Mutuelles

  • La Région Sud et l’ARS PACA lance le prix régional de l’innovation en santé 2019 (deadline : 25/10)

    La Région Sud et l’agence régionale de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) ont créé un prix régional de l’innovation en santé pour récompenser les projets les plus innovants à destination des patients, des usagers et des professionnels de la santé. 

    Ce prix 2019 sélectionnera des innovations en santé, avec une attention particulière apportée aux projets en santé numérique. Il s’agit de valoriser des innovations technologiques, numériques mais aussi organisationnelles et comportementales, dans lesquelles les professionnels de santé et les patients occupent une place majeure.

    Toutes personnes morales implantées dans la région Sud peuvent participer : professionnels de santé, regroupements de professionnels de santé et réseaux de santé, établissements de santé et médico-sociaux, associations de patients, entreprises, associations, laboratoires et organismes de recherche, chercheurs, établissements d’enseignement supérieur, établissements publics, collectivités territoriales…

    4 catégories de prix seront décernées : 
    • catégorie « développement économique » (projet à fort potentiel économique) ;
    • catégorie : « recherche enseignement supérieur formation » ;
    • catégorie : « innovation collaborative » (originalité du partenariat mobilisé) ;
    • catégorie : « coup de cœur Provence-Alpes-Côte d’Azur » (en lien avec les priorités de santé en région).

    Le jury sélectionnera un lauréat pour chaque catégorie de prix, qui se verra attribuer la somme de 5 000 euros.

    Le dossier de candidatures téléchargeable sur le site Maregionsud.fr, est constitué d’un appel à manifestation d’intérêts et d’une fiche de candidature. Il doit être être adressé avant le 25 octobre 2019 (cachet de la poste faisant foi), aux adresses suivantes : sbinot@maregionsud.fr ; ldagnet@maregionsud.fr et geraldine.tonnaire@ars.sante.fr.

    Les projets attendus 

    Les projets doivent être localisés en Provence-Alpes-Côte d’Azur et concerner des initiatives innovantes déjà réalisées ou en développement et ils doivent s’inscrire dans un ou plusieurs des thèmes suivants :

    • expérience patient : améliorer l’accès aux soins, impliquer les patients et ses proches… ;
    • expérience des professionnels de santé : prise en charge personnalisée, repenser les parcours professionnels, favoriser l’installation de professionnels de santé en zone sous dense, favoriser de nouvelles pratiques de collaboration et de recherche… ;
    • accessibilité et les parcours de soins : fluidifier les parcours de soins, favoriser l’articulation ville hôpital… ;
    • prévention et éducation thérapeutique du patient : développer la prévention et l’éducation à travers des objets permettant l’autonomie du patient, favorisant la méthode Nudge…
    • data et e-santé : proposer un environnement numérique sécurisé, donner accès à l’information, datavisualisation, imagerie médicale, intelligence artificielle…

     Critères de sélection 

    Les projets sont évalués selon les critères suivants :

    • la valeur ajoutée en matière de santé publique ;
    • l’originalité et la différenciation du projet : innovation technologique et/ou en termes d’usages et/ou en termes de services ;
    • la pertinence du projet au regard des thématiques suivantes : expérience patient, expérience des professionnels de santé, parcours et accessibilité des soins, prévention éducation thérapeutique du patient, data et réseaux. Plus le projet du candidat répond à la thématique proposée, plus la note est élevée ;
    • les partenaires engagés ;
    • la capacité du projet à susciter le travail en réseau entre acteurs (lien ville hôpital, professionnels de santé et associations de patients, secteurs sanitaire et médico-social) ;
    • le modèle économique ;
    • l’expérience utilisateur.

    Le jury, sélectionné conjointement par le président du conseil régional PACA et par le directeur général de l’Agence régionale de santé, sera composé d’un président désigné parmi les élus régionaux et d’un co-président désigné par l’Agence régionale de santé ainis que de représentants qualifiés, tel que :

    • l’Assurance maladie ;
    • les facultés de médecine ;
    • l’union régionale des professionnels de santé ;
    • des représentants qualifiés des acteurs de l’innovation en santé.

