Pilotage

  • Rencontres : « découvrir et intégrer les Challenges IA pilotés par la DGE », le 11/10/19 de 14h à 16h

    Un événement dédié aux Challenges IA est organisé le 11 octobre 2019 à Station F. Il est dédié à toutes les start-ups et PMEs qui « souhaitent challenger l’IA au profit de 4 secteurs clés : la santé, le transport-mobilité, l’environnement et la défense-sécurité », précisent les organisateurs. L’objectif de ces rencontres est de découvrir les opportunités de développement et d’innovation proposées.

    Lancés dans le cadre du plan « Intelligence artificielle » annoncé par le Président de la République, ces challenges, pilotées par la Direction générale des entreprises (DGE), font émerger des solutions IA innovantes dans une dynamique d’open innovation dans l’objectif d’améliorer les services publics. Lors de cet après-midi seront présentés les problématiques sélectionnées ainsi que les « sponsors » (entreprises porteuses de challenges sélectionnées dans chacune des thématiques retenues), qui recherchent désormais des start-ups ou des PMEs pour répondre à leur challenge (appel à candidatures en cours). L’idée de l’événement est d’expliquer aux potentiels candidats quels pourraient être leurs profits en termes de data et d’opportunités commerciales, dans le cadre de ces Challenges, et comment rejoindre les lauréats du projet. Les participants seront invités à poser leurs questions et à rencontrer l’ensemble des parties prenantes.

    Les inscriptions à l’événement, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

  • Elsan constitue une nouvelle offre d’outils digitaux en collaboration avec les praticiens

    « La constitution de notre nouvelle offre d’outils digitaux repose sur un processus collaboratif avec les praticiens. » C’est ce qu’explique Ségolène Perin, directrice de l’innovation à Elsan, interrogé par Health & Tech Intelligence le 30 septembre 2019 à propos d’une enquête interne* menée auprès des praticiens du groupe sur leur usage et perception des outils digitaux.

    Des groupes de travail sont en train d’être constitués pour une première phase de travail qui s’étendra jusqu’à fin 2019. L’idée est de proposer des solutions « déjà existantes » de start-ups ou d’autres acteurs sur la base des résultats de cette étude, « de centraliser et de commercialiser l’offre » au sein des établissements Elsan, précise Ségolène Perin.

    Principaux enseignements de l’enquête :

    • les praticiens interrogés expriment un fort intérêt pour les outils digitaux ;
    • ils sont en particulier intéressés par les solutions permettant de fluidifier leur pratique médicale (temps de consultation, communication inter professionnels etc.) et leur visibilité.

    « Au-delà d’un aperçu des usages actuels, l’objet du sondage était de valider les thématiques sur lesquelles les praticiens plébiscitaient l’aide d’un outil digital, note Elsan (communiqué). C’est le cas notamment pour faciliter l’information aux patients : plus de 60 % d’entre eux appellent de leurs vœux une bibliothèque de contenus pédagogiques à destination de leur patientèle et près de 70% souhaiteraient avoir accès à un système de consentement éclairé électronique qui garantisse la traçabilité de l’information. »

    Fluidifier la pratique et améliorer la visibilité des praticiens

    Des outils pour informer et collaborer

    L’enquête révèle que les praticiens interrogés utilisent les outils digitaux « principalement à des fins d’information et de collaboration avec des pairs » (communiqué).

    • 96 % des répondants y voient un moyen d’accès à l’information médicale et aux dernières avancées de la recherche ;
    • 72 % les utilisent pour collaborer avec leurs confrères.

    Elsan indique par ailleurs que la moitié des médecins utilisent actuellement les solutions digitales pour communiqué avec leurs patients. Un tiers a déjà recommandé à ses patients une ou plusieurs applications mobiles, notamment pour le suivi ou l’auto-suivi à distance.

    Fluidifier la pratique médicale

    « Actuellement, les outils utilisés pour communiquer entre professionnels sont assez statiques (utilisation de SMS ou de l’appli mobile Whatsapp), commente Ségolène Perin. Notre objectif est de parvenir à fluidifier la communication entre la ville et l’hôpital, mais aussi en interne au sein des établissements pour, à terme, fluidifier les parcours de soins. »

    Améliorer la visibilité des praticiens

    L’un des autres enseignements de l’étude est la volonté des praticiens d’améliorer leur visibilité en ligne, comme par exemple leur page Google. « Ils reconnaissent leurs limites sur ce sujet. Nous allons donc les aider à mieux maîtriser leur image et les outils permettant de mieux gérer leur visibilité sur internet », précise Ségolène Perin.

    La valeur du DMP « n’est pas totalement perçue »

    Il ressort par ailleurs de l’étude menée par Elsan que le dossier médical partagé (DMP) est peu consulté et utilisé. 27 % des praticiens sondés seulement le consultent dans le cadre du suivi de leurs patients.

    Ce désintérêt s’explique, selon les praticiens, par un « manque de fluidité » du DMP, sur lequel l’information disponible « n’est pas totale », explique Ségolène Perin. « La valeur de la solution n’est pas totalement perçue ; l’outil n’est pas forcément vu comme un outil aidant », complète-t-elle.

