Mutuelles

  • Bretagne Télécom est certifié hébergeur de données de santé (HDS)

    Bretagne Télécom, opérateur cloud privé, est certifié depuis février 2019 hébergeur de données de santé (HDS) sur tous les périmètres « hébergeur d’infrastructure » et « hébergeur infogéreur ». Cette décision fait suite à un audit documentaire et à un audit sur site réalisés par Bureau Veritas.

    « Cette certification permet de répondre à une demande croissante de nos clients et du marché de la santé numérique, en pleine expansion avec une estimation de plus de 400 milliards de dollars (environ 356 Mds €) à horizon 2022 », déclare dans un communiqué publié le 7 mars Réda Belouizdad, directeur marketing et communication de Bretagne Télécom.

    La procédure d’agrément HDS a été mise en place pour garantir un haut niveau de sécurité pour ces données sensibles ainsi qu’une très bonne maîtrise des incidents. En 2018, elle a évolué pour devenir la certification « hébergement de données de santé » dans l’optique de renforcer la protection des data. L’un des aspects législatifs de cette évolution est la prise en compte de normes internationales, notamment le référentiel ISO 27001. Le certificat est délivré pour 3 ans par l’organisme certificateur et un audit de surveillance est réalisé chaque année.

    Bretagne Télécom, opérateur de services cloud basé à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), indique accompagner actuellement quelque 3 000 entreprises dans l’externalisation de leur système d’information.

  • Amazon lance la co-entreprise Haven Care pour améliorer qualité et coût des soins par la technologie

    Haven Care : c’est le nom de la co-entreprise lancée par Amazon pour améliorer la qualité de soins aux États-Unis et lutter contre la hausse de leur coût, en partenariat avec le fonds d’investissement Berkshire Hathaway de Warren Buffet et la banque JP Morgan. Cette dénomination a été rendue publique le 6 mars 2019, alors que l’annonce du projet datait du mois de janvier 2018.

    Cette organisation à but non lucratif prévoit de se concentrer « sur l’exploitation de la puissance des données et de la technologie » pour créer « une meilleure expérience patient et un meilleur système », indique-t-elle sur son nouveau site internet.

    Le patron de Haven Care, Atul Gawande, professeur de chirurgie à Harvard, est aussi le fondateur du programme de recherche Ariadne Labs, spécialiste de l’innovation en santé : il a notamment lancé un outil en ligne servant à construire des checklists de crise pour les salles d’opération.

    Le directeur technique de Haven Care, Serkan Kutan, nommé en janvier 2019, a été trois ans directeur technique de Zocdoc : cette plateforme de prise de rendez-vous médicaux en ligne, cofinancée par Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, propose un service gratuit en fonction du lieu de résidence et de la mutuelle du patient. Serkan Kutan a également été architecte de la plateforme de e-commerce d’Amazon.

  • ICT4Silver Final : aider les entreprises à intégrer le marché de la silver éco (14/03/19, Bruxelles)

    Comment aider les entreprises de tous les secteurs industriels concernés par la silver économie pour que l’ensemble des parties prenantes de l’écosystème soient gagnantes et que ce marché prenne son envol ? Telle est la question centrale autour de laquelle tournera le ICT4Silver Final Event, qui se tiendra à Bruxelles le 14 mars 2019 à partir de 17h.

    L’événement est organisé par le consortium du projet ICT4Silver, qui vise à promouvoir au sein des pays du sud-ouest européen (Sudoe) :
    • des réponses adaptées en matière de santé et de maintien à domicile des personnes âgées ;
    • l’accès des entreprises aux opportunités de marché de la silver économie.
    L’initiative est centrée sur la zone territoriale Sudoe parce que cette dernière aura la population la plus âgée en Europe en 2050.

    Les inscriptions à cette soirée doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne accessible via ce lien.

    L’un des objectifs du projet étant de développer les technologies numériques pour mieux répondre aux besoins du marché, l’Ugecam, le CHU de Bordeaux et le bailleur social Logévie ont par ailleurs témoigné fin janvier, à l’occasion d’un TIC santé meeting, sur leur participation aux tests de e-solutions à destination des personnes âgées.

    Programme

    16h30 Accueil

    17h00 Keynote : Quelles sont les difficultés rencontrées par les PME pour entrer sur le marché de la silver économie ?

    • Par Liliana Ferreira, dirigeante de Fraunhofer Aicos (Portugal).

