Prevention

  • #FASN2018 : Déploiement d’une PTA – retours d’expérience et pistes d’amélioration

    A l’occasion de l’édition 2018 de FASN (« Faire Avancer la Santé Numérique ») organisée le 26 juin 2018 dans les locaux de l’entreprise Care Insight à Paris, plusieurs acteurs impliqués dans des projets de plateforme territoriale d’appui (PTA) ont fait part de leur expérience et ont esquissé des voies d’amélioration possibles de leur dispositif.

    L’atelier, modéré par David Clavereau, responsable du programme Start-ups et économie numérique de la société Care Insight, a réuni les intervenants suivants :
    -Valérie Chereau-Cornu, Directrice de l’Association Odyssée, Responsable de la PTA Odyssée ;
    -Franck Jolivaldt, Directeur du Département Innovation, GCS SESAN ;
    -Chantal Coru, Analyste fonctionnel, Orion Health.

    Genèse, finalités et caractéristiques des plateformes territoriales d’appui (PTA)

    Les PTA ont été instituées par le décret du 4 juillet 2017 relatif aux fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes, pris en application de l’article 74 la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

    L’objectif de ce dispositif est d’apporter un soutien aux professionnels de santé pour la prise en charge des situations complexes à travers 3 types de services :

    •  l’information et l’orientation des professionnels vers les ressources sanitaires, sociales et médico-sociales de leurs territoires pour répondre aux besoins des patients avec toute la réactivité requise. La plateforme peut par exemple identifier une aide à domicile, orienter vers une place en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD), etc. ;
    •  l’appui à l’organisation des parcours complexes, dont l’organisation des admissions en établissement et des sorties. En cela, la plateforme apporte une aide pour coordonner les interventions des professionnels sanitaires, sociaux et médico-sociaux autour du patient ;
    •  le soutien aux pratiques et aux initiatives professionnelles en matière d’organisation et de sécurité des parcours, d’accès aux soins et de coordination. Dans ce domaine, la plateforme appuie de manière opérationnelle et logistique les projets des professionnels.

    La PTA Odyssée s’efforce, depuis 2006 sous une autre forme juridique, de répondre à ces objectifs

    Deux niveaux de réponses opérationnelles

    La plateforme Odyssée est issue d’une réflexion menée par un groupe de professionnels de santé libéraux, hospitaliers et d’acteurs du maintien au domicile. Ces acteurs interviennent dans 134 communes des Yvelines et du Val d’Oise.

    La plateforme est conçue pour apporter deux niveaux de réponses opérationnelles aux professionnels du territoire d’intervention (zone intervention PTA).

    • Niveau 1 : une information et orientation avec une réactivité. Ces réponses sont élaborées en considérant d’un point de vue global les ressources du territoire.
      Ce premier niveau inclut également une aide à la décision pour le professionnel de santé. Les professionnels de la plateforme peuvent également faire des propositions aux professionnels sur certaines situations (aide au diagnostic, aide à la prescription et mise à disposition d’une expertise, etc.).

    • Niveau 2 : un appui lourd à l’organisation des parcours avec réactivité (prise en compte de la demande) avec l’accord du médecin traitant.

    Les professionnels se sont appropriés le dispositif

    À l’échelle du territoire, sont utilisateurs :

    • 15% des malades et proches ;
    • 39% des professionnels de ville ;
    • 46% des hôpitaux.

    Le « succès » de la PTA Odyssée repose sur plusieurs éléments

    Le succès de la PTA Odyssée, d’après Valérie Chereau-Cornu, est attribuable aux facteurs suivants :

    • une gouvernance pluriprofessionnelle ;
    • un fort ancrage territorial ;
    • une réflexion de long cours menée sur la prise en charge des cas complexes ;
    • un « soucis de pragmatisme » qui incite les acteurs de la PTA à faire porter leurs efforts sur les actions « réalistes » et nécessaires à court et moyen termes ;
    • un dispositif complémentaire (mais non substituable) aux autres services existants (CLIC, MAIA, etc.).

