Pilotage

  • Dispositifs innovants de soutien à domicile : 2 outils pour les porteurs de projets (CNSA – DGCS)

    La DGCS et la CNSA mettent à disposition des outils d’aide à la décision dans l’optique d’accompagner les financeurs et porteurs de projets, les gestionnaires d’établissements et les services médico-sociaux dans leurs projets de dispositif renforcé de soutien à domicile des personnes âgées. Ces guides ont pour objectif de leur permettre d’analyser le dispositif  à deux moments du projet : dans sa phase de conception (guide 1) et en fonctionnement (guide 2).
    Ils ont été présentés le 15 mai 2019 à l’occasion d’une journée nationale axée sur ces dispositifs renforcés.

    Ces documents ont été réalisés pour et avec la DGCS et la CNSA par le groupement Proxicare – Care Insight – IMT Atlantique*.

    « Le soutien à domicile des personnes les plus dépendantes nécessite l’intervention d’acteurs multiples et pose la question de l’intensification, de la continuité et de la coordination de l’accompagnement, rappellent les auteurs. Les dispositifs renforcés ont pour objectif de répondre à ces problématiques et par là, d’éviter ou de retarder l’entrée en établissement. »

    Ces outils visent :
    • à décrire la façon dont chaque prestation de service est produite : coordination, contrôle d’effectivité, engagement qualité, etc. ;
    • à caractériser la file active : critères d’entrée et de sortie, âge, GIR, troubles du comportement ;
    • à modéliser le modèle économique du projet : ressources humaines et matérielles, modélisation des coûts des prestations hors droit commun et modes de financements.
    Ils proposent également aux porteurs de projets des questionnements d’auto-analyse des structures : intérêt du dispositif, limites, etc.

    Contexte : comment analyser les dispositifs renforcés pour le soutien à domicile

    « L’accompagnement à domicile des personnes les plus dépendantes nécessite l’intervention de multiples acteurs et intervenants (SAAD, SSIAD, médecin traitant…) et pose la question de l’intensification, de la continuité et de la coordination de l’accompagnement, commentent les auteurs de ces deux guides. Les dispositifs renforcés ont pour objectif de répondre à ces problématiques et par là, de repousser autant que faire se peut, le recours à l’Ehpad ou à l’ESLD. »

    Constat :

    • les quelques dispositifs existants ne constituent pas une offre homogène ;
    • ils s’adressent à des publics différents, proposent des services divers, et procèdent d’organisations et de modèles de financement différents.

    La CNSA et la DGCS ont souhaité mettre à disposition des financeurs et porteurs de projets des outils pour analyser un dispositif de soutien renforcé au domicile à 2 moments du projet :

    • dans sa phase de conception : guide 1
    • et en fonctionnement : guide 2

    1. Guide pour l’analyse d’un dispositif en projet

    Outils d’analyse multidimensionnelle d’un dispositif renforcé pour le soutien à domicile de personnes âgées en perte d’autonomie

    L’outil a pour objectif d’outiller les décideurs afin de les aider à analyser et à évaluer les projets de dispositifs innovants de soutien à domicile qui leur seront soumis.

    1. Onglet « carte d’identité du dispositif »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    • Dispositif renforcé pour le soutien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie Guide d’utilisation n°1 : Outil d’analyse d’un dispositif EN PROJET 141.1 Le portage du dispositif
    • La file active du dispositif
    • Les acteurs du dispositif
    • Les objectifs du dispositif
    • Le territoire du dispositif
    • La population cible du dispositif
    • Le modèle de tarification du dispositif

    2. Onglet « services rendus par le dispositif »

    Cette partie traitant des « Services et organisation » du dispositif constitue la modélisation fonctionnelle du dispositif. Il s’agit d’une représentation structurée des dispositifs. Son objectif est de décrire, dans un langage commun et harmonisé, les services rendus pour répondre à l’ensemble des besoins adressables par un dispositif innovant de soutien à domicile.

    Dans sa déclinaison opérationnelle, elle vise à permettre une double description :
    – les services rendus par le dispositif regroupés par blocs fonctionnels ;
    – la manière dont chacun des services est délivré

    • Les services rendus par le dispositif
    • La représentation des responsabilités portées par les dispositifs
    • Si le service est inclus dans le contrat conclu entre le dispositif et le bénéficiaire ?

