Mutuelles

  • États généraux de la Bioéthique : l’appel à contribution de France Biotech sur 4 thèmes

    Dans le cadre des États généraux de la Bioéthique, France Biotech a lancé un appel le 14 mars 2018 aux biotechs et medtechs françaises à contribuer au débat sur quatre thèmes primordiaux pour l’innovation en santé.

    France Biotech souhaite se positionner en tant que porte-parole des entreprises innovantes de la french HeathTech et pour cela espère recueillir les commentaires, propositions et réflexions de celles-ci autour des thématiques suivantes :
    • cellules souches et recherche sur l’embryon ;
    • examens génétiques et médecine génomique ;
    • neurosciences ;
    • données de santé.

    Thématiques et axes d’intérêt

    Cellules souches et recherche sur l’embryon

    Comment favoriser et encadrer le développement de la recherche sur les cellules souches et sur l’embryon ?

    Examens génétiques et médecine génomique

    Comment éviter que la recherche sur le génome, qui permet d’anticiper l’éventuelle survenue de maladies, n’aboutisse à sélectionner ou déterminer les individus ?

    Neurosciences

    Comment orienter l’application des neurosciences pour qu’elle reste au service de l’être humain ? 

    Données de santé

    Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ?

    Contribuer

    Pour partager ses réflexions, interagir avec France Biotech sur ces thèmes ou soumettre des préconisations, les contributions peuvent être envoyées à cette adresse : contact@france-biotech.org.

  • Handicap et numérique : Syntec formule des propositions en faveur d’un numérique inclusif de tous

    Le groupe de travail « Handicap et Numérique » du Syntec Numérique déplore que le développement des usages numériques en faveur des personnes handicapées se heurte à l’absence d’une politique publique dédiée à l’évaluation, à la mise à disposition, à la préconisation et à l’accompagnement de solutions innovantes.

    C’est pourquoi elle a formulé, mercredi 14 mars 2018, dans le cadre du Tech for Handicap Forum, une série de propositions à destination du  gouvernement pour la diffusion des aides techniques numériques.

    Parmi les 18 recommandations, 5 sont jugées prioritaires:
    • la création d’un comité de pilotage et de suivi sur le sujet des aides techniques numériques sous l’égide de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie et de l’Agence du Numérique ;
    • la professionnalisation des préconisateurs (ergothérapeutes, orthoptistes, éducateurs spécialisés) et la professionnalisation de l’accompagnement dispensé par les concepteurs ;
    • le financement des opérateurs via le futur plan d’investissement de 10 milliards d’euros du Gouvernement afin d’acquérir des aides techniques numériques dans les écoles, associations, ESMS ;
    • rendre l’évaluation systématique pour toutes les aides techniques numériques avec une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée ;
    • revoir les règles de la TVA à 5,5 % et du Crédit d’Impôt Service à la Personne pour améliorer la prise en charge et solvabiliser les publics de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la prestation de compensation du handicap (PCH).

    D’après Syntec, la France dispose d’un savoir-faire spécifique dans ce domaine : près de 150 PME travaillent sur des solutions inclusives à destination des personnes en situation de handicap. La filière, fédérée au sein du groupe de travail « Handicap et Numérique » de Syntec Numérique – constitué d’une quarantaine d’acteurs de la filière (collège Éditeurs) et rattaché à la commission Handicap -, représente donc un générateur de richesse socio-économique.

    Le groupe de travail a élaboré un rapport « vers une stratégie nationale pour les aides techniques numériques » qui dresse l’état des lieux de la filière et liste les propositions pour la renforcer.

    18 propositions pour alimenter une politique publique sur le thème des aides techniques numériques

    Se doter d’une gouvernance

    • Proposition n°1 : Que l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) effectue un benchmark des solutions existantes pour préconiser aux entreprises celles dont le rapport qualité / prix est meilleur à la fois pour l’entreprise et pour les finances publiques.
    • Proposition n°2 : Chiffrer le coût de l’exclusion socio-économique liée à la fracture numérique des personnes en situation de handicap autour d’indicateurs tels que le progrès de l’espérance de vie sans incapacité, le coût humain de la scolarisation des élèves handicapés, la libération du temps des aidants, et les gains liés aux usages dématérialisés, l’accès à l’emploi.
    • Proposition n°3 : Créer un Comité de Pilotage et de Suivi de cette politique publique au sein d’une délégation interministérielle sur le sujet des aides techniques numériques réunissant des experts de l’Éducation Nationale, du handicap (CNSA), de la santé (DGCS), et du numérique (Agence du Numérique et Syntec Numérique), rattaché au Comité Interministériel du Handicap (CIH) sous l’égide du Premier Ministre.

