Pilotage

  • Challenges IA – santé : appel à candidatures de start-ups (deadline : le 29 octobre 2019 à 12h00)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan ont été sélectionnés comme porteurs des 2 challenges IA « santé » retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) ouvert au 1er trimestre 2019. La Direction générale des entreprises (DGE) et Bpifrance lancent à présent l’appel à projets (AAP) « lauréats des Challenges IA » : l’objectif est de sélectionner des start-ups IA pour développer les solutions attendues, décrites dans les cahiers des charges.

    Le ou les lauréats devront construire dans un délai de 3 à 12 mois une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. Le but du dispositif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des start-ups et PME de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des start-ups ou PME expertes en IA.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés exclusivement sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 29 octobre 2019 à 12h00 (date et heure de réception faisant foi). Le cabinet Care Insight a été choisi pour aider les start-ups à répondre à cet AAP (contact : Béatrice Falise-Mirat).

    Health & Tech Intelligence présente en détails les modalités de l’appel concernant les 2 challenges « santé » retenus à l’issue de l’AMI vague 1 :
    • « AIS » – sponsor public : CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;
    • « ONESELF » – sponsor : Sesan : le challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Rappel : les Challenges IA

    Les Challenges IA s’inscrivent dans le cade du plan « Intelligence artificielle » et le Programme d’investissements d’avenir (PIA) du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Ils sont pilotés par la DGE et opérés par Bpifrance.

    Chaque challenge « identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (désignée sous le terme « sponsor »), explique la DGE. Dans le cas où le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge visera à mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ».

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (désignée(s) sous le terme « lauréat(s) »).

    Challenge « AIS » et « ONESELF » : modalités

    CONTEXTE ET OBJECTIF

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’enjeu principal du moment dans la santé est l’exploitation des données de vie réelle (hospitalière),qu’elles soient rétrospectives ou prospectives. Le CHU de Toulouse dispose d’une très grande quantité de données dans différentes spécialités médicales.

    L’intelligence artificielle est un levier de l’utilisation et de l’exploitation de ces données. Elle permet d’atteindre des objectifs d’amélioration de prise en charge des patients. Ces nouveaux outils faciliteront le développement de nouveaux usages autour de la donnée et des pratiques médicales (aide au diagnostic, médecine personnalisée, e-santé, analyse automatique d’image…).

    Afin d’exploiter ces données, plusieurs défis techniques restent à résoudre et notamment le partage et le transfert des données dans un cadre réglementaire protecteur de la vie privée.

    • « ONESELF » : Sesan

    Afin d’assurer à l’apprenant une expérience d’apprentissage aussi complète en formation à distance qu’en formation présentielle, il est nécessaire de compléter le dispositif de formation à distance d’une personnalisation dynamique, qui s’applique en temps réel à l’utilisateur en fonction de son profil, de son expérience de formation sur le site de e-learning de ses usages de la solution métier et de ses attentes. Cette personnalisation dynamique, possible grâce à l’IA permettra de rendre le parcours de formation adaptatif à l’apprenant.

    Ce challenge aura donc pour objectif de construire les outils numériques permettant d’obtenir dynamiquement des parcours de formation personnalisés, en fonction des besoins des professionnels de santé, de leur niveau et de leur rythme d’apprentissage.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’objectif est de fournir une solution viable d’anonymisation de jeu de données en exploitant les mécanismes de représentation de la donnée utilisée en intelligence artificielle (par exemple en utilisant des mécanismes d’ »embeddings« ). Ces représentations abstraites de la donnée pourraient permettre d’anonymiser efficacement nos données de santé sans endommager leurs propriétés statistiques. Elles resteront donc utilisables facilement par des entreprises pour développer des produits innovants.

    • « ONESELF » : Sesan

    Le prototype devra comprendre le besoin de l’apprenant et lui proposer dynamiquement les pages répondant à ce besoin. Le résultat attendu sera donc la construction de parcours utilisateurs, définis en fonction des interactions de l’apprenant, de son profil identifié préalablement, de ses navigations antérieures voir de ses usages dans la solution métier.