  • Passeport BP (5M€) : une expérimentation via l’usage d’outils numériques pour les patients bipolaires

    Une prise en charge spécialisée et coordonnée, associée au développement d’outils numériques, à l’utilisation d’algorithmes d’intelligence artificielle (IA) et à un modèle de financement forfaitaire au parcours de soins. C’est ce que propose le projet d’expérimentation Passport BP (parcours de soins pour les patients bipolaire), porté par la Fondation FondaMental et qui vient d’être autorisé par un arrêté du ministère des Solidarités et de la Santé. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’organisation et du financement du système de santé conduite par Agnès Buzyn.

    Le projet est soutenu par un budget de 5 millions d’euros sur les 3 premières années d’implémentation. L’expérimentation concernera 2 000 personnes atteintes de troubles bipolaires réparties sur 5 territoires représentatifs de l’organisation des soins en psychiatrie. Elle s’échelonnera entre 3,5 et 4,5 ans, avec une évaluation intermédiaire réalisée au bout de 3,5 ans.

    Son objectif est d’« améliorer le pronostic psychiatrique et somatique des patients, leur qualité de vie et leur satisfaction tout en améliorant la performance médico-économique du système de santé », indique l’AP-HP dans un communiqué publié le 27 septembre 2019.

    Passport BP est le fruit d’une collaboration avec la start-up Sêmeia et 5 centres hospitaliers : le CHU de Clermont-Ferrand (Auvergne Rhône-Alpes), le CH du Vinatier (Lyon, Auvergne Rhône-Alpes), le CH de Moulins-Yzeure (Auvergne Rhône-Alpes), le CHRU de Besançon (Franche-Comté) et les Hôpitaux universitaires Henri-Mondor – AP-HP (Ile-de-France). « Cette expérimentation associe également la société SBT HappyNeuron, l’association Argos 2001 et l’Unafam », précise l’AP-HP.

    « Vers une prise en charge globale (psychiatrique et somatique) et spécialisée »

    « Cette expérimentation concrétise les transformations souhaitées par les cliniciens et les patients vers une prise en charge globale (psychiatrique et somatique) et spécialisée, au sein d’un modèle économique incitant à la qualité et à l’efficience. Elle préfigure des évolutions qui pourraient s’appliquer aux autres maladies psychiatriques comme la dépression ou la schizophrénie », commente le Pr Marion Leboyer, directrice de la Fondation FondaMental et directrice médical du département médico-universitaire Impact (AP-HP).

    Un plan de soin personnalisé, suivi par un « case manager »

    Passport BP propose un parcours de soins spécialisé spécifique aux personnes atteintes de troubles bipolaires après leur passage dans un service de psychiatrie adultes (post-hospitalisation complète ou partielle ou à l’issue du passage en CMP).

    Dans un premier temps, un plan de soins personnalisé est défini pour chaque patient de manière pluridisciplinaire. Il est établi au cours de consultations spécialisées longues, qui peuvent être complétées par un bilan au sein d’un centre expert FondaMental Troubles bipolaire dans les cas les plus complexes.

    La suivi et la coordination de ce plan seront pilotées par un case manager, « une fonction assurée par une infirmière ayant reçu une formation dédiée spécifique », précise l’AP-HP (communiqué). Le case manager aura pour mission :

    • de détecter les indices de détérioration de la santé du patient et d’ajuster le plan en fonction ;
    • d’améliorer l’articulation ville-hôpital des différents acteurs sanitaires et médico-sociaux ;
    • de favoriser la diffusion des bonnes pratiques.

    Des outils numériques et un traitement des données pour optimiser la prise en charge

    Le projet « s’appuie sur une utilisation intensive des outils numériques et le traitement massif de données de santé pour piloter le projet de soin du patient, répondre à ses besoins de santé et mettre à sa disposition des thérapies psychosociales peu disponibles en soins courants », indique l’AP-HP.

    MentalWise : un suivi des symptômes de la maladie pour une prise en charge rapide des crises somatiques

    Parmi ces solutions figure MentalWise de Sêmeia, qui permet entre autres un suivi des symptômes de la maladie pour une prise en charge rapide des crises et des événements somatiques.

    Basé sur un système d’intelligence artificielle (IA), MentalWise réalise une analyse prédictive de l’état de santé du patient afin d’aider les soignants à orienter leurs actions de prévention et d’éducation vers les patients les plus à risque de crise maniaque ou dépressive, d’arrêt de traitement ou d’hospitalisation.

    La solution SimpLe, un outil numérique de psychoéducation, et Happy Neuron, une solution digitale de remédiation cognitive, seront également utilisées parmi d’autres outils dans le cadre de l’expérimentation.

    « L’apport massif de données de suivi collectées automatiquement et l’utilisation de modèles prédictifs devraient permettre aux équipes soignantes d’anticiper les événements graves survenant sur le parcours du patient. La mise à disposition de ces outils digitaux au service des soignants et des patients va profondément transformer la prise en charge de demain », commente Daniel Szeftel, co-fondateur de Sêmeia.

    Vers un financement forfaitaire au parcours

    Dégager de nouvelles ressources pour la psychiatrie tout en réduisant la dépense pour la collectivité

    Un nouveau mode de financement sera expérimenté à travers le projet Passport BP. L’idée est de basculer progressivement « d’un financement par la dotation annuelle de fonctionnement (DAF), budget global inégalitaire, inefficace et peu propice au déploiement de nouvelles organisations, à un financement forfaitaire au parcours, afin de dégager de nouvelles ressources pour la psychiatrie française tout en réduisant la dépense pour la collectivité par la limitation des hospitalisations et arrêts de travail », explique l’AP-HP.

    Ce nouveau mode de financement est également basé sur la mesure d’indicateurs de résultats qui importent aux patients, définis au préalable avec l’association Argos 2001.