    Informations et contacts 

    Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Direction de l’Attractivité, du Rayonnement international et de l’Innovation

    Service Recherche, Enseignement supérieur, Santé et Innovation

    Appel à manifestation d’intérêts « Prix régional de l’innovation en santé 2019 »

    27 Place Jules Guesde

    13481 Marseille cedex 20

    Tel : 04 88 73 80 00

  • Asie : Parexel lance Health Advances Asia et étend sa présence mondiale en se basant à Hong Kong

    Parexel, une entreprise qui fournit des services de développement biopharmaceutiques novateurs, annonce l’expansion de ses capacités de développement et de commercialisation de médicaments en Asie et plus largement dans la zone Pacifique grâce à une nouvelle présence à Hong Kong établie par sa filiale de conseil en santé, Health Advances.

    Cette division « Asie », baptisée « Health Advances Asia« , sera dirigée par Gary Cheng, spécialiste des secteurs de la biopharmacie et de la medtech, qui sera en charge de gérer l’équipe locale, indique Parexel dans un communiqué publié le 23 juillet 2019. Gary Cheng, qui a notamment été employé de Novartis et Aventis, travaillera aux côté de Vivek Mittal, partenaire de longue date de Health Advances, au sein des bureaux hongkongais.

    « Pour les entreprises locales d’Asie / Pacifique et les entreprises internationales qui souhaitent s’étendre dans la région, tirer parti de la croissance économique rapide du marché de la santé local nécessite des décisions commerciales réfléchies et stratégiques », commente Paula Ness Speers, cofondatrice et directrice générale de Health Advances.

    « Sous la direction de Vivek [Mittal] et de Gary [Cheng], notre équipe locale est bien équipée pour aider les clients du secteur de la santé, notamment dans les domaines biopharmaceutique, médical, de diagnostic, de la health IT et de la santé numérique, ainsi que les investisseurs dans les entreprises de santé à comprendre et à tirer parti des opportunités locales et mondiales. »

    Avec Health Advances Asia, Parexel compte désormais 8 bureaux, plus de 1 700 employés au sein de la Grande Chine et plus de 8 000 employés en région Asie / Pacifique.

  • Netcancer lance avec Expertscape un répertoire en ligne des praticiens en cancéro pour les patients

    Netcancer, un site web français d’information et de formation sur la cancérologie, s’associe à Expertscape, une entreprise américaine qui fournit des services de recherche et de contenu médicaux aux patients et aux professionnels de la santé. L’objectif est de proposer un répertoire en ligne pour informer le grand public sur les praticiens français impliqués dans la recherche en cancérologie, reposant sur les algorithmes et la méthodologie d’Expertscape.

    « Ce partenariat permettra de faire connaître les médecins impliqués dans les avancées en oncologie et dans le développement de traitements innovants pour les cancers les plus fréquents (sein, poumon, prostate, colon) dans un premier temps, précise Netcancer dans un communiqué publié le 5 juillet 2019.

    Concrètement, le but de cette plateforme, accessible via ce lien, est de donner la possibilité aux patients « de s’impliquer davantage dans leur traitement en trouvant des experts médicaux reconnus et en ayant accès à des informations auparavant réservées aux professionnels de santé », ajoute la société.

    Fondé en 2015, Netcancer propose à l’origine aux professionnels de santé et aux patients un accès en ligne à 220 fiches produits, à des vidéos et à des formations (100 cours) afin d’optimiser la prise en charge des médicaments pour le traitement du cancer.

  • Stratégie e-santé du Portugal

    Au Portugal, les services partagés du ministère de la Santé (SPMS) portent la stratégie nationale de l’écosystème d’information de santé pour 2020, dénommée « ENESIS 2020 ». Cette dernière a été élaborée avec l’objectif :
    • d’être une orientation pour satisfaire les besoins des différentes parties prenantes ;
    • d’être transfrontalière par définition – mise en œuvre des lignes directrices de l’UE en matière de santé en ligne ;
    • de développer la e-santé dans toutes les politiques ;
    • d’être centrée sur les données ouvertes – économie du savoir basée sur la connaissance ;
    • de placer le citoyen en son centre – convivialité et architecture orientées vers les événements de vie et les voies cliniques ;
    • d’être mobile par définition – portabilité des données de santé ;
    • de mettre en place une interopérabilité juridique, organisationnelle, sémantique et technique ;
    • d’adopter un modèle de gouvernance global ;
    • d’adopter des cadres de bonnes pratiques et des normes internationales.

