Prevention

  • Des expériences en santé personnalisées, un des 11 principes pour préparer la santé 2030 selon l’IES

    Le Lab Santé de l’Institut Esprit service (IES) a réuni, mardi 22 mai 2018, des acteurs et écosystèmes (entreprises, universités, administrations, associations, experts, membres du Medef) autour de la question « Quelle santé d’ici 2030 ? ».

    Cette journée a été l’occasion de travailler ensemble, dans une démarche prospective, sur les questions de la e-santé, de la transformation des métiers de la santé, de la mutation des écosystèmes et de la gouvernance ou encore de la place de l’usager. 

    Le Lab Santé 2030 a émis onze lignes directrices : « plus que des propositions successives, celles-ci sont à prendre comme un tout pour accélérer la mise en œuvre d’un programme d’infusion, de transformation, d’accompagnement ».

    Parmi ces avis : « bénéficier des opportunités de l’IA dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode » ou encore « offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles ».

    11 lignes directrices pour préparer la santé 2030

    IA et données de santé

    1/ Remettre l’humain et la dimension relationnelle en priorité au cœur de l’expérience de santé, physique et digitale, et co-construire avec toutes les parties prenantes un parcours de vie efficient, évolutif et contextualisé, fiable et garant le plus longtemps possible d’une autonomie en bonne santé.

    2/ Faciliter une innovation en santé qui intègre les ruptures sociétales, technologiques et scientifiques le plus en amont possible pour accélérer les mutations internes au sein de chaque acteur, des écosystèmes et disposer d’une gouvernance efficiente.

    3/ Offrir des expériences en santé riches en services et personnalisées en fonction des problématiques individuelles et non plus seulement globales ou selon un modèle unique applicable à tous.

    4/ Travailler sur l’évolution des modèles économiques en santé et la couverture des territoires en favorisant les mutualisations, les interopérabilités, les modèles de financement et de revenus multi-sources, l’autonomie croissante des établissements.

    5/ Répondre aux enjeux et bénéficier des opportunités de l’intelligence artificielle dans le monde de la santé avec réalisme et sans effet de mode, tout en y introduisant des principes éthiques et de responsabilisation, de validation des algorithmes en lien avec le droit et la protection des données et des personnes.

    6/ Apporter des réponses cohérentes à l’ensemble des enjeux sur la donnée de santé,en particulier en termes de valorisation, collecte, analyse, prédictibilité, protection,transparence, régulation.

    Accompagner les mutations des métiers de la santé

    7/ Sensibiliser et former dès le plus jeune âge le citoyen à prendre soin de lui-même en tant que personne dans une politique volontariste d’éducation à la santé et de prévention.

    8/ Accompagner les mutations des métiers actuels, faciliter la création de nouveaux métiers complémentaires et substitutifs, intensifier pour les professionnels de santé les programmes d’acculturation et de formation au numérique, à la fois sous les angles technologiques, médicaux et d’usages.

    9/ Renforcer l’ouverture de la santé vers les autres secteurs d’activité dans un contexte d’internationalisation croissante pour notamment créer des synergies et accélérer l’intégration des ruptures technologiques, sociétales et économiques.

    10/ Amplifier les coopérations plurielles et internationales entre acteurs et les hybridations entre établissements publics et privés, associations, entreprises,monde académique, pour renforcer au plan européen nos écosystèmes de santé et généraliser les expérimentations réussies.

    11/ Mettre du sens, de la confiance, de l’éthique, de l’efficience, de l’équité et de la responsabilisation au cœur des enjeux de chaque acteur de santé en accélérant les transformations culturelles, managériales et organisationnelles.

  • Chine : le géant de la télémédecine Good Doctor entre en bourse à Hong Kong pour 934 M€ (1,12 Md USD)

    Le South China Morning Post a rapporté fin avril 2018 que Good Doctor (Ping An Insurance Group), la plus grande plateforme de soins en ligne de Chine, prévoyait une entrée en bourse sur le marché de Hong Kong. La société a annoncé qu’elle espèrait lever 8,77 milliards HKD (934 M € ; 1,12 Md USD) pour l’occasion.

    Si l’opération aboutit, il s’agirait pour Hong Kong de la plus importante entrée en bourse d’une entreprise basée sur internet depuis l’introduction de ZhongAn Online Property & Casualty Insurance en septembre 2017, qui avait alors levé 11,9 milliards HKD (1,3 Md € ; 1,5 Md USD).