  • Happytal dément les accusations portant sur sa démarche de facturation des chambres individuelles

    « Le reportage de France 2 dépeint une entreprise dont le profit dépendrait directement de la facturation à des patients d’un service précis, l’installation en chambre individuelle, auquel ils auraient par ailleurs droit sans frais. Parmi l’offre d’Happytal, l’installation en chambre individuelle facturée par les hôpitaux, n’est en aucun cas et d’aucune façon proposée à des personnes qui pourraient bénéficier de ce même service avec une prise en charge par le système de sécurité sociale. » C’est que qu’affirme la société de service de conciergerie dans un communiqué publié le 24 septembre 2019.

    Dans ce document, transmis à Health & Tech Intelligence, Happytal répond à France 2, dont une enquête diffusée le 19 septembre dans « L’œil du 20h » remet en question l’honnêteté de certaines pratiques commerciales menées directement auprès de personnes fragiles, sur la base de témoignages.

    Certains anciens employés de la société ont notamment avancé qu’ils étaient jugés sur le nombre de chambres simples signées (« Il y avait une pression pour en signer toujours plus, pour voir le plus de personnes possible », rapporte un ancien concierge). Happytal dément, assurant qu’il n’incite « d’aucune façon ses salariés à facturer un maximum de prestations ». « D’ailleurs, ces salariés ne peuvent aller en chambre qu’après l’accord préalable donné par le poste de soin, précise l’entreprise. La part la plus importante de la rémunération variable de nos concierges est calculée sur leur propre comportement et la satisfaction des patients. Les objectifs d’Happytal sont fixés en accord avec les établissements de santé et la part quantitative de ces objectifs est minoritaire. »

    RAPPEL – Saisie de plaintes de patients, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) est en train de mener des contrôles sur la société et ses méthodes. Après les révélations de l’enquête de France 2, qui corroborent les témoignages recueillis par Le Monde (article publié en août 2019), la direction de l’AP-HP a annoncé sa décision de ne pas renouveler ses contrats avec Happytal (le contrat serait néanmoins gardé jusqu’en 2021) : après 2 ans de collaboration, 9 hôpitaux devraient se passer des services de la société.

  • Les Rendez-vous Carnot : la e-santé parmi les thématiques à l’honneur (16-17 octobre 2019, Paris)

    L’Association des instituts Carnot organise ses journées « Rendez-vous » les 16 et 17 octobre 2019 à Paris sur 2 thématiques, la santé et les machines intelligentes. TPE, PME, ETI et chercheurs sont conviés à l’événement pour rencontrer de potentiels futurs partenaires en santé et accélérer leur projets d’innovation R&D.

    « Les médicaments de demain ne seront ni découverts ni administrés comme ceux d’hier. La découverte des futurs médicaments reposera largement sur l’utilisation des technologies digitales, à commencer par l’intelligence artificielle (IA), contextualisent les organisateurs. La prise en charge thérapeutique des patients quant à elle, passera encore plus qu’aujourd’hui par la conjonction de l’administration d’un médicament et de l’utilisation de dispositifs médicaux. »

    Les expertises des équipes et des plateformes technologiques des instituts Carnot du consortium Findmed fournissent un support pour la maturation de projets de recherche innovants. Elles couvrent toute la chaîne de valeur du médicament et des dispositifs médicaux. « Ces ressources permettent à la fois une accélération des processus de découverte des médicaments et une personnalisation des traitements à chaque patient », commente l’association.

    Findmed associe également aux Rendez-vous Carnot 2019 les pôles de compétitivité en santé français. L’objectif est d’offrir plus d’opportunités aux PME dans le but de développer les synergies et les coopérations entre les différents acteurs de l’écosystème de l’innovation.

    Les inscriptions, pour prendre rendez-vous avec un expert de l’un des instituts Carnot du consortium Findmed ou d’un pôle de compétitivité, ou pour assister aux pitchs, doivent être réalisé sur le site Rdv-carnot.vimeet.events, accessible via ce lien.

    Au programme :

    • partnering : rencontre avec de potentiels futurs partenaires en santé et accélération des projets d’innovation !
    • sessions de pitch : présentation des expertises et des offres R&D des instituts Carnot membres du consortium Findmed destinées aux industriels ;
    • conférence : Findmed « From Drug to Drug+, to Medtech ». Damien Salauze, directeur des opérations Findmed , présentera la nouvelle dynamique de convergence du consortium destinée aux PME innovantes du médicament et des dispositifs médicaux.

    Des focus sont proposés par le réseau Carnot sur des espaces dédiés pour :

    • découvrir des innovations illustrant les réalisations permises par les dernières avancées scientifiques et technologiques ;
    • prendre connaissance des plateformes technologiques du réseau Carnot accessibles dans ces domaines ;
    • suivre les pitchs spécialisés d’experts ;
    • rencontrer des experts sur place ou sur rendez-vous en s’inscrivant en tant que porteur de projets d’innovation.