    17h30 : Quels outils de développement économique sont développés et testés en Europe ?

    • Étude d’utilisation en tant qu’outil permettant aux PME d’avoir un accès plus rapide au marché, par le projet ICT4SILVER
    • Accélérateur silver économie « AgeTech accelerator » comme outil pour développer l’activité des entreprises, par Joseph Pucek, Clubster Santé (réseau des entreprises de santé des Hauts-de-France), responsable du projet Seas2grow (France).

    18: 00 Quels cadres d’intervention sont disponibles pour soutenir sa PME ?

    • L’opportunité d’une alliance Cluster et Living Lab à travers l’Europe, par le projet ICT4SILVER
    • La vision de la Commission européenne sur cette problématique (à confirmer)

    18h30 Conclusion

    • Antonio Remartinez, consultant pour le secteur du vieillissement et de la santé ;
    • Eurico Neves, expert en innovation – évaluateurs d’ICT4SILVER.

    Cocktail dînatoire pour discuter des possibilités de collaboration

    ICT4Silver : l’Ugecam, le CHU de Bordeaux et Logévie testent des e-solutions

    L’Ugecam, le CHU de Bordeaux et Logévie ont témoigné de leur participation aux tests de solutions numériques à l’occasion du TIC santé meeting, qui a été organisé fin janvier 2019 autour de l’usage des e-technologies auprès de personnes âgées.

    Cet événement s’est tenu dans le cadre de la fin du projet européen ICT4Silver. Il était piloté par le cluster TIC Santé et l’Agence de développement et d’innovation de la Nouvelle-Aquitaine, en collaboration avec des partenaires espagnols et portugais.

    • L’Ugecam a essayé Physiosensing, une plateforme portable de balance et de pression équipée d’une technologie de feedback visuel. Par le biais d’exercices d’entraînement fondés sur la stabilité et la correction de la posture, la solution permet de travailler la réhabilitation physique, d’évaluer et de réduire les troubles de l’équilibre.

    Les tests ont été menés sur les patients faisant partie du programme d’ETP chute, qui s’adresse aux personnes âgées chutant régulièrement ou présentant un risque de chute, et ceux atteints d’obésité ou de troubles addictifs avec des problèmes d’équilibres.

    • Le CHU de Bordeaux a, lui, testé le questionnaire E2CMI de manière numérique, ce qui permet aux personnes âgées et aux soignants de faciliter la réalisation de ce test visant à améliorer le service rendu aux usagers.
    • Le bailleur social Logevie a quant à lui apprivoisé l’oreiller sonore New’ee de la société Life Design Sonore, basée à Limoges. Il s’agit d’un objet connecté qui permet d’adapter l’environnement sonore des salles collectives de façon personnalisée auprès de chaque personne.

    L’objectif de l’initiative était de tester des solutions numériques à destination des séniors en France, en Espagne et au Portugal pour identifier les différences entre les marchés.

  • Medinfo 2019 : 17e congrès mondial sur l’informatique médicale (26-30/08/2019, Lyon)

    L’Association française d’informatique médicale (AIM) organise à Lyon du 26 au 30 août 2019 le 17e Congrès mondial d’informatique médicale (Medinfo).

    « Pour la première fois, l’événement aura lieu en France », indique le président de l’AIM, Philippe Cinquin, président exécutif adjoint du comité d’organisation Medinfo 2019. L’événement est organisé en partenariat notamment avec l’éditeur Elsevier et IBM, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’université Grenoble Alpes.

    Les inscriptions à l’événement peuvent être réalisées sur Medinfo-lyon.org jusqu’au 17 août 2019 et jusqu’au 7 mai pour profiter des meilleurs tarifs.

    Un appel à contribution est lancé sur 4 thèmes principaux:
    • interprétation des données sanitaires et biomédicales : big data, apprentissage automatique, traitement du langage naturel, intelligence artificielle… ;
    • soutien à la prestation de soins : dossiers de santé électroniques, télémédecine et télésanté, robotique médicale, sécurité et sûreté des systèmes d’information médicaux et de santé… ;
    • médecine de précision et santé publique : thérapie individualisée, génomique, biosurveillance, gestion des catastrophes… ;
    • l’élément humain en informatique médicale : interfaces homme-machine, serious games, réseaux sociaux et applications mobiles, enjeux légaux éthiques et réglementaires…

    L’AIM affirme avoir déjà reçu plus de 1 200 soumissions, « un record » indique-t-elle.