    Évaluation et information

    • Proposition n°4 : Que les CICAT signent des CPOG avec les ARS, abondées par l’intermédiaire d’un Programme d’Investissement National, de manière à pouvoir financer l’acquisition et la formation sur du matériel sous réserve que celui-ci ait été évalué par un centre d’expertise national.
    • Proposition n°5 : Que, dans le cadre des Programmes d’Investissement d’Avenir, les ARS flèchent des budgets vers les établissements spécialisés, centres sociaux et médico-sociaux de manière à financer l’équipement et la formation sur des aides techniques numériques.
    • Proposition n°6 : Les CICAT et les technicothèques doivent être réformés de façon structurelle dans leur mode de financement comme dans leur mode de mise à disposition et de formation des préconisateurs, en intégrant systématiquement les aides techniques numériques dans leur panel.
    • Proposition n°7 : Que l’évaluation soit rendue systématique pour toutes les aides techniques numériques par un Centre d’Expertise National Public financé par la CNSA, l’Éducation Nationale, Bpifrance, l’Agefiph, et le FIPHPFP, doté d’une méthodologie d’évaluation claire et éprouvée.

    Solvabilisation des bénéficiaires

    • Proposition n°8 : Il convient de redéfinir le critère de la clause d’exclusivité aux personnes en situation de handicap pour retenir un critère de destination : « Si un produit, même grand public, est acheté par une personne titulaire de la carte d’invalidité avec un taux d’invalidité supérieur à 80 % ou par une personne relevant du GIR 5, GIR 6, alors la TVA applicable au dit produit est de 5,5 %. Les produits concernés doivent avoir fait l’objet d’une évaluation et être éligibles à une prise en charge au titre de la PCH ».
    • Proposition n°9 : Offrir la possibilité aux concepteurs d’aides techniques numériques de revendiquer le Crédit d’Impôt Service pour le service apporté autour de leurs solutions lorsque celles-ci servent des publics en situation de handicap de plus de 60 ans qui ne relèvent pas de la PCH.
    • Proposition n°10 : Que le service fourni autour des aides techniques numériques relève du volet « aides techniques » de la PCH de manière à encourager les concepteurs à développer des modèles économiques reposant sur le service, gage à fois de la bonne appropriation des usages et donc de la bonne diffusion des innovations.
    • Proposition n°11 : Que la CNSA assure un référentiel national de prise en charge des aides techniques numériques et crée des couloirs de prise en charge accélérés pour les produits évalués.

    Acculturation des préconisateurs

    • Proposition n°12 : Que les décrets de compétences des différentes professions que sont les orthophonistes, les ergothérapeutes, les orthoptistes, les AVS, et les enseignants et les enseignants spécialisés comportent une culture des aides techniques numériques.

    Le numérique dès l’école

    • Proposition n°13 : Que la question de la formation aux aides techniques numériques des enseignants soit intégrée au Plan Numérique pour l’Éducation et en encourageant la FISAF (Fédération nationale pour l’Insertion des personnes Sourdes et des personnes Aveugles en France) dans son rôle de formation des enseignants spécialisés.

    Renforcement du financement des innovateurs

    • Proposition n°14 : Que le financement de l’amorçage des innovations de la handitech soit assuré par l’intermédiaire d’une enveloppe pérennisée de Bpifrance. Le bouclage public-privé avec les investisseurs d’impact doit être opéré par Bpifrance via des conventions avec les investisseurs d’impact pour assurer l’effet de levier des contrats d’aides.

    L’incubation des jeunes pousses et la projection à l’export de la filière

    • Proposition n°15 : Que Business France structure une stratégie d’export pour la filière « Handicap » avec des voyages d’export comprenant des décideurs publics et des acteurs du développement (Agence française de développement, acteurs régionaux). Trois segments de prospection doivent être retenus : associatif, médico-social et scolaire.
    • Proposition n°16 : Créer un Comité de Pilotage pour la création d’un incubateur national « Handicap et Numérique » comprenant la CNSA, Bpifrance, Syntec Numérique, l’Association nationale pour la Prise en compte du Handicap dans les politiques publiques et privées (APHPP) et l’Éducation Nationale.

