Mutuelles

  • Le Medef Finistère soutient Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest

    Au cours de son université d’été annuelle, qui s’est tenue le 26 juin 2018 avec pour objectif d’échanger et de promouvoir le département, l’Union des entreprises du Finistère – Medef Finistère a soutenu Innoveo, le fonds de dotation pour l’innovation du CHRU de Brest.

    Cet événement organisé en partenariat avec de nombreux réseaux économiques, notamment avec le Centre des jeunes dirigeants et des clubs d’entreprises, a cette années été centré sur les enjeux du recrutement et des changements sociétaux mais aussi sur des alternatives possibles aux modèles économiques courants.
    Dans ce cadre et afin de sensibiliser les entreprises à la recherche médicale menée sur ce territoire et soutenir l’emploi dans le département, l’université d’été a soutenu financièrement Innoveo : deux tiers du prix de chaque billet d’entrée ont été remis au président du fonds, également directeur général du CHRU de Brest.

    Créé en 2016 par le CHRU, Innoveo reçoit les dons d’un millier de mécènes pour six projets de recherche, qui concernent la prise en charge des grands prématurés (déjà financé), la prévention de l’embolie pulmonaire et des fausses couches (déjà financé), la création d’une bio-banque, la prévention de la perte de la marche des enfants et la chirurgie de précision dans la pose de prothèse de hanche.
    En juin 2018, Innoveo a en outre lancé un appel à projets autour de la prévention et de la lutte contre le cancer ; une collecte de fonds sera menée à la rentrée prochaine.

    Au moyen de ces projets, ce fonds qui intervient comme une structure opérationnelle et de relais, vise en particulier à :
    • soutenir et financer toute innovation à même de bénéficier aux patients, toute recherche menée dans le cadre des axes d’excellence du territoire (mucoviscidose, etc.) et toute action pédagogique facilitant l’acquisition d’une expertise ;
    • permettre au CHRU de Brest de conserver son rayonnement international dans le champs de ses recherches ;
    • développer ou renforcer les collaboration entre société civile et communauté scientifique.

  • Données privées : l’Asso médicale australienne va rencontrer le ministre pour lever « toute ambiguïté »

    Le nouveau président de l’Association médicale australienne (AMA), Tony Bartone, a déclaré courant juillet 2018 avoir reçu des engagements écrits du ministre de la Santé, Greg Hunt, et du département de la Santé, assurant que les autorités policières n’auraient pas accès aux données répertoriées dans le dossier de santé numérique national, My Health Record (MyHR), en l’absence d’une ordonnance judiciaire.

    Dans une déclaration publiée en juillet 2018, l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), qui exploite le système MyHR, a déclaré qu’ »aucun document n'[avait] été publié au cours des six dernières années et [qu’]aucun ne sera publié à l’avenir sans une ordonnance du tribunal/du coroner ou d’un ordre similaire ».

    Tony Bartone a indiqué lors d’un événement organisé par le National Press Club (NPC) qu’il avait l’intention d’organiser une rencontre avec le ministre de la Santé, Greg Hunt, pour s’assurer que « toute ambiguïté [sur le sujet] soit levée ». Il a par la suite annoncé que le ministère l’avait contacté « pour organiser une réunion afin de discuter de tous les aspects du déploiement de My Health Record ».

    « La priorité de l’AMA a toujours été de soutenir [MyHR] et ses précurseurs pour les bénéfices cliniques importants qu’il apportera aux médecins, aux patients et au système de santé », a expliqué le président de l’association dans un communiqué publié à la suite de son discours. L’AMA a toujours été protectrice et vigilante quant à la confidentialité de la relation médecin-patient, et elle ne devrait pas être affectée [dans le cadre de l’implémentation du dossier de santé numérique]. Compte tenu du débat public cette semaine [sur les inquiétudes relatives à la création automatique d’un DMP pour tous les Australiens], j’appuie les appels lancés au gouvernement pour qu’il fournisse de solides garanties quant à la sécurité sur le long terme des [données privées recueillies sur] My Health Record. »

    L’opposition suggère la suspension du déploiement de MyHR

    « [Greg Hunt] s’est engagé à dissiper toute ambiguïté apparente dans la législation originale de 2012 avec une réponse qui comble les attentes de l’AMA », a précisé Tony Bartone.

