Pilotage

  • PHW 2019 : le Snitem souhaite montrer que « le numérique peut apporter énormément » à la santé

    « Montrer de façon très concrète que le numérique peut apporter énormément » à la santé : c’est ainsi que François Régis Moulines, directeur des affaires gouvernementales du Snitem, présente les objectifs du rapport en cours d’élaboration par le think tank « Numérique, DM et Santé », composé d’une dizaine de personnes experts, de patients et de représentants de patients, avec pour mots d’ordre « l’efficience des soins, la pertinence des soins, la prévention » ainsi que l’exploration de solutions novatrices à l’étranger.

    Le Snitem a organisé le 23 mai 2019 un « point d’étape » de ce rapport sur le « village du DM » de la Paris Healthcare Week 2019. Les principales conclusions seront livrées en septembre 2019 lors d’un atelier qui se tiendra en marge de la convention Cham (Convention On Health Analysis And Management).

    Lors de la première table ronde intitulée « Le patient au cœur de l’objectivité de la qualité et de la pertinence des soins », Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, a souligné l’intérêt de la méthode ICHOM élaborée par Michael Porter, professeur à Harvard, qui permet de mettre en place un dispositif qui « remonte l’expérience patient ». « La prise en considération du retour efficacité, du retour qualité de vie du patient est primordiale », abonde Lucile Blaise, vice-présidente Europe de l’Ouest de Resmed France, soulignant la nécessité de monter des Prom (Patient-reported outcome measures) en complément des Crom (Clinician-reported outcome measures). « Le dispositif médical présente une réelle opportunité pour faciliter la collecte de ces paramètres estime-t-elle. Il s’inscrit au cœur de cette démarche de valorisation du patient ». 

    « Nous sommes en train de construire les différents étages de la fusée mais nous n’avons pas construit la base ». C’est ce qu’affirme de son côté Carlos Jaime, country general manager de l’éditeur de logiciels InterSystems, pour résumer les enjeux de la deuxième table ronde intitulée « e-santé et intégration : répondre au besoin d’efficience ». Selon lui, « il y a des trous dans la raquette : un registre national [et un référentiel qui n’existent pas] » . « La base est techniquement à disposition, nous avons un cadre d’interopérabilité », précise le Dr Jean-Pierre Thierry, consultant indépendant, conseiller médical de France Assos Santé. Il y a de son point de vue plutôt « un problème règlementaire d’application ». Il faudrait « rendre opposables des critères d’interopérabilité [et] trouver un moyen d’accélérer le changement organisationnel », comme avec le regroupement des médecins en CPTS, avance-t-il, l’essentiel étant selon lui de « rendre l’interopérabilité attrayante ».

    Expérience patient : « trop de questions tue l’indicateur »

    « [Si on veut ] remettre le patient au centre du système de santé, on n’a rien dit [tant qu’on s’en tient à ce mot d’ordre], affirme Alain-Michel Ceretti. Il faut le prendre en compte non en tant qu’organe malade mais en tant que personne au centre de l’intérêt à agir des producteurs de soins ». Le président de France Assos santé relève que le rapport remis en janvier 2019 par Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees, pour la préparation du projet de loi santé « a intégré ce concept-là [avec son idée d’un paiement] à la qualité et à la pertinence ».

    « Le vrai sujet [à cet égard] c’est la collecte de l’expérience patient », estime Alain-Michel Ceretti. Pour les remontées d’expérience, il s’agit selon lui de poser des questions au patient, et plus précisément « les mêmes questions aux mêmes types de patients ». « Trop de questions tue l’indicateur, souligne-t-il cependant : il faut se limiter à 4 ou 5 questions, validées par les sociétés savantes et associations de malades ». Par exemple, « Après une opération de la cataracte, pouvez-vous reconnaître quelqu’un dans la rue ? », ou « après la pose d’une prothèse de hanche pouvez-vous monter 5 étages ? ». C’est ce qu’on appelle le Prom (Patient reporting outcome measurement).

    L’intégration de la santé par le numérique, une mesure « de sauvegarde »

    Le Dr Jean-Pierre Thierry relève qu’avec le plan Ma Santé 2022, c’est la première fois qu’un volet e-santé apparaît de façon conséquente dans une stratégie de santé, avec notamment le déploiement de la nouvelle version du DMP et la création de « l’espace numérique de santé ». Il souligne que le DMP a toujours été soutenu par les associations de patients. « Les ambitions sont fixées, le cadre est bon, (…) ce qui manque en France c’est l’exploitation des données riches notamment des données secondaires du dossier médical, et la création de registres, domaine dans lequel a pris un retard certain », analyse-t-il. En cas d’inaction prolongée, les opérateurs privés peuvent venir répondre a des besoins spontanés, dans une logique de disruption, donc il y a selon lui « un risque à rester immobile trop longtemps ».