    Une politique de la donnée adaptée au monde du handicap et de la fracture numérique

    • Proposition n°17 : Que la stratégie numérique du Gouvernement fasse des données liées à l’accessibilité l’un des piliers de l’Open Data et que l’articulation et l’intégration entre les solutions de référencement existantes soient assurées. Les diagnostics d’accessibilité des Établissements Ouverts au Public (ERP) pourraient être regroupés au sein d’un jeu de données unique disponible en Open Data sur data.gouv.fr. Enfin, l’Accessibility Cloud, projet international Open Source permettant le partage en Open Data des données du handicap, doit être encouragé.
    • Proposition n°18 : Que les acteurs relevant de la médiation numérique puissent être certifiés par la CNIL pour leur détention de données à caractère personnelle aux fins d’inclusion numérique et dans un cadre clair, via une certification de la CNIL adressée à la structure et renouvelable tous les trois ans.

  • Partenariat WeHealth by Servier-Deeplink Medical pour améliorer le suivi des patients en oncologie

    WeHealth by Servier, le département e-santé du groupe Servier, et Deeplink Medical ont signé, le 13 mars 2018, un partenariat pour le développement d’une solution e-santé conçue pour améliorer le suivi des patients atteints de tumeurs solides. 

    Il s’agit de développer ensemble un logiciel de suivi et de partage de données facilitant la communication entre les professionnels de santé autour du dossier patient.

    Cette solution est en phase de test depuis le début du mois de mars 2018 au Centre Léon-Bérard, centre de lutte contre le cancer de Lyon et Rhône-Alpes (France) pour une durée de 6 mois.

    Sécurité et transparence des données

    Les fonctionnalités du logiciel vont permettre de standardiser la prescription, le recueil, l’analyse et le suivi de critères radiologiques complexes selon les normes en vigueur, et de les rendre accessibles, en temps réel, à l’ensemble des praticiens référents. Le logiciel assurera la sécurité et la transparence des données tout au long du processus.

    Cette solution devrait ainsi faciliter la communication entre l’ensemble des praticiens impliqués dans le suivi médical et contribuer à améliorer la prise en charge des patients souffrant de tumeurs solides.

    L’accord conclu entre WeHealth by Servier et Deeplink Medical porte sur une licence exclusive de distribution mondiale hors France (incluant Monaco et les DROM-COM), à partir du lancement commercial prévu début 2019.

  • Données de santé : 93 % des Européens souhaitent pouvoir gérer leurs données (consultation UE)

    Davantage de possibilité pour gérer ses propres données de santé, un cadre légal favorable et des moyens techniques permettant l’échange des données de santé transfrontalier, tels sont les principaux points ressortant des résultats de la consultation publique organisée par la Commission européenne sur la promotion de l’innovation numérique au sein du marché unique numérique, clôturée le 12 octobre 2017. Les résultats ont été publiés en février 2018.

    Le Conseil de l’Union européenne a adopté les conclusions en décembre 2017 qui invitaient les États membres et la Commission à travailler ensemble sur un nombre de sujets, ressortis également dans le cadre de la consultation publique, afin de saisir le potentiel des technologies numériques dans les domaines de la santé et des soins : systèmes d’information interopérables, sécurité des données et de protection de la vie privée, mise en œuvre de l’infrastructure de services de santé numériques, échanges transfrontières de données de santé, registres communs des maladies. Réciproquement, les États membres ont appelé la Commission à soutenir le développement et le déploiement d’infrastructures nationales interopérables pour le partage et l’échange de données de santé, en particulier pour les soins primaires.

    Concernant la typologie des répondants, il est à noter que 17,4% sont des institutions de santé, 14,6% des organisations non gouvernementales, des plateformes ou des réseaux, 13,9% des prestataires de santé numérique, et 13,1% des organismes académiques ou de recherche.

    Les Européens souhaitent avoir la main sur leurs données de santé (section 4.1.1)

    Voici les points-clés des résultats d’analyse des questionnaires :

    • selon 93% des répondants, les citoyens européens devraient être en mesure de gérer leurs données de santé ;
    • 83% des répondants pensent que le partage des données de santé permettrait d’améliorer les soins, le diagnostic et la prévention des maladies dans l’Union européenne ;
    • 73,6% des répondants considèrent que le transfert des données médicales d’un pays à l’autre permettrait d’accroître les possibilités de recherche médicale ;
    • 83,6% des répondants pensent que le digital et notamment la possibilité pour les patients de donner un retour sur leur expérience peut contribuer à améliorer les services de santé.

    Vie privée, cybersécurité et manque d’infrastructure parmi les principaux obstacles identifiés (section 4.2.2)

    • Les principaux obstacles identifiés à l‘accès électronique aux données et à leur partage :
      • les risques de violations de la vie privée ;
      • la cybersécurité ;
      • le manque d’infrastructure ;
      • le manque de prise de conscience ;
      • pour 50% d’organisations interrogées, ce sont également les restrictions légales de certains États-membres ;
      • pour 70% des organisations, l’hétérogénéité des dossiers médicaux électroniques est la troisième frein au partage des données.

