Mutuelles

  • Investissements d’avenir (PIA) : Alsace BioValley et Health Factory lancent les Défis Santé Numérique

    Health Factory et le pôle de compétitivité Alsace BioValley ont annoncé le 9 février 2017 avoir été retenus pour organiser des Défis Santé Numérique à l’échelon national dans le cadre du PIA.

    L’objectif de ce programme est de faire émerger des innovations dans le secteur du numérique en santé, fruits de collaboration entre grands groupes industriels, établissements de soins et start-up & PME.

    Le premier défi est lancé en février 2017.

    Modalités de participation

    Les acteurs de la santé (grands industriels, établissements de santé, assureurs, acteurs publics) sont invités à soumettre un défi Santé numérique pour résoudre l’une de leurs problématiques médicales sur le site : http://defis.santenumerique.co/

    Les start-up & PME innovantes pourront répondre à chaque défi proposé par un acteur de santé. Elles seront alors intégrées dans des consortiums collaboratifs, aux côtés des porteurs du défi.

    Chaque candidat ou consortium constitué déposera ensuite un dossier présentant son projet d’innovation, dossier qui sera étudié et évalué par un jury en fonction du caractère innovant et de la capacité à répondre à la problématique posée initialement.

    Les projets lauréats bénéficieront d’un financement jusqu’à 45 000 €.

    Le premier Défi santé numérique

    Lancé en février 2017, ce défi est porté par le Centre Henri Becquerel (Centre de Lutte contre le Cancer de Rouen).

    Défi à relever

    Au regard des besoins identifiés par les patients, leurs proches et les professionnels de santé, une solution numérique adaptée à la prise en charge des patients atteints de cancer et traités par chimiothérapie ambulatoire devrait comprendre l’ensemble des fonctionnalités suivantes :

    • permettre l’échange d’informations entre les patients et les professionnels de santé ;
    • assurer une remontée d’informations par les patients sous forme active et passive ;
    • assurer le décodage et l’encodage de l’information d’une façon compréhensible par son destinataire, professionnel ou patient ;
    • s’appuyer sur des systèmes experts d’intelligence artificielle pour aider à la priorisation, la redirection, la décision sur l’ensemble des flux d’information ;
    • assurer une interopérabilité satisfaisante avec les systèmes d’information tant hospitaliers que libéraux, y compris les portails dédiés aux patients.

    Calendrier

    • 28 février 2017 – Paris : présentation du défi & échanges au Numa
    • 23 mars 2017 – Strasbourg : présentation du défi & échanges à l’IRCAD
    • 10 avril 2017 : atelier de design-thinking au Numa
    • 20 avril 2017 : date limite de dépôt de la lettre d’intention
    • 31 mai 2017 : date limite de dépôt du dossier de candidature
    • 20 juin 2017 : audition devant le jury
    • début juillet 2017 : annonce des lauréats

    Tous les documents nécessaires sont téléchargeables sur le site http://defis.santenumerique.co/defi-chimio

    L’ensemble de ce programme est conçu et piloté par Alsace BioValley et Health Factory, financé par la DGE via Bpifrance et l’ASIP Santé, et soutenu par Alsace Innovation, le GCS Alsace e-santé et Rhenatic.

  • SIH : Le Lessis porte plainte contre le GIP MIPIH

    « Opération Transparence : dépôt de plainte contre le GIP MIPIH », tel est le titre du communiqué publié le lundi 13 février 2017 par l’association des éditeurs de système d’information de santé.

    Le Lesiss annonce avoir déposé une plainte auprès du tribunal de grande instance de Toulouse, avec constitution de partie civile contre le GIP-MIPIH. Il estime que le statut du MIPIH constitue une distorsion de concurrence entre acteurs industriels, notamment dans le domaine des systèmes d’information de santé, en particulier dans la sphère hospitalière. La refonte du système hospitalier avec les GHT met sous tension les industriels privés qui demandent à pouvoir bénéficier de règles claires dans leurs relations avec les opérateurs publics.

