Pilotage

  • Bien vieillir : l’AAP Med4Age distingue Ted Orthopedics, Lumeen, FasTeesh et EzGayn

    Les sociétés Ted Orthopedics, Lumeen, FasTeesh et EzGayn sont les lauréates de la première édition de l’appel à projets (AAP) Med4Age, financé à hauteur de 338 000 € par AG2R La Mondiale et organisé par le cluster santé Medicalps. Cet AAP a été lancé le 9 avril 2019 en direction des PME avec l‘ambition d’accélérer l’émergence de solutions innovantes pour la santé et le bien vieillir.

    Après avoir reçu 80 dossiers de candidature, le jury réuni le 12 septembre à Paris a attribué :

    • 98 000 euros à Ted Orthopedics, qui développe un assistant d’auto-rééducation connecté dédié aux patients souffrant d’arthrose du genou ;
    • 95 000 euros à Lumeen, qui développe des expériences, basées sur la réalité virtuelle « pour apaiser et stimuler les résidents seniors anxieux en établissements » ;
    • 145 000 euros à FasTeesh, qui a développé HesY, une « brosse à dents efficace en 10 secondes » afin d’améliorer la santé bucco-dentaire des seniors en perte d’autonomie ;
    • 50 000 euros à EzyGain, prix « coup de cœur du jury », qui a créé un dispositif de rééducation de marche connectée à destination des personnes fragilisées pour les aider à marcher de nouveau.

    Outre la dotation attribuée « pour expérimenter leurs solutions innovantes auprès des seniors et des acteurs de la santé et du bien vieillir », les lauréats se verront également offrir par AG2R La Mondiale « un accompagnement concret » pour le développement, le déploiement et/ou la mise sur le marché des solutions innovantes primées, précise AG2R.

    10 dossiers présélectionnés sur 80 candidatures reçues

    La présélection de 10 dossiers sur les 80 candidatures reçues a été réalisée en juin 2019 par un jury local, composé de représentants d’AG2R La Mondiale, du cluster Silver Valley, du Tasda (Technopole Alpes Santé à Domicile et Autonomie), de la société Pharmanity et du médecin directeur du centre de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco de Grenoble.

    Les 10 candidats présélectionnés ont présenté le 4 juillet leurs projets à un comité d’usagers, « potentiels futurs utilisateurs des solutions proposées », est-il indiqué.

    Le jury qui a opéré la sélection finale était composé de représentants d’AG2R/LaMondiale (experts et présidents des commissions sociales nationales) du médecin coordinateur des centres de prévention Bien Vieillir Agirc-Arrco, des présidents des sociétés Eveon et Endodiag et de la fondation I2ML.

    Présentation des 4 lauréats de l’AAP Med4Age :

  • La Mutualité française lance une plateforme mettant en relation les acteurs porteurs d’innovations

    Mettre en relation les mutuelles, des start-ups et de manière plus générale tous les acteurs qui proposent des innovations dans les domaines de la santé et de la protection sociale. Tel est l’objectif de la nouvelle plateforme http://www.innovation-mutuelle.fr, lancée par la Mutualité française à l’occasion de ses Journées de rentrée, qui se tiennent du 25 au 26 septembre 2019 à Nancy.

    « Ce site permet aux acteurs de l’innovation de valoriser leurs travaux et leurs réalisations auprès du premier acteur de la complémentaire santé et du premier gestionnaire d’établissements privés non lucratifs, explique Albert Lautman, directeur général de la Mutualité Française, dans un communiqué publié le 24 septembre. C’est un outil de partage autour des questions d’innovation qui sont au cœur des métiers des mutuelles. »

    Le site Innovation-mutuelle.fr est organisé en 3 rubriques principales :

    • « les actualités de l’innovation » : actualités sur les derniers projets nationaux et internationaux dans des domaines tels que que l’intelligence artificielle (IA), la robotique connectée, l’hôpital numérique, la silver économie, le big data et la blockchain ;

    • « l’annuaire des innovations mutualistes » : recense les établissements de soins et de services (crèches, Ehpads, cliniques, etc.) et les activités assurantielles « au travers de nouveaux services couvrant les besoins d’une société en mutation », explique la Mutualité ;

    • « l’annuaire des acteurs innovants » : recense les start-ups, les associations, les entreprises et les universités qui proposent des solutions innovantes et pertinentes pour les mutuelles et leurs adhérents. Ces acteurs sont spécialisés dans les domaines de l’assurance, de la santé, de l’engagement citoyen ou offrent des process innovants.

    Une plateforme qui s’inscrit dans le cadre de la mission Innovation de la Mutualité

    « Le site Innovation-mutuelle.fr vient compléter la mission Innovation de la Mutualité Française », indique le groupe (communiqué).

    Depuis le lancement de cette mission :

    • des événements grand public sont organisés de manière régulière sur différentes thématiques, comme les innovations à l’hôpital, la silver économie et la blockchain appliquée au domaine de la santé ;
    • des clubs de l’innovation permettent la mise en place de rencontres régulières entre des mutuelles et des start-ups ;
    • le Prix innovation récompense chaque année des organisations qui développement des solutions innovantes dans le secteur de la santé : les lauréats 2019 seront annoncés au cours des Journées de rentrée (H&TI relaiera l’information dans un article dédié).

    Présidée par Thierry Beaudet, la Mutualité Française fédère « la quasi‐totalité des mutuelles en France », précise le groupe. Elle représente actuellement 650 mutuelles.

  • Le CH Valenciennes et Quinten utilisent l’IA pour endiguer la surmortalité dans les Hauts-de-France

    Le centre hospitalier de Valenciennes travaille sur le projet PharmIA avec Quinten, société experte en intelligence artificielle (IA), afin d’identifier les causes de la surmortalité dans la région des Hauts-de-France. Concrètement, l’idée est d’utiliser un système d’IA pour « circonscrire les erreurs de prescription médicamenteuse et évaluer leur impact potentiel sur la surmortalité dans la région« , précisent dans un communiqué les 2 partenaires.