    La réponse se trouve dans les normes et standards internationaux et l’interopérabilité

    • Les axes de travail pour lever les obstacles cités :
      • pour 59% des répondants, la mise en place de normes garantissant la qualité et la fiabilité des données ;
      • pour 56,8% des répondants, ce sont les dossiers médicaux électroniques (EHR) ;
      • pour 54,4% des répondants, cela passe par des normes de cybersécurité dédiées à la santé ;
      • pour 53,5%, cela passe également la promotion d’une interopérabilité en formats ouverts.

    Les mêmes thématiques sont citées lorsque les répondants sont interrogés à propos des actions attendues de l’Union européenne qui doit coordonner les actions permettant un cadre commun et harmonisé.

    L’analyse complète des résultats est consultable dans sa version anglaise, disponible via le lien ci-contre.

  • Institut Montaigne : 4 leviers et 19 propositions pour pérenniser le système de santé en innovant

    • Élaborer un « Pacte Innovation Santé 2025 » pour une visibilité pluriannuel ;
    • miser sur les talents pour faire émerger et développer les innovations ;
    • consolider les interactions au sein de l’écosystème ;
    • garantir et faciliter les financements aux entreprises innovantes et la recherche ;
    • assurer un environnement réglementaire propice à l’accès rapide et sécurisé du patient aux meilleures innovations,

    telles sont les préconisations formulées par l’Institut Montaigne pour encourager l’innovation en santé et qui ont émergé des échanges avec des chercheurs, professionnels de santé, grands groupes industriels, start-ups et financeurs entre autres, dans le cadre du rapport « Innovation en santé : soignons nos talents » de l’Institut, mis en ligne le 13 mars 2018.

    Selon le rapport, l’innovation est la seule à pouvoir apporter une réponse à la métamorphose du système de santé imposée par les défis actuels, dont notamment la prise en charge des maladies chroniques. Elle permettra, selon les auteurs, d’assurer des soins de qualité et de maîtriser les coûts grâce à l’amélioration de la prévention et des parcours de soins facilités.

    Quatre domaines sont énoncés comme particulièrement porteurs : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.

    Le rapport fait le constat que la France est en train de perdre de la vitesse par rapport à d’autres pays quant à l’intégration de l’innovation et que les freins culturels, réglementaires et financiers à l’innovation qu’affiche la France ont des répercussions négatives à la fois sur le tissu industriel, le système de santé et enfin les patients.

    Pré-requis : inscrire les acteurs dans une vision à long terme et coordonnée

    Le Pacte Innovation Santé 2025, un document dont l’autorité incombe au ministère de la Santé et dont les mots d’ordre sont prévisibilité et stabilité, devrait viser à placer l’ensemble des parties prenantes à l’évolution du système de santé dans une démarche coordonnée et à long terme.

    Il devrait s’articuler autour des axes suivants :

    • créer de la stabilité et de la prévisibilité à long terme pour l’ensemble des acteurs ;
    • mettre en œuvre un pacte cohérent et global agissant sur les quatre leviers principaux identifiés dans ce rapport ;
    • structurer une filière scientifique, économique et industrielle forte et influente, à l’image d’autres filières industrielles ;
    • instaurer une véritable instance de dialogue avec un Comité de Pilotage de ce Pacte, regroupant l’ensemble des acteurs.

    Favoriser les talents nationaux

    • La proposition n°2 met l’emphase sur la préservation de l’excellence de la recherche française, scientifique et clinique notamment, qui pour perdurer et garder cette position doit faire face à la course internationale aux talents. Pour les retenir, on doit développer des formations pluridisciplinaires en sciences de la vie et à adapter les filières de formation dans quatre secteurs prioritaires : les biotechnologies, les dispositifs médicaux, la santé numérique et les données en santé.
    • La proposition n°3 vise à assurer une attractivité à la recherche publique, notamment par une politique de salaires attractifs et une proposition d’évolution de carrière avec des passerelles entre le privé et le public.