    3. Onglet « organisation du dispositif »

    Vise à décrire les moyens mis en place pour organiser une prise en charge maîtrisée de la perte d’autonomie. Il questionne le porteur sur la formalisation de protocoles d’organisation sur des situations spécifiques, ainsi que sur son éventuelle organisation en guichet unique et le contenu des prestations gérées dans ce cadre.

    • La présence d’un « guichet unique »
    • Les protocoles de prise en charge formalisés
    • Les protocoles de transmissions d’informations formalisés
    • La mise en place d’une politique de formation du personnel

    4. Onglet « satisfaction et la qualité de vie »

    Dans cette partie, le porteur est questionné sur ses intentions / actions en matière d’évaluation de la satisfaction et de la qualité de vie des parties prenantes :
    – les bénéficiaires ;
    – les aidants ;
    – les intervenants professionnels du dispositif.

    • La satisfaction;
    • la satisfaction au travail ;
    • la qualité de vie ;
    • la qualité de vie au travail ;
    • l’acceptabilité.

    5. Onglet « coûts du dispositif »

    Vise à collecter l’ensemble les coûts des services non financés par le droit commun ainsi que ses sources de financement.

    • Les coûts fixes du dispositif non financés par le droit commun
    • Les tarifs des prestations du dispositif non financées par le droit commun
    • Les sources de financement hors droit commun du dispositif

    Le remplissage de l’outil nécessite d’avoir à disposition les éléments suivants :

    • la liste de l’ensemble des acteurs du dispositif ;
    • la liste de l’ensemble des partenariats et coopérations mis en place par le dispositif ;
    • la / les grille(s) tarifaire(s) du dispositif ;
    • la projection de la composition de la file active du dispositif ;
    • les coûts du dispositif ;
    • le montant projetés des financements ;
    • les effectifs.

    2. Guide pour l’analyse d’un dispositif en fonctionnement

    Outils d’analyse multidimensionnelle d’un dispositif renforcé pour le soutien à domicile de personnes âgées en perte d’autonomie

    Ce outil a pour objectif de doter les décideurs de moyens afin de les aider à analyser et à évaluer les dispositifs innovants de soutien à domicile en place sur le territoire.

    1. Onglet « Carte d’identité du dispositif »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    2. Onglet « File active du dispositif »

    Vise à permettre une description « normée » de la file active du dispositif au moment où il remplit l’outil, selon des critères tels que l’âge, le niveau de dépendance, la présence d’un aidant, la présence de troubles cognitifs, etc.

    3. Onglet « Services rendus »

    Vise à décrire les services proposés pour organiser une prise en charge adaptée de la perte d’autonomie. Il reprend la modélisation fonctionnelle d’un dispositif, ventilée au travers de plusieurs questions permettant de s’assurer que le dispositif ne sera évalué que sur les engagements de services qu’il porte auprès des bénéficiaires. 

    4. Onglet « Organisation du dispositif »

    Vise à décrire les moyens mis en place pour organiser une prise en charge maîtrisée de la perte d’autonomie. Il questionne le porteur sur la formalisation de protocoles d’organisation sur des situations spécifiques, ainsi que sur son éventuelle organisation en guichet unique et le contenu des prestations gérées dans ce cadre.

    5. Onglet « Satisfaction »

    Interroge le dispositif sur ses intentions d’évaluation de la qualité de vie et de la satisfaction des parties prenantes au dispositif que sont les bénéficiaires, les aidants, mais également les professionnels.

    6. Onglet « Coûts »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    7. Onglet « Rapport d’activité global »

     Synthétise un ensemble d’indicateurs calculés à partir des données renseignées par le porteur.

    8. Onglet « Rapport d’activité des services »

    Collecte les données d’activité de prestations. 

    9. Onglet « Appréciation du projet par le porteur »

    Vise à recueillir le retour a posteriori du porteur sur la performance et les limites de son dispositif, ainsi que les motifs de refus d’admission et de sortie du dispositif constaté.