    Pour mener cette stratégie, 3 champs d’action sont identifiés dans le cadre d’ENESIS 2020 : technologie,  ressources humaines et processus.

    Selon Henrique Martins, directeur des SPMS, la télésanté, la mobilité, l’expertise du personnel technique, les outils, les infrastructures robustes, les réseaux rapides et le renforcement de l’action d’agents du changement sont fondamentaux à la révolution numérique.

  • Inno Génération 2019 (Bpifrance) : le 10 octobre à Paris (inscriptions ouvertes)

    La 5ième édition Inno Génération de Bpifrance se tiendra le 10 octobre à Paris au sein de l’AccorHotels Arena. Créateurs d’entreprises et de start-ups, TPE, PME, ETI, grands groupes mais aussi chercheurs, étudiants, etc. se rassembleront pour présenter leurs projets et échanger afin de développer leur business et leur réseau.

    La santé fera partie des secteurs représentés.

    Le programme prévisionnel est téléchargeable ici.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

  • DATA – Stratégie e-santé du Portugal

    Au Portugal, les services partagés du ministère de la Santé (SPMS) portent la stratégie nationale de l’écosystème d’information de santé pour 2020, dénommée « ENESIS 2020 ». Cette dernière a été élaborée avec l’objectif :
    • d’être une orientation pour satisfaire les besoins des différentes parties prenantes ;
    • d’être transfrontalière par définition – mise en œuvre des lignes directrices de l’UE en matière de santé en ligne ;
    • de développer la e-santé dans toutes les politiques ;
    • d’être centrée sur les données ouvertes – économie du savoir basée sur la connaissance ;
    • de placer le citoyen en son centre – convivialité et architecture orientées vers les événements de vie et les voies cliniques ;
    • d’être mobile par définition – portabilité des données de santé ;
    • de mettre en place une interopérabilité juridique, organisationnelle, sémantique et technique ;
    • d’adopter un modèle de gouvernance global ;
    • d’adopter des cadres de bonnes pratiques et des normes internationales.

    Pour mener cette stratégie, 3 champs d’action sont identifiés dans le cadre d’ENESIS 2020 : technologie,  ressources humaines et processus.

    Selon Henrique Martins, directeur des SPMS, la télésanté, la mobilité, l’expertise du personnel technique, les outils, les infrastructures robustes, les réseaux rapides et le renforcement de l’action d’agents du changement sont fondamentaux à la révolution numérique.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé du Portugal est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Asie : Ping An Good Doctor développe un modèle d’hôpital numérique avec 50 établissements en Chine

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé numérique chinoise, projette de développer un modèle d’hôpital numérique en partenariat avec des établissements de soins situés en Chine. L’objectif est d’aider les centres de santé à résoudre certains problèmes tels que les absences pour les rendez-vous ambulatoires mais aussi l’éloignement géographique de certains patients, et ainsi à étendre la portée de leurs services.

    Dans ce cadre, l’entreprise a conclu une coopération stratégique avec près de 50 hôpitaux, dont l’hôpital général de l’aviation de l’université médicale de Chine, le deuxième hôpital de médecine traditionnelle chinoise du Sichuan et le quatrième hôpital affilié de l’université de Nanchang, a-t-elle annoncé courant juillet 2019.

    Un hôpital numérique 3 en 1

    Concrètement, le système « Hospital Cloud » de Ping An Good Doctor sera connecté au système HIS des établissements de soins partenaires pour former une plateforme de gestion hospitalière numérique trois en un. Elle comprendra une plateforme de diagnostic en ligne, une plateforme de partage des prescriptions et une plateforme de gestion de la santé.

    Les « hôpitaux numériques » serviront par ailleurs de plateforme d’intégration et de partage de données pour faciliter l’échange d’informations en temps réel entre les entités, formant un système complet en boucle fermée combinant services médicaux en ligne et hors ligne.

    Chine : des mesures politiques en faveur du développement de la e-santé

    Depuis 2018, le Conseil d’État chinois (the Chinese State Council) et la Commission nationale de la santé (the National Health Commission) ont mis en place des politiques telles que les avis sur la promotion du développement d’ »internet + soins » (Opinions on promoting the development of « Internet + Healthcare ») et des mesures portant sur l’administration des hôpitaux numériques pour la mise en œuvre d’essais (measures for the administration of internet hospitals (for trial implementation)).