    Selon la dernière étude de l’Observatoire régional de la santé (période 2006-2013), le territoire du Hainaut-Cambrésis (qui regroupe le Valenciennois, le Sambre-Avesnois et le Cambrésis) présente un taux de mortalité de 31 % supérieur à la moyenne nationale. « Si ce taux était ramené au niveau national, ce sont près de 3 000 vies qui seraient sauvées chaque année », est-il indiqué dans le communiqué. C’est dans ce contexte que le CH de Valenciennes a décidé d’agir pour tenter de comprendre les causes de cette surmortalité afin de mieux l’endiguer.

    La piste d’une mauvaise prise en charge médicale écartée

    Le centre hospitalier de Valenciennes a commencé ce projet en réalisant une analyse de ses structures de soins et des taux de consultation sur le Hainaut-Cambrésis. « À l’issue de cette phase, nous avons eu la confirmation que nos structures étaient en quantité suffisante et que le nombre de consultations en médecine de ville était supérieur à la moyenne nationale ; tout comme le nombre de séjours hospitaliers », explique Rodolphe Bourret, directeur général de l’hôpital de Valenciennes.

    La création d’un entrepôt de données

    Ayant écarté la piste de la prise en charge médicale, le DG et ses équipes se sont penchés sur le suivi du patient. « Historiquement, nos établissements de santé ont été pensés pour dispenser des soins aigus et non pour prendre en charge le cycle de vie du patient dans son ensemble. Or nous sommes convaincus que pour comprendre cette surmortalité sur le territoire nous devons changer d’échelle et passer du patient au citoyen », commente Rodolphe Bourret. Ils ont donc mis en place un entrepôt de données intégrant des informations allant au-delà du cadre hospitalier, comme les données sociales, éducatives et relatives à la durée de vie de la population.

    Une approche déclinée dans la pharmacie pour identifier le taux d’erreurs des prescriptions

    Cette nouvelle approche vise notamment à être déclinée dans la pharmacie « pour identifier le taux d’erreurs des prescriptions médicamenteuses », un sujet « majeur » pour le CH.

    PharmIA : une plateforme pour réduire l’iatrogénie médicamenteuse et optimiser les dépenses inutiles

    En 2011, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) rapportait que les accidents iatrogéniques d’origine médicamenteuse, soit les accidents survenant à la suite d’un traitement médicamenteux, pourraient être responsables de 60 000 à 130 000 événements indésirables graves (EIG) par an, dont 15 à 60 000 seraient évitables, est-il rappelé dans le communiqué.

    Le CH s’est demandé quelle était la part de ces EIG au sein du centre hospitalier et quel était leur impact sur la surmortalité régionale.

    Pour répondre à ces questions, l’établissement a fait le choix de recourir à l’intelligence artificielle (IA) développée par Quinten. Ils lancent alors conjointement le projet baptisé « PharmIA ».

    Dans ce cadre, ils ont développé une plateforme numérique d’analyse des prescriptions médicales afin de réduire l’iatrogénie médicamenteuse et d’optimiser les dépenses inutiles.

    Dans un premier temps, le centre hospitalier et Quinten se concentrent sur la médication liée au diabète avant de l’étendre à d’autres environnements thérapeutiques, comme la thrombose et l’oncologie.

    À long terme, la pharmacie de l’hôpital « sera en mesure de personnaliser la prise en charge de ses patients, d’optimiser l’usage des produits pharmaceutiques et surtout de percer à jour les causes de la surmortalité régionale », note Rodolphe Bourret.

    « La complémentarité de nos profils (le CH et Quinten) nous a sauté aux yeux, commente Rodolphe Bourret. Cette entreprise possède des compétences reconnues dans le développement de l’intelligence artificielle tandis que notre hôpital dispose d’une véritable expertise métier. Autrement dit, ils ne peuvent pas développer leur IA sans nos données, tandis que nos données sont inutiles sans leur technologie. Ce partenariat est un moyen de tirer profit de la technologie pour soigner au mieux nos patients sur notre territoire grâce à une meilleure approche de la pharmacologie. »

  • La démarche de facturation des chambres individuelles d’Happytal mise en cause

    Le service de conciergerie Happytal, qui a levé 23 millions d’euros en novembre 2018, est soupçonné de forcer la main aux patients pour la facturation de chambres simples. La start-up, lancée en 2013 par 2 anciens employés du cabinet de conseil McKinsey, a développé son service dans une centaine d’établissements de santé et quelques Ehpads, en communiquant sur le bien-être que ses prestations apportent aux patients.

    Or, des témoignages de patients, de soignants mais aussi d’anciens salariés recueillis par le Monde (article publié en août 2019) remettent en question l’honnêteté de certaines pratiques commerciales menées directement auprès de personnes fragiles. Des méthodes à nouveau décriées dans une enquête diffusée le 19 septembre dans « L’œil du 20h » (France 2).

    Saisie de plaintes de patients, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) est en train de mener des contrôles sur Happytal et ses méthodes, indique France 2. À l’issue de son enquête, la direction de l’AP-HP a annoncé à la chaîne sa décision de ne pas renouveler ses contrats avec Happytal : après 2 ans de collaboration, 9 hôpitaux devraient bientôt se passer des services de la société.

    Health & Tech Intelligence synthétise dans cet article les tenants et les aboutissants de cette information pour mieux cerner les enjeux de l’affaire. Contacté le 20 septembre (par téléphone et par email), Happytal n’a pas encore répondu à notre demande d’entretien.

    Un abonnement qui permet aux hôpitaux de facturer plus de chambres individuelles

    Happytal indique que son modèle économique repose sur la conciergerie alors que, selon les enquêtes du Monde et de France 2, l’optimisation de la facturation des chambres individuelles serait sa véritable motivation.

