Pilotage

  • Appel à projets : création d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant »

    L’Agence régionale de santé Martinique a publié le 19 octobre 2018 sur son site un appel à projets en vue de la création à titre expérimental pour une durée de trois ans d’un Ehpad « hors les murs », de type « extension d’un Ehpad existant ».

    Il s’agit d’une initiative conjointe de la Collectivité territoriale et de l’ARS de Martinique pour la création d’une capacité de 30 places en Ehpad « hors les murs » par extension de la capacité d’accueil d’un Ehpad existant.

    Le projet concerne le territoire de proximité Centre de la Martinique regroupant les communes de Schœlcher, Fort-de-France, Le Lamentin et Saint-Joseph, alors que le territoire d’implantation de l’Ehpad existant est celui du Centre de la Martinique.

    La clôture de l’appel est fixée au 18 janvier 2019 à midi. La mise en œuvre du projet devra être lancée le 1er juillet 2019 au plus tard.

    Modalités de soumission et informations

    Le description générale de l’appel à projets est disponible via ce lien.

    Les informations peuvent être obtenues en s’adressant à ces adresses électroniques :

    • ars-martinique-offre-medico-sociale@ars.sante.fr
    • sesms@collectivitedemartinique.mg

    Le dossier complet doit être adressé en deux exemplaires papier aux adresses suivantes et un exemplaire sous format électronique aux adresses ci-dessus :

    • Monsieur le Directeur Général de l’ARS de Martinique, Centre d’affaires AGORA, Zac de l’Etang Z’abricot, Pointe des grives, CS 80 656 – 97263 Fort de France Cedex
    • Monsieur le Président du Conseil Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique, Centre Administratif de Martinique, Direction Générale Adjointe Solidarité, Direction Planification et Programmation des ESMS (1er étage CATM – bureau N° 167), Boulevard Chevalier Sainte-Marthe, 97 200 Fort de France

    Documents à télécharger et pièces à soumettre :

    • Annexe 1 : Cahier des charges EPHAD HM EXTENSION
    • Annexe 2 : Dossier de candidature EPHAD HM EXT (pièces concernant le candidat porteur du projet, le projet en lui-même, les procédures garantissant la qualité de la prise en charge proposée, les personnels et un dossier financier)
    • Annexe 3 : Critères de sélection EPHAD HM EXT

    Critères de sélection et modalités de notation :

    • qualité et la cohérence du projet (60 points) ;
    • compétence et expérience du candidat (10 points) ;
    • efficience médico-économique du candidat (30 points).

    Modalités de financement

    Le dispositif sera financé par :

    • une dotation globale « soins » de 433 287 euros en année pleine ;
    • un forfait « autonomie » financé sur le fonds Paerpa : 63 370 euros ;
    • l’APA à domicile du bénéficiaire ;
    • une participation mensuelle de l’usager comprise entre 100 et 150 euros.
  • IA : Omron ouvre un laboratoire d’innovation en France dédié à l’IA et à l’IoT

    Omron, fournisseur japonais d’équipements pour la santé, l’automatisation industrielle, l’inspection optique et des composants électroniques, a annoncé fin octobre 2018 l’ouverture de 7 laboratoires d’innovation sur 7 sites différents à travers l’Europe : Stuttgart en Allemagne, Milan en Italie, Madrid en Espagne, Milton Keynes au Royaume-Uni, Tychy en Pologne, Istanbul en Turquie et Argonay en France (Auvergne-Rhône-Alpes).

    L’objectif de ces laboratoires, dont 5 sont opérationnels à date, consiste à étudier l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) avancée, de l’Internet des objets (IoT) et de la robotique. Ils complètent un réseau dont la création a débuté en octobre 2017 avec l’installation du premier centre d’automatisation scandinave, situé à Malmö, en Suède, et dont le succès a motivé la création d’autres centres semblables ailleurs.