    Programme

    Mercredi 16 octobre 2019

    • 10h00 Oncopédiatrie
      • Sandy Azzi Hatem, Manager SIREDO – Chargée d’affaires Oncopédiatrie Carnot Curie Cancer
    • 10h15 Optimiser votre drugabilité
      • Pr. Aurélie Malzert-Fréon, CERMN, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 10h30 Collecte et analyse des données avec l’IA : comment aider les professionnels de la santé
      • Romain Farel, Chargé de partenariats industriels Carnot TN@UPSaclay
    • 10h45-10h50 Medicen Paris Région : Présentation du pôle de compétitivité Santé en Ile de France
      • Adélaide Larcher, Chargée d’affaires développement du réseau et des partenariats Medicen Paris Région
    • 11h05 Restauration de la fonction visuelle par thérapie optogénétique
      • Serge Picaud, Directeur de recherche INSERM, Institut de la Vision Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Offre R&D de positionnement partenarial de l’institut Carnot CALYM
      • Kevin Carvalho, Chargé de missions FINDMED Carnot CALYM
    • 11h35 Plateforme CIRE : service de chirurgie et d’imagerie in vivo dédié aux modèles ovins et porcins
      • Carnot France Futur Elevage
    • 11h50 BioValley France, provocateur d’innovation et cluster d’expérimentation
      • Guillaume Facchi, Coordinateur des programmes stratégiques BioValley France
    • 14h00 La plateforme du Carnot IPGG Microfluidique : un outil pluridisciplinaire pour la santé
      • Guillaume Laffite, Ingénieur de recherche Carnot IPGG Microfluidique
    • 14h15 La spectrométrie de masse : un nouvel outil pour le diagnostic médical
      • Pr. Carlos Afonso, Professeur des Universités, Université Caen Normandie Carnot I2C
    • 14h30 Big Data et médecine de précision
      • Timothé Cynober, Chargé d’affaires Data Science Carnot Curie-Cancer
    • 14h45 Atlanpole Biothérapie
      • Nicolas Siami, Chargé de missions Atlanpole Biothérapie
    • 14h50 Plateforme GALA : une offre technologique pour la conception et le développement d’une galénique avancée
      • Maria-Inés Ré, Directrice de recherche Carnot M.I.N.E.S
    • 15h05 Influence de l’alimentation sur l’environnement luminal des cellules épithéliales de l’intestin
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment
    • 15h20 De la recherche à la clinique : le modèle ICM pour le traitement de maladie Parkinson
      • Claire Roudot, Chargée d’affaires Biotechnologies Carnot ICM
    • 15h35 Lyonbiopôle
      • Stéphanie Pelège, Responsable communication et évènements Lyonbiopôle
    • 15h40 L’institut Carnot Imagine : focus sur la recherche de molécules pour les maladies génétiques
      • Nicolas Doulet, Chargé de partenariats industriels Carnot Imagine
    • 17h00 L’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé, votre partenaire privilégié pour la recherche partenariale
      • Isabelle Buckle, Directrice de la DARRI de l’Institut Pasteur et Directrice adjointe du Carnot Pasteur MS
    • 17h15 Nouveaux outils de suivi de l’impact du médicament sur le patient
      • Eric Gouze, Business Development Manager – Dispositifs Médicaux et eSanté Carnot Leti
    • 17h30 Présentation d’un projet européen sur la complémentation de l’alimentation en caséines ou protéines de soja
      • François Blachier, Directeur adjoint de l’unité Physiologie de la Nutrition et du Comportement Alimentaire Carnot Qualiment

    Jeudi 17 octobre 2019

    • 09h45 Méthodologies électroanalytiques pour la détection de petites molécules d’intérêt biologique dans des milieux complexes
      • Sophie Griveau, Maître de Conférence Chimie ParisTech Carnot IPGG Microfluidique
    • 10h00 Quand l’expérience utilisateur renforce la R&D MedTech
      • David Patole, UX designer – cLLAPS LivingLab Carnot ICM
    • 10h15 Cluster NSL et Eurasanté : boosters d’innovation pour la filière Santé et Nutrition en Hauts-de-France
      • Marine Morfaux, Chargée d’affaires Santé Nutrition Cluster NSL – Eurasanté
    • 10h20 Les dispositifs médicaux
      • Yoann Schumacher, Chargé d’affaires Dispositifs Médicaux Carnot Curie-Cancer
    • 10h35610h50 Nouveaux outils logiciels pour l’optimisation des pratiques en imagerie médicale
      • Guillaume Boissonnat Carnot TN@UPSaclay
    • 11h05 Présentation de la Plateforme StreetLab
      • Emmanuel Gutman, Directeur Général StreetLab Carnot Voir et Entendre
    • 11h20 Intelligence artificielle au service de la santé des animaux
      • Pr. Didier Concordet, Toulouse, Inra/Ecole nationale vétérinaire Carnot France Futur Elevage
    • 11h40 Conférence FINDMED : From drug to drug+ to medtech
      • Damien Salauze, Directeur opérationnel Action Carnot filières FINDMED
    • 14h00 Phosphates de calcium bio-inspirés et applications biomédicales
      • Christelle Combes, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h15-14h30 Biomatériaux pour l’ingénierie tissulaire de tissus mous
      • Sophie Fullana Girod, Cirimat – Equipe PPB – Phosphates, Pharmacotechnie, Biomatériaux Carnot Chimie Balard Cirimat
    • 14h45 Les plateformes de l’institut Carnot Pasteur Microbes et Santé au services de vos projets de R&D innovants
      • Anna Kehres, Responsable opérationnel et administratif du C2RT à l’Institut Pasteur Carnot Pasteur MS

    Pour plus de renseignements, consulter le site officiel de l’événement, accessible via ce lien.