    Pour rappel, l’Assurance maladie ne finance la chambre individuelle que pour des raisons médicales. Dans les autres situations, les hôpitaux peuvent facturer les lits de cette chambre particulière, seulement si le patient a émis une demande par écrit en ce sens. C’est alors la complémentaire santé qui paie si le patient en a une.

    « Pendant des années, les établissements n’ont pas vraiment couru après cet argent : ça n’était pas la priorité du personnel, qui estime d’ailleurs que la chambre seule fait partie des soins et revient à tous. Mais quand Happytal a présenté aux hôpitaux les gains potentiels qu’apporterait une politique active de récupération des consentements, les directions se sont peu à peu laissé convaincre, explique Le Monde. D’autant que la carte-cadeau (15 à 30 euros) à valoir sur la conciergerie que la société propose d’offrir pour chaque signature rend l’établissement attractif. »

    Les services Happytal auraient rapporté 2 millions d’euros aux hôpitaux de l’Est parisien

    S’il accepte l’offre d’Happytal, l’hôpital paie un abonnement mensuel ainsi que 2 à 4 euros par nuitée facturable « mais l’établissement s’y retrouve en facturant davantage les chambres seules », note le quotidien, qui se base sur le témoignage de la direction de l’AP-HP, qui s’est exprimé sur le sujet lorsque celui-ci est revenu en commission médicale d’établissement (CME), au début de l’été.

    Selon les informations du quotidien :

    • les hôpitaux de l’Est parisien (Rothschild, Tenon, Trousseau, Saint-Antoine) versent 756 000 euros par an à Happytal : depuis 3 ans, le contrat aurait rapporté 2 millions d’euros ;
    • dans 2 hôpitaux du Nord parisien, à Bichat et Beaujon, situé à Clichy, l’abonnement annuel coûterait 483 000 euros : en moins de 5 mois, le contrat aurait rapporté 243 000 euros.

    Interrogé par France 2, le centre hospitalier d’Orléans indique de son côté que la facturation des chambres individuelles a doublé depuis que la direction propose les services d’Happytal, passant de 2,5 millions d’euros en 2016 à 5,2 millions en 2018.

    Des patients démarchés dans leur chambre

    Les services d’Happytal apportent un bénéfice aux hôpitaux, soit. Mais ce qui pose surtout question c’est les problèmes d’ordre éthique que posent les pratiques de la start-up, commente Anne Gervais, hépatologue à Bichat et vice-présidente de la CME (Le Monde).

    Les patients peuvent être démarchés dans leur chambre. L’AP-HP et Happytal affirment que la démarche est cadrée (seulement avec l’accord des soignants et pas dans les services lourds) « mais le procédé n’est pas clair, avance Anne Gervais. Il y a des personnes vulnérables qui ne se rendent pas compte de ce qu’on leur vend. Et il y a ce risque de traiter différemment un patient selon ce que sa mutuelle prend, ou non, en charge. » Il ressort des éléments recueillis par les journalistes-enquêteurs que les adhérents d’une complémentaire santé reçoivent une carte-cadeau, pas les autres. Si bien que les chambres seules risquent d’être attribuées prioritairement aux signataires.

    Les enquêtes menées par Le Monde et France 2 font état d’entretiens avec des patients et des anciens collaborateurs mettant en cause les pratiques commerciales de la société.

    Seulement 0,6 % des dossiers donneraient lieu à une réclamation selon Happytal

    Contacté par France 2, Happytal indique que seulement « 0,6 % des dossiers » donneraient lieu à une réclamation.

    Une hausse des remboursements de chambres seules et du prix de la nuitée

    Conséquence : les complémentaires ont observé une hausse des remboursements de chambres seules. Elles ont aussi relevé une augmentation du prix de la nuitée, une hausse qui serait suggérée aux directions des établissements par Happytal : la carte-cadeau incluse dans le tarif de la chambre particulière « aide à mieux justifier le tarif de la chambre particulière », indique un document de négociation dont le Monde a pris connaissance. Le problème est, qu’au final, c’est le reste à charge des patients qui augmente. « Si la carte n’est pas utilisée, le prix de la chambre ne diminue pas pour autant », complète le journal.

  • Medtronic va stopper la fabrication d’une pompe à insuline implantable jugée vitale par les patients

    L’ANSM « rappelle qu’elle n’a pas le pouvoir d’obliger les industriels à continuer la fabrication des produits ». « Si une alternative émergeait, elle prendrait toute disposition pour en faciliter la mise à disposition, tant que la sécurité du patient est assurée », explique l’agence dans un communiqué diffusé le 20 septembre 2019, rendant compte d’un point d’information organisé le 12 septembre au sujet de la décision de la société Medtronic d’arrêter la fabrication de sa pompe implantable Minimed 2007D (MIP) au 2e semestre 2020. La DGS prévoit de réunir l’ensemble des parties prenantes « dans le courant du mois de novembre afin de suivre les actions à mener, tant auprès des industriels que des professionnels de santé, des établissements et des patients ».

    La pompe MIP est un dispositif médical (DM) permettant l’administration d’insuline par voie intra-péritonéale chez des patients adultes diabétiques de type 1 ne pouvant faire l’objet d’une administration sous-cutanée. Utilisée par quelque 250 personnes en France, elle délivre de l’insuline directement dans la cavité péritonéale à proximité du foie, « mimant le mécanisme physiologique du pancréas ». Medtronic a décidé en 2017 d’arrêter la production de ce dispositif médical (DM), invoquant « des difficultés d’approvisionnement de différents composants de la MIP auprès de ses fournisseurs ». Le Pr Éric Renard, chef du service endocrinologie au CHU de Montpellier déclare que « 90 % des 350 personnes implantées dans le monde ne pourront bénéficier [du] nouveau dispositif » externe prévu par Medtronic et que, pour elles, « il n’y a aucune alternative » (source : Le Parisien).

