Mutuelles

  • La démarche de facturation des chambres individuelles d’Happytal mise en cause

    Le service de conciergerie Happytal, qui a levé 23 millions d’euros en novembre 2018, est soupçonné de forcer la main aux patients pour la facturation de chambres simples. La start-up, lancée en 2013 par 2 anciens employés du cabinet de conseil McKinsey, a développé son service dans une centaine d’établissements de santé et quelques Ehpads, en communiquant sur le bien-être que ses prestations apportent aux patients.

    Or, des témoignages de patients, de soignants mais aussi d’anciens salariés recueillis par le Monde (article publié en août 2019) remettent en question l’honnêteté de certaines pratiques commerciales menées directement auprès de personnes fragiles. Des méthodes à nouveau décriées dans une enquête diffusée le 19 septembre dans « L’œil du 20h » (France 2).

    Saisie de plaintes de patients, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) est en train de mener des contrôles sur Happytal et ses méthodes, indique France 2. À l’issue de son enquête, la direction de l’AP-HP a annoncé à la chaîne sa décision de ne pas renouveler ses contrats avec Happytal : après 2 ans de collaboration, 9 hôpitaux devraient bientôt se passer des services de la société.

    Health & Tech Intelligence synthétise dans cet article les tenants et les aboutissants de cette information pour mieux cerner les enjeux de l’affaire. Contacté le 20 septembre (par téléphone et par email), Happytal n’a pas encore répondu à notre demande d’entretien.

    Un abonnement qui permet aux hôpitaux de facturer plus de chambres individuelles

    Happytal indique que son modèle économique repose sur la conciergerie alors que, selon les enquêtes du Monde et de France 2, l’optimisation de la facturation des chambres individuelles serait sa véritable motivation.

    Pour rappel, l’Assurance maladie ne finance la chambre individuelle que pour des raisons médicales. Dans les autres situations, les hôpitaux peuvent facturer les lits de cette chambre particulière, seulement si le patient a émis une demande par écrit en ce sens. C’est alors la complémentaire santé qui paie si le patient en a une.

    « Pendant des années, les établissements n’ont pas vraiment couru après cet argent : ça n’était pas la priorité du personnel, qui estime d’ailleurs que la chambre seule fait partie des soins et revient à tous. Mais quand Happytal a présenté aux hôpitaux les gains potentiels qu’apporterait une politique active de récupération des consentements, les directions se sont peu à peu laissé convaincre, explique Le Monde. D’autant que la carte-cadeau (15 à 30 euros) à valoir sur la conciergerie que la société propose d’offrir pour chaque signature rend l’établissement attractif. »

    Les services Happytal auraient rapporté 2 millions d’euros aux hôpitaux de l’Est parisien

    S’il accepte l’offre d’Happytal, l’hôpital paie un abonnement mensuel ainsi que 2 à 4 euros par nuitée facturable « mais l’établissement s’y retrouve en facturant davantage les chambres seules », note le quotidien, qui se base sur le témoignage de la direction de l’AP-HP, qui s’est exprimé sur le sujet lorsque celui-ci est revenu en commission médicale d’établissement (CME), au début de l’été.

    Selon les informations du quotidien :

    • les hôpitaux de l’Est parisien (Rothschild, Tenon, Trousseau, Saint-Antoine) versent 756 000 euros par an à Happytal : depuis 3 ans, le contrat aurait rapporté 2 millions d’euros ;
    • dans 2 hôpitaux du Nord parisien, à Bichat et Beaujon, situé à Clichy, l’abonnement annuel coûterait 483 000 euros : en moins de 5 mois, le contrat aurait rapporté 243 000 euros.

    Interrogé par France 2, le centre hospitalier d’Orléans indique de son côté que la facturation des chambres individuelles a doublé depuis que la direction propose les services d’Happytal, passant de 2,5 millions d’euros en 2016 à 5,2 millions en 2018.

    Des patients démarchés dans leur chambre

    Les services d’Happytal apportent un bénéfice aux hôpitaux, soit. Mais ce qui pose surtout question c’est les problèmes d’ordre éthique que posent les pratiques de la start-up, commente Anne Gervais, hépatologue à Bichat et vice-présidente de la CME (Le Monde).

    Les patients peuvent être démarchés dans leur chambre. L’AP-HP et Happytal affirment que la démarche est cadrée (seulement avec l’accord des soignants et pas dans les services lourds) « mais le procédé n’est pas clair, avance Anne Gervais. Il y a des personnes vulnérables qui ne se rendent pas compte de ce qu’on leur vend. Et il y a ce risque de traiter différemment un patient selon ce que sa mutuelle prend, ou non, en charge. » Il ressort des éléments recueillis par les journalistes-enquêteurs que les adhérents d’une complémentaire santé reçoivent une carte-cadeau, pas les autres. Si bien que les chambres seules risquent d’être attribuées prioritairement aux signataires.

    Les enquêtes menées par Le Monde et France 2 font état d’entretiens avec des patients et des anciens collaborateurs mettant en cause les pratiques commerciales de la société.

    Seulement 0,6 % des dossiers donneraient lieu à une réclamation selon Happytal

    Contacté par France 2, Happytal indique que seulement « 0,6 % des dossiers » donneraient lieu à une réclamation.

    Une hausse des remboursements de chambres seules et du prix de la nuitée

    Conséquence : les complémentaires ont observé une hausse des remboursements de chambres seules. Elles ont aussi relevé une augmentation du prix de la nuitée, une hausse qui serait suggérée aux directions des établissements par Happytal : la carte-cadeau incluse dans le tarif de la chambre particulière « aide à mieux justifier le tarif de la chambre particulière », indique un document de négociation dont le Monde a pris connaissance. Le problème est, qu’au final, c’est le reste à charge des patients qui augmente. « Si la carte n’est pas utilisée, le prix de la chambre ne diminue pas pour autant », complète le journal.