  • Amazon propose à son personnel une clinique virtuelle centrée sur la télémédecine

    « Nous testons actuellement un dispositif qui offre aux employés d’Amazon un accès rapide aux soins sans rendez-vous, quand leur emploi du temps le leur permet, à domicile, sur le lieu de travail ou en ligne. » C’est ce qu’annonce le géant du web dans un échange électronique adressé au média américain CNBC. « Amazon Care élimine les déplacements et les temps d’attente, en connectant les employés et leur famille à un médecin ou à une infirmière via un chat ou un appel vidéo, avec en option un suivi présentiel par une infirmière », explique le groupe.

    Amazon Care se présente sur son site internet comme une clinique virtuelle à la disposition des employés d’Amazon résidant dans la région de Seattle (État de Washington), où se trouve le siège de l’entreprise. Les soins seront gérés par la société Oasis Medical Group : le Dr Martin Levine, le dirigeant de cette dernière, a été embauché par Amazon en janvier 2019.

    Les employés pourront consulter un professionnel de santé via une application mobile ou un site web, envoyer un SMS à une infirmière sur n’importe quel sujet lié à la santé et recevoir la visite à domicile d’une infirmière. Amazon Care proposera également des médicaments ou la possibilité de les réserver dans une pharmacie. Il est précisé sur son site que l’offre ne comprend pas de services d’urgence et que le service de télémédecine n’est disponible que de 8 heures à 21heures en semaine et de 8 heures à 18 heures le week-end.

    Cette annonce est une nouvelle preuve de l’intérêt d’Amazon pour le secteur de la santé, après le lancement de la coentreprise Haven Care en mars 2019 et le rachat en 2018 de la pharmacie en ligne Pillpack. Le groupe Apple a de son côté annoncé début 2018 une initiative similaire, soit le lancement du réseau de centres de santé « AC Wellness Network » dans la région de Santa Clara (Californie), à proximité de son siège social, avec l’objectif de tester auprès de ses employés ses propres innovations dans le domaine.

  • Australie : un centre pour faciliter la commercialisation des outils de santé numériques en Indo-Asie

    L’Association australienne de l’industrie de l’information (Australian Information Industry Association, AIIA), organisme représentant le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) en Australie, demande à ses membres et aux associations homologues de toute l’Asie d’investir dans le nouveau centre qu’il déploie pour faciliter la commercialisation des solutions de santé numériques en Indo-Asie : l’Indo-Asia Digital Health Centre for Innovation and Commercialisation (centre de santé numérique pour l’innovation et la commercialisation en Indo-Asie, ou Indo-Asia DHC).

    Le centre en question sera basé en Australie-Occidentale (AO) et se concentrera sur la zone Indo-Asie. Il aidera les chercheurs et les innovateurs de l’AO à évoluer sur un marché estimé à 4-5 milliards de personnes. L’AIIA indique que le DHC attirera des subventions, des financements et du capital-risque pour financer des preuves de concepts (PoC) visant à résoudre des problèmes de santé cruciaux sur les marchés de l’AO et de l’Indo-Asie. Des investisseurs sont recherchés pour un financement précoce ainsi que pour les phases de série A et B.

    « La vision du centre est de favoriser les partenariats mondiaux, de supprimer les obstacles à l’entrée sur le marché et de faciliter le déploiement plus rapide de solutions de santé numériques pour les cliniciens, les patients et les soignants dans le système de santé de l’Australie ainsi que sur le marché florissant de l’Indo-Asie », commente Ron Gauci, le directeur général de l’AIIA, dans un communiqué publié début septembre 2019.

    L’appel de l’AIIA fait suite à la publication du rapport sur la santé durable émis en avril par le ministre de la Santé australien Roger Cook, soulignant la nécessité d’investir dans les soins numériques et de favoriser une culture plus dynamique de l’innovation et de la recherche en Australie-Occidentale.

    Une collaboration avec les secteurs public et privé

    L’Indo-Asia DHC sera une société à but non lucratif. Le centre collaborera avec des prestataires de santé publics et privés, des universités, des organisations de recherche et des entreprises de technologie médicale pour développer et commercialiser des technologies de santé numériques.

    « Nous avons des membres qui se sont avérés être les plus innovants du monde mais qui rencontrent de réels problèmes de collaboration et ont besoin de conseils de spécialistes en innovation, en développement de produits et en commercialisation, commente Ron Gauci, directeur générale de l’AIIA. Ils bénéficieront grandement de l’accès au capital-risque pour exporter à l’étranger et créer des emplois localement en Australie-Occidentale (AO). Ils ont également besoin de l’aide opportune du ministère de la Santé pour valider les projets pilotes, vérifier les concepts et faciliter l’innovation dans cet État. Si nous ne pouvons pas convertir les investissements en idées et les idées en commercialisation, nous ne pouvons pas créer d’emplois. »

    La demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023

    Selon Ron Gauci, le secteur des TIC en Australie-Occidental de a été un important fournisseur de technologies d’innovation dans les secteurs des logiciels d’exploitation minière, de l’énergie, de la santé et de la fabrication. Il emploie plus de 660 000 personnes au niveau national. Plusieurs rapports indiquent que la demande de profils experts en TIC augmentera de près de 100 000 d’ici 2023.

    « En tant qu’organisme sectoriel national, nous représentons une industrie d’exportation de 3,2 milliards de dollars (2,9 Mds €) composée à la fois des grandes multinationales et d’une base importante de petites et moyennes entreprises, parmi lesquelles les organisations de l’Australie occidentale sont bien représentées », ajoute-t-il.

