Mutuelles

  • Système national des données de santé : Syntec se positionne avec la création d’un groupe de travail

    Fédérer les entreprises utilisatrices des bases de données médico-administratives et renforcer son champ d’action sur le sujet : tels sont les objectifs de la création d’un groupe de travail sur les bases de données administratives annoncée par Syntec Numérique le 3 avril 2017.

    Dans le contexte de la mise en place du système national des données de santé (SNDS), Syntec numérique souhaite par ailleurs pouvoir être force de proposition et se positionner comme tiers de confiance auprès de l’Institut national des données de santé, qui sera le guichet unique des demandes d’accès au SNDS.

    Ce groupe de travail sur les bases de données médico-administratives sera présidé par Alexandre Vainchtock, président de Heva, et sera intégré au groupe sur les données de santé existant déjà au sein du comité santé de Syntec numérique. La chambre professionnelle précise que le groupe de travail s’adresse, outre ses adhérents (hébergeurs de données, éditeurs d’applicatifs, bureaux d’étude, sociétés spécialisées en machine learning…), aux mutuelles et établissements de santé.

  • Présidentielle : l’Alliance eHealth France interpelle les candidats autour de 5 enjeux du numérique

    L’Alliance eHealth France, qui regroupe le Leem, le Lessis, le Snitem et Syntec Numérique, indique le 3 avril 2017 avoir envoyé un courrier à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle pour leur demander de se positionner sur 5 aspects de la transformation de la santé par le numérique :

    • axes d’action prioritaires pour favoriser le développement du numérique en santé ;
    • développement pérenne de la télémédecine sur tout le territoire ;
    • rôle des données de santé dans l’exercice de la médecine et le pilotage du système de santé ;
    • rôle des acteurs du numérique en santé dans la gouvernance du système de santé ;
    • programmation pluriannuelle du système de santé.

    Les réponses des candidats seront publiées sur le site internet de l’Alliance eHealth France.

  • Cancer : Pierre Fabre & H-Immune nouent un partenariat stratégique de recherche en immunothérapie

    Les sociétés Pierre Fabre et H-Immune ont annoncé nouer un partenariat stratégique de recherche pour le développement d’immunothérapies novatrices dans le domaine du cancer, le 21 mars 2017.

    Cette recherche sera axée sur les tumeurs solides (grosseurs plus ou moins volumineuses dues à une multiplication excessive de cellules, cancéreuses ou non), pour cibler un maximum d’indications dans la prise en charge immuno-oncologique.

    Les termes de l’accord prévoient que Pierre Fabre aura accès à la plateforme technologique d’H-Immune pour trois programmes de recherche en immuno-oncologie afin de développer de nouveaux anticorps thérapeutiques.

  • IA : Elon Musk se lance dans la santé avec sa nouvelle entreprise Neuralink

    Selon le Wall Street Journal en date du 27 mars 2017, Neuralink, la nouvelle entreprise de Elon Musk, PDG de Tesla (constructeur automobile) et de SpaceX (société spécialisée en astronautique et vol spatial), vise à créer une interface entre le cerveau humain et les ordinateurs. Enregistrée en juillet 2016 en Californie en tant qu’entreprise de recherche médicale, Neuralink a pour objectif de trouver un moyen de communication entre le cerveau et les ordinateurs.

    Sous la forme d’électrodes implantées dans le cerveau, cette interface devrait s’avérer utile dans des contextes de thérapies de maladies neurologiques telles que Parkinson, l’épilepsie ou encore la dépression chronique.

    Selon le journal américain, les recherches seront financées par les fonds propres de Elon Musk et menées par des chercheurs tels que Timothy Gardner (professeur à l’Université de Boston) et Max Hodak (de la start-up de services de laboratoire robotique Transcriptic).

  • L’Australie en position de devenir le leader de la médecine génomique

    Bill Ferris, président de l’Innovation and Science Australia (ISA), estime que le secteur de la technologie médicale jouera en Australie un rôle moteur en matière d’innovation et que le pays pourrait devenir leader dans le domaine de la médecine génomique.
    L’expert a partagé cette analyse au mois de mars 2017, juste avant un discours prononcé le 15 mars à la chambre de commerce australienne des États-Unis. Il y a exposé les six principaux défis auxquels devra faire face le pays pour devenir une « nation d’innovation de premier plan ».