    Le chef de l’opposition, Bill Shorten, a déclaré que, bien qu’il ait soutenu la mise en place de dossiers de santé numériques, le gouvernement fédéral devrait interrompre le développement de My Health Record, du moins provisoirement. « Je pense qu’il serait judicieux de la part du gouvernement de suspendre le déploiement du système [MyHR] jusqu’à ce que toutes les questions de confidentialité soient réellement traitées, a-t-il déclaré à la presse le 25 juillet 2018 (source : Computerworld.com.au). J’ai l’impression qu’ils ont consulté des professionnels de la santé mais que la communauté dans son ensemble ne sait pas qui aura accès [aux] dossiers. »

    My Health Record : aucune divulgation des données autorisée sans mandat

    La semaine du 23 juillet 2018, un article publié par la Bibliothèque du Parlement a fait valoir que l’article 70 de la loi sur l’établissement du système de My Health Record « [représentait] une diminution significative du seuil légal relatif à la divulgation de renseignements médicaux privés aux organismes d’application de la loi ».

    « À l’heure actuelle, à moins qu’un patient ne consente à la divulgation de ses dossiers médicaux ou que sa divulgation ne soit requise pour satisfaire aux obligations de signalement d’un médecin (par exemple en cas de suspicion d’abus sexuel sur un enfant), les organismes d’application de la loi peuvent seulement accéder aux dossiers d’une personne par l’intermédiaire de son docteur et avec un mandat, une citation à comparaître ou une ordonnance de cour », précise l’article.

    État de la législation sur la divulgation des données à un organisme d’application de la loi

    En vertu de l’article 70 de la loi sur My Health Record (My Health Records Act 2012), l’ADHA, en tant qu’opérateur du système MyHR, est autorisée à divulguer des données à un organisme d’application de la loi s’il « croit » que cette divulgation est « raisonnablement nécessaire » pour :

    • « la prévention, la détection, l’investigation, la poursuite ou la répression des infractions pénales, des violations d’une loi imposant une sanction ou des infractions à une loi prescrite » ;
    • « l’application des lois relatives à la confiscation des produits du crime » ;
    • « la préservation des recettes publiques » ;
    • « la prévention, la détection, la réparation d’un acte sérieusement répréhensible ou prescrit [ou l’investigation relative à cet acte] » ;
    • «la préparation ou la conduite d’une procédure devant une cour ou un tribunal, ou l’exécution des ordonnances d’une cour ou d’un tribunal».

    L’article spécifie que l’Agence de la santé numérique australienne a déclaré que sa politique d’exploitation des données exigeait l’utilisation d’un mandat pour permettre la divulgation d’informations alors que la législation nationale ne l’impose pas.

    Le Parti travailliste demande une prolongation de la période permettant de se retirer de MyHR

    Au cours de la semaine du 23 juillet 2018, Catherine King, porte-parole sur les questions de santé du Parti travailliste (Labor), a demandé une prolongation de la période de trois mois au cours de laquelle les citoyens australiens peuvent se retirer du système My health Record (opt-out option). Ceux qui ne manifestent pas leur volonté de retrait du système auront un dossier à leur nom automatiquement créé.

  • Médecins généralistes et éditeurs de logiciels s’allient pour structurer le dossier médical

    Le Collège de la médecine générale (CMG) et la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (FEIMA) ont annoncé dans un communiqué commun daté du 5 juillet 2018 la formation d’un groupe de travail destiné à favoriser une meilleure structuration du dossier médical informatisé et l’environnement numérique des médecins généralistes.

    Cette décision fait suite à la rencontre des deux organisations autour de la situation problématique de l’informatique professionnelle en médecine générale, le 4 avril 2018, qui avait permis d’identifier des thématiques de travail communes telles que la structuration des dossiers médicaux numériques, la stabilisation de l’environnement informatique en médecine générale, l’accès aux médecins généralistes à une information scientifique numérique sûre et le développement de services à valeur d’usage.

    Aussi, le CMG et la FEIMA ont décidé de mettre en place un groupe de travail afin d’améliorer en particulier la structuration du dossier médical et les outils numériques à disposition des médecins généralistes.

    Pour atteindre rapidement (pour la Rosp 2019) ces objectifs, deux axes de réflexion et d’action ont été retenus.
    Le premier concerne la gestion et le suivi des indicateurs de la rémunération sur objectif de santé publique (Rosp), qui devraient être structurés dans le dossier médical et formalisés.
    Le second porte sur les référentiels de bonnes pratiques (EBM), dont le respect par les éditeurs de logiciels médicaux pourrait soutenir le développement de services d’aide à la décision médicale, notamment au bénéfice des patients (amélioration de la qualité des soins).

  • Former à la e-santé : nouvelles formations et initiatives pédagogiques en santé numérique

    En 2018, on assiste à une multiplication des formations spécialisées en e-santé.