  • Digitalisation, IA et protection des datas au centre des priorités d’Unicancer (rapport d’activité)

    « Unicancer et les centres de lutte contre le cancer (CLCC) se sont mobilisés pour rester à la pointe des évolutions, dans un environnement de santé qui évolue fortement : digitalisation pour une santé connectée, intelligence artificielle (IA), programmes de recherche ambitieux, équipements de pointe (…) », déclarent le Pr Patrice Viens, président de la fédération, et Pascale Flamant, déléguée générale, dans l’éditorial du rapport d’activité Unicancer 2018. L’organisation met notamment en avant dans ce document, publié le 19 septembre 2019, les innovations les plus significatives développées au sein des CLCC, avec un focus sur le développement de l’IA, présentée comme une « priorité », et de projets relatifs au numérique.

    Parmi les initiatives figurant dans le rapport se trouvent :

    • le programme Esmé (Épidemio-stratégie médico-économique), un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements : il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle. Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi ;

    • Consore (continuum soins-recherche) : en 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème CLCC à rejoindre Consore. L’outil, basé sur un système d’intelligence artificielle et du machine learning (apprentissage automatique), a été conçu pour traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des centres de luttes contre le cancer.

    IA : une « priorité » pour Unicancer et les CLCC

    « Unicancer et les CLCC agissent pour mettre les nouvelles technologies, et en particulier l’intelligence artificielle (IA), qui va bouleverser les pratiques, au service du patient, est-il noté dans le rapport d’activité de la fédération. L’IA était au cœur des débats de la convention nationale organisée par Unicancer et qui réunit, chaque année, la communauté des CLCC autour d’une thématique différente. »

    Un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft

    Unicancer a signé un partenariat scientifique avec la start-up DOSIsoft autour de la solution logicielle EPIbeam pour optimiser la sécurité du patient en radiothérapie.

    6 CLCC (le Centre Jean PERRIN, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Godinot, l’Institut Curie, l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse et le Centre Léon Bérard) ont participé à l’évaluation de l’outil pendant 9 mois dans des conditions d’usage clinique. Cela a permis de démontrer la précision de la capacité d’EPIbeam à réaliser de manière fiable les contrôles en routine clinique.

    • À l’avenir, la fédération souhaite développer les partenariat avec des start-up et des industriels « pour intégrer l’IA au cœur de ses projets et de ceux des centres, afin de tirer profit des algorithmes pour mieux soigner et guérir des patients », commente-t-elle.

    Consore : exploiter le big data pour améliorer l’offre de soins et la recherche

    En 2018, le Centre Paul Strauss a été le 11ème Centre à rejoindre Consore (Continuum soins-recherche), un outil développé par Unicancer et utilisant les technologies de l’intelligence artificielle et du machine learning afin de traiter des informations présentes dans les centaines de milliers de dossiers patients des CLCC.

    Consore est identifié comme un outil d’intérêt dans le rapport sur la mise en place du futur Health Data Hub, indique Unicancer. Il donne notamment aux patients l’opportunité de bénéficier rapidement des avancées thérapeutiques. « Des dossiers partagés avec les CHU sont testés, ainsi que la recherche de traitements à partir des comptes rendus ou courriers qui permet de retrouver des informations sur des actes thérapeutiques effectués en dehors du centre », précise la fédération.

    • Le Centre Antoine Lacassagne, le Centre Henri Becquerel et l’Institut Claudius Regaud – IUCT Oncopole de Toulouse ont exprimé leur intérêt d’installer Consore en 2019.
    • Parmi les évolutions en cours :
      • une amélioration de l’ergonomie de l’outil pour faciliter la prise en main de l’outil et son utilisation par les médecins des centre ;
      • un travail sur des évolutions permettant de cadrer parfaitement avec les normes réglementaires.

    Digitalisation et e-santé : « des opportunités majeures pour innover »

    L’un des objectifs d’Unicancer est de « créer de la synergie sur la digitalisation au sein et entre les centres de lutte contre le cancer ».

    La digitalisation et la e-santé « représentent des opportunités majeures pour innover dans la recherche, les traitements, mais également pour fluidifier la relation ville-hôpital et les parcours de soins, faciliter le virage ambulatoire et associer le patient à toutes les étapes de sa prise en charge », est-il expliqué dans le rapport d’acivité.

    • Le recensement des projets e-santé des Centres sera actualisé en 2019.
    • Des « Pitch’Unicancer », webinars de 30 minutes seront organisés tous les 15 jours pour présenter les outils et les projets e-santé développés dans les CLCC afin de les faire connaître, de favoriser leur essaimage et de développer des partenariats.
      • Internes dans un premier temps, ils seront dans un deuxième temps ouverts à des start-up souhaitant présenter leur projet aux Centres.

    Numérisation de l’outil Premaco, outil d’aide à la préparation de la consultation médicale

    Unicancer a testé en 2018 un premier recueil de résultats rapportés par les patients (PROMs – patient-reported outcome measures) par l’intermédiaire d’un outil d’aide à la préparation de la consultation médicale appelé « Premaco » (« PREparer MA Consultation). Il permet aux patients pris en charge dans un centre de préparer en amont leur consultation afin d’optimiser ce temps avec leur médecin.