    Australie : les services de santé numérique et la gestion des big data au cœur des projets d’innovation

    L’Innovation and Science Australia est un organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement et d’effectuer des recherches, notamment dans le domaine des sciences, des technologies et du business development.

    Selon Bill Ferris, les secteurs les plus prometteurs pour le pays sur le marché de la santé sont :

    • les services liés à la santé numérique (dossier médicaux numériques, plateformes rassemblant les historiques de santé…), qui facilitent l’accès aux données et leur analyse, permettant ainsi une meilleure prévention. Un secteur pour lequel Bill Ferris se dit très optimiste.
    • les big data, dont la bonne gestion est essentielle dans le cadre de la médecine de précision. La réussite dans ce domaine découle « de nos capacités en matière de séquençage de gènes et d’analyse de pathologie », précise M. Ferris. « C’est un domaine d’activité énorme et, d’après notre analyse, l’Australie est déjà en bonne position et pourrait faire partie des chefs de file. »

    L’Australie a déjà fondé l’Australian Genome Referencing Facility avec la succursale de Melbourne basée à l’Institut Walter and Eliza, et Sydney dispose du Kinghorn Center for Clinical Genomics à l’Institut Garvan.

    En novembre 2015, le Conseil national de la santé et de la recherche médicale du pays a remis la deuxième plus importante subvention de son histoire, soit 25 millions de dollars (23 M€), à l’Australian Genomic Health Alliance, un réseau national de 47 organisations partenaires, dont des instituts de recherche, des hôpitaux et des universités.

    Le secteur médical australien figure parmi les plus avancés au monde selon Bill Ferris

    L’industrie médicale australienne a déjà atteint un niveau de classe mondiale en termes de création de savoirs, estime Bill Ferris. D’après lui, le Fonds de traduction biomédicale (500 M$ ; 463 M€) entraînerait davantage de succès commerciaux et la base de données mise en place par le ministère de la Santé, My Health Record (MyHR), pourrait ouvrir de nouvelles possibilités aux start-up.

    « [Avec MyHR] (…) les questions de confidentialité ont déjà été bien traitées et, en ce sens, nous sommes en avance sur presque n’importe qui dans le monde… [Cette base de données] peut devenir une ressource précieuse pour mettre en place une meilleure prestation de services, de meilleurs pronostics et devenir une base solide pour toute une série de nouvelles applications commerciales, y compris dans le domaine de la médecine de précision. »

    Les six grands défis cités par Bill Ferris :

    • 1. encourager davantage d’entreprises australiennes à mettre en place les meilleures pratiques mondiales en matière d’activités innovantes dans le domaine de la santé ;
    • 2. obtenir des avantages économiques et sociaux plus importants grâce à des processus plus novateurs d’approvisionnement et de prestation de services de la part des gouvernements ;
    • 3. développer un système éducatif plus apte à répondre aux besoins changeants des citoyens et des entreprises ;
    • 4. renforcer la collaboration entre les secteurs de la recherche et de l’industrie afin d’accroître l’innovation et la commercialisation ;
    • 5. multiplier les engagements stratégiques internationaux pour attirer les talents, les savoirs et les capitaux afin d’alimenter le système d’innovation ;
    • 6. privilégier des projets à fort impact, capables d’opérer des changements dans l’optique d’obtenir de meilleurs résultats d’innovation en Australie d’ici 2030 et au-delà.

    Les six challenges en question seront placés au centre des recommandations que l’Innovation and Science Australia doit soumettre au gouvernement d’ici la fin de l’année. Objectif du programme : positionner l’Australie parmi les leaders mondiaux de l’innovation d’ici 2030.

    « Notre personnel de santé aura besoin de solides compétences pour générer, transférer et mettre en œuvre des connaissances et des idées. Nous avons besoin d’un système intégré d’éducation et de compétences qui produise et soutienne une main-d’œuvre capable de réagir et de s’adapter au changement. Nous voulons que nos enfants aient des compétences très développées dans les domaines de la logique, de la créativité et de l’interaction sociale », a déclaré M. Ferris.

    Il a également évoqué le besoin de déployer des projets ambitieux à grande échelle et à fort impact pour stimuler l’innovation au sein de l’industrie.

    « À travers l’élaboration du Plan stratégique de 2030, nous espérons identifier une ou plusieurs initiatives majeures (…) capables d’engendrer des avantages directs et indirects importants pour notre système d’innovation et pour l’économie en général. »

  • Australia will lead the medical technology’s market, according to Bill Ferris (ISA)

    Bill Ferris, chair of Innovation and Science Australia (ISA), believes the sector of medical technology will play a major role in the country’s innovation and think Australia could become the world leader in genomic medicine.

