président FMF et diffusé sur le site de la fédération.

    Cette décision a été motivée par la volonté de faire profiter des avantages apportés par la télémédecine à certaines catégories de populations ou professionnels de santé : les patients ultramarins, les patients résidant dans les déserts de spécialistes ou pour appuyer les pédo-psychiatres, spécialité démographiquement sinistrée selon la FMF.

    La FMF explique cette signature tardive, comparé aux autres syndicats, comme le reflet de sa volonté de tenter jusqu’au bout d’améliorer cet avenant. Le président ne manque d’exprimer son regret quant au manque de solidarité des autres syndicats qui aurait pu selon lui permettre aux professionnels de santé d’obtenir de meilleurs conditions de mise en œuvre d’activités de télémédecine. 

    Le point noir de l’avenant selon la FMF est un tarif d’expertise « inadmissible » (12 €) et l’impossibilité de réaliser des actes complexes, en particulier des APC (avis ponctuel de consultant au cabinet du médecin spécialiste, selon la nomenclature du médecin généraliste).

    Enfin, la FMF rappelle qu’elle s’attachera à lutter contre les plateformes de téléconsultation à but exclusivement commercial et demande des actions du gouvernement en ce sens. 

  • La question de la convergence des CTA (Paerpa) et des PTA à l’étude

    Faut-il faire converger les Coordinations territoriales d’appui (CTA) des Parcours de santé pour les personnes âgées en risque de perte d’autonomie (Paerpa) et les Plateformes territoriales d’appui (PTA) ?

    La société de conseil Alcimed le pense, et s’en explique dans un communiqué relayé par le site internet Hospimedia le 26 juin 2018. L’article ne précise toutefois pas les modalités d’un tel rapprochement.

    Deux dispositifs aux finalités convergentes

    Déployé depuis 2014 sur plusieurs territoires pilotes, le dispositif Paerpa (parcours de santé des aînés) vise à maintenir les personnes âgées à domicile le plus longtemps possible, améliorer la coordination des intervenants et des aidants, sécuriser la sortie de l’hôpital des aînés, éviter les hospitalisations inutiles et mieux utiliser les médicaments. Les coordinations territoriales d’appui (CTA) proposent un appui aux démarches du PAERPA pour accompagner et assister les professionnels dans la mise en œuvre du Parcours santé des aînés.

    Introduites par l’article 74 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, les Plateformes territoriales d’appuis (PTA) ont pour mission d’orienter les professionnels de santé vers les ressources sanitaires et médico-sociales nécessaires à la prise en charge de patients complexes (pathologies chroniques notamment), de leur fournir un appui à l’organisation des parcours complexes, et de soutenir les initiatives professionnelles en matière de sécurisation des parcours (décret du 4 juillet 2016).

    Ces deux entités présentent « des similitudes » pour Alcimed, notamment au regard de leurs objectifs : « les deux dispositifs comportent indubitablement de nombreux points communs, à commencer par leurs objectifs, offrir aux professionnels de santé une coordination lisible et intégrée des parcours, et les moyens à mettre en œuvre pour l’atteindre ».

    Malgré des éléments de différenciation

    Faire converger Paerpa et PTA pour « pérenniser les dispositifs » d’aide aux professionnels selon des modalités encore inconnues

    Interrogée par Hospimedia, Marie-Sophie Ferreira, responsable de mission en politiques publiques de santé chez Alcimed, considère qu’une convergence doit se faire entre Paerpa et PTA, sans négliger les autres dispositifs de coordination territoriale (MAIA, CLIC, etc.). Que recouvre précisément la notion de convergence ? Prendra-t-elle la forme d’une fusion, d’un rapprochement, d’une mutualisation des moyens et/ou des ressources humaines ?

    Si l’intégration des dispositifs Paerpa et PTA est plébiscitée par divers acteurs institutionnels (dont des directeurs d’ARS, d’après l’article), les modalités et leviers d’intégration demeurent encore imprécis.

  • Australie : une stratégie nationale de la e-santé pour favoriser la com’ interopérable et sécurisée

    Fin juin 2018, l’Agence de la santé numérique australienne a dévoilé une stratégie numérique nationale en matière de santé et a mis en évidence comment elle sera en mesure de résoudre les problèmes d’interopérabilité et de communication sécurisée entre les prestataires de soins, les professionnels et les patients mais aussi de soutenir l’adoption des services de santé numériques.

    Le Conseil de santé du Conseil des gouvernements australiens (COAG) a approuvé la stratégie, qu’il décrit comme sûre, transparente et sécurisée.

    Limiter les erreurs médicales dues à une mauvaise communication

    En Australie, des fax obsolètes et non sécurisés sont toujours utilisés pour partager les informations sur les patients entre les fournisseurs de soins.