    Jean-Pierre Thierry insiste sur le fait que si l’’interopérabilité coûte cher, le manque d’interopérabilité coûte « très cher aussi ». Il n’est pas nécessaire selon lui d’effectuer « un reset du système comme en Estonie » , argumentant qu’il est possible de « créer des cellules régionales pour construire une plateforme », comme le font « un peu » les Grades en France. Dans ces conditions, « l’interopérabilité ne sera pas obligatoirement perçue comme contrainte ».

    « Sans vouloir dramatiser à l’excès, conclut-il, intégrer fait plus partie d’un plan de sauvegarde [du système de santé]. Si nous n’arrivons pas à défragmenter, à organiser, nous serons face à de très graves difficultés : [dans un contexte de déserts médicaux], d’arrivée des baby-boomers à un âge de forte consommation de soins, [il y a un fort risque d’] explosion des dépenses de santé et des inégalités de santé ». 

    L’IA peut « alléger le paysage » de la cardiologie

    Administratrice du Syntec Numérique et coprésidente de son comité Santé, Isabelle Zablit présente lors de la 3e table ronde les usages de l’intelligence artificielle (IA) en cardiologie. Elle souligne que les dispositifs médicaux (DM) dans ce domaine, comme les pacemakers, nécessitent « un suivi ambulatoire très lourd[, qui] engorge les services de cardiologie », et que le taux de mortalité est « assez élevé » : « on compte 60 000 décès liés à des problèmes qui n’ont pas été pris en main suffisamment tôt », déclare-t-elle.

    Selon Isabelle Zablit, « le numérique peut aider à alléger ce paysage encore assez lourd ». L’administratrice du Syntec Numérique évoque l’étude Lucy, en cours d’implémentation en Pologne, qui porte sur deux vagues de 300 patients, avec l’idée de « combiner l’intelligence artificielle avec l’intelligence du cardiologue[, de] paralléliser le diagnostic fait par l’IA, avec celui du cardiologue en ambulatoire ».

    « On va connecter les appareils électroniques implantés a une appli mobile [qui va] permettre de les remonter dans un système de machine learning (apprentissage automatique), précise-t-elle. [L’objectif est] la prédiction de la nécessité pour le patient de se présenter au service ambulatoire de cardiologie ». On constate que l’IA « vient soulager le cardiologue et se révèle très bénéfique dans le parcours de soins », synthétise-t-elle.

  • PHW 2019 : CompuGroup cherche à se différencier sur le marché de la prise de RDV avec Clickdoc

    Une synchronisation du service de prise de rendez-vous avec le logiciel utilisé par les médecins (AxiSanté et HelloDoc) et un service de télésecrétariat médical totalement gratuit (« On appelle pour vous ») pour contacter les praticiens non adhérents à l’offre. Tels sont les 2 points sur lesquels CompuGroup Medical entend se différencier sur le marché de la prise de rendez-vous en ligne. À l’occasion de la Paris Healthcare Week (PHW), qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019, l’entreprise a officiellement lancé Clickdoc, sa plateforme web et application mobile de prise de rendez-vous médicaux avec médecins généralistes et spécialistes, qui va prochainement être complétée par un service de téléconsultation.

    Totalement gratuit pour les patients, Clickdoc est disponible à partir de 49,99 euros TTC pour les professionnels de santé équipés d’un logiciel CompuGroup Médical, soit 40 % des médecins en France, précise l’entreprise.

    Au cours de la PHW, Mohamedi Azehaf, product manager senior de Clickdoc, a présenté en détail pour H&TI les fonctionnalités de la solution ainsi que le service de téléconsultation à venir. De son côté, Franck Frayer, senior vice president Western Europe de CompuGroup Medical en France, est notamment revenu sur les ambitions de Clickdoc et sur sa vision du développement de la téléconsultation, estimant que son adoption « sera lente mais progressive ».

    2 PARTICULARITÉS : SYNCHRONISATION ET TÉLÉSECRÉTARIAT

    Clickdoc est disponible en France depuis début mars 2019 mais a été officiellement lancé à l’occasion de la Paris Healthcare Week. Le médecin peut bénéficier du service par le biais d’une plateforme web et le patient a accès à toutes les fonctionnalités via un site web et une application mobile disponible sous Android et iOS.

    Après une présentation générale du service, Mohamedi Azehaf, product manager senior de Clickdoc, a insisté sur les 2 particularités de l’offre :

    • « Pour les médecins, l’avancée principale est la synchronisation de la plateforme avec leur outil de travail » : Clickdoc est présenté comme une prolongation naturelle des logiciels professionnels AxiSanté et HelloDoc de CompuGroup Medical. Il s’intègre aux outils de travail des médecins équipés et permet ainsi une synchronisation de leur agenda ainsi que de leur liste de patients. Les praticiens travaillent de ce fait sur une seule interface.
    • Pour les patients, l’originalité de Clickdoc est le service de télésecrétariat « On appelle pour vous » : si le médecin avec lequel le patient souhaite prendre un rendez-vous n’est pas adhérent de Clickdoc, une équipe dédiée peut contacter le praticien pour prendre rendez-vous en son nom en fonction des disponibilités indiquées par le patient sur le site.

