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  • Bourgogne-Franche-Comté : la plateforme numérique eTicss franchit le cap des 10 000 DP ouverts

    Testée à partir de 2015 sur le territoire du nord Saône-et-Loire, la plateforme eTicss (Territoire innovant coordonné santé social) compte depuis fin 2019 plus de 10 000 dossiers patients (DP) issus de l’ensemble de la région. « Une croissance exponentielle puisqu’en mai 2018, 3 000 dossiers étaient enregistrés (le rythme moyen s’établit autour d’au moins 500 inclusions mensuelles) », précise l’Agence régionale de santé (ARS), qui porte le projet, dans un communiqué publié le 4 juin 2019.

    ETicss est un outil numérique de coordination et de communication à destination des professionnels dans les domaines de la santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, biologistes, réseaux de santé, etc.), du social et du médico-social (travailleurs sociaux, aides à domicile, etc.). Par son biais, il est possible d’accéder à différents services numériques permettant aux professionnels de mieux coordonner leurs actions en fonction de chaque patient afin d’améliorer la qualité de la prise en charge. Après le recueil du consentement du patient, l’ensemble des membres de son « cercle de soins » peuvent échanger et mettre à jour ses informations médicales.

    La plateforme a été mise en place dans le cadre du programme national Territoire de soins numérique (doté de 80 millions d’euros), lancé en 2014 dans l’optique de moderniser le système de soins français en expérimentant dans des zones pilotes les services et les technologies les plus innovants dans le domaine de la e-santé. La Bourgogne-Franche-Comté fait partie des 5 régions qui ont été sélectionnées à l’issue d’un appel à projets (avec l’Auvergne Rhône-Alpes, l’Île-de-France, la Nouvelle Aquitaine et l’Océan indien).

    ETicss a vocation à devenir « l’outil naturel » des plateformes territoriales d’appui (PTA) en cours de constitution dans chaque département de Bourgogne-Franche-Comté, indique l’ARS.

    « Une synthèse en temps réel du parcours du patient et de son historique »

    ETicss permet aux professionnels d’accéder à diverses fonctionnalités :

    • consulter ou compléter le volet clinique (antécédents, traitements en cours, constantes…) et le volet social (couverture sociale, aides mises en place…) du dossier patient ;
    • évaluer la situation du patient (grilles d’évaluation) ;
    • élaborer un plan personnalisé de soins validé par le médecin traitant ;
    • mettre en place une prise en charge coordonnée et le suivi patient,

    Par le biais de l’outil, il est également possible de recevoir des notifications et des alertes sur messagerie sécurisée et d’accéder à l’annuaire régional des professionnels.

    65 % des dossiers ouverts concernent des personnes de plus de 75 ans

    ETicss s’adresse à tous les patients dits en situation « complexe », qui nécessitent « un accompagnement personnalisé et renforcé dans leur parcours de vie et de soins », précise l’ARS, comme les personnes en situation de handicap, les personnes atteintes d’une maladie chronique (comme le diabète), les personnes âgées de retour à domicile après une hospitalisation, les personnes ayant subi un accident neuro-vasculaire ou cardiaque, etc.

    Sur les 10 000 dossiers répertoriés, 65 % concernent des personnes de plus de 75 ans, dont les deux tiers sont des femmes.

  • L’Israel Innovation Authority et la Mayo Clinic s’allient pour accélérer l’innovation en health tech

    L’Autorité israélienne en charge de l’innovation (Israel Innovation Authority) et la clinique Mayo (États-Unis) s’associent pour innover dans le domaine de la health tech, avec un intérêt particulier porté sur les nouveaux dispositifs médicaux, l’établissement de diagnostics, les solutions logicielles et les thérapies. Dans le cadre de ce protocole d’accord, signé en mai 2019, les entreprises israéliennes vont pouvoir développer, tester et mettre au point des technologies de santé avec l’aide des services et de l’expertise fournis par l’établissement américain.

    Cet accord a été signé à l’occasion de MIXiii-Biomed, une conférence israélienne de trois jours sur les sciences de la vie et la biomédecine.

    La Clinique Mayo a lancé son « Israeli Startup Initiative » en 2016 afin de promouvoir la collaboration entre les startups israéliennes et les employés de l’établissement de soins américain. L’objectif de ce projet est d’accélérer la disponibilité des innovations médicales pour le public, d’introduire les technologies de santé israélienne aux États-Unis et de promouvoir le développement de nouvelles découvertes au profit des patients, rappelle l’Israel Innovation Authority dans un communiqué.