    Good Doctor veut s’imposer sur la scène internationale

    Les actions ont commencé à être négociées sur le marché principal début mai.

    « Nous voulons utiliser les bénéfices de [l’OPI] pour développer notre activité et financer de futures acquisitions nationales et internationales », a déclaré Wang Tao, président et chef de la direction de l’application médicale Good Doctor.

    4,32 Mds HKD recueillis par les investisseurs principaux de Good Doctor

    Sept investisseurs de premier plan devraient recueillir 4,32 milliards HKD (460 M € ; 550 M. USD) : BlackRock (États-Unis), Capital Research and Management Company (États-Unis), le fonds d’investissement du gouvernement de Singapour GIC Private, le bureau d’investissement du régime de pensions du Canada, Pantai Juara Investments, qui est détenu en propriété exclusive par le fonds d’investissement du gouvernement malaisien, CT Bright Holdings, une unité d’investissement du conglomérat thaïlandais CP Pokphand, et Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup et JP Morgan (États-Unis) feront office de co-sponsors.

    40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise

    Selon les informations officielles, environ 40 % du produit net servira à l’expansion de l’entreprise, au niveau notamment de son commerce électronique, de l’embauche de professionnels de la santé mais aussi de la vente, de l’acquisition de nouveaux utilisateurs et du financement des activités de marketing.

    Un peu moins d’un tiers sera affecté au financement d’investissements ou d’acquisitions potentiels en Chine et à l’étranger ; un cinquième sera consacré à la recherche et au développement ; le reste servira à financer le fonds de roulement et les objectifs généraux de la société.

    Good Doctor : l’une des « licornes » chinoises les plus prometteuses

    Grâce à son équipe médicale interne et à des partenariats conclus avec des hôpitaux et des pharmacies, Good Doctor offre actuellement quatre services en ligne majeurs (des consultations avec des médecins mais aussi des services soins, de gestion de la santé et de bien-être) ainsi qu’un centre de santé en ligne où les acheteurs peuvent acheter des médicaments et des dispositifs médicaux.

    193 millions d’utilisateurs

    La filiale de Ping An Insurance Group est actuellement la plus grande plateforme médicale en ligne en Chine de par son nombre d’utilisateurs. Fin 2017, 193 millions d’utilisateurs étaient enregistrés sur l’application.

    Une croissance normale

    La société a enregistré une perte d’1 milliard de yuans ( 132 M. € ; 158 M. USD) en 2017, sa troisième perte annuelle, mais Lee Yuansiong, directeur général adjoint de Ping An Insurance Group, a déclaré que cela était normal pour une « licorne »* technologique en cours de développement.

    « Les licornes suivent habituellement quatre phases : la construction de scénarios, l’obtention de trafic[/d’utilisateurs], la génération de revenus et la génération de profits, a ajouté M. Lee. Good Doctor est toujours dans la phase d’obtention d’utilisateurs (…) »

    Il a par ailleurs indiqué que Ping An Insurance Group et Good Doctor coopéreraient étroitement sur les activités à venir et qu’il était optimiste sur l’évolution de l’application.

    * Une licorne (« Unicorn » en anglais) est une start-up valorisée à plus d’un milliard de dollars américain (836 M. €).

  • China: Telemedicine giant Ping An Good Doctor plans an IPO on the Hong Kong market for $1.12bn

    The South China Morning Post reported in late April 2018 that China’s largest online healthcare platform Good Doctor (Ping An Insurance Group) was planning an IPO on the Hong Kong market. The company has announced that it hopes to raise a flotation of HKD 8.77 billion (€934m; US$1.12b).

    If priced at the top, it could be the city’s biggest flotation by an internet-based business since ZhongAn Online Property & Casualty Insurance’s blockbuster IPO in September 2017 – the company raised HK$11.9 billion (€1.3bn; $1.5bn).

    Good Doctor wants to expand internationally

    Shares started trading on the main exchange on May.

    “We want to use the [IPO] proceeds to expand our business, and fund future domestic and overseas acquisitions,” said Wang Tao, chairman and chief executive officer of Good Doctor. 

    Good Doctor’s investors will put a combined HK$4.32 billion into the float

    Seven cornerstone investors will put a combined HK$4.32 billion (€460; US$550m) into the float: BlackRock (US), Capital Research and Management Company (US), the Singapore government’s investment fund GIC Private, Canada Pension Plan Investment Board, Pantai Juara Investments, which is owned by the Malaysian government’s investment fund, CT Bright Holdings, an investment unit of Thailand’s conglomerate CP Pokphand, and Swiss Re Direct Investments Company.

