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  • Le numérique à l’honneur pour le 4e appel à projets RHU en santé (15 lauréats – 121 M€)

    Revoir la prise en charge des rétinopathies diabétiques avec l’apport de technologies d’imagerie nouvelles et d’algorithmes d’intelligence artificielle. Tel est l’objectif du projet Evired coordonné par l’AP-HP (9 016 888 €), l’un des 15 lauréats retenus dans le cadre du 4e appel à projets (AAP) de recherche hospitalo-universitaire en santé (RHU) du programme d’investissement d’avenir (PIA).
    Les résultats de cet AAP ont été annoncé le 24 juin 2019 par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Selon le ministère de la Santé, ils « démontrent l’excellence et le potentiel de la recherche biomédicale française et au-delà, sa capacité à proposer des innovations dans la prise en charge des patients » (communiqué). Une enveloppe de 121 millions d’euros va ainsi permettre de financer « des approches vers de nouveaux médicaments, de nouveaux outils de diagnostic avec l’apport des technologies du numérique et des big data », précise-t-il.

    Parmi les projets retenus en dehors d’Evired figurent :
    • Betpsy (7 381 509 €), coordonné par l’Université Claude Bernard de Lyon, développera « des outils de diagnostic » des encéphalites et « syndromes neurologiques paranéoplasiques » « provoqués par des réactions auto-immunes » ;
    • Idbioriv (5 719 814€), coordonné par les Hospices Civils de Lyon, « développera de nouveaux outils de diagnostic ultrarapide dans les infections », afin de « détecter en moins d’une heure les résistances et la virulence des bactéries ».

    Le jury international a examiné 67 dossiers « sur des critères de qualité scientifique, d’innovation mais aussi sur leur potentiel en matière de retombées médicales et socio-économiques », indique le ministère. Il ajoute que cette quatrième vague RHU « confirme la forte dynamique de la recherche hospitalo-universitaire française et son attractivité pour des partenariats industriels ».

    Les 15 projets lauréats

    • Le projet Atraction (9 939 535 €) veut développer de nouvelles approches pour prendre en charge les immunodéficiences qui dans 25 % des cas produisent de l’auto-immunité et des inflammations chroniques. Le projet est porté par le Dr Frédéric Rieux-Laucat et par l’Institut Imagine à l’hôpital Necker-Enfants malades.
    • Le projet Audinnove (9 740 615 €) s’attaque aux surdités congénitales avec le développement de nouvelles approches à la fois de diagnostic et thérapeutiques. Il est piloté par le Pr Nathalie Loudon et l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
    • Le projet Betpsy (7 381 509 €) s’attaque aux encéphalites et aux syndromes neurologiques paranéoplasiques provoqués par des réactions auto-immunes. L’objectif est de développer des outils de diagnostic de ces maladies et améliorer ainsi la prise en charge des patients. Le Pr. Jérôme Honnorat pilote le projet. L’établissement coordinateur est l’université Claude Bernard de Lyon.
    • Le projet Booster (9 871 428 €), porté par le Pr Mikael Mazighi à l’hôpital Lariboisière (AP-HP) à Paris, développe de nouvelles approches de prises en charge des accidents vasculaires cérébraux ischémiques (AVCi) à haut risque de handicap et décès dont l’identification et la caractérisation rapides sont un enjeu crucial pour la survie des patients et la limitation des séquelles. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est l’établissement coordinateur.
    • Le projet Cosy (9 423 907 €) propose de développer de nouvelles thérapies pour traiter une maladie rare : le syndrome d’hypercroissance dysharmonieuse. Il est porté par le Dr Guillaume Canaud et coordonné par l’Inserm.
    • Le projet Depgyn (6 624 906 €), au centre Léon Bérard à Lyon, veut développer de nouvelles approches thérapeutiques ciblant les récepteurs à dépendance dans les cancers ovariens. Le projet est dirigé par le Pr. Jean-Yves Blay. Le centre Léon Bérard coordonne le projet.
    • Le projet Destination 2024 (5 053 595 €) ambitionne de révolutionner la prise en charge de l’hypertension pulmonaire thromboembolique chronique. Il est porté par le Pr. Marc Humbert au CHU du Kremlin-Bicêtre (AP-HP). L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est l’établissement coordinateur.
    • Le projet Evired (9 016 888 €) va revoir la prise en charge des rétinopathies diabétiques avec l’apport de technologies d’imagerie nouvelles et d’algorithmes d’intelligence artificielle. Il est porté par le Pr. Ramin Tadayoni à l’hôpital Lariboisière (AP-HP) à Paris. L’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est l’établissement coordinateur.
    • Le projet Idbioriv (5 719 814 €) porté par le Pr. Philippe Vandenesch à Lyon, développera des nouveaux outils de diagnostic ultrarapide dans les infections. L’objectif est de détecter en moins d’une heure les résistances et la virulence des bactéries. Les Hospices Civils de Lyon coordonnent le projet.
    • Le projet Innov-CKD (5 084 421 €), à Marseille, veut développer des traitements personnalisés des complications coronariennes chez les patients souffrant d’atteinte rénale chronique. Il est piloté par le Pr. Laurent Bonnello et Aix-Marseille Université.
    • Le projet Iris (9 927 097 €) s’attaque aux maladies héréditaires du système immunitaire et vise à développer des produits de thérapie génique. Il est porté par le Pr. Marina Cavazzana et l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris est l’établissement coordinateur.
    • Le projet Psycare (8 797 878 €) piloté par le Pr. Marie-Odile Krebs à l’hôpital Saint-Anne à Paris s’attaque aux psychoses et veut mieux les caractériser pour développer des traitements personnalisés de ces pathologies aux origines complexes. L’établissement coordinateur est l’Inserm.
    • Le projet Records (9 919 695 €) vise à mieux traiter les septicémies, en particulier en identifiant rapidement les infections sensibles aux corticostéroïdes. Le Pr. Djilali Annane à l’hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP) à Garches porte le projet coordonné par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
    • Le projet Shiva (8 201 379 €) au CHU de Bordeaux entend prévenir et stopper le déclin cognitif et la démence en s’attaquant aux maladies des petites artères cérébrales qui en sont responsable. Il est piloté par le Pr. Sophie Debette et l’université de Bordeaux.
       