    Les start-ups israéliennes pourront bénéficier d’un financement

    Dans le cadre de cet accord entre Israël et la Mayo Clinic, les start-ups israéliennes sont invitées à solliciter un financement, qu’elles recevront directement de l’autorité israélienne en charge de l’innovation avec des services supplémentaires et un mentorat assuré par la clinique américaine.

    Un appel à propositions se concentrera sur les technologies de santé selon 2 axes :

    • des projets de R&D collaboratifs entre des entreprises israéliennes et la clinique Mayo ;
    • des projets en phase pilote et de validation pour des entreprises israéliennes menés par la clinique Mayo.
  • Le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019

    Dans le contexte du déploiement progressif de la téléconsulation, entrée dans le droit commun en septembre 2018, et de la télé-expertise (février 2019), le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019 au sein des facultés de médecine et de pharmacie limousines.

    Au cours de la journée, des professionnels de santé, des enseignants, des administratifs et des informaticiens seront invités à analyser les changements profonds des pratiques de santé que le développement de la télémédecine engendre. Ils auront également l’occasion de faire leur point sur leur expérience et de tester des solutions techniques de télémédecine.

    L’événement sera divisé en sessions plénières à l’occasion desquelles se réuniront tous les acteurs mais aussi en sessions spécifiques et en ateliers, au cours desquels il sera question de formation, de technologie et de questions d’ordre administratif et financier.

    Contacts et informations :
    • scientifique :
    -Pr Jean-Jacques Moreau : moreau@unilim.fr ;
    • administratif : dept.formation@chu-limoges.fr.

  • La qualité des soins est en danger selon les médecins et les infirmiers (baromètre 360 medics-Egora)

    « Aux yeux des médecins et des infirmiers, la qualité des soins, moyenne, continue de baisser en France pour atteindre un score en dessous de la moyenne », révèlent 360 medics (service de 360 Medical*) et Egora dans la deuxième édition de leur baromètre sur la perception de la qualité des soins par ces deux métiers**. Un constat observable à échelle nationale et au sein des régions, précisent-t-il. Médecins et infirmiers attribuent ainsi respectivement la note moyenne de 5,80/10 et de 4,81/10 à la qualité des soins au sein du pays, des scores en dessous de ceux de 2018 (6,31 et 5,11).

    D’une manière générale, plus de 92 % des médecins en exercice et 99 % des infirmiers en exercice estiment que la qualité des soins est « en danger » au sein de l’Hexagone, indiquent les auteurs du baromètre dans un communiqué publié le 5 juin 2019, ajoutant que ces nouveaux résultats « témoignent d’un véritable cri d’alarme des professionnels de santé« .

    Le facteur négatif le plus impactant cité est la surcharge de travail. Dans l’optique d’améliorer les soins, les médecins et infirmiers en exercice déclarent utiliser des outils pour les aider au quotidien, les bases de données médicamenteuses (qui concernent 42 % d’entre eux) et les messageries sécurisées de santé (38 %) faisant partie des technologies les plus plébiscités.
    Au-delà du recours à ces solutions pour optimiser leur pratique au quotidien et d’un suivi de l’actualité médical « en quasi temps réel », les médecins et infirmiers continuent de s’engager dans divers domaines pour maintenir la qualité de soins mais le baromètre fait ressortir un essoufflement général de cet engagement.

    Qualité des soins : 89 % des répondants remarquent une dégradation continue

    89 % des répondants remarquent une dégradation continue

     De manière générale, 89 % des répondants remarquent une dégradation continue de la qualité des soins, contre 88 % en 2018 :

    • 88 % des médecins interrogés considèrent que la situation s’est dégradée, contre 77 % en 2018 ;
    • 94 % des infirmiers en exercice sondés sont 94 % à déclarer la même chose, soit 2 points de plus qu’en 2018 ;
    • en région, « le constat se confirme particulièrement en Auvergne-Rhône-Alpes avec 90 % des soignants interrogés à constater une dégradation de la situation », contre 74 % en 2018, notent les auteurs du baromètre.

    La qualité des soins est « en danger » selon les médecins et les infirmiers

    La surcharge de travail : principal facteur impactant la qualité des soins cité

    « Le principal facteur impactant la qualité des soins est systémique et traduit une réalité forte : la surcharge de travail », indiquent 360 medis et Egora.