    La plainte cible notamment la direction du GIP MIPIH pour 3 chefs : trafic d’influence, corruption active et prise illégale d’intérêts.

    Selon le communiqué, la plainte a été jugée recevable par les autorités judiciaires.

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.

  • Philippine government supports 5 high tech solutions to improve health care delivery

    The Department of Science and Technology- Philippine Council for Health Research and Development (DOST-PCHRD) has unveiled on January 2017 five technologies that should improve the delivery of local health care in the country.

    The government agency supports local programs on health health research to strengthen the local healthcare ecosystem.

    The five products supported focus on:
    – the fight against dengue;
    – access to better healthcare in remote areas via telemedicine;
    – improving communication between policy makers and health professionals;
    – accessibility to knee surgery.

    By adopting the Philippine Technology Transfer Act of 2009 (Republic Act 10055), the DOST has stepped up its efforts to build an ecosystem centered on the transfer and adoption of Filipino new technologies in the mainstream market through partnerships and linkages among scientists, researchers, innovators, entrepreneurs and other industry players.

    Furthermore, in 2014, the Philippine government and the European Union signed The Philippine Health Sector Reform Contract (PHSRC). Amounting to € 30 million, it represents the third EU sector budget support granted to the Health Sector Reform Agenda of the Government of the Philippines.

    The PHSRC supports the national sector program on UHC and pays particular attention to challenges to increase the commitment of local governments to deliver quality health services and to ensure effective and sustainable implementation of health reforms at the local level, especially for the most disadvantaged people.

    The five technologies supported by the government have been selected by the DOST because of the positive contributions they could make to improving access to healthcare in disadvantaged areas and their promising results obtained during the first deployments carried out in the field.

    Biotek-M: improving the diagnosis of dengue for savings

    Developed by the UP Manila National Institutes of Health Institute of Molecular Biology and Biotechnology, Biotek-M is a test to confirm the dengue diagnosis.

    It is as accurate as the Polymerase Chain Reaction (PCR) technology currently available on the market but less costly because it is locally developed.

    Due to its precision, the product limits the number of admissions for dengue suspected cases and, therefore, saves resources for both hospitals and patients.

    > The project is funded by the University of the Philippines System through the Philippine Genome Center and the Department of Science and Technology of the country (DOST -TECHNICOM).

    OL Trap: limiting the risk of dengue epidemic by eliminating eggs and larvae of mosquitoes virus

    The OL Trap was developed by DOST-Industrial Technology Development Institute to reduce the number of Aedes aegypti mosquitoes, transmitter of the dengue virus.

    The tool traps the eggs and larvae of mosquitoes in their laying site with an organic solution and kills them before hatching.

    > The Philippine Department of Health and the DOST have collaborated to facilitate the national development of the product.

    RxBox: providing better access to healthcare in isolated areas via telemedicine

    RxBox was jointly developed by the Philippines universities of Diliman and Manila (UP) and National Telehealth Center (NTC) to provide better access to healthcare services in geographically remote and disadvantaged areas by facilitating communication between health professionals in isolated communities and medical experts in urban areas.

    Concretely,  RxBox is a multi-component device. Its components include:

    • a temperature sensor;
    • an blood pressure monitor;
    • a pulse oximeter;
    • an electrocardiogram;
    • a fetal heart monitor;
    • a maternal tocometer.

    Through the use of sensors integrated into these different medical devices, it collects and stores patients data in an EMR. Then, the information is transmitted to healthcare professionals via internet.

    The tool has been developed to reduce unnecessary patients travels to medical facilities but also hospitalizations because, by using it, rural physicians can make accurate and complex diagnosis by remotely consulting clinic experts from urban areas and thus locally treat certain patients living in remote areas.