    Quelques semaines avant la rentée universitaire 2018-2019, Health & Tech Intelligence propose dans le dossier « Nouvelles formations et initiatives pédagogiques en e-santé » (lien ci-contre), un retour sur quelques exemples de cursus innovants ou d’actions de promotion de l’enseignement en santé numérique.

    Ce dossier est articulé en 3 axes.
    D’abord, quelques exemples de nouvelles formations en santé numérique créées par des Universités françaises sont exposés. Il s’agit en particulier de formations diplômantes telles que des masters ou des diplômes universitaires (DU) dont les enseignement sont dispensés à Caen, Lille, Bordeaux ou Paris.
    Puis, des initiatives émanant d’organismes privés français tels que des groupements d’écoles d’ingénieurs privées et des organismes proposant des formations à distance de type MOOC sont citées. 
    Enfin, afin de replacer ces créations françaises dans le contexte international, quelques exemples d’actions étrangères sont rappelés.

  • 1,5 million de dossiers de santé piratés dans la plus importante cyberattaque menée à Singapour

    Le système de santé de Singapour a récemment été victime de la plus importante cyberattaque jamais perpétrée à son encontre, a annoncé le 20 juillet 2018 le gouvernement de la cité-État. Des hackers ont volé les informations personnelles d’environ 1,5 million de personnes, dont celles du Premier ministre Lee Hsien Loong.

    Cette attaque qualifiée de « délibérée, ciblée et bien planifiée » a visé les patients ayant effectué un séjour dans des cliniques entre le 1er mai 2015 et le 4 juillet 2018, a précisé le ministère de la Santé dans un communiqué.

    « Ce n’était pas le travail de hackers occasionnels ou de gangs criminels », a-t-il ajouté, expliquant que les hackers avaient ciblé leur attaque sur des données concernant le Premier ministre et en particulier les médicaments qui lui avaient été prescrits en ambulatoire.

    « Nous n’avons pas trouvé de preuve d’une violation similaire dans les autres systèmes informatiques de santé publique », ont déclaré l’Agence gouvernementale de sécurité cybernétique (CSA) et l’agence de santé IHiS. « Dès sa découverte, la brèche a été immédiatement réparée, empêchant une nouvelle exfiltration illégale ».

    Cette faille survient quelques jours après que les Australiens aient eu l’opportunité de se retirer de la base de données de santé nationale du gouvernement fédéral, My Health Record, replaçant au premier plan les préoccupations concernant la protection des informations patients.

    Le hackeur serait un acteur étatique

    Les hackers ont posté l’image d’un masque de Guy Fawkes, symbole du mouvement hacktiviste Anonymous, sur le site du Premier ministre avec le commentaire : « C’est super d’être Singapourien aujourd’hui ».

    Les autorités ont refusé de commenter l’identité des pirates, citant la « sécurité opérationnelle », mais des experts ont expliqué à l’AFP que la complexité de l’attaque et sa focalisation sur des personnes de renom comme le Premier ministre indiquaient que le hackeur devait être un acteur étatique.

    Entre-temps, un rapport de police a été établi le 12 juillet 2018. Des enquêtes sont en cours.

    Les professionnels de santé « temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs »

    Les employés de SingHealth, le plus grand groupe d’établissements de santé de Singapour, sont temporairement interdits d’utiliser des ordinateurs professionnels. « [Les pirates] ont d’énormes ressources et n’abandonnent jamais », a justifié l’organisation.

    « La violation des données de santé décrit une nouvelle réalité. Nous ne pouvons pas revenir aux dossiers papier, a déclaré Olli Jarva, consultant en gestion pour le groupe Integrity Software du développeur de logiciels Synopsys (source : Personaltechmd.com). Compte tenu de la nature de cette attaque, il est difficile de dire exactement quelle [sera] l’issue de l’opération, surtout quand les attaquants ne se sont pas identifiés. »

    Wong Onn Chee, directeur de la technologie au sein de la société de sécurité Resolvo Systems – l’un des experts majeurs en matière de fuite d’informations en Asie -, a souligné que lorsqu’il était question de cybersécurité, « ce n’est pas une question de si, mais de quand ».

    Protection des données de santé : une préoccupation centrale aussi en Asie

    L’attaque survenue à Singapour s’est produite alors que la privatisation des données personnelles fait l’objet d’un débat mouvementé en Australie.

    Les Australiens ont eu la possibilité, pendant trois mois, de choisir de ne pas figurer dans la base de données de santé nationale, My Health Record : le gouvernement fédéral crée automatiquement pour chaque citoyen un dossier de santé numérique à moins qu’il n’exprime explicitement sa volonté de ne pas faire partie du système ( “opt out” model).