    Le résultat, identique à celui du premier baromètre, est commun à l’ensemble des médecins et des infirmiers, quels que soient leur mode d’exercice (à l’hôpital ou en ville) et leur région. Le constat est cependant plus marqué pour les infirmiers non hospitaliers, qui lui attribuent un score de 5,31/6 (plus le score est grand, plus l’impact est important), alors que la moyenne des infirmiers en exercice est de 5,15/6.

    Le manque de moyens financiers arrive en deuxième position, « mais relativement loin après le surcharge de travail », notent les auteurs de l’enquête.

    Le bien-être et le moral de l’équipe de soignants est le troisième facteur le plus cité par les sondés.

    E-santé : les PS utilisent des outils pour les aider aux quotidiens

    Un essoufflement de l’engagement

    « Au-delà de l’usage d’outils pour optimiser leur pratique au quotidien et d’un suivi en quasi temps réel de l’actualité médicale, les médecins et infirmiers en exercice continuent de s’engager à différents niveaux et dans divers domaines pour maintenir la qualité des soins. Toutefois, cet engagement commence à s’essouffler et marque un léger recul par rapport à l’an dernier, synthétisent 360 medics et Egora. Pourtant, qu’ils s’agisse des médecins ou des infirmiers en exercice, les professionnels de santé se sentent investis dans leur activité et ont le sentiment qu’on leur demande plus d’investissement personnel. »

  • Le DP est devenu « incontournable » et bénéficie à plus de 37,7M de patients (CNOP, rapport 2018)

    L’Ordre national des pharmaciens (ONP) estime qu’avec le dossier pharmaceutique (DP), généralisé il y a un peu plus de 10 ans, la profession a été « précurseur dans une utilisation sûre et concrète des données de santé pour renforcer le suivi des patients », notamment concernant la prévention des interactions et de la iatrogénie médicamenteuse.

    Dans son rapport d’activités 2018, mis en ligne le 29 mai 2019, l’institution estime que le DP est devenu « incontournable », précisant qu’il bénéficie désormais à plus de 37,7 millions de patients, que 99,9 % des officines du territoire y sont raccordées, que 457 pharmacies à usage intérieur y sont abonnées et que 430 millions de données ont été partagées entre les pharmaciens en un an par ce biais. L’Ordre des pharmaciens suggère que le DP soit ouvert à la vaccination et, plus largement, aux nouvelles missions du pharmacien, aux pharmaciens biologistes, et qu’il soit interconnecté au dossier médical partagé (DMP) ainsi qu’à la prescription électronique.  

    Par ailleurs, l’organisation salue la mise en production en novembre 2018 de la fonctionnalité « Rappels et blocage »  du dossier pharmaceutique, qu’elle décrit comme une « avancée majeure pour la sécurité de la chaîne du médicament » puisqu’elle permet de « bloquer au comptoir des officines la dispensation d’une boîte de médicaments issue d’un lot rappelé [et de] faciliter l’intégration automatique des numéros de lots pour les industriels ».  

    L’Ordre ajoute que l’outil « Ruptures » du DP poursuit son déploiement, indiquant qu’il est désormais utilisé en mode intégré par plus de 14 500 officines, qui déclarent grâce à lui automatiquement leurs ruptures d’approvisionnement auprès des laboratoires abonnés au dispositif, soit plus de 80 % du marché. Cette montée en puissance est confirmée par le fait que « trois des principaux logiciels métier de l’officine » ont pris en charge le module, est-il noté. L’organisation indique que les sections B (pharmaciens industriels) et C (grossistes) de la profession sont « très impliquées » dans les groupes de travail sur le DP-Ruptures, avec pour objectif à terme de « pouvoir identifier à un instant T où se situe la cause d’une rupture », production, incident dans la chaîne d’approvisionnement dans l’acheminement local de produits.

    L’Ordre des pharmaciens signale que 21 alertes sanitaires ont été relayées en 2018 par le biais de DP-Alertes et que 3 études statistiques ont été « transmises pour accompagner les autorités, tant nationales que régionales, dans l’accomplissement de leurs missions ».

    Le portail BiO2

    Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, salue dans son éditorial du rapport « le portail de télédéclaration développé par la section des pharmaciens adjoints d’officine et autres exercices, destiné aux pharmaciens responsables ou adjoints d’un site dispensateur d’oxygène », qui représente selon elle « une véritable avancée ».