    Le remplissage de l’outil nécessite d’avoir à disposition les éléments suivants :

    • la liste de l’ensemble des acteurs du dispositif ;
    • la liste de l’ensemble des partenariats et coopérations mis en place par le dispositif ;
    • la / les grille(s) tarifaire(s) du dispositif ;
    • la composition de la file active du dispositif ;
    • les coûts du dispositif ;
    • le montant des financements perçus ;
    • les effectifs ;
    • les données d’activité.
  • PHW 2019 : le salon HIT accueille les villages thématiques « start-ups » et « e-santé Grades »

    Dans le cadre de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019, 2 « villages » mettent à l’honneur les start-ups health tech ainsi que les stratégies de développement e-santé des Grades.

    • Une trentaine de start-ups sont attendues au village qui leur est dédié, dont Accord Sophro, Altruist, Avismedic.com, Cayceo, Colnec Health, Crisisoft, Data Galaxy, Doctoconsult, DrData, ECES Santé, Edop, Emotivi, Galéon, Gleamer, Healthy Mind, Hellocare, Idomed, Imito, Keeskee, Kernel Biomédical, Medadom, Meredith Santé, Methodim, Milvue, Pandalab, Posos, Zaggo, Sterixene, Captain Compta, Simango, Urgences Chrono, Familizz, Kaducée, RealityCare et Tuttis Soins Infirmiers. 

    • Le village « e-santé Grades » accueillera 9 régions : Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Guyane, Île-de-France, Normandie, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur , Pays de La Loire et Réunion-Mayotte.

    Village « e-santé Grades » : télémédecine, innovation et cybersécurité à l’honneur

    Les Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé (Grades) développent la e-santé dans leur région en accompagnant les organisations, les structures et les professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social dans leur transformation numérique. Avec le soutien des agences régionales de santé (ARS), ils mettent en œuvre le volet numérique des politiques publiques de santé en concertation avec les acteurs du système de santé dans les territoires.

    Des thématiques communes seront abordées par les différentes Grades présents, comme la télémédecine, l’innovation, la cybersécurité, le parcours et la coordination ainsi que l’urbanisation et le socle technique. Seront également présentées les spécificités de chaque régions dans le processus de développement de la e-santé. 

    Village « start-ups » : la e-santé mise en avant

    Le village « start-ups » est mis en place dans le cadre du salon HIT, sur un espace dédié de 165m2 dans le hall 7.2. 

    Toutes les start-ups présentes au sein de ce village ont moins de 3 ans : elles ont imaginé diverses solutions aux services des professionnels de santé ou des patients. Le numérique, l’analyse des données et l’IA sont la base de plusieurs produits et services conçus par ces jeunes sociétés.

    Voici un aperçu des start-ups qui sont attendues sur le salon HIT :

  • Apple à projets « Google AI Challenge » : 6 projets e-santé parmi les 20 lauréats

    Google.org, projet philanthropique de Google*, a retenu 20 initiatives qui « utilisent la puissance de l’intelligence artificielle pour relever les défis sociaux et environnementaux » dans le cadre de son appel à projets « Google AI Challenge ». 6 d’entre elles concernent le secteur de la santé.

    Les organisations sélectionnées, dévoilées début mai 2019, recevront un coaching de la part d’experts en intelligence artificielle de Google, une subvention de Google.org d’un montant global de 25 millions de dollars US (22,3 M€), ainsi qu’un accompagnement de la part de Google Cloud. Elles pourront aussi participer durant 6 mois au programme Launchpad Accelerator de Google Developers, incluant l’assistance de l’ONG partenaire DataKind, pour un démarrage rapide de leur projet.

