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  • Le GCS Tesis (La Réunion) met en place des méthodologies d’innovation pour ses projets e-santé

    « La Ruche », tel est le nom de l’espace dédié à la e-santé mis en place par Le GCS Tesis Réunion Mayotte à La Réunion.

    Mettre en place des systèmes d’information et outils numériques qui génèrent de l’usage et soient adoptés par les professionnels de santé et les patients nécessite une adaptation des outils aux besoins et pratiques des utilisateurs.

    Pour y parvenir, grâce à l’impulsion donnée par l’attribution de 30 M€ dans le cadre des projets Territoire de soins numériques, Antoine Lerat, directeur de Tesis, a conçu un espace de cocréation intégrant architecture, technologies et methodologie pour inciter à l’intelligence collective.

    Cette démarche de coconstruction est soutenue par l’Agence Régionale de Santé Océan Indien.

    Concrètement la démarche repose sur l’embarquement par des formats ludiques et participatifs et des techniques de management collaboratif de publics qui n’ont pas l’habitude de travailler ensemble.

    L’espace propose :

    • Un show room des innovations proposées par des start-up du territoire,
    • Un espace de coconstruction dédié aux séances collaboratives doté d’ecrans digitaux et interactifs,
    • Des bureaux partagés en plug and work

    La communication et le management transversal sont des clés du fonctionnement de l’espace.

    Dans le cadre des rencontres Esanté qui se sont tenues du 4 au 7 octobre 2016, plusieurs GCS d’autres régions ont pu expérimenter l’utilité de « la Ruche ».

  • MyHR : « Le gouvernement australien prend très au sérieux la sécurité des données » (porte-parole)

    En août 2016, le dossier numérique de santé australien My Health Record (MyHR) a été pointé du doigt par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de l’Australian Privacy Foundation (APF), une ONG visant à protéger le droit à la vie privée des Australiens.

    Parmi les principales critiques émises par l’expert : l’inutilité du système et la mise en danger des informations personnelles des patients.

    Un porte-parole du ministère de la Santé australien a accepté de répondre à H&TI pour tenter de mieux comprendre le fonctionnement de MyHR. Il nous en dit plus sur l’état actuel du dispositif, les moyens mis en place pour assurer la sécurité des données collectées, les coûts réels de l’outil et les aspects à améliorer.

    My Health Record : retour sur les fondamentaux

    À quoi sert My Health Record ?

    My Health Record est le dossier de santé numérique national australien (il a été lancé en juillet 2012). Il permet à un individu et à ses médecins de partager en ligne de manière sécurisée des informations importantes sur la santé du patient, comme ses antécédents médicaux, les médicaments qu’il prend actuellement, ses allergies, etc. Ce système est surtout bénéfique pour les personnes prises en charge par différents professionnels de la santé ou qui suivent un traitement continu dans le cas de maladies chroniques ou complexes.

    Avec un dossier MyHR, les patients n’ont également pas à répéter sans cesse leurs antécédents médicaux face à un nouveau médecin. Cela peut aussi faciliter les démarches en cas d’urgence médicale : les fournisseurs de soins, comme les hôpitaux connectés au système MyRH, ont un accès direct aux informations du patient.

    Qui peut avoir accès aux données accessibles via MyHR ?

    Les organismes de santé tels que les hôpitaux publics et privés, les médecins généralistes et spécialistes, les pharmacies et les prestataires de santé connexes peuvent tous visualiser et télécharger des documents cliniques stockés sur un dossier personnel MyHR. Les particuliers peuvent eux aussi consulter et télécharger des données relatives à leur santé sur leur dossier.

    En vertu de la Loi 2012 relative à My Health Record, les données de santé de chaque MyHR peuvent être recueillies, utilisées et divulguées « à n’importe quelle fin » à condition d’obtenir le consentement du bénéficiaire des soins. L’une des fonctions du système est « de préparer et de fournir des données anonymisées à des fins de recherche et de santé publique ». Avant que cette loi puisse être mise en œuvre, un cadre législatif pour l’utilisation secondaire du dispositif doit être établie.

    Réponses aux critiques du Dr. Robertson-Dunn

    Selon le Dr. Bernard Robertson-Dunn, MyHR « met en danger les données personnelles de patients ».