    • Le projet Success (6 426 717 €) du Pr. Brigitte Dréno du CHU de Nantes propose de mettre au point de nouveaux produits pour les grands brulés, protégeant la peau et l’aidant à se régénérer. Le CHU de Nantes est l’établissement coordinateur.
  • Télémédecine : Hellocare lance Hellocare Platform pour les éditeurs de solutions numériques en santé

    Hellocare, qui propose une plateforme e-santé mettant en relation patients et professionnels de santé, annonce le lancement de Hellocare Platform après celui de ses solutions de téléconsultation Hellocare Connect et Hellocare Now. Déployée depuis avril 2019, ce nouvel outil s’adresse aux éditeurs de logiciels et de solutions numériques en santé qui souhaitent ajouter un service de télémédecine à leur offre.

    « Grâce à cette nouvelle solution, nous pouvons désormais équiper les éditeurs de solutions numériques de santé, en leur permettant de nous intégrer directement dans leurs outils. Ils gagnent ainsi plusieurs mois de développement et bénéficient des évolutions de nos solutions au fil de l’eau », commente Mathilde Le Rouzic, directrice de l’exploitation et co-fondatrice d’Hellocare, dans un communiqué publié le 18 juin.

    La start-up française met plus précisément à la disposition des équipes techniques des API (interface de programmation d’application) documentées. « Ce sont des points d’accès qui permettent de brancher les deux solutions pour appeler les briques technologiques souhaitées, explique la société. Les partenaires peuvent choisir leur niveau d’intégration et ainsi avoir une solution complètement intégrée à leurs interfaces. »

    La facturation est réalisée sur un modèle d’usage des API, « en fonction de l’utilisation qui est faite des services intégrés », est-il indiqué.

    Une solution pour équiper indirectement les professionnels de santé, dont les hôpitaux

    Fonctionnement de Hellocare Platform

    En utilisant Hellocare Platform, « les intégrateurs n’ont pas besoin de passer plusieurs mois à développer les briques que nous leur mettons à disposition et peuvent se concentrer sur leur déploiement commercial », note Mathilde Le Rouzic.

    La solution permet ainsi d’équiper de manière indirecte les professionnels de santé, notamment les hôpitaux, dont les patients ont besoin de consultations et d’un suivi régulier, indique la start-up. « Avec les intégrateurs, nous nous intéressons plus particulièrement aux professionnels qui proposent des solutions sur des marchés très spécifiques tels que la dépendance, le suivi ambulatoire ou encore de lourdes pathologies. Ils peuvent ainsi utiliser nos solutions de télémédecine en marque blanche*, totalement intégrées à leurs logiciels habituels », précise la directrice de l’exploitation de Hellocare.

    Créer une « synergie médicale autour du patient »

    Le but de cette nouvelle offre est de créer une « synergie médicale autour du patient », qui aura la possibilité de bénéficier d’une consultation et d’une prescription mis à disposition sur un espace sécurisé, indique la start-up.