    The expert shared this analysis in March 2017, just before a speech on March 15 to the Australian American Chamber of Commerce, where he outlined the six key challenges that will face the country to become a « top tier innovation nation ».

    Australia: digital health services and big data management at the heart of innovation

    Innovation and Science Australia is an independent statutory board which provides strategic advice to the whole Government of the Commonwealth of Australia on all science in science, technology and business development.

    According to Bill Ferris, the most promising sectors on the Australian healthcare market are:

    • Digital health services (digital medical documentation, history platform…), which facilitate big data access and analysis, enabling better prevention. This sector is « the one I’m most optimistic about it », said Bill Ferris.
    • Big data: an effective big data management is essential, especially in the field of precision medicine. Success in this sectors stems « from our capabilities in gene sequencing and pathology analysis, » said Bill Ferris. « That is a huge area of activity and from our analysis Australia is already right up there and could be positioned at the front of the bus. »

    Australia has already founded the Australian Genome Facility Referencing with the Melbourne branch based at the Walter and Eliza Institute, while Sydney has the Kinghorn Center for Clinical Genomics at the Garvan Institute.

    In November 2015, the National Health and Medical Council has delivered the second largest grant in its history of $25 million (€23 M) to the Australian Genomic Health Alliance, a national network of 47 partner organizations, including hospitals, research institute, and universities.

    The Australian medical sector is among the most advanced in the world, according to Bill Ferris

    The Australian medical industry is already world-class in terms of knowledge creation, said Mr Ferris. According to him, the $500 million (€463 M) Biomedical Translation Fund would lead to more commercial successes and the database set up by the Ministry of Health, My Health Record (MyHR), would open up new opportunities for startups.

    « [Through MyHR], privacy issues have already been well covered and in that sense we’re ahead of almost anyone in the world… It can become a valuable resource for better service delivery, prognosis, diagnosis and the basis for a whole pile of new business applications, including precision medicine. »

    The six key challenges outlined by Bill Ferris:

    • 1. Encouraging more Australian companies to achieve global best practice in innovative activity on the healthcare market;
    • 2. Getting greater economic and social benefits through more innovative procurement and service delivery performance of governments;
    • 3. Developing an education system more responsive to the changing needs of citizens and businesses;
    • 4. Strengthening collaboration between Australian research and commerce sectors to increase innovation and commercialization;
    • 5. Maximizing strategic international engagements to bring in the talent, knowledge and capital to fuel the innovation system;
    • 6. Selecting high-impact projects capable of making changes in Australia’s innovation outcomes out to 2030 and beyond.

    This six challenges will form the backbone of the recommendations Innovation and Science Australia will submit to the government by the end of 2017. Main goal: positioning Australia to be a world innovation leader by 2030.

    « Our workforce will require the skills to generate, transfer and implement knowledge and ideas. We need an integrated education and skills system that produces and supports a workforce capable of reacting and adapting to change. We want our children to have highly developed skills in the areas of logic, creativity, and social interaction, » said Bill Ferris.

    He also mentioned the possibilities of using major high-impact large scale projects to drive innovation.

    « In developing the 2030 Strategic Plan, we hope to identify one or more major, game-changing, initiatives with scale that can deliver significant direct and spill-over benefits to the innovation system and broader economy. »

  • China investors begin to doubt the profitability of health mobile apps

    Valued at 3 billion (€ 2.8 billion) in a funding round in 2016, Chinese eHealth mobile application Good Doctor (Ping An) has led since its launch a wave of investment flooding the China’s mobile medical industry.

    But investors are beginning to lose confidence in the ability of these companies to turn a profit, analyzes the Financial Times in a story published on March 2017.

    However, investors start losing confidence in these companies and their ability to make profits, analyzes the Financial Times in an article published in March 2017.

    China: more than 2000 eHealth apps

    In China, more than 2,000 mobile applications offer users health services, such as medical advice, appointment bookings, etc. and niche services are tapping into demand, offering patients secure health services and providing easy access to healthcare in a country where the industry is marked by widespread distrust of hospitals and clinics, often overcrowded.