    Le gouvernement prend très au sérieux la confidentialité et la sécurité des données personnelles des individus. Le système My Health Record dispose d’outils similaires à ceux utilisés pour la sécurisation des données bancaires, y compris de puissants logiciels de cryptage, des pare-feux et des connexions sécurisées.

    L’outil fonctionne en conformité avec les normes australiennes de sécurité et subit des contrôles indépendants réguliers permettant d’assurer la conformité du système à ces différentes règles et d’évaluer son niveau de vulnérabilité. Ces normes de sécurité sont régulièrement mises à jour pour tenter de contrer au mieux les nouveaux types de cyber-menaces.

    Outre les contrôles techniques du système actuellement en place, il existe toute une série de sanctions pénales et civiles prévues par la Loi 2012 relative à My Health Record, applicables envers ceux qui utilisent délibérément à des fins malveillantes les données de santé d’un individu.

    Le ministère de la Santé australien a révélé l’existence d’une faille de sécurité lors de la publication d’informations de santé anonymisées, a indiqué le 8 octobre 2016 The Saturday Paper. Les données de médecins et de millions de leurs patients seraient concernées.

    Le président du comité de santé de l’APF assure aussi que très peu d’Australiens utilisent MyHR et que, parmi les personnes enregistrées, une minorité se servirait de l’outil. Combien de citoyens utilisent réellement My Health Record ?

    Il y a actuellement plus de 4,2 millions d’Australiens, soit environ 18 % de la population du pays, qui possède un dossier MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces personnes avaient téléchargé plus de 111 000 documents sur leurs comptes, dont 70 000 bilans de santé, plus de 30 000 notes de santé personnelles et près de 12 000 directives préalables à certains soins.

    Il y a par ailleurs plus de 9 000 organisations de fournisseurs de soins enregistrées via le système MyHR. Au 18 Septembre 2016, ces prestataires ont téléchargé plus d’1 million de documents cliniques via le dispositif, dont près de 314 000 bilans de santé partagés, plus de 533 000 bilans de sortie d’hôpital, 108 000 bilans de rendez-vous médicaux et plus de 25 000 lettres de spécialistes.

    Le Dr. Bernard Robertson-Dunn reproche notamment au gouvernement « de n’avoir jamais dit [aux Australiens] comment [MyHR] améliorait le système de soin, ni de quel manière il permettait de réduire les coûts de santé ». Que lui répondez-vous ?

    L’outil a le potentiel pour améliorer l’efficacité du système de santé australien et réduire les coûts dans le domaine de santé :

    • en améliorant l’accès aux informations de santé ainsi que leur qualité (meilleure prise de décision clinique) ;
    • en réduisant le risque de prise de traitement indésirable ;
    • en diminuant le nombre d’hospitalisations évitables ;
    • en réduisant la duplication inutile des examens médicaux ;
    • en améliorant la coordination et la qualité des soins de santé.

    Il peut aussi aider les praticiens à être plus efficaces en réduisant la paperasse (moins d’utilisation de papier, moins de télécopie de dossiers entre collègues, etc.).

    [Aucun chiffre n’a été communiqué par le ministère sur ce point.]

    Combien coûte le dispositif ? Le Dr Robertson-Dunn évoque une dépense annuelle de 400 M AU$ (271 M €). Ce chiffre est-il correct ?

    Non. Dans le cadre du budget 2015-2016 « My Health Record : une nouvelle orientation pour les dossiers électroniques de santé en Australie », le gouvernement australien a annoncé un financement de l’ordre de 455,1 millions de AU$ (308,5 M €) pour poursuivre l’utilisation de MyHR, améliorer le système, renforcer les dispositifs nationaux relatifs à la santé numérique et soutenir les phases d’essais entreprises dans certaines régions. Ce programme de financement doit s’étaler sur trois ans.

    Il point également du doigt le manque de praticité de My Health Record. « Les données sont pour la plupart présentées dans des fichiers PDF (…) [et le dossier doit être complété.] Cela signifie que les notes et les données de chaque visite chez le médecin devraient être répertoriées, ainsi que les résultats de tous les tests effectués (…) »

    La majorité des documents accessible sur MyHR ne sont pas en format PDF, cela vaut notamment pour les bilans de santé partagés, les bilans de rendez-vous médicaux, les prescriptions et les dispenses de médicaments. Nous continuons à travailler avec les fournisseurs de soins et les professionnels de l’industrie pour faciliter encore davantage l’utilisation du système.

