Mutuelles

  • VivaTech 2019, 16-18 mai 2019 à Paris : derniers jours pour candidater aux challenges start-ups

    Le salon Viva Technology, ou VivaTech, se déroulera du 16 au 18 mai 2019 à Paris Expo Porte de Versailles. Environ 100 000 visiteurs, quelque 10 000 start-ups et près de 2 000 investisseurs issus de 125 pays seront présents à cet événement international dédié à la technologie, notamment dans le secteur de la santé.

    Parmi les éléments clés du salon figure le laboratoire, un lieu de collaboration, d’innovation ouverte et de rencontres entre grandes entreprises et start-ups innovantes. Pendant l’événement, les start-ups auront notamment la possibilité de faire partie du laboratoire Sanofi « A health journey partner« , si elles sont sélectionnées par le partenaire. Au total, 25 partenaires vont disposer d’un espace de 400 m² pour échanger avec les entrepreneurs qu’ils auront retenus.

    Pour candidater à l’un des challenges, les intéressés doivent s’inscrire en ligne sur la plateforme Challenges.vivatechnology.com avant le 16 février 2019, une procédure de 5 minutes seulement, précise l’organisateur. Les partenaires sélectionneront ensuite les start-ups qui les rejoindront à VivaTech. Il existe deux formes de défis : les défis des laboratoires et les concours de pitch.

    Le programme détaillé du salon ainsi que la liste des intervenants seront dévoilés progressivement sur le site officiel Vivatechnology.com.

  • HIMSS 2019 : Microsoft réaffirme sa stratégie en santé, basée sur l’exploitation du numérique

    Une meilleure expérience, une meilleure connaissance et un meilleur soin, tel est le slogan de Microsoft présenté lors du salon HIMSS19, auquel Health & Tech Intelligence est présent. À l’occasion de l’événement, le géant du numérique a réaffirmé sa stratégie dans la santé.

    Basée sur le cloud et Microsoft 365, celle-ci est axée sur 3 axes :
    • permettre des soins personnalisés ;
    • augmenter le pouvoir des équipes de soins ;
    • améliorer les résultats.

    La stratégie santé de Microsoft

    Pour mener à bien son projet dans le secteur, Microsoft investit dans 9 domaines :

    • l’analyse prédictive ;
    • l’analyse des données (data ingestion) ;
    • les essais cliniques ;
    • les bots en santé ;
    • l’apprentissage automatique (machine learning) ;
    • l’interopérabilité ;
    • le séquençage génomique ;
    • les acquisitions ;
    • les partenariats stratégiques.

    Une volonté de poursuivre les innovations en IA

    Après avoir mis l’accent sur le partenariat qu’il constitue pour son client, Microsoft a affirmé sa volonté de continuer à développer l’intelligence artificielle (IA) en santé et à présenté 3 cas appliquées à la santé.

    Un système qui écoute et enregistre l’échange entre le médecin et le patient

    Microsoft a développé un système capable d’écouter, d’enregistrer et de comprendre le langage naturel du médecin et du patient lors de la consultation. En outre, la solution classe les informations automatiquement dans un compte rendu de consultation que le praticien peut ensuite compléter.

    Un outil pour faciliter la collaboration de l’équipe de soins

    Avec Microsoft Treams, l’équipe de soins collabore en chatant, en partageant des documents et en construisant des conversations sur un outil mobile et sécurisé en lien avec le dossier patient.

    Microsoft healthcare Bot : un chatbot santé

    Microsoft a annoncé la sortie du Microsoft healthcare Bot, un chatbot conçu et adapté à la santé.

    Une API d’Azur

    Enfin, dernière annonce émise par Microsoft, le groupe investit dans l’interface de programmation applicative (API) d’Azur pour le standard FHIR. 

  • Grenoble : une Chaire e-santé et big data pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil

    La Fondation Université Grenoble Alpes inaugure le 11 février 2019 la Chaire de recherche « e-santé et données massives pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil », portée par le professeur Jean-Louis Pépin, directeur du laboratoire HP2 (université Grenoble Alpes/Inserm).

    Cette Chaire d’une durée de 4 ans vise, par une approche pluridisciplinaire et l’exploitation de données massives (big data), à analyser les trajectoires de santé de patients atteints de plusieurs maladies chroniques afin d’en identifier les déterminants, et notamment d’évaluer l’impact de facteurs cruciaux comme la situation socio-économique, l’environnement ou encore l’accès aux soins.
    Les travaux de la Chaire permettront de mieux connaître les trajectoires de santé de ces patients atteints d’au moins deux pathologies chroniques (multimorbidité), comme le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). 
    La transdisciplinarité des acteurs de la Chaire permettra d’apporter des informations essentielles pour mettre en place des actions préventives et thérapeutiques plus personnalisées et ainsi améliorer les parcours de soins.