    Consolider l’écosystème, dynamiser ses synergies et le rendre visible

    • La proposition n°4 concerne la convergence des financements : l’allocation des 4,9 milliards d’euros prévus par le Plan d’Investissement pour la santé doit être utilisée de façon optimisée.
    • La proposition n°5 appelle à pérenniser l’action et les financements des IHU afin de renforcer leur rôle de catalyseur favorisant la création d’écosystèmes locaux de pointe, capables d’assumer le rôle de « hubs régionaux » spécialisés dans leurs secteurs, visibles et compétitifs. Un rôle d’autant plus important que les IHU réunissent des acteurs divers au service d’une quadruple ambition : l’amélioration de la recherche, la qualité des soins, une formation de pointe, et la valorisation industrielle des innovations. 
    • La proposition n°6 suggère d’œuvrer en faveur d’un « méga-hub » en santé. Un hub des sciences du vivant et de l’innovation permettrait d’être le fer de lance de la filière à l’échelle nationale, grâce notamment à des investissements publics dédiés.
    • La proposition n°7 appelle à la multiplication d’interfaces de rencontres et de collaborations entre les acteurs de l’innovation de l’écosystème.
    • La proposition n°8 vise le transfert de technologies en révisant l’organisation des SATT et favorisant les bonnes pratiques en matière de transfert.

    Financement : concentration et incitations

    • La proposition n°9 appelle à concentrer les capacités financières en recherche publique sur quelques priorités stratégiques en innovation biomédicale.
    • La proposition n°10 suggère des mesures incitatives visant les investisseurs institutionnels et les acteurs de l’assurance vie à investir dans les sciences de la vie.
    • La proposition n°11 vise à attirer les investisseurs internationaux à venir en France.
    • La proposition n°12 appelle à faciliter le développement de « consolidateurs en dé-risquant » les investisseurs privés pour créer des véhicules dédiés à la consolidation sectorielle.
    • La proposition n°13 appelle à remettre les hôpitaux au cœur de la diffusion de l’innovation en leur réservant des enveloppes spécialement dédiées à la recherche via des fonds dédiés à l’innovation, et grâce aux nouveaux modes de tarification.

    De la nécessité d’une réglementation et d’autorités favorisant à l’accès rapide du patient aux innovation

    • La proposition n°14 appelle à la révision de l’ensemble de réglementation en santé et spécialement celle régissant les essais cliniques et la production.
    • La proposition n°15 vise le rôle de l’ANSM et notamment les moyens dont elle dispose pour mener ses missions à bien, notamment celle de l’instruction des essais cliniques.
    • La proposition n°16 vise la HAS et ses procédures : créer un processus fast track d’évaluation pour des produits présentant potentiellement un intérêt clinique majeur et systématiser les réévaluations pour les produits innovants et onéreux en se basant sur les données en vie réelle.
    • La proposition n°17 appelle à inscrire dans la réglementation la place légitime des experts dans l’innovation et l’évaluation de l’innovation.
    • La proposition n°18 suggère la création d’une Commission d’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.
    • La proposition n°19 appelle à alléger et simplifier les conditions d’accès aux données de santé en diminuant les délais d’instruction des dossiers et en renforçant le contrôle a posteriori de la CNIL plutôt que le contrôle ex-ante.

  • Data : le suédois IVBAR s’implante en France et nomme Patrick Olivier à la direction générale

    Depuis 2012, IVBAR développe des outils de mesure de la performance, pour accompagner la transformation du système de santé, au bénéfice de la qualité des soins et de la satisfaction des patients.

    La société suédoise a annoncé le 12 mars 2018, dans un communiqué de presse, son installation en France, à travers la filiale IVBAR France, présidée par Filippo Monteleone.

    Afin de déployer la filiale en France, Patrick Olivier est nommé directeur général.

    Des outils de mesure de la performance

    Convaincue que la transformation du système de santé français s’opérera à partir de l’analyse des besoins des patients, et dans un contexte politique en faveur d’un rééquilibrage de la tarification à l’activité, d’une volonté des pouvoirs publics de promouvoir des organisations et des financements innovants en santé (article 51 de la LFSS 2018), IVBAR France propose :

    • des outils de mesure de la performance pour utiliser toutes les données disponibles et permettre ainsi aux acteurs de se comparer – à l’échelle nationale et internationale – et d’évaluer leurs réponses aux besoins de santé ;
    • un savoir-faire mis notamment à la disposition des opérateurs engagés dans des projets d’expérimentations innovantes en matière de financement des prises en charge.

    Selon Filippo Monteleone, en Suède, les outils développés par IVBAR ont permis d’identifier des potentiels d’amélioration pour plusieurs échantillons de patients étudiés pour une même pathologie. Par exemple, il a été possible de réduire de 30% les risques d’infection lors d’un accouchement, ou encore de réduire de 18% les complications nécessitant une hospitalisation dans les deux ans suivant la pose d’une prothèse totale de hanche. 