    Le produit du POC devra s’intégrer dans le CMS (WordPress) de manière standardisée,respectant le fonctionnement du cœur du CMS, par exemple sous la forme d’un module ou plugin.

    La construction préalable des liens entre « besoin théorique » et contenus (pages tutoriels,vidéos du CMS) ne fait pas partie du périmètre du POC. Le corpus de données sera fourni parle sponsor dans le cadre d’une démarche pédagogique pilotée par Sesan.

    Démarche d’évaluation : il sera nécessaire dans le cadre du PoC de mettre en place les outils et moyens nécessaires au suivi et l’évaluation de la pertinence des suggestions faites par l’IA en réponse au besoin de l’apprenant. Cette démarche d’évaluation reposera notamment sur la satisfaction de l’utilisateur à l’issue du parcours de formation mais aussi d’une analyse de son comportement dans la solution métier.

    EXIGENCE ET CRITÈRES DE SÉLECTION

    • « AIS » : CHU de Toulouse
      • expérience dans le traitement des données massives ;
      • expérience dans la diversité des données de santé (standards et formats) ;
      • expertise dans l’IA ;
      • culture du développement agile ;
      • culture de la sécurité des données ;
      • expertise sur les problématiques liées à l’anonymisation.

    Ouverture pour une proposition partenariale et commerciale entre le lauréat et le CHU pour l’accès à la solution développée, son utilisation et sa promotion.

    • « ONESELF » : Sesan

    Les candidats devront avoir des connaissances en outils web (CMS, PHP, HTML…) afin d’être en capacité de proposer une solution dont l’architecture technique est compatible avec les contraintes du site e-learning en place.

    L’environnement technique du POC devra être évalué en fonction des impacts de performance et devra pouvoir supporter les variations de fréquentation du site. Une connaissance en socle technique web et hébergement sera également nécessaire au lauréat.

    Si les travaux réalisés par le lauréat dans le cadre d’un challenge demeurent la propriété du lauréat, Sesan souhaite disposer de conditions d’accès privilégiées au produit co-développé entre Sesan et le lauréat. Les conditions d’accès au produit développé feront l’objet d’échanges entre Sesan et les candidats durant les phases d’auditions et seront entérinées avec le lauréat dans les phases du cadrage du challenge.

  • Stratégie e-santé de l’Australie

    L’Australie a adopté une stratégie nationale e-santé pour 2018-2022. L’Agence de la santé numérique du pays (Australian Digital Health Agency), créée en 2016 par les gouvernements territoriaux et étatiques de l’Australie, mène cette feuille de route. En Australie, les progrès en matière de e-santé ont souvent été réalisés en silo, notamment du fait de la complexité de la gouvernance et du financement du système de santé. L’objectif pour 2022 est de s’appuyer sur le numérique pour harmoniser et intégrer le système de santé au niveau national.

    Les directions stratégiques pour 2022 ont été définies selon les principes suivants :
    • mettre l’utilisateur au centre ;• garantir l’intimité et la sécurité ;
    • favoriser la collaboration agile ;
    • animer une culture de sécurité et de qualité ;
    • améliorer l’équité de l’accès ;
    • s’appuyer sur les atouts et capacités existants ;
    • utiliser l’argent des contribuables de façon judicieuse.

    Elles s’organisent autour de 4 thèmes :
    • aider à la décision et proposer des solutions ;
    • aider tous les professionnels de santé à mieux comprendre le patient et, ensemble, prodiguer des soins de manière sécurisée et personnalisée ;
    • créer un environnement où le patient et son soignant peuvent bénéficier de technologies innovantes ;
    • préserver la confiance et protéger les droits.