    L’AIIA indique que l’Indo-Asia DHC va :

    • réunir des chercheurs, des innovateurs, des entrepreneurs et des investisseurs en capital-risque de premier plan issus de l’Australie-Occidentale pour tirer parti des nombreuses pépinières d’innovation en début de croissance afin de promouvoir les investissements et d’adapter les innovations commercialement prêtes ;
    • se concentrer sur l’exportation d’innovations en matière de santé numérique en AO afin de créer des échanges commerciaux avec l’Asie et l’Asie-Occidentale sur un marché de 400 milliards de dollars (366 Mds €), en croissance de 21 % par an. Les investisseurs en capital-risque ont injecté 2,4 milliards de dollars (2,2 Mds €) rien qu’en janvier 2019 en Amérique du Nord dans ce secteur. Pourtant, en AO, le manque d’échelle et les réseaux au sein de l’Asie font défaut ;
    • collaborer avec un consortium d’organisations de premier plan dotées de capacités de recherche dans le domaine de la santé et de la recherche internationale, telles que le CSIRO, l’université d’Australie-Occidentale, l’université de Notre Dame, l’université de Murdoch, l’université de Curtin, St John of God Health Care, le Telethon Kids Institute et un assureur privé ;
    • associer des capacités de recherche de pointe autour de PoC afin de relever les grands défis de la santé numérique dans la région et offrir aux investisseurs des solutions validées ainsi qu’un placement préférentiel dans les investissements ultérieurs de séries A et B ;
    • travailler en étroite collaboration avec les prestataires de santé publics et privés, les pôles d’innovation hospitaliers, le réseau de traduction de la santé en OA, des technologistes médicaux indépendants, des chercheurs, des innovateurs, des institutions, le gouvernement, des philanthropes et des investisseurs en capital-risque afin de créer un réseau de collaboration et de commercialisation ;
    • se concentrer sur les plus grands défis et la plus grande demande du marché autour des domaines suivants :
      • médecine de précision / personnalisée ;
      • biosenseur et wearables ;
      • application lifestyle et pour patients ;
      • la télémédecine ;
      • l’analyse prédictive et l’intelligence artificielle ;
      • les cliniques de santé numériques ;
      • la santé numérique pour le mental ;
      • la santé numérique dédiée au vieillissement / à la démence ;
      • la pharmacie numérique.

    Objectif : créer un système de santé durable, fondé sur des preuves

    Ron Gauci précise que l’Indo-Asia DHC créerait des voies académiques pour développer l’éducation la formation à la santé numérique en Australie-Occidentale, en collaborant avec des universités et des établissements académiques pour faire en sorte que la recherche en santé numérique informe et soit en adéquation avec la formation, les effectifs et les soins délivrés aux patients, afin de créer un système de santé du futur durable, fondé sur des preuves et de haute qualité.

  • AG2R La Mondiale et EDF lancent un AO dédié à la e-santé dans le domaine des maladies chroniques

    Trouver des solutions innovantes et accessibles pour la prévention, le dépistage et l’accompagnement des maladies chroniques dans les différents lieux de vie de la personne (à domicile, au travail et en mobilité), avec un focus particulier sur les pathologies cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires ainsi que sur la cancérologie. Tel est l’objectif de l’appel à projets lancé par AG2R La Mondiale et EDF à destination des start-ups, TPE et PME.

    Dans le cadre de cet AO, les 2 groupes se sont associés à Paris&Co, qui possède notamment une plateforme d’innovation dédiée à la e-santé, Tech Care Paris.

    Les lauréats bénéficieront :
    • d’une expérimentation rémunérée de leur solution : terrains de test et de démonstration grandeur nature de la solution ;
    • d’une expertise et d’un support technique des experts d’AG2R et d’EDF ;
    • d’un accompagnement d’AG2R, d’EDF et de leurs partenaires (pôles de compétitivité, incubateurs…) pour les aider à implémenter la solution qui sera testée ;
    • d’une visibilité accrue dans les supports de communication d’AG2R et d’EDF. 

    « Par ailleurs, l’expérimentation rémunérée pourra potentiellement être suivie d’une collaboration plus étroite avec AG2R La Mondiale et/ou EDF, au cours de l’année 2020 », est-il précisé dans un communiqué publié par l’organisme de protection sociale le 23 septembre 2019.

    Les dossiers de candidatures sont à envoyer au plus tard le 21 octobre 2019 à 23h59 par le biais d’un formulaire, accessible via ce lien. Les finalistes sélectionnés pour un pitch devant le jury seront annoncés le 21 novembre 2019. Les lauréats seront dévoilés à la mi-décembre.

    Critères d’éligibilité

    • Être entrepreneur dans une start-up, PME ou TPE ;
    • l’entreprise doit :
      • être créée et avoir moins de 250 salariés ;
      • avoir au moins un bureau en France ;
      • avoir à minima un MVP (Minimum Valuable Product) et une offre commerciale ;
      • avoir un modèle économique défini.

    Les associations ne sont pas éligibles au dépôt de candidature.

    Les candidats doivent présenter des solutions innovantes, digitales et compétitives, conçues pour améliorer la prévention, le dépistage des maladies chroniques et l’accompagnement des patients dans leurs différents lieux de vie (domicile/travail, en mobilité).

    Ces solutions doivent notamment permettre :

    • de donner à chacun les clés de son capital santé / d’être acteur de sa santé ;
    • d’agir durablement sur le changement de comportement ;
    • d’améliorer la prévention de rechutes ;
    • d’apporter des solutions innovantes et efficaces pour les patients.