    My Health Record est un résumé électronique des données de santé de chaque patient enregistré mis à la disposition de l’individu en question et des fournisseurs de soins concernés. Il ne s’agit pas d’un dossier médical complet : il ne remplace pas les dossiers médicaux détenus par les praticiens et ne modifie pas les obligations actuelles des prestataires de soins, qui doivent continuer à maintenir leurs propres dossiers cliniques détaillés pour chacun de leurs patients.

    MyHR fournit des informations de santé supplémentaires sur le patient dont le praticien peut ne pas avoir accès autrement, par exemple si l’individu a été reçu dans un autre hôpital qu’habituellement ou s’il a consulté un autre médecin.

    Chaque semaine en Australie, entre un à trois médecins prennent en charge un patient pour lequel ils n’ont que peu ou pas de renseignement du tout. Plus d’un cinquième des médecins généralistes font face à cette situation tous les jours. Avec My Health Record, un praticien se trouvant dans cette situation aura accès à au moins une partie des informations sur son patient.

    Avez-vous prévu certains changements pour améliorer l’efficacité du dispositif ?

    Il y a eu, et il y a aura encore, toute une série d’améliorations du système. Au cours de l’année 2015-16, des changements importants ont été apportés. Voici quelques exemples :

    • L’outil a changé de nom : le « Personally Controlled Electronic Health Record » est ainsi devenu « My Health Record ».
    • Son utilisation a été simplifiée pour le rendre plus accessible et permettre aux usagers de créer facilement un dossier mais aussi de mieux gérer le contrôle d’accès à leurs données.
    • Les patients peuvent désormais télécharger une copie de leurs documents de planification préalables aux soins via leur dossier MyHR.
    • Il y a eu aussi quelques changements pour encourager la participation aux essais en cours dans le nord du Queensland et dans la région de Nepean Blue Mountains en Nouvelle-Galles du Sud. Cela comprend notamment l’introduction d’un canal hébergé séparément pour les participants de la zone d’essai pour qu’ils puissent avoir le choix de refuser la création automatique d’un dossier à leur nom s’ils le souhaitent.
    • L’interface de l’outil a été améliorée et modernisée : elle s’adapte désormais automatiquement au type de terminal utilisé (ordinateur, téléphone portable ou tablette).
  • Australie : des millions de données de santé menacées par une faille de sécurité

    Le ministère de la Santé australien vient de révéler avoir commis par inadvertance une infraction potentiellement grave à la loi sur la protection des informations personnelles en publiant de manière insuffisamment sécurisée des données liées au programme national d’assurance sociale (Medicare). Le fuite concerne des médecins généralistes et trois millions de leurs patients.

    Cette annonce a été faite par la ministre de la Santé, Sussan Ley, lors de la conférence annuelle du Royal Australian College of General Practitioners (29 septembre-1er octobre 2016), la plus importante organisation professionnelle de médecins généralistes du pays.

    Cette nouvelle survient alors que le gouvernement est en pleine négociation avec les médecins à propos de la réduction des dépenses dans le secteur.

    Une faille au niveau de l’anonymisation des données privées

    Pour aider les chercheurs à fournir de meilleures analyses et à contribuer à l’élaboration de nouvelles politiques de santé, le ministère de la Santé australien avait rendu public des dossiers de réclamations « dépersonnalisés » concernant des indemnités d’assurance-maladie et certains avantages pharmaceutiques du régime social. Ce procédé concernait un échantillon aléatoire représentant 10 % de la population australienne.

    Problème : sans le vouloir, le ministère a laissé paraître suffisamment d’informations au sein de ses algorithmes pour permettre à un logiciel malveillant adapté de décrypter les numéros brouillés censés remplacer les numéros officiels des médecins, qui sont alors devenus potentiellement identifiables.

    Des analystes du département informatique et des systèmes d’information de l’Université de Melbourne ont mis seulement quelques jours à contourner le dispositif de cryptage. La ministre a révélé que les chercheurs en question avait signalé début septembre à son département l’existence d’une « vulnérabilité » à propos de ces données chiffrées et « que les fournisseurs de soins [logiquement anonymisés] pourraient éventuellement être ré-identifiés ».

    Aucune information sur les patients n’aurait été compromise

    Le département de la gestion des risques du ministère de la Santé fait actuellement l’objet d’importantes discussions au sein du gouvernement afin de savoir comment la divulgation d’informations précieuses a pu être si mal gérée.