  • Le numérique au bilan du Cnom (rapport d’activité 2018)

    Au cours de l’année écoulée, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a pris « une part active aux débats sur les enjeux liés au boom numérique, qu’ils soient scientifiques, professionnels, éthiques ou déontologiques », avec notamment « différentes publications pour informer les praticiens sur des sujets comme la réputation numérique, l’intelligence artificielle ou le règlement général de protection des données (RGPD) ». C’est en partie ce qui ressort du rapport d’activité 2018 de l’organisation (« Écouter et agir pour la santé »), publié le mercredi 19 juin 2019.

    Le rapport cite notamment :

    • le « Guide pratique sur la protection des données personnelles », élaboré avec la Cnil après l’entée en vigueur du règlement RGPD et publié en juin 2018 ;
    • le livre blanc intitulé « Médecins et patients dans le monde des data, des algorithmes et de l’intelligence artificielle », publié en janvier 2018 ;
    • le débat organisé au Cnom sur l’impact des technologies d’intelligence artificielle et de la captation des données massives ainsi que sur l’organisation d’une gouvernance dédiée à ces sujets ;
    • le guide pratique réalisé avec un cabinet d’avocats pour accompagner les médecins dans la maîtrise de leur e-réputation, publié en octobre 2018 ;
    • la participation « active » du Cnom aux travaux « de configuration et de cadrage » du Health Data Hub, en tant que membre du conseil d’administration de l’INDS et de son comité d’expertise pour l’intérêt public, avec des contributions portant notamment sur le pilotage des instances de la plateforme, sur l’information des patients et sur la question du consentement ;
    • un avis émis en février sur la télémédecine, dans lequel le Cnom « rappelle ses inquiétudes relatives à un risque d’ubérisation devant les offres de services proposées par des organismes privés ainsi que les mutuelles et les assureurs complémentaires » et suggère de « réguler ces offres dans la logique de l’organisation des parcours de soins sous le régime des principes de solidarité garantissant le contrat social depuis les ordonnances de 1945 ».

  • « Le DMP est un outil précieux pour les pharmaciens » (Carine Wolf-Thal, présidente du Cnop)

    « Ce qui a fait le succès du dossier pharmaceutique (DP) c’est que c’est le souhait d’une profession, financé par une profession pour une profession, et surtout interopérable d’emblée dans notre logiciel métier ». C’est ce qu’a déclaré Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop), lors de son audition par les députés de la Mecss (mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) sur le dossier médical partagé (DMP) et les données numériques de santé, organisée le mercredi 19 juin 2019 à l’Assemblée nationale. Selon elle par ailleurs, « le DMP est un outil précieux pour les pharmaciens, pour le suivi effectif de nos patients, les analyses de biologie médicale, le suivi des INR [et] les sorties hospitalières ».

    « Aujourd’hui on ne saurait plus travailler sans le dossier pharmaceutique, indique Carine Wolf-Thal. Pour le pharmacien qui est à son comptoir, c’est transparent, ça apparait sur nos écrans sans qu’on ait d’effort [à fournir.] Immédiatement il nous alerte dès qu’il y a une interaction ou une redondance, nos écrans se bloquent, ce qui nous oblige à réfléchir à ce que nous dispensons et délivrons et ce, quelle que soit la pharmacie, puisqu’il est déployé sur 99 % du territoire ».  Beaucoup d’outils se sont développés autour du DP, ajoute-t-elle. Le DP « ruptures », le DP « rappels » et le DP « alerte sanitaire » : le DP « est ancré dans les usages bien au-delà de la dispensation[, il est] entré dans la sécurité de la chaine du médicament », commente la présidente du Cnop.

    « Nous, pharmaciens au comptoir, nous voyons que la demande de DMP est très forte, rapporte Carine Wolf-Thal. C’est une bonne nouvelle et une chance. » Selon elle le DMP permet au pharmacien, « à tout moment de la prise en charge du patient », de donner « l’explication au patient ou à l’aidant [sur] ce qui se passe dans la coordination de soins ». « Le premier professionnel de santé qu’une personne va voir en sortant de l’hôpital, c’est bien le pharmacien, pour une nouvelle prescription, avant même le médecin généraliste, qui n’a pas reçu la plupart du temps le compte rendu de sortie d’hospitalisation ». À ce moment-là, l’intérêt du DMP « c’est d’avoir tout de suite des bilans de médication, les conciliations médicamenteuses (la liste de tous les médicaments assimilés par le patient sur une période déterminée) venant de l’hôpital, explique-t-elle. On peut immédiatement expliquer au patient l’ajustement du traitement. »

