Mutuelles

  • Conseil du numérique en santé : deuxième réunion le 20 février 2020

    Le Conseil du numérique en santé (CNS) se réunira pour la deuxième fois le 20 février 2020 à Paris. Au cours de cette session seront notamment présentées les propositions des 4 groupes de travail qui vont être constitués au cours du mois d’octobre 2019 sur les domaines suivants : formation, fracture numérique, évaluation, développement économique en France et à l’international des entreprises françaises.

    Dans le cadre de ces groupes, l’Asip Santé appelle les acteurs à candidater en tant que pilotes ou contributeurs. Les candidatures peuvent être adressées jusqu’au 18 octobre 2019 à Pascale Sauvage, directrice adjointe de l’Agence (pascale.sauvage@sante.gouv.fr).

    Les inscriptions pour assister à cette deuxième réunion seront prochainement ouvertes.

    Instauré le 25 avril 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn à l’occasion du lancement de la feuille de route « Accélérer le virage numérique », le CNS est un organisme de concertation sur la transformation numérique du secteur. Il s’agit plus précisément d’une « relance » de l’ancien Conseil stratégique du numérique en santé (CSNS), qui avait été créé dans le cadre de la stratégie « e-santé 2020 » présentée par l’ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine. Le CSNS n’avait plus organisé de réunion depuis octobre 2017. Il est prévu que le nouveau CNS se réunisse une fois par semestre.

    Pour rappel, la première réunion du conseil avait eu lieu en juin 2019.

  • Programme Realize d’Astrazeneca : 9 start-ups en oncologie retenues

    Kiplin, Libheros et Sublimed sont les 3 start-ups retenues dans la catégorie « parcours patient » dans le cadre de la deuxième édition de Realize, le programme d’open innovation en oncologie du groupe pharmaceutique Astrazeneca. Dans la catégorie « data management et IA » figurent EpigeneLabs, Health for People et NetR, tandis qu’Imescia, PEP-Therapy et Syndivia ont retenu l’attention du jury pour leurs innovations thérapeutiques. Au total, 9 sociétés rejoignent ainsi le programme, dont l’objectif est d’accompagner les jeunes pousses proposant une solution thérapeutique ou diagnostique basée sur l’expérience patient et le suivi personnalisé dans le parcours de soins des personnes atteintes de cancer.

    Intervenu lors de l’annonce des résultats à l’occasion d’une soirée organisée le 2 octobre 2019, Benjamin Moutier, directeur de la division « oncology business » d’Astrazeneca, estime que la mission d’un laboratoire pharmaceutique va désormais bien au-delà du traitement et de la vente de médicaments, et qu’elle s’inscrit dans l’ensemble du parcours de soins du patient. Pour être présent à toutes les étapes, il est indispensable selon lui de nouer des partenariats avec des acteurs innovants tels que les start-ups, d’où la mise en place du programme Realize en 2018.

    Les start-ups sélectionnées vont bénéficier d’un accompagnement personnalisé de 3 ans au cours duquel les besoins de chaque société seront évaluées et une aide adaptée apportée.

    Parmi 22 candidatures, 9 start-ups ont été retenues :

    catégorie parcours patient :

    • Kiplin : solution d’activité physique adaptée (APA) connectée ;
    • Libheros : première solution d’organisation centralisée des soins et de santé à domicile ;
    • Sublimed : solution de soulagement à domicile des douleurs neuropathiques postopératoires ; (électrothérapie antalgique) pour des patientes avec un cancer du sein ;

    catégorie data management et IA :

    • EpigeneLabs : développement d’une plateforme d’IA permettant de transformer les données génomiques en informations exploitables pour développer des médicaments contre le cancer (aide à la médecine de précision) ;
    • Health for People : construction d’une encyclopédie médicale intelligente permettant de générer des parcours personnalisés aux profils des patients, simplifiant ainsi l’information médicale destinée aux patients, tout en la personnalisant ;
    • NetR : plateforme dédiée à l’indexation, la structuration et la labellisation de données de santé ;

    catégorie innovation thérapeutique :