    Cette décision a suscité de vives discussions entre les professionnels de santé, les organismes de santé mentale, les défenseurs de la vie privée et les professionnels de la sécurité informatique.

    “opt out” model : faciliter l’accès aux informations de santé…

    Les responsables de My Health Record ont promis de centraliser les dossiers de santé, permettant aux différents professionnels de santé du pays d’accéder plus facilement à toutes les données des patients et donc, potentiellement, de sauver davantage de vies (possibilité d’alerter les médecins en cas d’allergies ou d’antécédents médicaux majeurs…).

    …au dépens de leur privatisation ?

    Cependant, de nombreux d’individus redoutent des abus. Parmi les inquiétudes centrales des patients figure la crainte de ne pouvoir sortir du système. Par exemple, si certains parents décident d’ouvrir un dossier de santé numérique pour leurs enfants, celui-ci peut être annulé lorsque les enfants grandissent mais il ne peut pas être supprimé, le gouvernement ayant spécifié que le dossier serait conservé pendant trente ans après la mort du patient concerné. Cependant, après son annulation, le dossier sera inaccessible aux professionnels de la santé, assurent les autorités.

  • Gestion des remplacements : Korian noue un partenariat avec MedGo

    Korian, groupe expert des services d’accompagnement et de soins dédiés aux séniors gérant plus de 700 établissements en Europe, a annoncé par communiqué le 18 juillet 2018 un partenariat avec MedGo, start-up française développant la plateforme de gestion des remplacements dans les établissements de santé du même nom.

    Selon Korian, ce dispositif peut aider à assurer la continuité des soins au sein de ses cliniques ou maisons de retraite en facilitant la gestion du remplacement des professionnels en formation ou en congés : après une phase de test de six mois menée par trois groupements d’établissements Korian, une augmentation de 20 % de remplacements pourvus avec un temps de gestion divisé par quatre a été mesuré.
    La plateforme intéresse d’autant plus le groupe qu’elle favoriserait également la fidélisation des vacataires en leur proposant des missions régulières et adaptées à leur emploi du temps.
    Depuis le 18 juin 2018, le groupe a déployé la solution medGo dans environ 300 établissements, formé l’ensemble des cadres à son utilisation et lancé une campagne d’information auprès des collaborateurs et vacataires.

    Concernant le fonctionnement de l’outil, il est fondé sur un système de contacts via e-mails ou SMS : chaque établissement partenaire de MedGo peut inviter ses collaborateurs sur la plateforme et, lors du départ d’un employé, alerter automatiquement l’ensemble des remplaçants adaptés et disponibles puis transmettre des informations liées à la prise du poste.

    Pour Korian, MedGo est un exemple de l’apport des nouvelles technologies aux métiers de la santé : de telles solution peuvent fluidifier la gestion des établissements mais aussi favoriser la transversalité et le dialogue entre différents services (ressources humaines, service achats, etc.).

  • Le Comité action publique 2022 suggère de remettre le patient « au cœur du système » via le numérique

    Le Comité action publique 2022 (CAP 2022) encourage une « transformation structurelle » du système de santé français afin de remettre « le patient au cœur du système », notamment par la mise en place d’un « plan santé numérique » de grande ampleur, précise-t-il dans son rapport daté de juin 2018, qui n’a pas encore été rendu public par le gouvernement mais qui a été diffusé le 20 juillet 2018 par le syndicat Solidaires Finances publiques.

    Parmi les propositions énoncées dans le rapport au sujet de la santé figurent : le renforcement de l’innovation « pour offrir un service public augmenté, plus efficient et qui réinvente ses relations avec les usagers » (proposition 3) ; la réduction du renoncement aux soins, l’amélioration de l’espérance de vie en bonne santé et le désengorgement de l’hôpital, avec une économie évaluée à 5 milliards d’euros (proposition 5) ; le retardement de l’entrée dans la dépendance et la meilleure prise en charge des personnes concernées (proposition 6) ; la simplification de la vie des personnes en situation de handicap et de celle de leurs proches (proposition 7).

    Par ailleurs, la santé et la protection sociale ont été identifiées par le CAP 22 comme faisant partie des sept domaines prioritaires dans lesquels l’État devrait investir davantage dans le numérique afin d’offrir un « service public augmenté » par le biais, par exemple, de la télémédecine. Dans sa proposition n°3, le comité explique que la « révolution numérique » constitue selon lui une « rupture majeure pour la transformation de l’action publique » en permettant de combiner une plus grande efficacité des services et une diminution des dépenses de fonctionnement.

    Le programme Action publique (AP) 2022, piloté par ce comité composé d’une quarantaine de membres (économistes, personnalités issues du secteur public et privé, élus), a été lancé en octobre 2017 par le Premier ministre, Édouard Philippe.