    Le dossier pharmaceutique (DP), les origines d’un succès

    « Ce qui nous a aidés [pour lancer le DP], déclare Carine Wolf-Thal, c’est que le marché des éditeurs de logiciels en officine n’est pas très étendu. Il y a 3 ou 4 opérateurs majeurs qui ont tous été intégrés dès le début au développement du dossier pharmaceutique et qui ont joué le jeu, [qui ont] engagé jusqu’à présent les mises à jour nécessaires dans le logiciel pour l’interopérabilité. Sur d’autres marchés comme celui des logiciels d’aide à la prescription, il y a nombre d’acteurs sur le marché et c’est plus compliqué de les mettre autour d’une table. »

    « Sur le financement, nous avons bénéficié au départ d’un petit coup de pouce mais très vite après les 2 ou 3 premières années, ce sont les cotisations ordinales des pharmaciens qui ont pris le relais, et depuis 10 ans maintenant le dispositif est autofinancé, ajoute-t-elle. Il y a une quote-part de la cotisation à l’ordre qui est entièrement utilisée pour le DP : 0,07 euro par an et par dossier pharmaceutique. C’est financé par la profession. »

    DP et DMP : différences et complémentarité

    « Quand vous délivrez un traitement à un patient dans une pharmacie, vous n’avez pas moyen d’inscrire dans son DMP, s’il est ouvert, le traitement que vous délivrez ?« , interroge le député Gilles Lurton (LR, Ille-et-Vilaine), co-président de la Mecss. « Non, nous l’inscrivons dans le DP mais pas dans le DMP », répond la présidente du Cnop, qui juge nécessaire une « clarification ».

    « Le DMP comportera les données de remboursement donc il faut que le médicament ait été remboursé [et cela intervient], bien après la délivrance par le pharmacien, quinze jours à trois semaines [plus tard], explique Carine Wolf-Thal. [En revanche,] l’alimentation du DP est instantanée : l’urgentiste verra tout de suite que vous êtes sous anticoagulant si un pharmacien vous en a délivré il y a une heure. Par ailleurs, si vous prenez des médicaments non remboursés, ils seront dans votre dossier pharmaceutique ».

    « L’idéal serait-il d’avoir un seul dispositif ? », rebondit Gilles Lurton. « Non, répond la président du Cnop. Les deux sont complémentaires, le DMP pourra remonter plus loin, les données visibles dans le DP ne sont que de 4 mois (et archivées 3 ans, conformément aux recommandations de la Cnil) , la durée est sans limite dans le DMP. »

    Olivier Porte, directeur des technologies en santé au sein du Cnop, complète les propos de Carine Wolf-Thal en détaillant les rapports entre DP et DMP. « Dès les premiers pas du DP, l’idée était d’avoir une interopérabilité entre le DMP et le DP de l’époque. Ça n’a pas pu se faire car la généralisation du DMP ne s’est réellement enclenchée qu’à partir de sa reprise par l’assurance-maladie en 2016. Il y a des travaux en ce sens mais il y a un prérequis qui est que l’identifiant d’un patient enregistré soit le même dans le DP et dans le DMP ; dans les textes, le DP doit utiliser l’INS. Nous attendons que les téléservices soient mis en place par l’Assurance maladie pour pouvoir déployer l’usage de l’INS dans le DP, à l’horizon 2020-2021, cela dépendra de la disponibilité de cet INS, qui a été décalée récemment. »

    « Le code de la santé publique mentionne bien le report du contenu du DP d’un patient dans le volet médicament du DMP, ajoute Olivier Porte. Le patient pourra à terme verser le contenu de son DP, le reporter dans son DMP ou le rendre accessible depuis son DMP. Il n‘est pas évident qu’il faille absolument dupliquer les données sur deux serveurs différents, du moment qu’on peut y avoir accès. »

    La e-prescription, un chantier en cours

    Interrogée sur la prescription électronique, Carine Wolf-Thal explique que l’intérêt de la e-prescription pour les pharmaciens « c’est de sécuriser la prescription », dans un contexte où « le nombre de fausses ordonnances qu’ils reçoivent [est] colossal », indique-t-elle. La France est devenu le 1er pays pour le trafic de Subutex sur ordonnance : « un comprimé se revend 70 euros dans les pays du nord de l’Europe ; des réseaux bien organisés emploient de fausses ordonnances et de fausses attestations CMU aux frais de la Sécurité sociale, détaille-t-elle. C’est un trafic juteux et difficilement contrôlable [et] falsifier une ordonnance [est] à la portée de n’importe qui. »

    Olivier Porte précise qu’il y a eu des expérimentations de la prescription électronique de médicaments sur quelques départements mais « sur une architecture qui ne sera pas celle de la généralisation », avec un principe d’« impression d’un code à 2 dimensions sur une ordonnance papier dans le cabinet médical [et sans] serveur central de e-prescription », alors que « la e-prescription ne peut se généraliser qu’avec un serveur central » . « Le serveur peut être opéré par l’Assurance maladie mais il faut aujourd’hui que les professionnels de santé puissent accéder à des informations qu’on ne peut trouver que sur l’ordonnance », comme le prescripteur ou la posologie, estime-t-il. « Il y a des groupes de travail sur le point de démarrer, on est un peu en retard par rapport à d’autres pays sur ce sujet-là », ajoute-t-il.