    Les 6 porteurs de projets de e-santé sélectionnés sont les suivants :

    • la plateforme américaine de soutien psychologique Crisis Text Line, qui prévoit d’utiliser l’analyse du langage naturel et les données pour optimiser l’allocation des personnes en souffrance aux conseillers ;

    • les pompiers de New York, qui coopéreront avec les chercheurs de la New York University pour créer des modèles analytiques capables d’orienter les personnes appelées à apporter les premiers secours (first responders) dans le cadre des quelque 1,7 million de situations d’urgence qu’ils gèrent chaque année ;

    • l’Américain Nexleaf Analytics, qui va créer des modèles de données capables de prévenir la dégradation des vaccins quand ces produits sont livrés dans des régions éloignées et sans infrastructures ;

    • la fondation Médecins sans frontières, qui veut aider son personnel à analyser les antibiogrammes au moyen de l’IA, de la reconnaissance d’image et d’une application pour téléphone mobile afin de l’aider à prescrire les bons antibiotiques en cas d’infection microbienne ;

    • le Trevor Project, plateforme américaine de soutien psychologiques aux personnes LGBTQ, qui prévoit d’utiliser l’analyse du langage naturel et l’analyse des sentiments afin de mieux prévenir le risque suicidaire ;

    • l’Australien Turning Point Center, qui propose d’analyser par l’IA les registres médicaux des ambulances afin de prévenir le suicide.

  • ARS Pays de la Loire : AMI sur l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile (10/07)

    L’agence régionale de santé des Pays de la Loire, en concertation avec les 5 départements de la région, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile pour personnes âgées en perte d’autonomie. 

    Il s’adresse à tous les organismes gestionnaires, titulaires d’une activité médico-sociale pour personnes âgées.

    Les modalités de candidatures sont les suivantes :
    • dépôt d’une lettre d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • dépôt d’un pré-projet : jusqu’au 6/09/2019

    Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI)

    Suite au projet régional de santé 2018-2022, aux termes duquel l’ARS a consacré un volet spécifique à « l’Ehpad de demain », une réflexion collective a été animée en 2018 par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) des Pays de la Loire. L’objectif était d’identifier les évolutions nécessaires des prestations en Ehpad afin d’expérimenter dans la région des dispositifs innovants de maintien à domicile, et en déterminer les conditions de réussite.

    Cette réflexion a abouti à l’élaboration par l’ARS d’un référentiel régional, fixant les objectifs et modalités de fonctionnement attendus de ces dispositifs innovants de vie à domicile, ainsi que leurs conditions d’expérimentation.

    Objectifs du dispositif innovant de vie à domicile (cible)

    L’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile doit permettre de proposer aux personnes âgées en perte d’autonomie  d’un territoire (EPCI, bassin de vie) de bénéficier d’un panier de services, dans lequel elles pourront disposer de prestations coordonnées répondant à des besoins évolutifs et dont la qualité est garantie.

    Modalités de l’AMI

    La réponse à l’appel à manifestation d’intérêt se fait selon 2 modalités :

    Les critères de sélection des projets

     Les projets déposés seront priorisés selon les critères suivants :

    • adéquation du public ciblé et pertinence du territoire de mise en œuvre au regard de ses besoins et de la dynamique territoriale des acteurs ;
    • socle de prestations mises en œuvre au démarrage de l’expérimentation ;
    • capacité d’intégration à l’issue de l’expérimentation de l’ensemble des prestations ;
    • modalités de montée en charge progressive de l’expérimentation ;
    • co-construction du projet avec les prestataires et partenaires du territoire ;
    • modalités de réponse à un besoin de surveillance 24H/24 et de réponse à l’urgence ;
    • modalités de coordination et de réactivité des prestations au regard des besoins des usagers ;
    • coût du projet au regard des prestations déployées et de la file active, reste à charge pour l’usager ;
    • clarté et stabilité du modèle de gouvernance du dispositif.

    Les projets déposés feront l’objet d’une instruction conjointe des services techniques de l’ARS et du département concerné.

    Modalités de dépôt et contact

    • Fenêtre de dépôt des lettres d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • Fenêtre de dépôt des pré-projets : jusqu’au 6/09/2019
    • Contact : ars-pdl-dosa-aap@ars.sante.fr
  • Stratégie e-santé de la Lituanie et de la Slovénie (MAJ 2019)

    Stratégie e-santé de la Lituanie

    La Lituanie a profondément réorganisé son système de santé depuis qu’elle a retrouvé son indépendance : exclusivement public, centralisé et centré sur les hôpitaux au début des années 90, l’écosystème de santé a évolué de par des réformes de diversification, le développement des soins primaires, la restructuration du système hospitalier ainsi que la modernisation du système de rémunération et de la règlementation. 