    Programme

  • Journées des adhérents du SIB : l’apport du numérique au secteur de la santé, les 4-5/04/2019

    Le groupement d’intérêt public (GIP) Santé informatique Bretagne (SIB) organise la 9ème édition des Journées des adhérents du SIB les 4 et 5 avril 2019 à Deauville avec pour thématique centrale l’apport du numérique en termes d’efficience au secteur de la santé et plus généralement au secteur public.

    L’événement sera rythmé par 2 conférences plénières, environ 25 ateliers et 10 démonstrations qui présenteront les projets marquants des adhérents et des partenaires du GIP. Un espace d’exposition sera également déployé avec des équipes rennaises et lilloises (e-SIS) ainsi que les partenaires publics et privés du SIB.

    Les inscriptions, nominatives, sont réservées aux adhérents et aux clients du SIB. Elles doivent être réalisées en remplissant le formulaire en ligne accessible sur Journees.sib.fr le 22 mars 2019 au plus tard.

    Jeudi 4 avril 2019

    À partir de 8h30

    • Accueil des participants
    • Visite de stands

    9h30-10h00 Ouverture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

    10h00-11h45 Conférence-plénière : le numérique, l’efficience et le rapport au temps

    • Daniel SIBONY, philosophe, écrivain et psychanalyste français

    11h45-12h30

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h50 Ateliers

    • Découvrez le dossier patient Sillage Ehpad
    • Comment optimiser le contrôle mensuel de la paie de votre établissement ?
    • Nouveal e-santé : intégrer un outil de suivi digital dans la prise en charge des patients en ambulatoire

    15h00-15h50 Ateliers

    • La datavisualisation intégrée à nos produits (Sillage, Magellan)
    • Watch4u, le portail de supervision Saas de votre infrastructure
    • Télé AVC  : accélérer la prise en charge d’urgences critiques en service d’urgences hospitalières
    • Comment prioriser et sécuriser l’analyse des ordonnances réalisée par les pharmaciens avec Sillage et Vira (Vidal) ?

    15h50-16h40 Pause

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    16h40-17h30 Ateliers

    • Infogérance et exploitation du dossier patient informatisé Sillage
    • La dématérialisation du dossier patient : de la production de l’information à l’archivage à valeur probatoire
    • La nouvelle offre e-learning Sillage
    • À la recherche de l’efficience : le TMCD, nouvel outil du contrôle de gestion hospitalier Mipih

    17h30-18h00

    • Visite des stands
    • Démonstrations flash

    À partir de 19h30 Soirée de gala

    Vendredi 5 avril 2019

    9h00-10h00

    • Accueil des participants
    • Visite de stands
    • Démonstrations flash

    10h00-11h15 Conférence-plénière : le numérique, un vecteur d’efficience du service public ?

    • Intervenant à confirmer

    11h30-12h20 Ateliers

    • eDen et Sillage Multi-EJ, une démarche de collaboration dans les territoires
    • La conciliation pharmaceutique pour votre établissement avec Sillage et Hospiville (MaPui)
    • L’offre d’hébergement du SIB
    • École des hautes études en santé publique (EHESP) – la promotion Camille Claudel

    12h30-14h00 Déjeuner

    14h00-14h40

    • Démonstrations planifiées
    • Démonstrations flash

    14h40-15h30 Ateliers

    • Les tableaux de bord de vos services hébergés au SIB
    • La télé-consultation de territoire entre l’hôpital et les structures médico-sociales
    • Retour d’expérience sur la mise en œuvre du dossier patient Sillage dans le Groupement hospitalier de territoire (GHT) des Yvelines Nord
    • Partenaire

    15h40-16h30 Ateliers

    • Mise en œuvre de la dématérialisation du dossier agent jusqu’à l’autorisation de suppression des originaux papier au CH de Tourcoing
    • Sillage Biométrie : les données biomédicales de vos patients dans votre dossier patient informatisé
    • Protection des données et RGPD : comment faire ?
    • Partenaire

    16h30-17h00 Clôture des 9èmes Journées des Adhérents du SIB

  • Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

    Le Rare Genomics Institute, un organisme à but non lucratif américain fournissant un soutien aux patients atteints de maladies rares non diagnostiquées, est désormais en mesure de diagnostiquer plus facilement un patient jusqu’ici non diagnostiqué grâce au moteur de recherche génomique Mastermind, un outil d’aide à la décision clinique développé par Genomenon, une société centré sur la génomique et les big data.