    • Imescia : nouvelle technologie permettant l’administration par voie sous-cutanée des anticancéreux au lieu de la voie intra-veineuse ;
    • PEP-Therapy : développement de thérapies ciblées à l’aide de peptides bloquant spécifiquement certaines interactions protéine-protéine intracellulaires ;
    • Syndivia : mise au point de thérapies dans le cancer ciblant à la fois la tumeur et son environnement (optimisation de la technologie des anti-corps conjugués).

    Le comité de sélection :

    • Dr Gilles Avenard, président, Acticor Biotech – président du comité de sélection ;
    • Chahra Louafi, directrice d’investissement senior, Bpifrance ;
    • Nikos Paragios, professeur de mathématiques à CentraleSupélec et P.-D.G. de la start-up Therapanacea ;
    • Lionel Reichardt, surnommé le « Pharmageek » – dirigeant de 7C’s Health, blogueur, conférencier, expert e-santé ;
    • Jacques-Bernard Taste, P.-D.G., Biotech Finances.
  • FASN Hôpital du futur : Sweepin remporte le start-ups challenge

    Sweepin est le lauréat du start-ups challenge de la journée « Hôpital du futur« , organisée par la société Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN (Faire avancer la santé numérique). La remise du prix a eu lieu au cours de l’événement, le 3 octobre 2019.

    Fondé en 2015 à Dijon (Bourgogne), Sweepin a mis au point une plateforme géo-intelligente qui permet la localisation et le guidage sans balise des utilisateurs dans un bâtiment, tel qu’un hôpital, à partir de leurs smartphones, avec pour but d’accueillir, de guider et d’informer en temps réel le public.

    Les 2 autres finalistes du concours étaient :
    • Arkhn : organisation à but non lucratif qui produit des solutions open source dans l’optique de standardiser les données de santé pour les établissements de soins ;
    • Calmedica : développe un robot conversationnel (chatbot) pour le suivi en ambulatoire des patients opérés.

    Le vainqueur du challenge et les 2 finalistes :

    Comité d’experts :

    • Ahmed El Bahri, responsable de l’offre de soins à l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
    • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.
  • Les entreprises de la télémédecine (LET) invitent à co-construire le futur de la téléconsultation

    L’association LET (Les entreprises de la télémédecine) invite à co-contruire avec la Cnam et le gouvernement le futur de la téléconsultation. Selon François Lescure (président de MédecinDirect) et le Dr. Alexandre Maisonneuve (directeur médical de Qare), co-fondateurs de l’association, il existe un décalage entre les textes de loi (avenant n°6) et la pratique sur le terrain, également avec les pratiques à l’étranger.

    Dans le cadre d’une matinale organisée fin septembre 2019 par Techtomed sur le bilan de la téléconsultation, 1 an après son entrée dans le droit commun, François Lescure et le Dr. Alexandre Maisonneuve ont présenté un état des lieux du marché, en témoignant de leur expérience en tant qu’industriels et en partageant leur opinion sur l’évolution de la pratique.

    Le Dr. Alexandre Maisonneuve décrit notamment l’avenant n°1, « assez restrictif » selon lui, comme une version n°1 du déploiement de la téléconsulation. Il perçoit par ailleurs des associations possibles entre les groupements de pharmacies et les sociétés de téléconsultation par le biais de l’avenant n°15.

    Environ 60 000 téléconsultations ont été remboursées par l’Assurance maladie entre septembre 2018 et septembre 2019 ; on dénombre par ailleurs environ 500 000 actes non remboursés parmi les 450 millions d’actes annuels, rappellent les 2 fondateurs de LET, précisant qu’il existe actuellement une vingtaine d’acteurs sur ce marché, avec des modèles économiques différents : BtoBtoC (une mutuelle fait l’intermédiaire entre le médecin et le patient tel que MédecinDirect) ; BtoC (sans intermédiaire, comme Qare ou Livi).