    Pour rappel, Omron Healthcare, la division du groupe dédiée à la santé, a lancé en janvier 2018 à l’occasion du CES de Las Vegas une nouvelle smart watch permettant de mesurer la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil.

    Mettre en avant les avantages de l’automatisation industrielle intelligente

    Ces laboratoires visent à anticiper les opportunités actuelles offertes par la fabrication intelligente.

    Afin de renforcer les collaborations avec les clients français sur l’intégration de solutions de robotique et d’automatisation dans leur propre chaîne de production, Omron ouvre un laboratoire d’innovation à Argonay près d’Annecy.

    Avant d’être des laboratoires d’étude de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) avancée ou des IoT, ces centres étaient des lieux où les clients pouvaient prendre conscience des apports concrets de la robotique et de l’automatisation des processus. Équipés de plusieurs cellules robotisées avec le robot SCARA et de robots six axes, assistés par un robot mobile, les laboratoires visent à proposer la validation technique d’un nouveau processus d’automatisation fondé sur les besoins spécifiques d’un client particulier dans sa langue.

    Omron souhaite démontrer pratiquement la façon dont la robotique et l’automatisation intégrées permettent de réduire les coûts, d’améliorer la qualité et d’accroître la productivité. 

  • « Intelligence Artificielle en santé : le CHRU de demain à l’ère de l’IA », Nancy le 21 novembre 2018

    Le CHRU de Nancy organise le 21 novembre 2018 au Centre des congrès Prouvé à Nancy une journée dédiée à l’intelligence artificielle (IA) en santé : « Le CHRU de demain à l’ère de l’IA”.

    Cet événement réunira des chercheurs de différents organismes de recherche (CHRU, Centre de recherche en automatique de Nancy, Inria, université de Lorraine, etc.), des professionnels de la santé, des industriels (IBM, Philips, Pharmagest, etc.) et des start-ups du Grand Est (MyAPPSanté, MonFoxy, etc.).

    David Gruson (Projet Etik-IA) fera partie des intervenants, de même que Sophie Martinon, directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la Performance (Anap), Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, délégué général au Numérique, et Isabelle Adenot, présidente de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS).

    Cette manifestation, animée par Nathalie Milion, journaliste France Bleu, est réservée aux professionnels de santé, aux chercheurs et aux industriels et vise à créer une dynamique régionale autour des impacts de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé.

    La majeure partie de la journée sera retransmise en direct sur la chaine Youtube du CHRU de Nancy.

    Pour toute question ou demande d’information : intelligence.artificielle@chru-nancy.fr

    Programme

    8H30 – 09H00 ACCUEIL DES PARTICIPANTS

    09H00 – 09H15 ALLOCUTIONS D’OUVERTURE :

    Jean -Yves LE DÉAUT, Professeur d’université, ancien député de Meurthe-et-Moselle,ancien président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

    Cédric VILLANI, Député de l’Essonne chargé de la Mission sur l’Intelligence Artificielle confiée par le Premier Ministre en septembre 2017 (vidéo)

    Pierre MUTZENHARDT, Président de l’Université de Lorraine.

    Bernard DUPONT, Directeur général du CHRU de Nancy.

    09H20 – 09H45 SESSION INAUGURALE IA à la française cap ou pas cap ?

    Quelles nouvelles orientations pour la stratégie nationale d’intelligence artificielle en santé ? Place de la France en Europe et dans le monde ; Georges UZBELGER, Consulting et design de solutions IBM (deep learning, Big Data).

    09H45 – 10H30 FOCUS La lorrA.I.ne intelligente

    CHRU de Nancy et Université de Lorraine

    Intervenants : Présentation des forces et atouts du site nancéien ; Laurent PEYRIN-BIROULET, Professeur au CHRU de Nancy ; Patrick ROSSIGNOL, Professeur au CHRU de Nancy ; Bruno LEVY, Directeur de la Recherche – Institut National de Recherche en Sciences du Numérique (INRIA) ; Alain RICHARD, Professeur à l’Université de Lorraine – Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN)

    10H30 – 11H30 : TABLE RONDE N° 1 La santé : Intelligente ou Artificielle ?