    Le dossier patient national, My Health Record, est placé au cœur de la stratégie australienne. Le patient et tous ses professionnels de santé y ont accès. My Health Record remplace le Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) lancé en 2012. L’utilisation du PCEHR par les professionnels a été freinée par la méfiance des professionnels de santé envers les systèmes informatiques (SI), l’absence d’une intégration complète avec les SI cliniques, le manque d’information clinique utile, des préoccupations sur la sécurité et la faible adoption du PCEHR par les patients. Une enquête lancée par ministre de la Santé fédéral en 2014 sur les difficultés rencontrées par le PCEHR et les moyens d’y résoudre a recommandé le changement du modèle d’inscription pour un modèle de désinscription ainsi que le changement de nom du dossier patient et de la gouvernance (ce qui a conduit à la création de l’Australian Digital Health Agency) mais aussi de se concentrer sur les informations cliniques significatives et de renforcer la transparence autour de la sécurité.

  • DATA – Stratégie e-santé de l’Australie

    L’Australie a adopté une stratégie nationale e-santé pour 2018-2022. L’Agence de la santé numérique du pays (Australian Digital Health Agency), créée en 2016 par les gouvernements territoriaux et étatiques de l’Australie, mène cette feuille de route. En Australie, les progrès en matière de e-santé ont souvent été réalisés en silo, notamment du fait de la complexité de la gouvernance et du financement du système de santé. L’objectif pour 2022 est de s’appuyer sur le numérique pour harmoniser et intégrer le système de santé au niveau national.

    Les directions stratégiques pour 2022 ont été définies selon les principes suivants : 
    • mettre l’utilisateur au centre ;
    • garantir l’intimité et la sécurité ;
    • favoriser la collaboration agile ;
    • animer une culture de sécurité et de qualité ;
    • améliorer l’équité de l’accès ;
    • s’appuyer sur les atouts et capacités existants ;
    • utiliser l’argent des contribuables de façon judicieuse.

    Elles s’organisent autour de 4 thèmes : 
    • aider à la décision et proposer des solutions ;
    • aider tous les professionnels de santé à mieux comprendre le patient et, ensemble, prodiguer des soins de manière sécurisée et personnalisée ;
    • créer un environnement où le patient et son soignant peuvent bénéficier de technologies innovantes ;
    • préserver la confiance et protéger les droits.

    Le dossier patient national, My Health Record, est placé au cœur de la stratégie australienne. Le patient et tous ses professionnels de santé y ont accès. My Health Record remplace le Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) lancé en 2012. L’utilisation du PCEHR par les professionnels a été freinée par la méfiance des professionnels de santé envers les systèmes informatiques (SI), l’absence d’une intégration complète avec les SI cliniques, le manque d’information clinique utile, des préoccupations sur la sécurité et la faible adoption du PCEHR par les patients. Une enquête lancée par ministre de la Santé fédéral en 2014 sur les difficultés rencontrées par le PCEHR et les moyens d’y résoudre a recommandé le changement du modèle d’inscription pour un modèle de désinscription ainsi que le changement de nom du dossier patient et de la gouvernance (ce qui a conduit à la création de l’Australian Digital Health Agency) mais aussi de se concentrer sur les informations cliniques significatives et de renforcer la transparence autour de la sécurité.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de l’Australie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Rencontres du progrès médical : l’impact éco des innovations organisationnelles doit être anticipé

    Les nouveaux dispositifs médicaux ont un impact sur l’organisation des soins, le parcours de soins et la pratique médicale. L’efficience de cette nouvelle organisation doit d’ailleurs être évaluée sur le plan du bénéfice patient mais aussi sous le prisme médico-économique. Tel était l’enjeu de la table ronde portant sur l’impact de l’innovation dans l’organisation des soins, organisée le 10 septembre 2019 à l’occasion des 7èmes Rencontres du progrès médical du Snitem.

    Anticiper l’impact organisationnel de l’innovation

    Selon Norbert Nabet, directeur général d’activité à Nehs, mettre à disposition un écosystème favorable au changement prend du temps. « Cela ne peut pas prendre moins de 10 ans entre l’innovation, la réglementation et la formation, d’autant que l’innovation est souvent vécue comme un perturbateur », commente-t-il.