    Le rapport précise que ce portail BiO2, « fruit d’une collaboration entre le ministère, l’Ordre national des pharmaciens et l’ASIP Santé », a été mis en ligne « pour simplifier les déclarations annuelles d’activité aux ARS par les pharmaciens responsables ou adjoints d’un site dispensateur d’oxygène, (…) conformément aux bonnes pratiques de dispensation d’oxygène à usage médical au domicile des patients (BPDO) ». Ces pharmaciens BPDO « déclarent leur temps pharmaceutique et leur nombre de patients (…) à l’aide de leur carte de professionnel de santé (CPS) ».

    Un Ordre technophile

    Le rapport rappelle que dès son élection à la tête du Conseil national à l’été 2017, Carine Wolf-Thal a lancé trois groupes de travail sur la pharmacie et les nouvelles technologies qui ont présenté leurs rapports lors de la Journée de l’Ordre le 26 novembre 2018, avec « des propositions concrètes ». L’ONP a annoncé le même jour le lancement d’un Observatoire annuel de la transformation numérique de la pharmacie.

  • Les CHRU ont investi au total 1,58 Md€ en 2018, un « faible niveau » lié aux « pressions financières »

    En 2018, « les CHRU ont amélioré leur résultat consolidé d’ensemble quasiment à l’équilibre à 99.7 % (pour un budget consolidé des CHRU de 31,8 Mds €), alors que la contrainte financière externe s’est maintenue avec le plan d’économies sur l’Ondam hospitalier », indique la Conférence des directeurs généraux de CHU, ajoutant que « cette amélioration de la situation financière des CHU a contribué à réduire le déficit public hospitalier« .

    Dans un communiqué publié le 3 juin 2019, la Conférence a présenté les résultats financiers 2018 des CHRU de France. De manière générale, elle souligne que les établissements :

    • « ont largement contribué » au respect de l’Ondam hospitalier : stabilisation à +0,4 % de leurs produits d’activité, sachant que :
    – les tarifs des séjours ont baissé en moyenne de 0,7 % dans les CHU en raison de leur case-mix spécifique (hors coefficient prudentiel intégralement dégelé) ;
    – la baisse tendancielle des dotations Merri allouées aux CHU pour le financement de leurs missions distinctives s’est poursuivie en 2018 ;

    • ont maîtrisé l’évolution de leur masse salariale à +0,7 % « compte tenu de l’impact des mesures réglementaires et catégorielles qui leur sont imposées malgré une stabilité globale des effectifs ».

    Par ailleurs, les CHRU ont investi au total 1,575 milliard d’euros en 2018. « La conséquence directe des pressions financières (…), c’est la poursuite d’un faible niveau d’investissement, note la Conférence. [Malgré] un léger ressaut en 2017, les investissements sont revenus au niveau de 2016 et restent inférieurs de 18 % par rapport au niveau atteint en 2013. » Elle précise que les CHU doivent cependant développer les innovations médicales, techniques, numériques et territoriales « qui ont vocation à être diffusées sur l’ensemble des établissements de santé ultérieurement ».

    Les principaux indicateurs (tous CHRU) :

    L’investissement des CHU

    Les CHU doivent « développer les innovations médicales, techniques, numériques et territoriales »

    • « Les CHU doivent (…) faire face à des réorganisations internes en fonction des nouvelles modalités de prise en charge (virage ambulatoire, RAAC), à des obligations de maintenance et de mises aux normes et développer les innovations médicales, techniques, numériques, territoriales qui ont vocation à être diffusées sur l’ensemble des établissements de santé ultérieurement ».
    • Effort d’investissement des CHRU : 4,9 %, alors qu’il devrait atteindre au moins 8 % selon les référentiels de l’Igas et de l’IGF.
    • Malgré une amélioration de la capacité d’autofinancement (CAF) de + 124 M€ par rapport à 2017 (+ 11%), la CAF s’établit à 3,9 % en 2018 alors qu’elle s’élevait à 5,2 % en 2013.
      • CAF « nette » (après remboursement de la dette) : 385 M€ (soit 1,2 %) et ne contribue qu’à un quart du financement des investissements réalisés par les CHU.

    Un endettement financier resté stable en valeur relative

    • L’endettement financier des CHRU, malgré une augmentation du capital restant dû de +318 M€ par rapport à 2017, est resté stable en valeur relative : il représente 36,9 % du total des produits (36,1 % en 2017).