    En quoi l’intelligence artificielle fait-elle déjà partie de la vie de l’hôpital, du patient et de sa prise en charge ? Algorithmes décisionnels, objets connectés, robotique… Domaines d’application les plus concrets et les plus avancés ; en termes d’impact, quels seront demain les domaines en rupture avec les pratiques d’aujourd’hui ? Où en sommes-nous en matière de recherche et développement ?

    Intervenants : Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la Haute Autorité de Santé, Présidente de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) ; Raja CHATILA, Directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, Paris ; Fabrice CHRETIEN, Médecin chercheur en neuropathologie (Institut Pasteur), Professeur d’histologie, Directeur Évaluation et Suivi des Programmes – Inserm

    11H30 – 12H30 VILLAGE DES INDUSTRIELS : 6 vecteurs de l’IA en santé

    ACTIMAGE, PHILIPS, MY APP SANTÉ, F-OXY, CARDIORENAL et PHARMAGES

    12H30 – 13H30 PAUSE REPAS ET ÉCHANGES

    13H30 – 14H15 : TABLE RONDE N° 2 : Des connectés en santé intelligents

    Quels nouveaux leviers pour la performance des établissements de santé, pour fluidifier les parcours de soins et s’orienter vers une démarche de services pour le patient ? Quels impacts sur les métiers médicaux ? Quelles solutions pour les déserts médicaux ? Quelles implications pour le patient ? Quelle prise en compte de son confort ?

    Intervenants : Sophie MARTINON, Directrice générale de l’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) ; Jacques LUCAS, Vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Délégué Général au Numérique ; Bernard NORDLINGER, Membre de l’Académie nationale de médecine, groupe de travail Académie nationale de médecine – Académie des sciences « Mathématiques, big data et cancérologie » ; Luc PIERRON, Conseiller Présidence Fédération Nationale de la Mutualité Française co-auteur de la note du 5/12/17 « La santé à l’heure de l’Intelligence Artificielle » (Fondation Terra Nova)

    14H15 – 14H45 CONFÉRENCE : De l’IA à la télémédecine : quels coûts pour quels bénéfices ?

    Premiers enseignements de l’étude européenne réalisée par la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs au sein de la Commission européenne relative au déploiement de la télémédecine en Europe

    Guy BRANDENBOURGER, Partner PWC Luxembourg.

    14H45 – 15H15 SIGNATURE DE CONVENTION DE PARTENARIATS ENTRE LE CHRU ET ACTIMAGE/PHILIPS 

    15H15 – 15H45 REGARD D’EXPERT IA en santé : quelle régulation éthique et quels impacts pour les métiers de la santé ?

    IA et santé : éthiquement compatibles ? Quelles questions éthiques pose l’IA en santé ?Quelles responsabilités et délégation de responsabilités ? Quels impacts sociaux et sociétaux notamment sur les métiers médicaux ?

    David GRUSON, Fondateur ETHIK-IA, Chaire santé Sciences Po.

    15H45 – 16H00 CLÔTURE François WERNER, Vice-président de la Région Grand Est

  • Soins ville-hôpital : Cegedim et Pharmagest annoncent l’interopérabilité de leurs solutions en France

    Cegedim, société spécialiste de l’informatique médicale, et Pharmagest, fournisseur de logiciels dans le domaine officinal et en e-santé, à destination des établissements sanitaires et médico-sociaux, ont annoncé le 9 novembre 2018 la mise en place d’un partenariat technologique stratégique en France visant à fluidifier le parcours patient et les relations ville-hôpital grâce à leur expertise logicielle.