    Good Doctor, founded by China insurance group Ping An, says they have 27 million monthly active users – some analysts estimate that are approximately 20 million users – who receive 400,000 diagnoses in one day . « Digital healthcare services are releasing some of the pressure on China’s creaking healthcare system, » said the founder of the application, Oliver Wang (Financial Times).

    Straddling the areas of healthcare and technology, two of the China’s most prominent investment sectors, hundreds of medical applications attracted in 2016 private equity and venture capital funding.

    Among the most famous mobiles applis in the country, there are WeChat (Tencent), WeDoctor and Spring Rain Doctor, claiming more than 800 million users. Valued at more than $1 billion (€ 926 M), they are among the most promising Chinese start-ups.

    EHealth: Chinese regulations restricts opportunities for entrepreneurs

    The Chinese consumer demand for digital health services is motivated by a lack of trust in the lower levels of the national public health system and limited access to doctors, especially in remote areas.

    However, regulations prevent firms to charge for booking hospital appointments and limit services offered via applications, that offer users health advice rather than full consultations.

    To make profit, WeDoctor (Tencent) is based on advertising and recommendation of doctors to patients, a service that can be charged because it allows users to avoid long queues through appointments line. The company claims to have registered more than 100 million appointment bookings over the past two years and RMB1.2 billion ($175 M; €162 M) in revenue in 2016.

    Investments in the China’s digital health sector dropped by 10% between 2015 and 2016

    Despite the good market development, investment in eHealth sector dropped by 10% in China year on year in the last quarter of 2016 to $520 million, after a 41% decline in the previous three months, according to consultancy VC Beat (Financial Times).

    « If you look at the user numbers it looks great, but if you ask who’s paying it doesn’t look so great, » said Florian Then, a Shanghai-based partner at McKinsey’s healthcare practice.

    « We’ve invested in several of these companies but are still generally very sceptical of how most of the sector will generate revenues. Sustainability will be a big question mark, « analyzed managing partner at Qiming Venture Partners, which has backed WeDoctor.

    In 2016, investors were shocked to discover online a list of 27 medical applications that had closed after burning through their funding. Another unpleasant announcement for the market followed: the internet giant Baidu recently said it would close was shutting down its mobile health unit and its famous app Baidu Doctor.

    To make more money, digital health startups circumvent regulations

    • In an attempt to generate income, eHealth mobile applications try to find tie-ups with physical hospitals. WeDoctor is aiming to set up 100 hospitals within three years, in cooperation with existing facilities.
    • After it realize that advertising was not enough to cover its expenses, Spring Rain Doctor plans to offer its users private health insurance.
    • The start-up of the sector have also begun to focus on consumer services, offering over-the-counter medicines or paid-for services, such as botox injections.

    But there is a regulatory risk. If local interests are jeopardized, officials could act to restrict the use of these medical applications.

    The health sector is quite sensitive, said the Financial Times. In 2016, Baidu recorded its worst quarterly earnings performance since 2007 after an investigation revealed it was broadcasting on its search engine advertisements promoting unlicensed private hospitals, offering unnecessary or poor quality treatments.

    « There is not a regulator system telling you what you can and can’t do in mobile health and that makes the market a big mystery, » said M. Wang (Ping An Good Doctor). You couldn’t know when the government [is going to say] ‘no’. »

    EHealth apps: investments continue despite some doubts

    Despite growing doubts and lack of clear rules on the market, Chinese investors appear to retain some interest in the mobile healthcare sector.

    Among the most recent example: Chinese society Hakim Unique Internet Co. has led in March 2017 a funding round of $40 million (€36.8 million) in March 2017 for Haoeyou, a start-up which offers Chinese patients access to an online platform where they can connect with doctors based in the United States.

  • Le Parlement plaide « pour une intelligence artificielle maîtrisée, utile et démystifiée » (rapport)

    L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a adopté à l’unanimité le 14 mars 2017 un rapport intitulé « Pour une intelligence artificielle maîtrisée utile et démystifiée » comportant 15 propositions divisées en trois points majeurs: maîtriser l’IA, la rendre utile et la démystifier.