    En bref

    Le comité appelle « à clarifier et simplifier les systèmes [publics] devenus trop complexes » et propose « de les faire évoluer en plaçant l’usager au centre en personnalisant le service et en l’adaptant à chacun ».

    Dans l’introduction de son rapport, le CAP 22 insiste par ailleurs sur sa volonté de renforcer les actions de prévention pour retarder la dépendance et améliorer l’espérance de vie en bonne santé de tous les Français.

    Proposition 3 : Investir dans le numérique

    Constat

    Dans la proposition 3 « Investir dans le numérique pour offrir un service public augmenté, plus efficient et qui réinvente ses relations avec les usagers », le comité part du constat suivant :

    • le numérique, notamment l’intelligence artificielle (IA), la robotique, la cryptographie avec la blockchain ou encore de l’impression 3D, « est en train de modifier en profondeur les métiers » : parmi les applications actuelles, il cite l’aide au diagnostic médical avec notamment la lecture de radiographies, qui s’est déjà avérée plus efficace pour détecter certains cancers lorsqu’elle était réalisée par une machine que par un professionnel de santé ;
    • « la massification de la collecte de données et la capacité à les traiter [et] à les utiliser constitue un autre changement majeur pour les fournisseurs de services » ;
    • l’utilisation des solutions technologiques pour effectuer des tâches administratives de « back office » peut être utilisée pour « libérer du temps de travail qui pourrait être mieux utilisé, d’une part, (…) accompagner davantage les usagers et, d’autre part, (…) rendre le service public moins coûteux ».

    En contrepartie, le comité estime qu’il est nécessaire de concevoir « un cadre de régulation efficace pour assurer la confidentialité et la protection des données ».

    Objectifs

    Le CAP 22 souhaite exploiter tout le potentiel du numérique pour créer « un service public augmenté » et ainsi :

    • enrichir et développer les services publics (télémédecine, télésurveillance…) ;
    • offrir un service public simplifié et personnalisé aux usagers via l’utilisation des données ;
    • traiter de manière automatique certaines tâches, notamment les plus répétitives et réalisées sans interaction directe avec les usagers ;
    • grâce au temps libéré et à la meilleure connaissance du profil des usagers, recentrer l’action des agents sur leurs missions d’accompagnement, d’écoute et de conseil des usagers « pour renforcer la dimension humaine du service public » ;
    • mener, en interne, une révolution numérique pour faciliter et améliorer la qualité de vie au travail des agents.

    Réformes préconisées

    Afin d’utiliser tout le potentiel du numérique et « tirer les bénéfices d’un service public meilleur tout en étant moins coûteux », les auteurs du rapport conseillent :

    • de transformer les métiers et d’accompagner la reconversion des agents vers le numérique ;
    • de « faire vivre la transformation digitale aux agents » : « il faut aller au-delà de l’équipement matériel et créer des espaces de réunions numériques, collaboratifs et des réseaux sociaux internes, par exemple » ;
    • d’établir une « stratégie ambitieuse de généralisation des échanges de données inter-administrations, notamment entre les sphères sociale et fiscale », devant reposer sur des systèmes informatiques solides : ce partage d’informations entre les organismes de prestation sociale supposerait ainsi « des évolutions substantielles des systèmes d’information des caisses de sécurité sociale » ;
    • d’investir « de manière conséquente dans les systèmes d’information » afin d’alléger certaines tâches des professionnels de santé (planification des équipes dans les hôpitaux, identification des facteurs de risques chez les personnes âgées, etc.) et ainsi d’optimiser leur temps de travail ;
    • d’investir dans les ressources humaines pour accompagner ces transformations ;
    • de développer les outils collaboratifs permettant aux agents publics d’animer des communautés et ainsi de collaborer et de travailler différemment, « de façon plus horizontale et moins hiérarchique ».

    Proposition 5 : réduire le renoncement aux soins, améliorer l’espérance de vie en bonne santé et désengorger l’hôpital

    Constat

    Le système de santé français répond « insuffisamment à l’évolution des besoins des usagers et des territoires : très axé sur l’hôpital, cloisonné entre la médecine de ville et l’hôpital, avec des modes de régulation peu souples, il ne permet pas de corriger suffisamment les inégalités sociales et territoriales de santé, ni de répondre aux enjeux que sont le vieillissement de la population et le développement des maladies chroniques », indique le comité.

    De plus, bien que l’évolution des dépenses soit mieux maîtrisée depuis quelques années, le système reste plus coûteux que celui de certains voisins européens : la dépense publique de santé en France est supérieure de 1,3 point de PIB par rapport à la moyenne européenne.