    En s’associant, les deux partenaires souhaitent contribuer à assurer l’interopérabilité pour les professionnels de santé en ville et à l’hôpital afin de répondre aux enjeux de la désertification médicale et au vieillissement de la population en France. Leur démarche sert notamment le déploiement d’outils de télémédecine.

    Interopérabilité de technologies au service d’un parcours de soin plus fluide

    Les deux acteurs s’accordent à dire que l’efficacité des professionnels de santé et la qualité des soins qu’ils prodiguent est fonction de la disponibilité des informations médicales à propos des patients pris en charge.

    Leur collaboration vise à dépasser les limites d’interopérabilité que rencontrent les systèmes actuellement à la disposition des professionnels de santé. Ils estiment que « seul un partenariat technologique fort entre des acteurs majeurs peut conduire à l’élaboration d’un système d’information de santé fiable et efficace ». Ainsi, aussi bien les logiciels que les bases de données des deux acteurs en France sont rendus interopérables.

    Soutenir le déploiement de la téléconsultation et de la télésurveillance

    Afin d’appuyer leurs clients dans le déploiement d’outils au service de la télémédecine et leur permettre de garantir la qualité des soins à destination des personnes âgées et isolées dans les déserts médicaux, Cegedim et Pharmagest annoncent l’interopérabilité de leurs solutions à destination des entités et professionnels suivants :

    • les EHPAD (logiciels Malta informatique) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim) ;
    • les structures de HAD (logiciels Dicsit) les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim) ;
    • les hôpitaux (GHT équipés par Axigate) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim et plateforme de prise de rendez-vous Docavenue) ;
    • les pharmaciens (LGPI Global Services de Pharmagest et Smart Rx de Cegedim) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim et Docavenue Téléconsultations), avec une plateforme de mise en relation dans le cadre de la téléconsultation entre les pharmacies équipées du module OffiTéléconsult by Pharmagest et les médecins équipés par Cegedim de Docavenue Téléconsultation.

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • RDV Médicaux saisit l’Autorité de la concurrence pour que l’AP-HP ouvre l’accès à sa base médecins

    RDV Médicaux a saisi l’Autorité de la concurrence pour que l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) ouvre l’accès à sa base de médecins à tous les acteurs de la prise de rendez-vous en ligne, annonce la plateforme dans un communiqué publié le 6 novembre 2018.

    La start-up explique regretter que la prise de rendez-vous en ligne avec les médecins de l’AP-HP ne soit interconnectée « qu’avec le service d’un seul acteur du marché ». Les médecins et les patients ayant fait confiance à d’autres opérateurs, tels que RDV Médicaux, se voient ainsi contraints, selon ses observations, « de s’inscrire auprès du seul opérateur auquel l’AP-HP a donné accès à sa base de données s’ils veulent prendre rendez-vous dans un hôpital public parisien ».

    La société a ainsi choisi de saisir l’autorité pour que cette dernière « diligente une enquête auprès des acteurs du marché et détermine en particulier si l’exclusivité de l’accès aux agendas des médecins de l’assistance publique octroyée à une société privée ne contrevient pas aux règles d’une saine concurrence par les mérites au préjudice des patients comme des médecins« .

    Contexte

    En octobre 2018, RDV Médicaux et Docavenue se sont associés dans l’optique de faire communiquer leurs plateformes de rendez-vous médicaux en ligne (voir article en lien ci-contre) et ainsi, entre autres, d’ »assurer aux patients une offre plurielle », commente RDV Médicaux dans son communiqué.

    Objectif souhaité : rendre interopérable les services de prises de rendez-vous en ligne

    « Dans la continuité de ce partenariat », la start-up appelle l’AP-HP, « établissement public en charge de la défense des intérêts de tous ses patients usagers et conformément à ses missions de santé publique », à ouvrir sa base de données répertoriant l’ensemble de ses médecins à l’ensemble des opérateurs du marché de la prise de rendez-vous en ligne.

    Selon RDV Médicaux, un tel accès permettrait de rendre interopérable les services de prises de rendez-vous en ligne.