    Ces politiques autorisent :

    • le développement d’hôpitaux numériques en s’appuyant sur des institutions médicales :
    • l’utilisation de la technologie internet pour la délivrance de services médicaux sûrs et appropriés ;
    • la consultation de suivi en ligne ainsi que la e-prescription pour certaines maladies courantes et chroniques.

    À ce titre, une réglementation et des directives claires ont été établies pour encadrer le déploiement d’hôpitaux numériques.

    Les honoraires des services médicaux en ligne bientôt précisés

    En juin 2019, le Conseil d’État de Chine a publié la liste des principales tâches 2019 à réaliser en ce qui concerne le renforcement de la réforme du système de santé. Il y est indiqué que l’administration nationale de la sécurité des soins doit achever fin septembre 2019 la rédaction d’un document sur les politiques concernant les honoraires et les frais de diagnostic et de traitement sur internet ainsi que le paiement de l’assurance maladie.

  • La DMP-compatibilité est en bonne voie selon les éditeurs (audition des industriels par la Mecss)

    « Les professionnels de santé n’adhèrent à l’usage des outils proposés que dès lors qu’ils s’intègrent dans leur environnement de travail quotidien. » C’est ce que déclare Francis Mambrini, président de la Fédération des éditeurs d’informatique médicale et paramédicale ambulatoire (Feima), interrogé avec d’autres représentants des industriels par la Mecss au sujet du DMP, le 9 juillet 2019 à l’Assemblée nationale. Ce constat est selon lui l’une des raisons pour lesquelles « la question de l’interopérabilité est absolument fondamentale » : « un DMP non interopérable c’est zéro usage pour un professionnel de santé, c’est une évidence première », commente-t-il.

    « Nous travaillons depuis 2 ans avec l’équipe DMP sur la dématérialisation de la carte CPS (Carte de professionnel de santé) indique à ce sujet Mariane Cimino, déléguée générale du Lessis (Les Entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux) qui représente les éditeurs centrés sur les établissements hospitaliers. Nous avons proposé cela parce qu’on sent bien que c’est un blocage : à l’hôpital on n’a jamais la CPS au moment où on doit signer un compte rendu. À chaque déploiement des services DMP nous étions freinés pas les limites que portaient les systèmes carte« , confirme Francis Mambrini.  

    Les éditeurs tombent d’accord pour estimer que la DMP-compatibilité est en bonne voie. Côté libéraux, la Feima représente selon son président « sur le segment ambulatoire à peu près 70 % des professionnels de santé libéraux toutes spécialités confondues », soit 240 000 professionnels dont « 90 % ont la possibilité d’avoir un logiciel DMP-compatible ». Le Lessis rassemble selon sa déléguée générale « une trentaine d’éditeurs sur 100 », parmi lesquels « les trois éditeurs majeurs qui ont 70 % des établissements en France », à savoir Agfa, Maincare et Medasys, devenu Dedalus France. « Ceux-la sont DMP-compatibles et je pense que les autres le sont aussi », indique Mariane Cimino. « Ce n’est pas parce qu’on a les tuyaux pour envoyer que les services, eux, savent le faire », note-t-elle cependant.

    Proposition du Snitem : intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques

    « La filière du DM n’a droit de cité dans le numérique que très récemment, regrette pour sa part William Rolland, responsable e-santé au Snitem. On espère avoir rapidement des champs dédiés [dans le DMP] pour des éléments structurés, notamment l’identifiant unique du DM pour pouvoir le transporter d’une solution à l’autre » et assurer sa traçabilité.

    William Rolland lance l’idée d’intégrer des formulaires dans le DMP dans le cas des pathologies chroniques pour qu’un patient puisse être suivi par tous les acteurs de santé, en ville comme à l’hôpital. « Les fabricants de DM ont dépensé des sommes assez conséquentes dans la mise en œuvre de plateformes d’intermédiation, qui mettent en lien un patient un professionnel de santé et l’industriel concepteur du DM, rapporte-t-il. Les données restent aujourd’hui dans cette plateforme, l’intérêt est de l’ouvrir. Nous œuvrons au Snitem pour que les industriels comprennent l’intérêt qu’ils ont a faire sortir ces données et a être compatibles avec le DMP. »

    DMP et hôpital : « il faut rendre compatibles les différentes solutions »