    In April 2016, the RxBox had been used about 48,000 times since its launch in 2014, Dr Portia Grace F. Marcelo, NCT director, announced last year. She also said that its latest version had been adopted by fifty hospitals in the span of three months.

    > This information and communications technology (ICT) innovation was also created to support the the Department of Health’s call for Universal Health Care.

    EHATID: a mobile app to improve communication between policymakers and rural health units

    EHATID is an Android application developed by Ateneo De Manila University to provide real-time information on the health sector and facilitate communication between local chief executives and rural health units (RHUs)

    Running even without internet connection, it has been developed to help Philippine local government units (LGU) to make informed decisions in order to create sound and evidence-based health policies and programs.

    The security of the eHATID LGU data is taken very seriously. Protocols have been implemented to make sure policies and program requirements for privacy, security and confidentiality of patient data are respected.

    Axis Knee System: facilitating access to knee surgery

    Designed by Orthopedic International Inc., the Axis Knee System is the first knee device available at an affordable price in the ASEAN region: it is 40-50% cheaper than similar products made by other brands on the market.

    Thanks to this innovative instrumentation, a larger number of surgeons will be able to perform knee surgery without the need to undergo one-year fellowship program.

  • Congrès national de la Sécurité des Systèmes d’Information de Santé – 4 au 6 avril 2017

    Le 5e congrès national de la sécurité des systèmes d’information de santé, organisé par l’association pour la sécurité des systèmes d’information de santé, aura lieu du 4 au 6 avril 2017 au Mans, sur le thème : « La nouvelle donne de la SSI dans le cadre des GHT ».

    Programme

    Les technologies de sécurité, en constante évolution, seront présentées au travers de retours d’expérience et d’exemples concrets de mise en œuvre. L’échange institutionnel permettra de faire le point sur les calendriers, sur l’outillage proposé et sur le support aux projets de cybersécurité.

    Le volet prospectif du congrès sera consacré au big data et à ses premiers usages opérationnels dans le domaine des soins.

  • Singapore: Philips launches Health Continuum Space to centralize health tech innovations

    Royal Philips launched on January 19, 2017 the Health Continuum Space, a first-of-its-kind innovation center in Singapore created to centralize high tech innovations in the healthcare sector in the city-state and, ultimately, co-create new healthcare facilities in order to better meet the future needs of the industry.

    The idea is to brings together different environments and medical scenarios, from the ambulance to the patient’s home. At the end of the day, the goal is to better meet the patients’ need, taking into account the important role played by the home environment, through the use of innovative solutions produced by Philips in the field of health tech.

    Better visualize the patient’s journey to create more effective healthcare facilities

    Located in the Philips APAC Center, the 1,028 square-meter facility is dedicated to technological innovations in the healthcare sector to enable governments, healthcare professionals and related stakeholders of the ecosystem to collaborate more easily to create future healthcare facilities and hospitals.

    Objective: To provide innovative solutions and overcome the challenges faced by the industry players, such as the rising of medical costs and the development of chronic diseases caused by an ageing population.

    The Continuum Health Space allows to contextualize simultaneously differentenvironments and medical scenarios to help the stakeholders visualize the entire health continuum, incuding:

    • an ambulance ;
    • an emergency room;
    • a CT room;
    • an ICU;
    • a recovery room;
    • a catheterization laboratory;
    • a home setting;

    The purpose of this project is to better understand the experience of the patient from diagnosis and treatment of the disease through its daily life and its willingness to adopt a healthy lifestyle. The idea is to highlight personal scenarios and possible innovations in healthcare to better meet the needs of patients, before but also after a possible hospitalization.

    « The Health Continuum Space helps us make informed decisions earlier, and fosters collaboration, integration of care and communication between partners from various specialties to find plausible solutions to enhance hospital workflow efficiencies and bring to life the future of healthcare systems we are aiming to establish to enable  the better patient and clinical outcomes, »said Dr Nikolas Wanahita, Medical Director, Gramercy Heart and Vascular Centre, Mount Elizabeth Novena Hospital, Singapore.