    Au-delà de la prise de rendez-vous en ligne et du service de télésecrétariat, Clickdoc offre diverses fonctionnalités, dont :

    • un coaching des médecins : audit et conseils à distance, formation sur site aux solutions et services mais aussi accompagnement digital ;
    • la téléconsultation (à venir) entre un patient et son praticien ;
    • l’échange sécurisé de messages et de documents, telles que les ordonnances, avec les patients à l’issue d’une téléconsultation notamment.

    Des données hébergées dans un environnement agréé par l’Asip Santé

    CompuGroup précise que Clickdoc est une plateforme développée en conformité avec les exigences requises en matière de sécurité des données de santé. Par ailleurs, toutes les données sont hébergées dans un environnement agréé par l’Asip Santé.

    QUESTIONS À FRANCK FRAYER

    Prise de RDV en ligne : CompuGroup est sur le marché depuis 2012

    Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer sur un marché déjà très concurrentiel ?

    Franck Frayer : Nous ne sommes pas vraiment un nouvel acteur puisque nous sommes sur le marché depuis longtemps. Nous avons lancé notre logiciel de gestion de rendez-vous en 2012 mais, à l’époque, nous ne croyions pas en une plateforme de mise en relation avec les patients par le biais d’un portail web. Nous nous sommes trompés. Alors nous avons changé notre stratégie.

    Une prise de contact répétitive pour faire connaître Clickdoc

    De quelle manière comptez-vous augmenter votre nombre de médecins adhérents ?

    Par le biais de notre service « On appelle pour vous », nous appelons les cabinets non adhérents pour leur expliquer qu’un patient souhaiterait prendre un rendez-vous avec eux. Nous n’avons pas d’approche commerciale mais nous précisons que nous appelons via le service ClickDoc. Grâce à cette prise de contact répétitive, nous nous faisons connaître petit à petit.

    Certains praticiens nous signalent qu’ils ne souhaitent pas prendre de rendez-vous en passant par un tiers mais quand nous prenons le temps de leur expliquer que notre service a été mis en place pour les patients qui en ont besoin, que tel patient n’aurait pas pu les joindre directement puisqu’il a effectué sa demande en dehors de leurs horaires d’ouverture, cela les amène à réfléchir.

    Nous offrons un vrai service gratuit dans le cadre de « On appelle pour vous », aussi bien du côté des patients que du côté des médecins, mais nous pensons que la démarche est bénéfique en termes d’image et de visibilité.

    « Le marché français est dynamique dans le domaine de la e-santé »

    ClickDoc va être lancé dans les prochaines semaines en Allemagne, où est basé CompuGroup. Pourquoi avoir choisi de développer en priorité ClickDoc sur le marché français ?

    Certes, il y a des blocages mais toutes les initiatives entreprises ici montrent que le marché français est dynamique dans le domaine de la e-santé. Par ailleurs, les acteurs sont bien préparés à l’arrivée de ces nouvelles technologies parce que les professionnels de santé sont massivement connectés par rapport au reste de l’Europe, comme en Allemagne, où il est plus rares que les praticiens utilisent des solutions numériques.

    Dans quels autres pays envisagez-vous de lancer ClickDoc ?

    Sur tous les marchés européens.

    « L’adoption de la téléconsultation sera lente mais progressive »

    Un service de téléconsultation va prochainement être ajouté à l’offre ClickDoc.

    En ce qui concerne la téléconsultation, il peut y avoir 2 logiques :

    • il est possible de construire une plateforme hors-sol, soit une sorte d’uberisation du service : le patient échange en ligne pendant 5 minutes avec un praticien qu’il ne connaît pas et qui ne gardera aucune trace de la consultation ;
    • nous, nous suivons plutôt le principe porté par l’avenant n°6 à la convention sur le déploiement de la télémédecine en France, qui permet d’encadrer la pratique, d’assurer un vrai suivi du patient, de maintenir l’humain au cœur du numérique.

    Ressentez-vous un réel intérêt pour la téléconsultation de la part des médecins ?

    L’adoption de la téléconsultation sera lente mais progressive parce que c’est un vrai changement. Nous avons présenté notre solution à des groupes de médecins, qui, au départ, affirmaient qu’ils ne pratiqueraient pas la téléconsultation. Nous les avons fait réfléchir, leur avons expliqué que tels ou tels problèmes pouvaient être rencontrés et comment les surmonter par le bais de notre service, simple d’utilisation, et nous leur avons montré que nous étions prêts. Au final, ils ont apprécié la solution et nous avons retourné la situation de départ.

    Cependant, dans la vraie vie, cette évolution des pensées va prendre du temps parce que nous ne pourrons pas rencontrer les médecins un par un.

    Pensez-vous que les patients sont plus enclins à pratiquer la téléconsultation ?

    Je ne sais pas. L’enjeu, c’est surtout que les patients qui veulent réaliser des téléconsultations se moquent de savoir si leur médecin pratique l’acte ou non. S’il n’en propose pas, il ira voir un autre praticien. Les médecins doivent prendre conscience de cela.