    Un moyen de désengorger les urgences et de réaliser des économiques

    Selon le Dr Alexandre Maisonneuve (Qare), les médecins se disent prêts pour la téléconsultation : ils y consacrent actuellement une consultation sur 4 (25 %) ; dans le futur, ils devraient y consacrer 1 consultation sur 2 (50 %), estime-t-il.

    François Lescure (MédecinDirect) souligne de son côté que 15 à 20 % des patients seraient allés aux urgences s’ils n’avaient pas téléconsulté. Au vu du coût d’une consultation (en moyenne 190 € au total), des économies substantielles sont déjà réalisées pour le système de santé afin notamment de désengorger les urgences, avance-t-il.

    La difficulté de faire changer les mentalités

    Le Dr Alexandre Maisonneuve revient sur le cadre initial de la téléconsultation mis en place par la Cnam et les syndicats de médecins. Au début, l’acte avait pour but de desservir les zones sous-denses pour les personnes âgées de plus de 75 ans. Le directeur médical de Qare soulève un décalage avec la réalité puisque cette cible « est peu digitalisée », souligne-t-il.

    Initialement, il y a également eu des craintes d’explosion des téléconsultations sur le nombre d’actes à rembourser, d’une forme d’uberisation de l’acte, avec l’arrivée potentielle d’acteurs étrangers et, enfin, de voir cette pratique remplacer la médecine classique. Le Dr Alexandre Maisonneuve souligne la difficulté de faire changer les mentalités ; les syndicats sont encore aujourd’hui très réticents à ce type d’évolution.

    L’avenant n°6 : une « version 1 » de la téléconsultation car assez restrictif

    Actuellement, l’avenant n°6 prévoit, pour que la consultation soit remboursée, que le médecin doit avoir vu le patient dans les 12 derniers mois, ce qui induit une notion de connaissance préalable du dossier médical de la personne. Cette situation est rare et parfois la téléconsultation se fait dans des déserts médicaux, où les patients n’ont plus de médecin traitant.

    L’avenant n°6 interdit actuellement l’usage du téléphone et du chat. L’usage est donc restrictif. Le Dr Alexandre Maisonneuve évoque cet avenant comme « une version n°1 » de la téléconsultation.

    Vers des associations entre les groupements de pharmacie et les sociétés de téléconsultation ?

    Par ailleurs, l’avenant n°15 va permettre aux pharmaciens de réaliser des téléconsultations, un acte très attendu par les patients et la profession. Le directeur médical de Qare entrevoit dans ce cadre des associations entre les groupements de pharmacie et les sociétés de téléconsultation.

    « Les régions expriment un besoin de territorialité »

    François Lescure ajoute que « les régions expriment un besoin de territorialité », notamment avec la création de CPTS.

    Le Dr Alexandre Maisonneuve complète en indiquant que ces structures faciliteront l’information et la mise en réseau. Les CPTS vont organiser la téléconsultation grâce à la mise en commun des disponibilités et des agendas entre professionnels de santé pour un meilleur accès aux soins. Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, se dit favorable à ce déploiement.

  • Novartis lance un laboratoire d’innovation en IA en partenariat avec Microsoft

    Novartis signe un accord de collaboration avec Microsoft pour transformer et « réinventer la médecine grâce à l’intelligence artificielle » (IA), une alliance qui intervient quelques semaines après la signature d’un partenariat entre le géant américain et le groupe biopharmaceutique français Astrazeneca. Plus précisément, les premiers sujets d’analyses relatifs à cette collaboration seront « les traitements personnalisés de la dégénérescence maculaire (thérapie cellulaire et génique) et la conception de médicaments », indique le groupe pharmaceutique suisse dans un communiqué publié le 1er octobre 2019.