    Avec sa Stratégie de santé 2014-2025, la Lituanie œuvre notamment pour assurer l’efficacité et la haute qualité des soins sur son territoire. Le développement de la e-santé s’inscrit dans cette feuille de route :
    • pour les professionnels : permettre l’accès efficace à l’information ;
    • pour les patients : permettre l’utilisation de services et de solutions de santé électroniques ;
    • pour la gestion du système de santé : faciliter la prise de décision de politiques de santé.

    Le Programme de développement du système de e-santé 2015-2025 assure la cohérence de la politique e-santé et une mise en route opérationnelle fluide. La Lituanie y met en avant son ESPBI IS, système d’information national pour services électroniques et infrastructure de coopération. Lancé en 2015 pour patients et professionnels, il comprend notamment un dossier médical électronique (EHR). Accessibles depuis un portail web, les patients peuvent y consulter résultats de laboratoires, certificats, “passeport santé”, vaccinations, données clés, e-prescriptions… La Lituanie s’appuie également sur l’interopérabilité sémantique de par la structuration et l’harmonisation des formats de documents.

    Stratégie e-santé de la Slovénie

    Sous l’autorité de l’Institut national de santé publique, la Slovénie met actuellement en place une vingtaine de services clés à sa stratégie e-santé, dont :
    • la e-prescription (mis en place en 2016) : concerne 92 % des prescriptions (août 2018) ;
    • le e-adressage et la prise de rendez-vous (mis en place en 2017) : 96 % de l’adressage se fait électriquement, plus de 450 000 prises de rendez-vous en ligne par mois (août 2018) ;
    • le registre centralisé du patient (mis en place en 2017) : plus de 15,6 millions de documents stockés pour près de 1,5 millions de patients (août 2018) ;
    • le portail patient qui regroupe l’ensemble de ses informations : près de 20 400 utilisateurs (août 2018) ;
    • le registre électronique des personnes vaccinées : plus de 570 000 dossiers (août 2018) ;
    • le réseau privé de télécommunication e-santé ;
    • l’interopérabilité socle ;
    • le e-triage ;
    • la téléAVC et la téléradiologie.

    Ces services s’appuient sur le numéro d’identification unique du patient, qui se trouve sur sa carte d’assurance maladie.

    La Slovénie avait défini une feuille de route e-santé pour 2005-2015. Ce projet national avait pour but :
    • de mettre en place un système d’information unifié ;
    • de lancer une unité centralisée pour le développement de la e-santé ;
    • de travailler sur la modernisation et la re-conception de processus et de services.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Lituanie et de la Slovénie (MAJ 2019)

    Stratégie e-santé de la Lituanie

    La Lituanie a profondément réorganisé son système de santé depuis qu’elle a retrouvé son indépendance : exclusivement public, centralisé et centré sur les hôpitaux au début des années 90, l’écosystème de santé a évolué de par des réformes de diversification, le développement des soins primaires, la restructuration du système hospitalier ainsi que la modernisation du système de rémunération et de la règlementation. 

    Avec sa Stratégie de santé 2014-2025, la Lituanie œuvre notamment pour assurer l’efficacité et la haute qualité des soins sur son territoire. Le développement de la e-santé s’inscrit dans cette feuille de route :
    • pour les professionnels : permettre l’accès efficace à l’information ;
    • pour les patients : permettre l’utilisation de services et de solutions de santé électroniques ;
    • pour la gestion du système de santé : faciliter la prise de décision de politiques de santé.

    Le Programme de développement du système de e-santé 2015-2025 assure la cohérence de la politique e-santé et une mise en route opérationnelle fluide. La Lituanie y met en avant son ESPBI IS, système d’information national pour services électroniques et infrastructure de coopération. Lancé en 2015 pour patients et professionnels, il comprend notamment un dossier médical électronique (EHR). Accessibles depuis un portail web, les patients peuvent y consulter résultats de laboratoires, certificats, “passeport santé”, vaccinations, données clés, e-prescriptions… La Lituanie s’appuie également sur l’interopérabilité sémantique de par la structuration et l’harmonisation des formats de documents.