    GCS SESAN et la plateforme de coordination Terr-eSanté

    Le GCS SESAN est l’expert opérationnel en systèmes d’information pour les acteurs de santé franciliens. D’après Franck Jolivaldt, directeur Innovation du GCS, « les outils numériques ont vocation à partager la prise en charge des patients avec l’ensemble des acteurs » de santé. L’interaction des professionnels de santé nécessite de pouvoir s’appuyer sur des outils numériques et des dispositifs de partage efficaces. Le GCS SESAN a fait le choix de l’outil Terr-eSanté.

    Terr-eSanté est une plateforme de coordination, d’échange et de partage d’informations, destinée aux professionnels de toutes disciplines, qu’ils exercent en établissements ou dans le secteur libéral. Terr-eSanté intègre des fonctions générales et des parcours thématiques centrés sur le diabète, la périnatalité, l’insuffisance cardiaque, le DCC (Dossier Communicant de Cancérologie) et sur la mission de service public PDSA (Permanence Des Soins Ambulatoires).

    Les Facteurs clés du succès d’une PTA selon le Directeur Innovation du GCS SESAN

    Retours d’expérience – Orion Health

    Analyste fonctionnel chez Orion Health, qui équipe plusieurs acteurs de santé, Chantal Coru évoque le rôle des éditeurs de logiciel en matière d’accompagnement des PTA :

    • Les contextes et les besoins de santé diffèrent d’une région à l’autre : ceci nécessite de développer des outils modulaires et neutres ;
    • Les régions sont porteuses de projets différents : l’outil doit s’adapter aux politiques de santé déployées à l’échelon régional ;
    • Les projets informatiques liés à la mise en œuvre d’une PTA sont complexes : le rôle d’intégrateur est de ce fait important ;
    • Orion Health, d’après sa représentante, bénéficie de deux avantages : des retours d’expériences internationales similaires et un déploiement de ses solutions dans deux territoires de santé numérique (TSN) sur cinq ;
    • Résorber la distance entre l’usager et l’éditeur de logiciel : l’organisation du projet doit dès la phase initiale tenir compte de cet enjeux.

    Les PTA et les SNACs présentent les avantages suivants : ils permettent de rationaliser un existant complexe, au bénéfice des usagers et des soignants, et constituent en cela un « levier de transformation » du système français.

    Les facteurs clés du succès d’une PTA, selon Chantal Coru, Analyste fonctionnel chez Orion Health

    Pour consulter le site internet de la campagne FASN 2018, cliquez ici.

  • Les infrastructures et les TIC sont à la base du potentiel de développement de la Tunisie en santé

    Organisée par le Club Afrique de la Presse Parisienne (CAPP) en collaboration avec l’agence d’information AfricaPresse.Paris et la plateforme d’affaires et de recrutement Convergence, la conférence « Entreprendre en Afrique : les atouts de la Tunisie dans le secteur de la santé » s’est tenue à Paris, le 20 juin 2018.
    Cinq orateurs étaient invités à y prendre la parole, modérée par Alfred Mignot, directeur de AfricaPresse.Paris et Président du Club Afrique de la Presse Parisienne :
    – Philippe de Fontaine Vive Curtaz, Vice-Président honoraire de la BEI ;
    – Mounir Mouakhar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis ;
    – Monder Khanfir, Vice-Président du Tunisia-Africa Business Council ;
    – Dr Maher Zahar, PDG de MIRE ;
    – Dr Khaldoun Bardi, Chirurgien et membre de l’Académie européenne de médecine.

    Ces cinq orateurs ont unanimement déclaré que la Tunisie était un « pays du seuil », soit un pays riche de nombreux atouts présentant de ce fait un potentiel de développement intéressant. D’après les intervenants, la Tunisie veut prochainement devenir une plateforme régionale de santé éventuellement numérique et de recherche : pour soutenir le développement de la santé en Tunisie, 7% du PIB sont dépensés dans le système de santé (pour un profil sanitaire comparable aux pays de l’OCDE), 43 % étant délivrés par le secteur privé.

    L’objectif est à la fois de rendre la Tunisie attractive pour les entreprises de la santé et les investisseurs d’une part, et pour les patients africains et européens d’autre part.

    L’attractivité de la Tunisie vis-à-vis des entreprises et des investisseurs

    La santé et la recherche en santé en Tunisie : des secteurs réunissant des professionnels recherchés

    D’après les intervenants, le système d’éducation et d’enseignement tunisien forme un personnel médical, paramédical et technique très qualifié et d’autant plus recherché que moins coûteux qu’en France, par exemple.