    Madame Ley assure aux médecins qu’il n’y avait « aucun nom de fournisseurs de soins dans l’ensemble des données » et qu’aucune information sur les patients n’avait été compromise. Les analystes qui ont signalé le problème indiquent cependant que la ré-identification était possible ; ils ont simplement décidé de ne pas la faire.

    « Nous prenons bien évidemment tout ceci au sérieux et nous présentons nos excuses aux praticiens pour les problèmes que cela pourrait leur causer », a déclaré la ministre aux médecins.

    Une loi pour condamner l’utilisation de données ré-identifiées

    Elle a ajouté que le procureur général, George Brandis, était en train de mettre en place une loi visant à considérer comme une infraction pénale toute publication de données ré-identifiées ou toute action visant à conseiller, faciliter ou encourager leur publication ou communication.

    En réaction à l’annonce de la faille signalée par l’Université de Melbourne, M. Brandis a annoncé que la loi allait être votée au plus vite et que son effet serait rétroactif.

    Dans un article paru le 8 octobre dans The Saturday Paper, la journaliste Karen Middleton se demande pourquoi le gouvernement a attendu plusieurs jours avant d’alerter les médecins et les autres personnes concernées par la faille, alors qu’il est légalement tenu d’avertir immédiatement les individus touchés par une violation de leur vie privée. Le ministère n’a pas encore réagi.

    Pour l’heure, l’ensemble de données concernées n’est plus en ligne. La ministre a indiqué que les informations « ne seront de nouveau accessibles que lorsque tous les problèmes liés à leur potentielle vulnérabilité seront résolus ».

    La protection des données de santé préoccupe l’Australian Privacy Foundation

    > Cette annonce de la ministre de la Santé survient quelques semaines après les critiques émises par le Dr. Bernard Robertson-Dunn, président du comité de santé de l’Australian Privacy Foundation (APF) : l’expert pointe du doigt le dossier numérique de la santé australien, My Health Record (MyHR), qui, selon lui, serait « inutile » et mettrait « en danger les données privées des utilisateurs ».

  • Le « Digital Healthcare Award » lancé par HIMSS et Elsevier en Europe

    Un prix récompensant les résultats les plus marquants de l’utilisation des TIC pour faire progresser la santé et la sécurité des soins en Europe, c’est ce que lancent HIMSS et Elsevier le 10 octobre 2016.

    Les candidatures pour la catégorie « Outstanding ICT Achievement Award » sont ouvertes à tous les professionnels de santé publics et privées basés en Europe.

    Le prix sera officiellement lancé en novembre à l’occasion de la conférence World of Health IT (WoHIT) qui se tiendra à Barcelone.

    Créé en 2013, le prix a déjà récompensé 60 projets de 57 hôpitaux dans 11 pays des régions Asie-Pacifique et du Moyen-Orient. Il est pour la première fois ouvert aux pays européens.

    Les candidatures seront revues par un jury comprenant des DSI et des professionnels de santé de différentes régions du monde:

    • John Rayner, directeur régional de Himss Analytics pour l’Europe et l’Amérique Latine;
    • Dr Peter Edelstein, directeur médical d’Elsevier Clinical Solutions aux Etats-Unis;
    • Elena Sini de l’hôpital Humanitas en Italie;
    • Giovanni Delgrossi, DSI à l’hôpital de Vimercate en Italie;
    • Philippe Kolh, DSI au CHU de Liège; • Vicent Moncho Mas, DSI de l’hôpital de Denia en Espagne;
    • Seamus Mac Suibhne, DSI de eHealth Irlande.
  • Journée mondiale de la santé mentale : lancement de l’application « ePsyClinic »

    Fournir une meilleure connectivité entre patients en médecins, c’est l’objectif d’ePsyClinic, la nouvelle application lancée à l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale le 10 octobre 2016, par la société du même nom.

    Les patients souffrant de douleur, détresse ou tout autre problème peuvent instantanément grâce à cette application se connecter et discuter en étant guidés par des psychologues d’ePsyClinic qui leur apportent un support de premier niveau.

    Sont aussi disponibles sur cette nouvelle application, d’abondantes données permettant de gérer les facteurs de stress.

    « Dès que quelqu’un est en détresse, il peut consulter instantanément avec un conseiller sans avoir à attendre de pouvoir prendre rendez-vous etc. Le processus entier de cette application est extrêmement rationalisé. C’est une application que tout le monde peut utiliser, permettant de trouver de l’aide », explique Shipra Dawar, fondatrice et directrice générale d’ePsyClinic.

