Mutuelles

  • Thérapies cellulaires : le CHU de Montpellier co-fonde la start-up Medxcell Sciences SAS

    Le CHU de Montpellier et ses équipes co-fondent avec Medxcell SA, une société suisse spécialisée dans les thérapies innovantes, la start-up Medxcell Science SAS « et participent ainsi au développement de la médecine de demain », a annoncé dans un communiqué le CHU, précisant qu’il s’agit de la « première participation d’un CHU français dans une start-up ».

    Medxcell Science SAS vise à élaborer et à mettre sur le marché des thérapies cellulaires innovantes ciblant les maladies ostéo-articulaires, telles que l’arthrose. Son objectif, à terme, est de « démocratiser des traitements de pointe faiblement invasifs aux capacités régénératrices ». Pour la plupart des pathologies ostéo-articulaires, les traitements actuels sont uniquement symptomatiques et ne ciblent pas la cause du problème, indique le CHU.

    La société nouvellement créée valorise la recherche clinique du Pr Christian Jorgensen, directeur de l’Institut de médecine régénératrice et de biothérapie de Montpellier (IRMB), qui a testé avec succès l’utilisation de cellules souches pour traiter la maladie arthrosique et la pathologie discale, mais aussi l’expertise et le brevet du Pr John De Vos et du Dr Daniele Noel sur les cellules souches.

    Elle exploitera plusieurs technologies déployées dans le cadre des activités de recherche du CHU de Montpellier et de ses partenaires, dont l’Inserm et l’Université de Montpellier.

    Medxcell Science SAS va être hébergée dans le bio-incubateur Cyborg sur le campus Gui de Chauliac‐Saint Eloi, en liaison avec l’IRMB. « Cette forte synergie permettra une création d’emplois et d’activité économique durables sur la métropole montpelliéraine », avance le CHU.

    MedXCell SA, autre fondateur de la start-up, a pour but de devenir le n°1 mondial dans les domaines de la médecine régénératrice et de la médecine du sport, notamment en utilisant son vaste réseau international dans le milieu du sport professionnel.

    Les traitements innovants développés par la nouvelle société pourront bénéficier tant aux « sportifs d’élite qu’aux très nombreux patients atteints de maladies ostéo-articulaires à travers le monde, ces derniers représentant un enjeu majeur de société », précise le communiqué.

  • Johannesburg : 500 000 patients enregistrés sur le DSE eHealth@Joburg

    En Afrique du Sud, le 500 000ième patient a été enregistré le 16 août 2018 sur eHealth@Joburg, le dossier de santé électronique (DSE) de Johannesburg, au sein de la Halfway House Clinic. Au total, 64 des 81 cliniques de soins primaires de la ville ont déjà adopté le système numérique, lancé par la Ville en juin 2016. Avant son déploiement, tous les documents du Département de la santé étaient sur papier.

    Le 28 août 2018, le maire, Herman Mashaba, et le MMC pour la santé et le développement social, le Dr Mpho Phalatse, ont honoré lors d’une cérémonie le demi-millionième patient, Mme Nomhle Ntsizana, ainsi que le directeur des opérations de la clinique, Maria Matsane.

    Ce bon développement du dispositif a été rendu possible grâce aux efforts réalisés par Cyril Baloyi, directeur technique de la Ville, à la contribution des infirmières et de la direction de la Ville ainsi qu’au partenariat public-privé établi avec Altron, une société sud-africaine spécialisée en solution d’ingénierie et en conseil industriel à l’origine du DSE – développé par Med-e-Mass, membre du groupe de sociétés Altron TMT.

    « Le système de santé en ligne assurera un stockage sécurisé des informations sur les patients, un transfert immédiat [de ces données] et un meilleur accès, plus sûr et plus rapide aux soins », a déclaré le Dr Phalatse (source : Randburgsun.co.za). En cas de panne de courant, le dispositif est connecté à des générateurs, à un système d’énergie solaire, à un système d’alimentation sans interruption et à une réticulation électrique. 

    La Ville de Johannesburg a également mis en place un système de file d’attente numérique, via l’installation de moniteurs au niveau de la réception et d’une prise de rendez-vous par téléphone portable, afin de « stabiliser le flux de patients dans les cliniques et permettre le transfert des patients de la réception à la salle de consultation en utilisant un processus de numérotation anonyme », précise le Dr Mpho Phalatse.

    Le maire, Herman Mashaba, espère que les autres municipalités prendront exemple sur sa ville pour mettre en place leurs propres systèmes de santé électroniques, a-t-il déclaré.

    Note : Le 4e Sommet annuel sur l’innovation santé en Afrique (4th Annual Healthcare Innovation Summit Africa) se tiendra du 17 au 18 octobre 2018 à Johannesburg au Gallagher Convention Center.