    « Il ne faut pas que la e-santé devienne le Minitel d’aujourd’hui »

    Que pensez-vous du principe d’État-plateforme, porté par Laura Létourneau et Dominique Pon à l’occasion de la présentation de la feuille de route du numérique en santé en avril ?

    Si l’idée est de mettre à disposition des services et que l’État ne s’implique pas, pourquoi pas. Il faut savoir comment diriger l’offre de manière à l’apporter aux patients pour qu’ils puissent s’en servir facilement.

    Il y a une subtilité dans l’exécution de cette mesure. Il ne faudrait pas que l’État se mette à fabriquer ses propres services parce que cela tuerait l’innovation. S’il n’y a pas de concurrence, il n’y a pas d’innovation. On se retrouverait avec le même schéma que le Minitel ! Il ne faut pas que la e-santé devienne le Minitel d’aujourd’hui et que l’État construise un 3615 Santé. Quand j’évoque cette comparaison, on trouve que j’exagère mais je pense qu’il est important d’être vigilants.

  • Google intègre 4 grands labos à son projet Baseline pour le recueil des données de vie réelle

    Verily, filiale d’Alphabet (Google) spécialiste des sciences de la vie, conclut des accords stratégiques avec les laboratoires pharmaceutiques Novartis, Otsuka, Pfizer et Sanofi pour développer des programmes de recherche clinique centrés sur le patient autour de sa plateforme Baseline.

    Verily, qui a annoncé ces partenariats le 21 mai 2019, a lancé ladite plateforme en 2017 pour « combler le fossé entre la recherche et le soin ». Son site (www.projectbaseline.com) propose au visiteur de participer à des études cliniques avec l’objectif de réaliser une « cartographie de la santé humaine ». Le participant potentiel est informé que ses données de santé seront partagées « avec son consentement » avec les partenaires de Verily.

    Les 4 groupes pharmaceutiques partenaires de Verily projettent d’utiliser la plateforme Baseline au cours des prochaines années pour des essais cliniques dans le domaine des maladies cardiovasculaires, de l’oncologie, de la santé mentale, de la dermatologie et du diabète. »Les connaissances scientifiques ont explosé au cours des dernières décennies, mais nous devons beaucoup améliorer les essais cliniques pour en faire bénéficier les patients, affirme Lionel Bascles, responsable monde du domaine clinique chez Sanofi. Le projet Baseline nous donnera accès aux patients les plus pertinents et permettra de reconnecter les essais cliniques aux parcours de soins des patients ».
    « Le processus de recherche clinique est obsolète à bien des égards », indique de son côté Debbie Profit, vice-présidente d’Otsuka chargée de l’innovation appliquée, jugeant que le projet Baseline permettra à son groupe d’accélérer le cycle de développement de nouveaux médicaments.

    Verily cherche à construire un « écosystème de recherche connecté »

    Baseline a démarré en 2017 avec Project Baseline Health Study, une étude sur 4 ans menée avec les universités de Duke et de Stanford, portant sur une population de 10 000 personnes. Il s’agissait de collecter un « jeu de données approfondi » auprès de chaque participant au moyen de visites cliniques, d’enquêtes et de sondages interactifs, et d’utiliser ces données pour déterminer ce que signifie être en bonne santé et comment une personne évolue vers un état pathologique.

    Des partenariats avec universitaires, hôpitaux, associations de patients et entreprises

    Depuis, Verily a construit autour du projet un « écosystème de recherche connecté », en ajoutant des partenariats avec des instituts de recherche universitaires, des hôpitaux, des entreprises et des associations de patients. Actuellement, Baseline porte notamment le programme Research Goes Red, par lequel Verily s’est allié avec l’Association des cardiologues américains pour inciter les femmes à contribuer à la recherche sur les maladies cardiaques.

    Baseline : « L’alliance du big data et de la médecine intégrative » (A. Normand)

    Alexis Normand, directeur du développement des objets connectés en santé pour le groupe Nokia, évoquait en janvier 2018 le projet Baseline dans un entretien accordé à H&TI. Il indiquait que ce programme visait « à numériser entièrement le corps d’individus sains afin que des supercalculateurs puissent modéliser le vivant dans son fonctionnement ‘normal’ ». « [Cette] modélisation de la bonne santé, aussi exhaustive que possible, doit servir à une meilleure compréhension de la maladie, en vue d’améliorer la portée des traitements », ajoutait-il.

    Il présentait l’initiative comme « l’alliance du big data, c’est-à-dire la capacité à traiter des méga-données en laissant les machines elles-mêmes formuler des hypothèses, et de la médecine intégrative, qui consiste à adopter une approche globale de la maladie, par opposition [à une médecine] ciblée sur un organe ou une pathologie ». 