  • Projet 3IA : 4 instituts fortement impliqués dans la santé retenus dans le cadre de l’appel à projets

    Les sites de Grenoble, de Nice Sophia Antipolis, de Paris et de Toulouse avaient été présélectionnés pour être désignés comme « Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle » (3IA) dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé durant l’été 2018, qui s’inscrit dans le programme national pour l’IA du président de la République Emmanuel Macron.

    Les quatre sites en question sont plus précisément : MIAI@Grenoble-Alpes (Grenoble), 3IA Côte d’Azur (Nice), Prairie (Paris) et Aniti (Toulouse). Tous ces instituts ont pour application privilégiée la santé aux côtés d’autres secteurs tels que l’environnement, le développement des territoires et les transports, précise le communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) paru le 6 novembre 2018.

    Ces candidats doivent étayer leur proposition de projet avant le 15 janvier 2019 en vue de l’obtention de la labellisation 3IA. Une fois celle-ci obtenue, les établissements se verront attribuer une subvention de valeur variable, prélevée dans l’enveloppe globale de 100 millions d’euros budgétée par le programme prioritaire de recherche du PIA3 et le Mesri.

    Initiative au sommet : un réseau d’excellence 3IA

    Le 25 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et Guillaume Boudy, secrétaire général pour l’Investissement, ont lancé un AMI afin de recueillir les candidatures des pôles de recherche, de formation et d’innovation qui pourront candidater pour l’obtention du label 3IA.

    Frédérique Vidal a déclaré à ce propos : « Le développement des technologies d’IA s’accélère fortement et irrigue l’ensemble des secteurs de l’économie et de notre vie quotidienne, en posant de nouveaux sujets économiques, sociaux, éthiques et démocratiques. Cette compétition est mondiale et, en son sein, les [États-Unis] et la Chine font la course en tête en portant des visions de l’IA sensiblement différentes de la vision européenne. Pour ces deux raisons, la France et l’Europe se doivent d’être à la pointe mondiale de l’IA et l’impulsion donnée par le Président de la République est décisive. Les 4 sites présélectionnés pour les instituts permettront de former un réseau avec les meilleures institutions de recherche mondiale en IA. »

    Le programme national en IA à 3 axes

    Cet appel à manifestation est la concrétisation du 3e défi d’intelligence artificielle du programme national en IA tel que défini par le Conseil de l’innovation du 18 juillet 2018 aux côtés des mesures suivantes annoncées :

    • amélioration des diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle ;
    • sécurisation, fiabilisation et certification des algorithmes d’IA ;
    • renforcement des moyens des appels à projet portant sur l’intelligence artificielle de l’Agence nationale de la recherche (+10 M€/an) dès 2018.

    12 candidatures reçues au total et 4 retenues

    Douze dossiers ont été déposés au total par 12 sites : Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Nancy, Nice Sophia Antipolis, Paris (deux), Paris-Saclay, Rennes, Strasbourg, Toulouse.

    Sur ces douze candidats, quatre ont été retenus par un jury international réunissant des personnalités scientifiques reconnues dans le domaine de l’IA sous la présidence d’Aude Billard, professeur à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.

    Les instituts doivent déposer un projet détaillé avant le 15 janvier 2019. La suite du processus se décline comme suit :

    • obtention du label 3IA définitivement après examen par le jury international ;
    • sélection des premières chaires individuelles de recherche au sein de chaque 3IA ;
    • accord d’un soutien financier par l’Agence nationale de la recherche.