    La France, terrain d’innovation pour la collective care intelligence

    IVBAR fait appel à la collective care intelligence en rassemblant des experts en économie de la santé, médecine, mathématique, épidémiologie, gestion des soins de santé et des développeurs de logiciels. La plateforme d’analyse de données ERA, développée par IVBAR au niveau européen, est aujourd’hui utilisée par les principales régions et hôpitaux suédois pour la mesure de la performance, mais également pour le paiement à l’épisode. 

    «IVBAR dispose d’un savoir-faire unique d’exploitation des données de santé, car nous avons développé des modèles de prévision de la complexité de chaque prise en charge, en fonction de la pathologie et de la situation sociale du patient, explique Patrick Olivier, le nouveau directeur général d’IVBAR France. Cela signifie que nous sommes en mesure de comparer de manière objective des établissements aux profils très différents et de proposer des financements mieux adaptés. Le déploiement exhaustif du PMSI, l’ouverture des données de santé via la mise en place du SNDS, l’informatisation des processus de soins, etc. sont des bases solides sur lesquelles s’appuyer pour adapter aux spécificités des parcours de soins et des besoins de santé en France, les premiers modèles construits en Suède – plus de 7 millions de personnes concernées. (…) La France sera sans nul doute un terrain d’innovation pour développer de nouveaux modèles ».

  • Le numérique et l’IA parmi les partenariats officialisés entre la France et le Québec

    Le 7 mars 2018, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et Philippe Couillard, Premier ministre québécois, ont procédé à une cérémonie de signatures d’une série de partenariats entre les deux pays. 

    21 ententes ont été officialisées dans plusieurs secteurs-clés tels que le numérique, la recherche et l’intelligence artificielle.

    À l’occasion de sa visite officielle dans l’Hexagone, le Premier ministre québécois a présidé à la signature d’une série de partenariats institutionnels et commerciaux.

    Collaboration entre chercheurs

    Dans le domaine de la recherche, une déclaration d’intention commune a été conclue entre le Fonds de recherche du Québec et l’Inserm. Celle-ci permettra de réaliser des activités et des projets conjoints, notamment en matière de soutien à la recherche de pointe. Génome Québec a également formalisé deux collaborations, l’une avec GIP Genopole (afin de mettre en lien des chercheurs français et québécois autour d’un projet génomique) et l’autre avec le Centre d’énergie atomique. 

    Des start-ups québécoises à Station F

    Les grandes écoles sont également concernées par les partenariats : HEC Montréal a notamment signé un accord avec Station F. L’ambition de ce partenariat est d’accompagner des start-ups québécoises numériques à haut potentiel pour leur permettre d’intégrer l’incubateur Ubisoft à Station F. HEC Montréal accueillera aussi de son côté des jeunes pousses issues de cette pépinière.

    L’accompagnement des start-ups et les échanges entre incubateurs font d’ailleurs l’objet de plusieurs des partenariats signés lors de la cérémonie, par exemple entre HEC Montréal et Blue Factory (l’accélérateur de l’ESCP-Europe), l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale/HEC Montréal et Paris&Co, le Digihub de Shawanigan et Plaine Coworking, Le Camp et Creative Valley. 

  • #FASN2018 : parcours de vie et santé numérique au service de la coordination, Paris le 26/06/2018

    À l’heure de la transition numérique du système de santé, la campagne « Faire avancer la santé numérique » (#FASN) a choisi d’organiser des rencontres nationales sur la thématique des parcours de vie, le 26 juin 2018 à Paris.

    Ce rendez-vous traitera de l’ensemble des solutions numériques et nouvelles organisations mises au service des parcours de l’usager du système sanitaire et médico-social. Il est une occasion d’échanger sur les sujets d’actualité du secteur : coordinations territoriales, coopérations inter-établissements, avancées technologiques, décloisonnement ville-hôpital, intégration du volet social dans les systèmes d’information, etc.

    Aujourd’hui, on parle de parcours au sens de parcours de santé, parcours de soin et parcours de vie, et l’un des enjeux de la loi de modernisation de notre système de santé est de recentrer le système de santé sur les soins de proximité, à partir du médecin généraliste, et décloisonner des champs de la prévention, de l’offre de soins et de l’accompagnement médico-social.

    Dans cette perspective, la loi prévoit la mise en place de fonctions d’appui pour la coordination des parcours de santé complexes qui visent à apporter une réponse aux professionnels, et en particulier aux médecins traitants, dans la prise en charge des situations complexes.

    Pour plus d’informations, consulter cette page.

    Pour l’inscription, consulter cette page. 

  • Données du patient au coeur du chantier n° 3 de la Stratégie de transformation du système de santé

    Le numérique, l’organisation territoriale, la qualité et pertinence des soins, le financement et la rémunération, et les ressources humaines et la formation constituent les 5 chantiers annoncés de la Stratégie de transformation du système de santé, dévoilés par Agnès Buzyn, la Ministre des solidarités et de la santé ce 9 mars 2018.