    Dans le cadre de cet accord, Novartis annonce la création de Novartis IA, un laboratoire d’innovation en intelligence artificielle dont l’objectif est de permettre aux professionnels d’utiliser l’IA dans l’ensemble de l’entreprise. Microsoft apportera son savoir-faire en matière d’analyse des données et d’intelligence artificielle, notamment avec Microsoft Azure, sa plateforme applicative basée sur le cloud, et Microsoft Artificial Intelligence, une offre de solutions IA. Des équipes vont être formées dans les laboratoires de la société pharmaceutique en Suisse et en Irlande, à Dublin, ainsi que dans le Microsoft Research Lab au Royaume-Uni.

    La fondation de ce nouveau laboratoire a pour objectif de renforcer les capacités d’IA du groupe suisse, aussi bien dans le champs de la recherche que celui de la commercialisation, pour améliorer les processus d’innovation et de développement de médicaments.

    Depuis plus d’un an, Novartis a mis en œuvre une nouvelle stratégie centrée sur l’utilisation des nouvelles technologies, et notamment de l’IA, pour réinventer le médicament, sous l’égide de son nouveau P.-D.G., Vasant Narasimhan. Le groupe est ainsi en train d’évoluer « pour devenir une société pharmaceutique centrée sur les plateformes de thérapie avancée et de science des données », commente ce dernier (communiqué).

    Un effort commun de recherche et développement

    L’IA pour optimiser les thérapies cellulaires et génétiques

    Dans le cadre de cet accord, Novartis et Microsoft se sont engagés dans un effort commun de recherche et développement basé sur 2 objectifs centraux :

    • permettre aux professionnels de Novartis d’améliorer leur compétence dans le domaine de l’intelligence artificielle : grâce aux capacités des systèmes d’IA de Microsoft permettant de traiter les grandes quantités de données de Novartis, le groupe pharmaceutique envisage de créer de nouveaux modèles et applications de cette technologie pour augmenter les capacités de ses experts afin de mieux faire face aux nouveaux et futurs défis médicaux ;
    • explorer grâce à l’intelligence artificielle : Novartis utilisera la puissance de l’IA pour relever certains des défis informatiques les plus complexes et s’améliorer dans des domaines tels que la chimie générative, la segmentation et l’analyse d’images pour la mise en œuvre de traitements avancés et l’optimisation des thérapies cellulaires et génétiques.

    Les 2 partenaires travailleront également sur le développement et l’application de plateformes basés sur IA de nouvelle génération et de processus pour l’instauration de programmes dans ces 2 domaines.

    Dans le cadre de ce partenariat, les 2 sociétés investiront notamment pour financer les experts, les projets et les technologies.

  • Dreem : les projets de Harvard/MIT et des universités de Californie et d’Ottawa remportent l’AAP

    3 projets – 2 portés par des universités américaines et 1 par une université canadienne – remportent le premier appel à projets (AAP) mondial lancé par Dreem, une société française qui développe un bandeau visant à lutter contre les troubles du sommeil. Les lauréats ont été dévoilés à l’occasion du World Sleep Congress, qui se déroulait du 20 au 25 septembre 2019 à Vancouver (Canada).

    « L’objectif de notre initiative est d’accompagner des projets de recherche qui seraient impossible de mener sans un appareil de mesure du sommeil tel que Dreem. Nous permettons ainsi à des chercheurs d’utiliser notre solution pour réaliser des études à grande échelle qui seraient impossibles avec la PSG (polysomnographie) », explique Eden Debellemanière membre de l’équipe de recherche de Dreem, dans un communiqué publié le 1er octobre.

    Les 3 lauréats sont les suivants :

    • Jerome Siegel, de l’université de Californie à Los Angeles (États-Unis) : recevra 20 bandeaux pour son projet sur les déterminants environnementaux du sommeil humain, une étude sur les chasseurs-cueilleurs de San, Hadza et Tsimane ;
    • Rebecca Robillard, de l’université d’Ottawa (Canada) : recevra 40 bandeaux pour son projet sur la surveillance multisystémique des patients insomniaques et la potentialisation des oscillations lentes durant le sommeil chez ces patients ;
    • Richa Saxena, Joyita Dutta et Dimitrios Pantazis, de la faculté de médecine de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (États-Unis) : recevront 20 bandeaux pour le développement de biomarqueurs basés sur le sommeil pour le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer.