    « L’objectif de Premaco est de faciliter le dialogue entre le patient et son médecin en aidant le patient à mieux exprimer ses besoins et en facilitant le partage de la décision sur la prise en charge, précise Unicancer. À moyen terme, il s’agira de contribuer à améliorer l’observance des traitements et l’orientation du patient dans son parcours. »

    L’outil a été testé en 2018 sous la forme d’un questionnaire papier, auprès de patients traités pour une leucémie myéloïde chronique (LMC) ou par hormonothérapie (sans distinction sein ou prostate) dans 6 CLCC : l’Institut Bergonié, le Centre Georges-François Leclerc, l’Institut Curie, l’Institut Paoli-Calmettes et le Centre Antoine Lacassagne. « Les retours des patients et des médecins ont été particulièrement positifs, ouvrant la voie au développement de l’outil dans le réseau des CLCC, en l’adaptant à chacun d’entre eux », commente la fédaration.

    • En 2019, Unicancer souhaite digitaliser l’outil Premaco. Les étapes prévues sont les suivantes :
      • rédaction d’un cahier des charges ;
      • publication d’un appel d’offres et choix des prestataires ;
      • prototypage de l’outil ;
      • mise en œuvre.

    De manière concrète, les patients rempliront un questionnaire numérique d’aide à la préparation de la consultation médicale et d’orientation du parcours du patient. À partir de ce dernier, une synthèse des résultats sera réalisée. Elle donnera lieu à des observations et à des conseils personnalisés. À terme, l’objectif est de déployer Premaco pour qu’il soit disponible dans tous les centres de lutte contre le cancer.

    Protection des données : une autre priorité pour Unicancer et des CLCC

    « La sécurisation des données personnelles de santé représentant un sujet majeur auquel Unicancer et les CLCC sont particulièrement sensibles, le réseau était prêt pour l’entrée en vigueur, en mai 2018, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) », note Unicancer.

    Un data protection officer (DPO) a été nommé au sein de la fédération, avec un périmètre incluant les données patients mais aussi celles des salariés, des donateurs et des mécènes. Le DPO intervient de manière transversale avec l’ensemble des directions d’Unicancer, est-il précisé.

    Un DPO a également été désigné dans chaque CLCC et un groupe de travail dédié a été créé. Il s’est réuni pour la première fois en mai 2018. Il suit notamment les évolutions de la réglementation (RGPD et Loi informatique et libertés).

    Recherche : des projets pour innover dans le traitement des cancers

    « L’année 2018 a consacré, avec la certification ISO 9001, la qualité de la recherche clinique d’Unicancer et des Centres, déclarent la fédération. Elle a également permis la poursuite de nombreux projets de recherche ainsi que le développement de partenariats stratégiques pour améliorer les traitements proposés aux patients, faire progresser les connaissances, innover dans le traitement des cancers, dans le respect de la confidentialité et de la sécurité des données personnelles. »

    Esmé : 1er programme en Europe visant à améliorer la prise en charge sur la base de données de vie réelle

    Esmé est un outil d’aide à la décision en santé permettant de mesurer l’apport réel des traitements. Il s’agit du premier programme en Europe visant à améliorer la prise en charge des patients à partir d’une base de données de vie réelle.

    Esmé mesure l’apport des traitements innovants. Actuellement, le programme a été développé dans 3 domaines : poumon (le programme comprendra à terme plus de 26 000 patients pris en charge dans des CLCC, des CHU et des CHG)/immunothérapie, ovaire (le programme centralisait l’ensemble des données de vie réelle de plus de 6 000 patientes en 2018) et sein métastatique (plus de 20 000 patientes).

    Après avoir conclu des accords avec les laboratoires Roche, Pierre Fabre, Pfizer, Astrazeneca et Eisai, Unicancer a signé un partenariat de 5 ans avec le laboratoire MSD France pour le soutien de la plateforme Esmé ainsi qu’un partenariat de 2 ans avec les laboratoires Daïchi.

    • Unicancer et les centres de lutte contre le cancer envisagent de « poursuivre rapidement le développement de nouveaux partenariats, qui porteront sur d’autres pathologies », est-il indiqué dans le rapport. Les premiers appels à projets pour Esmé Poumon/Immunothérapie et ESMÉ Ovaire pour valorisation scientifique auront lieu en 2019.

    Focus sur 4 projets innovants développés au sein des CLCC

    Centre Paul Strauss (Strasbourg) : vidéo-assistance au service de la qualité et de la sécurité des chimiothérapies

    Le Centre Paul Strauss s’est équipé du dispositif de vidéo-assistance Drugman de la société Eurekam : il vise à améliorer la qualité et la sécurité du processus de préparation des chimiothérapies.

    Il s’agit du premier établissement de santé de la région Grand Est à s’être doté de cette technologie de reconnaissance faciale appliquée aux reconstitutions de chimiothérapie sous hotte à flux laminaire.

    Institut Paoli-Calmettes (Marseille) : une nouvelle plateforme d’imagerie de la femme

    La nouvelle plateforme d’imagerie de la femme de l’Institut Paoli-Calmettes a été élaboré afin d’améliorer l’accessibilité au dépistage et au diagnostic du cancer du sein et favoriser le bien-être des patientes.

    « Plus grande, avec plus d’équipements de pointe, elle renforce l’offre intégrée de dépistage proposée aux femmes de la région PACA et de Corse, détaille Unicancer. La réduction des délais d’attente pour un rendez-vous permettra d’éviter des pertes de chances et des soins plus lourds. »

    Centres de Reims, Dijon, Nancy : la réalité virtuelle au service de la formation et des traitement

    L’Institut Godinot (Reims) et le Centre Georges-François Leclerc (Dijon) ont acquis 2 casques de réalité virtuelle utilisant des techniques d’hyphnose clinique (auprès de la start-up Oncomfort pour le premier et de C2Care pour le second). Ils ont été mis au point pour faire vivre aux patients qui les portent une expérience immersive relaxante avant la réalisation d’actes anxiogènes ou douloureux.