  • Article 51 : 370 candidatures reçues en été 2018 dans le cadre de ce dispositif d’expérimentation

    À l’occasion des 14e Rencontres de La Baule organisées ces 30 et 31 août 2018 par la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé – médecins libéraux (URPS-ML), Nicolas Revel, directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), a dévoilé le nombre de candidatures soumises par les acteurs français de la santé dans le cadre des expérimentations relevant de l’Article 51 :
    • la Cnam a reçu 170 candidatures dans le cadre de l’AMI à trois volets ouvert jusqu’au 31 juillet 2018 ;
    • 200 autres candidatures ont été soumises jusqu’à présent dans le cadre de l’initiative à échelle nationale auprès des ARS ou de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) qui court pour une période de 5 ans.

    La qualité au centre des préoccupations des professionnels de santé

    Ces Rencontres de La Baule ont été placées sous le signe de la qualité en santé et interrogeaient plus précisément la place de la qualité dans la formation, dans l’exercice avec notamment l’exercice coordonné et la démarche qualité, dans la mise en œuvre d’une prise en charge transversale et pluriprofessionnelle par les équipes ou encore dans les dispositifs favorisant l’innovation.

    Nicolas Revel a pris part à l’événement dans le cadre d’une table-ronde dédiée au coût de la non-qualité. Il est intervenu afin de donner un éclairage sur l’application de l’Article 51 et les politiques d’innovation en santé.

    La Cnam a reçu 170 candidatures dans le cadre de l’AMI à trois volets

    Lors de son intervention, Nicolas Revel a dressé un bilan des candidatures de projets innovants reçus dans le cadre de l’AMI correspondant à l’Article 51 et ouvert jusqu’au 31 juillet 2018 par le ministère de la Santé et des Solidarités. Il est dédié aux trois approches suivantes :

    • forfait par suivi de patients atteints de pathologies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque chronique et maladie coronaire, insuffisance respiratoire chronique, etc.) ;
    • forfait par groupe de population recourant fréquemment aux soins, comme les personnes âgées ;
    • forfait à la patientèle pour une approche globale rémunérant une équipe pour l’ensemble du suivi de la patientèle des médecins traitants participant à l’expérimentation.

    Par ailleurs, il a rapporté que 200 soumissions de projets supplémentaires avaient été adressées aux ARS et directement à la DGOS.

    Dans le cadre de cette initiative nationale, des candidatures pourront être soumises pendant une période de 5 ans.

  • MyHR : le discours des autorités australiennes sur les violations de la vie privée porte à confusion

    Début août 2018, le gouvernement fédéral australien avait décidé d’améliorer les mesures de protection du dossier médical partagé My Health Record (MyHR), en assurant aux citoyens que leurs données personnelles étaient et resteraient tout à fait privées. Le ministre de la Santé, Greg Hunt, a déposé le 22 août 2018 le projet de loi 2018 portant modification de MyHR pour « renforcer son cadre de protection de la vie privée déjà solide » après le lancement d’une enquête menée par le Sénat au début du mois.

    Les autorités souhaitent donc améliorer la protection des données stockées dans les dossiers My Health Record mais assurent cependant qu’il n’y a eu aucune violation enregistrée depuis la mise en place de la plateforme, un discours qui entre en contradiction avec le rapport annuel 2016-2017 du Commissariat australien à l’information (OAIC), qui référence 11 notifications de violations de données transmises par l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), l’opérateur de MyHR.
    Selon des experts interrogés par le média national AM, cette confusion serait liée à l’emploi du terme « violations de données », défini différemment par les uns et les autres. « Peut-être que ce [que les autorités] veulent dire c’est que notre système n’a pas été piraté par des tiers non autorisés, mais [avancer] qu’il n’y a pas eu de violation de données ou de la vie privée est (…) faux« , synthétise Anna Johnston, ancienne commissaire adjointe à la protection de la vie privée pour la Nouvelle-Galles du Sud (source : The ABC).

    Par ailleurs, le directeur général de l’ADHA, Tim Kelsey, a déclaré de son côté en août 2018 au Financial Review que les semaines de controverse autour des questions de confidentialité relatives à l’utilisation de la base de données de santé nationale avaient été utiles, sensibilisant davantage la communauté au système My Health Record et permettant ainsi aux Australiens de prendre « une décision éclairée sur leurs droits de retrait » du dispositif.

    Modifications de MyHR : un mandat obligatoire pour accéder aux données

    Le ministre de la Santé australien, Greg Hunt, a déclaré que grâce aux nouveaux amendements, les forces de l’ordre et les agences sont tenues d’obtenir un mandat avant de pouvoir accéder aux informations stockées sur My Health Record (MyHR).