    Dreem propose ses bandeaux à 3 autres projets (UK et USA)

    « Compte tenu du nombre considérable de candidatures de grande qualité, Dreem a également attribué des bandeaux à trois autres projets particulièrement prometteurs », indique la société.

    Ces projets sont les suivants :  

    • Katherine Sharkey et ses collaborateurs de l’Alpert Medical School of Brown University et de la Brown University School for Public Health (États-Unis) : recevront 15 bandeaux pour leur travail sur l’étude longitudinale du sommeil des femmes pendant la grossesse et le post-partum ;
    • Elizabeth Coulthard et ses collaborateurs de l’université de Bristol (Royaume-Uni) : recevront 10 bandeaux pour leurs travaux sur la compréhension du sommeil, des rythmes circadiens et de la dopamine dans les maladies neurodégénératives ;
    • Zanna Voysey, Alpar Lazar et Roger Barker de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) : recevront 5 bandeaux pour leur travail pilote sur les enregistrements longitudinaux et l’amélioration du sommeil chez les patients atteints de la maladie de Huntington.

    Des candidatures de « grande qualité »

    L’ensemble des candidatures de l’appel ont été examinées par le comité scientifique de Dreem, qui s’est basé sur des critères de sélection comme la justification et l’importance du projet, l’innovation, l’approche, l’environnement scientifiques et la chronologie.

    La « grande qualité » des dossiers a rendu complexe la décision finale, commente Raphaël Heinzer, membre du jury et directeur du Centre d’investigation et de recherche sur le sommeil de Lausanne.

    Troubles du sommeil : Dreem souhaite devenir « le leader mondial »

    L’objectif de Dreem est de fournir « un accompagnement efficace » aux patients souffrant de trouble du sommeil ainsi qu’aux prestataires de soins suivant ces personnes, explique la société (communiqué), ajoutant que « sa mission est de devenir le leader mondial du dépistage, du diagnostic et du traitement des troubles du sommeil ».

    60 millions $ (55 M€) recueillis

    Depuis sa création en 2014, Dreem a levé 60 millions de dollars US (environ 55 M€) auprès de divers investisseurs, dont Johnson & Johnson. L’entreprise emploie actuellement 90 personnes réparties entre New York, Paris et Taipei (Taïwan).

  • Rencontres : « découvrir et intégrer les Challenges IA pilotés par la DGE », le 11/10/19 de 14h à 16h

    Un événement dédié aux Challenges IA est organisé le 11 octobre 2019 à Station F. Il est dédié à toutes les start-ups et PMEs qui « souhaitent challenger l’IA au profit de 4 secteurs clés : la santé, le transport-mobilité, l’environnement et la défense-sécurité », précisent les organisateurs. L’objectif de ces rencontres est de découvrir les opportunités de développement et d’innovation proposées.

    Lancés dans le cadre du plan « Intelligence artificielle » annoncé par le Président de la République, ces challenges, pilotées par la Direction générale des entreprises (DGE), font émerger des solutions IA innovantes dans une dynamique d’open innovation dans l’objectif d’améliorer les services publics. Lors de cet après-midi seront présentés les problématiques sélectionnées ainsi que les « sponsors » (entreprises porteuses de challenges sélectionnées dans chacune des thématiques retenues), qui recherchent désormais des start-ups ou des PMEs pour répondre à leur challenge (appel à candidatures en cours). L’idée de l’événement est d’expliquer aux potentiels candidats quels pourraient être leurs profits en termes de data et d’opportunités commerciales, dans le cadre de ces Challenges, et comment rejoindre les lauréats du projet. Les participants seront invités à poser leurs questions et à rencontrer l’ensemble des parties prenantes.