    La chaire a obtenu un soutien financier de la MGEN et de Resmed.

  • La Mutalité propose de plafonner le prix des Ephad et un mode de financement privé de la dépendance

    Plafonner le prix des Ehpads et les facturer selon les revenus des résidents mais aussi mettre en place un mode de financement privé de la dépendance, telles sont les propositions clés de la Mutualité française pour ce début d’année, des recommandations émises par son président, Thierry Beaudet, dans le cadre d’une interview accordée au Parisien – Aujourd’hui en France et publiée le 11 février 2019.

    Thierry Beaudet indique par ailleurs que les organismes de complémentaires santé vont présenter le 14 février un accord sur la lisibilité des contrats afin de permettre aux usagers de comparer plus facilement les offres.

    Propositions clés de la Mutualité française

    Favoriser le maintien à domicile

    « Les mutuelles réfléchissent à une assurance dépendance généralisée et obligatoire, qui s’ajouterait au socle du financement public », explique Thierry Beaudet. Par exemple, à partir de 40 ans, une cotisation supplémentaire dédiée à la dépendance, de 10 à 15 euros par mois, pourrait être intégrée aux contrats d’assurance « responsables », qui représentent 96 % des contrats.

    Selon le président de la Mutualité française, cette cotisation permettrait d’apporter 500 euros par mois d’aide aux résidents en GIR 1 et GIR 2, soit les catégories de personnes les plus dépendantes.

    Réguler le reste à charge, de 2 000 euros en Ehpad en moyenne en France, contre 180 euros en Suède :

    • en faisant payer chacun en fonction de ses revenus, « comme pour les crèches ». Thierry Beaudet précise qu’il faudra pour cela bénéficier d’ »aides publiques pérennes » pour garantir l’équilibre financier des établissements ;
    • en fixant des tarifs plafond pour chaque service proposé par l’établissement. « Chaque résident conserverait bien sûr la liberté de choix », souligne le président.

    Comparaison des offres entre elles

    Le 14 février 2019, les organismes de complémentaires santé vont présenter un accord sur la lisibilité des contrats, dont la Mutualité française espère qu’il sera validé par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

    Pour permettre aux usagers de comparer les offres :

    • le texte dévoilera un tableau des garanties selon un rubriquage commun à toutes les complémentaires : soins de ville, dentaires, etc ;
    • en parallèle sera présenté en euros le montant pris en charge pour une quinzaine d’exemples significatifs : lunettes, prothèses, etc.

    Réduire le coûts des assurance en facilitant la résiliation : « une trappe à pauvreté »

    Thierry Beaudet émet par ailleurs quelques critiques quant à la volonté du gouvernement de réduire le coût des assurances santé en facilitant la résiliation des contrats. « Cela risque de créer des mutuelles à deux vitesses, estime-t-il. Celles, plus compétitives, dont bénéficieront les gens les plus mobiles, et celles de ceux qui ne savent pas faire, souvent les plus modestes, qui continueront eux à payer le prix fort. Ce projet est une trappe à pauvreté. »

    Les hausses des cotisations « suivent l’évolution de la consommation de soins »

    « Si on ne veut plus de hausses, qu’on cesse de nous transférer des charges »

    Interrogé par le Parisien – Aujourd’hui en France sur une éventuelle « flambée des tarifs » des cotisations, Thierry Beaudet note que pour 2019, la hausse des cotisations « n’est que de 1,8 % » en moyenne selon une étude menée par la Mutualité sur un échantillon représentatif de 14 millions d’adhérents aux mutuelles.