    Les modifications entreprises exigent également que l’Agence australienne de santé numérique (ADHA) supprime définitivement toutes les données d’un compte si un utilisateur décide de se retirer du dispositif.

    La controverse sur la protection de la vie privée jugée « utile » par Tim Kelsey

    Plus de 20 000 personnes ont quitté le système MyHR au début de la période de retrait (op-out option), mise en place par l’ADHA pour permettre aux citoyens australiens qui le souhaitent de ne pas disposer d’un dossier de santé numérique, après des semaines de critiques de la part des défenseurs de la sécurité numérique et de la vie privée, prévenant que les informations présentes sur My Health Record pourraient faire l’objet d’un piratage.

    Retrait de MyHR : les Australiens sont désormais « en mesure de prendre une décision éclairée »

    Le directeur de l’Agence de la santé numérique australienne, Tim Kelsey, a déclaré à The Australian Financial Review, le plus important quotidien économique d’Australie, qu’il se félicitait de l’accord bipartisan conclu en août 2018 entre les ministres de la santé de l’État et du gouvernement fédéral sur l’extension de l’option « opt-out ».

    « Notre objectif est de veiller à ce que les Australiens puissent prendre une décision éclairée sur leurs droits de retrait, et en fait, le débat qui a eu lieu au niveau national au cours des dernières semaines a été utile à cet égard, car beaucoup plus de gens qu’avant sont [désormais au courant de l’existence et du mode de fonctionnement] de My Health Record et sont [ainsi] en mesure de prendre une décision éclairée », a-t-il déclaré.

    Violations de données sur MyHR : les explications des autorités ne convainquent pas

    Un discours portant à confusion

    Le rapport 2016-2017 du Commissariat australien à l’information (OAIC) – auparavant connu sous le nom de « Commissariat australien à la protection de la vie privée » – révèle qu’il y a déjà eu un certain nombre de violations de données dans le système My Health Record mais le gouvernement australien maintient que la vie privée de ses utilisateurs est préservée.

    • Le Premier ministre assure qu’aucune donnée n’a été violée…

    « Il y a 6 millions d’Australiens disposant de My Health Records. Aucun dossier n’a été rendu public et la vie privée [des patients] n’a pas été violée », a assuré en juillet 2018 au média national AM Malcom Turnbull, à l’époque encore Premier ministre (il a été remplacé il y a quelques jours par Scott Morrison). Même discours du côté du ministre de la Santé australien, Greg Hunt.

    • … 11 notifications de violation de données ont pourtant été référencées dans un rapport

    Pourtant, dans son rapport annuel 2016-2017, l’OAIC indique que 11 notifications de violations de données lui avaient été transmises par l’ADHA. Le Pr Meredith Makeham, conseiller médical en chef de l’agence, a précisé au diffuseur public national australien the ABC que les 11 cas dont il était question étaient des notifications que l’Agence de la santé australienne elle-même avait signalées à l’OAIC et qu’il ne s’agissait pas forcément de cas de violations de données mais simplement d’avertissements. « Chaque fois qu’il y a un cas où il y a ce que nous appelons une violation de la vie privée, où les informations de quelqu’un peuvent être accidentellement vues par quelqu’un d’autre, nous en informons le Commissariat australien à l’information », précise le Pr Makeham. « Les cas dont vous parlez [ont tous été] traités immédiatement, les gens ont été informés. »

    L’ADHA, le cabinet du Premier ministre et le bureau du ministre de la Santé estiment tous que ces cas ne constituent pas une violation de la vie privée. The ABC a « demandé des éclaircissements supplémentaires » aux instances concernées.

    Ainsi, dans un communiqué, l’ADHA a déclaré : « Des violations de ce type sont survenues en raison soit d’une erreur humaine, telle que des erreurs de traitement commises par le Département des services sociaux [et] des informations incorrectes téléchargées dans un dossier médical, soit d’allégations frauduleuses [du système d’assurance-santé] Medicare (…) L’agence n’a aucune preuve que [l’un de ces cas] ait conduit à un accès non autorisé à des informations sur la santé d’une personne. »

    The ABC a également contacté l’OAIC pour comprendre ce que signifiait le terme « violations de données » dans son rapport et s’il faisait référence à des violations de la vie privée. L’instance lui a transmis la définition suivante : « La collecte, l’utilisation ou la divulgation non autorisée d’informations de santé contenues dans My Health Record ; ou des événements ou circonstances qui compromettent, qui peuvent compromettre, qui ont compromis ou qui ont pu compromettre la sécurité ou l’intégrité du système My Health Record ».

    • Un problème de définition du terme « violation de données » ?