    Les patients et les médecins inquiets

    Les membres du Collectif des diabétiques implantés présents lors de la réunion du 12 septembre déclarent que la pompe MIP est « vitale  pour beaucoup d’entre eux » et espèrent qu’elle va rester disponible « jusqu’à ce qu’une nouvelle technologie implantable par cette même voie prenne le relais ».

    Les diabétologues demandent de « ne pas abandonner » l’injection d’insuline par voie intrapéritonéale

    Les diabétologues invités demandent de « ne pas abandonner » la « technologie d’avenir » que représente l’injection d’insuline par voie intrapéritonéale, « en particulier pour les patients, peu nombreux, qui sont résistants ou intolérants aux autres traitements » parce qu’atteints d’hypoglycémie sévère, d’intolérance à l’insuline sous cutanée ou de diabète instable.

    Ces spécialistes indiquent ne pas considérer « la disponibilité des systèmes en boucle fermée et des greffes d’îlots pancréatiques » comme des alternatives documentées aux pompes implantées « faute de preuves ».

    Medtronic et Sanofi rassurent les patients

    La société Medtronic a confirmé par la voix de ses représentants son intention de mettre un terme à la fabrication de ce dispositif et « pris l’engagement de garantir la disponibilité des consommables nécessaires au bon fonctionnement des pompes implantées jusqu’à la fin de leur utilisation par les patients ».

    La société Sanofi, qui fabrique « une insuline spécifique utilisée exclusivement » dans la pompe MIP, a « garanti la disponibilité » de ce produit « tant que les patients en auront besoin ».

    L’ANSM s’engage à « veiller au respect des engagements » pris par Medtronic et Sanofi, et invité les professionnels de santé à « élaborer des protocoles de prise en charge des patients concernés ».

  • Digitalisation, IA et protection des datas au centre des priorités d’Unicancer (rapport d’activité)

    « Unicancer et les centres de lutte contre le cancer (CLCC) se sont mobilisés pour rester à la pointe des évolutions, dans un environnement de santé qui évolue fortement : digitalisation pour une santé connectée, intelligence artificielle (IA), programmes de recherche ambitieux, équipements de pointe (…) », déclarent le Pr Patrice Viens, président de la fédération, et Pascale Flamant, déléguée générale, dans l’éditorial du rapport d’activité Unicancer 2018. L’organisation met notamment en avant dans ce document, publié le 19 septembre 2019, les innovations les plus significatives développées au sein des CLCC, avec un focus sur le développement de l’IA, présentée comme une « priorité », et de projets relatifs au numérique.

    Parmi les initiatives figurant dans le rapport se trouvent :

    • le programme Esmé (Épidemio-stratégie médico-économique), un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements : il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle. Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi ;

    • Consore (continuum soins-recherche) : en 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème CLCC à rejoindre Consore. L’outil, basé sur un système d’intelligence artificielle et du machine learning (apprentissage automatique), a été conçu pour traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des centres de luttes contre le cancer.

    IA : une « priorité » pour Unicancer et les CLCC

    « Unicancer et les CLCC agissent pour mettre les nouvelles technologies, et en particulier l’intelligence artificielle (IA), qui va bouleverser les pratiques, au service du patient, est-il noté dans le rapport d’activité de la fédération. L’IA était au cœur des débats de la convention nationale organisée par Unicancer et qui réunit, chaque année, la communauté des CLCC autour d’une thématique différente. »

    Un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft

    Unicancer a signé un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft autour de la solution logicielle EPIbeam pour optimiser la sécurité du patient en radiothérapie.

    6 CLCC (le Centre Jean PERRIN, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Godinot, l’Institut Curie, l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse et le Centre Léon Bérard) ont participé à l’évaluation de l’outil pendant 9 mois dans des conditions d’usage clinique. Cela a permis de démontrer la précision de la capacité d’EPIbeam à réaliser de manière fiable les contrôles en routine clinique.

    • À l’avenir, la fédération souhaite développer les partenariat avec des start-up et des industriels « pour intégrer l’IA au cœur de ses projets et de ceux des centres, afin de tirer profit des algorithmes pour mieux soigner et guérir des patients », commente-t-elle.

    Consore : exploiter le big data pour améliorer l’offre de soins et la recherche

    En 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème Centre à rejoindre Consore (Continuum soins-recherche), un outil développé par Unicancer et utilisant les technologies de l’intelligence artificielle et du machine learning afin de traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des CLCC.

    Consore est identifié comme un outil d’intérêt dans le rapport sur la mise en place du futur Health Data Hub, indique Unicancer. Il donne notamment aux patients l’opportunité de bénéficier rapidement des avancées thérapeutiques. « Des dossiers partagés avec les CHU sont testés, ainsi que la recherche de traitements à partir des comptes rendus ou courriers qui permet de retrouver des informations sur des actes thérapeutiques effectués en dehors du centre », précise la fédération.

    • Le Centre Antoine Lacassagne, le Centre Henri Becquerel et l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse ont exprimé leur intérêt d’installer Consore en 2019.
    • Parmi les évolutions en cours :
      • une amélioration de l’ergonomie de l’outil pour faciliter la prise en main de l’outil et son utilisation par les médecins des centre ;
      • un travail sur des évolutions permettant de cadrer parfaitement avec les normes réglementaires.

    Digitalisation et e-santé : « des opportunités majeures pour innover »

    L’un des objectifs d’Unicancer est de « créer de la synergie sur la digitalisation au sein et entre les centres de lutte contre le cancer ».

    La digitalisation et la e-santé « représentent des opportunités majeures pour innover dans la recherche, les traitements, mais également pour fluidifier la relation ville-hôpital et les parcours de soins, faciliter le virage ambulatoire et associer le patient à toutes les étapes de sa prise en charge », est-il expliqué dans le rapport d’acivité.

