Stratégie e-santé de la Lituanie
La Lituanie a profondément réorganisé son système de santé depuis qu’elle a retrouvé son indépendance : exclusivement public, centralisé et centré sur les hôpitaux au début des années 90, l’écosystème de santé a évolué de par des réformes de diversification, le développement des soins primaires, la restructuration du système hospitalier ainsi que la modernisation du système de rémunération et de la règlementation.
Avec sa Stratégie de santé 2014-2025, la Lituanie œuvre notamment pour assurer l’efficacité et la haute qualité des soins sur son territoire. Le développement de la e-santé s’inscrit dans cette feuille de route :
• pour les professionnels : permettre l’accès efficace à l’information ;
• pour les patients : permettre l’utilisation de services et de solutions de santé électroniques ;
• pour la gestion du système de santé : faciliter la prise de décision de politiques de santé.
Le Programme de développement du système de e-santé 2015-2025 assure la cohérence de la politique e-santé et une mise en route opérationnelle fluide. La Lituanie y met en avant son ESPBI IS, système d’information national pour services électroniques et infrastructure de coopération. Lancé en 2015 pour patients et professionnels, il comprend notamment un dossier médical électronique (EHR). Accessibles depuis un portail web, les patients peuvent y consulter résultats de laboratoires, certificats, “passeport santé”, vaccinations, données clés, e-prescriptions… La Lituanie s’appuie également sur l’interopérabilité sémantique de par la structuration et l’harmonisation des formats de documents.
Stratégie e-santé de la Slovénie
Sous l’autorité de l’Institut national de santé publique, la Slovénie met actuellement en place une vingtaine de services clés à sa stratégie e-santé, dont :
• la e-prescription (mis en place en 2016) : concerne 92 % des prescriptions (août 2018) ;
• le e-adressage et la prise de rendez-vous (mis en place en 2017) : 96 % de l’adressage se fait électriquement, plus de 450 000 prises de rendez-vous en ligne par mois (août 2018) ;
• le registre centralisé du patient (mis en place en 2017) : plus de 15,6 millions de documents stockés pour près de 1,5 millions de patients (août 2018) ;
• le portail patient qui regroupe l’ensemble de ses informations : près de 20 400 utilisateurs (août 2018) ;
• le registre électronique des personnes vaccinées : plus de 570 000 dossiers (août 2018) ;
• le réseau privé de télécommunication e-santé ;
• l’interopérabilité socle ;
• le e-triage ;
• la téléAVC et la téléradiologie.
Ces services s’appuient sur le numéro d’identification unique du patient, qui se trouve sur sa carte d’assurance maladie.
La Slovénie avait défini une feuille de route e-santé pour 2005-2015. Ce projet national avait pour but :
• de mettre en place un système d’information unifié ;
• de lancer une unité centralisée pour le développement de la e-santé ;
• de travailler sur la modernisation et la re-conception de processus et de services.