    Objectifs

    Le comité suggère « une transformation structurelle de notre système de santé, qui remettra le patient au cœur du système », avec les principes d’intervention suivants :

    • sortir du fonctionnement cloisonné et faire tomber les barrières entre la médecine de ville, l’hôpital, le domicile, le médico-social, pour que les patients bénéficient d’une prise en charge coordonnée entre les différents acteurs qui sera donc plus efficace et moins coûteuse ;
    • rapprocher le soin du patient, rééquilibrer l’offre de soins sur le territoire et offrir une médecine personnalisée ;
    • évaluer en continu le système de santé pour permettre une information précise des patients et un meilleur pilotage des politiques de santé ;
    • redonner des marges de manœuvre au niveau local et aider les établissements de soins et leurs responsables à répondre aux défis constants d’adaptation du système de santé.

    Réformes préconisées

    Le CAP 22 préconise trois réformes structurantes :

    • créer un système fluide, sans barrières institutionnelles et administratives inutiles entre les différents pôles de soins (ville, hôpital…) ;
    • mieux répartir et graduer l’offre de soins sur les territoires, c’est-à-dire les différentes solutions offertes aux patients pour se soigner, « en insistant sur l’offre de soins primaires pour que les patients aient moins besoin d’aller à l’hôpital, notamment aux urgences » ;
    • renforcer l’innovation en santé, la sécurité et l’efficacité du système de soins mais aussi mettre en place des parcours coordonnés au service du patient, en utilisant pleinement les solutions offertes par le numérique et l’analyse données de santé. Pour cela, le comité suggère, entre autres :
      • de lancer un « plan santé numérique » visant à donner « une forte impulsion à la numérisation des usages et des processus à l’hôpital, en ville et dans les établissements médico-sociaux » ;
      • de mobiliser et coordonner les données de santé : pour se faire, un opérateur public de la donnée de santé pourrait être établi ;
      • de généraliser la télémédecine à tous les citoyens vivant dans les déserts médicaux, de développer la télésurveillance à domicile pour assurer un meilleur suivi des maladies chroniques et donner accès aux actes de télémédecine à toutes les professions médicales afin de réduire le nombre d’hospitalisation en Ehpad ;
      • de décloisonner le parcours de soins en démocratisant l’usage des outils numériques et en généralisant les échanges de données patients ;
      • de donner accès à tout patient à une plateforme numérique sur laquelle il pourrait retrouver facilement les informations médicales le concernant.

    Impacts attendus

    • réduire de 10 000 le nombre de décès évitables par an liés à la prise en charge médicale, en assurant une prise en charge homogène aux meilleurs standards internationaux ;
    • améliorer la qualité des prises en charge, en mesurant et en mettant à disposition du public la qualité des soins délivrée en établissements mais aussi en ville, sur la base d’indicateurs définis avec les professionnels, et en mesurant également l’expérience patient.

    Ces réformes devraient notamment générer plus de 5 milliards d’euros d’économies, avancent les auteurs du rapport.

    Proposition 6 : retarder l’entrée dans la dépendance et mieux prendre en charge les personnes concernées

    Constat

    La part des personnes de plus de 80 ans dans la population français devrait passer de 5 % en 2010 à 11 % en 2060.

    Cette évolution démographique se traduit par une augmentation de la population âgée en perte d’autonomie, entraînant une hausse régulière des dépenses publiques qui y sont liées, soit 22,2 milliards d’euros en 2016. Selon les prévisions, ces dépenses pourraient doubler d’ici 2060.

    Objectifs

    • repérer les personnes les plus à risque ;
    • leur proposer des actions visant à retarder la perte d’autonomie ;
    • réduire les facteurs qui pourrait aggraver la situation en cas de dépendance avérée

    Réformes préconisées

    • mieux organiser le repérage des populations fragiles et cibler les actions de prévention vers les personnes qui en ont le plus besoin ;
    • améliorer la participation des personnes âgées aux actions de prévention ;
    • faire en sorte que le passage à l’hôpital ne soit pas un facteur de perte d’autonomie ou d’aggravation de la perte d’autonomie pour les personnes âgées ;
    • mieux répartir les places d’hébergement sur le territoire et inciter financièrement au maintien à domicile ;
    • conduire une réflexion ambitieuse sur le financement de la dépendance.

    Impacts attendus

    Ces réformes ont pour but d’améliorer l’espérance de vie en bonne santé et la prévention, qui, à elle seule, pourrait entraîner une diminution de la dépense publique évaluée à 300 millions d’euros.