    Cette dernière utilise l’intelligence artificielle (IA) pour relier les mutations génétiques enfouies dans 30 millions de publications de recherche médicale aux données des patients obtenues à partir du séquençage génétique, explique l’institut américain, qui a annoncé ce partenariat à l’occasion de la Journée des maladies rares, le 28 février 2019.

    Grâce à une technologie qui n’était pas disponible il y a quelques années, Genomenon met la recherche sur plus de 4,1 millions de variantes génomiques à la portée des scientifiques afin de renforcer les chances de fournir aux patients un diagnostic complet.

    Un patient récemment diagnostiqué grâce à un document retrouvé via Mastermind

    Dans un cas récent, un exome entier a été séquencé et analysé par un grand laboratoire de génétique dans le cadre d’un processus de diagnostic.

    Ce dernier n’a pas été en mesure de détecter des mutations génétiques cliniquement pertinentes susceptibles de fournir un diagnostic, explique le Rare Genomics Institute dans un communiqué, indiquant que c’est à ce moment qu’il est intervenu.

    Un seul cas similaire existait dans l’ensemble des historiques médicaux enregistrés

    Le Dr Lipika Ray, une généticienne en informatique de l’équipe des services de recherche pour les patients, a réanalysé l’ADN du patient en effectuant une recherche dans le moteur Mastermind. Par son intermédiaire, elle a trouvé un seul rapport de recherche dans la littérature scientifique correspondant aux données ADN du patient. Le patient retrouvé dans sa recherche présentait des symptômes similaires à ceux du patient en train d’être analysé. De par ce constat, le Dr. Lipika Ray a recommandé de réexaminer la personne en question en fonction du diagnostic établi retrouvé dans la littérature scientifique.

    « Sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient »

    « Je peux affirmer avec certitude que sans les résultats obtenus par Genomenon, je n’aurais pas pu diagnostiquer ce patient », a déclaré le Dr Lipika Ray. Parfois, il n’y a qu’un seul document issu de la recherche scientifique qui peut associer l’ADN d’un patient à un diagnostic. Effectuer des recherches dans des millions de documents pour trouver la mutation génétique d’[une personne] peut être semblable au fait d’essayer de trouver une aiguille dans une botte de foin. Grâce aux techniques d’IA avancées utilisées par Genomenon, l’aiguille peut apparaître directement. »

    « Cette affaire est l’exemple parfait des opportunités innovantes que nous essayons d’offrir aux patients atteints de maladies rares qui se battent depuis si longtemps sans réponse », a déclaré de son côté Romina Ortiz, directrice de l’exploitation à Rare Genomics.

    Un autre partenariat annoncé avec un laboratoire de diagnostic

    Le Rare Genomics Institute a par ailleurs annoncé fin février un partenariat avec Dante Labs, un laboratoire de diagnostic basé en Italie et aux États-Unis, pour assurer le séquençage du génome entier des patients atteints de maladies rares enfants et adultes dans le monde entier.

  • Technologies médicales : « La France a une carte à jouer » (Bertin Nahum, Quantum Surgical)

    « Il y a encore des progrès à faire en France en ce qui concerne l’accompagnement des sociétés plus matures » dans le secteur des technologies médicales, estime Bertin Nahum, P.-D.G. de la société de dispositifs médicaux Quantum Surgical et ancien dirigeant de Medtech, une entreprise rachetée en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet.

    L’homme d’affaires partage avec Health & Tech Intelligence les ambitions de sa nouvelle société, qui développe une plateforme robotique afin de démocratiser les traitements mini-invasifs du cancer du foie, ainsi que son opinion du marché des technologies médicales. S’il reconnaît que « la France a une carte à jouer » dans le secteur et que des avancées ont été observées ces derniers temps en matière de soutien aux start-ups naissantes, il estime néanmoins que des efforts restent à accomplir en ce qui concerne le financement des sociétés dont le degré de maturité est plus avancé.

    Quantum Surgical cherche à lever 50 millions de dollars US d’ici 2020

    Quantum Surgical vise à démocratiser la chirurgie mini-invasive pour le traitement du cancer du foie à travers le développement d’une plateforme robotique. Pourquoi avoir choisi ce secteur précis ?