    Citigroup and JP Morgan (US) will act as the joint sponsors.

    40% of the net proceeds will be used to expand the business

    According to official information, about 40% of the net proceeds will be used to expand the business, including its e-commerce business, hiring sales and medical professionals, acquiring new users and funding marketing activities.

    Just under a third will be devoted to funding potential investments or acquisitions in China and abroad; a fifth will be allocated to research and development; the rest will be used for working capital and general corporate purposes.

    Good Doctor: one of the most promising Chinese « unicorns »

    Thanks to its in-house medical team and partnerships with hospitals and pharmacies outlets, Good Doctor offers four major online services (doctors consultations, consumer health care, healthcare management and wellness interaction) as well as an online health mall where shoppers can buy medicines and medical devices.

    193 million users

    The Ping An subsidiary is currently China’s largest online health care and medical platform by user numbers. At the end of 2017, 193 million users were registered on the application.

    A classic growth

    The company recorded a loss of 1 billion yuan (€132million euros; US$158m) in 2017, its third annual loss, but Lee Yuansiong, deputy chief executive officer for Ping An Insurance Group, said that this was normal for a tech « unicorn »* in its early phase.

    « Unicorns usually have four phases: building scenarios, obtaining traffic, generating revenue, and generating profit, » Mr Lee said. « Good Doctor is still in the obtaining users and traffic phase. »

    He also said that Ping An Insurance Group and Good Doctor will cooperate closely on businesses in future and that he was optimistic on the latter’s outlook.

    * A « unicorn » is a privately held startup company valued at over US$1 billion (€836m).

  • Ouverture des candidatures au Lab Santé, hackathon sur le thème de l’innovation en santé et de l’IA

    Avec le mécénat de la Fondation MACSF, Start Up Inside et l’Institut Pasteur organisent le Lab Santé : un hackathon ouvert à tous, qui se tiendra du 1er au 3 juin 2018, sur les thèmes de l’innovation en santé et de l’intelligence artificielle.

    Il réunira une soixantaine d’entrepreneurs de tous horizons : chercheurs, UX et UI designers, développeurs, data scientists, intrapreneurs de grands groupes et professionnels de santé.

    Des experts rejoindront une équipe pluridisciplinaire pour incuber un projet : de la problématique à la solution, en passant par un prototypage pour transformer une idée en start-up.

    Pour candidater, suivre ce lien.

    Plus d’informations auprès de Annie Cohen – 01 71 23 83 69 – annie.cohen@macsf.fr ou Aurélie Zanussi – 01 71 23 73 98 – aurelie.zanussi@macsf.fr

  • 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, Paris, 15-16 mai 2018

    La 2e édition du Forum franco-québécois de l’innovation en santé, organisée par Medicen Paris Région, Medteq, Aviesan et l’ensemble de leurs partenaires, se tiendra à Paris les 15 et 16 mai 2018.

    L’événement qui rassemble chercheurs académiques et cliniciens, universitaires, entreprises de toute taille, hôpitaux, pôles, organismes publics, investisseurs et experts, met à l’honneur les thématiques suivantes :
    • santé numérique ;
    • imagerie médicale ; 
    • écosystèmes d’innovation
    • biomatériaux et médecine régénératrice ;
    • santé musculo-squelettique et biomécanique.

    Tous les détails sont disponibles via ce lien.

    Informations pratiques

    L’inscription est gratuite.

    Contacts :

    Olivier Fontaine : ofontaine@medicen.org

    Alexandra Da Costa : adacosta@medicen.org

    Natasha Brachet : natasha.brachet@innovitech.com

    Edith Lamoureux : edith.lamoureux@economie.gouv.qc.ca

    Le programme

    • MARDI 15 MAI 2018

    8h00 ACCUEIL CAFE

    8h30 MOTS DE BIENVENUE Alexis GENIN, Head of Research and Technology Development, ICM ; Line BEAUCHAMP, Déléguée générale et représentante personnelle du premier ministre du Québec pour la Francophonie ; Claire GIRY, Directrice Générale Déléguée de l’Inserm, Jacques MILETTE, Président du Conseil d’Administration, MEDTEQ ;Christian LAJOUX, Président, Medicen Paris Region