    Calendrier : 3 étapes

    Étape 1 – phase de candidature : 23 septembre 2019 – 22 novembre 2019

    • Remplir le formulaire dans l’espace de participation ;
    • envoyer le « Pitch Deck » (obligatoire) ainsi qu’une vidéo de présentation (facultative) avant le 21 octobre 2019 à 23h59 ;
    • évaluation et sélection des finalistes qui se présenteront devant le jury par les experts des groupes AG2R La Mondiale et EDF ;
    • annonce des finalistes sélectionnés pour un pitch devant le jury le 21 novembre 2019.

    Étape 2 – session de coaching : 25 novembre 2019 – 03 décembre 2019

    Les candidats pré-sélectionnés seront coachés en vue de la présentation devant le jury.

    Étape 3 – jury : 5 – 6 décembre 2019

    • Les candidats pré-sélectionnés viendront présenter leur solution devant un jury constitué de représentants des groupes EDF et AG2R La Mondiale ainsi que d’experts sectoriels ;
    • Mi-décembre, les lauréats de l’appel à projets seront annoncés et invités pour la remise des prix.
  • Le Resah retient Capgemini/Cneh/EY/Houdart pour appuyer la transformation du système de santé

    Dans le cadre d’un marché de prestations de conseil d’une durée de 4 ans, le Resah retient le consortium Capgemini (mandataire du groupement)/Centre national de l’expertise hospitalière (CNEH)/Ernst & Young (EY)/Cabinet Houdart et associés pour créer une nouvelle offre d’appui à la transformation pour l’hôpital de demain.

    Dans un communiqué publié le 26 septembre 2019, le Réseau des acheteurs hospitaliers indique qu’il s’appuiera sur l’expertise de ce groupement pour proposer à l’ensemble des acteurs du secteur sanitaire et médico-social (établissements de santé, sociaux et médico-sociaux mais aussi caisses de sécurité sociales, ARS, etc.) une offre d’accompagnements accessible directement auprès de sa centrale d’achat dans les domaines suivants :

    • performance des organisations : réalisation de diagnostics et de feuilles de route d’optimisation, mise en œuvre de plans de transformation, groupement de structures médico-sociales, etc. ;
    • conception de nouveaux parcours de santé : conception de nouveaux design, modélisation des parcours, refonte de la relation patients-usagers, etc. ;
    • exploitation du potentiel des données : définition d’une stratégie sur les données, structuration d’une plateforme de données, définition de la gouvernance, collecte, analyse et valorisation, etc. ;
    • conception de stratégies à court, moyen et long terme : projet médical de territoire, projet d’établissement, stratégie d’innovation, plan d’investissement partagé, etc. ;
    • démarrage de collaborations multi-acteurs : coopération territoriale, coopération entre structures médico-sociales, etc. ;
    • déclinaison opérationnelle des exercices d’évaluation : mise en pratique d’évaluations internes et externes, mise en pratique des certifications, etc.

    Le consortium devra concevoir une nouvelle offre « hôpital de demain »

    En parallèle de cette mission, le Resah a demandé au consortium Capgemini/Cneh/EY/Cabinet Houdart de concevoir une nouvelle offre visant à proposer aux établissements de santé un appui global aux transformations allant de la conception à la réalisation et au déploiement des projets.

    Cette conception devra être assurée « en lien étroit » avec les départements d’activité du Resah (centrale d’achat, Resah-conseil, formation, Centre de l’innovation par les achats) et des groupes de travail associant ses adhérents, précise le Réseau des acheteurs hospitaliers.

    Des AO à venir pour sélectionner les panels d’industriels partenaires

    Cette offre associera des panels qualifiés d’industriels capables de prendre en charge tout ou partie des projets. Elle sera conçue et diffusée par la centrale d’achat du GIP sous la marque « hôpital de demain », note le Resah.

    Les premiers travaux qui ont été engagés portent sur les thématiques suivantes :

    • hôpital de demain et imagerie ;
    • hôpital de demain et laboratoire ;
    • hôpital de demain et digitalisation de la relation patients-usagers.

    Dans le cadre de ces travaux seront lancés des appel d’offres visant à sélectionner les panels d’industriels partenaires à partir de janvier 2020.  

  • Pacte productif 2025 : le secteur du numérique demande l’accès aux données et aux marchés publics

    « Le développement de solutions innovantes par les entreprises suppose de créer les conditions d’une économie de la donnée. » C’est ce qu’affirment les organisations professionnelles Syntec Numérique, France Digitale et Tech In France dans leur contribution au « Pacte productif 2025 » remise au secrétaire d’État au Numérique Cédric O le 25 septembre 2019.

    Le numérique est l’un des 5 volets de ce plan annoncé en avril par le président de la République, avec l’objectif d’« atteindre le plein emploi d’ici 2025 » et d’ «accroître la part de PIB de l’industrie ». Les auteurs du document émettent 30 propositions mettant l’accent notamment sur la question des données et la transformation de l’administration.