    Le décès d’un patient a accéléré la mise en place de la stratégie numérique

    En mai 2018, un rapport du coroner* a révélé qu’un patient atteint d’un lymphome hodgkinien (forme de cancer du système lymphatique) était décédé seul parce que ses résultats d’examens médicaux avaient été faxés au mauvais numéro. Son hématologue n’avaient pas reçu les informations vitales qui auraient pu lui sauver la vie.

    L’une des principales priorités de la stratégie nationale est de permettre aux fournisseurs de soins de communiquer avec d’autres professionnels et leurs patients via des canaux numériques sécurisés.

    * Dans les pays de culture anglo-saxonne et au Japon, un coroner est un fonctionnaire chargé, au nom de la Couronne, d’enquêter sur les circonstances d’un décès violent ou obscur.

    Des acteurs de la santé se sont vus pour résoudre les soucis d’interopérabilité

    Le 6 juin 2018, des acteurs clés de l’industrie ont participé à un atelier de collaboration sur la messagerie sécurisée au cours duquel ils ont accepté d’adopter les outils, processus et normes éprouvés pour résoudre les problèmes d’interopérabilité entre systèmes de messagerie sécurisés et d’information clinique.

    La réunion était co-présidée par Emma Hossack, présidente de la Medical Software Industry Association (MSIA), Bettina McMahon, directrice générale de l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), et Nathan Pinskier, président du comité d’experts e-santé du Royal Australian General College and Practice Systems et président du groupe de pilotage du programme Secure Messaging de l’ADHA.

    Deux consortiums ont été formés

    • Telstra Health dirige un consortium qui teste la livraison des documents relatifs à la décharge des patients de l’hôpital Royal Melbourne à un certain nombre de médecins généralistes. Les autres participants à cette mission sont CorePlus, Genie Solutions, Global Health, HealthLink et Zedmed.
    • Healthlink dirige un autre consortium chargé de tester la livraison des références d’un éventail de médecins généralistes à des spécialistes. Les autres acteurs de ce projet sont MedicalDirector, Best Practice Software, Genie Solutions, Global Health et Telstra Health.

    Les deux consortiums sont en train de finaliser une fonction de recherche grâce à laquelle une seule recherche permettra d’identifier les prestataires de soins australiens, offrant commodité et transparence aux cliniciens recherchant d’autres cliniciens.

    Les projets ont également été étendus à des praticiens paramédicaux et à des dispositifs de dossiers médicaux électroniques utilisés dans ce domaine (source : Opengovasia.com).

    Un consensus a été trouvé pour adapter la com’ numérique au secteur

    Bettina McMahon a déclaré que le partenariat avec le reste de l’industrie et ses clients était la clé pour résoudre les problèmes d’interopérabilité.

    « Les systèmes et les normes de messagerie sécurisée sont en place depuis de nombreuses années, mais en tant que pays, nous avons eu du mal à les mettre en œuvre à l’échelle nationale. Il a fallu du temps pour coproduire avec l’industrie une solution réalisable répondant aux attentes de la communauté clinique », a-t-elle expliqué (source : Opengovasia.com).

    « Nous avons commencé ce projet il y a dix-huit mois. Adopter un véritable processus de coproduction nécessite autant de temps et, finalement, cela nous a permis de parvenir à un consensus sur la façon dont nous allons adapter la communication numérique [au secteur]. »

  • #FASN2018 : Déploiement d’une PTA – retours d’expérience et pistes d’amélioration

    A l’occasion de l’édition 2018 de FASN (« Faire Avancer la Santé Numérique ») organisée le 26 juin 2018 dans les locaux de l’entreprise Care Insight à Paris, plusieurs acteurs impliqués dans des projets de plateforme territoriale d’appui (PTA) ont fait part de leur expérience et ont esquissé des voies d’amélioration possibles de leur dispositif.

    L’atelier, modéré par David Clavereau, responsable du programme Start-ups et économie numérique de la société Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    -Valérie Chereau-Cornu, Directrice de l’Association Odyssée, Responsable de la PTA Odyssée ;
    -Franck Jolivaldt, Directeur du Département Innovation, GCS SESAN ;
    -Chantal Coru, Analyste fonctionnel, Orion Health.

    Genèse, finalités et caractéristiques des plateformes territoriales d’appui (PTA)

    Les PTA ont été instituées par le décret du 4 juillet 2017 relatif aux fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes, pris en application de l’article 74 la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

    L’objectif de ce dispositif est d’apporter un soutien aux professionnels de santé pour la prise en charge des situations complexes à travers 3 types de services :

    •  l’information et l’orientation des professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leurs territoires pour répondre aux besoins des patients avec toute la réactivité requise. La plateforme peut par exemple identifier une aide à domicile, orienter vers une place en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), etc. ;
    •  l’appui à l’organisation des parcours complexes, dont l’organisation des admissions en établissement et des sorties. En cela, la plateforme apporte une aide pour coordonner les interventions des professionnels sanitaires, sociaux et médico-sociaux autour du patient ;
    •  le soutien aux pratiques et aux initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination. Dans ce domaine, la plateforme appuie de manière opérationnelle et logistique les projets des professionnels.