    E-health: innovative tools to improve the delivery of care and clinical workflow

    In this space, the industry players can use multiple solutions and advanced equipment developed by Philips. These innovative tools enables prototyping and co-creation of new solutions that can make a real difference in the healthcare sector, specifically in the future of patient care and clinical workflows.

    Among these solutions, there is a futuristic Reading Room: a facility equipped with the latest technological systems and a digital interface enabling clinicians of various specialties to review medical patient data and cases on one single platform .

    « To address the healthcare needs of our region, collaborations and partnerships between healthcare professionals and corporate enterprises are imperative to delivering innovative solutions across a patient’s healthcare journey, said Mr Srikanth Nott, General Manager, Personal Health, Philips ASEAN Pacific.. (…)Apart from envisioning and co-creating spaces within the hospital with our partners, the Health Continuum Space goes one step further to showcase the growing need to be more aware of the home environment, where individuals can take better control of their own health and prevent themselves from falling sick. »

  • Singapour fusionne ses hôpitaux régionaux et réorganise ses polycliniques

    Le gouvernement singapourien a annoncé fin janvier la réorganisation de son système de santé publique afin de mieux répondre aux besoins futurs des patients.

    Le ministère de la Santé annonce que les six hôpitaux régionaux seront regroupés en trois nouvelles organisations pour faciliter la mise en œuvre des principaux objectifs du pays :
    – l’application du plan Santé 2020 (Healthcare 2020 Masterplan) ;
    – l’amélioration de la qualité de l’offre de soins ;
    – l’amélioration de l’accessibilité à l’offre de soins.

    Ce nouveau projet vise à encourager le dialogue entre les différentes entités en les incitant à combiner leurs solutions high tech et leurs compétences humaines afin de gagner en performance.

    De six à trois établissements innovants d’ici 2020

    Actuellement, le système de santé singapourien est organisé en six organismes de santé régionaux :

    • 1. l’Alexandra Health System (AHS) ;
    • 2. l’Eastern Health Alliance (EHA) ;
    • 3. le Jurong Health Services (JurongHealth) ;
    • 4. le National Healthcare Group (NGH) ;
    • 5. le National University Health System (NUHS) ;
    • 6. le Singapore Health Services (SingHealth).

    Ces établissements déploient dans leur région respective des partenariats entre les différents fournisseurs de soins (hôpitaux de pointe, hôpitaux communautaires, fournisseurs de soins primaires, fournisseurs de soins de longue durée, maisons de soins infirmiers…).

    Dans le nouveau système, seules trois entités existeront :

    • 1. le pôle de la région centrale : fusion du NHG et de l’AHS ;
    • 2. le pôle de la région Est : fusion de SingHealth et de l’EHA ;
    • 3. le pôle de la région Ouest : fusion du NUHS et de JurongHealth.

    Ces nouveaux groupes devraient être opérationnels à partir de 2020, précise le ministère de la Santé.

    « Nous devrons encore faire face à de nombreux challenges » (Gan Kim Yong, ministre de la Santé)

    « Cette réorganisation des pôles de santé publique nous permettra de surmonter les futurs défis qui se dessinent au sein du pays en matière de santé, a déclaré le ministre de la Santé, M. Gan Kim Yong. Je suis convaincu que nous serons en mesure de mieux optimiser les ressources et les capacités du secteur mais aussi de fournir des soins plus complets et axés sur le patient afin de répondre aux besoins de santé en mutation des Singapouriens. »

    « Au cours des dernières années, le ministère de la Santé a considérablement amélioré l’accessibilité [géographique mais aussi en termes de coûts] et la qualité des soins à Singapour dans le cadre de notre plan Santé 2020 [Healthcare 2020 Masterplan]. Néanmoins, nous ne pouvons pas nous permettre d’en rester là car nous devrons encore faire face à de nombreux challenges, tels que le vieillissement de la population, le fardeau accru des maladies chroniques et la nécessité de gérer la croissance future de la main-d’œuvre et des dépenses de santé », a-t-il ajouté.