    L’Institut de cancérologie de Lorraine (Nancy) est partenaire du projet européen NHL Chir-Ex, une approche de simulation virtuelle ayant pour but d’améliorer et d’harmoniser la formation multiprofessionnelle en radiothérapie.

    Centres de Montpellier, Angers-Nantes : un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique

    L’Institut du cancer de Montpellier a été sélectionné, avec 4 autres établissements français, pour mettre en place un nouveau robot chirurgical dédié à la recherche clinique, le Da Vinci Xi (Intuitive Surgical).

    Le robot CHIP-e (Consultation hospitalière individuelle pharmaceutique) assistée par robot, a été intégré à l’Institut de cancérologie de l’Ouest (Angers-Nantes) afin d’améliorer la prise en charge des patients traités pour leur pathologie cancéreuse par voie orale. « Un e-assistant permet de valider la compréhension globale du traitement et d’habituer, en plein développement de la e-santé, le patient aux outils informatiques », explique Unicancer.

  • L’Institut Montaigne propose de lancer « un Health Data Hub européen » (rapport)

    Un « pilotage de l’innovation en santé à l’échelle européenne ». C’est ce que recommande le rapport publié par l’Institut Montaigne le 19 septembre 2019 sous le titre « Médicaments innovants : prévenir pour mieux guérir ». Dans la proposition 12 de ce document, l’organisme propose aux pays membres de collaborer autour des 4 axes complémentaires suivants :

    • l’accélération des réflexions autour d’une politique européenne d’évaluation des produits de santé via le Health Technology Assessment (HTA)* ;
    • la mise en place d’ un « horizon scanning européen de l’innovation en santé », qui donnerait « une vision prospective des innovations à venir » ;
    • l’harmonisation des méthodologies d’impact budgétaire au niveau européen ;
    • « un Health Data Hub européen afin d’agréger les données de vie réelle » : les registres de données de vie réelle des pays membres seraient consolidé « afin de mutualiser les coûts et [d’] élargir les populations étudiées », et le dispositif copiloté avec les acteurs publics et privés.

    À l’échelon national, l’institut envisage (proposition 10) « un grand hub des technologies de santé inspiré de celui de la ville de Boston ».  Il s’agirait de « réunir une fois par an responsables politiques et administratifs, autorités de santé, patients, professionnels de santé et laboratoires pharmaceutiques » pour « un pilotage stratégique de l’innovation en santé tenant compte des grands objectifs de santé publique et des innovations sur lesquelles les laboratoires travaillent ».

    Dans la proposition 7 est lancé l’idée d’« expérimenter de nouveaux modèles de financement en s’appuyant sur des registres de vie réelle » et le Health Data Hub. Il s’agirait d’envisager « la fixation d’un prix conditionnel qui serait révisé en fonction des résultats postérieurs à la mise sur le marché » grâce à  un suivi systématique de l’usage des traitements innovants, mis en place « dès lors que ceux-ci ont des impacts sanitaires et/ou économiques significatifs[, ]dès la mise à disposition de l’innovation thérapeutique via le mécanisme d’ATU ». 

    Le rapport recommande également de « promouvoir le développement d’outils numériques d’aide à la prescription afin d’améliorer le bon usage des innovations thérapeutiques » (proposition 9 ). L’objectif serait de fournir un guide aux médecins « afin qu’ils puissent bénéficier des recommandations les plus actualisées et prescrire les médicaments les plus pertinents pour un patient donné ». Ces mêmes outils pourraient être utilisés pour « mesurer l’observance et collecter des données de vie réelle ».

  • Débat du Cnom : « Ma Santé 2022 : quel hôpital demain ? », le 15 octobre 2019 à Paris

    Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) organise un débat sur le thème : « Ma Santé 2022 : quel hôpital demain ? » le 15 octobre 2019 à Paris.

    « L’hôpital, dont un récent sondage Harris [fait ressortir] que 71 % des Français ont une bonne image, est plus que jamais au cœur de l’actualité, contextualise le Cnom, citant la crise des urgences, « cristallisée par une grève qui s’installe dans la durée » mais aussi la refonte de la carte hospitalière, « source d’inquiétude pour nos concitoyens et leurs élus locaux », ou encore « les débats animés sur le rôle et le périmètre des futurs hôpitaux de proximité créés par la loi Ma Santé 2022 ».

    Face à ces différents enjeux, le Conseil estime qu’il est « important de donner la parole aux principaux acteurs du débat sur l’hôpital, pour évoquer ses difficultés, ses transformations, son rôle dans le système de santé de demain et la place que doivent occuper les médecins en son sein, pour que décisions administratives et stratégies médicales soient alignées au service des patients et des territoires« . Tel sera l’objectif de ce débat.

    Les inscriptions pour assister à l’événement sont à réaliser avant le 11 octobre 2019 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien (dans la limite des places disponibles).

    Intervenants :

    • Un représentant de la Conférence nationale des URPS-ML ;
    • Rachel BOCHER, présidente de l’INPH ;
    • Lamine GHARBI, président de la FHP ;
    • Thierry GODEAU, président de la conférence nationale des présidents de CME ;
    • Thomas LE LUDEC, directeur du CHU Montpellier, membre du bureau de la Conférence des directeurs généraux de CHU ;
    • Thomas MESNIER, député de Charente, membre de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, auteur d’un rapport sur l’organisation des soins non programmés dans les territoires en mai 2018 et actuellement chargé d’une mission relative à l’amélioration de la situation dans les services d’urgence ;
    • Gérard RAYMOND, président de France Assos Santé ;
    • Frédéric VALLETOUX, président de la FHF.