    Certaines innovations bouleversent les organisations et les pratiques. Ces bouleversements doivent être anticipés dans l’appréciation économique globale le plus en amont possible. « Cela met en relation des acteurs, grâce au partage de données, qui n’étaient pas en lien précédemment : patients, industriels et plusieurs professionnels de santé », explique Marie-Anne Jacquet, sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins à la DGOS. La Cnedimts (Haute autorité de santé) a d’ailleurs publié un guide qui explique en quoi le volet organisationnel peut-être une dimension de l’appréciation du bénéfice clinique des dispositifs.

    Tester et évaluer l’efficience

    À noter que différents pays d’Europe utilisent des « champions cliniques de l’innovation », soit des utilisateurs précoces d’une innovation. « Ils sont les mieux placés pour aller voir leurs collègues et leur dire que ce cela est possible. Cela peut s’organiser spontanément avec les sociétés savantes », indique Daniel Szeftel, directeur de Care Factory. Cette encouragement peut venir de la communauté clinique elle-même mais aussi des patients qui peuvent inciter les professionnels de soins à adopter de nouveaux outils, de nouvelles pratiques.

    « Nous avons besoin de pouvoir évaluer en vie réelle, sans faire d’analyses randomisées »

    Ces changements d’organisation doivent également être évalués et cela ne se passe pas comme dans un essai clinique classique. « Nous avons besoin de pouvoir évaluer en vie réelle, sans faire d’analyses randomisées. Pour autant, nous avons besoin de beaucoup de patients et de beaucoup de données pour faire du comparatif avec des techniques statistiques sophistiquées », poursuit Daniel Szeftel. L’objectif est de savoir si l’organisation a fait gagner de l’efficience en termes de qualité de vie mais aussi d’économies à l’Assurance maladie.

    Pour Anne-Marie Jacquet de la DGOS, cette évaluation n’est pas la première préoccupation dans le cadre du déploiement d’un nouveau dispositif mais cette question d’efficience de l’organisation peut enter en ligne de compte dans le cadre de la valorisation CEPS. « Nous soutenons d’ailleurs des programmes de recherche pour évaluer l’impact organisationnel et globale de certaines solutions de prise en charge dispositifs médicaux ou autre traitement », note-t-elle. Les expérimentations effectuées dans le cadre de l’article 51 vont d’ailleurs intégrer des modèles d’analyse d’impact organisationnelle avec la construction de groupes témoins.

  • Le Cercle P de Pfizer propose d’intégrer l’IA à l’Espace numérique de santé (manifeste)

    « La e-santé doit profiter à tous. » C’est le mot d’ordre lancé par le Cercle P à travers son manifeste en faveur de la e-santé. Le document a été présenté le 17 septembre 2019 à l’Open Mind Kfé à Paris, en présence du député LREM Julien Borowczyk. Le cercle de réflexion, créé en 2016 par le laboratoire pharmaceutique Pfizer, a mené fin 2018 une enquête auprès de 287 associations de patients et a élaboré à son issue 5 propositions, « en cohérence » avec les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) et « dans la continuité »  du plan gouvernemental Ma Santé 2022 :

    • « diffuser en mode « push » des messages personnalisés et ciblés de prévention à tous les publics (…) en fonction des données collectées » par l’Espace numérique de santé (ENS) grâce à l’intégration de l’intelligence artificielle à celui-ci : « l’association de l’ENS et de l’IA peut ainsi devenir un puissant outil d’éducation et de prévention en matière de santé en France », commentent les auteurs du manifeste ;

    • « mettre en place un « roaming » national » permettant à l’abonné d’un réseau d’utiliser en zone « grise » le réseau d’un autre opérateur afin de remédier à l’insuffisance de la couverture du réseau mobile dans les zones isolées dans le but de « garantir à tous l’accès à la e-santé »; 

    • « généraliser la formation sur la e-santé et les outils numériques dans les études médicales et la formation continue » afin de « réduire la perception négative qu’ont les médecins de l’impact des outils numériques sur la relation avec le patient » ;

    • « intégrer la composante e-santé dans le parcours de formation des patients experts », chargés d’accompagner les patients « vers les outils les plus adaptés » ;

    • « instaurer et financer un temps médical numérique des soignants (…) lors de la consultation médicale à proprement parler ou lors de sessions e-santé dédiées » pour leur permettre d’ »accompagner les patients vers les solutions et outils e-santé ».