    Autres résultats clés relevés par la Conférence :

    • amélioration globale du résultat des CHU « avec des dynamiques différentes selon les établissements » :
      • sur le budget principal, 56 % des CHU sont en déficit (soit 18 CHU) pour un total cumulé de -261 M€ ;
      • 44 % des CHU sont en équilibre ou en excédent (soit 14 CHU) pour un total cumulé de 97 M€ ;
      • le déficit global du budget principal s’élève à -164 M€ en 2018 contre -306 M€ en 2017, « soit une division par deux traduisant la poursuite des plans de retour à l’équilibre dans les établissements déficitaires ».
    • L’activité des CHU est restée soutenue en volume à + 1 % de séjours pour une valorisation financière en T2A de + 0,4 % en 2018 :
      • l’activité ambulatoire s’est fortement développée en 2018 avec + 1,9 % de séjours sans nuitée et séances qui représente 57 % du case-mix en volume ;
      • l’activité d’hospitalisation complète a diminué (- 0. 9%) pour une valorisation qui représente 85 % du total des recettes T2A d’hospitalisation des CHU.
    • La marge brute des CHU est restée stable à 5,7% (aides financières comprises).
  • Conférence « Qualité des soins et résultats patients : la valeur en santé », le 25/06/19, Montpellier

    Le Cercle Valeur Santé organise une conférence sur le thème « qualité des soins et résultats patients : la valeur en santé » le 25 juin 2019, de 18h30 à 20h, à Montpellier (le lieu exact n’a pas encore été indiqué).

    Depuis 2016, le Cercle « réfléchit et promeut une prise en compte de la qualité et des résultats qui importent aux patients, au meilleur coût, rappelle le groupe de réflexion (communiqué). Aujourd’hui, il souhaite mettre en exergue des projets de terrain qui concrétisent cette démarche et engage un tour des régions de France à la rencontre des acteurs. »
    Dans la région Occitanie, « les parcours de soins personnalisés proposés aux patientes atteintes du cancer du sein par les praticiens du Montpellier Institut du Sein (MIS) et, aujourd’hui, partout en France, par les membres de la Fédération nationale des instituts du sein, en sont un exemple », contextualise-t-il.

    Dans le cadre de cette conférence, le Cercle invite les acteurs du secteur à découvrir cette démarche et à échanger sur la manière dont la valeur en santé peut contribuer à la transformation du système de santé français.

    Pour s’inscrire, envoyer un email à cerclevaleursante@gmail.com avant le 14 juin 2019.

    Programme

    • Présentation du Cercle valeur santé et de la démarche Valeur en santé :
      • Basile Gorin, président du Cercle Valeur Santé, et Martine Aoustin, ancienne directrice de l’Agence régionale de santé Languedoc-Roussillon.
    • Focus sur les parcours personnalisés mis en place par le Montpellier institut du Sein et la Fédération nationale des instituts du sein ainsi que les outils nécessaires à la coordination et la fluidification des parcours :
      • Sylvie Boichot, présidente de Move in med.
    • Vision européenne : « Quelle place pour la qualité des soins en Europe ? » :
      • Paul Garassus, président de l’Union européenne de l’hospitalisation privée.

  • Congrès ASCO : création de la French Immuno-Therapy Coalition pour valoriser l’innovation française

    Une centaine de cliniciens, biologistes et chercheurs viennent de créer la Société française d’immuno-thérapie (French Immuno-Therapy Coalition, FITC), une société savante pour coordonner leurs actions en faveur du développement de l’immunothérapie en France et faciliter l’accès à ces innovations pour les patients.

    La toute nouvelle FITC, dont la fondation a été annoncée le 31 mai 2019 à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), souhaite devenir un interlocuteur de référence sur les sujets de l’onco-immunologie et immunothérapie des cancers pour la communauté scientifique nationale et internationale, pour les représentants de patients et de leurs proches (associations de patients dans le cancer et d’aidants), pour les autorités et les organismes d’État dans le domaine du cancer (ANSM, HAS, Inca) ainsi que pour les décideurs publics (gouvernement, parlement, élus locaux), les journalistes et tous autres acteurs intéressés par les enjeux de l’onco-immunologie et immunothérapie des cancers.

    Valoriser l’expertise française : l’une des ambitions phares de la FITC

    La French Immuno-Therapy Coalition (FITC) ambitionne d’abord d’encourager la recherche et le développement de nouvelles approches et molécules thérapeutiques et de nouveaux tests diagnostiques en onco-immunologie et immunothérapie des cancers mais aussi de promouvoir et de valoriser l’expertise française au niveau national comme au niveau international, en défendant l’accès pour les patients aux innovations thérapeutiques qui ont démontré leur efficacité.