    Fusionner les compétences techniques et humaines pour offrir un système de soins plus performant

    Chacun des nouveaux groupements disposera de ressources de qualité, aussi bien au niveau des différents services médicaux que des installations et des réseaux mis en place. Les trois groupements du pays pourront collaborer de près afin de combiner leurs atouts techniques mais aussi humains pour offrir des soins préventifs, curatifs et de réadaptation plus complets qu’à l’heure actuelle et davantage axés sur la population de la région concernée.

    Les polycliniques vont elle aussi subir une réorganisation pour gagner en efficacité

    Les polycliniques vont aussi être réorganisées d’ici le début de l’année 2018 : le groupe de polycliniques de l’Université nationale de Singapour sera formé sous l’entité NUHS, faisant de l’alliance de SingHealth Polyclinics et de NHG Polyclinics le troisième groupe de polycliniques de Singapour.

    « Cette réorganisation va permettre à des partenaires de longue date situés dans la partie Ouest de Singapour de se regrouper en tant qu’équipe entièrement intégrée pour fournir avec nos établissements universitaires des soins en continu, de la prévention aux soins à domicile, afin de poursuivre le développement de solutions de pointe dans l’industrie et ainsi relever les défis de santé [nationaux] mais aussi mieux former la prochaine génération de professionnels de santé [du pays] », a déclaré le Pr. John Eu-Li Wong, directeur général du National University Health System (NUHS).

  • Dossier : le numérique et la cancérologie « hors les murs »

    La prise en charge en cancérologie a évolué de manière considérable ces dernières années, avec le développement de la chirurgie ambulatoire ou de nouvelles techniques de radiothérapie. Le parcours de soins longtemps centré sur l’hôpital se déroule désormais principalement en dehors, mais ces évolutions manquent aujourd’hui d’un réel accompagnement numérique.

  • Conseil stratégique du numérique en santé : l’Alliance eHealth France satisfaite mais vigilante

    L’Alliance eHealth France fait part le 2 février 2017 de sa satisfaction face à la mise en place du conseil stratégique du numérique en santé, dont la première réunion a eu lieu le 24 janvier 2017.

    Pour autant, l’Alliance eHealth France exprime sa vigilance « sur les points essentiels à la réussite des projets e-santé en France et leur rayonnement à l’international ».

    L’Alliance eHealth France regroupe le Leem, Lesiss, le Snitem et Syntec Numérique. La Feima, qui en faisait partie depuis sa création en 2015, a quitté l’Alliance en janvier 2017.

    L’Alliance eHealth France souhaite notamment que le conseil stratégique du numérique en santé lance des travaux sur les difficultés de coordination entre la sphère publique et les industriels.

    En ce qui concerne les sujets abordés par le conseil stratégique du numérique en santé, l’Alliance eHealth France souhaite qu’il se concentre sur :

    • le développement des usages en e-santé, notamment en matière de prévention ;
    • l’ouverture à l’international ;
    • l’accompagnement des changements organisationnels induits par la e-santé : formation des professionnels, développement de l’évaluation économique et médicale des projets, etc. ;
    • l’articulation de la e-santé avec les autres grands projets structurants : génomique, SNDS, intelligence artificielle, robotique, internet des objets, etc. ;
    • la progression de l’interopérabilité, de la sécurité et de la fluidité d’échange des informations ;
    • l’évolution du cadre juridique.

    Enfin, en termes d’organisation, l’Alliance eHealthFrance propose la mise en œuvre d’un tableau de bord pour suivre l’avancement des travaux du conseil et le respect de ses calendriers de travail.

    La prochaine réunion du comité est prévue le 9 mars 2017.