    « Le 3e programme des investissements d’avenir, partie intégrante du Grand plan d’investissement, a pour objectif de poursuivre la transformation du paysage français de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, précise pour sa part Guillaume Boudy. Avec l’action intitulée « Programmes prioritaires de recherche », nous soutenons la structuration de certains secteurs scientifiques et/ou technologiques qui présentent des enjeux particuliers pour la France. Parmi ces programmes, celui consacré à l’IA est et restera le plus important, ce qui illustre clairement l’investissement de l’État dans ce secteur. Cet appel à manifestations d’intérêt a donné lieu à un nombre élevé de propositions de grande qualité, traduisant l’engagement des communautés scientifiques concernées mais aussi – et cela a été souligné par le jury international – celui des entreprises partenaires. »

  • Microsoft a été certifié hébergeur de données de santé en France

    Microsoft, acteur majeur du cloud public a été certifié HDS en France, telle est l’annonce faite dans le cadre des journées Microsoft experiences 18 qui se sont déroulées les 6 et 7 novembre 2018 au Palais des congrès de Paris.

    Cette certification concerne l’ensemble de l’offre cloud depuis la France de Microsoft que la société va désormais proposer aux organisations et aux entreprises du secteur de la santé, notamment aux établissements de santé et aux start-up spécialisées : Azure et Office 365, déjà disponibles, ainsi que Dynamics 365, qui sera lancé au cours de l’année 2019.

    Objectif : optimiser le parcours de santé et accélérer la transformation du secteur de santé en France

    « Nous sommes très heureux d’être le premier acteur majeur du cloud public à obtenir la certification d’hébergeur de données de santé en France », se félicite Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France. « Elle valide le très haut niveau de sécurité et de protection que nous sommes en mesure de proposer à l’ensemble des acteurs de la santé depuis nos data centers français. Ces derniers vont ainsi pouvoir s’appuyer sur le Cloud Microsoft pour déployer les applications et les services de santé de demain dans le respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des données et de respect de la vie privée ».

    Microsoft dispose depuis le printemps 2018 de quatre data centers (centres de stockage de données), dont trois sont installés en région parisienne et un à Marseille.

    En répondant de manière plus adaptée aux besoins de performance des usagers, Microsoft souhaite contribuer à la transformation du secteur de la santé en France.

    En ouvrant ces centres de stockage de données en France, l’industriel a souhaité répondre à un impératif de performance pour ses client.

    Afficher des informations ou actualiser des dossiers en temps réel et entraîner un algorithme dans le domaine de l’imagerie médicale requiert de réduire au maximum le temps de latence, ce que la localisation des centres de stockage sur le territoire national permet de faire. Il s’agissait du premier pas accompli au printemps 2018 vers la certification HDS.

    « Cette certification constitue une nouvelle étape dans le développement de nos data centers français. Elle valide également notre engagement à apporter le meilleur du cloud à l’ensemble des organisations et des entreprises », conclut Laurent Schlosser, directeur de la division Secteur Public de Microsoft France. « Nous espérons pouvoir ainsi contribuer activement à accélérer la transformation du secteur de la santé en France et aider les professionnels de la santé à saisir les opportunités de technologies telles que l’intelligence artificielle pour relever le défi d’une santé toujours plus efficace et proche des patients ».

    Partenariats en santé

    Dans le respect de la réglementation en vigueur en matière de protection des données et de respect de la vie privée, Microsoft assure la réversibilité permettant à tout client de récupérer ses données et applications métiers à tout moment.

    Les hôpitaux sont la première cible de cette offre de Microsoft et ils pourront s’appuyer sur Azure pour développer de nouvelles applications intelligentes ou utiliser les applications tierces hébergées sur Azure illustratives de la santé du futur : santé prédictive, télémédecine, suivi thérapeutique pointu, etc.

    Laurent Treluyer, directeur des systèmes d’information de l’AP-HP, commente ainsi la nouvelle de Microsoft : « Nous attendions avec impatience la localisation des data centers Microsoft sur le territoire français alliée à la certification hébergeur données de santé pour nous permettre d’accélérer le développement des outils collaboratifs au sein de l’AP-HP, premier groupement hospitalier européen ».