    9h00 CONFÉRENCES INTRODUCTIVES

    Carl-Eric AUBIN, Professeur, Département génie mécanique, Polytechnique Montréal / Chercheur, CHU Sainte-Justine / Directeur exécutif et scientifique, Institut TransMedTech ; François BERTRAND, Professeur, Directeur Recherche, Innovation et Affaires Internationales, Institut TransMedTech, Polytechnique Montréal ; Franck LETHIMONNIER, Directeur Institut Technologies pour la Santé, Aviesan

    10H00 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session québécoise

    Modérateur: Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ

    Gilles SOULEZ, Professeur Titulaire, Directeur du Département de Radiologie, Radio-Oncologie et Médecine Nucléaire, Centre hospitalier Universitaire de Montréal; Samuel KADOURY, Professeur responsable de la Chaire de recherche du Canada en interventions assistées et imagerie médicale, Polytechnique Montréal ; Roger LECOMTE, Professeur titulaire, Université de Sherbrooke – Département de médecine nucléaire et de radiobiologie & Guillaume POIRIER, Président IR&T (Sherbrooke) – le point de vue de l’industriel

    11H00 PAUSE CAFÉ

    11H15 IMAGERIE DIAGNOSTIQUE ET INTERVENTIONNELLE – session française

    Modérateur: Pr Guy FRIJA (HEGP, AP-HP)

    Hélène VERNHET-KOVACSIK, PU-PH, Chef du Département de Radiologie, Centre Hospitalier Arnaud de Villeneuve de Montpellier ; Mickaël TANTER, Directeur de l’unité Physique des ondes pour la médecine, Directeur adjoint de l’Institut Langevin (Paris) ; Jérôme KNOPLIOCH, Chief Engineer, Director of Architecture, GE Healthcare (Buc)

    12H15 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13H30 SANTÉ NUMERIQUE – session québécoise

    Modérateur : François BERTRAND (Polytechnique Montréal)

    Alan EVANS, Professor of Neurology and Neurosurgery, Psychiatry and Biomedical Engineering, McGill, Scientific Director of Healthy Brains for Healthy Lives (à confirmer) ; Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    14H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – SANTÉ NUMÉRIQUE – session française

    Modérateur : Philippe GESNOUIN (EIT Health and EIT Digital, INRIA), Jean MARTY, PU-PH, Chef de pôle Réanimation & anesthésie, CHU Henri Mondor, AP-HP ; Xosé M FERNANDEZ, Chief Data Officer, Institut Curie ; Carlos JAIME, Country Manager France, InterSystems 

    15h30 RENCONTRES B2B En parallèle, visite des plateformes de l’ICM

    18h30 COCKTAIL RÉSEAUTAGE

    • MERCREDI 16 MAI 2018

    8h00    ACCUEIL CAFÉ

    8h30 SANTÉ MUSCULOSQUELETTIQUE – BIOMÉCANIQUE ET BIOLOGIE MOLÉCULAIRE – session québécoise

    Modérateur : Pr Carl-Eric AUBIN (Polytechnique Montréal)

    Antonio NANCI, Chaire de recherche du Canada en Tissus calcifiés, biomatériaux et imagerie structurale / Directeur du Département de stomatologie, Faculté de médecine dentaire, Université de Montréal ;  Maxime RAISON, Professeur agrégé au Département de génie mécanique, Polytechnique Montréal ;  Alain MOREAU, Professeur, Faculté de médecine dentaire et Chercheur CHU Sainte-Justine / Co-fondateur et directeur scientifique, Inception Therapeutic

    9H30 APPROCHES TECHNOLOGIQUES – MÉDECINE RÉGÉNÉRATRICE ET BIOMATÉRIAUX – session française

    Modérateur : Didier LETOURNEUR, Directeur, INSERM 1148, Laboratoire de Recherche Vasculaire Translationnelle, Hôpital Bichat (Paris)

    Emmanuel MARTINOD, PU-PH, Chirurgie thoracique et pulmonaire, Hôpital Avicenne, AP-HP (Bobigny) ; Alain LAMPROYE, Directeur Général, Laboratoire pharmaceutique YposKesi (Evry) ; Joelle AMEDEE, Directrice de recherche,  Laboratoire Inserm U1026, Université de Bordeaux, Bioingenierie Tissulaire (BioTis)

    10h30 PAUSE CAFÉ

    10h45 SESSION DE PITCHS ACADÉMIQUES / CLINIQUES

    12h00 DÉJEUNER RÉSEAUTAGE

    13h30 TABLE RONDE « LE QUÉBEC : UN ÉCOSYSTEME D’INNOVATION EN SANTÉ UNIQUE »