    • Le recensement des projets e-santé des Centres sera actualisé en 2019.
    • Des « Pitch’Unicancer », webinars de 30 minutes seront organisés tous les 15 jours pour présenter les outils et les projets e-santé développés dans les CLCC afin de les faire connaître, de favoriser leur essaimage et de développer des partenariats.
      • Internes dans un premier temps, ils seront dans un deuxième temps ouverts à des start-up souhaitant présenter leur projet aux Centres.

    Numérisation de l’outil Premaco, outil d’aide à la préparation de la consultation médicale

    Unicancer a testé en 2018 un premier recueil de résultats rapportés par les patients (PROMs – patient-reported outcome measures) par l’intermédiaire d’un outil d’aide à la préparation de la consultation médicale appelé « Premaco » (« PREparer MA Consultation). Il permet aux patients pris en charge dans un centre de préparer en amont leur consultation afin d’optimiser ce temps avec leur médecin.

    « L’objectif de Premaco est de faciliter le dialogue entre le patient et son médecin en aidant le patient à mieux exprimer ses besoins et en facilitant le partage de la décision sur la prise en charge, précise Unicancer. À moyen terme, il s’agira de contribuer à améliorer l’observance des traitements et l’orientation du patient dans son parcours. »

    L’outil a été testé en 2018 sous la forme d’un questionnaire papier, auprès de patients traités pour une leucémie myéloïde chronique (LMC) ou par hormonothérapie (sans distinction sein ou prostate) dans 6 CLCC : l’Institut Bergonié, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Curie, l’Institut Paoli-Calmettes et le Centre Antoine Lacassagne. « Les retours des patients et des médecins ont été particulièrement positifs, ouvrant la voie au développement de l’outil dans le réseau des CLCC, en l’adaptant à chacun d’entre eux », commente la fédaration.

    • En 2019, Unicancer souhaite digitaliser l’outil Premaco. Les étapes prévues sont les suivantes :
      • rédaction d’un cahier des charges ;
      • publication d’un appel d’offres et choix des prestataires ;
      • prototypage de l’outil ;
      • mise en œuvre.

    De manière concrète, les patients rempliront un questionnaire numérique d’aide à la préparation de la consultation médicale et d’orientation du parcours du patient. À partir de ce dernier, une synthèse des résultats sera réalisée. Elle donnera lieu à des observations et à des conseils personnalisés. À terme, l’objectif est de déployer Premaco pour qu’il soit disponible dans tous les centres de lutte contre le cancer.

    Protection des données : une autre priorité pour Unicancer et des CLCC

    « La sécurisation des données personnelles de santé représentant un sujet majeur auquel Unicancer et les CLCC sont particulièrement sensibles, le réseau était prêt pour l’entrée en vigueur, en mai 2018, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) », note Unicancer.

    Un data protection officer (DPO) a été nommé au sein de la fédération, avec un périmètre incluant les données patients mais aussi celles des salariés, des donateurs et des mécènes. Le DPO intervient de manière transversale avec l’ensemble des directions d’Unicancer, est-il précisé.

    Un DPO a également été désigné dans chaque CLCC et un groupe de travail dédié a été créé. Il s’est réuni pour la première fois en mai 2018. Il suit notamment les évolutions de la réglementation (RGPD et Loi informatique et libertés).

    Recherche : des projets pour innover dans le traitement des cancers

    « L’année 2018 a consacré, avec la certification ISO 9001, la qualité de la recherche clinique d’Unicancer et des Centres, déclarent la fédération. Elle a également permis la poursuite de nombreux projets de recherche ainsi que le développement de partenariats stratégiques pour améliorer les traitements proposés aux patients, faire progresser les connaissances, innover dans le traitement des cancers, dans le respect de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles. »

    Esmé : 1er programme en Europe visant à améliorer la prise en charge sur la base de données de vie réelle

    Esmé est un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements. Il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle.

    Esmé mesure l’apport des traitements innovants. Actuellement, le programme a été développé dans 3 domaines : poumon (le programme comprendra à terme plus de 26 000 patients pris en charge dans des CLCC, des CHU et des CHG)/immunothérapie, ovaire (le programme centralisait l’ensemble des données de vie réelle de plus de 6 000 patientes en 2018) et sein métastatique (plus de 20 000 patientes).

    Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi.

    • Unicancer et les centres de lutte contre le cancer envisagent de « poursuivre rapidement le développement de nouveaux partenariats, qui porteront sur d’autres pathologies », est-il indiqué dans le rapport. Les premiers appels à projets pour Esmé Poumon/Immunothérapie et ESMÉ Ovaire pour valorisation scientifique auront lieu en 2019.

    Focus sur 4 projets innovants développés au sein des CLCC

    Centre Paul Strauss (Strasbourg) : vidéo-assistance au service de la qualité et de la sécurité des chimiothérapies

    Le Centre Paul Strauss s’est équipé du dispositif de vidéo-assistance Drugman de la société Eurekam : il vise à améliorer la qualité et la sécurité du processus de préparation des chimiothérapies.

    Il s’agit du premier établissement de santé de la région Grand Est à s’être doté de cette technologie de reconnaissance faciale appliquée aux reconstitutions de chimiothérapie sous hotte à flux laminaire.

    Institut Paoli-Calmettes (Marseille) : une nouvelle plateforme d’imagerie de la femme

    La nouvelle plateforme d’imagerie de la femme de l’Institut Paoli-Calmettes a été élaboré afin d’améliorer l’accessibilité au dépistage et au diagnostic du cancer du sein et favoriser le bien-être des patientes.

    « Plus grande, avec plus d’équipements de pointe, elle renforce l’offre intégrée de dépistage proposée aux femmes de la région PACA et de Corse, détaille Unicancer. La réduction des délais d’attente pour un rendez-vous permettra d’éviter des pertes de chances et des soins plus lourds. »

    Centres de Reims, Dijon, Nancy : la réalité virtuelle au service de la formation et des traitement

    L’Institut Godinot (Reims) et le Centre Georges-François Leclerc (Dijon) ont acquis 2 casques de réalité virtuelle utilisant des techniques d’hyphnose clinique (auprès de la start-up Oncomfort pour le premier et de C2Care pour le second). Ils ont été mis au point pour faire vivre aux patients qui les portent une expérience immersive relaxante avant la réalisation d’actes anxiogènes ou douloureux.