    Mariane Cimino décrit devant les députés la complexité de l’introduction d’un dossier médical dans un centre hospitalier. « Des centaines de logiciels font le SI de l’hôpital, dans un gros CHU il y a 400 logiciels différents », note-t-elle. Un dossier médical « est tentaculaire dans un hôpital, il doit s’interfacer avec beaucoup de spécialités [car] on ne fonctionne pas pareil en ophtalmologie qu’en cancérologie, explique-t-elle. [Par conséquent,] pour installer un dossier patient informatisé dans un hôpital, il faut entre cinq et six ans parce qu’il faut révolutionner toute l’organisation de l’hôpital. [Qui plus est,] on ne doit pas imaginer que tout le monde va changer pour utiliser le même logiciel au sein d’un GHT, il faut rendre compatibles les différentes solutions ».

    Les représentants de l’industrie louent la gouvernance actuelle du projet DMP

    Les représentants de l’industrie s’accordent pour louer la gouvernance actuelle du projet DMP. « Ce que je trouve positif depuis que la Cnam a repris le dossier en 2016, c’est qu’ils ont cette idée de « masse critique » [selon laquelle] c’est [seulement s’il y a] suffisamment de patients en France qui ont un DMP, que la situation pourra basculer », commente Mariane Cimino.

    « Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée »

    La maîtrise d’ouvrage « porte avec force et conviction le dossier », abonde Francis Mambrini. « Un réel engagement existe sur ce sujet, ajoute-t-il. Les professionnels se sentent impliqués et perçoivent une valeur ajoutée. On les écoute davantage dans les ateliers sur les évolutions du DMP, on s’est placé dans une logique de coconstruction ». Il rappelle le précédent atelier, qui portait sur le dossier pharmaceutique, « a bien marché parce qu’il était porté par la profession », et aussi parce que la question du rôle de éditeurs de logiciels « a été posée dès les tous premiers instants ».

  • Colloque Institut Mines-Télécom : Healthcare 4.0, le 15 octobre 2019 à Saint-Étienne

    L’Institut Mines-Télécom (IMT) organise un colloque « Healthcare 4.0 » sur la thématique « Nouvelles avancées en ingénierie pour la santé » le 15 octobre 2019 à l’école des Mines de Saint-Étienne.

    Au programme :
    • 4 sessions :
    – données et connaissances en ingénierie pour la santé ;
    – dispositifs médicaux ;
    – parcours de soins, autonomie et ingénierie des systèmes hospitaliers ;
    – sociologie des usages ;
    • une table ronde sur le thème « double numérique en santé : défis et enjeux » ;
    • une session « posters scientifiques » ;
    • des rencontres start-ups.

    Les inscriptions sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    Matinée

    Après-midi

  • Rapport P. Tibi : de plus nombreux fonds late stage et global tech suggérés, pour un total de 20 Mds€

    « Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 milliards d’euros. » C’est la proposition centrale du rapport intitulé « Financer la quatrième révolution industrielle – Lever le verrou du financement des entreprises technologiques », établi par Philippe Tibi, président de Pergamon Campus (école d’économie pour dirigeants et futurs dirigeants), professeur d’économie à l’École polytechnique mais aussi ancien président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) et d’UBS Investment Bank en France. Ce dernier a remis le document le 19 juillet 2019 à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et à Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, à l’issue de sa mission sur le financement des entreprises technologiques françaises.

    Dans son rapport, Philippe Tibi indique constater une « forte dynamique » des start-ups en France mais aussi leurs difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » au sein du pays.

    Il propose « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques », synthétise le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué.

    « Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société »

    « L’Union européenne, c’est près d’un quart du PIB mondial mais seulement 10 % de la technologie mondiale émergente. Faire naître des leaders technologiques de niveau mondial est essentiel pour la souveraineté de la France et de l’Europe, commente Bruno Le Maire (communiqué). L’enjeu est plus que jamais de mobiliser notre épargne pour mieux financer les entreprises et les technologies de demain. »

    « Mieux financer et accompagner les start-ups, c’est favoriser l’emploi, encourager l’innovation et défendre notre modèle de société, ajoute de son côté Cédric O. Aux États-Unis, entre un tiers et la moitié des emplois le sont directement et indirectement par le secteur technologique. L’enjeu est majeur, les levées d’aujourd’hui sont les emplois de demain et concernent l’ensemble de l’appareil productif. »