    « À quelques exceptions près qui concernent des contrats déficitaires, les hausses suivent l’évolution de la consommation de soins, qui augmente depuis trente ans, et pas seulement du fait du vieillissement, détaille-t-il. Entre 2006 et 2017, alors que nos remboursements ont progressé de 38 %, les cotisations ont augmenté de 40 %, soit 3 % par an. Sans compter le passage des taxes de 2,5 % à 13,27 %. La santé est plus taxée que le hamburger ! Si on ne veut plus de hausses, qu’on cesse de nous transférer des charges. »

    « Si aucune charge nouvelle n’est votée d’ici là, nous devrions pouvoir absorber son surcoût »

    « En 2020 entrera pleinement en application la réforme 100 % santé, qui laissera zéro reste à charge sur certains soins d’optique, dentaire et audioprothèse. C’est une bonne réforme, commente Thierry Beaudet. Si aucune charge nouvelle n’est votée d’ici là, nous devrions pouvoir absorber son surcoût (environ 250 millions d’euros par an). Mais si de nouvelles dépenses nous sont imposées, nous les répercuterons. Et nous n’éviterons pas la hausse « mécanique » habituelle de 2,5 à 3 %, puisque les dépenses de l’Assurance maladie, dont nous dépendons, vont encore progresser. »

  • Phase IV des pôles de compétitivité : 6 pôles de santé labellisés

    Après 14 ans d’activité des pôles de compétitivité au service de l’innovation et des PME, le Gouvernement a souhaité réaffirmer la pertinence du modèle et impulser une nouvelle dynamique à cette politique. Il a donc lancé un appel à candidature (AAC) en juillet 2018 en lien étroit avec les conseils régionaux pour désigner les pôles de compétitivité sur la période 2019–2022.

    Cet AAC avait pour finalité de sélectionner des pôles de compétitivité capables, en continuité avec les premières phases structurées autour des thématiques « l’usine à projets » et « l’usine à produits » afin de porter une ambition européenne pour cette phase IV.
    Il vise à faire émerger des écosystèmes plus forts, plus intégrés entre public et privé, permettant in fine à la France d’atteindre l’excellence dans des secteurs clés d’avenir et de se doter de filières économiques plus compétitives pour créer de la valeur et de l’emploi mais aussi porter les ambitions du pays.

    Les pôles santé labellisés pour 5 ans sont :
    • BioValley France ;
    • Eurobiomed ;
    • LyonBiopôle ;
    • Medicen ;
    • NSL (Nutrition santé longévité) ;
    • et pôle pour un an, prolongeable sous condition : Atlanpôle Biothérapies.

    À l’issue de cette procédure, le Premier ministre Édouard Philippe a décidé de suivre les recommandations du comité de sélection et de labelliser 56 pôles de compétitivité, dont 5 en santé.

    5 pôles santé sont labellisés pour 5 ans

    Les pôles santé labellisés pour 5 ans sont :

    • BioValley France ;
    • Eurobiomed ;
    • LyonBiopôle ;
    • Medicen ;
    • NSL ;
    • et pôle pour un an, prolongeable sous condition : Atlanpôle Biothérapies.

    Les pôles de compétitivité en santé rassemble près de 1 300 adhérents

    Les industries de santé sont parmi les secteurs les plus dynamiques et les plus innovants. Les pôles de compétitivité en santé français ont déjà souhaité se rassembler en juin 2018 pour témoigner ensemble de l’importance de cette filière, seconde en matière d’investissements R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*.

    Les pôles de compétitivité en santé sont des piliers de l’innovation, notamment parce qu’ils rassemblent tous les acteurs qui s’y consacrent au sein de leurs membres, soit près de 1 300 adhérents, dont au moins 1 000 PME, mais aussi des grandes entreprises, des académiques, des professionnels de santé (y compris des établissements) et les collectivités territoriales.

    Les pôles de santé ont soutenu des projets pour une valeur de près de 5 Mds €

    « Usines à projets » : les pôles de santé ont soutenu des projets pour une valeur de près de 5 milliards d’euros, impliquant plus de 1 000 adhérents et permettant la mise sur le marché de 400 produits ou services.

    Déjà très impliqués à l’international, les pôles de compétitivité en santé auront à répondre à l’engagement européen attendu en phase 4 pour contribuer non seulement à l’essor économique du pays mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur).

    56 pôles de compétitivité au total

    48 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée de 4 ans :

    • Aerospace Valley ;
    • Agri SOI ;
    • Alimentation Bien-être Naturalité (ABEN) ;
    • ALPHA-RLH ;
    • ASTech ;
    • Axelera ;
    • BioValley France ;
    • Cap Digital ;
    • Capénergies ;
    • CARA ;
    • CIMES ;
    • Cosmetic Valley ;
    • DERBI ;
    • EMC2 ;
    • EuraMaterials ;
    • Eurobiomed ;
    • Finance Innovation ;
    • Hippolia ;
    • IAR ;
    • iD4CAR ;
    • Images & Réseaux-TES ;
    • i-Trans ;
    • LyonBiopôle ;
    • Materalia ;
    • Medicen ;
    • Minalogic ;
    • Mov’eo ;
    • Nuclear Valley ;
    • NSL ;
    • Optitec ;
    • PEC ;
    • Plastipolis ;
    • PMBA ;
    • PMM ;
    • PMV ;
    • Pôle Avenia ;
    • Pôle de la filière de l’Eau ;
    • PVF ;
    • Qualitropic ;
    • S2E2 ;
    • SAFE ;
    • SCS ;
    • SYSTEMATIC ;
    • Techtera ;
    • Tenerrdis ;
    • Valorial ;
    • Vitagora ;
    • Xylofutur.