    Les pilotes ont été désignés et des objectifs précis leur ont été attribués. Concernant le numérique, ce sont Annelore Coury et Dominique Pon qui sont chargés de la mise en œuvre des objectifs assignés articulés autour de l’accès aux données de santé en ligne et l’échange simplifié de ses données entre professionnels ainsi que la prescription électronique.

    Enfin, pour chaque chantier un calendrier des concertations entre les acteurs – outil clé de la ministre – , des étapes et des orientations à donner est établi. Ces dernières sont attendues pour mai 2018.

    La Ministre souhaite ainsi faire évoluer le système de santé vers un système davantage tourné vers le parcours du patient, le financement de la prévention, la coordination des acteurs et des secteurs, la qualité des soins et la pertinence des actes.

    « Chantier n° 3: accélérer le virage numérique »

    Les pilotes désignés pour mener ce chantier sont Annelore Coury, Directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de la CNAM, et Dominique Pon, Directeur général de la clinique Pasteur–Toulouse et Président du groupe d’établissements de santé SantéCité.

    Trois objectifs leur ont été assignés et concernent :

    • l’accessibilité en ligne, pour chaque patient, de ses données médicales ;
    • la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions ;
    • la simplification du partage de l’information entre tous les professionnels de santé (télémédecine…).

    Concernant le calendrier, il est prévu qu’en avril des consultations des parties prenantes aient lieu afin de  faire émerger le maximum d’idées innovantes.Une consultation à 360° des acteurs est à mener et on vise une bonne coordination entre l’État et l’Assurance maladie et le décloisonnement ville-hôpital.

    Les consultations doivent aboutir, avant l’été, aux premières propositions d’actions pour une stratégie de culture de l’innovation numérique en santé et de promotion de parcours numérique.

    Enfin en à l’automne 2018, le déploiement du dossier médical partagé (DMP) doit être complété.

    Les 4 autres chantiers et leurs pilotes

    N°1 : qualité et pertinence des soins

    C’est Dominique Le Guludec, la présidente de la HAS, aux côtés d’Olivier Lyon-Caen, médecin-conseil national de l’Assurance maladie et d’Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, qui sera chargée des travaux associés.

    Les objectifs au service de l’enjeu de prescrire les bons traitements et les bonnes prises en charge, et au bon moment  :

    • mesurer la qualité grâce à l’élaboration d’indicateurs de qualité des parcours ;
    • rendre accessible aux patients l’information sur la qualité des soins grâce à la construction d’un système d’information ;
    • renforcer la confiance des patients et usagers à travers la mesure de la satisfaction des patients, et des enquêtes auprès des professionnels de santé sur leur perception du service rendu ;
    • développer la qualité et la sécurité des soins ;
    • promouvoir et diffuser les programmes d’amélioration de la pertinence des soins en lien avec les conseils nationaux professionnels (CNP).

    N°2 : financement, rémunération et régulation

    C’est Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, en lien avec la rapporteur du Conseil de l’innovation en santé et l’Assurance maladie qui pilotera ce chantier.

    Il aura pour objectif de traduire les nouvelles organisations de soins et l’effort de prévention dans l’adaptation et l’évolution des modes de rémunération et de régulation.

    Il va notamment s’atteler à valoriser les projets innovants rendus possibles par la loi de financement de la sécurité sociale 2018.

    Il va par ailleurs être responsable de formuler avant l’été 2018 des propositions d’amélioration de la régulation de l’ONDAM et de premiers modèles de financement, et dans le cadre du PLFSS 2019, des propositions des modèles de financement sur les épisodes de soins.

    N° 4 : ressources humaines et formation

    Deux enjeux sont associés à ce chantier.

    Le premier enjeux qui fera l’objet d’un pilotage propre annoncé conjointement par la ministre de la Santé et Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation vise à réinterroger les formations des professionnels de santé pour qu’elles s’adaptent au système de santé de demain (la prévention, les parcours de santé, les coopérations interprofessionnelles).

    Le deuxième enjeux consiste à proposer un nouveau contrat social aux professionnels de santé, renforçant le dialogue social, en cohérence avec les orientations du comité interministériel de la transformation publique et c’est Aurélien Rousseau, PDG de la Monnaie de Paris qui en est responsable.

    N° 5 : organisation territoriale

    Sur ce chantier, Pierre Pribile, directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté et Norbert Nabet, directeur général adjoint de l’ARS Provences Alpes Côte d’Azur sont aux commandes.