  • PHW 2019 : « protéger, partager et valoriser » les données patients, les 3 axes de la start-up DrData

    Protection, partage et valorisation des données patients sont les 3 axes de la vision portée par la start-up DrData. À l’occasion de la Paris Healthcare Week 2019, Nesrine Benyahia, P.-D.G de la société, a animé le 22 mai une conférence spéciale au cours de laquelle Eric Tanneau, médecin libéral, Hélène Gaillard, pharmacienne, et Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques, ont évoqué les spécificités de leurs corps de métier vis-à-vis de ces 3 enjeux importants de l’exploitation des données de santé.

    Protéger les données sensibles « car elles touchent à notre liberté » 

    « Il est nécessaire de récupérer des données de santé fiables via des objets connectés fiables pour avoir des données qui ne seront pas faussées, car elles touchent à notre liberté », déclare Eric Tanneau. Ces données doivent être protégées pour éviter toutes déviances (hacker).

    Le praticien estime qu’une interopérabilité est indispensable afin qu’aucune de ces données ne soit perdue. La nécessité que tous les acteurs du système de santé puissent partager ces données conduiraient à la création d’un système global, ajoute-t-il.

    Patients actifs : informer et accompagner sur l’importance du partage des données

    D’un point de vue juridique, les patients ne sont pas propriétaires de leurs données de santé mais restent les principaux concernés dans le partage de leurs informations personnelles, explique Eric Tanneau. Leur consentement est moteur pour ensuite collecter ces données, qui doivent être véritablement utilisées afin de mener des recherches. Il faut « créer une appartenance pour qu’ils participent à ce système de collecte », suggèrent les intervenants. 

    La valorisation directe des données du patient 

    Les données sont actuellement valorisées via la création de nouveaux produits mais cette valorisation est indirecte pour le patient car le temps écoulé entre la récolte et la création est long. 

    Il faut que « le patient puisse accéder à ses données individuelles pour savoir comment elles ont été utilisées, pour quelle étude et en quoi elles ont été utiles pour l’intérêt commun », explique de son côté Hélène Gaillard. 

    Ce nouveau modèle pourra permettre une valorisation directe pour le patient et l’accès à ses données personnelles l’aidera dans son parcours de soins, précise-t-elle.

    La question de l’Europe dans le domaine du data 

    À l’échelle européenne, la question de la coordination des données est un réel problème, notent les intervenants. D’un pays à l’autre, un patient peut perdre ses données car leur partage reste confiné à échelle nationale. Les patients doivent pouvoir accéder à leurs données partout en Europe, soulignent les speakers. 

    « Il est nécessaire d’aller plus vite pour comprendre cette révolution numérique », estime Gérard Raymond afin de créer ensuite une dynamique pour contrebalancer la Chine ou encore les États-Unis. 

  • Harmonie Mutuelle rejoint le fonds CapDecisif 4

    Harmonie Mutuelle rejoint le fonds CapDecisif 4 aux côtés de Philips, L’Occitane et Vivalto, partenaires stratégiques de ce fonds focalisé sur la santé digitale, créé en juillet 2018.

    Harmonie Mutuelle réalisera des « proof of concept« , c’est-à-dire des démonstrations de faisabilité, a travers ses adhérents/patients et les établissements VYV Care afin de tester et de choisir de nouvelles solutions avec le Fonds CapDecisif 4, précisent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 20 mai 2019. 

    Dans ce cadre, le Groupe VYV poursuivra le déploiement de solutions améliorant le parcours de soins des patients en réduisant les coûts de santé à travers VYV Invest.

    Harmonie Mutuelle et CapDecisif Management vont développer sur le long terme un partenariat et des synergies opérationnelles entre les équipes et les sociétés de portefeuille.

  • PHW 2019 : « Le télésuivi des maladies respiratoires ferait économiser 500 M€ » (P. Castet, Aqsitania)

    « Il y a en France à peu près un million de personnes ayant des maladies respiratoires chroniques de type BPCO, asthme sévères et mucoviscidoses. Nous estimons donc que si nous arrivons à équiper toute la population et à prévenir ne serait ce que la moitié de ces crises, nous pourrions faire économiser au moins 500 millions d’euros par an à l’Assurance maladie », indique Patrice Castet, cofondateur et directeur des opérations de la société Aqsitania, interviewé par H&TI le 23 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    « Mon associé Patrick Hanusse, qui a été directeur de recherche au CNRS, a conçu une nouvelle méthode d’analyse du signal qui permet d’en extraire l’information utile, explique-t-il. Nous appliquons cette technologie aux signaux respiratoires parce que nous nous sommes aperçus qu’il y avait un gros trou dans la raquette des pneumologues, le télésuivi à domicile. Notre principale contribution est un test consistant à 3 minutes de respiration calme à domicile sans assistance, grâce au PRP (profil respiratoire personnel), ce que nous avons appelé la « ventilométrie » ».