    La PTA Odyssée s’efforce, depuis 2006 sous une autre forme juridique, de répondre à ces objectifs

    Deux niveaux de réponses opérationnelles

    La plateforme Odyssée est issue d’une réflexion menée par un groupe de professionnels de santé libéraux, hospitaliers et d’acteurs du maintien au domicile. Ces acteurs interviennent dans 134 communes des Yvelines et du Val d’Oise.

    La plateforme est conçue pour apporter deux niveaux de réponses opérationnelles aux professionnels du territoire d’intervention (zone intervention PTA).

    • Niveau 1 : une information et orientation avec une réactivité. Ces réponses sont élaborées en considérant d’un point de vue global les ressources du territoire.
      Ce premier niveau inclut également une aide à la décision pour le professionnel de santé. Les professionnels de la plateforme peuvent également faire des propositions aux professionnels sur certaines situations (aide au diagnostic, aide à la prescription et mise à disposition d’une expertise, etc.).

    • Niveau 2 : un appui lourd à l’organisation des parcours avec réactivité (prise en compte de la demande) avec l’accord du médecin traitant.

    Les professionnels se sont appropriés le dispositif

    À l’échelle du territoire, sont utilisateurs :

    • 15% des malades et proches ;
    • 39% des professionnels de ville ;
    • 46% des hôpitaux.

    Le « succès » de la PTA Odyssée repose sur plusieurs éléments

    Le succès de la PTA Odyssée, d’après Valérie Chereau-Cornu, est attribuable aux facteurs suivants :

    • une gouvernance pluriprofessionnelle ;
    • un fort ancrage territorial ;
    • une réflexion de long cours menée sur la prise en charge des cas complexes ;
    • un « soucis de pragmatisme » qui incite les acteurs de la PTA à faire porter leurs efforts sur les actions « réalistes » et nécessaires à court et moyen termes ;
    • un dispositif complémentaire (mais non substituable) aux autres services existants (CLIC, MAIA, etc.).

    GCS SESAN et la plateforme de coordination Terr-eSanté

    Le GCS SESAN est l’expert opérationnel en systèmes d’information pour les acteurs de santé franciliens. D’après Franck Jolivaldt, directeur Innovation du GCS, « les outils numériques ont vocation à partager la prise en charge des patients avec l’ensemble des acteurs » de santé. L’interaction des professionnels de santé nécessite de pouvoir s’appuyer sur des outils numériques et des dispositifs de partage efficaces. Le GCS SESAN a fait le choix de l’outil Terr-eSanté.

    Terr-eSanté est une plateforme de coordination, d’échange et de partage d’informations, destinée aux professionnels de toutes disciplines, qu’ils exercent en établissements ou dans le secteur libéral. Terr-eSanté intègre des fonctions générales et des parcours thématiques centrés sur le diabète, la périnatalité, l’insuffisance cardiaque, le DCC (Dossier Communicant de Cancérologie) et sur la mission de service public PDSA (Permanence Des Soins Ambulatoires).

    Les Facteurs clés du succès d’une PTA selon le Directeur Innovation du GCS SESAN

    Retours d’expérience – Orion Health

    Analyste fonctionnel chez Orion Health, qui équipe plusieurs acteurs de santé, Chantal Coru évoque le rôle des éditeurs de logiciel en matière d’accompagnement des PTA :

    • Les contextes et les besoins de santé diffèrent d’une région à l’autre : ceci nécessite de développer des outils modulaires et neutres ;
    • Les régions sont porteuses de projets différents : l’outil doit s’adapter aux politiques de santé déployées à l’échelon régional ;
    • Les projets informatiques liés à la mise en œuvre d’une PTA sont complexes : le rôle d’intégrateur est de ce fait important ;
    • Orion Health, d’après sa représentante, bénéficie de deux avantages : des retours d’expériences internationales similaires et un déploiement de ses solutions dans deux territoires de santé numérique (TSN) sur cinq ;
    • Résorber la distance entre l’usager et l’éditeur de logiciel : l’organisation du projet doit dès la phase initiale tenir compte de cet enjeux.

    Les PTA et les SNACs présentent les avantages suivants : ils permettent de rationaliser un existant complexe, au bénéfice des usagers et des soignants, et constituent en cela un « levier de transformation » du système français.

    Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Chantal Coru, Analyste fonctionnel chez Orion Health

    Pour consulter le site internet de la campagne FASN 2018, cliquez ici.