    Modérateur : Alexandre LE BOUTHILLIER, Fondateur d’Imagia

    Philippe JOUVET, Professeur titulaire, Chef du service des Soins Intensifs Pédiatriques et responsable scientifique de l’Unité d’évaluation des technologies et modes d’intervention en santé, CHU Sainte-Justine (Montréal) ; Jacques DE GUISE, Directeur du laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO), CRCHUM (Montréal) ; Carl-Éric AUBIN, Professeur titulaire, Département de génie mécanique (Polytechnique Montréal), CHU Sainte-Justine, Directeur exécutif et scientifique de l’Institut TransMedTech (Montréal) ; Diane CÔTÉ, Présidente Directrice Générale, MEDTEQ (Montréal) ; Marie MEYNADIER, Présidente, EOS Imaging Montréal ; Don OLDS, CEO, Neomed Institute

    14h30 SESSION DE PITCHS INDUSTRIELS

    15h30 PAUSE CAFÉ

    15h45 TABLE RONDE « LE SYSTÈME D’INNOVATION FRANÇAIS »

    Modérateur : Représentant de Medicen Paris Region, Valérie VILGRAIN, PU-PH, Chef de service de radiologie, Hôpital Beaujon, AP-HP

    Christophe CANS, Directeur Senior Marketing stratégique, INSERM Transfert, Marc BONNEVILLE, Président de l’ARIIS – Alliance pour la Recherche et l’Innovation des Industries de Santé; Marco PINTORE, Délégué Général, Alsace BioValley ; Alexandre LE GUILCHER, Direction Innovation R&D, Evolucare Technologies ; Jean-Marc GROGNET, Directeur Génopole (Evry)

    16h45 CONCLUSIONS – MEDTEQ, Aviesan et Medicen Paris Région

    17h00 CLÔTURE DU FFQIS

  • « Startup Lions » : un road trip entrepreunarial à la rencontre des start-ups africaines de la e-santé

    De 2014 à 2017, Samir Abdelkrim a sillonné les routes en construction de la tech africaine. Des hauts plateaux éthiopiens aux collines de Kigali, des techs hubs de Tunis ou de Lagos aux hackatons de Dakar, il a exploré les écosystèmes numériques de plus de 20 pays et rencontré plus de 185 entrepreneurs, dont un bon nombre dans le domaine de la e-santé.

    « Ce qui motive ces entrepreneurs, c’est de trouver des solutions aux problèmes de leurs pays, conquérir de nouveaux possibles, changer le monde des hommes grâce au pouvoir des bits », écrit-il dans l’ouvrage qu’il a écrit à la suite de cette aventure, Startup Lions, paru fin 2017 et destiné aux industriels qui souhaitent investir, aux personnes ayant un projet de start-up en Afrique, à ceux qui sont curieux de découvrir l’expérience de ces entrepreneurs, etc.

    Health&Tech Intelligence vous propose une chronique de cet ouvrage en mettant en avant les start-ups de la e-santé et les projets associés identifiés par Samir Abdelkrim.

    « Notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique »

    « D’après nos statistiques, le taux de mortalité infantile des bébés de moins d’un an est passé de 47‰ en 2009 à 31‰ en 2015 », explique Erick Gaju, directeur du département de télémédecine au ministère de la Santé du Rwanda. Il attribue cette réussite au déploiement de RapidSMS, première appli de télémédecine déployée à grande échelle en Afrique et utilisé jusque dans les villages les plus reculés. RapidSMS est l’une des nombreuses innovations mises en avant par Samir Abdelkrim dans Startup Lions. Selon cet entrepreneur également chroniqueur pour Le Monde, « notre avenir s’invente aujourd’hui en Afrique ».

    Il revient sur l’histoire de ce développement rapide et phénoménal des TIC en Afrique – « de l’hyperabsence du téléphone à l’hyperprésence du mobile » par exemple ou encore le déploiement des tech hubs – au nombre de 500 en 2017, seulement dix ans après le début de la révolution numérique. Il explique surtout que « contrairement à ce qui se passe en Occident, où l’innovation peut avoir tendance à privilégier une certaine élite technologique, en Afrique, l’innovation est radicalement inclusive ». Les considérations ethniques, religieuses ou de sexe n’entrent pas en compte pour la créations de start-ups comme de hubs.