    « Actuellement, les tests de pneumologie sont réalisés en milieu hospitalier ou médicalisé avec l’assistance de professionnels de santé, rappelle Patrice Castet : le test de spirométrie, utilisé habituellement, qui consiste à souffler très fort et à respirer très fort, ne peut pas être effectué par des patients très malades parce que cela peut déclencher chez eux des crises d’exacerbation respiratoire. Notre test est si simple d’utilisation qu’il peut être réalisé en autonomie par ces patients, ainsi que par des personnes âgées, handicapées ou par des enfants. »

    « Ce test a une grande valeur prédictive, insiste-t-il. Au bout de cinq années d’existence, Aqsitania peut affirmer qu’il est possible dans certains cas d’anticiper la crise au moins une semaine avant qu’elle ne survienne. Cette année, il y aura des publications co-signées par les médecins pneumologues qui mènent nos essais cliniques dans de grands CHU afin de démontrer la pertinence de notre approche. »

    Quelle est la particularité de votre dispositif ?

    Patrick Hanusse : Différents essais ont été réalisés par différentes structures sur la possibilité de faire un spiromètre à domicile mais tous ont été invalidés par la HAS : la mesure était trop difficile à réaliser en autonomie et de toute façon on n’arrive pas à détecter les crises.

    Avec notre technologie, tout ce que nous demandons aux patients c’est de respirer trois minutes dans un débitmètre, associé avec un objet connecté, qui va poster le signal respiratoire sur une plateforme d’analyse. Celle-ci va calculer des marqueurs de la forme du signe respiratoire, des biomarqueurs qui qualifient l’état respiratoire de la personne à l’instant « T ». Nous avons aussi une application mobile qui permet de faire le même genre de suivi.

    C’est un modèle qui apprend l’état de la personne au fur et a mesure et détermine la plage de fluctuation habituelle de chaque patient. Lorsqu’il en sort une fois, on considère que c’est un accident, quand c’est deux fois il y a une chance sur 100 donc nous commençons à alerter, si c’est trois fois c’est une chance sur 1 000 donc ça va générer nécessairement une alerte parce que nous savons que la personne sort vraiment de son état respiratoire habituel.

    Où avez-vous mené vos essais cliniques ?

    En cinq ans d’existence, nous avons réalisé des essais cliniques avec de grands CHU, ceux de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Rouen et la Pitié-Salpêtrière à Paris. Les médecins participants disposent d’un tableau de bord avec l’état de leurs dizaines ou centaines de patients à un instant « T ». Cela leur permet de ne s’intéresser qu’à ceux qui dérivent. Le but de ce suivi est de leur éviter des crises, l’exacerbation respiratoire, qui peut les conduire aux urgences en détresse respiratoire avec des conséquences pouvant être graves, le handicap ou la mort.

    Avez-vous pu prouver que les résultats du PRP (profil respiratoire personnel) étaient plus précis que ceux obtenus avec la technique habituelle ?

    Le PRP est entièrement nouveau. C’est la raison pour laquelle il faut que nous bâtissions avec les médecins un référentiel, de la même façon qu’il y a 40 ans au moment de l’apparition de l’échographie, quand nous avons commencé à avoir des images, nous nous sommes demandés comment les interpréter. Il a fallu que les professionnels de santé se forment à l’analyse et, petit à petit, nous avons su que telle ou telle configuration avait telle ou telle signification. De même aujourd’hui, il faut établir des signatures d’événements cliniques pour pouvoir dire que lorsqu’un profil respiratoire se comporte de telle manière ou de telle autre, nous pouvons établir tel ou tel diagnostic.

    C’est le principe de l’essai clinique que nous venons de terminer au CHU de Bordeaux avec 120 patients asthmatiques sévères : nous avons pu comparer les résultats du PRP avec ceux qu’obtiennent les médecins selon leur technique habituelle. Nous allons être en mesure de démontrer que nous voyons les crises arriver progressivement une à deux semaines à l’avance en fonction des personnes chez les asthmatiques sévères. C’est vraiment unique au monde.

  • Nehs s’allie à CPage et PagesJaunes (Solocal) dans le cadre de 2 projets e-santé

    Nehs, acteur du parcours de santé créé par la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH), vient de s’associer à 2 entreprises :

    • CPage, éditeur de logiciels métiers destinés aux établissements publics : l’objectif des 2 partenaires est de combiner leurs savoir-faire en matière de simplification de l’offre des systèmes d’information en santé afin de fournir aux hospitaliers des « solutions globales » allant de la gestion hospitalière à la production de soins multi-établissements sur un territoire ;

    • Solocal : ce partenariat stratégique a été conclu pour donner accès à la prise de rendez-vous en ligne KelDoc (Nehs) sur le service PagesJaunes (premier service digital du groupe Solocal).

    Ces deux rapprochements ont été annoncés à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris.

    Nehs et CPage vont développer des solutions globales aux hospitaliers

    Les solutions que souhaitent développer Nehs et CPage vont couvrir toute la chaîne, « de la délivrance d’un logiciel, en passant par une offre de service, jusqu’à la mise en œuvre d’une solution globale santé clé-en-main », précisent les deux partenaires dans un communiqué conjoint.