    Le rapport, co-rédigé par le député Claude de Ganay et la sénatrice Dominique Gillot, vise à établir un bilan objectif des risques, des opportunités, du placement de la France et de l’Europe, de l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    Un bilan mitigé de l’intelligence artificielle

    Les rapporteurs posent le postulat que « l’objectif de l’intelligence artificielle n’est pas de rivaliser avec l’intelligence humaine ni de la dépasser, mais d’apporter de nouvelles solutions ». En revanche, ils alertent quant aux enjeux qui en découlent:

    • la domination de la recherche privée nord-américaine et chinoise au travers des questionnements juridiques, économiques, sociaux et scientifiques :
      • via des groupes comme Google, Facebook, IBM Watson, Microsoft, Baidu ou Xiaomi,
      • ce qui a pour conséquence de « piller » les laboratoires français de leurs chercheurs;
    • les enjeux éthiques de l’intelligence artificielle par le biais de la compréhension des outils tels que le deep learning pour aboutir sur un débat public « serein » afin de mettre en avant les opportunités tout autant que les risques de l’intelligence artificielle.

    D’un autre côté ils pointent également l’utilisation qui peut en être faite, notamment dans les domaines de « l’éducation, l’environnement, l’énergie, des transports, l’aéronautique, l’agriculture, du commerce, la finance, la défense, la sécurité, la sécurité informatique, la communication, des loisirs, la santé, la dépendance ou encore du handicap ».

    Les recommandations du rapport

    Le rapport établit quinze recommandations afin de:

    Maîtriser l’intelligence artificielle

    Pour la rendre sûre, juste et transparente :

    • Proposition 1 : Se garder d’une contrainte juridique trop forte sur la recherche en intelligence artificielle, qui – en tout état de cause – gagnerait à être, autant que possible, européenne, voire internationale, plutôt que nationale.
    • Proposition 2 : Favoriser des algorithmes et des robots sûrs, transparents et justes et prévoir une charte de l’intelligence artificielle et de la robotique.
    • Proposition 3 : Former à l’éthique de l’intelligence artificielle et de la robotique dans certains cursus spécialisés de l’enseignement supérieur.
    • Proposition 4 : Confier à un institut national de l’éthique de l’intelligence artificielle et de la robotique un rôle d’animation du débat public sur les principes éthiques qui doivent encadrer ces technologies.
    • Proposition 5 : Accompagner les transformations du marché du travail sous l’effet de l’intelligence artificielle et de la robotique en menant une politique de formation continue ambitieuse visant à s’adapter aux exigences de requalification et d’amélioration des compétences.

    La rendre utile et « respectueuse des valeurs humanistes »

    Pour qu’elle profite à tous :

    • Proposition 6 : Redonner une place essentielle à la recherche fondamentale et revaloriser la place de la recherche publique par rapport à la recherche privée tout en encourageant leur coopération.
    • Proposition 7 : Encourager la constitution de champions européens en intelligence artificielle et en robotique.
    • Proposition 8 : Orienter les investissements dans la recherche en intelligence artificielle vers l’utilité sociale des découvertes.
    • Proposition 9 : Élargir l’offre de cursus et de modules de formation aux technologies d’intelligence artificielle dans l’enseignement supérieur et créer – en France – au moins un pôle d’excellence international et interdisciplinaire en intelligence artificielle et en robotique.
    • Proposition 10 : Structurer et mobiliser la communauté française de la recherche en intelligence artificielle en organisant davantage de concours primés à dimension nationale, destinés à dynamiser la recherche en intelligence artificielle, par exemple autour du traitement de grandes bases de données nationales labellisées.
    • Proposition 11 : Assurer une meilleure prise en compte de la diversité et de la place des femmes dans la recherche en intelligence artificielle.

    Démystifier l’intelligence artificielle

    Pour faire tomber les barrières d’acceptabilité sociale :

    • Proposition 12 : Organiser des formations à l’informatique dans l’enseignement primaire et secondaire faisant une place à l’intelligence artificielle et à la robotique.
    • Proposition 13 : Former et sensibiliser le grand public à l’intelligence artificielle par des campagnes de communication, l’organisation d’un salon international de l’intelligence artificielle et de la robotique et la diffusion d’émissions de télévision pédagogiques.
    • Proposition 14 : Former et sensibiliser le grand public aux conséquences pratiques de l’intelligence artificielle et de la robotisation.
    • Proposition 15 : Être vigilant sur les usages spectaculaires et alarmistes du concept d’intelligence artificielle et de représentations des robots.

  • Financer des soins de santé innovants : les propositions de la Commission Européenne

    Les nouvelles formes d’investissement pour des soins de santé innovants, tel est le thème du rapport publié le 22 mars 2017 par la Commission européenne en coopération avec la Banque européenne d’investissement (BEI).