    8 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée d’un an, prolongeable à quatre ans sous certaines conditions :

    • Atlanpôle Biothérapies ;
    • Elastopôle ;
    • Microtechniques ;
    • NOV@LOG ;
    • PICOM ;
    • Team² ;
    • Aquimer ;
    • Fibres-Energivie.
  • TakeCareShow : l’humanisation du numérique et la numérisation au service du patient, le 04/04/2019

    La 2ème édition du TakeCareShow, journée nationale de la e-santé organisée par Innovhealth et Hélium, aura lieu le 4 avril 2019 au Centre des congrès de Reims. La thématique de cette année sera « l’humanisation du numérique et la numérisation au service du patient« .

    L’événement rassemblera différents acteurs de la e-santé, aussi bien des professionnels de santé, des chercheurs et des scientifiques, que des entrepreneurs, des investisseurs et des représentants politiques.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en ligne sur Eventbrite.fr.

    La blockchain 4.0, le big data et l’IA au programme

    Le programme détaillé sera révélé ultérieurement.

    Les porteurs de l’événement précisent néanmoins qu’un forum de la e-santé sera organisé autour des sujets suivants :

    • le passeport santé numérique : les citoyens au cœur ;
    • le patient acteur et maître de ses données médicales ;
    • la blockchain 4.0 nouvelle génération : Real-World Evidence ;
    • la téléconsultation embarquée et l’avenir de l’accès aux soins (smart telemedicine) ;
    • big data santé et intelligence artificielle collaborative : études en vie réelle.

    Il sera suivi d’une conférence en format keynote.

    La journée s’achèvera par un cocktail dînatoire pour permettre aux différents acteurs du secteur de la e-santé présents d’échanger.

    Contact

    • +33 (0)3 52 74 05 68
    • marketing@innovhealth.com
  • Innolab Elsan : une démarche d’open innovation pour co-construire avec les entrepreneurs (Live 2019)

    « Nous ne sommes pas là pour accompagner les start-ups mais pour mettre en place des projets avec elles, pour co-développer avec elles », souligne Ségolène Perin, directrice innovation d’Elsan, intervenue lors d’une table ronde organisée le 5 février 2019 dans le cadre du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab du groupe de cliniques français, par le biais duquel plus de 15 projets en partenariat ont été lancés depuis sa création fin 2015.

    Après les pitchs de trois entrepreneurs partenaires d’Elsan (Doctoconsult, Medusims et Sivan Innovation), qui ont présenté leurs solutions et abordé leur collaboration avec Innolab, des représentants de Bpifrance, de Docapost, de Domicalis et d’Elsan ont détaillé les modèles de collaboration mis en place avec les partenaires institutionnels du groupe. L’occasion d’évoquer les enjeux de l’accompagnement des start-ups dans le secteur de la santé ainsi que les réussites, tel que l’assistant Adel lancé au CES 2019 par Elsan et Docapost, et les difficultés rencontrées par les différents intervenants.

    E-santé : prendre en considération le temps d’adoption des nouveaux usages

    « La santé numérique a une valeur médicale. Avec le fonds Patient autonome (doté de 50 millions d’euros), nous cherchons à soutenir des start-ups françaises dans ce secteur dont les solutions ont un impact sur les coûts de santé », explique Chahra Louafi, directrice du fonds lancé fin 2017 par Bpifrance, partenaire d’Elsan.

    L’objectif de ce fonds est de « détecter des nouveaux usages et d’accompagner leur lancement rapide et pérenne sur leur marché, après un travail de structuration efficace », précise-t-elle sur la page de présentation de l’initiative, accessible sur le site de Bpifrance.