    Proposition 7 : simplifier la vie des personnes en situation de handicap et celle de leurs proches

    Constat

    Le « service public du handicap» cristallise les insatisfactions des usagers :

    • inégalités de traitement sur le territoire ;
    • accès aux droits et services longs, complexes et peu lisibles ;
    • complexité administrative avec des structures qui dépendent de l’État d’un côté et des départements de l’autre ;
    • absence de coordination du parcours de l’usager ;
    • qualité de service des maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) jugée faible.

    Objectifs

    • Faciliter la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs proches ;
    • garantir l’homogénéité et l’effectivité des droits sur le territoire;
    • favoriser l’inclusion et l’insertion éducative ;
    • concevoir une offre de prise en charge plus innovante et graduée ;
    • mieux réguler l’offre d’accueil spécialisée lorsqu’elle est nécessaire, pour offrir à chacun une place adaptée.

    Réformes préconisées

    • renforcer le rôle de l’État pour garantir l’égalité d’accès aux droits et aux services dédiés aux personnes en situation de handicap sur le territoire ;
    • améliorer la qualité de service délivrée par les MDPH ;
    • créer un portail national pour améliorer l’information des personnes handicapées et de leur famille ;
    • favoriser l’accès à l’éducation dès la maternelle ;
    • faciliter le maintien dans la vie professionnelle des parents d’un enfant en situation de handicap ;
    • adapter l’offre des établissements spécialisés pour proposer des solutions au plus proche des usagers.

    Impacts attendus

    Ces mesures cherchent à  améliorer la vie quotidienne des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, notamment en simplifiant leurs relations avec l’administration.

    Elles doivent engendrer une augmentation significative du taux de satisfaction des usagers et la simplification des dispositifs doit entraîner une baisse du nombre de pages transmises chaque année aux services publics, en particulier en ce qui concerne le dossier MDPH et ses nombreux justificatifs.

  • Ipsen et Biolab annoncent l’ouverture d’un nouveau centre d’innovation aux États-Unis

    Le groupe pharmaceutique international Ipsen a annoncé dans un communiqué daté du 19 juillet 2017 un partenariat avec BioLabs, réseau national d’espaces de travail partagés aidant les start-ups à vocation scientifique à se développer plus vite avec un investissement capital limité, pour l’ouverture d’un centre collaboratif.

    Cet « Ipsen Innovation Centre – BioLabs » consistera en un nouvel espace partagé de 1 400 m2 de laboratoires de recherche et développement ainsi que de bureaux destinés aux équipes de l’ »innovation externe mondiale des partenariats », de production ou à fonctions commerciales. Ces locaux seront placés au sein de la plateforme nord-américaine de Kendall Square, à Cambridge (Massachusetts).

    En mettant à disposition notamment un matériel de pointe, ce projet vise à soutenir des entrepreneurs et des start-ups dont l’activité aura préalablement été identifiée comme participant à l’émergence de traitements innovants. 

    Concernant les modalités techniques de l’ouverture du centre et de la sélection des start-ups, il est prévu que le centre soit inauguré au cours du premier trimestre de l’année 2019.  BioLabs commencera par ailleurs l’examen des candidatures dans les mois à venir (dès le dernier trimestre de l’année 2018) : l’admission à IPSEN-ICB sera validée à l’issue d’un processus sélectif dont les détails n’ont pas encore été communiqués.

    Contribution des deux laboratoires

    Ipsen s’engage à mettre à disposition l’espace nécessaire pour accueillir le centre d’innovation, des programmes de formation, des services de mentorat et des séances de travail dédiées à la collaboration avec les équipes de recherche et développement d’Ipsen.

    BioLabs gérera le fonctionnement opérationnel du centre.

    Motivations

    D’après le communiqué, l’ouverture de ce centre s’inscrit dans l’engagement de santé publique de l’entreprise, qui est de « répondre aux besoins médicaux non satisfaits des patients par la recherche de solutions thérapeutiques innovantes ». Ces nouvelles installations doivent en effet favoriser les interactions et collaborations entre chercheurs et ainsi encourager l’émergence d’innovations dans le domaine de la santé.

    Cet accord renforce par ailleurs la présence d’Ipsen à Cambridge et s’inscrit dans le cadre de l’annonce faite en juin 2018 avec le Massachusetts Life Science Center relative à la création du troisième hub mondial d’Ipsen basé à Cambridge. Il est attendu que celui-ci permette de créer une entité intégrant à la fois l’ensemble des activités biopharmaceutiques d’Ipsen aux États-Unis et des acteurs des l’innovation externes à l’entreprise : l’investissement dans l’innovation externe est un axe important de la stratégie d’Ipsen.