    Stratégie e-santé de la Slovénie

    Sous l’autorité de l’Institut national de santé publique, la Slovénie met actuellement en place une vingtaine de services clés à sa stratégie e-santé, dont :
    • la e-prescription (mis en place en 2016) : concerne 92 % des prescriptions (août 2018) ;
    • le e-adressage et la prise de rendez-vous (mis en place en 2017) : 96 % de l’adressage se fait électriquement, plus de 450 000 prises de rendez-vous en ligne par mois (août 2018) ;
    • le registre centralisé du patient (mis en place en 2017) : plus de 15,6 millions de documents stockés pour près de 1,5 millions de patients (août 2018) ;
    • le portail patient qui regroupe l’ensemble de ses informations : près de 20 400 utilisateurs (août 2018) ;
    • le registre électronique des personnes vaccinées : plus de 570 000 dossiers (août 2018) ;
    • le réseau privé de télécommunication e-santé ;
    • l’interopérabilité socle ;
    • le e-triage ;
    • la téléAVC et la téléradiologie.

    Ces services s’appuient sur le numéro d’identification unique du patient, qui se trouve sur sa carte d’assurance maladie.

    La Slovénie avait défini une feuille de route e-santé pour 2005-2015. Ce projet national avait pour but :
    • de mettre en place un système d’information unifié ;
    • de lancer une unité centralisée pour le développement de la e-santé ;
    • de travailler sur la modernisation et la re-conception de processus et de services.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Slovénie et de la Lituanie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • HIMSS 2020 : lancement de l’appel à speakers (deadline : 15/07/2019)

    Un appel à speakers international est lancé par HIMMS dans le cadre de son prochain congrès, qui se tiendra du 9 au 13 mars 2020 à Orlando, aux États-Unis.

    Les intéressés ont jusqu’au jusqu’au 15 juillet 2019 pour postuler via le site officiel de l’organisation américaine. Le programme complet de l’événement sera dévoilé au cours de l’année.

    Pour postuler, les candidats doivent axer leur proposition sur l’une des thématiques identifiées par HIMSS :

    • Applied Artificial Intelligence and Machine Learning

    • Biomedical Informatics or Healthcare Informatics

    • Consumerization and Patient Experience

    • Cybersecurity, Privacy, or Security

    • Data and Analytics

    • Health Information Exchange or Interoperability

    • Healthcare Applications and Technologies

    • Innovation, Entrepreneurship, or Venture Investment

    • Leadership, Governance, or Strategy

    • Organizational Change Management

    • Personalized Health and Genomics

    • Population Health or Public Health

    • Professional Development or Workforce Development

    • Quality Improvement Model Practices

    • Telehealth

    • User Experience (UX), Usability, or User-Centered Design

    • Value-Based Care Models

  • Dispositifs médicaux : hausse constante des demandes de brevets aux États-Unis depuis 2007 (rapport)

    « Après un léger repli après la crise financière en 2008, les dépôts de brevets dans le secteur des dispositifs médicaux (DM) se sont redressés et sont en hausse constante depuis lors », affirme le rapport Patenting Trends, publié en avril 2019 par le cabinet d’avocats américain Kilpatrick Townsend & Stockton LLP avec le bureau d’études en propriété intellectuelle GreyB Research. Les juristes Kate Gaudry et Thomas Franklin ont présenté leur enquête le 8 mai 2019 dans un article du site Ipwatchdog.com. Leurs travaux portent sur les États-Unis, qui représentent le premier marché pour les DM, avec près de 50 % du marché mondial.

    Si les demandes de brevets sont à la hausse dans la majorité des secteurs des dispositifs médicaux, les auteurs de l’étude remarquent un essor considérable des demandes concernant des appareils mobiles « wearables » (+ 359 % entre 2007 et 2018) et de celles relatives aux dispositifs chirurgicaux (+181 % sur la même période). Au sein de la catégorie des « appareils d’assistance fonctionnelle » (assistive care devices), ils constatent une forte augmentation des demandes en ce qui concerne des appareils de mesure (notamment les capteurs permettant de surveiller le diabète, les maladies cardiovasculaires et respiratoires) et des équipements de télésanté (le nombre de demandes a été multiplié par 2,5 entre 2007 et 2018).