  • USA : un accord de 10 ans signé entre Google et la Mayo Clinic sur les données, le cloud et l’IA

    Google annonce avoir conclu un partenariat stratégique de 10 ans avec la Mayo Clinic, fondation hospitalo-universitaire américaine basée au Minnesota, avec l’objectif de « redéfinir la manière dont les soins sont dispensés » et d’« accélérer le rythme de l’innovation en santé grâce au numérique », plus précisément dans les domaines du cloud, de l’IA (dont l’apprentissage automatique, machine learning) et de la data.

    La Mayo Clinic, qui a choisi Google Cloud comme pierre angulaire de sa transformation numérique, prévoit d’utiliser la technologie développée par le géant de l’internet pour l’aider à valoriser le diagnostic assisté par IA, notamment en concevant des modèles d’apprentissage automatique pour améliorer les résultats cliniques, est-il précisé dans un communiqué daté du 10 septembre 2019.

    Dans le cadre de cet accord, la Mayo Clinic « continuera à contrôler l’accès et l’utilisation des données de ses patients » : elle autorisera au cas par cas l’utilisation de données pour des projets précis menés avec Google ou d’autres partenaires.

    Les GAFAM multiplient les partenariats avec les acteurs de la santé

    Un accord entre Microsoft et Providence St Joseph

    Cette annonce intervient après plusieurs accords du même ordre conclus aux États-Unis entre les GAFAM et le monde de la santé. Microsoft a annoncé le 8 juillet 2019 un partenariat similaire avec le groupe Providence St Joseph visant à « améliorer les résultats en matière de santé et réduire le coût total des soins » en combinant les technologies du géant de Redmond (cloud, IA, outil collaboratifs) avec les données et l’expertise clinique des hôpitaux.

    Une alliance entre AWS et Cerner

    Le 30 juillet 2019, c’est Cerner Corporation, société spécialiste des dossiers patient numériques, qui rendait public un accord avec AWS (Amazon Web Services) autour du cloud et de l’apprentissage automatique afin d’ouvrir une nouvelle ère en matière d’interopérabilité et de portabilité des données.

  • Colloque Paris Descartes : « intelligence artificielle en santé et responsabilités », le 25/09/2019

    « Intelligence artificielle (IA) en santé et responsabilités ». C’est le thème du colloque organisé le 25 septembre 2019 par l’Institut droit et santé (IDS) et la faculté de droit, d’économie et de gestion de l’université Paris Descartes.

    « Les succès de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé ne doivent pas faire oublier qu’elle reste faillible. La question de la responsabilité en cas de dommage causé par l’IA ne doit par conséquent pas être négligée », contextualisent les organisateurs. L’objectif de cet événement est de s’interroger sur la capacité des régimes actuels de responsabilité civile à indemniser de façon optimale les victimes de dommages causés par l’IA. « Qu’en sera-t-il demain ? Une simple adaptation de nos principes juridiques actuels suffira-t-elle ? » sont autant de questions qui rythmeront les échanges.
    Un autre sujet traité sera celui de la sécurisation des données. « Parce que le résultat produit par une IA sera étroitement pendant des données d’apprentissage qui l’auront nourrie, il convient s’assurer de la qualité et de la sécurité de ces données, commentent les organisateurs. Or, le producteur des données risque de voir sa responsabilité engagée en cas d’obsolescence des données utilisées ou de manquements aux règles de sécurité. »

    Les inscriptions à ce colloque, gratuites, doivent être réalisées sur le site web de l’IDS par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Plus d’informations au 01 76 53 45 39.

    Organisation :

    • Clémentine Lequillerier, maître de conférences en droit privé à la faculté de droit, d’économie et de gestion de l’université Paris Descartes et membre de l’Institut droit et santé, UMR S 1145.