    « J’appellerais ce qui [est décrit dans le rapport du commissariat] des violations de données », explicite à the ABC Anna Johnston, ancienne commissaire adjointe à la protection de la vie privée pour la Nouvelle-Galles du Sud. « La violation de données est un terme différent de violation de la vie privée, qui est un terme différent de cyberattaque ou d’incident de cybersécurité », explique-t-elle, pensant qu’une partie de la confusion provient du fait que les gens ne parlent pas exactement du même sujet.

    « [Avancer] qu’il n’y a pas eu de violation de données ou de la vie privée est faux »

    « Pour le ministre de la Santé et l’opérateur du dossier My Health, s’ils se manifestent et déclarent qu’il n’y a pas eu de cyber-violation, peut-être que ce qu’ils veulent dire c’est que notre système n’a pas été piraté par des tiers non autorisés, mais [avancer] qu’il n’y a pas eu de violation de données ou de la vie privée est (…) faux. »

    Le Dr Cassandra Cross, criminologue à l’Université de technologie du Queensland, acquiesce. « Il y a beaucoup de confusion de la part du public qui reçoit des messages contradictoires de la part du ministre et du gouvernement, comparativement au dernier rapport du Commissariat à l’information. » Selon elle, cela est probablement dû à « certains aspects de définition technique », où les deux parties utilisent des définitions différentes pour l’expression « violation de données ».

    Selon l’Australian Privacy Foundation, le gouvernement ne peut garantir la confidentialité des données

    L’Australian Privacy Foundation affirme que le gouvernement peut disposer de bons systèmes de sécurité pour empêcher les piratages informatiques mais qu’il ne pouvait pas garantir la confidentialité [des données] car les dossiers de santé font partie d’un système très vaste. Les experts de la protection de la vie privée ont averti que le système ouvrait les dossiers de santé à plus de personnes que jamais, augmentant ainsi considérablement les possibilités de menaces.

    « Une fois que les données ont été téléchargées, par exemple dans un système hospitalier, les protections s’appliquent au système hospitalier (…) et non à My Health Record », explique le Dr Bernard Robertson Dunn, président du comité de la santé de la fondation. Selon lui, il n’y a donc « aucun moyen pour que le gouvernement sache qui a accédé à ces données ».

    Le Pr Phelps souhaite que l’accès à un tiers soit complètement supprimé

    L’ancienne présidente de l’Association médicale australienne (AMA) et médecin généraliste à Sydney, Kerryn Phelps, a déclaré qu’elle n’était pas convaincue des explications données par les autorités. « Une violation de données est une violation de données et je pense que nous devons examiner quelles sont les sanctions [à adopter] pour [punir] un accès non autorisé [à MyHR] par les fonctionnaires et les cadres supérieurs », a-t-elle proposé (source : The Australian Financial Review).

    « Cinq anciens présidents de l’AMA, moi-même y compris, [avons] déclaré que nous devions voir des changements substantiels dans ce système avant qu’il ne soit approuvé par le corps médical. » Le Pr Phelps souhaite que l’accès à un tiers soit complètement supprimé de My Health Record. « Les dossiers médicaux ne devraient être utilisés, à mon avis, que par des professionnels de la santé directement impliqués dans la santé d’un patient. »

  • Été 2018 : 21 propositions de la HAS pour un système de santé de qualité, efficient et équitable

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Dans cette article, nous proposons une analyse du rapport d’analyse prospective 2018 établi par la Haute autorité de santé, intitulé De nouveaux choix pour soigner mieux, mis en ligne le 10 juillet 2018.

    Les propositions au nombre de 21 sont regroupées autour de cinq axes :
    • la qualité telle que perçue par les patients essentiellement ;
    • l’évolution des mécanismes d’évaluation des technologies de santé innovantes ;
    • l’évaluation des établissements sociaux et médico-sociaux ;
    • l’exploitation des données médicalisées ;
    • la démocratie participative ou sanitaire et le débat public en santé.

    Les nouvelles technologies et les innovations sont appelées à davantage pénétrer l’offre des biens et services remboursés, sous réserve que s’opère auparavant une refonte des mécanismes traditionnels d’évaluation qui doivent devenir plus souples.

    Les données, qui constituent un autre axe d’action, nécessitent avant tout une gouvernance appropriée aux enjeux de leur exploitation. Cette action va de pair avec la médicalisation des systèmes d’information au sein de l’offre de santé.

    Le rapport complet peut être téléchargé via le lien indiqué ci-contre.

    Ce rapport de la HAS a été élaboré dans le cadre de la mission annuelle de la haute autorité consistant à remettre au Parlement une analyse prospective assortie de propositions visant à améliorer la qualité, l’efficacité et l’efficience du système de santé.

    Y sont répertoriées 21 propositions pour agir et garantir sur le long terme un système de santé de qualité, efficient et équitable, et qui réponde aux priorités des concitoyens.