    « Nous ne maîtrisons pas totalement le secteur du digital car il s’agit d’un nouveau marché » (Ch. Louafi, Bpifrance)

    Chahra Louafi reconnaît par ailleurs qu’une émergence sur le marché de la e-santé n’est pas forcément évidente. « Nous ne maîtrisons pas totalement le secteur du digital car il s’agit d’un nouveau marché », note-t-elle, ajoutant qu’il faut prendre en considération dans le processus de déploiement d’une solution le temps d’adoption de ces nouvelles technologies, dont l’usage est encore limitée dans le monde de la santé.

    Une démarche d’open innovation

    Frédéric Savino, directeur des nouvelles technologies de l’éditeur de logiciels médicaux Domicalis, acquiesce. « Le temps d’adoption et de transformation est très important mais l’écosystème actuel a permis un développement active de notre société », nuance-t-il, évoquant les bénéfices apportés par l’alliance de Domicalis avec Elsan, Vivalto santé et le prestataire de santé à domicile Domco-Homeperf, une « démarche d’open innovation » qu’il estime stimulante.

    Rebondissant sur les propos de Frédéric Savino, Ségolène Perin précise qu’Elsan a une « grosse responsabilité » en tant que co-créateur de projets novateurs. « Nous sommes le dernier chaînon avant les patients, rappelle-t-elle. Il y a bien sûr des réussites mais nous rencontrons aussi des difficultés pour mettre en place certaines solutions. »

    La directrice innovation d’Elsan a par ailleurs expliqué que le groupe ne disposait pas d’un modèle précis de partenariat. « Nous n’avons pas de démarches spécifiques, chaque partenaires est unique, nous bâtissons sur mesure nos collaborations. »

    « Il n’y a pas que les start-ups qui innovent » (David de Amorim, Docapost)

    Au début du mois de février, Elsan et Docapost ont présenté Adel (acronyme d’Assistant digital Elsan) à l’occasion du CES 2019. Cette application mobile, qui propose au patient un accompagnement personnalisé au quotidien tout au long de sons parcours de soins, a permis aux deux groupes de décrocher le titre de 2ième influenceur mondial au CES, « devant Google et juste derrière Intel », révèle David de Amorim, directeur innovation à Docapost.

    Les deux entreprises ont noué un partenariat national stratégique au premier semestre 2018 afin d’accélérer le déploiement de la e-santé en France dans les territoires. La sortie d’Adel en est une des concrétisations.

    Elsan et Docapost conjuguent leurs ambitions pour « accélérer le développement de la e-santé en France »

    « [Cette alliance] avec Elsan est née autour d’une idée très simple : il n’y a pas que les start-ups qui innovent, commente David de Amorim. Il est impossible au XXIe siècle d’imaginer être un acteur qui résiste dans cet écosystème si on ne devient pas une entreprise numérique et largement innovante. C’est un peu le challenge qui nous a rassemblé avec Elsan. »

    Le responsable ajoute que l’idée est de conjuguer les ambitions des deux groupes, d’une ampleur respective importante, « pour accélérer le développement de la e-santé en France, créer des infrastructures, des autoroutes numériques qui vont permettre de déployer des innovations. C’est ce que nous avons fait avec Elsan dans le cadre du programme Adel : pour la première fois, un projet signifiant en e-santé va être développé au niveau national ».

    David de Amorim explique que le secteur de la santé est au cœur de la stratégie de développement de La Poste. « Le groupe a décidé d’y aller à fond dans une logique de partenariats industriels. Cela signifie que nous prenons aussi notre part de risque. Nous avancons en apprenant au jour le jour, en co-construisant avec nos partenaires. Quand ce genre de projets fonctionne, nous aboutissons à des réussites comme Adel. »

  • Un consortium public-privé mené par Sanofi pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque via l’IA

    Un consortium public-privé, baptisé « Pacific », vient d’être créé pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP). Il regroupe 2 industriels, Sanofi, leader du projet, et Servier, 2 partenaires publics, l’AP-HP et l’Inserm, et 4 start-ups, BioSerenity, Casis, Fealinx et Firalis. Ces dernières développeront des technologies et logiciels innovants de mesure et d’analyse de données biologiques, hémodynamiques, d’imagerie et d’aide au diagnostic.

    Le partenariat vise à mieux comprendre l’hétérogénéité des profils de patients, de les stratifier dans des sous-groupes plus homogènes, le tout par l’intermédiaire de technologies basées sur l’intelligence artificielle (IA) afin de permettre une analyse approfondie des données, ont précisé les membres du projet fin janvier 2019.