    Apporter aux PS « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques »

    Le but de cette alliance est d’apporter aux professionnels de santé « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques » en leur offrant la possibilité « de décider, d’échanger, d’organiser, de prendre en charge, d’accompagner et d’innover » tout au long du parcours de soins.

    Nehs et Solocal proposent le service Keldoc aux utilisateurs de PagesJaunes

    Les objectifs de l’accord signé entre Nehs, qui propose le service Keldoc, et Solocal, derrière le service PagesJaunes, sont les suivants :

    • faire profiter aux clients de KelDoc, et notamment aux grands établissements de santé, de l’audience de PagesJaunes (plus de 250 millions de visites en 2018, indique Solocal) sur la recherche locale de professionnels et d’établissements de santé ;
    • permettre aux internautes de PagesJaunes de prendre rendez-vous en ligne avec les médecins et les établissements de santé équipés de la solution KelDoc ;

    « Ce partenariat vise à publier sur PagesJaunes (site & mobile) un parcours de prise de rendez-vous en ligne pour les établissements et professionnels de santé clients de la solution KelDoc », précisent les deux organisations dans un communiqué commun.

  • Rencontres du groupe des data managers académiques (Ac@DM) : les 13 et 14 juin 2019, Normandie

    Les prochaines rencontres du groupe des data managers académiques se tiendront les 13 et 14 juin 2019 en Normandie, dans la baie du Mont Saint-Michel. Ils célébreront les 10 ans d’existence d’Ac@DM, un groupe francophone de data managers issus de Centres hospitaliers universitaires, de centres de lutte contre le cancer, de groupes coopérateurs en oncologie, de sociétés savantes et d’agences gouvernementales. L’objectif est de se réunir pour réfléchir ensemble aux pratiques et ainsi améliorer le data management.

    Les inscriptions pour les conférences sont gratuites et désormais ouvertes mais il est impératif d’adhérer à ce groupe et d’exercer un métier lié aux activités de gestion de données dans le cadre de la recherche clinique académique.

    Les organisateurs peuvent être contactés par email : contact@acadm.fr.

    Programme

    Jeudi 13 juin

    • 9h30 Accueil des participants
    • 10h30 introduction
    • 11h00 Création d’un Health Data Warehouse au CHU de Rouen : principes et enjeux de la donnée jusqu’aux aspects éthiques :
      • Julien GROSJEAN, CHU de Rouen
    • 11h45 dossier communiquant  en cancérologie (DCC) en Normandie, intérêt, sécurisation et gestion des données :
      • Xavier BLAIZOT et Olivier SEREE, Réseau régional de cancérologie Onco Normandie
    • 12h30 Déjeuner
    • Session thématique : les défis des nouvelles réglementations applicables aux recherches (RGPD, méthodologies de référence de la CNIL…)
      • Modérateur : Franck MORIN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • 14h00 Partie 1 : les principes fondamentaux du traitement de données à caractère personnel (DCP) :
      • Marguerite BRAC DE LA PERRIERE, Avocat, Lexing Alain Bensoussan Avocats
    • 14h20 PARTIE 2 : Retour d’expérience de lamise en place d’action pour la sécurité des données dans un centre de lutte contre le cancer :
      • Anne-Cécile LE VAILLANT, juriste, Centre François Baclesse ;
      • Laurent ROUSSEL, directeur SI, Centre François Baclesse ;
      • Sandrine TISON, DPO, Centre Henri Becquerel et Centre François Baclesse
    • 14h45 Questions et débats
    • 15h45 Pause
    • 16h00 PARTIE 3 : Les analyses de risques et analyses d’impact
      • Laurence PICARD, directeur qualité gestion des risques, Centre François Baclesse
    • 16h30 Questions et débats
    • 17h00 Clôture de la journée
    • 18h30 Soirée culturelle au Mont Saint-Michel

    Vendredi 14 juin

    • 8h30 Accueil des participants
    • 9h00 Mise en place d’une étude populationnelle sur les accidents vasculaires cérébraux : la cohorte Caen Normandie « Normandy Stroke » :
      • Audrey BARBEDETTE, Observatoire normand des AVC, Inserm-UNICAEN-EFS UMR-S 1237
    • 9h45 Qualité de vie et patients connectés :
      • Sophie PAGET-BAILLY & Oumelkheir DJOUMAKH : Methodology and Quality of Life Unit in Oncology (Inserm UMR1098) Plateforme Qualité de Vie et Cancer 
    • 10h30 Pause
    • 10h45 Gestion et valorisation des données du centre de ressources biologiques (CRB) Ovaressources :
      • Mélanie BRIAND, CRB « OvaRessources », UMR Inserm U1086 « Anticipe »
    • 11h30 La cohorte E3N-E4N, la plus grande étude française sur la santé au sein de la famille : un défi pour le data manager :
      • Roselyn GOMES, Anita KOWAL, Noële MAITRE, Noëlle ROBERT, Emmanuelle CORREIA-DE OLIVEIRA LOPES & Lyan HOANGCESP – Equipe Générations et Santé, Inserm UMR-S 1018, Institut Gustave Roussy
    • 12h15 Déjeuner
    • 13h45 Ateliers session 1
    • Événements indésirbales : Quand l’impossible devient possible
      • Quân TRAN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • Systèmes d’information géographique dans l’étude des inégalités sociales en santé : l’apport du géocodage
      • Ludivine LAUNAY, Unité Inserm ANTICIPE, Cancers et prévention, Caen
    • 14h45 Pause
    • 15h00 Ateliers session 2
    • Le challenge du CDISC dans l’académique… 10 ans après :
      • Sylvain BOUDON, Institut du Cancer de Montpellier
    • Méthodes d’évaluation de l’exhaustivité, mesure a posteriori de la complétude et de l’exactitude des entités du système multi-sources :
      • Delphine DEGRE, Registre des Cancers de la Manche ;
      • Joséphine GARDY, Registres Général et Digestif des Tumeurs du Calvados
    • 16h00 Bilan et clôture des journées
    • 16h30 Fin de la journée
  • Belgique : les principales mesures du plan d’action « e-santé 2019-2021 » porté par le gouvernement