    Par ailleurs, concernant les domaines de la recherche et du développement, la Tunisie a, selon les intervenants, un profil intéressant du fait de ses 6 000 chercheurs, de son technopôle et de ses 111 laboratoires qui lui permettent d’occuper le 46ème rang dans le classement des pays publiant le plus de travaux de recherche scientifique. En outre, la Tunisie est associée à l’UE dans le programme Horizon 2020 : dans ce cadre, ses équipes peuvent postuler et prendre part aux mêmes programmes de recherche que les laboratoires européens.

    Les supports du profil R&D de la Tunisie : infrastructures et TIC

    • Les infrastructures tunisiennes

    Outre ses nombreux laboratoires, la Tunisie dispose d’environ 2 000 centres de médecine, parmi lesquels 167 hôpitaux dont 23 CHU. Ces centres sont répartis dans le territoire d’une façon relativement homogène, de façon à ce que tout Tunisien puisse avoir accès à un centre de soins à moins de 30 km de chez lui. Ce réseau d’établissements auxquels sont associées des équipes de recherches dessine un système de petites localités réunissant soignants, chercheurs et population locale : du point de vue du Dr Maher Zahar, cette facilité d’accès à la population permet de mesurer facilement l’impact de tel ou tel nouveau dispositif ou phénomène et contribue à rendre le profil R&D de la Tunisie intéressant. 

    •  Maîtrise des techniques d’information et de communication

    Le Président de la chambre de commerce de Tunis a rappelé que la Tunisie « est à la pointe des techniques d’information et de communication (TIC) » : ce domaine représente à l’heure actuelle 11 % du PIB de la Tunisie, pays ayant exporté en 2017 1 milliard de dinars de logiciels et de services informatiques.

    Pour faire de la Tunisie une référence internationale, « l’objectif de la Tunisie […] est de créer 80 000 emplois dans ce secteur des TIC » a indiqué Mounir Mouakhar.

    Investissements et santé numérique

    Les intervenants ont indiqué que la Tunisie bénéficie d’un système de « législation souple » dans le domaine de la finance. L’objectif de cette souplesse est d’encourager les investissements étrangers dans le domaine de la santé et de la recherche en santé, investissements en majorité drainés par la santé numérique.

    Le tourisme médical en Tunisie, miroir de l’attractivité du système de santé du pays

    Constat : un pays relativement attractif pour les patients

    Le tourisme médical mène, à l’heure actuelle, environ 400 000 patients étrangers (dont 3% européens) en Tunisie.

    La Tunisie est notamment la deuxième destination africaine la plus prisée dans le cadre du tourisme de la santé, et la deuxième destination mondiale dans le tourisme de la santé pour des soins de thalassothérapie, après la France.

    Cependant, la Tunisie reste classée 36ème sur 41 destination mondiale en santé, les pays comparables à la Tunisie en termes de développement économique et de situation géographique (Liban, Jordanie) étant toutefois moins bien classés que la Tunisie.

    Différents types de tourisme médical

    D’après le Dr Khaldoun Bardi, le terme de « tourisme médical » réunit au moins trois phénomènes qui expliquent le classement de la Tunisie et son attractivité pour les patients :

    • le tourisme du bien-être, représenté par la thalassothérapie, la balnéothérapie, etc. : dans ce cadre, la Tunisie jouit d’une situation géographique intéressante (proche de l’Europe, donc facile d’accès pour les patients européens) et de nombreuses infrastructures disponibles. De plus, la médecine, qui du fait des avancées technologiques devient de plus en plus préventive et associée au bien-être d’après le Dr Maher Zahar, pourrait dans le futur mener vers la Tunisie de plus en plus de touristes à la recherche de « bien-être » ;
    • le tourisme pour les soins dentaires, ophtalmologiques et esthétiques : de même que le précédent tourisme, il concerne des patients atteints par des pathologies peu invalidantes et peu prises en charge par les systèmes d’assurance maladie et de sécurité sociale étrangers. Le caractère bon marché de ces soins en Tunisie attire donc fortement la patientèle étrangère, et elle pourrait l’attirer plus encore si les établissements tunisiens obtenaient des accréditations nécessaires pour devenir une destination de tourisme médical pour les assurances plus que simplement pour les ménages ;
    • le tourisme de la santé menant à la prise en charge de patients très malades. Dans ce cadre, un alignement des procédures tunisiennes de prise en charge des pathologies lourdes sur les protocoles européens ou américain demeure à mettre en œuvre afin de développer ce dernier type de tourisme médical en Tunisie.