    Le but de ce consortium est de mettre au point un algorithme de diagnostique spécifique de l’ICFEP, de développer de nouveaux médicaments et de réorienter des médicaments déjà existants vers des sous-populations susceptibles d’en bénéficier, a indiqué le Dr Benoît Tyl, directeur de la recherche translationnelle et clinique cardiovasculaire à Servier, lors d’une conférence de presse

    Ce projet de 14 millions d’euros est financé à 50 % par le programme d’investissements d’avenir (PIA), qui est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et opéré par Bpifrance. Le reste des fonds est apporté par les start-ups et les laboratoires.

    Après deux ans de discussions pour constituer le consortium, un accord a été récemment signé. Les porteur de l’initiative estiment qu’il faut compter encore six mois pour organiser, structurer les procédures et former les équipes, avant de recruter des patients pour mener une étude clinique prospective.

    ICFEP : une maladie mal connue pendant des années

    L’initiative est née d’un constat : aucun traitement n’est vraiment efficace contre l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP) et entre 8 milliards et 10 milliards d’euros ont été investis par l’industrie pharmaceutique dans des essais cliniques non concluants.

    « Notre R&D est bloquée. Nous avons besoin de mieux comprendre la maladie pour mieux la traiter », a expliqué le Dr Benoît Tyl.

    Des patients aux profils variés

    Cela s’explique notamment par le fait que, pendant plusieurs années, les experts pensaient que l’insuffisance cardiaque était une seule et même maladie, alors qu’elle est en réalité plurielle et touche des patients avec des profils phénotypiques et des comorbidités divers (âge, diabète et obésité, troubles rénaux, etc.).

    Le consortium va mettre en place une étude clinique prospective

    Les travaux présentés seront menés dans un premier temps à partir des registres de l’AP-HP pour identifier des patients qui seront ensuite inclus dans une étude clinique prospective permettant de collecter des données physiopathologiques lors d’une journée d’hospitalisation.

    5 hôpitaux de l’AP-HP participent, 500 patients seront recrutés

    L’étude, dont le promoteur sera l’AP-HP, sera réalisée dans cinq établissements parisiens du CHU francilien, soit au sein de l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, Paris), de Henri Mondor (Créteil), de Bichat, de Lariboisière et de la Pitié Salpêtrière (Paris). Ils recruteront « 500 patients qui seront inclus dans l’étude clinique et bénéficieront chacun d’une journée de bilan complet à l’hôpital et d’un suivi », précise dans le communiqué de présentation du projet le Pr Jean-Sébastien Hulot, cardiologue pharmacologue et professeur à l’AP-HP (Hôpital Européen Georges Pompidou), qui coordonne le projet.

    Au cours de l’étude seront effectués :

    • une analyse d’imagerie cardiovasculaire, avec la technologie de Casis : développement de logiciels de scanner et d’IRM spécifiques de l’ICFEP, basés sur le deep learning (apprentissage profond) ;
    • une mesure des marqueurs sanguins et urinaires des patients, avec la technologie de Firalis : développement d’un test de diagnostic innovant, CardioPanel, basé sur des marqueurs circulants ;
    • pour la première fois, une mesure de la rigidité du muscle cardiaque, grâce à un appareil encore en cours de développement au sein de l’Inserm.
    • Les patients seront ensuite suivis à domicile via un t-shirt connecté conçu par Bioserenity, intégrant des capteurs de mesure continue de paramètres physiologiques spécifiques à l’ICFEP pour permettre un suivi en vie réelle.
    • L’algorithme de diagnostic par machine learning (apprentissage automatique) sera, lui, élaboré par Fealinx à partir de données collectées.

    Selon le directeur général de Bioserenity, environ 1 pétaoctect (1 million de milliards d’octets) de données « ultra-qualifiées » sur l’ICFEP seront générées.

    Une start-up sera créée pour accompagner le développement de l’appareil de mesure

    Par le biais de ce projet, d’une durée estimé de 5 ans, les 4 start-ups vont avoir la possibilité de développer de nouveaux produits et de les commercialiser.

    En ce qui concerne l’algorithme, il sera breveté pour être internationalisé, avec un accès payant par l’intermédiaire des licences.

    De plus, une start-up sera créée pour accompagner le développement et la commercialisation de l’appareil de mesure de la rigidité du muscle cardiaque de l’Inserm.