    Ce rapport fait une synthèse d’un séminaire de promotion du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), qui fait partie du plan d’investissement pour l’Europe, en tant qu’instrument de financement pour soutenir les réformes des systèmes de santé européens.

    Nouveaux financements : les propositions de la Commission

    De nouveaux modèles de système de santé sont nécessaires pour faire face aux maladies chroniques, au vieillissement de la population et aux contraintes (notamment RH et budgétaires) pesant sur les systèmes et requérant des investissements. La Commission européenne propose de :

    • favoriser la coopération entre les acteurs, publics, privés, investisseurs, personnels soignants, décideurs politiques, etc. et pour ce faire :
      • casser les barrières pour créer un réel écosystème pour collaborer,
      • mettre en place des partenariats conduits par des acteurs locaux, 
      • un financement durable en combinant des multiples sources telles que le EFSI, piloté par la BEI et son fonds européen d’investissement. 
    • développer une approche de l’investissement intégré: les infrastructures, la technologie et les services, pensés globalement;
    • élaborer une stratégie de long terme.

    Les investissements stratégiques tournés vers l’avenir des soins

    Les investissements stratégiques incluent les infrastructures, les équipements médicaux, les services etc. Ils sont obligatoires pour la poursuite des transformations d’avenir des systèmes de santé.

    Des sources multiples d’investissement

    Cette intégration de tous les domaines concerne « les infrastructures adaptées, la réorganisation des services, les nouveaux modèles de gouvernance, les qualifications professionnelles, les systèmes informatiques et les nouvelles technologies ». C’est du fait de cette spécialisation des fonds que l’enjeu est de « mobiliser et associer des éléments de financement provenant de différentes sources de manière stratégique ».

    Utiliser les outils de financement tels que le EFSI

    La Banque européenne d’investissement propose, via le fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) d’absorber les risques et tend à encourager les investissements difficiles, à hauts risques ou dans des conditions de marchés non-optimales. 

    Les conclusions du rapport de la Commission : vers davantage d’investissements publics-privés.

    Le rapport sur le séminaire pointe la nécessité de promouvoir, au niveau européen, le plan d’investissement et les différents instruments pour faciliter les opérations.

    Les niveaux nationaux et locaux doivent, quant à eux, s’approprier ces instruments afin d’en accroître l’accès et la gestion.

    Le rapport insiste sur la nécessité d’être créatif en combinant les différentes sources de financement. Il s’agit de s’intéresser directement aux budgets alloués aux différents ministères de la santé et d’étudier les opportunités de partenariat avec les investisseurs.

  • Parcours de soins : Fehap et Syntec numérique appellent à généraliser les plateformes mutualisées

    Généraliser les plateformes numériques mutualisées pour créer des écosystèmes de santé intégrant sanitaire et médico-social, ville, domicile et hôpital : telle est la principale recommandation du livre blanc « Le financement de la transformation numérique du parcours de vie » publié par la Fehap et Syntec Numérique le 29 mars 2017.

    Constatant une « absence de business model », les auteurs du livre blanc appellent également à trouver de nouveaux modèles de financements pour ces écosystèmes numériques.

    Ce livre blanc est le second publié en commun par les deux organismes. Le premier portait sur l’urbanisation des systèmes d’information et avait été publié en novembre 2015.

    Le livre blanc capitalise sur des cas d’usage territoriaux en matière de soins à domicile, de dénutrition, de prévention des chutes et d’insuffisance rénale pour montrer comment créer des écosystèmes territoriaux proposant de nouveaux bouquets de services, qui peuvent ensuite être combinés entre eux.

    En matière de modèle économique, le livre blanc s’appuie sur l’étude NOEMIE, publiée en mai 2016, pour préconiser des financements par capitation, dans le cadre d’un partenariat public-privé.

    Pour Syntec numérique et la Fehap, ces financements doivent par ailleurs être récurrents, car la création d’écosystèmes numériques implique la mise en place de nouvelles organisations, et donc des charges salariales récurrentes.

    Enfin, les deux organismes soulignent le rôle grandissant que vont jouer les assureurs et les mutuelles dans le financement du parcours de santé via ces écosystèmes numériques, notamment en raison de leur intérêt croissant pour la prévention.

    Syntec numérique a indiqué souhaiter porter des propositions au niveau européen sur les sujets de la politique de prévention, des plateformes e-santé, et du bien vieillir grâce au numérique.