    La Belgique a adopté son nouveau plan d’action e-santé 2019-2021 en janvier. Il fait suite au plan e-santé 2013-2018, dont 72 % des objectifs ont été réalisés : 
    • le portail patient national (le Personal Health Viewer) ;
    • la e-prescription, qui est obligatoire depuis juin 2018 (en novembre 2018, près de 16 000 médecins ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit près de la moitié de toutes les prescriptions) ;
    • l’attestation et la facturation électronique, de plus en plus utilisées ;
    • les échanges sécurisés d’information entre médecins et publication de Sumehrs (résumé électronique de données médicales de patients) ;
    • l’usage croissant de la messagerie sécurisée (eHealthBox) ;
    • le système de validation d’applications mobiles santé ;
    • l’accélération de l’informatisation des hôpitaux (15 % des hôpitaux généraux ont un DPI quasi intégré, 75 % utilisent la prescription électronique, 60 % ont un dossier infirmier informatisé) ;
    • la mise en place dans les trois régions d’une structure permettant à l’ensemble des prestataires de soins de suivre des formations permanentes dans le domaine de la e-santé ;
    • la mise à disposition de l’application BelRai, un outil de collaboration pour prestataires de soins intervenant autour d’un patient.

    La nouvelle stratégie 2019-2021 adresse les points d’amélioration du premier plan e-santé de la Belgique. Il se conforme aux principes suivants : 
    • coopération inter-fédérale ;
    • poursuite des projets en cours et/ou les étendre à de nouvelles cibles ou champs d’application ;
    • excellence opérationnelle et suivi des opérations pour sans cesse améliorer la disponibilité et la performance des systèmes et outils utilisés par professionnels et patients ;
    • intérêt porté sur les initiatives e-santé européennes et internationales.

    Le plan d’action 2019-2021 est composé de sept clusters de 44 projets interdépendants, présentés ci-dessous.

  • DATA – Belgique : les principales mesures du plan d’action « e-santé 2019-2021 »

    Le 28 janvier 2019, la Belgique a adopté son nouveau Plan d’action e-santé 2019-2021. Il fait suite au Plan e-santé 2013-2018, dont 72% des objectifs ont été réalisés : 
    • le portail patient national (le Personal Health Viewer) ;
    • La e-prescription, qui est obligatoire depuis juin 2018 (en novembre 2018, près de 16 000 médecins ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit près de la moitié de toutes les prescriptions) ;
    • l’attestation et la facturation électronique, de plus en plus utilisées ;
    • les échanges sécurisés d’information entre médecins et publication de Sumehrs (résumé électronique de données médicales de patients) ;
    • l’usage croissant de la messagerie sécurisée (eHealthBox) ;
    • le système de validation d’applications mobiles santé  ;
    • l’accélération de l’informatisation des hôpitaux (15% des hôpitaux généraux ont un DPI quasi intégré, 75 % utilisent la prescription électronique, 60% ont un dossier infirmier informatisé) ;
    • la mise en place dans les trois régions d’une structure permettant à l’ensemble des prestataires de soins de suivre des formations permanentes dans le domaine de la e-santé ;
    • la mise à disposition de l’application BelRai, un outil de collaboration pour prestataires de soins intervenant autour d’un patient.

    La nouvelle stratégie 2019-2021 adresse les points d’amélioration du premier plan e-santé de la Belgique. Il se conforme aux principes suivants : 
    • coopération inter-fédérale ;
    • poursuite des projets en cours et/ou les étendre à de nouvelles cibles ou champs d’application ;
    • excellence opérationnelle et suivi des opérations pour sans cesse améliorer la disponibilité et la performance des systèmes et outils utilisés par professionnels et patients.
    • Intérêt porté sur les initiatives e-santé européennes et internationales

    Le Plan d’action 2019-2021 est composé de sept clusters de 44 projets interdépendants, présentés dans l’indicateur préparé par Health & Tech Intelligence.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Belgique est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.