  • HIMSS19 : value based health care et santé populationnelle, thématiques phares (11-15/02/19 – USA)

    Le Congrès HIMSS – Healthcare Information and Management Systems Society – 2019 aura lieu à Orlando (Floride) du 11 au 15 février 2019. Accueillant plus de 1 200 exposants et 40 000 visiteurs, cet événement est l’une des rencontres majeures de la e-santé organisé annuellement outre-Atlantique.

    Une vingtaine de thème sont à l’agenda du programme cette année. Parmi les thématiques plébiscitées, la valeur en santé (value based health care), la transformation des systèmes de santé et les phénomènes de ruptures occupent une place de choix dans le programme de l’évènement.

    H&TI sera présent  à Orlando et rendra compte en direct des temps forts du Congrès et organisera un webinar le 26 février pour vous présenter les grandes tendances de la santé numérique de demain.

    Le programme détaillé de l’événement, accessible en ligne, ménage cette année encore une place de choix à la gestion populationnelle en santé (ou Population Health Management) et à la valeur en santé (ou value based health care).

    Structuré autour d’une vingtaine de thématiques , le salon ouvrira son édition 2019 autour de la question de la relation avec le patient et l’impact de son évolution sur le système de santé ?(« Is Consumer-Directed Exchange Disrupting the Healthcare Marketplace?« )

    Le programme de conférences sera l’occasion de partager les retours d’expériences de nombreuses organisations de santé ainsi que d’écouter la vision des experts technologiques sur des sujets tels que l’intelligence artificielle (IA) ou la blockchain. 

    Liste des thématiques 2019 :

    • Clinical Informatics & Clinical Engagement
    • Clinicially Integrated Supply Chain
    • Consumer, Patient Engagement & Digital Connected Health
    • Consumerization of Health
    • Culture of Care & Care Coordination
    • Cybersecurity, Privacy & Security
    • Data Science/Analytics/Clinical & Business Intelligence
    • Disruptive Care Models
    • Grand Societal Challenges
    • Health Informatics Education, Career/Workforce Development
    • Health Information Exchange, Interoperability, Data Integration
    • Healthcare Applications & Technologies Enabling Care Delivery
    • Improving Quality Outcomes Through Health Information & Technology
    • Innovation, Entrepreneurship & Venture Investment
    • Leadership, Governance & Strategic Planning
    • Population Health Management & Public Health
    • Process Improvement, Workflow & Change Management
    • Public Policy, Reporting & Risk Management
    • Safe Information & Technology Practices for Patient Care
    • Social, Psychosocial & Behavioral Determinants of Health
    • Telehealth
    • User Experience (UX), Usability & User Centered Design

    H&TI participera au Congrès HIMSS 2019 et rendra compte en direct des tendances marquantes de l’événement.

  • H&T SUMMIT 2018: accelerating the pace of health system transformation

    According to Francesca Colombo, Head of the OECD Health Division, accelerating the pace of health system transformation is a « complex problem« , saying that « the challenge is not just to optimize clinical care but also to take into consideration disease surveillance, research, system matching and waste reduction.  » The expert spoke at « Accelerating the Process of Health System Transformation  » roundtable  during the Health & Tech for people event, which was organized at Paris, December 18, 2018 by Care Insight on the theme « value-based health care » (VBHC).

    In total, five international interlocutors expressed themselves on the subject, highlighting the following 4 topics, at the center of the issues related to the acceleration of the transformation of the system:
    • governance and confidentiality of data ;
    • interoperability ;
    • the shift from a hospital-centric to a patient-centric system ;
    • health professionals cultural change.

    The discussions were moderated by Vanessa Candeias, Head, Shaping the Future of Health and Healthcare, Member of the Executive Committee, World Economic Forum.

    Data governance rights and privacy (F. Colombo)

    The first step in speeding up the transformation process is to focus on governance and data confidentiality, said Francesca Colombo, Head of the OECD Health Division, who has a deep experience comparing the systems in different countries.

    She said there is still a lot of work to do to reach this standard of privacy.

    The expert recommends dealing with the data on both issues: privacy and data governance rights.

    Interoperability for better performance

    To accelerate the pace of health system transformation, Francesca Colombo also believes that interoperability between systems and hospitals is a fundamental technological improvement.

    She took examples of hospitals which face a lack of communication between one another and practical barriers to share experience on patients. Interoperability should allow to reach this potential value from the data by having a better conversation, a stimulating communication with different stakeholders, said Francesca Colombo.