  • #FASN2018 : « Le parcours va au-delà de la prise en charge des maladies chroniques »(S. Martinon, ANAP)

    À l’occasion de la première édition de la campagne FASN 2018 dédiée au parcours de vie, Sophie Martinon, directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP) a exposé la vision de l’ANAP sur les parcours et la coordination des acteurs de l’écosystème sanitaire et médico-social.

    Le concept de départ étant le parcours de soin – qui a évolué vers le parcours de santé et de façon encore plus générale vers le parcours de vie – doit être compris aujourd’hui dans sa dimension la plus large possible.

    Au cours de son intervention, Sophie Martinon a notamment abordé les thématiques suivantes :
    • la place de la France par rapport aux autres pays développés : elle leur emboîte le pas sans accuser de retard ;
    • le parcours de santé qui ne s’inscrit pas uniquement dans la charge des maladies chroniques : elle a cité des travaux de l’ANAP qui ont fait émerger les aspects convergents des parcours dans les domaines aussi variés que la santé mentale ou la chirurgie, qui témoignent de l‘intérêt des parcours de santé s’inscrivant dans les parcours de vie ;
    • les enjeux de la structuration des parcours de soin : ils sont liés à l’organisation entre professionnels, l’outil de structuration et le financement qui y est associé.

    La France affiche le même stade d’avancement que les grands acteurs internationaux

    Selon Sophie Martinon, les réflexions et les projets menés à l’heure actuelle par les organes institutionnels français sur la thématique des parcours en santé correspondent au niveau des réflexions menées à échelle internationale. Ils s’inscrivent dans les mêmes tendances du fait de la confrontation aux mêmes problématiques : vieillissement de la population, développement des maladies chroniques, amélioration de la prévention et efficience du système de protection sociale.

    Ainsi, face à ces problématiques internationales convergentes, l’OMS a créé en 2016 un cadre stratégique en faveur des soins intégrés (Integrated Care) avec deux axes notamment : la réorientation des modes de prise en charge (leur évolution) d’une part, et la coordination non seulement des services de santé mais également des services médico-sociaux.

    Cette approche a été reprise par l’OCDE en 2017 et a été traduite dans le système française sous forme de PAERPA. 

    La structuration des parcours de santé non exclusivement réservée à la prise en charge des maladies chroniques

    La vision consistant à inscrire le concept de parcours dans le cadre de maladies chroniques est réductrice à l’heure actuelle, juge Sophie Martinon. Le parcours doit être compris dans sa dimension transversale pour comprendre ses retombées positives dans différents domaines système de la santé.

    L’ANAP a eu l’occasion de travailler sur des équipes pionnières en matière de développement de protocoles dans deux domaines notamment à savoir la réhabilitation après chirurgie (RAC) ou la réhabilitation psycho-sociale. Il s’agit de protocoles améliorés de réhabilitation.

    L’objectif était d’identifier des invariants organisationnels, des évolutions et des tendances similaires dans le champs de la chirurgie et de la santé mentale en l’occurrence. Six principes ont émergé de cette expériences :

    • la prise en charge de la personne dans la globalité et dans son cadre de vie : dans le cas de la RAC, un travail en amont et en aval à domicile s’imposait (habitudes de vie, nutrition, etc.)
    • le retour au cadre ordinaire de la vie de la personne : l’accompagnement psycho-social vise à assurer le retour à l’environnement ordinaire de la personne avec la reprise d’une activité professionnelle ;
    • repositionnement d’un soin dans le parcours de vie : encourager les actes mini-invasifs en chirurgie ou proposer une thérapie de remédiation cognitive permettant une réinsertion la plus rapide possible ;
    • synergie de différents acteurs de santé : intégration au sein d’une équipe traditionnelle de professionnels tels des diététiciens et le kinésithérapeute dans le cadre d’une chirurgie ;
    • évolution des compétences des professionnels dans un cadre plus collaboratif pour développer les échanges où l’enjeu du numérique prend tout son sens au service d’approches coopératives et de structuration de parcours. qui amène à une désinstitutionnalisation des patients.

    L’intégration des parcours de soins dans les parcours de vie est un enjeu structurant du système de santé.

    Les 3 enjeux de la structuration des parcours

    D’après la directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la performance, la structuration des parcours présente trois enjeux qui se superposent et se renforcent les uns les autres :

    • l’organisation : savoir comment les professionnels choisissent de structurer leur parcours. Pour que l’organisation choisie soit optimale, des prérequis existent comme l’instauration d’une relation de confiance entre les professionnels de différents secteurs (sanitaire et médico-social), alimentée lors de réunions et de discussions multipartites au sein d’un territoire notamment ;
    • l’outillage : il doit garantir une structuration systémique et sa pérennisation et l’outil numérique peut apporter une réponse aux parcours complexes et à la coordination usuelle quotidienne autour d’un patient
    • le financement : le financement expérimental rendu possible par l’article 51, qui n’est pas forcément une nécessité à un stade précoce, mais peut permettre de lever certains obstacles et donne un signal d’encouragement aux acteurs.