    5 axes pour un système de santé efficace, efficient et de qualité

    Les propositions sont regroupées autour des cinq axes suivants :

    • développement de la qualité dans le système de santé grâce à des leviers jusqu’à présent sous-exploités tels l’autorégulation par les professionnels ou la mesure du résultat en santé pour le patient ;

    • modification des mécanismes d’évaluation des technologies de santé pour s’adapter à l’apparition dynamique d’innovations et aux incertitudes qu’elles charrient du fait de l’absence de preuve de leur efficacité. À ce titre, il est proposé d’adopter une logique volontariste d’entrées et de sorties du panier de biens et services remboursés. Selon Dominique Le Guludec, présidente de la HAS, les conditions d’entrée de plus en plus rapides des innovations sur le marché l’exigent et elle suggère le recours aux approches multidimensionnelles.

    • refonte du dispositif d’évaluation des établissements sociaux et médico-sociaux ;

    • renforcement du recueil et de l’exploitation des données médicalisées pour évaluer la qualité, l’efficacité et l’efficience. La présidente de la HAS suggère un renforcement de la gouvernance des données de santé dites « en vie réelle » visant à une collecte et un traitement optimisés permettant leur recoupement avec les données médico-administratives. Selon elle, il s’agit d’un pré-requis à l’optimisation de l’efficience des technologies et des pratiques de santé ;

    • recours aux outils de la démocratie participative à travers notamment l’institutionnalisation du débat public en santé.

    Donner accès aux nouvelles technologies dans un cadre économique sous contrainte en transformant l’évaluation

    Une partie de la réponse dans les modes d’évaluation

    La Haute autorité de santé propose d’ajuster les mécanismes d’évaluation actuels pour avoir plus de souplesse dans la gestion des paniers des biens et services innovants inondant le marché pris en charge par la collectivité.

    Ces paniers ont donc vocation à devenir plus dynamiques avec des produits et services pouvant plus facilement y entrer mais également en être sortis.

    La HAS propose ainsi une évaluation à court terme basée sur la valeur relative du produit et sur l’efficience du produit à moyen terme mais aussi une évaluation à long terme qui prendrait en compte l’ensemble des dimensions de l’évaluation.

    Nouvelles technologies : instaurer une veille, revoir le financement et gérer les incertitudes inhérentes

    Afin de proposer un accès précoce aux innovations, il convient, selon la HAS, d’identifier le plus en amont possible les innovations à haut potentiel afin de les exploiter de la meilleure façon possible et le plus rapidement possible, grâce à une veille technologique.

    Pour une mise sur le marché précoce des dispositifs innovants, notamment dans la cadre du forfait innovation (FI), la Haute autorité de santé rappelle que l’objectif premier de ce mécanisme est de répondre dès que possible à un besoin non ou mal couvert pour les malades, tout en garantissant un recueil de données complémentaires permettant de déterminer par la suite s’il s’agit d’une innovation.

    Elle suggère un renforcement du suivi visant à en confirmer le potentiel innovant et « d’améliorer les conditions de sortie du marché ou du remboursement si les résultats attendus ne sont pas confirmés par les données recueillies et de revoir les mécanismes de financement de ces dérogations ».

    Créer les conditions nécessaires rendant les donnés utilisables dans un contexte d’évaluation de la qualité, de l’efficacité et de l’efficience

    La position de la HAS est que les données non issues de la recherche, dites « données de vie réelle », ont le potentiel d’optimiser la qualité des soins, l’évaluation de l’efficacité des réponses sanitaires et l’efficience des stratégies mises en place. Elle considère que ces données ne participent pas suffisamment de l’évaluation des produits de santé et d’amélioration de la qualité des soins.

    Elle suggère ainsi de construire une gouvernance appropriée aux enjeux de l’exploitation des données qui sert deux objectifs :

    • l’évaluation en vie réelle des interventions en santé afin de confirmer ou d’infirmer l’efficacité des interventions en santé et d’étudier la qualité du résultat pour le patient, et faire avancer les connaissances sur les technologies de santé;
    • l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins à travers la mesure d’indicateurs de qualité et de sécurité afin de lever les problèmes de non-qualité ou d’inefficience.

    La HAS prône une gouvernance nationale fondée sur une coordination nationale, une valorisation et une mutualisation des expertises publiques et salue en ce sens la création du « Health Data Hub », laboratoire d’exploitation des données de santé, décidé par la ministre des Solidarités et de la Santé.

    La Haute autorité de santé appelle également à développer l’exploitation des bases de données médico-administratives et à définir une politique des registres ainsi qu’à « médicaliser les SI » de l’offre de santé.