    Introduction par :

    • Patrick BOUET, président du Cnom.

    Modération par : 

    • François SIMON, président de la section exercice professionnel du Cnom.

    Animation par :

    • Mickaël SZAMES, rédacteur en chef de Public Sénat.
  • France Digitale Day : Doctolib, Alan et Bioserenity sélectionnés au sein de l’indice Next40

    « Le secteur médical est très régulé, il y a beaucoup de contraintes, on est en train de les lever une à une. » C’est ce qu’a déclaré le président de la République Emmanuel Macron lors de l’ouverture du France Digital Day le 17 septembre 2019 à l’Élysée, en présence de nombreux dirigeants de société technologiques. « Chaque année, au moins une fois par an, je réunis les administrations et les acteurs des dispositifs médicaux et du médicament pour lever les contraintes, accélérer les délais« , a-t-il rappelé.

    Au cours de la soirée, le chef de l’État a présenté la première édition du Next40, cet indice annoncé par Mounir Mahjoubi en janvier 2019 : il réunit les 40 start-ups françaises jugées les plus prometteuses par un jury présidé par Céline Lazorthes, la fondatrice de Leetchi. Inspiré du rapport remis en juillet par Philippe Tibi, l’exécutif promet pour ces sociétés « un accompagnement sur mesure de l’État », avec l’ambition d’avoir « au moins 25 licornes en 2025 ».

    L’indice Next40 compte 3 sociétés issues du secteur de la e-santé :

    • Doctolib, plateforme de télémédecine ;
    • Alan, compagnie d’assurance santé numérique ;
    • Bioserenity, société spécialiste des dispositifs médicaux connectés.

    Le secrétaire d’État au Numérique Cédric O annonce par ailleurs que les investisseurs institutionnels français investiront « dans les mois à venir » 5 milliards d’euros afin de « structurer à Paris un écosystème complet de financement pour les start-ups » (source : Les Échos, 18 septembre). Selon lui, ces fonds « vont permettre de faire levier sur des financements internationaux qui attendent une masse critique de financements locaux pour investir dans les gros fonds français ». De plus, grâce à eux, « les investisseurs institutionnels français vont se familiariser avec cette classe d’actifs [et] des équipes spécialisées s’implanteront à Paris », ajoute-t-il.

  • 1ère journée francophone Snomed CT sur la terminologie clinique : le 27 novembre 2019 à Paris

    La première journée francophone Snomed CD est dédiée à la terminologie clinique. L’événement est organisé par la société Phast, en partenariat avec l’association Interop’Santé, le 27 novembre 2019 à Paris.

    Snomed CT est un ensemble de termes médicaux pouvant être traités par ordinateur et organisés de manière systématique. Ils fournissent des codes, des termes, des synonymes et des définitions utilisés dans la documentation médicale et les rapports cliniques.

    Au programme : des conférences et un pitch de start-ups sur le thème « Snomed CT : quelles perspectives pour les acteurs de la e-santé ? ».

    Les inscriptions à cette journée, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    09h00-09h30

    Accueil des visiteurs et café

    09h30-09h45

    Allocution introductive

    09h45-10h05

    Conférence SNOMED CT assessment by Europe, current strategies of adoption in some European countries. Sylvia THUN, Professeur vacataire à l’hôpital de la Charité, Université BIH des sciences appliquées de Basse-Rhénanie

    10h05-10h25

    Conférence The value of SNOMED CT in the national EHR of Austria and plans for the future implementation. Stefan SABUTSCH, Manager standards et usages, ELGA Gmbh, Chair de HL7 Autriche et de DICOM Autriche

    10h25-10h45

    Conférence SNOMED CT et les promesses du Big Data : la production de soins dévoilée. Marc CUGGIA, PUPH Informatique Médicale Biostatistique, Université de Rennes 1 et CHU de Rennes, Co-rapporteur de la mission de préfiguration Health Data Hub

    10h45-11h05

    Conférence SNOMED CT, visite guidée en accéléré. Rory DAVIDSON, Directeur des services techniques, SNOMED International

    11h05-11h30

    Pause-café

    11h30-12h30

    Table ronde SNOMED CT en Français : une traduction unique pour l’ensemble de l’espace francophone. Linda PARISIEN, Experte en terminologie clinique, Inforoute Santé du Canada David OP DE BEECK, Chef de projet terminologies, Direction Générale Soins de Santé, Ministère fédéral de la Santé, Belgique Luc MOTTIN, Collaborateur scientifique, Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) Modérée par François MACARY, Responsable des projets internationaux, PHAST

    12h30-14h00

    Déjeuner et café

    14h00-14h45

    Conférence De l’intégration à l’exploitation de SNOMED CT.

    • « STS : un serveur multi-terminologique pour un accès en temps réel à SNOMED CT » François MACARY, Responsable des projets internationaux, PHAST
    • « CIOct : intégration de SNOMED CT dans les DPI » Olivier BOUX, Médecin, Directeur Scientifique, PHAST
    • « Inauguration d’Off-label, les indications fondées sur les preuves cliniques » Emilie NGUYEN, Pharmacien, Responsable unité CIOdc, PHAST
    • « CIOdc et CIOlab : des données croisées sur les circuits de biologie et du médicament » Valérie DESBOIS-PELISSIER, Médecin biologiste, Responsable production et qualité CIOlab, PHAST
    • « Faciliter les flux d’informations Ville / Hôpital pour les médecins en mobilité » Yohann POIRON, Responsable interopérabilité et mobilité, OpenXtrem

    14h45-15h40

    Démonstrations Les usages de SNOMED CT à l’hôpital.