    Finalement, un dernier point a été soulevé lors de la clôture de la conférence : la satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de leur propre système de santé.  D’après les intervenants, la population tunisienne serait satisfaite de son système de santé, comparable, pour des raisons historiques, au système de santé français. Cependant, ces dernières années, de nombreux mécontentements auraient été exprimés. Ceux-ci seraient explicables, selon le Dr Zahar, par la baisse du pouvoir d’achat en Tunisie, qui rendrait difficile l’accès aux soins.

  • Le fonds French Tech Seed : 400 millions d’euros pour les start-ups de la French Tech

    Edouard Philippe, Premier ministre français, a annoncé le 21 juin 2018 le lancement d’un nouveau fonds intitulé French Tech Seed à destination des start-ups de la French Tech et géré par Bpifrance.

    Ce fonds de 400 millions d’euros constitue un outil :
    – de financement du pré-amorçage à grande échelle ;
    – pour intervenir directement en fonds propres pour des levées de fonds importantes.

    Il s’agit du troisième volet du Programme d’investissements d’avenir (PIA) dédié au soutien des levées de fonds des start-ups technologiques issues des « apporteurs d’affaires labellisés » :
    • laboratoires ;
    • incubateurs ;
    • SATT.

    Cette annonce s’inscrit dans le plan « Actions start-ups 2018 » annoncé le 25 mai 2018 par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, décliné en 100 actions en faveur de la deep tech (« start-up à forte intensité technologique »).

  • Suivi du cancer : l’AP-HM s’associe à Vitaris pour évaluer l’impact de dispositif de téléassistance

    Assistance Publique – Hopitaux de Marseille (AP-HM) s’est associée en mars 2018 à l’entreprise Vitaris, prestataire de solutions de téléassistance en France, pour lancer une étude clinique, selon un communiqué de l’entreprise diffusé fin mai 2018.

    Cette étude clinique intitulée « PREDOMOS » a fait l’objet d’un appel à projets remporté par Vitaris et vise en partie à évaluer l’impact des dispositifs de téléassistance sur la prise en charge des personnes âgées et isolées atteintes d’un cancer. Elle s’achèvera en 2021.

    Participants et finalités de l’étude

    Lancée en mars 2018, l’étude en question s’intitule PREDOMOS : PREcarité chez le sujet âgé atteint de cancer : Impact sur la qualité de vie d’une approche DOMOtique et par téléassistance pour les patients âgés pris en charge pour un cancer métastatique ou localement avancé et isolés Socialement.

    Cette étude multicentrique et randomisée est menée par les docteurs Daumas et Couderc du service du Pr Villani. Cette étude associe également la « plateforme méthodologique, biostatistique, data management » du Pr Auquier et les docteurs Baumstarck et Loubière.

    Mode opératoire

    L’objectif de cette étude est de faciliter le retour à domicile des patients âgés atteints de cancers traités par chimiothérapie. Pour ce faire, 160 patients seront équipés avec des solutions de téléassistance Vitaris. Dix centres, en région PACA principalement, ont engagé les inclusions en mars 2018.

    Vitaris installe chez les participants un dispositif de téléassistance connectée avancée permettant :

    • de détecter les chutes ;
    • elle contient un pack de sécurité de la maison (incluant les détecteurs connectés de fumée et de monoxyde de carbone) ;
    • un pack de suivi de l’activité et de l’inactivité (avec capteur de mouvement infrarouge) ;
    • un système d’éclairage automatique, permettant de faciliter les déplacements nocturnes ;
    • une écoute active 24h24 et 7j/7.

    Résultats escomptés

    L’objectif de cette étude est de comparer l’impact des équipements de téléassistance, couplés à la domotique et à un suivi social mensuel sur la qualité de vie des patients âgés. Une attention particulière sera accordée à la mesure de l’impact du lien social alimenté par l’écoute.

    Cette étude sera menée jusqu’au début de l’année 2021. Si ses résultats sont concluants, elle devrait permettre de renforcer la sécurité des personnes vivant leur maladie à domicile.