    Start-ups de la e-santé de l’African tech

    Certes, les TIC en Afrique peuvent servir à communiquer, à gérer son bétail, à désenclaver les agriculteurs, à recenser le nombre de tracteurs ou surtout à payer ses factures via téléphone. Cependant, Samir Abdelkrim a aussi découvert lors de son enquête de nombreuses start-ups et des solutions numériques dédiées à « sauver des vies », parmi lesquelles :

    • Gifted Mom au Cameroun : cette appli créée en 2013 compte plusieurs dizaines de milliers d’utilisatrices. La start-up répond par SMS aux questions que se posent les femmes enceintes. Elle les accompagne tout au long de leur grossesse et les renseigne sur les dates de visites prénatales dans les hôpitaux. L’accompagnement se poursuit après la naissance de l’enfant. Gifted mom envoie des rappels sur les dates de vaccination du nouveau-né. Chaque utilisatrice reçoit au moins 3 SMS par semaine et dans les situations d’urgence comme un début d’hémorragie, l’équipe de Gifted Mom contacte l’hôpital le plus proche de l’utilisatrice et s’assure de sa bonne prise en charge.
    • MOS@N au Burkina Faso : cette start-up montée en 2013 se destine à résoudre les problèmes de santé maternelle et infantile auxquels sont confrontés les districts ruraux de la province de Kossi qui ne disposent pas d’infrastructures suffisantes. Il s’agit là aussi d’une appli mobile destinée à informer et conseiller les femmes enceintes afin de leur éviter des complications médicales. Un grand nombre d’entre elle ne sachant pas lire, l’envoi de SMS est doublé d’un système de messagerie vocale, décliné dans les langues locales. L’appli envoie chaque jour des messages de rappel aux mères : conduite à avoir en cas de saignements, règle sanitaires de base, nutrition du bébé, rappel des vaccins, etc.
    • Safe Delivery App en Ethiopie : cette appli est destinée à la formation des sages-femmes pour prévenir les complications liées aux grossesses. Elle leur apporte des conseils, de l’information médicale ainsi que plusieurs vidéos animées en langues locales pour perfectionner leurs compétences obstétriques par l’apprentissage de nouveaux protocoles. Une fois téléchargées, les vidéos sont disponibles offline, ce qui se révèle pratique au regard d’importantes restrictions qui frappent l’internet éthiopien. Les smartphones sont fournis gratuitement par l’équipe de Safe Delivery App et chaque sage-femme bénéficie d’une journée de formation pour bien comprendre les fonctionnalités des appareils.
    • Medtrucks au Maroc : cette start-up lutte contre les déserts médicaux en allant à la rencontre des Marocains souffrant d’insuffisance rénal. Les caravanes sont dotées de matériel médical d’occasion revalorisé et équipées pour dispenser des séances de dialyse. Grâce au big data, Medtrucks va mettre au point une plateforme de géolocalisation. Le but est de collecter des données géographiques et médicales propres aux déserts médicaux (points d’eau existants, centres médiaux d’urgence situés en zone rurale, etc). La start-up mettra ces données à disposition des centres de soins marocains souhaitant étendre leurs activités hors des zones urbaines. 
    • mPedigree au Ghana lutte contre les contrefaçons de médicament, très répandues en Afrique. L’appli développée permet de vérifier avec son téléphone qu’un médicament n’est pas une contrefaçon. Il suffit de gratter un code à plusieurs chiffres situé sur la boîte de médicament et de l’envoyer par SMS à une base de données pour vérification. mPedigree a signé des accords avec AstraZeneca, Sanofi-Aventis et Hewlett-Packard pour la base de données sécurisée en ligne. L’appli a séduit plusieurs pays africains et en 2015 un demi-milliard de boîtes de médicaments avaient été identifiées.
    • BeThree en Tunisie développe un bracelet connecté dont l’algorithme permet de prévenir les crises cardiaques. Ce bracelet intelligent peut détecter en temps réel des changements brutaux du rythme cardiaque et d’évolution de la pression artérielle. Lorsque les signaux biologiques du porteur du bracelet deviennent anormaux, le bracelet envoie un SMS aux proches du porteur et leur envoie les coordonnées GPS du malade, qui permettront aux services de santé d’intervenir au plus vite.
    • Ebola Care App au Nigeria, aide les professionnels de santé à « tracer » les porteurs du virus Ebola et à les contacter, en coordination avec les unités de soins les plus proches. L’appli inclut une option permettant de prendre des photos et d’obtenir un diagnostic à distance. Si la zone couverte n’est pas connectée à Internet, les données continuent d’être stockées sur l’appareil pour analyse ultérieure.