    L’Institut de cancérologie de Lorraine (Nancy) est partenaire du projet européen NHL Chir-Ex, une approche de simulation virtuelle ayant pour but d’améliorer et d’harmoniser la formation multiprofessionnelle en radiothérapie.

    Centres de Montpellier, Angers-Nantes : un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique

    L’Institut du cancer de Montpellier a été sélectionné, avec 4 autres établissements français, pour mettre en place un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique, le Da Vinci Xi (Intuitive Surgical).

    Le robot CHIP-e (Consultation hospitalière individuelle pharmaceutique) assistée par robot, a été intégré à l’Institut de cancérologie de l’Ouest (Angers-Nantes) afin d’améliorer la prise en charge des patients traités pour leur pathologie cancéreuse par voie orale. « Un e-assistant permet de valider la compréhension globale du traitement et d’habituer, en plein développement de la e-santé, le patient aux outils informatiques », explique Unicancer.

  • L’Institut Montaigne propose de lancer « un Health Data Hub européen » (rapport)

    Un « pilotage de l’innovation en santé à l’échelle européenne ». C’est ce que recommande le rapport publié par l’Institut Montaigne le 19 septembre 2019 sous le titre « Médicaments innovants : prévenir pour mieux guérir ». Dans la proposition 12 de ce document, l’organisme propose aux pays membres de collaborer autour des 4 axes complémentaires suivants :

    • l’accélération des réflexions autour d’une politique européenne d’évaluation des produits de santé via le Health Technology Assessment (HTA)* ;
    • la mise en place d’ un « horizon scanning européen de l’innovation en santé », qui donnerait « une vision prospective des innovations à venir » ;
    • l’harmonisation des méthodologies d’impact budgétaire au niveau européen ;
    • « un Health Data Hub européen afin d’agréger les données de vie réelle » : les registres de données de vie réelle des pays membres seraient consolidé « afin de mutualiser les coûts et [d’] élargir les populations étudiées », et le dispositif copiloté avec les acteurs publics et privés.

    À l’échelon national, l’institut envisage (proposition 10) « un grand hub des technologies de santé inspiré de celui de la ville de Boston ».  Il s’agirait de « réunir une fois par an responsables politiques et administratifs, autorités de santé, patients, professionnels de santé et laboratoires pharmaceutiques » pour « un pilotage stratégique de l’innovation en santé tenant compte des grands objectifs de santé publique et des innovations sur lesquelles les laboratoires travaillent ».

    Dans la proposition 7 est lancé l’idée d’« expérimenter de nouveaux modèles de financement en s’appuyant sur des registres de vie réelle » et le Health Data Hub. Il s’agirait d’envisager « la fixation d’un prix conditionnel qui serait révisé en fonction des résultats postérieurs à la mise sur le marché » grâce à  un suivi systématique de l’usage des traitements innovants, mis en place « dès lors que ceux-ci ont des impacts sanitaires et/ou économiques significatifs[, ]dès la mise à disposition de l’innovation thérapeutique via le mécanisme d’ATU ». 

    Le rapport recommande également de « promouvoir le développement d’outils numériques d’aide à la prescription afin d’améliorer le bon usage des innovations thérapeutiques » (proposition 9 ). L’objectif serait de fournir un guide aux médecins « afin qu’ils puissent bénéficier des recommandations les plus actualisées et prescrire les médicaments les plus pertinents pour un patient donné ». Ces mêmes outils pourraient être utilisés pour « mesurer l’observance et collecter des données de vie réelle ».

  • Débat du Cnom : « Ma Santé 2022 : quel hôpital demain ? », le 15 octobre 2019 à Paris

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) organise un débat sur le thème : « Ma Santé 2022 : quel hôpital demain ? » le 15 octobre 2019 à Paris.

    « L’hôpital, dont un récent sondage Harris [fait ressortir] que 71 % des Français ont une bonne image, est plus que jamais au cœur de l’actualité, contextualise le Cnom, citant la crise des urgences, « cristallisée par une grève qui s’installe dans la durée » mais aussi la refonte de la carte hospitalière, « source d’inquiétude pour nos concitoyens et leurs élus locaux », ou encore « les débats animés sur le rôle et le périmètre des futurs hôpitaux de proximité créés par la loi Ma Santé 2022 ».

    Face à ces différents enjeux, le Conseil estime qu’il est « important de donner la parole aux principaux acteurs du débat sur l’hôpital, pour évoquer ses difficultés, ses transformations, son rôle dans le système de santé de demain et la place que doivent occuper les médecins en son sein, pour que décisions administratives et stratégies médicales soient alignées au service des patients et des territoires« . Tel sera l’objectif de ce débat.

    Les inscriptions pour assister à l’événement sont à réaliser avant le 11 octobre 2019 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien (dans la limite des places disponibles).

    Intervenants :

    • Un représentant de la Conférence nationale des URPS-ML ;
    • Rachel BOCHER, présidente de l’INPH ;
    • Lamine GHARBI, président de la FHP ;
    • Thierry GODEAU, président de la conférence nationale des présidents de CME ;
    • Thomas LE LUDEC, directeur du CHU Montpellier, membre du bureau de la Conférence des directeurs généraux de CHU ;
    • Thomas MESNIER, député de Charente, membre de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, auteur d’un rapport sur l’organisation des soins non programmés dans les territoires en mai 2018 et actuellement chargé d’une mission relative à l’amélioration de la situation dans les services d’urgence ;
    • Gérard RAYMOND, président de France Assos Santé ;
    • Frédéric VALLETOUX, président de la FHF.