    Les questions organisationnelles entre les différents professionnels de santé sont un préalable extrêmement important à la structuration de parcours efficaces.

  • Congrès interrégional grand âge et handicap – Autonomie 4.0, 4 juillet 2018 / 5 juillet 2018 à Reims

    Le « Congrès interrégional grand âge et handicap » est organisé par la FHF Grand-Est et la FHF Bourgogne Franche-Comté, avec l’appui de la Fédération hospitalière de France, pôle Autonomie.

    Le but de l’évènement est de proposer une offre complète ciblée sur les personnes âgées et le handicap.

    L’inscription s’effectue en ligne en cliquant le lien ci-contre.

    Mercredi 4 juillet 2018

    9h00 : 

    Accueil 

    9h30 : 

    Trois ateliers au choix : 

    • Innovation organisationnelle, transformation des pratiques d’accompagnement – l’établissement médico-social comme laboratoire d’idées au service de l’autonomie.
    • Finances et réformes Vers une tarification à l’activité dans le médico-social?
    • Les ressources humaines à l’épreuve de l’innovation – Usages, attractivité, management. Quels impacts, quels défis?

    14h00 : 

    Trois autres ateliers au choix : 

    • Innovations technologiques au service du soin – Effet de mode ou tendance durable? 
    • Psychiatrie, santé mentale, autisme, troubles cognitifs – Introduire l’innovation digitale dans l’accompagnement des troubles psychiatriques et cognitifs: un média d’accès à l’autonomie?
    • Communication – Soigner l’image de votre établissement

    Jeudi 5 juillet

    9h30 :

    Discours d’ouverture:

    Participants : 

    • Arnaud ROBINET Maire de Reims
    • Valérie JURIN Présidente de la FHF Grand-Est
    • Patrick GENRE Président de la FHF Bourgogne Franche-Comté
    • Christophe LANNELONGUE Directeur général de l’ARS du Grand-Est
    • Pierre PRIBILE Directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté
    • Frédéric VALLETOUX Président de la FHF

     11h15 :

    Grand témoin :  La responsabilité populationnelle s’applique-elle au médico-social ?

    Participant : Antoine MALONE, Directeur de projets, FHF

    11h30 :

    Table ronde : Le rôle des ESMS dans le maillage territorial : s’adapter pour subsister ?

    Modérateur : Antoine MALONE, Directeur de projets, FHF

    14h00 :

    Grand témoin : Bien vivre avec la maladie d’Alzheimer

    Participante : Colette ROUMANOFF, Auteure

    14h30 :

    Projection du court-métrage : Hier la dernière étape

    Participant : Christophe RAMAGE Réalisateur

    15h15 :

    Table ronde : Vieillir ici ou ailleurs ? Confrontation éthique et pratique d’accompagnement de l’avancée de l’âge

    Participants :

    • Christophe RAMAGE Réalisateur du documentaire « Portes Closes »
    • Dr Frédéric MUNSCH Gériatre, CHU de Reims
    • Nicole POIRIER Directrice du centre de ressources Alzheimer Carpe Diem, Trois-Rivières (Québec)
    • Chloé DELESCAILLE
    • Mickaël ARTISIEN Expérience de l’accompagnement des personnes présentant une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, La Maison Vésalle (Bruxelles)
    • Colette ROUMANOFF Auteure
  • L’ARS Centre-Val de Loire publie le PRS deuxième génération assorti de 50 objectifs opérationnels

    Anne Bouygard, Directrice générale de l’ARS Centre-Val de Loire a signé, le lundi 25 juin 2018 l’arrêté de publication du nouveau Projet régional de santé. Le PRS définit la politique régionale de santé pour la période 2018-2027. Il résulte d’un travail mené avec l’ensemble des partenaires de l’ARS dans le courant de l’année 2017 et d’une consultant citoyenne à laquelle ont participé près de 8 000 personnes.

    La principale préoccupation exprimée par les personnes interrogées est centrée sur l’accès à un médecin, près de chez soi et dans un délai raisonnable. Les priorités identifiées par 30% des sondés portent sur le soutien aux personnes qui s’occupent d’un proche malade ou en situation de handicap, la souffrance psychique, la gestion des médicaments, et les liens entre la ville et l’hôpital.

    Cette réflexion s’est poursuivie en 2018 pendant une phase de consultation de 3 mois (de janvier à avril 2018), à travers la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, le travail des collectivités territoriales et des Conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie. Le document final a été rendu public le 24 juin 2018 et intègre les propositions de l’ensemble des acteurs sollicités dans le cadre de cette réflexion partenariale.