  • Propositions du G5 Santé pour la prise en charge des patients et la compétitivité des entreprises

    Bâtir une alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français pour garantir une bonne prise en charge des patients tout en protégeant la compétitivité des entreprises de santé, c’est l’objectif des propositions formulées le 10 octobre 2016 par le G5 Santé à l’occasion de ses 5e Rencontres.

    Le G5 Santé qui rassemble les entreprises bio-Mérieux, Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier et Théa a présenté son livre blanc 2017-2022, «Faire de la France un grand pays des industries de santé; réformer, investir et innover au service des patients».

    Il propose 20 mesures afin d’engager un débat constructif dans le cadre des programmes électoraux de 2017, et notamment de :
    – Déterminer des prix responsables pour les produits de santé : prendre en compte lors de l’évaluation et dans la fixation du prix des innovations thérapeutiques toutes leurs conséquences, notamment de leur impact sur l’organisation des soins, de l’efficience apportée au système de santé et des économies potentiellement générées dans toute la chaîne de soins.
    – Développer la politique de prix facial pour les médicaments largement exportés depuis la France, afin de préserver les installations industrielles sans surcoût pour l’assurance maladie, grâce au versement de remises produit «spécifiques export».
    – Prendre en compte les investissements réalisés en France et dans l’Union Européenne dans la fixation et la révision des conditions de prix du médicament.
    – Améliorer l’efficience du système de santé en prenant en compte les conséquences organisationnelles de l’arrivée des innovations de rupture, qui modifient les prises en charge : mieux utiliser les tests de diagnostic, adapter les parcours de soins, développer la médecine et la chirurgie ambulatoire.
    – Afin d’accroître les partenariats, renforcer le dialogue entre acteurs publics et privés de la recherche médicale, en s’appuyant particulièrement sur ARIIS et AVIESAN, et lancer un Plan national pour l’innovation, notamment pour développer les médicaments de thérapie innovante (MTI).
    – Bâtir une Alliance pour les 5 prochaines années entre pouvoirs publics et industriels de santé français afin d’accroître la compétitivité du territoire national et la représentation de la France dans la politique européenne de santé publique et dans les appels à projet européens, voire mondiaux.

  • Congrès e-Health Research 2016 les 11 et 12 octobre 2016 à Paris

    L’équipe Inserm “Générations et Santé”, en charge de la cohorte E4N co-organise avec l’Aviesan ITMO Santé Publique, Medicen, l’ADELF, la Commission TIC & Santé, et le conseil général de l’Essonne le congrès e-Health Research 2016, les 11 et 12 octobre 2016, à la Cité internationale Universitaire de Paris.

    Le programme comportera les sessions suivantes (les présentations seront faites en anglais)

    • Connected objects and innovative technologies in medical research / Objets connectés et technologies innovantes en recherche médicale
    • E-tools and Big Data: technical and methodological challenges for medical research / Objets connectés et Big Data: enjeux techniques et méthodologiques en recherche médicale
    • E-tools and Big Data: regulatory and ethical challenges for medical research / Objets connectés et Big Data : enjeux éthique et réglementaires en recherche médicale
    • E-tools for prevention and disease management / L’utilisation des TIC pour la prévention et le suivi d’une pathologie
    • Tomorrow’s Medical Research: development of innovative tools with applications in medical research / Le développement d’outils innovants ayant des applications potentielles futures en recherche médicale
    • Sessions “E-Posters” sur les thématiques évoquées ci-dessus.
    • “Elevator Pitch” (présentations de compétences des entreprises)

    Contact chercheur

    Guy Fagherazzi

    Chercheur en épidémiologie

    Organisateur du congrès

    guy.fagherazzi@gustaveroussy.fr

    Tel : 01 42 11 61 40

  • La e-santé s’invite dans nos pratiques

    Une conférence organisée par la Société Mutualiste des Médecins des Alpes-Maritimes et le groupe Pasteur Mutualité.