  • Colloque HAS : « vers de meilleures décisions individuelles et collectives en santé », le 21/11/19

    La Haute autorité de santé (HAS) organise le 21 novembre 2019 à Paris un colloque sur la thématique « construction et dialogue des savoirs : vers de meilleures décisions individuelles et collectives en santé ».

    « Le savoir se créé de façon exponentielle grâce à la multiplication des données numérique et l’IA, mais certains domaines restent marqués par l’incertitude », contextualise la HAS. Ce colloque permettra de répondre aux questions concernant la construction des savoirs et leur manière de dialoguer.

    Programme : 

    • 9h30 : Accueil et allocution d’ouverture, Pr Dominique Le Guludec
    • 10h00 : Introduction par Étienne Klein, physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie
    • 10h30 : Table ronde n° 1 : « Numérique et IA, une chance de plus pour l’évaluation ? »
      • La collecte massive de données et son traitement, par des outils numériques ou d’intelligence artificielle, constitue-t-elle une opportunité pour améliorer nos décisions ? ;
        • Numérique et méthodologie
        • Numérique et données de vie réelle
        • Numérique et éthique
    • 12h15 : Focus : « Comment prend-on une décision dans un contexte incertain ? »
      • Exemple de l’astrophysique, David H. Shoemaker, docteur en physique atomique et moléculaire
    • 14h : Table ronde n° 2 : « Savoirs expérientiels et décisions »
      • Les savoirs expérientiels des patients ou des personnes accompagnées, longtemps qualifiés de savoirs profanes, puis d’expertise profane, sont aujourd’hui de mieux en mieux reconnus. Mais comment se construisent-ils ? Comment dialoguent-ils entre eux et avec les autres savoirs professionnels ou scientifiques ? ;
        • Savoir expérientiel pas qu’une question de science
        • Savoir expérientiel et décision individuelle
        • Savoir expérientiel et construction d’un savoir collectif : un experience based activism ?
    • 15h30 : Table ronde n° 3 : « Quelle place pour des sciences sociales dans les décisions individuelles et collectives en santé ? »
      • Face aux données épidémiologiques ou cliniques, avec des études considérées comme à haut niveau de preuve, les sciences sociales ont du mal à exister comme produisant des données valables pour servir à l’établissement de recommandation ou éclairer la décision publique. Face à l’essoufflement du modèle initiale, en quoi les sciences sociales peuvent contribuer à redonner un élan à la prise en compte de connaissances pour agir. Quelle est leur nature, sur quelle dimension apportent- elles du matériau ? En quoi sont-elles complémentaires des autres savoirs ? ;
        • Comment les sciences sociales et humaines participent à la production de la connaissance dans un contexte de crise sanitaire ?
        • Comprendre et transformer les pratiques : intérêt de la recherche action
        • Prise en compte et valeur probantes des données qualitatives dans la rédaction de recommandation
    • 16h40 : Avis du conseil pour l’engagement en santé des usagers ;
    • 17h00 : Clôture par Étienne Klein.
  • SantéDom Stat : un observatoire de l’activité des PSD pour mieux négocier avec les pouvoirs publics

    La Fédération des Psad, l’UNPDM et l’Upsadi, les trois organisations représentatives de la profession des prestataires de santé à domicile (PSD) et des prestataires de services et distributeurs de matériels (PSDM), lancent SantéDom Stat, un observatoire national de l’activité des PSD et PSDM. Il s’agit d’un outil stratégique à destination des prestataires conçu pour les aider à maîtriser et à piloter leurs activités.
    SantéDom Stat fournira en continu « des données fiables et actualisées pour mieux comprendre et analyser ce secteur en plein développement », expliquent les partenaires dans un communiqué publié le 13 juin 2019.

    Openhealth, spécialisé dans l’analyse des données de santé, est chargé de la mise en œuvre de l’outil. Plus précisément, l’observatoire se basera sur la collecte et le traitement quotidiens des données anonymisées d’activité des prestataires, réalisés en temps réel au sein de l’environnement sécurisé fourni par l’entreprise française, qui hébergera SantéDom Stat sur sa plateforme en ligne The Hub, outil d’analytics full web*.