  • L’IA pour lutter contre le diabète : WeHealth by Servier s’allie à la fondation américaine PSDC

    WeHealth by Servier (la direction e-santé du groupe Servier) et la fondation américaine Peter Sheehan Diabetes Care Foundation (PSDC) ont annoncé le 12 juin 2018 un partenariat visant à « renforcer la lutte contre le diabète et ses complications dans les communautés souffrant d’inégalités en matière de santé et d’accès aux soins« , a indiqué le groupe Servier. 

    Ce partenariat émane d’une initiative visant à créer des solutions innovantes utilisant l’intelligence artificielle (IA) dans le but d’agir sur des facteurs notamment culturels et environnementaux à l’origine du diabète.

    Le partenariat

    Le partenariat entre WeHealth by Servier et la Fondation PSDC s’inscrit dans le cadre d’un large programme : le Global Care Initiative, programme à l’initiative de la Fondation PSDC.

    De ce partenariat entre Servier et cette Fondation américaine émaneront plus concrètement deux projets :

    • CarePorts (Community-based health infrastructure) : cette partie du projet vise à encourager la création de cliniques de santé numérique dans le but d’intervenir dans la prévention du diabète et de ses complications dans les communautés ;
    • CareLabs : cette partie du projet consiste en un accélérateur pour entreprises en santé numérique collaborant avec des centres d’innovation internationaux axés sur le développement de technologies d’IA. Le but de CareLabs est de stimuler la création d’applications de prévention du diabète.

    CarePort

    Chaque « CarePort » comportera :

    • des solutions de diagnostic connectées ;
    • une équipe dédiée d’agents de santé communautaire qualifiés. Ce personnel, « entièrement formé par la Fondation PSDC, sera certifié pour l’utilisation des solutions d’IA et en compétences culturelles pour faciliter les relations entre les patients et les professionnels de santé », a précisé Servier.

    Un projet pilote débutera à l’automne 2018 pour mettre en place les premiers CarePorts. Servier et la PSDC prévoient un déploiement à l’échelle mondiale d’ici à 2020.

    Care Labs

    Il est prévu que CareLabs collabore avec des start-ups pour stimuler le développement de solutions de e-santé adaptées aux spécificités des communautés desservies par les CarePorts. Les start-ups qui s’associeront à Servier et à la fondation PSDC dans le cadre de ce projet seront déterminées par un appel à candidature pour une intégration au programme à la fin de l’année 2018. L’appel à candidature sera lancé au début du mois de juillet 2018. Des sessions de présentations auront par ailleurs lieu au mois d’octobre, à New-York, en marge du Prix Galien.

    « WeHealth by Servier accompagnera la Fondation PSDC dans le développement de son réseau CareLabs à travers le financement, le co-développement et la mise sur le marché de solutions issues de la technologie d’IA », a précisé le groupe.

  • Patient monitoring and big data : Medopad strengthens its presence in Singapore

    The UK government announced in late May 2018 that it has been supporting promising companies secure deals around the world, including British artificial intelligence and mobile technology firm Medopad.

    In May, the London-based company – specializing in patient monitoring applications and data analytics – signed two new partnerships with healthcare organizations in Singapore and  Bahamas, creating 100 jobs in Great Britain.

    The Department for International Trade supports Medopad

    The Department for International Trade (DIT) provided advice and guidance on technical, financing and contracting issues. Medopad’s Chief executive, Dan Vahdat, said that the guidance from DIT helped the company to ensure « crucial meetings ».

    Diabetes: a partnership with Singapore agency A*STAR

    DIT’s global network also provided assistance which allowed the UK firm to win a contract with Singapore’s Agency for Science, Technology and Research, better known as « A*STAR« .

    Through this partnership, Medopad and the Singapore organization will jointly develop a monitoring tool to better manage diabetes for 400,000 sufferers, Digitalhealth.net said.

    Medopad is also looking to expand into the United States. The company recently signed a Memorandum of Understanding with the US’s Johns Hopkins University in order to explore new healthcare solutions using machine learning and patient monitoring technologies.

    The DIT also invests in a Chinese university

    TusPark, the science park development body of Tsinghua University in Beijing, is also one of the company which have benefited from assistance from DIT. The UK organization has invested £8 million (€9m; US$10.7m) to create an innovation center in Newcastle, North East England.