    Les inscriptions à l’événement, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

  • Elsan constitue une nouvelle offre d’outils digitaux en collaboration avec les praticiens

    « La constitution de notre nouvelle offre d’outils digitaux repose sur un processus collaboratif avec les praticiens. » C’est ce qu’explique Ségolène Perin, directrice de l’innovation à Elsan, interrogé par Health & Tech Intelligence le 30 septembre 2019 à propos d’une enquête interne* menée auprès des praticiens du groupe sur leur usage et perception des outils digitaux.

    Des groupes de travail sont en train d’être constitués pour une première phase de travail qui s’étendra jusqu’à fin 2019. L’idée est de proposer des solutions « déjà existantes » de start-ups ou d’autres acteurs sur la base des résultats de cette étude, « de centraliser et de commercialiser l’offre » au sein des établissements Elsan, précise Ségolène Perin.

    Principaux enseignements de l’enquête :

    • les praticiens interrogés expriment un fort intérêt pour les outils digitaux ;
    • ils sont en particulier intéressés par les solutions permettant de fluidifier leur pratique médicale (temps de consultation, communication inter professionnels etc.) et leur visibilité.

    « Au-delà d’un aperçu des usages actuels, l’objet du sondage était de valider les thématiques sur lesquelles les praticiens plébiscitaient l’aide d’un outil digital, note Elsan (communiqué). C’est le cas notamment pour faciliter l’information aux patients : plus de 60 % d’entre eux appellent de leurs vœux une bibliothèque de contenus pédagogiques à destination de leur patientèle et près de 70% souhaiteraient avoir accès à un système de consentement éclairé électronique qui garantisse la traçabilité de l’information. »

    Fluidifier la pratique et améliorer la visibilité des praticiens

    Des outils pour informer et collaborer

    L’enquête révèle que les praticiens interrogés utilisent les outils digitaux « principalement à des fins d’information et de collaboration avec des pairs » (communiqué).

    • 96 % des répondants y voient un moyen d’accès à l’information médicale et aux dernières avancées de la recherche ;
    • 72 % les utilisent pour collaborer avec leurs confrères.

    Elsan indique par ailleurs que la moitié des médecins utilisent actuellement les solutions digitales pour communiqué avec leurs patients. Un tiers a déjà recommandé à ses patients une ou plusieurs applications mobiles, notamment pour le suivi ou l’auto-suivi à distance.

    Fluidifier la pratique médicale

    « Actuellement, les outils utilisés pour communiquer entre professionnels sont assez statiques (utilisation de SMS ou de l’appli mobile Whatsapp), commente Ségolène Perin. Notre objectif est de parvenir à fluidifier la communication entre la ville et l’hôpital, mais aussi en interne au sein des établissements pour, à terme, fluidifier les parcours de soins. »

    Améliorer la visibilité des praticiens

    L’un des autres enseignements de l’étude est la volonté des praticiens d’améliorer leur visibilité en ligne, comme par exemple leur page Google. « Ils reconnaissent leurs limites sur ce sujet. Nous allons donc les aider à mieux maîtriser leur image et les outils permettant de mieux gérer leur visibilité sur internet », précise Ségolène Perin.

    La valeur du DMP « n’est pas totalement perçue »

    Il ressort par ailleurs de l’étude menée par Elsan que le dossier médical partagé (DMP) est peu consulté et utilisé. 27 % des praticiens sondés seulement le consultent dans le cadre du suivi de leurs patients.

    Ce désintérêt s’explique, selon les praticiens, par un « manque de fluidité » du DMP, sur lequel l’information disponible « n’est pas totale », explique Ségolène Perin. « La valeur de la solution n’est pas totalement perçue ; l’outil n’est pas forcément vu comme un outil aidant », complète-t-elle.