    Le PRS affiche plusieurs objectifs : réduire les ISS, améliorer la qualité de vie, favoriser l’inclusion des malades et personnes en situation de handicap.

    Le projet régional de santé de l’ARS Centre-Val de Loire comporte trois documents

    • Le Cadre d’Orientation Stratégique (COS) – 2018-2027
      Il détermine les objectifs généraux de la politique régional de santé et les résultats attendus pour les dix années à venir, fondés sur les caractéristiques de la population et des attentes exprimées lors de la phase de consultation. Les axes structurants du COS peuvent être résumés ainsi :
      • Orientation 1 : « Préserver et améliorer l’Etat de santé de la population » ;
      • Orientation 2 : « Favoriser la qualité de vie, l’autonomie, l’inclusion des personnes malades et en situation de handicap » ;
      • Orientation 3 : « Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé » ;
        • Sources : le document est disponible au téléchargement en suivant ce lien.
    • Le Schéma régional de Santé (SRS) – 2018-2022
      Il constitue la déclinaison opérationnelle du COS à 5 ans.
      • Le SRS s’appuie sur les spécificités de la région Centre-Val de Loire et de ses territoires.
      • Il a été construit autour de quatre axes transverses : Inégalités sociales, territoriales et environnementales de santé ; Accès au système de santé ; Efficience du système de santé ; Continuité des parcours de santé ;
      • Il comporte vingt-trois chapitres et six parcours spécifiques : personnes âgées, handicap, autisme, cancer, addiction, santé mentale ;
        • Sources : le document est disponible au téléchargement en suivant ce lien.
    • Le Programme régional relatif à l’accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies (PRAPS).
      • Le  PRAPS 2018-2022, décline les programmes d’actions transversaux et spécifiques visant les difficultés rencontrées par les personnes les plus démunies, généralement les plus éloignées du soin.
        • Sources : le document est disponible au téléchargement en suivant ce lien.

    Ces orientations sont déclinés en 50 objectifs opérationnels, traduits par des résultats à atteindre au cours des cinq prochaines années.

  • Université du Change Management : les professionnels de santé et le changement (03/07/2018, Paris)

    L’Université du Change Management organise un séminaire autour de la question « Comment embarquer les professionnels de la santé dans des projets de changement ?« . 
    L’événement se tiendra le mardi 3 juillet 2018 à Paris. 

    L’Université du Change Management regroupe une centaine d’experts et professionnels de santé. Son but, dans une démarche indépendante, transversale, réunissant des acteurs divers, est de :
    • dresser un constat des expériences de changement existant dans le monde de la santé ;
    • permettre l’échange des informations ;
    • favoriser la prise de décision concernant des grands enjeux de la santé ;
    • faire en sorte que le domaine de la Santé conserve ses valeurs fondamentales.

    L’inscription peut se faire via le lien ci-contre.

    09h00 : Accueil 

    09h30 : Ouverture de l’Université du Change Management 

    par :

    • Dominique Maigne, Président de l’Université du Change Management, Président de l’ANAP et ex-Directeur général de la HAS ;
    • Pascal Maurel, Directeur de l’UCM et Président d’Ortus. 

    09h45 : Conférence introductive  « Les enjeux du management dans les entreprises modernes et ouvertes »

    par David Autissier, Directeur pédagogique de l’Université du Change Management, Directeur de la Chaire ESSEC du changement et de la Chaire ESSEC IMEO (Innovation Managériale et Excellence Opérationnelle)

    10h15 : Grande conférence « La transformation numérique des entreprises » 

    par Jean-Louis Beffa, ancien président de Saint-Gobain et auteur du livre « se transformer ou mourir. Les grands groupes face aux Start-Up » 

    10h45 : Analyses et discussions sur les transformations dans les systèmes et organisations à l’étranger 

    par :

    • Gertrude Bourdon, Directrice générale du CHU de Québec ;
    • Gilles Potel, PU-PH, CHU de Nantes, chef du Pôle médecine intensive et spécialisée à propos d’une plateforme technologique du John Hopkins Hospital, États-Unis ;
    • Anne Smetana, Directrice adjointe de Health Denmark.

    12h15 : Table ronde : les acteurs de la santé face aux enjeux sociaux, politiques et économiques : comment repenser les systèmes de santé ?

    par :

    • Rémy Bataillon, Professeur associé à  l’École des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) ;
    • Jean-Marc Coursier, Directeur médical de Ramsay-Générale de Santé ;
    • Charles Guépratte, Directeur général du CHU de Nice ;
    • Martial Olivier Koehret, Président du groupe Soins coordonnées ;
    • Jean Vilanova, juriste à la Médicale, Professeur de Droit à l’Université de Lille.