    Introduction par :

    • Patrick BOUET, président du Cnom.

    Modération par : 

    • François SIMON, président de la section exercice professionnel du Cnom.

    Animation par :

    • Mickaël SZAMES, rédacteur en chef de Public Sénat.
  • 1ère journée francophone Snomed CT sur la terminologie clinique : le 27 novembre 2019 à Paris

    La première journée francophone Snomed CD est dédiée à la terminologie clinique. L’événement est organisé par la société Phast, en partenariat avec l’association Interop’Santé, le 27 novembre 2019 à Paris.

    Snomed CT est un ensemble de termes médicaux pouvant être traités par ordinateur et organisés de manière systématique. Ils fournissent des codes, des termes, des synonymes et des définitions utilisés dans la documentation médicale et les rapports cliniques.

    Au programme : des conférences et un pitch de start-ups sur le thème « Snomed CT : quelles perspectives pour les acteurs de la e-santé ? ».

    Les inscriptions à cette journée, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    09h00-09h30

    Accueil des visiteurs et café

    09h30-09h45

    Allocution introductive

    09h45-10h05

    Conférence SNOMED CT assessment by Europe, current strategies of adoption in some European countries. Sylvia THUN, Professeur vacataire à l’hôpital de la Charité, Université BIH des sciences appliquées de Basse-Rhénanie

    10h05-10h25

    Conférence The value of SNOMED CT in the national EHR of Austria and plans for the future implementation. Stefan SABUTSCH, Manager standards et usages, ELGA Gmbh, Chair de HL7 Autriche et de DICOM Autriche

    10h25-10h45

    Conférence SNOMED CT et les promesses du Big Data : la production de soins dévoilée. Marc CUGGIA, PUPH Informatique Médicale Biostatistique, Université de Rennes 1 et CHU de Rennes, Co-rapporteur de la mission de préfiguration Health Data Hub

    10h45-11h05

    Conférence SNOMED CT, visite guidée en accéléré. Rory DAVIDSON, Directeur des services techniques, SNOMED International

    11h05-11h30

    Pause-café

    11h30-12h30

    Table ronde SNOMED CT en Français : une traduction unique pour l’ensemble de l’espace francophone. Linda PARISIEN, Experte en terminologie clinique, Inforoute Santé du Canada David OP DE BEECK, Chef de projet terminologies, Direction Générale Soins de Santé, Ministère fédéral de la Santé, Belgique Luc MOTTIN, Collaborateur scientifique, Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) Modérée par François MACARY, Responsable des projets internationaux, PHAST

    12h30-14h00

    Déjeuner et café

    14h00-14h45

    Conférence De l’intégration à l’exploitation de SNOMED CT.

    • « STS : un serveur multi-terminologique pour un accès en temps réel à SNOMED CT » François MACARY, Responsable des projets internationaux, PHAST
    • « CIOct : intégration de SNOMED CT dans les DPI » Olivier BOUX, Médecin, Directeur Scientifique, PHAST
    • « Inauguration d’Off-label, les indications fondées sur les preuves cliniques » Emilie NGUYEN, Pharmacien, Responsable unité CIOdc, PHAST
    • « CIOdc et CIOlab : des données croisées sur les circuits de biologie et du médicament » Valérie DESBOIS-PELISSIER, Médecin biologiste, Responsable production et qualité CIOlab, PHAST
    • « Faciliter les flux d’informations Ville / Hôpital pour les médecins en mobilité » Yohann POIRON, Responsable interopérabilité et mobilité, OpenXtrem

    14h45-15h40

    Démonstrations Les usages de SNOMED CT à l’hôpital.

    • « Portail d’archétypes cliniques mutualisés » Lise MARIN, Coordonnateur médical des développements, Groupe DEDALUS
    • « Le serveur terminologique HeTOP » Stefan DARMONI, MD, PhD, Service d’Informatique Biomédicale (SIBM), CHU de Rouen
    • « SNOMED CT et exploitation du traitement automatique du langage (TAL) : retour sur investissement et statistiques d’implémentation » Brice de BEHAULT, Fondateur, EarlyTracks
    • « Gestion multilingue des référentiels médicament SNOMED CT pour améliorer la sécurité, la qualité et l’efficience des services de prescriptions et de dispensation : cas d’usages internationaux »Paul BONNET, Directeur Général, VIDAL Espagne
    • « Traduction automatique du langage médical Français en SNOMED CT » Christophe GAUDET-BLAVIGNAC, Médecin, Doctorant en Santé Globale, Expert en sémantique des données médicales, Université de Genève

    15h40-16h10

    Pitchs start-up SNOMED CT : quelles perspectives pour les acteurs de la e-santé ?

    • « SNOMED CT pour la photographie médicale » Matis RINGDAL, CEO & Co-Fondateur, Pixacare
    • « Apport de l’intégration de SNOMED CT dans la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse et le développement d’étude en vie-réelle dans les pharmacies d’officine » Pierre RENAUDIN, Pharmacien et Co-fondateur, Bimedoc
    • « Enjeux de l’interopérabilité sémantique en réanimation » Pierre WEILL-RAYNAL, associé et membre du conseil scientifique, AiiNTENSE
    • « Pré-évaluation anesthésique en ligne avec iAnesthesie.com : quel usage de SNOMED CT ? » Yassine MOUSSALI, CEO, Intelligence Anesthesia
    • « Solution de prélèvement en mobilité » Serge PAYEUR, CEO, SIL-LAB Experts

    16h10-17h30

    Clôture de la journée

  • Challenges IA – santé : appel à candidatures de start-ups (deadline : le 29 octobre 2019 à 12h00)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan ont été sélectionnés comme porteurs des 2 challenges IA « santé » retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) ouvert au 1er trimestre 2019. La Direction générale des entreprises (DGE) et Bpifrance lancent à présent l’appel à projets (AAP) « lauréats des Challenges IA » : l’objectif est de sélectionner des start-ups IA pour développer les solutions attendues, décrites dans les cahiers des charges.