  • Passeport BP (5M€) : une expérimentation via l’usage d’outils numériques pour les patients bipolaires

    Une prise en charge spécialisée et coordonnée, associée au développement d’outils numériques, à l’utilisation d’algorithmes d’intelligence artificielle (IA) et à un modèle de financement forfaitaire au parcours de soins. C’est ce que propose le projet d’expérimentation Passport BP (parcours de soins pour les patients bipolaire), porté par la Fondation FondaMental et qui vient d’être autorisé par un arrêté du ministère des Solidarités et de la Santé. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme de l’organisation et du financement du système de santé conduite par Agnès Buzyn.

    Le projet est soutenu par un budget de 5 millions d’euros sur les 3 premières années d’implémentation. L’expérimentation concernera 2 000 personnes atteintes de troubles bipolaires réparties sur 5 territoires représentatifs de l’organisation des soins en psychiatrie. Elle s’échelonnera entre 3,5 et 4,5 ans, avec une évaluation intermédiaire réalisée au bout de 3,5 ans.

    Son objectif est d’« améliorer le pronostic psychiatrique et somatique des patients, leur qualité de vie et leur satisfaction tout en améliorant la performance médico-économique du système de santé », indique l’AP-HP dans un communiqué publié le 27 septembre 2019.

    Passport BP est le fruit d’une collaboration avec la start-up Sêmeia et 5 centres hospitaliers : le CHU de Clermont-Ferrand (Auvergne Rhône-Alpes), le CH du Vinatier (Lyon, Auvergne Rhône-Alpes), le CH de Moulins-Yzeure (Auvergne Rhône-Alpes), le CHRU de Besançon (Franche-Comté) et les Hôpitaux universitaires Henri-Mondor – AP-HP (Ile-de-France). « Cette expérimentation associe également la société SBT HappyNeuron, l’association Argos 2001 et l’Unafam », précise l’AP-HP.

    « Vers une prise en charge globale (psychiatrique et somatique) et spécialisée »

    « Cette expérimentation concrétise les transformations souhaitées par les cliniciens et les patients vers une prise en charge globale (psychiatrique et somatique) et spécialisée, au sein d’un modèle économique incitant à la qualité et à l’efficience. Elle préfigure des évolutions qui pourraient s’appliquer aux autres maladies psychiatriques comme la dépression ou la schizophrénie », commente le Pr Marion Leboyer, directrice de la Fondation FondaMental et directrice médical du département médico-universitaire Impact (AP-HP).

    Un plan de soin personnalisé, suivi par un « case manager »

    Passport BP propose un parcours de soins spécialisé spécifique aux personnes atteintes de troubles bipolaires après leur passage dans un service de psychiatrie adultes (post-hospitalisation complète ou partielle ou à l’issue du passage en CMP).

    Dans un premier temps, un plan de soins personnalisé est défini pour chaque patient de manière pluridisciplinaire. Il est établi au cours de consultations spécialisées longues, qui peuvent être complétées par un bilan au sein d’un centre expert FondaMental Troubles bipolaire dans les cas les plus complexes.

    La suivi et la coordination de ce plan seront pilotées par un case manager, « une fonction assurée par une infirmière ayant reçu une formation dédiée spécifique », précise l’AP-HP (communiqué). Le case manager aura pour mission :

    • de détecter les indices de détérioration de la santé du patient et d’ajuster le plan en fonction ;
    • d’améliorer l’articulation ville-hôpital des différents acteurs sanitaires et médico-sociaux ;
    • de favoriser la diffusion des bonnes pratiques.

    Des outils numériques et un traitement des données pour optimiser la prise en charge

    Le projet « s’appuie sur une utilisation intensive des outils numériques et le traitement massif de données de santé pour piloter le projet de soin du patient, répondre à ses besoins de santé et mettre à sa disposition des thérapies psychosociales peu disponibles en soins courants », indique l’AP-HP.