    • « Portail d’archétypes cliniques mutualisés » Lise MARIN, Coordonnateur médical des développements, Groupe DEDALUS
    • « Le serveur terminologique HeTOP » Stefan DARMONI, MD, PhD, Service d’Informatique Biomédicale (SIBM), CHU de Rouen
    • « SNOMED CT et exploitation du traitement automatique du langage (TAL) : retour sur investissement et statistiques d’implémentation » Brice de BEHAULT, Fondateur, EarlyTracks
    • « Gestion multilingue des référentiels médicament SNOMED CT pour améliorer la sécurité, la qualité et l’efficience des services de prescriptions et de dispensation : cas d’usages internationaux »Paul BONNET, Directeur Général, VIDAL Espagne
    • « Traduction automatique du langage médical Français en SNOMED CT » Christophe GAUDET-BLAVIGNAC, Médecin, Doctorant en Santé Globale, Expert en sémantique des données médicales, Université de Genève

    15h40-16h10

    Pitchs start-up SNOMED CT : quelles perspectives pour les acteurs de la e-santé ?

    • « SNOMED CT pour la photographie médicale » Matis RINGDAL, CEO & Co-Fondateur, Pixacare
    • « Apport de l’intégration de SNOMED CT dans la sécurisation de la prise en charge médicamenteuse et le développement d’étude en vie-réelle dans les pharmacies d’officine » Pierre RENAUDIN, Pharmacien et Co-fondateur, Bimedoc
    • « Enjeux de l’interopérabilité sémantique en réanimation » Pierre WEILL-RAYNAL, associé et membre du conseil scientifique, AiiNTENSE
    • « Pré-évaluation anesthésique en ligne avec iAnesthesie.com : quel usage de SNOMED CT ? » Yassine MOUSSALI, CEO, Intelligence Anesthesia
    • « Solution de prélèvement en mobilité » Serge PAYEUR, CEO, SIL-LAB Experts

    16h10-17h30

    Clôture de la journée

  • Challenges IA – santé : appel à candidatures de start-ups (deadline : le 29 octobre 2019 à 12h00)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan ont été sélectionnés comme porteurs des 2 challenges IA « santé » retenus dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) ouvert au 1er trimestre 2019. La Direction générale des entreprises (DGE) et Bpifrance lancent à présent l’appel à projets (AAP) « lauréats des Challenges IA » : l’objectif est de sélectionner des start-ups IA pour développer les solutions attendues, décrites dans les cahiers des charges.

    Le ou les lauréats devront construire dans un délai de 3 à 12 mois une solution innovante à la problématique posée basée sur l’IA. Le but du dispositif est d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires en :
    • permettant à des start-ups et PME de développer leurs offres de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec des start-ups ou PME expertes en IA.

    Les dossiers de candidature doivent être adressés exclusivement sous forme électronique sur l’extranet des projets innovants collaboratifs de Bpifrance, accessible via ce lien, avant le 29 octobre 2019 à 12h00 (date et heure de réception faisant foi). Le cabinet Care Insight a été choisi pour aider les start-ups à répondre à cet AAP (contact : Béatrice Falise-Mirat).

    Health & Tech Intelligence présente en détails les modalités de l’appel concernant les 2 challenges « santé » retenus à l’issue de l’AMI vague 1 :
    • « AIS » – sponsor public : CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;
    • « ONESELF » – sponsor : Sesan : le challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Rappel : les Challenges IA

    Les Challenges IA s’inscrivent dans le cade du plan « Intelligence artificielle » et le Programme d’investissements d’avenir (PIA) du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI). Ils sont pilotés par la DGE et opérés par Bpifrance.

    Chaque challenge « identifie une entreprise porteuse d’une problématique applicative précise et disposant de jeux de données (désignée sous le terme « sponsor »), explique la DGE. Dans le cas où le sponsor est un acteur public (administration, collectivité locale, établissement public…), le challenge visera à mobiliser l’IA pour améliorer les services publics et le fonctionnement de la démocratie ».

    Un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs PME ou start-up(s) (désignée(s) sous le terme « lauréat(s) »).

    Challenge « AIS » et « ONESELF » : modalités

    CONTEXTE ET OBJECTIF

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’enjeu principal du moment dans la santé est l’exploitation des données de vie réelle (hospitalière),qu’elles soient rétrospectives ou prospectives. Le CHU de Toulouse dispose d’une très grande quantité de données dans différentes spécialités médicales.

    L’intelligence artificielle est un levier de l’utilisation et de l’exploitation de ces données. Elle permet d’atteindre des objectifs d’amélioration de prise en charge des patients. Ces nouveaux outils faciliteront le développement de nouveaux usages autour de la donnée et des pratiques médicales (aide au diagnostic, médecine personnalisée, e-santé, analyse automatique d’image…).

    Afin d’exploiter ces données, plusieurs défis techniques restent à résoudre et notamment le partage et le transfert des données dans un cadre réglementaire protecteur de la vie privée.

    • « ONESELF » : Sesan

    Afin d’assurer à l’apprenant une expérience d’apprentissage aussi complète en formation à distance qu’en formation présentielle, il est nécessaire de compléter le dispositif de formation à distance d’une personnalisation dynamique, qui s’applique en temps réel à l’utilisateur en fonction de son profil, de son expérience de formation sur le site de e-learning de ses usages de la solution métier et de ses attentes. Cette personnalisation dynamique, possible grâce à l’IA permettra de rendre le parcours de formation adaptatif à l’apprenant.