    TusPark: £200 million invested in 5 buildings at Cambridge Science Park

    TusPark recently invested $200 million (€229m; US$267m) in five new buildings at Cambridge Science Park, the oldest science park in the United Kingdom, directly creating 14 jobs and offering companies the opportunity to create thousands more in the process.

    The Science Park will include a state-of-the-art « biohub » to provide companies working on innovative healthcare products and technologies with labs and office space.

  • Surveillance des patients et big data : Medopad renforce sa présence à Singapour

    Le gouvernement britannique a annoncé fin mai 2018 qu’il aidait les entreprises prometteuses à conclure des accords à travers le monde, dont la société experte en intelligence artificielle et en technologie mobile Medopad.

    Courant mai, l’entreprise basée à Londres – spécialisée dans les applications de surveillance des patients et l’analyse de données – a signé deux nouveaux partenariats avec des organisations de soins à Singapour et aux Bahamas, créant ainsi 100 emplois en Grande-Bretagne.

    Le Département du commerce international soutient Medopad

    Le Département du commerce international britannique (DIT) a fourni ces derniers mois à Medopad des conseils et des orientations sur des questions techniques, de financement et de passation de marchés. Le directeur général de Medopad, Dan Vahdat, a déclaré que les recommandations du DIT avait aidé l’entreprise à mener à bien des « réunions cruciales ».

    Diabète : un partenariat avec l’agence singapourienne A*STAR

    Le réseau mondial du DIT a par ailleurs fourni à l’entreprise anglaise une assistance qui lui a permis de remporter un contrat avec l’Agence pour la science, la technologie et la recherche de Singapour, plus connue sous le nom d’« A*STAR ».

    À travers ce partenariat, Medopad développera conjointement avec l’organisme singapourien un outil de surveillance visant à mieux gérer le diabète pour 400 000 personnes, précise le site Digitalhealth.net.

    Medopad cherche aussi à s’étendre aux États-Unis. La société a récemment signé un protocole d’accord avec l’université américaine Johns Hopkins dans le but d’explorer de nouvelles solutions de soins utilisant le principe de l »apprentissage automatique (machine learning) et des technologies qui facilitent la surveillance des patients.

    Le DIT investit aussi dans une université chinoise

    TusPark, l’organisme de développement du parc scientifique de l’Université Tsinghua à Pékin, fait également partie des entreprises à avoir bénéficié d’une aide du Département du commerce international britannique. L’organisme gouvernemental a versé 8 millions de livres sterling (9 M. € ; 10,7 M. US$) pour financer la création d’un centre d’innovation à Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre.

    TusPark : 200 M. £ investis dans 5 bâtiments au Cambridge Science Park

    TusPark a récemment investi 200 millions de livres (229 M. € ; 267 M. US$) dans cinq nouveaux bâtiments au sein du Cambridge Science Park, le plus ancien parc scientifique du Royaume-Uni, créant directement quatorze emplois et offrant aux entreprises la possibilité d’en créer des milliers d’autres dans le cadre du projet.

    Le parc scientifique comprendra un « biohub » à la pointe de la technologie afin de permettre aux entreprises travaillant sur des produits et des technologies de santé innovants d’avoir accès à des laboratoires et à des espaces de bureaux.

  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.

  • PHW18 : « Faire du patient un partenaire à part entière du système de santé », Agnès Buzyn

    Lors de la conférence inaugurale de la Paris Healthcare Week 2018, ce 29 mai 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a rappelé les axes prioritaires de son action :
    • catalyser un changement de culture vers plus de prévention ;
    • réduire le reste à charge des patients ;
    • faire de la télémédecine un levier de réduction des disparités d’accès aux soins ;
    • adopter des indicateurs de qualité et de sécurité pour 10 pathologies ;
    • replacer le patient au cœur du système de santé ;
    • favoriser l’usage des big data de l’intelligence artificielle et des innovations en santé.

    De nombreuses actions engagées en faveur de la transformation du système de santé depuis 2017

    Depuis sa prise de fonction en mai 2017, la ministre des Solidarités et de la Santé et ses partenaires ont rendu publics plusieurs plans d’action en faveur d’une reconfiguration du système de santé, à savoir la stratégie nationale de santé et le plan d’égal accès aux soins.