    Liouma Tokitsu, CEO de la start-up Ad Scientiam ajoute : « Depuis sa création en 2013 à l’Institut du cerveau et de la moëlle épinière (ICM), Ad Scientiam collabore avec les chercheurs de la Pitié-Salpêtrière pour mettre au point ses dispositifs médicaux logiciels. Le traitement des volumes massifs de données collectées représente une opportunité extraordinaire pour la recherche et la prise en charge des patients mais également un challenge technologique. La plateforme Microsoft Azure permettra désormais d’effectuer l’ensemble des traitements de données : du stockage sécurisé au déploiement de nos modèles et algorithmes d’IA« .

  • Selon 93 % des médecins, la téléconsultation résoudrait certains problèmes des patients (Hellocare)

    93 % des médecins estiment que la téléconsultation résoudrait certains problèmes de leurs patients, révèle un étude réalisée en juillet 2018 par Hellocare, une société qui propose une plateforme de télémédecine.

    En ce qui concerne le type de problèmes concernés, 96,4 % répondent qu’un tel dispositif permettrait aux patients de limiter leurs déplacements, 85, 7 % de réduire le délai avant une consultation, la même proportion cite une baisse du renoncement aux soins, enfin, 60,7 % pensent que l’un des avantages des consultations à distance est la diminution du temps passé en salle d’attente.

    Cette enquête, présentée sous la forme d’une infographie diffusée le 5 novembre 2018, est un complément à une étude Ipsos intitulée « Télémédecine : une réponse complémentaire efficace pour faciliter l’accès aux soins », publiée le 29 mai 2018. Elle a été menée à partir d’un échantillon de 30 médecins et de plus de 1 000 patients français.

    Autres enseignements principaux de l’étude

    • 20 % des consultations pourraient déjà être faites en ligne, soit environ 60 consultations par mois par médecin généraliste ;
    • 68 % des médecins généralistes déclarent déjà échanger avec leurs patients par SMS, une proportion qui est de 58 % chez les spécialistes ;
    • 6 personnes interrogées sur 10 ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé et 38 % ont attendu trop longtemps avant de consulter pour un problème a priori bénin et qui s’est par la suite aggravé.
  • Les Rencontres Innovation & Galien : le 12 décembre 2018 à Paris

    Les Rencontres Innovation & Galien, portées par The Galien Foundation, le Groupe Profession Santé (Le Quotidien du médecin, Le Quotidien du pharmacien, etc.) et Décision Santé, auront lieu le 12 décembre 2018 à Paris au Salon des arts & métiers, à partir de 16h30.

    À cette occasion sera remis le prix Galien, qui distingue des innovations en santé récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche parmi les plus porteurs dans les domaines « travaux de recherche », « médicament », « dispositif médical », « e-santé » et « accompagnement du patient « .

    Les inscriptions à l’événement seront ouvertes prochainement (voir lien ci-contre).

    Programme

    16h30 : accueil des participants, émargement

    17h-18h : talks scientifiques

    Plusieurs chercheurs de renommée internationale vont intervenir sur le thème des maladies rares.

    18h-19h : restitution des travaux du Cercle Galien

    Présentation des travaux annuels du Cercle Galien.

    « Le Cercle Galien soulève (…) les enjeux du succès de l’innovation en santé, identifie ses impacts sur le système de santé et préconise des solutions pour assurer l’organisation la plus propice à l’essor des innovations les plus prometteuses, indique le site officiel de l’événement. Avec un comité d’experts qui regroupe décideurs institutionnels, professionnels de santé, experts, industriels et entrepreneurs, nous analysons la façon dont les organisations peuvent intégrer ces innovations de façon pérenne et efficace pour optimiser les prises en charge. »

    Le Cercle Galien est modéré par Gilles Noussenbaum, médecin et rédacteur en chef de Décision stratégie santé.

    19h-20h : cocktail networking

    20h : dîner de gala

    Révélation des lauréats et cérémonie de remise des prix du Concours de pitch Innovation & Galien et des Prix Galien France 2018.