    Les propositions sur le numérique

    • Pour « créer un environnement favorable à la croissance des entreprises de l’écono­mie numérique » le groupe de travail « numérique » demande d’ »assurer une véritable ouverture des données publiques, générale et sectorielle » et d’ »élaborer des formalismes et des normes pour faciliter leur diffusion par l’administration et leur réutilisation par les entreprises » (proposition 10).
    • Il s’agit également selon elles de « soutenir l’accès de tous les acteurs de la R&D, y compris les chercheurs privés, à la recherche et la fouille de données [qui] viendra accélérer le développement de l’intelligence artificielle (IA) » (proposition 11).
    • Les auteurs du rapport estiment qu’il faut « encourager la transformation numérique des administrations, en adaptant la définition des archives publiques aux dispositions européennes » (Proposition 12).
    • Ils recommandent de « réécrire le projet de règlement ePrivacy, en concertation avec les écosystèmes, afin de garantir son alignement sur le RGPD » et ainsi de concilier « le maintien d’un standard élevé de protection des données », avec « les intérêts des entreprises du numérique » (proposition 16).
    • Il est nécessaire, estiment-ils, de poursuivre l’accompagnement des éditeurs dans leur mise en conformité avec le RGPD et, à ce titre, de « clarifier le principe de co-responsabilité» dans un souci de « sécurité juridique » (proposition 15).
    • Le groupe de travail demande de « soutenir la transformation numérique des collectivités, et notamment leur passage au cloud, en attachant les dépenses relatives au numérique aux budgets d’investissement » (proposition 27).
    • Cet objectif justifierait également de « simplifier l’accès à la commande publique pour renforcer l’accès des start-ups aux marchés publics » (proposition 19) et de « raisonner davantage en termes de TCO (Total Cost Ownership ou coût total de possession) pour comparer les soumissionnaires d’un appel d’offre public » (proposition 14).
    • En découle aussi la nécessité de « former massivement les administrations, de l’État comme des collectivités territoriales, dans les parcours de formation initiale et continue » (proposition 13) « sur les technologies émergentes, en matière de cyber-sécurité par exemple » (proposition 28).

    Afin d’encourager les entreprises à « poursuivre le développement de nouvelles technologies innovantes, notamment en matière d’IA », les auteurs du document jugent important de soutenir les « bacs à sable réglementaires », c’est-à-dire la dérogation à certaines dispositions réglementaires en échange d’une transparence approfondie vis-à-vis du régulateur.  

    Les propositions sur la formation initiale et continue : reconversion et fidélisation

    Pour « adapter nos forces vives aux besoins de l’économie numérique« , le groupe de travail numérique émet les propositions suivantes :

    • 1. mettre en place des programmes adaptés pour l’enseignement de l’informatique dès l’école, et développer les « humanités numériques » dans tous les parcours ;
    • 2. développer à grande échelle les initiatives visant à faire découvrir les métiers scientifiques et numériques dès le collège, et accentuer les actions de promotion de la mixité et de la diversité ;
    • 3. favoriser les échanges entre l’enseignement public et le secteur privé pour pallier le manque d’enseignants (faciliter la transition professionnelle praticien-enseignant, encourager les interventions de professionnels dans les classes et les stages d’enseignants en entreprise) ;
    • 4. promouvoir le dispositif de préparation opérationnelle à l’emploi, auprès des demandeurs d’emploi comme des entreprises en difficulté pour trouver des compétences ;
    • 5. créer un observatoire intersectoriel permettant de rassembler les données des observatoires des OPCO et d’identifier les opportunités de reconversion entre les secteurs ;
    • 6. créer un dispositif de reconversion professionnelle, qui permettra de mieux répondre aux besoins en compétences des entreprises et aux spécificités de chaque territoire ;
    • 7. encourager le développement du télétravail en entreprise, comme outil de fidélisation des salariés ;
    • 8. étendre les BSPCE aux start-ups franchissant certains seuils pour permettre aux start-ups d’attirer et de fidéliser les talents en France ;
    • 9. ouvrir les plans d’actionnariat salarié (BSPCE, AGA) aux non-salariés pour associer à la croissance de l’entreprise les travailleurs indépendants ;
    • 17. pérenniser et protéger le statut des travailleurs indépendants et des plateformes.

    Les propositions sur le financement : CIR, IR-PME, PEA-PME et fonds de fonds

    Sur le volet « financement des startups« , les auteurs de la contribution présente ces propositions:

    • 18. permettre la transférabilité totale des contrats d’assurance-vie sans dénouement fiscal pour dynamiser l’épargne en France et faire émerger de nouveaux acteurs innovants ;
    • 20. sanctuariser le dispositif du CIR, y compris sur les dépenses de fonctionnement et lancer une réflexion pour revaloriser le dispositif du CII, avantageux pour les jeunes entreprises innovantes ;
    • 21. stabiliser les dispositifs CIR/CII/JEI en collaboration avec l’administration fiscale (dialogue avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, formation des entreprises à la documentation de leurs dossiers…) ;
    • 22. mettre en place une plus grande transparence de la procédure de contrôle (transmission aux entreprises d’une feuille de route spécifiant le type et le rétroplanning de contrôle) ;
    • 23. renforcer le dispositif IR-PME pour rediriger rapidement l’épargne des français vers les PME ;
    • 24. favoriser la création de fonds de fonds retail pour rendre l’écosystème de financement des start-ups plus robuste et moins dépendant des investisseurs étrangers ;
    • 25. renforcer le PEA-PME pour que les start-ups puissent mieux en bénéficier ;
    • 26. amender les modalités de contrôle des investissements étrangers en France pour permettre à la cible de connaître, en amont de l’investissement, son éligibilité et instaurer un dialogue avec les pouvoirs publics sur la nature des engagements pris par l’investisseur en cas d’éligibilité.