    14h00 : Conférence « L’engagement et la réussite des collaborateurs dans le changement »

     par David Autissier

    14h20 : Entretien « Le progrès médical, moteur de la transformation des organisations de santé » 

    avec Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard CLCC Lyon

    14h45 : Entretien « Management et territorialité : comment mobiliser les compétences ? » 

    avec Jean-François Thébaut, Président du Haut Conseil de l’Agence Nationale du Développement Professionnel Continu, Conseiller Scientifique HCAAM 

    15h00 : Ateliers

    « Mobiliser les compétences dans les nouvelles formes  d’organisation »

    avec : 

    • Rémy Bataillon, Professeur associé à l’EHESP ;
    • Dominique Jakovenko, Président de AILBA et membre d’Entre’Actes.

    « Comment motiver les jeunes professionnels ? »

    avec :

    • Guillaume Gorincour, PU-PH, APHM ;
    • Charles Guépratte, Directeur général du CHU de Nice.

    « Digital, big data, intelligence artificielle et management des organisations des systèmes de santé »

    avec :

    • Alain Livartowski, PU-PH Institut Curie ;
    • Jean-Pierre Thierry, Conseiller de France Assos Santé ;
    • Xavier Vallin, directeur général de vieviewer Entreprise.

    16h15 :  Conclusion du séminaire « Comment mieux informer les soignants des nouveaux enjeux ? »

    par Jean Sibilia, Président de la conférence des Doyens des Universités de médecine.

  • La mutuelle MNH soutient le Fonds de dotation du CHU de Tours en faveur de l’innovation médicale

    Grâce à un partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Tours dévoilé le 21 juin 2018, la Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH) soutient le Fonds de dotation du CHU de Tours qui a pour vocation de financer et développer des projets améliorant :
    • l’accueil ;
    • la prise en charge ;
    • la qualité des soins et les conditions de vie au travail au sein du CHU de Tours par la recherche et l’innovation médicale.

    C’est plus précisément un projet qui bénéficiera du soutien de la mutuelle, à savoir « Se perfectionner en sécurité : jamais la première fois sur le patient » qui est destiné au développement de la formation des professionnels de santé aux gestes et soins d’urgence par la simulation.

    Le soutien financier de MNH servira notamment à l’acquisition des mannequins haute-fidélité adultes et pédiatriques ainsi que du matériel informatique nécessaires aux mises en situation lors des formations. Le CHU de Tours mise sur la simulation en tant moyen pédagogique d’amélioration des compétences techniques et comportementales dans un environnement sécurisé. Les mannequins en questions sont des mannequins haute-fidélité pilotés à distance afin de reproduire les réactions physiques d’un patient en difficulté. 

  • Les infrastructures et les TIC sont à la base du potentiel de développement de la Tunisie en santé

    Organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP) en collaboration avec l’agence d’information AfricaPresse.Paris et la plateforme d’affaires et de recrutement Convergence, la conférence « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le secteur de la santé » s’est tenue à Paris, le 20 juin 2018.
    Cinq orateurs étaient invités à y prendre la parole, modérée par Alfred Mignot, directeur de AfricaPresse.Paris et Président du Club Afrique de la Presse Parisienne :
    – Philippe de Fontaine Vive Curtaz, Vice-Président honoraire de la BEI ;
    – Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis ;
    – Monder Khanfir, Vice-Président du Tunisia-Africa Business Council ;
    – Dr Maher Zahar, PDG de MIRE ;
    – Dr Khaldoun Bardi, Chirurgien et membre de l’Académie européenne de médecine.

    Ces cinq orateurs ont unanimement déclaré que la Tunisie était un « pays du seuil », soit un pays riche de nombreux atouts présentant de ce fait un potentiel de développement intéressant. D’après les intervenants, la Tunisie veut prochainement devenir une plateforme régionale de santé éventuellement numérique et de recherche : pour soutenir le développement de la santé en Tunisie, 7% du PIB sont dépensés dans le système de santé (pour un profil sanitaire comparable aux pays de l’OCDE), 43 % étant délivrés par le secteur privé.

    L’objectif est à la fois de rendre la Tunisie attractive pour les entreprises de la santé et les investisseurs d’une part, et pour les patients africains et européens d’autre part.

    L’attractivité de la Tunisie vis-à-vis des entreprises et des investisseurs

    La santé et la recherche en santé en Tunisie : des secteurs réunissant des professionnels recherchés

    D’après les intervenants, le système d’éducation et d’enseignement tunisien forme un personnel médical, paramédical et technique très qualifié et d’autant plus recherché que moins coûteux qu’en France, par exemple.