    Bertin Nahum : Cette méthode est une quatrième voie proposée aux côtés de la chimiothérapie, de la radiothérapie et de la chirurgie classique, encore insuffisamment disponible. Notre mission est de développer des solutions qui permettent de bénéficier de techniques de pointe, par le biais de la robotique, de l’intelligence artificielle et du traitement d’images.

    En juin 2018, votre entreprise a obtenu un premier financement de 6 millions d’euros auprès d’Ally Bridge Group. Une deuxième tranche de 4 millions suivra pour une levée de fonds globales d’environ 50 millions de dollars US (environ 42,8 M€), qui devrait être débloquée d’ici à deux ans.

    Ally Bridge a l’intention de financer la totalité de la levée de fonds mais nous n’excluons pas de recueillir davantage avec d’autres investisseurs.

    Pourquoi avoir tenu à rester à Montpellier, où les locaux de Quantum Surgical ont été inaugurés en avril 2018 ?

    Je tenais à ce que la société soit basée à Montpellier parce qu’il y a un bel écosystème numérique et que nous y avons déjà connu un beau succès (avec Medtech). Nous disposons dans cette ville de tous les atouts pour réussir.

    « Ce n’est pas mon inspiration de travailler dans un grand groupe »

    Vous avez déclaré ne pas regretter le rachat de Medtech en 2016 par le groupe américain Zimmer Biomet. Cette nouvelle aventure avec Quantum, si elle s’avère être un succès, ne serait-elle pas cependant une revanche sur cet épisode passé ?

    Je n’ai aucune revanche à prendre. Medtech est derrière moi, je ne regrette rien. Une nouvelle page s’est tournée. Je n’y trouvais plus vraiment mon ADN. Ce n’est pas mon inspiration de travailler dans un grand groupe (Zimmer Biomet avait proposé à Bertin Nahum de rester à la tête de Medtech). Ce qui m’intéresse c’est la création, la mise au point de nouvelles solutions.

    Technologies médicales : « la France a une carte à jouer » mais…

    Estimez-vous que la France est trop frileuse en matière d’innovation en santé ?

    Au niveau des investisseurs, les choses s’améliorent pour trouver des fonds en phase d’amorçage. Il y a des structures qui existent en France. Il y a cependant encore des progrès à faire en ce qui concerne l’accompagnement des sociétés plus matures.

    Selon vous, la France peut-elle devenir leader sur le marché de la medtech ou de la e-santé ?

    La France a une carte à jouer. La French tech le démontre de par son savoir-faire mais nous ne sommes pas les seuls à se développer sur ce marché. Il va falloir savoir rester compétitif.

    Démocratiser les thérapies mini-invasives pour le traitement du cancer du foie

    Co-fondé en 2017 à Montpellier, Quantum Surgical est une entreprise innovante et spécialisée en robotique médicale.

    Elle développe une solution unique, combinaison d’un logiciel puissant et d’une plateforme robotique pour le traitement mini-invasif du cancer du foie. Elle « permettra aux médecins de mieux planifier, traiter et évaluer les conditions », commente la société sur son site officiel.

    De manière plus générale, cette dernière entend permettre une plus large utilisation de ces techniques permettant un traitement précoce du cancer du foie.

    Caractéristiques principales de la solution

    • robot chirurgical intuitif et polyvalent ;
    • solution compatible avec les principaux systèmes d’imagerie ;
    • intelligence artificielle et analyse de données afin d’améliorer la pratique ;
    • solution connectée au système de l’hôpital et collaborative ;
    • solution d’assistance à la planification du traitement.

    Crédit photo Une : Mario Sinitaj

  • La France et l’Allemagne travaillent sur une feuille de route numérique européenne « ambitieuse »

    « En matière de numérique, nous sommes à un tournant : l’Europe est notre principale force pour ne pas subir le numérique, a déclaré Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du numérique, lors de son déplacement le 25 février 2019 à Berlin. L’objectif de cette visite était d’avancer avec ses homologues allemands sur un agenda « ambitieux » portant sur le développement du numérique en Europe.
    « Avec l’Allemagne, nous partageons une ambition résolue pour bâtir un modèle européen crédible, entre le laisser-faire californien et l’autoritarisme chinois. Nous partageons avec nos partenaires allemands le souci de l’équilibre entre la performance et la nécessité d’une innovation au service de l’humain. »

    Les thématiques suivantes se sont retrouvées au cœur des échanges :