    La proportion de demandes de brevets déposées par des sociétés basées aux États-Unis est stable depuis plusieurs années et oscille autour de 60 %. Comme le nombre total de demandes est en hausse, cela signifie que le nombre de demande déposées par des sociétés autochtones augmente à un rythme rapide (+33 % entre 2007 et 2018). Les auteurs notent cependant que la proportion de demandes venant de Chine et de Corée a plus que doublé, même si elle reste faible.

    Par ailleurs, le rapport compte un nombre important de jeunes pousses dans l’industrie des DM mais affirme que les demandes de brevet continuent d’être déposées en majeure partie par les acteurs déjà établis sur ce marché.

    « Plusieurs tendances convergent pour faire de l’industrie des DM un foyer d’innovation et de brevets », affirment Kate Gaudry et Thomas Franklin :

    • 1. l’augmentation de la population âgée et le niveau plus élevé d’activité physique dans les pays développés ont créé un marché pour des produits innovants dans ce domaine ;
    • 2. l’essor de l’intelligence artificielle et de la robotique en milieu médical, notamment en chirurgie et en diagnostic, a créé de nouvelles opportunités ;
    • 3. la personnalisation et la décentralisation des soins médicaux, avec notamment la pénétration croissante des applications mobiles liées à la santé, ont pu réduire les barrières à l’entrée pour les nouveaux venus sur le marché des dispositifs médicaux. 

    Le rapport prévoit que ces 3 tendances devraient persister dans les années à venir, alimentant le flux croissant d’innovation et de brevets dans ce secteur.

  • Predilife et l’Institut Curie déploient un test de prédiction de risque du cancer du sein

    Predilife, société développant des solutions de prédiction de risque de pathologie, collabore avec l’Institut Curie dans le cadre du lancement de la nouvelle génération de MammoRisk, un test de prédiction de risque du cancer du sein qui intègre notamment un score polygénique issu d’un test salivaire. 

    Ce partenariat, annoncé début mai 2019, va permettre d’étudier une centaine de polymorphismes associés à un sur-risque de cancer du sein et de développer des projet de recherche grâce à l’expertise de l’Institut Curie dans le domaine. Grâce à ce projet, Predilife va également pouvoir développer et commercialiser ces tests.

    Un système qui prend en compte 5 principaux facteurs de risque

    Développé pour être prescrit par les médecins, MammoRisk est un test complémentaire à la mammographie et intègre 5 facteurs :

    • l’âge de la femme ;
    • la densité mammaire  ;
    • le nombre d’antécédents familiaux ;
    • un antécédent (ou non) de biopsie mammaire ;
    • un score polygénique, calculé à partir des dernières publications scientifiques.

    Le score polygénique 

    Ce score résulte de l’analyse de centaines de milliers de variations ponctuelles du génome ou polymorphismes ou encore de SNPs. Ces variations fréquentes sont des polymorphismes, dont certains ont été associés au cancer du sein. Pris un à un, ils ont une faible incidence mais certaines de leur combinaison ont un fort impact sur le risque du cancer du sein, comparable aux facteurs reconnus tels que la densité mammaire. 

  • Le groupe Dedalus crée une division robotique

    Dedalus France (ex Medasys), spécialiste de l’échange et du partage de données pour les établissements de santé, annonce la création d’une division robotique afin de « répondre aux enjeux de sécurité et d’efficience liés aux préparations anticancéreuses ».

    Cette nouvelle division, qui sera dirigée par Clarisse Fontaine, a pour premier objectif de construire « un nouveau paradigme dans la production d’anticancéreux » grâce au robot Pharmoduct, précise la société dans un communiqué daté du 6 mai 2019. Lancé en France en 2018 et référencé par la centrale d’achats Resah, ce robot optimise la préparation d’anticancéreux, en intégration avec le système d’information de l’établissement de santé.

    Frédéric Vaillant, directeur général de Dedalus France, prévoit également que cette division investisse autour du WMS (Warehouse Management System), c’est-à-dire dans les applications de gestion d’entrepôts,  « pour compléter le circuit du médicament ».