    Constats principaux du rapport

    Investir massivement dans les technologies de rupture, un impérieux sujet de souveraineté et la condition de notre prospérité future

    • Dans la quatrième révolution industrielle, L’Europe est loin derrière les États-Unis et la Chine :
      • les levées de fonds des start-ups européennes n’ont représenté que 10 % du financement mondial en 2018, contre 53 % pour les États-Unis et 27 % pour la Chine (contre 10 % en 2013) ;
      • parmi les 372 licornes recensé&s dans le monde à mi-juillet 2019, 182 sont américaines, 94 sont chinoises et 45 sont européennes ;
      • en ce qui concerne les firmes bien établies sur leur marché, la liste des 100 plus grandes entreprises numériques cotées établie par Forbes en 2018 comporte 49 sociétés américaines, 14 chinoises et 12 européennes, dont une seule française (Dassault Systèmes).
    • La puissance industrielle, une condition du leadership politique :
      • l’âge moyen des entreprises du CAC 40 dépasse  les 100 ans. « Cela rend compte de la qualité, de l’investissement technologique et de la résilience de nos grandes entreprises, note Philippe Tibi. Mais cela révèle aussi qu’une seule « jeune » entreprise technologique, Dassault Systèmes, a rejoint l’élite du capitalisme français. À l’inverse, le secteur technologique représente environ 30 % de la capitalisation boursière de l’indice américain S&P 500 grâce à Google, Apple, Facebook, Amazon ou encore Microsoft. Des entreprises nées il y a moins de quarante ans. »
    • L’innovation, une condition de la prospérité du peuple français :
      • « Pour un État, développer et financer sur son territoire les entreprises les plus efficaces à cet égard apporte un triple bénéfice, parfaitement illustrés par le débat tenu autour de la « taxe GAFA » », est-il indiqué dans le rapport :
        • augmenter les assiettes fiscales et sociales ;
        • conserver sur son sol la rente technologique, payée par les consommateurs au profit des actionnaires de ces firmes ;
        • développer un haut niveau d’emploi. Aux États-Unis, les jeunes entreprises en forte croissance créent près de 50 % des nouveaux emplois.
    • La France concentre divers atouts :
      • une recherche amont de haut niveau: la France se place au 7èmerang mondial par le nombre de ses publications scientifiques (3,2 % du total sur la période 2014-2016) ;
      • un investissement total en R&D d’environ 60 milliards de dollars (53,5 Mds €), au sixième rang mondial (3,5 % du total en 2016) ;
      • des nombreux ingénieurs et scientifiques de qualité: près de 50000 ingénieurs et docteurs sont diplômés chaque année16d’écoles et universités reconnues mondialement ;
      • un fort esprit entrepreneurial : 60 % des 18-29 ans souhaitent créer leur entreprise18et près de 1 400 start-ups ont levé une série A ces cinq dernières années ;
      • une très grande tradition industrielle et de nombreuses grandes entreprises d’élite ayant réussi à devenir des leaders mondiaux ou européens de leur secteur ;
      • une épargne financière abondante : plus de 5 000 milliards d’euros pour les ménages ;
      • « l’appartenance à l’Union européenne (UE), qui procure à nos firmes l’accès au marché unique dans la première région économique du monde, à la libre circulation des talents, au libre établissement au sein de l’UE, à la participation aux grands projets technologiques et scientifiques, à l’accès à un financement peu coûteux grâce à une monnaie stable et respectée, note Philippe Tibi. La France peut nourrir l’ambition d’être le premier hub technologique en Europe. »

    « Pourtant, les résultats de la France des jeunes entreprises technologiques ne reflètent pas cette position favorable, commente le spécialiste. Notre opinion est que la difficulté du financement est un facteur limitant essentiel. Elle résulte selon nous d’une double défaillance de marché. »

    Une double défaillance de marché, faute de capital et des compétences qui permettent de le déployer efficacement