    • la concurrence et les questions relatives au partage des données : l’Allemagne a réalisé au cours des derniers mois des travaux prospectifs sur le sujet, tout comme la France pour les états généraux des nouvelles régulations du numérique. « En matière économique, nous partageons (…) le constat que le statu quo n’est plus satisfaisant pour favoriser l’innovation numérique. Nos travaux vont dans le même sens ; nous devons faire converger nos efforts », commente Mounir Mahjoubi ;

    • l’intelligence artificielle (IA) : des projets prioritaires ont été identifiés pour mettre en place l’agenda fixé en janvier dans le cadre du traité d’Aix-la-Chapelle*. La France est l’Allemagne souhaitent permettre aux acteurs économiques de bénéficier d’un accès facilité aux données non-personnelles susceptibles de favoriser l’innovation, y compris dans le secteur de la santé, sous réserve de garanties en matière de confiance et de sécurité ;

    • la lutte contre la haine en ligne.

    L’ensemble des projets communs aux deux pays vont être approfondis dans les mois à venir, dans l’optique d’être présentés lors de la réunion informelle des ministres numériques du G7, « Tech for Humanity », qui sera organisée le 16 mai 2019 à Bercy, et d’alimenter l’agenda de la prochaine Commission européenne.

  • La FDA et Flatiron Health reconduisent leur partenariat sur les données concrètes en cancérologie

    La FDA (Food and Drugs Administration) annonce l’extension et la prolongation pour une durée de 2 ans du partenariat de recherche qui lie son programme Informed (Information Exchange and Data Transformation) avec la société américaine Flatiron Health, rachetée en 2018 par le laboratoire suisse Roche. 

    L’accord, conclu en 2016, visait à évaluer l’aide à la décision que pouvaient apporter aux autorités de santé des fichiers de données concrètes (real-world evidence) anonymisées et issues de dossiers médicaux électroniques, en lieu et place de données issues d’essais cliniques, rappelle Flatiron dans un communiqué publié le 25 février 2016.

    Au cours des deux années écoulées, les données concrètes recueillies par la filiale de Roche ont pu donner au régulateur une information de qualité sur les tendances en matière de traitement du cancer et les résultats cliniques aux États-Unis. Les deux partenaires prévoient de se concentrer à l’avenir sur la qualité des données, la fiabilité des critères cliniques, l’élaboration de nouvelles méthodes d’analyse et le développement d’applications innovantes.

    Richard Pazdur, directeur du Centre d’excellence en oncologie de la FDA, souligne que les essais cliniques traditionnels « ne reflètent pas toujours le monde réel », faute notamment de données de contexte et de suivi, et que les données concrètes peuvent de ce fait « éclairer [la] prise de décision » de ses services et « fournir de meilleurs soins aux patients atteints de cancer ».

    De son côté, Zach Weinberg, président et cofondateur de Flatiron, estime que travailler avec l’agence américaine permet à sa société de s’assurer de l’intégrité et de la qualité des jeux de données qu’elle traite, « ce qui conduit finalement à de meilleurs traitements ».  Flatiron souligne que ce partenariat a produit une grande quantité de travaux de recherche publiés dans des revues à comité de lecture, et présentés lors de congrès majeurs du secteur.

  • Next40 : Mounir Mahjoubi recherche 40 start-ups French Tech à « fort potentiel de croissance »

    Le secrétaire d’État chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a officiellement lancé le 22 février 2019 la procédure de sélection du prix « Next 40 », conçu pour récompenser chaque année 40 entreprises innovantes dotées à la fois d’un « fort potentiel de croissance » et d’un « impact positif sur la société et l’environnement ». Les start-ups issues du secteur de la health tech font partie des structures ciblées.

    Sélectionnées par un jury composé de « personnalités indépendantes issues de l’écosystème entrepreneurial » et d’ »acteurs engagés dans le domaine de « l’impact » », les sociétés lauréates se verront offrir une promotion nationale et internationale, une couverture média pendant toute l’année de leur sélection et une participation à de grands événements sur le plan national et international.

    Les entreprises doivent candidater avant le 16 mars 2019 sur Lafrenchtech.com. Pour être éligibles, elles doivent être soit issues du Pass French Tech (promotion 2018-2019), soit justifier d’une « hypercroissance » : se prévaloir de plus d’un million d’utilisateurs ou avoir réussi à lever plus de 10 millions d’euros sur les deux dernières années.