  • La France se dote d’une feuille de route pour faciliter le développement et le déploiement de la 5G

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique auprès du Premier ministre, ainsi que Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Sébastien Soriano, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), ont présenté le 16 juillet 2018 la feuille de route française pour le développement et le déploiement de la 5G.

    Le communiqué officiel rappelait que la 5G constitue un enjeu stratégique pour l’industrie, l’économie, l’innovation et les services publics français. En effet, la 5G devrait permettre un saut de performances technologiques favorisant l’apparition de nouveaux usages dans la population et dans les entreprises.

    En outre, plus que simplement en cohérence avec des actions lancées au niveau européen afin de répondre aux besoins croissants de connectivité dans l’Union Européenne, la feuille de route s’inscrit dans la continuité de l’accord du 14 janvier 2018, passé entre le Gouvernement, l’Arcep et les opérateurs mobiles, pour favoriser la généralisation à court terme sur tout le territoire d’une couverture de qualité.

    La feuille de route, qui inclut le programme de travail de l’Arcep, est articulée en 4 chantiers d’envergure permettant d’atteindre 3 objectifs prioritaires, dont certains concernent plus particulièrement la e-santé. Elle prend en compte et encourage par ailleurs les expérimentations de nouveaux usages permis par la 5G.


    Vue d’ensemble de la feuille de route

    La feuille de route fixe 3 objectifs :

    • lancer plusieurs pilotes 5G sur divers territoires et accueillir de premières applications de la 5G dans les domaines industriels ;
    • attribuer de nouvelles fréquences 5G et permettre un déploiement commercial dans au moins une grande ville dès 2020 ;
    • couvrir les principaux axes de transport en 5G d’ici 2025.

    Elle repose sur 4 chantiers prioritaires : 

    • attribuer les fréquences radioélectriques pour les réseaux 5G ;
    • favoriser le développement de nouveaux usages, notamment industriels ;
    • accompagner le déploiement des infrastructures de la 5G ;
    • assurer la transparence et le dialogue sur le déploiements de la 5G.

    La e-santé, un enjeu du déploiement de la feuille de route

    Les apports de la 5G à la transformation numérique de la santé

    La 5G permet un saut de performance en ce qui concerne le débit de la connexion à Internet (qui peut être multiplié par 10), le délai de transmission des informations (qui se trouve divisé par 10) et la fiabilité des communications. Aussi, elle est perçue comme une innovation technologique de rupture, qui n’engendrera pas qu’une augmentation des débits : elle peut constituer un moteur de la numérisation de l’économie. 

    En effet, si ces performances accrues peuvent favoriser la transformation numérique de nombreuses industries, la 5G peut en particulier concerner la e-santé, notamment la télémédecine, les objets de santé connectés et les dispositifs utilisant la réalité virtuelle ou augmentée. Ces deux dernières technologies risquent en effet d’être les plus impactées par le passage de la 4G à la 5G.

    Chantier N°2 – Favoriser le développement de nouveaux usages

    Au moyen notamment de la diminution du temps de latence et de la facilitation des connections de masse, il est attendu que la 5G provoque l’apparition de nouveaux usages, en particulier concernant les véhicules autonomes, l’internet des objets et la santé numérique. La stratégie nationale vise à soutenir le développement de ces nouveaux usages dans les secteurs identifiés comme prioritaires.

    Des expérimentation sont et seront menées sous forme de projets pilotes grandeur nature, par exemple à l’échelle d’un hôpital, afin d’évaluer l’importance de ces usages inédits et de faire émerger de nouveaux modèles économiques ou partenariats entre acteurs de la 5G tels que les autorités locales, les opérateurs, les équipementiers, les acteurs verticaux, des utilisateurs tests, des start-ups innovantes.

    Des expérimentations sont déjà lancées

    Des premières expérimentations sont déjà en cours ou prévues à Belfort, Bordeaux, Douai, Grenoble, Lannion, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Sophia-Antipolis. Le Gouvernement et l’Arcep ont par ailleurs annoncé le 19 juillet 2018 le déploiement de onze autres expérimentations en l’Ile-de-France. Au total, ce sont donc 22 autorisations d’expérimentations qui ont été délivrées. Elles correspondent à des travaux d’expérimentations souvent techniques (tests de la technologie et de la couverture).

    La liste des villes concernées par ces expérimentations n’est pas limitative : elle peut être étendue sur demande, toute réclamation transmise par un « guichet pilote 5G » étant étudiée par l’Acerp. Ce guichet pilote 5G est accessible via le site web de l’Acerp (lien ci-contre), et toute demande peut être envoyée directement à l’adresse suivante : 5G@arcep.fr

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.