    Objectifs :

    • liens soins de ville-hôpital-médico-social : le parcours de soin doit être placé au cœur des organisations territoriales et de tous les professionnels;
    • gradation des soins : poursuivre la réforme engagée des GHT et proposer des projets de santé des territoires ;
    • virage ambulatoire : étendre le virage ambulatoire à l’ensemble des secteurs.

    Une approche concertée, la méthodologie prônée par la ministre

    Pour faire émerger des propositions innovantes et porteuses d’une transformation profonde, tous les pilotes doivent mener, pour le chantier qui leur a été attribué, des consultations avec l’ensemble des acteurs concernés.

    La ministre tient à ce que des professionnels de santé de ville, de l’hôpital, du médico-social, du public et du privé, les représentants des usagers soient tous être réunis autour de la même table, et que par ailleurs les parties prenantes soient intégrées dans la réflexion et les décisions gouvernementales.

    Au cours du mois de mars, le cadrage des chantiers par les pilotes en lien avec les services du ministère des Solidarités et de la Santé et de l’Assurance maladie auront lieu.

    En avril 2018, seront menées des consultations entre patients-professionnels, sous forme de groupes qualitatifs qui produiront un rapport de propositions et de solutions, au sein des territoires avec l’organisation de 13 consultations territoriales thématiques sous l’égide des Agence Régionales de Santé et en liaison avec la PLFSS (CRSA), et enfin des consultations institutionnelles avec les syndicats, fédérations et associations au niveau national.

    Tout ceci doit aboutir à la proposition de de premières actions opérationnelles en mai 2018.

  • Data et API cognitives : l’École de l’IA de Microsoft ouvre ses portes à Issy-les-Moulineaux

    Microsoft a inauguré, le 6 mars 2018, son École de l’intelligence artificielle située au sein de son siège social d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), en présence de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État au numérique, et d’André Santini, maire de la Ville.

    Proposant une formation intensive et un stage en entreprise, elle doit donner de nouvelles opportunités professionnelles aux apprenants dans ce secteur.

    Une première promotion en apprentissage intensif de 7 mois

    L’École de l’IA est ouverte avant tout aux personnes en recherche de reconversion professionnelle ou éloignées des secteurs éducatifs et de l’emploi. La première promotion recense 24 apprenants âgés de 19 à 39 ans. La formation comporte un apprentissage intensif de 7 mois, suivi d’un contrat professionnel de 12 mois dans une entreprise partenaire de l’entreprise américaine.

    L’apprentissage s’articulera autour de cinq matières :

    • la préparation et le traitement des données ;
    • les API cognitives ;
    • le développement IA ;
    • l’interfaçage et la production ;
    • les « soft skills ».

    Compétences techniques et connaissances en mathématiques

    Simplon, Pôle Emploi et la Grande École du Numérique ont participé à la sélection des apprenants, en leur faisant passer un entretien pour déterminer leurs capacités à s’adapter, collaborer, et se projeter dans l’emploi.

    Ils ont été choisis sur leurs compétences techniques (maîtrise de certains langages de programmation), leurs connaissances en mathématiques (calcul différentiel, probabilités et statistiques) et leur motivation.

    À la fin de la formation, trois certifications professionnelles métiers (Data et IA) inscrites à la Commission Nationale de la Certification Professionnelle en vue de l’obtention d’une qualification niveau II (équivalent bac +3) leurs seront délivrés, ainsi qu’une certification Microsoft en Machine Learning.

    La France : vers une « AI Nation » grâce à la formation professionnelle

    Ce projet inédit est un pari pour Microsoft, qui compte accompagner la transformation des secteurs professionnels, mais aussi s’assurer une reconnaissance dans le domaine de l’intelligence artificielle. 

    Mounir Mahjoubi s’est félicité de l’initiative de Microsoft : « L’École IA Microsoft montre que le numérique est un outil incroyable pour l’inclusion et la croissance. La France possède tous les atouts pour devenir un champion du numérique, à condition que tous nos concitoyens puissent bénéficier des compétences nécessaires au développement de ces nouveaux enjeux ».

    Labellisée Grande école du numérique, l’école de l’intelligence artificielle a pour marraine Aurélie Jean, Senior Developer chez Bloomberg, CEO de In Silico Veritas, « un modèle pour les filles et garçons qui veulent faire du numérique » selon Carlo Purassanta. Scientifique, numéricienne et entrepreneuse, Aurélie Jean souligne que la diversité des élèves « est une force » car l’IA intervient partout. Cela « évitera, par exemple, d’avoir des biais algorithmiques » conçus par des programmateurs issus d’un même milieu.