    Le plan « priorité prévention » est en cours d’élaboration. Sont également à l’étude des stratégies d’évolution du système de santé demandé par le Premier ministre, à la suite de son discours d’Eaubonne du 13 février 2018 sur la « stratégie de transformation du système de santé ».

    La situation budgétaire et financière des hôpitaux est préoccupante, rappelle la ministre : « nous devons tout faire pour y répondre, c’est l’enjeu de la transformation du système de santé ». Il convient, à cet effet, de « nous interroger sur les fondements de l’organisation du système de santé français et de mieux articuler les soins hospitaliers et de ville », poursuit-elle.

    Adopter des financements au parcours et au forfait dès 2019

    La Ministre en appelle à la « diversification des modes de rémunération » des professionnels de santé. Elle « souhaite ainsi des financements aux parcours, aux forfaits, qui soient de nature à favoriser la pertinence des soins ».

    Agnès Buzyn a confié à Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (DREES), une mission sur l’évolution des modes de financement de l’ensemble du système de santé. Les résultats de cette mission seront intégrés au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et seront effectifs à compter de 2019.

    «Nous devons intégrer des actions de prévention à notre système de santé » 

    La Ministre travaille à la réorganisation du système de santé, dont elle a fait l’une des priorités de son ministère: « Nous devons mettre en œuvre un changement profond dans l’organisation de nos soins. L’essor des GHT (groupements hospitaliers de territoire) doit à ce titre se poursuivre ». Agnès Buzyn rappelle la nécessité d’améliorer la coopération et le décloisonnement entre les acteurs hospitaliers et les acteurs de ville et du secteur médico-social. Les actions de préventions seront valorisées.

    Le système de santé français est confronté à quatre transformations majeures

    Le système de santé subit de nombreuses pressions, rappelle la ministre : « des efforts seront nécessaires pour le maintenir à un haut niveau de performance ». Ses « faiblesses » sont attribuables à plusieurs facteurs : prévention insuffisante, lutte imparfaite contre les facteurs de risque, permanence des inégalités sociales de santé, etc.

    Agnès Buzyn énumère quatre transformations majeures auxquelles son administration s’efforce de répondre :

    • La transition épidémiologique : les patients sont plus âgés et atteints de pathologies chroniques parfois complexes qui nécessitent de repenser les parcours.
    • L’accès aux soins : les inégalités territoriales d’accès aux soins ne cessent de se creuser. Il convient à ce titre de « mieux réfléchir territorialement sur les filières de prises en charge » pour garantir à tous l’accès au système de santé, rappelle la Ministre.
    • Les évolutions scientifiques, techniques et numériques : les progrès en la matière se poursuivent : « il nous faut plus d’agilité et de réactivité » pour étendre la marge de manœuvre des industriels de santé et de la recherche publique, et pour donner aux professionnels de santé les moyens de s’approprier ces innovations.
    • Recentrer le système de soins autour du patient : « Nous ne pouvons négliger le savoir du patient atteint de maladies chroniques, parfois rares », affirme Agnès Buzyn, qui annonce ainsi vouloir faire du patient un « partenaire à part entière du système de santé ». 

    Agnès Buzyn rappelle les axes prioritaires de la stratégie nationale de santé  

    Amorcer le virage préventif du système de santé

    La Ministre veut insuffler un « changement de culture vers plus de prévention ». Ce changement doit être porté par tous les professionnels de santé. Les ministres de l’enseignement et de la santé ont à ce titre lancé le service sanitaire, le 26 février 2017, qui vise à familiariser les étudiants avec les outils de prévention et d’éducation à la santé pour leur exercice médical future. Effectif à la rentrée 2018, il concernera 47 000 étudiants en santé, appelés à devenir des « ambassadeurs de la prévention dans tous les milieux de vie ».

    Réduire le reste à charge des patients

    « Le reste à charge est trop important » : nous travaillons sur un panier de soins de qualité totalement pris en charge pour l’optique, le dentaire et l’audio prothèse :« Nous devrions aboutir avant la fin de l’année, à la mise en œuvre progressive du reste à charge zéro pour nos concitoyens », affirme-t-elle.