    Zips, les drones civils pour soigner les malades isolés

    Enfin, l’auteur décrit en détails l’expérience rwandaise des « Zips », ces drones qui depuis 2016, servent à soigner les populations les plus éloignées des services hospitaliers : poches de sang, médicaments et vivres peuvent être livrés à des malades vivant dans des villages difficiles d’accès.

    Le Rwanda a pour cela repensé entièrement son système de santé pour devenir le premier État à expérimenter, puis industrialiser l’usage d’une quinzaine de drones civils. Un projet développé grâce à l’aide de la start-up américaine de robotique Zipline et à l’ONG médicale Gavi.

    Startup Lions, Au cœur de l’African Tech de Samir Abdelkrim (auto-édité, 19,90 €). A commander via ce lien.

  • Bpifrance & CNAM : le fonds Patient Autonome de 50M€ pour les start-ups de la santé connectée

    Bpifrance annonce un partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ce 12 avril 2018 afin de conjuguer leurs synergies au service de l’identification et d’aide au développement des start-ups les plus prometteuses de la santé connectée.

    Ce partenariat structurant avec la Cnam est adossé au fonds Patient Autonome créé par Bpifrance à la fin de l’année 2017 et qui est doté de 50 millions d’euros. Sont visées les start-ups proposant des solutions innovantes permettant une optimisation de coûts ou l’amélioration du parcours de soins, de la qualité et de l’efficience des soins, fondées sur la télémédecine ou l’IA entre autres.

    Bpifrance annoncera prochainement ses premiers investissements dans le cadre du fonds Patient Autonome.

    La Cnam, un acteur privilégié au plus près des besoins des patients

    Bpifrance voit en l’association avec la Cnam la possibilité d’optimiser ses opportunités d’investissement en bénéficiant de l’expertise de la Cnam et de son évaluation fine des solutions riches en valeur médicale.

    La Cnam est plus à même de juger de l’adéquation des solutions proposées aux besoins des patients et des pratiques des professionnels de santé. Son apport sera primordial dans la prise en compte de la réglementation nationale et supranationale et les évolutions à venir.

    Bpifrance va en s’associant à la Cnam diversifier ses canaux d’identification de start-ups prometteuses à soutenir.

    Le fonds Patient Autonome

    Le partenariat est articulé autour du fonds Patient Autonome qui vise à renforcer le déploiement de solutions innovantes favorisant l’autonomie du patient. Les fonds alloués à une start-up sont censés servir à finaliser un prototype, valider sa pertinence et sa portée sur un marché ou stabiliser une stratégie de développement à l’international.

    Les solutions recherchées dans le cadre du partenariat doivent permettre entre autres :

    • une prise en charge améliorée agissant sur l’axe de la relation patient et  professionnel de santé via notamment les techniques telles la télémédecine, le monitoring à distance et les thérapies digitales ;
    • une amélioration du parcours de soins dans le cadre de maladies chroniques telles le diabète, les cancers, ou les maladies mentales en agissant sur trois axes :
      • la prévention des maladies et de leurs complications ;
      • en facilitant le diagnostic de la maladie ;
      • le suivi de l’évolution de la maladie en temps réel notamment grâce à l’IA et l’apprentissage profond.

    Pour Annelore Coury, la directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la Cnam, l’identification de projets les plus porteurs qui vont façonner la santé de demain rentre dans le cadre de la mission de la Cnam d’améliorer la santé des patients et de moderniser les pratiques.

  • Atelier UE : convergence des plates-formes pour des services intelligents à domicile pour la santé

    La Commission européenne organise le 13 avril 2018 un atelier sur le sujet de la convergence des plates-formes pour des services intelligents à domicile pour la santé (et pour l’énergie).

    L’atelier Platform Convergence for Smart Home Services for Health and Energy vise les acteurs de la santé œuvrant dans les domaines de la maison intelligente et de la vie saine en encourageant des comportements de vie sains ou sur la maison intelligente et les réseaux interopérables.

    Ce sera également l’occasion de prendre connaissance des appels d’offres Horizon 2020 pertinents, puisque la Commission européenne présentera les appels Horizon ouverts actuellement dans les domaines d’application de la maison intelligente et de la vie saine (DT-TDS-01-2019: Smart and healthy living at home) ainsi que des réseaux domestiques intelligents et interopérables (DT-ICT-10-2018-2019: Interoperable and smart homes and grids).