    Having good standards to have the same terminology and data collection (Mr. Lamiaux)

    And for that, having good standards is necessary to have the same terminology and data collection. Matthieu Lamiaux, Senior Partner & Managing Director, Boston Consulting Group (France), also insisted on having platforms which should have the same semantic when they want to compare the data. « Wires and pipes should be connected » as a single base to measure outcomes, he explained. He illustrated this point with the example of France where data is fragmented so it is difficult to compare data from hospitals and city providers.

    He added, moreover, that EMR should circulate more easily between different Healthcare professionals.

    Matthieu Lamiaux proposes a roadmap

    « The more data you get, the better you measure outcomes, » said Matthieu Lamiaux. He pointed out the example of rare diseases which health professionals get so few data about that they require to have a global scale to compare.

    « How how to collect the data, how to optimize and store them? », asked the expert. Looking at the increase of the players such as IBM, Google or Apple, there are many solutions and we have the complexity in mind and at the same time the innovation on AI, blockchain ».

    He proposes to have a road map to:

    • « have a global vision and keep the key principle as patient centric: there are numerous initiatives and we should match them;
    • collect all these decisions, define them, spot the data you want, with the same language and the same standards;
    • collect use cases which are very important for primary uses, secondary uses. For primary uses, physicians can make the decision that is right for the patient. For secondary uses, extracting a large amount of data from a large group of patients allows to have learning. »

    New processes to shift from hospital-centric to patient-centric

    Every panelist agrees that to shift from a paradigm to another, everybody needs to be at the table. But what is the recipe?

    Anne-Sophie Viard, Government Affairs and Policy Manager, Novo Nordisk (Canada), said that her company « is also working on implementing Value-based healthcare, » adding this is not « a priority but a shared sensibility to be part of the change. »

    « By allowing the manufacturers to deliver outcomes, this allows us to be collectively with the other stakeholders of the HC system and improve it, » she said. « All the actors will find a fulfilment of his own interest. »

    And she added that « by really combining the outcomes, for payers, it will create a positive competition mindset, and lead the industry to make research in the good direction. » In her view, it will help to have a systemic approach to reinvest in innovation. And for patients and providers, it will empower them to make the right decision for the treatment of the patients, she said.

    « By working together, you can raise more budget and also reduce costs and the healthcare burden » but it needs to be implemented step by step, says Henk Veeze, Chairman of the Board & coFounder of Diabeter (Netherlands).

    A good infrastructure to better measure potential drugs side effects (AS, Viard)

    Anne-Sophie Viard also pointed out that a good infrastructure of data on a value-based healthcare system will allow outcomes in real life. This would avoid major drugs crisis, known in the past, in France and in the US. In other words, it means that evaluating drugs in real conditions allows to measure their potential side effects.

    Discussions are not only about costs but also about business strategy (V. Candeias)

    Vanessa Candeias, concludes by saying that these discussions are not only about costs and technique but also about business strategy.

    According to her, the more viable business strategy is for companies in this place, the more scale we will be able to bring this effort collectively. « Processes have to be aligned with the business objectives to accelerate the transition and leapfrog the system, » she said.

    Cultural change and incentives

    To tackle interoperability, AI, new processes and to be outcome-orientated, a deep cultural change is required. Joshua Tepper, President and Chief Executive Officer of Health Quality Ontario, who has a deep experience in managing hospitals says that it is an ongoing process.

    The culture of change also means the culture of transparency. Matthieu Lamiaux emphasized that transparency is linked to reputation. The more transparent a structure is, the better its reputation becomes. « Thanks to outcomes based on big data, what is interesting is to compare the evolution disease after disease, year after year, based on real facts, » he said. « And it nourishes transparency and reputation. This is a virtuous circle. »

    In addition, Henk Veeze said that regarding data, we must add “context data otherwise people will think it is meaningless.” In his view, it will allow the healthcare providers to have the full picture of each patient and, thanks to AI and machine learning, deliver the right treatment.

    But how can we encourage the culture of change? What could motivate healthcare professionals to change their behaviors?

    Francesca Columbo, who admitted that getting incentives is difficult, analyses that in traditional models, salary was raised as a motivation. But she says that we did not get the results we wanted.

    Experimentation in France and other countries has been conducted about new mechanisms with population based, pay for performance, package payment and the conclusion is that it leads to reporting.

    And by this, “another idea is to change what we measure; so, step by step, behaviors will change. healthcare professionals adapt to the incentives and change their behaviors to make sure they will maximize their refunds so, keep on changing what we measure and what we base their incentives on, they will adapt, and they will start to have behaviors that might be what you want in the short term and in the longer term”. She concluded that “it is a continuing adaptation”.