    Ce challenge aura donc pour objectif de construire les outils numériques permettant d’obtenir dynamiquement des parcours de formation personnalisés, en fonction des besoins des professionnels de santé, de leur niveau et de leur rythme d’apprentissage.

    RÉSULTATS ATTENDUS

    • « AIS » : CHU de Toulouse

    L’objectif est de fournir une solution viable d’anonymisation de jeu de données en exploitant les mécanismes de représentation de la donnée utilisée en intelligence artificielle (par exemple en utilisant des mécanismes d’ »embeddings« ). Ces représentations abstraites de la donnée pourraient permettre d’anonymiser efficacement nos données de santé sans endommager leurs propriétés statistiques. Elles resteront donc utilisables facilement par des entreprises pour développer des produits innovants.

    • « ONESELF » : Sesan

    Le prototype devra comprendre le besoin de l’apprenant et lui proposer dynamiquement les pages répondant à ce besoin. Le résultat attendu sera donc la construction de parcours utilisateurs, définis en fonction des interactions de l’apprenant, de son profil identifié préalablement, de ses navigations antérieures voir de ses usages dans la solution métier.

    Le produit du POC devra s’intégrer dans le CMS (WordPress) de manière standardisée,respectant le fonctionnement du cœur du CMS, par exemple sous la forme d’un module ou plugin.

    La construction préalable des liens entre « besoin théorique » et contenus (pages tutoriels,vidéos du CMS) ne fait pas partie du périmètre du POC. Le corpus de données sera fourni parle sponsor dans le cadre d’une démarche pédagogique pilotée par Sesan.

    Démarche d’évaluation : il sera nécessaire dans le cadre du PoC de mettre en place les outils et moyens nécessaires au suivi et l’évaluation de la pertinence des suggestions faites par l’IA en réponse au besoin de l’apprenant. Cette démarche d’évaluation reposera notamment sur la satisfaction de l’utilisateur à l’issue du parcours de formation mais aussi d’une analyse de son comportement dans la solution métier.

    EXIGENCE ET CRITÈRES DE SÉLECTION

    • « AIS » : CHU de Toulouse
      • expérience dans le traitement des données massives ;
      • expérience dans la diversité des données de santé (standards et formats) ;
      • expertise dans l’IA ;
      • culture du développement agile ;
      • culture de la sécurité des données ;
      • expertise sur les problématiques liées à l’anonymisation.

    Ouverture pour une proposition partenariale et commerciale entre le lauréat et le CHU pour l’accès à la solution développée, son utilisation et sa promotion.

    • « ONESELF » : Sesan

    Les candidats devront avoir des connaissances en outils web (CMS, PHP, HTML…) afin d’être en capacité de proposer une solution dont l’architecture technique est compatible avec les contraintes du site e-learning en place.

    L’environnement technique du POC devra être évalué en fonction des impacts de performance et devra pouvoir supporter les variations de fréquentation du site. Une connaissance en socle technique web et hébergement sera également nécessaire au lauréat.

    Si les travaux réalisés par le lauréat dans le cadre d’un challenge demeurent la propriété du lauréat, Sesan souhaite disposer de conditions d’accès privilégiées au produit co-développé entre Sesan et le lauréat. Les conditions d’accès au produit développé feront l’objet d’échanges entre Sesan et les candidats durant les phases d’auditions et seront entérinées avec le lauréat dans les phases du cadrage du challenge.

  • Stratégie e-santé de l’Australie

    L’Australie a adopté une stratégie nationale e-santé pour 2018-2022. L’Agence de la santé numérique du pays (Australian Digital Health Agency), créée en 2016 par les gouvernements territoriaux et étatiques de l’Australie, mène cette feuille de route. En Australie, les progrès en matière de e-santé ont souvent été réalisés en silo, notamment du fait de la complexité de la gouvernance et du financement du système de santé. L’objectif pour 2022 est de s’appuyer sur le numérique pour harmoniser et intégrer le système de santé au niveau national.

    Les directions stratégiques pour 2022 ont été définies selon les principes suivants :
    • mettre l’utilisateur au centre ;• garantir l’intimité et la sécurité ;
    • favoriser la collaboration agile ;
    • animer une culture de sécurité et de qualité ;
    • améliorer l’équité de l’accès ;
    • s’appuyer sur les atouts et capacités existants ;
    • utiliser l’argent des contribuables de façon judicieuse.

    Elles s’organisent autour de 4 thèmes :
    • aider à la décision et proposer des solutions ;
    • aider tous les professionnels de santé à mieux comprendre le patient et, ensemble, prodiguer des soins de manière sécurisée et personnalisée ;
    • créer un environnement où le patient et son soignant peuvent bénéficier de technologies innovantes ;
    • préserver la confiance et protéger les droits.

    Le dossier patient national, My Health Record, est placé au cœur de la stratégie australienne. Le patient et tous ses professionnels de santé y ont accès. My Health Record remplace le Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) lancé en 2012. L’utilisation du PCEHR par les professionnels a été freinée par la méfiance des professionnels de santé envers les systèmes informatiques (SI), l’absence d’une intégration complète avec les SI cliniques, le manque d’information clinique utile, des préoccupations sur la sécurité et la faible adoption du PCEHR par les patients. Une enquête lancée par ministre de la Santé fédéral en 2014 sur les difficultés rencontrées par le PCEHR et les moyens d’y résoudre a recommandé le changement du modèle d’inscription pour un modèle de désinscription ainsi que le changement de nom du dossier patient et de la gouvernance (ce qui a conduit à la création de l’Australian Digital Health Agency) mais aussi de se concentrer sur les informations cliniques significatives et de renforcer la transparence autour de la sécurité.