    Les participants seront divisés en trois groupes en fonction de leur sujet d’intérêt :
    • Interoperable Homes and Grids;
    • Health and Care ;
    • Architectures, Standards, Security
    .

    L’inscription est gratuite, mais obligatoire et se fait via ce lien.

    Pour contacter l’organisateur, écrire à l’adresse suivante : CNECT-E4-EVENTS@ec.europa.eu

  • Sofinnova Partners lance le fonds Sofinnova Crossover I dédié à la santé

    Sofinnova Partners, société de capital-risque spécialisée dans les sciences de la vie, a annoncé, le 4 avril 2018 par communiqué, le lancement de son premier fonds crossover dédié à la santé en Europe, d’un montant de 275 millions d’euros (340 millions de dollars).

    Bpifrance et CNP Assurances sont co-sponsors du fonds.

    Avec ce nouveau fonds, Sofinnova Partners va étendre son champ d’intervention dans les différents segments de l’investissement dans les sciences de la vie, grâce à des équipes dédiées.

    80 % du fonds sera investi en Europe

    Sofinnova Crossover I investira dans la biopharmacie et l’instrumentation médicale. Il ciblera en priorité des technologies de rupture permettant des innovations thérapeutiques portées par des équipes managériales expérimentées.

    Sofinnova Partners investira comme chef de fil ou investisseur de référence dans une quinzaine d’entreprises privées ou cotées. Environ 80% du fonds seront investis en Europe, et les 20% restants ailleurs, principalement en Amérique du Nord. 

    La majorité des fonds levés viennent d’Europe, en particulier de France, d’Italie, du Danemark, d’Irlande et de Suisse, mais aussi d’Asie avec des investisseurs originaires de Chine et de Singapour. En plus de BPIfrance et de CNP Assurances, une société pharmaceutique chinoise, le fonds public d’investissement danois, et des family offices tels que Fidim et KCK représentant de grandes familles industrielles d’Europe et d’Asie figurent parmi les investisseurs du nouveau fonds.

  • Inde : l’application de gestion du diabète BeatO lève 1, 06 million d’euros

    Health Arx Technologies, une société indienne qui exploite l’application de gestion du diabète BeatO, a levé début avril 2018 environ 1,3 million de dollars US (1,06 M. €) dans un tour de financement co-mené par les sociétés de capital risque Blume Ventures et Leo Capital, basées en Inde.

    La start-up utilisera ce nouveau fonds pour accélérer le développement de son application BeatO et compléter sa gamme de produits de santé.

    BeatO : 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes

    La société BeatO avait réalisé peu après sa création une première levée des fonds grâce au soutien de quelques investisseurs individuels.

    Elle affirme qu’environ 25 000 utilisateurs actifs répartis dans 1 500 villes utilisent actuellement ses produits et services. Ses revenus auraient par ailleurs été multipliés par dix en un an, assurent ses dirigeants.

    Des services en ligne et des produits alimentaires adaptés aux personnes diabétiques

    Fondé en 2015 par Yash Sehgal, Abhishek Kumar et Gautam Chopra, BeatO propose une plateforme complète de gestion et de prise en charge du diabète grâce à ses solutions de surveillance de la glycémie disponibles par le biais d’une application mobile.

    L’entreprise propose également à la vente des produits tels que des collations adaptées aux personnes atteintes de diabète.

    Gestion du diabète en ligne : un marché concurrentiel

    M. Chopra, le P-D.G. de la société, estime que l’Inde pourrait compter environ 100 millions de personnes diabétiques d’ici 2030 (Vccircle.com). « [Cette évolution] exerce une énorme pression sur toutes les parties prenantes de l’écosystème des soins, tant du point de vue des coûts que du bien-être [de la population]. »

    Wellthy : une start-up prometteuse

    BeatO est en concurrence avec plusieurs entreprises à fort potentiel de croissance, dont Wellthy Therapeutics, sur le marché de la gestion et de la prise en charge du diabète via application mobile.

    Basé à Bombay, Wellthy a levé environ 2,1 millions de dollars (1,7 M. €) en mars 2018 dans un tour de financement mené par l’entreprise familiale de Ranjan Pai, président du Manipal Education and Medical Group, l’un des principaux fournisseurs de services médicaux et d’éducation en Inde.