    Programme

    2 tables rondes et un point sur la thématique « responsabilités et données »

    • 8h30 : café d’accueil
    • 9h00 : ouverture du colloque
      • Lydia Morlet-Haïdara, maître de conférences HDR à l’université Paris Descartes et co-directrice de l’Institut droit et santé, UMR S 1145
  • Dossier RH : nouveaux métiers et marché de l’emploi à l’ère de la révolution numérique et de l’IA

    Data scientist, ingénieur en robotique médicale, coordinateur de parcours de soins, bed manager… De par l’essor des nouvelles technologies dans le monde de la santé, numérique et IA en tête, et la réorganisation progressive du système de soins, des métiers nouveaux émergent et de nouvelles formations se déploient en France. Afin de mieux cerner ces compétences recherchées et les enjeux qu’implique cette (r)évolution technologique sur le marché de l’emploi, Health & Tech présente un dossier spécial, avec :

    • des portraits de professionnels au profil spécifique ou mixte :
    – les Dr Aziz Nazha, directeur du Centre médical d’IA de la Cleveland Clinic, et Nicolas Rochet, co-fondateur du Lica, un laboratoire d’intelligence collective et artificielle, expliquent leur métier de data scientist, qui consiste à « analyser, exploiter, mettre en valeur des données et à les communiquer » ;
    – Marie-Astrid Meyer, infirmière coordinatrice parcours de soins/recherche à Paris, revient en détail sur les spécificités de son poste, insistant sur l’importance du travail d’équipe entre les acteurs de soins, patient compris ;

    • un zoom sur les nouveaux diplômes, dont un indicateur des cursus santé proposés par les écoles d’ingénieurs ;

    • un aperçu de l‘état du marché de l’emploi en santé, marqué par le recrutement d’experts IT : dernière annonce en date, la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) renforce ses équipes et indique rechercher, entre autres, un architecte des systèmes d’information (SI) ; de son côté, la Drees publie plusieurs offres d’emploi, dont l’une est destinée au recrutement de responsables de la sécurité du SI (RSSI) et une autre au recrutement de data engineers, dans le cadre du projet « Health Data Hub » (HDH) ;

    • un focus sur l’impact du développement des nouvelles technologies sur les métiers traditionnels du secteur : dans un rapport publié en 2019, France Digital souligne le fait que l’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative.

  • Data : les cursus santé dans les écoles d’ingénieurs

    Le développement des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, intelligence artificielle en tête, fait émerger de nouveaux métiers. Parmi eux, ceux d’ingénieur en traitement d’images ou en robotique médicale, par exemple, nécessitent à la fois des compétences précises en IT et une bonne connaissance du domaine des soins. Si les formations spécialisées pour ce type de métiers innovants étaient encore quasi inexistantes il y a une dizaine d’années, les écoles d’ingénieurs ont pris conscience de l’intérêt d’une mise en place de programmes dédiés. C’est notamment le cas de l’École polytechnique de l’université Grenoble I, qui propose un diplôme « ingénieur spécialité technologies de l’information pour la santé », ou encore de l’ISEP, qui a mis en place un parcours « ingénieur numérique et santé ».

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les différents cursus actuellement proposés en France par les écoles d’ingénieurs.

    Retrouver en détail l’ensemble des cursus santé proposés par les écoles d’ingénieurs en France dans la rubrique « Data », accessible via ce lien.

  • Les cursus santé dans les écoles d’ingénieurs

    Le développement des nouvelles technologies dans le secteur de la santé, intelligence artificielle en tête, fait émerger de nouveaux métiers. Parmi eux, ceux d’ingénieur en traitement d’images ou en robotique médicale, par exemple, nécessitent à la fois des compétences précises en IT et une bonne connaissance du domaine des soins. Si les formations spécialisées pour ce type de métiers innovants étaient encore quasi inexistantes il y a une dizaine d’années, les écoles d’ingénieurs ont pris conscience de l’intérêt d’une mise en place de programmes dédiés. C’est notamment le cas de l’École polytechnique de l’université Grenoble I, qui propose un diplôme « ingénieur spécialité technologies de l’information pour la santé », ou encore de l’ISEP, qui a mis en place un parcours « ingénieur numérique et santé ».

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les différents cursus actuellement proposés en France par les écoles d’ingénieurs.