    • Une insuffisante offre de titres :
      • vivier prometteur d’entreprises technologiques mais leur croissance est ralentie par le manque de financement en late stage (levée supérieure à 30-40 M€) ;
      • les plus grands fonds français de capital-innovation gèrent pour leur fonds en cours entre 200 M€ et 300 M€. Du fait des règles de diversification des investissements, les fonds français sont ainsi rarement capables de financer des tickets supérieurs à 30 M€. Or, la dernière levée permettant d’atteindre le statut de licorne dépasse généralement les 100 M€ ;
      • conséquence : au stade critique de leur développement international, les firmes ont à choisir entre 3 options : la croissance, grâce à des fonds de capital-innovation étrangers, la vente avant l’atteinte de la maturité et l’introduction en bourse.
        • L’introduction en bourse est peu fréquente en France. Et lorsqu’elle a lieu, elle ne lève pas en général des montants susceptibles de transformer la société émettrice.
    • La très faible demande qualifiée de titres de sociétés technologiques cotées :
      • en ce qui concerne la demande de titres, la France est le premier marché d’Europe continentale pour la gestion d’actifs avec un encours de près de 4 000 Mds € ;
      • l’analyse du top 30, par actifs gérés, des fonds ouverts « global tech » démontre en revanche le rôle mineur des fonds européens et l’absence de fonds françai ;
      • par ailleurs, la France ne dispose pas non plus de fonds « crossover » ou « pré-IPO », généralement gérés par des gestionnaires d’actifs, qui entrent au capital des start-ups lors de la levée de fonds précédant l’introduction en bourse.
        « Cette situation est la conséquence de la sous-exposition au secteur technologique des investisseurs institutionnels français, allocataires significatifs de mandats au profit des gestionnaires d’actifs français », commente Philippe Tibi.

    Propositions clés du rapport

    Une seule recommandation stratégique : transformer l’investissement dans le secteur technologique grâce à de plus nombreux fonds late stage et « global tech », pour un total de 20 Mds €

    • Combler simultanément les deux défaillances de marché :
      • la mission souhaite que Paris devienne le pôle de cotation européen des valeurs technologiques.
    • Pour augmenter le nombre de firmes technologiques éligibles à une introduction en bourse en France, constituer un ensemble compétitif de fonds late stage dotés de plus d’un milliard d’euros et de grands fonds « global tech » d’actions cotées :
      • la mission recommande de renforcer à la fois l’offre et la demande :
        • en invitant les investisseurs institutionnels à soutenir les levées de fonds de capital-innovation français focalisés sur le segment du late stage pour que ceux-ci puissent atteindre la taille critique nécessaire pour financer de très importantes levées de start-ups. La taille critique minimale est ici de l’ordre de 800 M € à 1 Md € ;
        • en incitant à l’émergence de fonds d’actions cotées « global tech » dont les équipes de gestion seront majoritairement basées en France.
    • Pour constituer les fonds « global tech », de l’argent et des compétences :
      • « Pour créer des fonds « global tech », il faut trouver de l’argent et des compétences, est-il noté dans le rapport. Plus précisément, d’ici 3 ans,de l’ordre de 10milliards d’euros et 50 gérants de portefeuille. Pour faire partie du top 30 mondial des fonds «global tech», il faut en effet gérer au moins un milliard d’euros. »
    • Une collecte pour les fonds « global tech » auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers :
      • les 10 milliards d’euros que la mission recommande de collecter pour les fonds « global tech » pourraient l’être sous 2 formes :
        • mandats institutionnels des allocataires d’actifs, privés et publics, confiés à des gestionnaires d’actifs de la place ;
        • distribution aux particuliers36de fonds répliquant la stratégie des mandats institutionnels, via des supports en unités de compte (UC) et l’épargne salariale, en répliquant des modèles originaux bénéficiant déjà d’une forte collecte.
          La mission estime que la collecte auprès des particuliers pourrait être de l’ordre de 2 Mds €, celle auprès des investisseurs institutionnels devant alors atteindre 8 Mds €.
    • Des compétences disponibles sur le marché :
      • « Les compétences existent en France, dans des grandes et petites institutions de gestion. Elles sont aussi très présentes à Londres, souvent déployées par des professionnels français, constate Philippe Tibi. Le recours à des appels d’offres (conditionnés à une obligation de résidence) offrant une visibilité de long terme permettra de rassembler les compétences requises. »

    Bâtir un récit idéologique et culturel autour de l’investissement dans le secteur technologique comme « ardente obligation », pour gagner la bataille des idées

    • « Nous recommandons d’exprimer et d’illustrer une forte volonté politique pour faire du développement et du financement des entreprises technologiques françaises une « ardente obligation » », indique Philippe Tibi.