    Ainsi, elle suggère que la collecte et le traitement de données cliniques doit compenser les limites intrinsèques des bases de données médico-administratives existantes. Pour cela elle propose 4 actions :

    • la mise en place de registres ;
    • le renforcement de la médicalisation des bases de données médico-administratives et cite en exemple l’intégration des données cliniques des hôpitaux dans le système national des données de santé (SNDS) qui fait partie du plan « Actions start-up 2018 » présenté par le secrétaire d’État chargé du numérique;
    • le développement de systèmes d’information clinique interopérables à l’échelle territoriale ;
    • la structuration des données du dossier médical partagé (DMP) et son élargissement.

  • Été 2018 : la stratégie « cloud » du gouvernement pour l’hébérgement des données du secteur public

    Health & Tech Intelligence revient sur l’actualité de l’été 2018.

    Afin d’accompagner la transformation numérique de l’État, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé le 3 juillet 2018 la stratégie du gouvernement en matière de cloud visant à développer son usage par les administrations, les établissements publics et les collectivités territoriales, et ce, d’ici 3 ans.

    Une offre spécifique aux besoins du secteur public semble s’imposer avec trois niveaux d’hébergement correspondant à des niveaux de sécurité variable : un cloud interne, un cloud dédié et un cloud externe pour les données les moins sensibles.

    Les avantages que le recours au cloud conférera à l’État et à ses administrations résident dans une meilleure efficacité des SI, dans une meilleure gestion des coûts et dans davantage de souplesse dans le processus d’innovation.

    Mounir Mahjoubi a annoncé que « le marché du cloud ne sera pas réservé aux seuls prestataires français ». Cette stratégie se heurte néanmoins à la réglementation actuelle en matière de localisation géographique des serveurs d’hébergement de données publiques, qui impose le stockage des données gérées sur le territoire français.

    « Le cloud est l’un des chantiers prioritaires de la transformation numérique de l’État. Grâce à la stratégie cloud de l’État, nous souhaitons encourager les acteurs publics à s’emparer du cloud et à s’appuyer sur son potentiel pour rendre un meilleur service public aux citoyens tout en gardant la maîtrise des données sensibles », Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé du Numérique.

    La nécessité d’une offre de cloud hybride

    La stratégie de l’État en matière de cloud préconise la création et le développement d’une offre hybride en fonction des usages et de la sensibilité des données.

    Ainsi, trois types de cloud semblent nécessaires pour répondre aux usages du secteur public et chaque administration pourra choisir celui qui est le plus pertinent :

    • un « cloud interne » dédié aux données et aux applications sensibles qui serait accessible à l’ensemble des ministères sur une base OpenStack via un portail interministériel. Il doit être hébergé par l’administration et conforme aux exigences régaliennes de sécurité ;
    • un « cloud dédié » qui pourra accueillir des données et des applications de sensibilité moindre, « reposant sur une offre externe personnalisée pour les besoins de l’État et hébergé sur des infrastructures dédiées ». L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) serait en charge d’en superviser la sécurité ;
    • un « cloud externe », dédié aux données et aux applications peu sensibles, constituée d’un catalogue  d’offres cloud accessibles sur internet qui sera porté par des centrales d’achat public pour en faciliter la commande.

    Ces deux dernières offres devraient être lancées d’ici la fin 2018 à destination des collectivités et notamment des mairies.

    Renforcer la souveraineté numérique de l’État et la maîtrise de ses données

    Selon le gouvernement, le recours au cloud permettra de renforcer la souveraineté numérique de l’État et la maîtrise de ses données.

    Les autres avantages que l’usage du cloud représentera pour l’État, les services publics et les citoyens sont :

    • l’amélioration de l’efficacité générale du SI des administrations publiques ;
    • l’agilité nécessaire au développement de services innovants, tant pour les besoins de l’administration que des administrés ;
    • la souplesse et la rapidité de déploiement des solutions hébergées sur cloud ;
    • l’optimisation des coûts.

    Adapter la réglementation actuelle pour s’ouvrir à la concurrence internationale

    La réglementation actuelle en matière de gestion et d’hébergement de données interdit aux collectivités territoriales de traiter avec un prestataire étranger (note d’information du 5 avril 2016 du directeur général des collectivités locales et du directeur des archives de France). Elle impose par ailleurs que les données soient stockées et traitées sur le territoire français. 

    Mounir Mahjoubi a annoncé des adaptations réglementaires « afin de pouvoir recourir à des offres cloud sécurisées avec un hébergement hors du territoire national » car il n’est pas prévu « de donner la préférence à des fournisseurs nationaux ». Il prévoit en outre « d’ouvrir la concurrence à l’échelle européenne, voire internationale si les prestataires répondent aux critères de sécurité ».