    Un axe de formation et d’information des médecins, des jeunes médecins, des patients, des autorités institutionnelles et réglementaires aux spécificités et aux enjeux de l’onco-immunologie et de l’immunothérapie des cancers est également envisagé. L’idée sous-jacente est de faciliter le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes de la prise en charge du patient sur les questions relatives à l’immunothérapie. 

    Transversalité et complémentarité

    En mettant un axe thérapeutique au cœur de son action, la FITC se dote d’une approche transversale, multi-organe et multi-indication en complémentarité des autres sociétés savantes, groupes et organismes représentant l’expertise française en matière de cancer déjà existantes. L’objet des associations de patients est classiquement orienté vers un organe, un type de cancer, une classe d’âge mais peu vers une thérapie médicamenteuse en particulier.

    Les fondateurs de la Société française d’immuno-thérapie n’ont pas intégré de représentants de patient en leur sein, espérant que les associatifs vont prendre en compte le changement de paradigme qu’implique l’immuno-oncologie et se structurer pour devenir l’interlocuteur privilégié de la société.

    La révolution de l’immunothérapie

    L’immunothérapie est la plus grande innovation thérapeutique en cancérologie de ces dernières années. Historiquement, les traitements des cancers s’évertuaient à cibler et à détruire directement les cellules cancéreuses. Ici, les médicaments stimulent les globules blancs des patients, les lymphocytes, et aident les patients à réagir eux-mêmes contre leur cancer. 

    Chez certains patients, un contrôle de la maladie, voire une régression, durable dans le temps, est constaté, notamment chez des personnes en rechute de leur cancer ou en échec thérapeutique vis-à-vis des traitements conventionnels. Le procédé améliore la survie à long terme de certains patients là où les traitements offraient des bénéfices en survie à court terme. Tous les patients ne répondent pas à ces traitements et de nombreuses équipes scientifiques tentent actuellement d’identifier les facteurs contribuant à l’efficacité de ces médicaments.

    Selon les essais clinique, les traitements agissent dans plus de 30 cancers très différents : cutanés (mélanomes, Merckel), des muqueuses (poumon, estomac), de la lymphe (lymphomes de Hodgkin) ou d’organes profonds (rein, foie).

    Les perspectives

    « Alors même que la communauté scientifique n’attendait pas de nouvelles innovations avant 2050, avec l’immunothérapie certains parlent désormais d’espoirs de guérison », commente le Dr Aurélien Marablelle, président de la FITC, lors de la présentation de la nouvelle société. Plus de 3 000 essais cliniques d’immunothérapie sont ouverts à travers le monde pour tester de nouvelles immunothérapies ou trouver les combinaisons thérapeutiques qui les rendront efficaces chez un plus grand nombre de patients.

    Les nouvelles stratégies d’immunothérapies permettent d’envisager d’autres bouleversements dans le traitement des cancers dans un futur proche. De plus, ces traitements agissent dans des cancers très différents tels que des cancers cutanés (mélanomes, Merckel), des muqueuses (poumon, estomac), de la lymphe (lymphomes de Hodgkin) ou d’organes profonds (rein, foie). Plus de 30 cancers ont été identifiés comme pouvant répondre à une immunothérapie.  

    Le congrès de l’ASCO, qui se tient jusqu’au 4 juin à Chicago, montrera les perspectives que l’on peut en attendre et donnera peut-être des pistes de réponses aux grandes préoccupations qui demeurent sur l’efficacité en termes de survie durable, même après l’arrêt de l’immunothérapie, et les effets indésirables, notamment au long cours.

  • France university Hospitals International : un outil de services pour valoriser l’expertise des CHU

    La filiale « France university Hospitals International » des CHU est un nouvel outil de services permettant la valorisation de leur expertise à l’international.

    Créée le 11 mars 2019 à l’issue de la loi de modernisation de l’économie de 2015, cette société de droit privée présidée par Catherine Geindre, actuelle présidente de la conférence des directeurs généraux de CHU, a pour objectif d’exporter le savoir-faire des CHU français à l’international. 

    « Cette filiale est le support souple dont les CHU avaient besoin pour répondre facilement et avec agilité aux appels d’offres et contracter à l’international, précise le site Réseau CHU dans un communiqué publié le 23 mai 2019, ajoutant que les clients potentiels sont les gouvernements, les collectivités ainsi que les établissements publics et privé.