    Par le biais de SantéDom Stat, les organisations représentatives de la profession et leurs adhérents auront à leur disposition des indicateurs sur l’économie de leur secteur, leur permettant d’être mieux armés pour des négociations avec les pouvoirs publics.

    Les PSD et PSDM accompagnent plus de 2 millions de patients à domicile chaque jour, rappellent les 4 partenaires, participant ainsi à la mise en œuvre du virage ambulatoire, l’un des éléments centraux de la stratégie nationale de santé.

    Un observatoire pour mieux négocier avec les pouvoirs publics

    L’objectif de ce projet commun est notamment de permettre à la profession « de se renforcer, de manière responsable et transparente, dans la négociation avec les pouvoirs publics », notent les partenaires (communiqué).

    « Un outil de pilotage et de négociation « objectif » » (Upsadi)

    « Si le secteur de la prestation de santé à domicile est dynamique en majorité, pour des questions démographiques, le budget de l’État dévolu à la santé n’évolue pas au même rythme, loin s’en faut ! Entre les deux, les prestataires doivent être armés pour pouvoir défendre leurs positions et continuer à exercer leur mission dans l’intérêt des patients, commente Didier Daoulas, président de l’Upsadi. Avec SanteDom Stat, nous allons enfin nous doter d’un outil de pilotage et de négociation « objectif » qui nous permettra de discuter à armes égales avec le ministère. »

    « Nous souffrons [d’un] déficit d’informations permettant d’appréhender au mieux l’activité des PSDM » (UNPDM)

    L’avis est partagé par Fabrice Camaioni, président de l’UNPDM. « Les négociations avec le CEPS portant essentiellement sur des révisions tarifaires des produits et prestations inscrits à la LPPR, il est fondamental que les organisations syndicales disposent de toutes les données, sectorielles et/ou globales, estime-t-il. Aujourd’hui, nous travaillons sur des statistiques fournies par l’Assurance maladie sans que nous ayons la certitude de leur exhaustivité. Je considère que le combat est inégal et nous souffrons de ce déficit d’informations permettant d’appréhender au mieux l’activité des Prestataire de services et distributeur de matériels (PSDM). Les choses doivent changer et cela par la création d’un outil que chaque PSDM se doit d’alimenter, pour sa propre défense professionnelle. »

    « Un moyen d’objectiver nos analyses » (Fédération des Psad)

    « Cet outil est absolument indispensable dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint, où l’anticipation des évolutions passe par une analyse fine de l’activité, complète Charles-Henri des Villettes, président de la Fédération des Psad. Il constitue en outre un moyen d’objectiver nos analyses et favorise, pour chacun, une meilleure connaissance de son activité par rapport au marché. »

  • Congrès européen de cardiologie : du 31 août au 4 septembre 2019 à Paris (deadline AAP : 28/07)

    Le congrès de la Société européenne de cardiologie aura lieu du 31 août au 4 septembre 2019 à Paris, au parc des expositions de la porte de Versailles dans le 15ème arrondissement.

    Plus de 32 000 professionnels de santé provenant de 150 pays sont attendus pendant ces 5 jours pour assister à 500 sessions d’experts qui porteront notamment sur les différentes spécialités existantes dans le domaine de la cardiologie. Des programmes dédiés aux jeunes cardiologues, aux médecins généralistes et aux infirmiers ainsi qu’un programme consacré aux urgentistes organisé avec la Société française de cardiologie seront également proposés dans le cadre de l’événement. 

    Les inscriptions sont à réaliser via ce lien avant le 31 juillet 2019.

    À noter par ailleurs qu’un appel à projet, auquel il est possible de candidater via ce lien, a été lancé spécialement pour le congrès afin de donner une chance aux acteurs ayant développé une innovation de la partager au cours de l’événement. Les propositions sont ouvertes jusqu’au 28 juillet 2019. 

    Le programme détaillé des 5 jours est téléchargeable ci contre.

  • Accès aux soins : une inégalité sociale, accentuée par l’essor des outils numériques (Medicine4i)

    35 % des ouvriers ont recours à des sites de prise de rendez-vous en ligne, contre 55 % des cadres, relève une étude Harris interactive réalisée pour la société de conseil et de technologies en santé Medicine4i, qui met notamment en avant le fait que les délais moyens d’attente pour un rendez-vous chez un spécialiste peuvent aller du simple au double selon la catégorie socio-professionnelle du patient ou la région, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire apparaissant comme les régions les plus « à la traîne » en la matière.