  • ARS Ile-de-France : le projet régional de santé 2018-2022 structuré autour cinq axes stratégiques

    Christophe Devys, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, a présenté les cinq grands axes du projet régional de santé (PRS) francilien 2018-2022 lors de ses vœux aux partenaires le 31 janvier 2017.

    L’ARS Ile-de-France prévoit de finaliser d’ici à l’été 2017 son PRS, après une période de consultation de trois mois minimum. Il se composera d’un cadre d’orientations stratégiques et d’un schéma régional de santé unique à 5 ans.

    Cinq axes pour réduire les inégalités sociales et territoriales de santé

    Christophe Devys a indiqué que les cinq axes du PRS 2018-2022 s’inscriraient dans un objectif de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé en Ile-de-France.

    Des parcours structurés à partir du domicile

    Constatant que les parcours des usages et des patients continuent souvent à s’apparenter à des « labyrinthes », l’ARS Ile-de-France souhaite promouvoir une approche des parcours autour du domicile de l’usager et de ses choix. Cela passera notamment par une optimisation de la visibilité et de la lisibilité des leviers d’amélioration des parcours, et par un renforcement de l’animation territoriale.

    Une réponse plus pertinente et plus efficiente aux besoins de la population

    Le deuxième axe du PRS s’articulera autour de l’amélioration qualitative de la réponse aux besoins des Franciliens : amplification du virage ambulatoire, priorisation des moyens sur les populations et les territoires les plus fragiles, soutien aux dispositifs permettant le maintien à domicile, et politique de ressources humaines en santé.

    L’innovation comme axe de transformation du système de santé francilien

    Christophe Devys a indiqué que l’innovation constituerait un axe du PRS sous toutes ses dimensions : organisationnelle, diagnostique, thérapeutique et technologique. Soulignant les atouts que constituent les nombreux centres de recherche en santé et le tissu industriel dense de la région, il a évoqué le rôle majeur que peut jouer l’ARS dans le développement et la diffusion des innovations sur les territoires.

    L’empowerment du patient pour améliorer le système de santé

    Le quatrième axe du PRS francilien aura pour objectif de rendre le patient acteur de sa santé : réduction des inégalités d’accès à l’information pertinente, via les outils numériques et des relais d’information locaux, amélioration des actions de promotion et d’éducation à la santé, et renforcement de la participation des Franciliens à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de santé, notamment par de nouvelles modalités de participation citoyenne.

    Une action coordonnée sur l’ensemble des déterminants de santé

    Le cinquième et dernier axe du PRS vise à favoriser la prise en compte systématique des enjeux sanitaires dans les politiques publiques ayant un impact en santé (urbanisme, éducation, etc.) pour améliorer l’état de santé des Franciliens et réduire les inégalités de santé.

    Christophe Devys a indiqué souhaiter une concertation large, notamment via les conseils territoriaux de santé.

    Bilan 2016 : PTA, TSN, GHT et gestion des crises

    Christophe Devys est également revenu sur l’année 2016. Pour l’ARS Ile-de-France, elle s’est notamment caractérisée par la mise en place de deux plateformes territoriales d’appui, dans l’ouest du Val de Marne et dans le nord des Yvelines, et par la constitution de 15 GHT. En ce qui concerne les PTA, il a rappelé l’enjeu de « la convergence des différents dispositifs territoriaux d’appui » dans les années à venir.

    Soulignant le fait que l’ARS Ile-de-France « peut être en pointe sur l’innovation en santé », il a pris pour exemple l’expérimentation TSN TERRe-SANTE et la mise en place du Lab Santé.

    En matière de prévention, Christophe Devys est revenu sur l’ouverture de la première salle de consommation de drogues à moindre risque et sur l’amélioration du dispositif de dépistage du VIH.

    Enfin, il a évoqué la mobilisation de l’ARS dans la gestion de crise, qu’il s’agisse des crues de mai-juin 2016 ou des risques d’attentat.