    Programme

    • 18h – 18h05 OUVERTURE
      • Dr Samuel Berdugo Président de la Société Mutualiste des Médecins des Alpes-Maritimes
    • 18h05 – 18h20 INTRODUCTION
      • M. François Larcher Responsable Innovation de Groupe Pasteur Mutualité
    • 18h20 – 19h00 ÉTAT DES LIEUX : LA E-SANTÉ, OÙ EN SOMMES-NOUS, DE QUOI PARLE-T-ON VRAIMENT ?
      • M. Patrick Malléa Directeur, Stratégie, Innovation, Grands Comptes ACCELIS
      • Questions / Réponses
    • 19h00 – 19h20 L’ÉVOLUTION DE LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE, À L’AUBE DU TOUT NUMÉRIQUE
      • Pr. Olivier Guérin Professeur des Universités, Chef de Service Gériatrie Aiguë et Thérapeutique, Pôle de gérontologie, CHU de Nice
    • 19h20 – 19h40 E-SANTÉ ET VIEILLISSEMENT ACTIF : EXEMPLE D’INITIATIVES EN RÉGION PACA
      • E-santé, prévention de la perte d’autonomie et arrivée de la grande dépendance Mathilde Demory Chef du Pôle Innovation et Prospective en santé, Ville de Nice
    • 19h40 – 19h55 QUESTIONS DE L’AUDITOIRE
    • 19h55 – 20h00 CONCLUSION
      • Dr. Michel Cazaugade Président de Groupe Pasteur Mutualité
  • Le CHI de Fécamp se connecte à la médecine de ville avec l’application Apicéa

    Le CHI de Fécamp a déployé le 13 juillet 2016 la plateforme numérique d’Apicéa qui permet au médecin généraliste de recevoir des alertes pour consulter en ligne les informations liées à l’hospitalisation de son patient (comptes rendus, admissions, sorties…).

    Ce dispositif vient en aide aux médecins de ville qui auront à suivre leurs patients à la sortie de l’hôpital, l’objectif du gouvernement étant de réaliser 50 % de la prise en charge en ambulatoire en 2016.

    « Si un patient est admis aux urgences du Centre Hospitalier Intercommunal de Fécamp, son médecin traitant (s’il est déclaré) en sera informé immédiatement. Ainsi, grâce à la plateforme, pour la première fois il est possible pour un médecin généraliste de suivre le parcours de son patient en temps réel : depuis la décision d’hospitalisation jusqu’au compte rendu d’hospitalisation, les examens réalisés, les traitements en cours ou à prévoir… Tout est désormais en ligne, accessible de façon simple et personnalisée », a expliqué Alexandre Pochon, directeur général d’Apicéa au moment de la présentation de l’application en juillet 2016.

    Apicéa est spécialisé dans les solutions digitales pour les établissements hospitaliers français.

    • La société revendique plus de 170 établissements hospitaliers, dont le Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil (CHIC), l’AP-HP mais aussi des groupes privés comme Ramsay-Générale de Santé ou Elsan.
    • Apicéa propose aujourd’hui des services externalisés de Wifi pour les patients, d’échanges de données médicales ou encore de pré-admission en ligne.
    • La plateforme que propose Apicéa, collecte automatiquement et en temps réel les dossiers médicaux de tous les patients hospitalisés avec les informations disponibles dans le système informatique de l’établissement.
    • Elle est sécurisée grâce à un hébergement sur des serveurs agréés des données de santé à caractère personnel.
  • Tarifs dans les réseaux de soins des complémentaires : le CNPS demande une évaluation publique

    Le CNPS demande, dans un communiqué du 7 octobre 2016, une évaluation publique et contradictoire des réseaux de soins après la publication le 4 octobre 2016 d’une étude réalisée par l’institut Asteres sur les prix moyens des actes observés chez les partenaires des réseaux constitués par les organismes d’assurances complémentaires santé.

    Cette étude montre des diminutions tarifaires variant de 10 à 50 % par rapport au prix moyen du marché des professionnels de santé, permettant, selon l’institut Asteres, une économie de 1Md€ en 2015.

    « Les patients infligent un sérieux désaveu à la logique des réseaux dans un récent sondage, en réaffirmant à 95% leur attachement à la liberté de choisir eux-mêmes leurs soignants, et cela quel que soit le niveau de remboursement de leur complémentaire santé », souligne le communiqué du CNPS qui affirme que « la pression exacerbée sur les tarifs constitue un obstacle à la qualité des soins ».

    Le CNPS ajoute que, dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, il militera « pour l’instauration d’un encadrement national des réseaux de soins et des plateformes, afin d’imposer une négociation nationale entre les OCAM et les syndicats représentatifs des professions ».