    Le ou les lauréats devront construire dans un délai de 3 à 12 mois une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. Le but du dispositif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des start-ups et PME de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des start-ups ou PME expertes en IA.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés exclusivement sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 29 octobre 2019 à 12h00 (date et heure de réception faisant foi). Le cabinet Care Insight a été choisi pour aider les start-ups à répondre à cet AAP (contact : Béatrice Falise-Mirat).

    Health & Tech Intelligence présente en détails les modalités de l’appel concernant les 2 challenges « santé » retenus à l’issue de l’AMI vague 1 :
    • « AIS » – sponsor public : CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;
    • « ONESELF » – sponsor : Sesan : le challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Rappel : les Challenges IA

    Les Challenges IA s’inscrivent dans le cade du plan « Intelligence artificielle » et le Programme d’investissements d’avenir (PIA) du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Ils sont pilotés par la DGE et opérés par Bpifrance.

    Chaque challenge « identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (désignée sous le terme « sponsor »), explique la DGE. Dans le cas où le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge visera à mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ».

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (désignée(s) sous le terme « lauréat(s) »).

    Challenge « AIS » et « ONESELF » : modalités

    CONTEXTE ET OBJECTIF

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’enjeu principal du moment dans la santé est l’exploitation des données de vie réelle (hospitalière),qu’elles soient rétrospectives ou prospectives. Le CHU de Toulouse dispose d’une très grande quantité de données dans différentes spécialités médicales.

    L’intelligence artificielle est un levier de l’utilisation et de l’exploitation de ces données. Elle permet d’atteindre des objectifs d’amélioration de prise en charge des patients. Ces nouveaux outils faciliteront le développement de nouveaux usages autour de la donnée et des pratiques médicales (aide au diagnostic, médecine personnalisée, e-santé, analyse automatique d’image…).

    Afin d’exploiter ces données, plusieurs défis techniques restent à résoudre et notamment le partage et le transfert des données dans un cadre réglementaire protecteur de la vie privée.

    • « ONESELF » : Sesan

    Afin d’assurer à l’apprenant une expérience d’apprentissage aussi complète en formation à distance qu’en formation présentielle, il est nécessaire de compléter le dispositif de formation à distance d’une personnalisation dynamique, qui s’applique en temps réel à l’utilisateur en fonction de son profil, de son expérience de formation sur le site de e-learning de ses usages de la solution métier et de ses attentes. Cette personnalisation dynamique, possible grâce à l’IA permettra de rendre le parcours de formation adaptatif à l’apprenant.

    Ce challenge aura donc pour objectif de construire les outils numériques permettant d’obtenir dynamiquement des parcours de formation personnalisés, en fonction des besoins des professionnels de santé, de leur niveau et de leur rythme d’apprentissage.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’objectif est de fournir une solution viable d’anonymisation de jeu de données en exploitant les mécanismes de représentation de la donnée utilisée en intelligence artificielle (par exemple en utilisant des mécanismes d’ »embeddings« ). Ces représentations abstraites de la donnée pourraient permettre d’anonymiser efficacement nos données de santé sans endommager leurs propriétés statistiques. Elles resteront donc utilisables facilement par des entreprises pour développer des produits innovants.

    • « ONESELF » : Sesan

    Le prototype devra comprendre le besoin de l’apprenant et lui proposer dynamiquement les pages répondant à ce besoin. Le résultat attendu sera donc la construction de parcours utilisateurs, définis en fonction des interactions de l’apprenant, de son profil identifié préalablement, de ses navigations antérieures voir de ses usages dans la solution métier.

    Le produit du POC devra s’intégrer dans le CMS (WordPress) de manière standardisée,respectant le fonctionnement du cœur du CMS, par exemple sous la forme d’un module ou plugin.

    La construction préalable des liens entre « besoin théorique » et contenus (pages tutoriels,vidéos du CMS) ne fait pas partie du périmètre du POC. Le corpus de données sera fourni parle sponsor dans le cadre d’une démarche pédagogique pilotée par Sesan.

    Démarche d’évaluation : il sera nécessaire dans le cadre du PoC de mettre en place les outils et moyens nécessaires au suivi et l’évaluation de la pertinence des suggestions faites par l’IA en réponse au besoin de l’apprenant. Cette démarche d’évaluation reposera notamment sur la satisfaction de l’utilisateur à l’issue du parcours de formation mais aussi d’une analyse de son comportement dans la solution métier.

    EXIGENCE ET CRITÈRES DE SÉLECTION

    • « AIS » : CHU de Toulouse
      • expérience dans le traitement des données massives ;
      • expérience dans la diversité des données de santé (standards et formats) ;
      • expertise dans l’IA ;
      • culture du développement agile ;
      • culture de la sécurité des données ;
      • expertise sur les problématiques liées à l’anonymisation.

    Ouverture pour une proposition partenariale et commerciale entre le lauréat et le CHU pour l’accès à la solution développée, son utilisation et sa promotion.

    • « ONESELF » : Sesan

    Les candidats devront avoir des connaissances en outils web (CMS, PHP, HTML…) afin d’être en capacité de proposer une solution dont l’architecture technique est compatible avec les contraintes du site e-learning en place.

    L’environnement technique du POC devra être évalué en fonction des impacts de performance et devra pouvoir supporter les variations de fréquentation du site. Une connaissance en socle technique web et hébergement sera également nécessaire au lauréat.

    Si les travaux réalisés par le lauréat dans le cadre d’un challenge demeurent la propriété du lauréat, Sesan souhaite disposer de conditions d’accès privilégiées au produit co-développé entre Sesan et le lauréat. Les conditions d’accès au produit développé feront l’objet d’échanges entre Sesan et les candidats durant les phases d’auditions et seront entérinées avec le lauréat dans les phases du cadrage du challenge.