    Des raisons d’ordre culturel, « et notamment celle d’une bonne appropriation des stratégies à mettre en œuvre pour accéder aux soins », expliqueraient en partie ces différences, analysent les auteurs de l’enquête, publiée le 11 juin 2019 et que Health & Tech Intelligence a pu consulter. Le développement des solutions digitales de santé figurent ainsi parmi les facteurs renforçant cette fracture sociale. L’étude montre que l’utilisation d’outils numériques de santé, favorisant l’accès aux soins, est plus développée chez les cadres que les ouvriers. En dehors de l’usage d’outils de prise de rendez-vous en ligne, les cadres se sentent également plus « autorisés » à échanger par email ou par téléphone avec leurs médecins, en dehors des consultations.
    Selon l’enquête, « un quart des personnes interrogées se trouvent confrontées à une prise en charge médicale dégradée », parce qu’employé ou ouvrier.

    De manière générale, les résultats s’avèrent « à bien des égards disruptifs par rapport au discours ambiant, montrant une dégradation qui va bien au-delà des déserts médicaux« , indique Mathias Matallah, président de Medicine4i (source : Le Monde).

    Le sondage a été réalisé par Harris interactive en février auprès d’un échantillon représentatif de 4 000 Français.

    Les ouvriers consultent moins les spécialistes que les cadres

    L’enquête montre que, d’une manière globale, les ouvriers consultent moins les spécialistes que les cadres et les professions libérales :

    • au cours des trois dernières années, 16 % ont consulté un cardiologue, contre 24 % des cadres ;
    • et 52 % ont consulté un ophtalmologue, contre 75 % des cadres.

    De plus, les délais d’attente pour obtenir un rendez-vous sont plus importants chez les ouvriers que chez les cadres :

    • les ouvriers attendent en moyenne 70 jours pour obtenir un rendez-vous avec un cardiologue, contre 53 chez les cadres ;
    • et 128 jours en moyenne pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologue, contre 78 chez les cadres.

    Autre constat, 24 % des ouvriers n’ont pas eu de prise de tension lors de leur dernière consultation chez leur médecin traitant, contre 12 % chez les cadres.

    « Cela tient-il à une forme de réserve plus prononcée dans les milieux populaires devant la figure du médecine et à la crainte de demander un examen ? Ou les médecins eux-mêmes ont-ils tendance, même inconsciemment, à ne pas proposer à tous les patients les mêmes conditions de prise en charge de leur santé ? », questionnent les auteurs de l’enquête pour expliquer cette différence.

    Autres enseignements clés de l’étude Medicine4i

    Des inégalités régionales : la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire « à la traîne »

    La Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire, soit 22 % de la population adulte en France métropolitaine, sont « particulièrement à la traîne » en matière d’accès aux soins, indiquent les auteurs de l’étude. Dans ces régions, les délais d’attente sont nettement supérieurs à la moyenne nationale pour quasiment toutes les spécialités observées.

    • « Le Grand Ouest se désertifie progressivement en termes d’accès à la médecine spécialisée, et la Bretagne est une région particulièrement sinistrée, précise Mathias Matallah, président de Medicine4i (source : Le Monde). Et si on y ajoute une partie du Nord-Est où la situation n’est guère meilleure, on est probablement même plus près d’un Français sur trois. »
    • En Bretagne, il faut patienter en moyenne deux fois plus qu’en Île-de-France pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, quelle que soit la spécialité.
    • Dans le Centre-Val de Loire, le délai d’attente pour obtenir un rendez-vous avec un ophtalmologue est en moyenne de 137 jours, contre 61,4 jours en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Délai moyen d’attente pour avoir un rendez-vous par région :

    Des délais d’attente raisonnables en médecine générale mais très élevés dans toutes les spécialités quelle que soit la région :

    Au niveau national, « la situation s’est dégradée partout sauf en ophtalmologie »

    De manière générale, « la situation s’est [en moyenne] dégradée partout sauf en ophtalmologie » depuis 2012 au niveau national, note Mathias Matallah, qui s’appuie sur des enquêtes menées ces dernières années auprès d’échantillons de 1 000 personnes (Jalma-Ifop).

    • en ophtalmologie, les délais moyens sont ainsi passés de 104 jours en 2012 à 101 jours en 2019, « même si on reste au-delà de 100 jours et qu’un sondé sur quatre déclare toujours un délai supérieur à 180 jours », précise le président de Medicine4i.
    • Les délais continuent de s’allonger dans les autres spécialités :
      • entre 2012 et 2019, le délai moyen pour obtenir un rendrez-vous avec un cardiologue est passé de 38 à 61 jours ;
      • il est passé de 33 à 47,5 jours pour un ORL sur la même période.