  • DATA – Stratégie e-santé de l’Australie

    L’Australie a adopté une stratégie nationale e-santé pour 2018-2022. L’Agence de la santé numérique du pays (Australian Digital Health Agency), créée en 2016 par les gouvernements territoriaux et étatiques de l’Australie, mène cette feuille de route. En Australie, les progrès en matière de e-santé ont souvent été réalisés en silo, notamment du fait de la complexité de la gouvernance et du financement du système de santé. L’objectif pour 2022 est de s’appuyer sur le numérique pour harmoniser et intégrer le système de santé au niveau national.

    Les directions stratégiques pour 2022 ont été définies selon les principes suivants : 
    • mettre l’utilisateur au centre ;
    • garantir l’intimité et la sécurité ;
    • favoriser la collaboration agile ;
    • animer une culture de sécurité et de qualité ;
    • améliorer l’équité de l’accès ;
    • s’appuyer sur les atouts et capacités existants ;
    • utiliser l’argent des contribuables de façon judicieuse.

    Elles s’organisent autour de 4 thèmes : 
    • aider à la décision et proposer des solutions ;
    • aider tous les professionnels de santé à mieux comprendre le patient et, ensemble, prodiguer des soins de manière sécurisée et personnalisée ;
    • créer un environnement où le patient et son soignant peuvent bénéficier de technologies innovantes ;
    • préserver la confiance et protéger les droits.

    Le dossier patient national, My Health Record, est placé au cœur de la stratégie australienne. Le patient et tous ses professionnels de santé y ont accès. My Health Record remplace le Personally Controlled Electronic Health Record (PCEHR) lancé en 2012. L’utilisation du PCEHR par les professionnels a été freinée par la méfiance des professionnels de santé envers les systèmes informatiques (SI), l’absence d’une intégration complète avec les SI cliniques, le manque d’information clinique utile, des préoccupations sur la sécurité et la faible adoption du PCEHR par les patients. Une enquête lancée par ministre de la Santé fédéral en 2014 sur les difficultés rencontrées par le PCEHR et les moyens d’y résoudre a recommandé le changement du modèle d’inscription pour un modèle de désinscription ainsi que le changement de nom du dossier patient et de la gouvernance (ce qui a conduit à la création de l’Australian Digital Health Agency) mais aussi de se concentrer sur les informations cliniques significatives et de renforcer la transparence autour de la sécurité.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de l’Australie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Rencontres du progrès médical : l’impact éco des innovations organisationnelles doit être anticipé

    Les nouveaux dispositifs médicaux ont un impact sur l’organisation des soins, le parcours de soins et la pratique médicale. L’efficience de cette nouvelle organisation doit d’ailleurs être évaluée sur le plan du bénéfice patient mais aussi sous le prisme médico-économique. Tel était l’enjeu de la table ronde portant sur l’impact de l’innovation dans l’organisation des soins, organisée le 10 septembre 2019 à l’occasion des 7èmes Rencontres du progrès médical du Snitem.

    Anticiper l’impact organisationnel de l’innovation

    Selon Norbert Nabet, directeur général d’activité à Nehs, mettre à disposition un écosystème favorable au changement prend du temps. « Cela ne peut pas prendre moins de 10 ans entre l’innovation, la réglementation et la formation, d’autant que l’innovation est souvent vécue comme un perturbateur », commente-t-il.

    Certaines innovations bouleversent les organisations et les pratiques. Ces bouleversements doivent être anticipés dans l’appréciation économique globale le plus en amont possible. « Cela met en relation des acteurs, grâce au partage de données, qui n’étaient pas en lien précédemment : patients, industriels et plusieurs professionnels de santé », explique Marie-Anne Jacquet, sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins à la DGOS. La Cnedimts (Haute autorité de santé) a d’ailleurs publié un guide qui explique en quoi le volet organisationnel peut-être une dimension de l’appréciation du bénéfice clinique des dispositifs.

    Tester et évaluer l’efficience

    À noter que différents pays d’Europe utilisent des « champions cliniques de l’innovation », soit des utilisateurs précoces d’une innovation. « Ils sont les mieux placés pour aller voir leurs collègues et leur dire que ce cela est possible. Cela peut s’organiser spontanément avec les sociétés savantes », indique Daniel Szeftel, directeur de Care Factory. Cette encouragement peut venir de la communauté clinique elle-même mais aussi des patients qui peuvent inciter les professionnels de soins à adopter de nouveaux outils, de nouvelles pratiques.

    « Nous avons besoin de pouvoir évaluer en vie réelle, sans faire d’analyses randomisées »

    Ces changements d’organisation doivent également être évalués et cela ne se passe pas comme dans un essai clinique classique. « Nous avons besoin de pouvoir évaluer en vie réelle, sans faire d’analyses randomisées. Pour autant, nous avons besoin de beaucoup de patients et de beaucoup de données pour faire du comparatif avec des techniques statistiques sophistiquées », poursuit Daniel Szeftel. L’objectif est de savoir si l’organisation a fait gagner de l’efficience en termes de qualité de vie mais aussi d’économies à l’Assurance maladie.

    Pour Anne-Marie Jacquet de la DGOS, cette évaluation n’est pas la première préoccupation dans le cadre du déploiement d’un nouveau dispositif mais cette question d’efficience de l’organisation peut enter en ligne de compte dans le cadre de la valorisation CEPS. « Nous soutenons d’ailleurs des programmes de recherche pour évaluer l’impact organisationnel et globale de certaines solutions de prise en charge dispositifs médicaux ou autre traitement », note-t-elle. Les expérimentations effectuées dans le cadre de l’article 51 vont d’ailleurs intégrer des modèles d’analyse d’impact organisationnelle avec la construction de groupes témoins.