    Faire de la télémédecine un levier de réduction des inégalités d’accès aux soins

    Il est impératif de « faciliter l’accès aux soins ». Le plan d’égal accès aux soins lancé en octobre 2017 avec le Premier ministre constitue le dernier jalon d’une succession de plans de santé lancées par les ministres pour réduire les disparités d’accès aux soins. Agnès Buzyn souhaite notamment faire de la télémédecine et de la réorganisation territoriale, des leviers effectifs de réduction des inégalités territoriales de santé.

    La télémédecine est « l’une des avancées organisationnelles », inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. La ministre précise que l’accord conventionnel est en cours de finalisation et va être signé prochainement. Il sera « transposé à l’hôpital dans les mêmes délais d’entrée en vigueur ».

    Adopter des indicateurs de qualité pour 10 pathologies

    La Ministre a demandé à la Haute autorité de santé d’élaborer des indicateurs de qualité de parcours qui porteront sur les 10 pathologies chroniques les plus fréquentes. Ces indicateurs seront rendus publics à la fin de l’année 2018.

    Favoriser les innovations en santé, l’usage du big data et de l’intelligence artificielle

    L’ innovation constitue le 4e axe de la stratégie nationale de santé. Il convient « tenir compte des apports des grandes données de santé et de l’intelligence artificielle », conformément aux orientations décrites par le président Emmanuel Macron dans son discours du 29 mars 2018.

    Le dossier médical partagé va être généralisé en septembre 2018 et permettra l’accès en ligne pour chacun des usagers du système de santé, à ses propres données médicales. Enfin, il convient d’engager le chantier de la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions.

    La Paris Healthcare week a débuté le mardi 29 mai et se poursuit jusqu’au jeudi 31 mai 2018. Les équipes de Health & Tech Intelligence y participent et couvrent en direct l’évènement, dont le programme est consultable sur ce site internet. 

  • Chaire Avenir santé numérique : Mines Saint-Etienne va évaluer la performance des TIC en santé

    La Fondation de l’Avenir Pour la recherche médicale appliquée et l’Ecole des Mines Saint-Etienne ont signé le 23 avril 2018 une convention d’entrée de l’école dans la chaire Avenir Santé Numérique.

    La contribution du Centre Ingénierie et Santé (CIS) des Mines Saint-Etienne va porter sur l’évaluation de la performance des nouvelles technologies en santé.

    Pour rappel, la chaire, mise en place en janvier 2018 pour une durée de trois ans et portée par La Mutualité Française, l’Université de Paris-Est Créteil et des chercheurs affiliés à l’Inserm, se donne pour objectifs de “permettre le développement d’approches innovantes pour la conception de nouveaux produits, d’évaluer la performance d’une organisation de soins et d’évaluer l’émergence des modèles de soins intégrés avec des patients devenant acteurs-utilisateurs”.

    Le titulaire de la chaire est le Dr Tu Anh Duong, dermatologue au CHU Henri Mondor.

    Une convention pour l’évaluation de performances des filières de soins intégrant les TIC en santé

    La signature de la convention s’est déroulée en présence de Dominique Letourneau, président du directoire de la Fondation de l’Avenir, Maurice Ronat, président du groupe Eovi Mcd mutuelle, Rémi Bouvier, directeur général d’Eovi Mcd santé et services, et Pascal Ray, directeur des Mines Saint-Étienne.

    “Notre programme de recherche portera sur des aspects de modélisation de flux et filières de soins intégrant des nouvelles technologies en santé, évaluation de performances des filières de soins intégrant le numérique en santé (données de santé et prédiction)”, a expliqué Vincent Augusto, enseignant-chercheur au Centre Ingénierie et Santé (CIS), département Ingénierie des Systèmes de Soins et des Services de Santé (I4S) et référent École pour la chaire.

    « L’entrée de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne dans la Chaire Santé Numérique représente une force de frappe intéressante en ingénierie santé qui se met au service de l’évaluation et de l’intégration de la santé numérique comme outil et objet de recherche », a précisé Dominique Letourneau. 

    Cette convention comprend une dotation triennale de 150 000 euros, ce qui permettra l’embauche au CIS d’un post-doctorant sur ces thématiques d’évaluation des dispositifs : efficacité et qualité des technologies telles que la téléconsultation, les connexions de suivi et de prévention de santé…