    Par ailleurs, concernant les domaines de la recherche et du développement, la Tunisie a, selon les intervenants, un profil intéressant du fait de ses 6 000 chercheurs, de son technopôle et de ses 111 laboratoires qui lui permettent d’occuper le 46ème rang dans le classement des pays publiant le plus de travaux de recherche scientifique. En outre, la Tunisie est associée à l’UE dans le programme Horizon 2020 : dans ce cadre, ses équipes peuvent postuler et prendre part aux mêmes programmes de recherche que les laboratoires européens.

    Les supports du profil R&D de la Tunisie : infrastructures et TIC

    • Les infrastructures tunisiennes

    Outre ses nombreux laboratoires, la Tunisie dispose d’environ 2 000 centres de médecine, parmi lesquels 167 hôpitaux dont 23 CHU. Ces centres sont répartis dans le territoire d’une façon relativement homogène, de façon à ce que tout Tunisien puisse avoir accès à un centre de soins à moins de 30 km de chez lui. Ce réseau d’établissements auxquels sont associées des équipes de recherches dessine un système de petites localités réunissant soignants, chercheurs et population locale : du point de vue du Dr Maher Zahar, cette facilité d’accès à la population permet de mesurer facilement l’impact de tel ou tel nouveau dispositif ou phénomène et contribue à rendre le profil R&D de la Tunisie intéressant. 

    •  Maîtrise des techniques d’information et de communication

    Le Président de la chambre de commerce de Tunis a rappelé que la Tunisie « est à la pointe des techniques d’information et de communication (TIC) » : ce domaine représente à l’heure actuelle 11 % du PIB de la Tunisie, pays ayant exporté en 2017 1 milliard de dinars de logiciels et de services informatiques.

    Pour faire de la Tunisie une référence internationale, « l’objectif de la Tunisie […] est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC » a indiqué Mounir Mouakhar.

    Investissements et santé numérique

    Les intervenants ont indiqué que la Tunisie bénéficie d’un système de « législation souple » dans le domaine de la finance. L’objectif de cette souplesse est d’encourager les investissements étrangers dans le domaine de la santé et de la recherche en santé, investissements en majorité drainés par la santé numérique.

    Le tourisme médical en Tunisie, miroir de l’attractivité du système de santé du pays

    Constat : un pays relativement attractif pour les patients

    Le tourisme médical mène, à l’heure actuelle, environ 400 000 patients étrangers (dont 3% européens) en Tunisie.

    La Tunisie est notamment la deuxième destination africaine la plus prisée dans le cadre du tourisme de la santé, et la deuxième destination mondiale dans le tourisme de la santé pour des soins de thalassothérapie, après la France.

    Cependant, la Tunisie reste classée 36ème sur 41 destination mondiale en santé, les pays comparables à la Tunisie en termes de développement économique et de situation géographique (Liban, Jordanie) étant toutefois moins bien classés que la Tunisie.

    Différents types de tourisme médical

    D’après le Dr Khaldoun Bardi, le terme de « tourisme médical » réunit au moins trois phénomènes qui expliquent le classement de la Tunisie et son attractivité pour les patients :

    • le tourisme du bien-être, représenté par la thalassothérapie, la balnéothérapie, etc. : dans ce cadre, la Tunisie jouit d’une situation géographique intéressante (proche de l’Europe, donc facile d’accès pour les patients européens) et de nombreuses infrastructures disponibles. De plus, la médecine, qui du fait des avancées technologiques devient de plus en plus préventive et associée au bien-être d’après le Dr Maher Zahar, pourrait dans le futur mener vers la Tunisie de plus en plus de touristes à la recherche de « bien-être » ;
    • le tourisme pour les soins dentaires, ophtalmologiques et esthétiques : de même que le précédent tourisme, il concerne des patients atteints par des pathologies peu invalidantes et peu prises en charge par les systèmes d’assurance maladie et de sécurité sociale étrangers. Le caractère bon marché de ces soins en Tunisie attire donc fortement la patientèle étrangère, et elle pourrait l’attirer plus encore si les établissements tunisiens obtenaient des accréditations nécessaires pour devenir une destination de tourisme médical pour les assurances plus que simplement pour les ménages ;
    • le tourisme de la santé menant à la prise en charge de patients très malades. Dans ce cadre, un alignement des procédures tunisiennes de prise en charge des pathologies lourdes sur les protocoles européens ou américain demeure à mettre en œuvre afin de développer ce dernier type de tourisme médical en Tunisie.

    Finalement, un dernier point a été soulevé lors de la clôture de la conférence : la satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de leur propre système de santé.  D’après les intervenants, la population tunisienne serait satisfaite de son système de santé, comparable, pour des raisons historiques, au système de santé français. Cependant, ces dernières années, de nombreux mécontentements auraient été exprimés. Ceux-ci seraient explicables, selon le Dr Zahar, par la baisse du pouvoir d’achat en Tunisie, qui rendrait difficile l’accès aux soins.