  • Partenariats et collaborations de Google (Alphabet Inc.) en fin 2017 et au 1er semestre 2018

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les partenariats et autres formes de collaborations de Google (Alphabet Inc.) qui ont rythmé le deuxième semestre 2017 et le premier semestre 2018.

    Les collaborations marquantes du groupe en 2018, notamment via sa filiale Verily, se déclinent comme suit :
    • deux partenariats avec la Fondation Michael J. Fox axés sur la recherche autour de la maladie de Parkinson ;
    • un investissement dans l’assureur Oscar Health à hauteur de 375 millions de dollars US ;
    • un investissement dans la start-up française Owkin, spécialisée dans le machine learning et dans l’exploitation des données au service de la recherche à hauteur de 5 millions de dollars US.

    Au cours de la deuxième moitié de l’année 2017, deux nouvelles collaborations ont été annoncées et mises en place. La première concerne la société Senosis Health, une start-up spécialisée dans la surveillance et le diagnostic médical grâce aux smartphones. La deuxième se présente sous la forme d’une spin-off de Google – la société Cityblock propose une assurance en santé à destination des personnes à faibles revenus aux États-Unis.

  • Data : partenariats et collaborations de Google (Alphabet Inc.) en fin 2017 et au 1er semestre 2018

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les partenariats et autres formes de collaborations de Google (Alphabet Inc.) qui ont rythmé le deuxième semestre 2017 et le premier semestre 2018.

    Les collaborations marquantes du groupe en 2018, notamment via sa filiale Verily, se déclinent comme suit :
    • deux partenariats avec la Fondation Michael J. Fox axés sur la recherche autour de la maladie de Parkinson ;
    • un investissement dans l’assureur Oscar Health à hauteur de 375 millions de dollars US ;
    • un investissement dans la start-up française Owkin, spécialisée dans le machine learning et dans l’exploitation des données au service de la recherche à hauteur de 5 millions de dollars US.

    Au cours de la deuxième moitié de l’année 2017, deux nouvelles collaborations ont été annoncées et mises en place. La première concerne la société Senosis Health, une start-up spécialisée dans la surveillance et le diagnostic médical grâce aux smartphones. La deuxième se présente sous la forme d’une spin-off de Google – la société Cityblock propose une assurance en santé à destination des personnes à faibles revenus aux États-Unis.

    Retrouvez tous les détails dans la rubrique Data du site Health & Tech Intelligence directement accessible via ce lien.

  • Été 2018 : un expert health tech australien des maladies respiratoires va aider la Défense américaine

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché d’Asie-Pacifique.

    ResApp Health, une société australienne leader en santé numérique qui développe des applications mobiles pour le diagnostic et la prise en charge des maladies respiratoires, a annoncé le 16 août 2018 par communiqué avoir signé un partenariat avec Lockheed Martin, première entreprise américaine de défense et de sécurité, dans le cadre du programme Warfighter Analytics using Smartphones for Health (WASH) de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), une instance du département de la Défense des États-Unis en charge de la recherche et du développement des nouvelles technologies à usage militaire.

    L’objectif du programme WASH est de concevoir une suite logicielle visant à prédire l’état de préparation des combattants ainsi que les maladies chroniques et aiguës potentielles dans différents contextes, le tout en utilisant uniquement un téléphone portable standard et non des dispositifs médicaux spécialisés et coûteux.
    L’équipe bénéficiera de l’expertise de ResApp dans le développement d’algorithmes d’apprentissage automatique (machine learning) basés sur l’audio pour mesurer la santé respiratoire à l’aide de microphones pour smartphones.

    ResApp Health, dont plusieurs solutions sont actuellement testées en Australie et aux États-Unis, envisagent également un développement à l’échelle asiatique mais aussi au niveau européen.

    Deux études cliniques en cours en Australie et aux États-Unis

    ResApp Health élabore des algorithmes d’apprentissage automatique qui analysent le bruit de la respiration des personnes pour diagnostiquer et mesurer des affections respiratoires sans avoir besoin de matériel médical particulier.

    Des études cliniques actuellement en cours dans des hôpitaux majeurs des États-Unis et d’Australie ont démontré que ces dispositifs pouvaient conduire à un diagnostic précis de pneumonie, de bronchiolite, de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), d’asthme, de faux croup (laryngotrachéite) et d’infections des voies respiratoires supérieures.