    Une étude de la Drees publiée en 2014 présentait les délais d’attente avant l’obtention d’un rendez-vous comme le deuxième motif de renoncement aux soins après les raisons d’ordre financier.

    Une prise en charge « bâclée »

    L’étude montre par ailleurs qu’un Français sur quatre estime être confronté à une prise en charge « bâclée », avec une consultation chez le spécialiste durant moins de quinze minutes en moyenne.

    De plus, un Français sur trois indique ne recevoir aucune explication sur ses traitements ou leurs effets secondaires.

  • Rencontres du progrès médical-Snitem : « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? » (10/09/19)

    Le Snitem organise ses 7ème rencontres du progrès médical sur le thème « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? ». L’événement, qui aura lieu le 10 septembre 2019 à Paris, sera l’occasion de traiter le sujet de l’innovation en santé sous ses différentes facettes, en se concentrant à la fois sur le point de vue du patient et sur ceux du professionnel de santé et de l’entrepreneur.

    Les inscriptions sont à réaliser via ce lien.

    Programme :

    • 9h15 : Ouverture par Stéphane Regnault, président du Snitem.
    • 9h20 : Ouverture par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. 
    • 9h45 : Retours d’expériences d’innovations de ruptures. 
    • 10h00 : « De la conception aux patients, quelles exigences ? » Trois questions à Laurence Comte-Arassus  ainsi qu’à des professionnels de santé.
    • 10h15 : Table ronde : « Tous cobayes ? Quelle réalité ? » – Dominique Martin, Guy Vallancien, chirurgien urologue et membre de l’académie nationale de médecine, ainsi que des patients.  
    • 11h15 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 11h30 : Table ronde : « L’accès de tous à l’innovation est-il une utopie ? » – Lise Alter, adjointe à la sous-directrice du pilotage de la performance de tous les acteurs de l’offre de soins à la DGOS, Christophe Lala, président directeur général de GE Healthcare France & Benelux, Claude Le Pen, économiste de la santé et Natacha Lemaire, rapporteure générale du conseil stratégique de l’innovation en santé et du comité technique associé.
    • 12h05 : « Un cardiologue sur sa vision d’une innovation, focus sur les valves aortiques percutanées » Trois questions à Hélène Eltcheminoff, cardiologue au CHU de Rouen.
    • 14h00 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 14h15 : « L’innovation pour tous : vision d’un pharmacien hospitalier » Trois questions à Nicolas Martelli, pharmacien à l’hôpital européen Georges Pompidou.
    • 14h30 : Table ronde : « L’impact de l’innovation dans l’organisation des soins » – Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins, Alexandre Tepas, directeur général France d’Urgo médical, et des représentants de l’ARS.
    • 15h10 : « Une économiste de la santé et deux DG CHU/Hôpital sur le développement et la recherche de l’innovation » Trois questions à Marc Penaud, DG du CHU de Toulouse, Lise Rochaix, économiste de la santé et Robert Sigal, DG de l’hôpital américain de Paris.
    • 15h40 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 16h15 : « L’innovation au service des professionnels de santé et des aidants, et si on avançait? » Trois questions à Nicolas Chandellier, président et DG de Becton Dickinson France, Stéphane Regnault, président du Snitem ainsi que des professionnels de santé.
    • 16h45 : Table ronde : « Quel avenir pour les technologies médicales en France ? » – Philippe Berta, député MoDem, Catherine Deroche, sénatrice LR et Claude Evin, avocat et ancien ministre de la santé.
    • 17h15 : Conclusion de la rencontre 
  • Développement durable : l’ANFH développe une appli pour accompagner les établissements de soins

    L’Association Nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) et Primum Non Nocere, agence experte en stratégie RSE et plus globalement en développement durable et santé, sont en train de déployer Terre-Happy, une application permettant aux établissements sanitaires d’identifier et de mesurer les risques pour l’environnement et la santé mais aussi d’adopter plus facilement des gestes éco-responsables.

    Présentée dans un communiqué publié le 6 juin 2019 par l’ANFH, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote de responsabilité sociétale des établissements (RSE), incluant un volet environnemental, lancé en 2015 par l’ANFH PACA en partenariat avec l’ANFH Languedoc-Roussillon. Une soixantaine d’établissements, soit 70 000 agents concernés, sont inscrits dans le projet. 

    Une cinquantaine d’établissements ont pour l’instant adopté cette application. Du 1er au 15 juillet 2019, un « healthtruck » circulera en Occitanie afin de promouvoir les éco-gestes dans le domaine de la santé et présenter Terre-Happy. L’application sera utilisée, à la rentrée, dans 2 instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi), à Montpellier et à Alès.