  • PHW 2019 : CompuGroup cherche à se différencier sur le marché de la prise de RDV avec Clickdoc

    Une synchronisation du service de prise de rendez-vous avec le logiciel utilisé par les médecins (AxiSanté et HelloDoc) et un service de télésecrétariat médical totalement gratuit (« On appelle pour vous ») pour contacter les praticiens non adhérents à l’offre. Tels sont les 2 points sur lesquels CompuGroup Medical entend se différencier sur le marché de la prise de rendez-vous en ligne. À l’occasion de la Paris Healthcare Week (PHW), qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019, l’entreprise a officiellement lancé Clickdoc, sa plateforme web et application mobile de prise de rendez-vous médicaux avec médecins généralistes et spécialistes, qui va prochainement être complétée par un service de téléconsultation.

    Totalement gratuit pour les patients, Clickdoc est disponible à partir de 49,99 euros TTC pour les professionnels de santé équipés d’un logiciel CompuGroup Médical, soit 40 % des médecins en France, précise l’entreprise.

    Au cours de la PHW, Mohamedi Azehaf, product manager senior de Clickdoc, a présenté en détail pour H&TI les fonctionnalités de la solution ainsi que le service de téléconsultation à venir. De son côté, Franck Frayer, senior vice president Western Europe de CompuGroup Medical en France, est notamment revenu sur les ambitions de Clickdoc et sur sa vision du développement de la téléconsultation, estimant que son adoption « sera lente mais progressive ».

    2 PARTICULARITÉS : SYNCHRONISATION ET TÉLÉSECRÉTARIAT

    Clickdoc est disponible en France depuis début mars 2019 mais a été officiellement lancé à l’occasion de la Paris Healthcare Week. Le médecin peut bénéficier du service par le biais d’une plateforme web et le patient a accès à toutes les fonctionnalités via un site web et une application mobile disponible sous Android et iOS.

    Après une présentation générale du service, Mohamedi Azehaf, product manager senior de Clickdoc, a insisté sur les 2 particularités de l’offre :

    • « Pour les médecins, l’avancée principale est la synchronisation de la plateforme avec leur outil de travail » : Clickdoc est présenté comme une prolongation naturelle des logiciels professionnels AxiSanté et HelloDoc de CompuGroup Medical. Il s’intègre aux outils de travail des médecins équipés et permet ainsi une synchronisation de leur agenda ainsi que de leur liste de patients. Les praticiens travaillent de ce fait sur une seule interface.
    • Pour les patients, l’originalité de Clickdoc est le service de télésecrétariat « On appelle pour vous » : si le médecin avec lequel le patient souhaite prendre un rendez-vous n’est pas adhérent de Clickdoc, une équipe dédiée peut contacter le praticien pour prendre rendez-vous en son nom en fonction des disponibilités indiquées par le patient sur le site.

    Au-delà de la prise de rendez-vous en ligne et du service de télésecrétariat, Clickdoc offre diverses fonctionnalités, dont :

    • un coaching des médecins : audit et conseils à distance, formation sur site aux solutions et services mais aussi accompagnement digital ;
    • la téléconsultation (à venir) entre un patient et son praticien ;
    • l’échange sécurisé de messages et de documents, telles que les ordonnances, avec les patients à l’issue d’une téléconsultation notamment.

    Des données hébergées dans un environnement agréé par l’Asip Santé

    CompuGroup précise que Clickdoc est une plateforme développée en conformité avec les exigences requises en matière de sécurité des données de santé. Par ailleurs, toutes les données sont hébergées dans un environnement agréé par l’Asip Santé.

    QUESTIONS À FRANCK FRAYER

    Prise de RDV en ligne : CompuGroup est sur le marché depuis 2012

    Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer sur un marché déjà très concurrentiel ?

    Franck Frayer : Nous ne sommes pas vraiment un nouvel acteur puisque nous sommes sur le marché depuis longtemps. Nous avons lancé notre logiciel de gestion de rendez-vous en 2012 mais, à l’époque, nous ne croyions pas en une plateforme de mise en relation avec les patients par le biais d’un portail web. Nous nous sommes trompés. Alors nous avons changé notre stratégie.

    Une prise de contact répétitive pour faire connaître Clickdoc

    De quelle manière comptez-vous augmenter votre nombre de médecins adhérents ?