    Deux projets sont actuellement testés par ResApp :

    • L’étude Breath Easy (Breathe-Easy Paediatric Study) fait l’objet d’une expérimentation au Joondalup Health Campus, le plus grand établissement de soins de la banlieue nord de Perth, en Australie, et au Princess Margaret Hospital for Children (PMH) de Perth. 681 patients pédiatriques participent à une évaluation de l’efficacité de l’application conçue par l’entreprise australienne pour le diagnostic de la maladie respiratoire aiguë chez l’enfant via l’analyse des sons émis au moment d’une toux.
      Les résultats sont attendus ce mois-ci, avant que ResApp ne procède à des soumissions réglementaires pour un déploiement en Australie et en Europe.
    • L’étude Smartcough-C-2 est quant à elle en cours aux États-Unis au sein du Massachusetts General Hospital, à la Cleveland Clinic et au Texas Children’s Hospital chez des enfants âgés de 29 jours à 12 ans présentant des signes ou des symptômes d’affections respiratoires aiguës. L’étude C-2 fait suite à l’étude Smartcough-C menée en 2017, qui n’avait pu aboutir en raison d’ »anomalies procédurales ».
      Smartcough-C-2 a entraîné plusieurs changements au sein des établissements de soins, notamment une formation améliorée du personnel hospitalier et l’intégration d’une application d’enregistrement produisant des données audio sur la toux de meilleure qualité.
      La société australienne espère que les résultats, attendus dans les semaines à venir, constitueront la base de sa présentation pour la pré-intégration de sa solution ResAppDx sur le marché américain.

    L’entreprise australienne a également obtenu de très bons résultats concernant le dépistage de l’apnée du sommeil dans une étude clinique de validation.

    ResApp : vers un développement en Europe et ailleurs en Asie

    ResApp Health a par ailleurs récemment annoncé avoir obtenu un brevet en Australie pour sa « méthode et son appareil de traitement des sons des patients » (« Method and Apparatus for Processing Patient Sounds« ), basés sur l’analyse de leur toux.

    La société a aussi reçu une autorisation de dépôt de brevet aux États-Unis et plusieurs de ses applications sont en attente d’approbation dans divers régions du monde (Europe, Japon, Chine et Corée du Sud).

    Les clients potentiels des produits conçus par ResApp sont, entre autres, des prestataires de soins spécialisés dans la télé-médecine, des services d’urgence et de soins primaires mais aussi des organisations humanitaires opérant dans les pays en développement.

  • Été 2018 : Babylon et l’assureur Prudential déploient des services de santé basés sur l’IA en Asie

    Health & Tech Intelligence revient cette semaine sur l’actualité du mois d’août 2018. Aujourd’hui, retrouvez les informations du secteur de la e-santé sur le marché asiatique.

    Prudential Corporation Asia, filiale de la compagnie d’assurance britannique Prudential plc, et la société britannique Babylon Health ont annoncé en août 2018 s’être associées pour développer des services de santé numériques basées sur l’intelligence artificielle (IA) en Asie.

    L’expertise de Babylon en IA – le groupe propose aux patients des services de santé basés sur l’intelligence artificielle, dont une évaluation personnalisée de leur état de santé – sera mise à la disposition des clients de Prudential au sein du continent. La compagnie basée à Hong kong, l’un des principaux fournisseurs d’assurance en Asie, compte plus de 14 millions de clients répartis dans 12 pays et les recettes de l’entreprise au niveau des contrats premium ont dépassé les 800 millions de livres en 2017 (environ 893,3 M €).

    Le groupement Prudential-Babylon fournira aux clients des marchés asiatiques un accès continu à un ensemble d’outils de e-santé, en complément de la gamme de produits d’assurance existante de Prudential.

    Objectif : répondre aux besoins de santé d’une population pas ou sous-assurée

    « Le partenariat stratégique avec Babylon est conforme à notre ambition de répondre aux besoins de santé non satisfaits en Asie, où la majorité de la population n’est pas assurée ou sous-assurée [mais aussi où l’on observe un vieillissement de la population et une augmentation des coûts médicaux] », a déclaré Nicolaos Andreas Nicandrou, directeur général de Prudential Corporation Asia (source : Enterpriseinnovation.net).

    Des dispositif d’auto-assistance et des informations sanitaires en temps réel

    La filiale asiatique de l’assureur britannique souhaite élargir son offre de protection en englobant à la fois le domaine de la prévention et celui du report des événements indésirables pour la santé. En proposant à ses clients des outils d’auto-assistance et des informations sanitaires en temps réel, Nicolaos Andreas Nicandrou pense que « [les dispositifs de] Babylon les [inciteront] à jouer un rôle actif dans la compréhension et la gestion de leurs besoins de santé actuels et futurs ».

    Les 12 marchés au sein desquels est présent Prudential Corporation Asia sont le Cambodge, la Chine, Hong Kong, l’Inde, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, Taïwan, la Thaïlande et le Vietnam.

    Plus de détails à venir

    Les détails concernant le marché visé et les dates de lancement des nouveaux services de Prudential développés avec le soutien de Babylon seront annoncés au cours de l’année.