    Par le biais de notre service « On appelle pour vous », nous appelons les cabinets non adhérents pour leur expliquer qu’un patient souhaiterait prendre un rendez-vous avec eux. Nous n’avons pas d’approche commerciale mais nous précisons que nous appelons via le service ClickDoc. Grâce à cette prise de contact répétitive, nous nous faisons connaître petit à petit.

    Certains praticiens nous signalent qu’ils ne souhaitent pas prendre de rendez-vous en passant par un tiers mais quand nous prenons le temps de leur expliquer que notre service a été mis en place pour les patients qui en ont besoin, que tel patient n’aurait pas pu les joindre directement puisqu’il a effectué sa demande en dehors de leurs horaires d’ouverture, cela les amène à réfléchir.

    Nous offrons un vrai service gratuit dans le cadre de « On appelle pour vous », aussi bien du côté des patients que du côté des médecins, mais nous pensons que la démarche est bénéfique en termes d’image et de visibilité.

    « Le marché français est dynamique dans le domaine de la e-santé »

    ClickDoc va être lancé dans les prochaines semaines en Allemagne, où est basé CompuGroup. Pourquoi avoir choisi de développer en priorité ClickDoc sur le marché français ?

    Certes, il y a des blocages mais toutes les initiatives entreprises ici montrent que le marché français est dynamique dans le domaine de la e-santé. Par ailleurs, les acteurs sont bien préparés à l’arrivée de ces nouvelles technologies parce que les professionnels de santé sont massivement connectés par rapport au reste de l’Europe, comme en Allemagne, où il est plus rares que les praticiens utilisent des solutions numériques.

    Dans quels autres pays envisagez-vous de lancer ClickDoc ?

    Sur tous les marchés européens.

    « L’adoption de la téléconsultation sera lente mais progressive »

    Un service de téléconsultation va prochainement être ajouté à l’offre ClickDoc.

    En ce qui concerne la téléconsultation, il peut y avoir 2 logiques :

    • il est possible de construire une plateforme hors-sol, soit une sorte d’uberisation du service : le patient échange en ligne pendant 5 minutes avec un praticien qu’il ne connaît pas et qui ne gardera aucune trace de la consultation ;
    • nous, nous suivons plutôt le principe porté par l’avenant n°6 à la convention sur le déploiement de la télémédecine en France, qui permet d’encadrer la pratique, d’assurer un vrai suivi du patient, de maintenir l’humain au cœur du numérique.

    Ressentez-vous un réel intérêt pour la téléconsultation de la part des médecins ?

    L’adoption de la téléconsultation sera lente mais progressive parce que c’est un vrai changement. Nous avons présenté notre solution à des groupes de médecins, qui, au départ, affirmaient qu’ils ne pratiqueraient pas la téléconsultation. Nous les avons fait réfléchir, leur avons expliqué que tels ou tels problèmes pouvaient être rencontrés et comment les surmonter par le bais de notre service, simple d’utilisation, et nous leur avons montré que nous étions prêts. Au final, ils ont apprécié la solution et nous avons retourné la situation de départ.

    Cependant, dans la vraie vie, cette évolution des pensées va prendre du temps parce que nous ne pourrons pas rencontrer les médecins un par un.

    Pensez-vous que les patients sont plus enclins à pratiquer la téléconsultation ?

    Je ne sais pas. L’enjeu, c’est surtout que les patients qui veulent réaliser des téléconsultations se moquent de savoir si leur médecin pratique l’acte ou non. S’il n’en propose pas, il ira voir un autre praticien. Les médecins doivent prendre conscience de cela.

    « Il ne faut pas que la e-santé devienne le Minitel d’aujourd’hui »

    Que pensez-vous du principe d’État-plateforme, porté par Laura Létourneau et Dominique Pon à l’occasion de la présentation de la feuille de route du numérique en santé en avril ?

    Si l’idée est de mettre à disposition des services et que l’État ne s’implique pas, pourquoi pas. Il faut savoir comment diriger l’offre de manière à l’apporter aux patients pour qu’ils puissent s’en servir facilement.

    Il y a une subtilité dans l’exécution de cette mesure. Il ne faudrait pas que l’État se mette à fabriquer ses propres services parce que cela tuerait l’innovation. S’il n’y a pas de concurrence, il n’y a pas d’innovation. On se retrouverait avec le même schéma que le Minitel ! Il ne faut pas que la e-santé devienne le Minitel d’aujourd’hui et que l’État construise un 3615 Santé. Quand j’évoque cette comparaison, on trouve que j’exagère mais je pense qu’il est important d’être vigilants.