    MentalWise : un suivi des symptômes de la maladie pour une prise en charge rapide des crises somatiques

    Parmi ces solutions figure MentalWise de Sêmeia, qui permet entre autres un suivi des symptômes de la maladie pour une prise en charge rapide des crises et des événements somatiques.

    Basé sur un système d’intelligence artificielle (IA), MentalWise réalise une analyse prédictive de l’état de santé du patient afin d’aider les soignants à orienter leurs actions de prévention et d’éducation vers les patients les plus à risque de crise maniaque ou dépressive, d’arrêt de traitement ou d’hospitalisation.

    La solution SimpLe, un outil numérique de psychoéducation, et Happy Neuron, une solution digitale de remédiation cognitive, seront également utilisées parmi d’autres outils dans le cadre de l’expérimentation.

    « L’apport massif de données de suivi collectées automatiquement et l’utilisation de modèles prédictifs devraient permettre aux équipes soignantes d’anticiper les événements graves survenant sur le parcours du patient. La mise à disposition de ces outils digitaux au service des soignants et des patients va profondément transformer la prise en charge de demain », commente Daniel Szeftel, co-fondateur de Sêmeia.

    Vers un financement forfaitaire au parcours

    Dégager de nouvelles ressources pour la psychiatrie tout en réduisant la dépense pour la collectivité

    Un nouveau mode de financement sera expérimenté à travers le projet Passport BP. L’idée est de basculer progressivement « d’un financement par la dotation annuelle de fonctionnement (DAF), budget global inégalitaire, inefficace et peu propice au déploiement de nouvelles organisations, à un financement forfaitaire au parcours, afin de dégager de nouvelles ressources pour la psychiatrie française tout en réduisant la dépense pour la collectivité par la limitation des hospitalisations et arrêts de travail », explique l’AP-HP.

    Ce nouveau mode de financement est également basé sur la mesure d’indicateurs de résultats qui importent aux patients, définis au préalable avec l’association Argos 2001.

  • Happytal dément les accusations portant sur sa démarche de facturation des chambres individuelles

    « Le reportage de France 2 dépeint une entreprise dont le profit dépendrait directement de la facturation à des patients d’un service précis, l’installation en chambre individuelle, auquel ils auraient par ailleurs droit sans frais. Parmi l’offre d’Happytal, l’installation en chambre individuelle facturée par les hôpitaux, n’est en aucun cas et d’aucune façon proposée à des personnes qui pourraient bénéficier de ce même service avec une prise en charge par le système de sécurité sociale. » C’est que qu’affirme la société de service de conciergerie dans un communiqué publié le 24 septembre 2019.

    Dans ce document, transmis à Health & Tech Intelligence, Happytal répond à France 2, dont une enquête diffusée le 19 septembre dans « L’œil du 20h » remet en question l’honnêteté de certaines pratiques commerciales menées directement auprès de personnes fragiles, sur la base de témoignages.

    Certains anciens employés de la société ont notamment avancé qu’ils étaient jugés sur le nombre de chambres simples signées (« Il y avait une pression pour en signer toujours plus, pour voir le plus de personnes possible », rapporte un ancien concierge). Happytal dément, assurant qu’il n’incite « d’aucune façon ses salariés à facturer un maximum de prestations ». « D’ailleurs, ces salariés ne peuvent aller en chambre qu’après l’accord préalable donné par le poste de soin, précise l’entreprise. La part la plus importante de la rémunération variable de nos concierges est calculée sur leur propre comportement et la satisfaction des patients. Les objectifs d’Happytal sont fixés en accord avec les établissements de santé et la part quantitative de ces objectifs est minoritaire. »

    RAPPEL – Saisie de plaintes de patients, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) est en train de mener des contrôles sur la société et ses méthodes. Après les révélations de l’enquête de France 2, qui corroborent les témoignages recueillis par Le Monde (article publié en août 2019), la direction de l’AP-HP a annoncé sa décision de ne pas renouveler ses contrats avec Happytal (le contrat serait néanmoins gardé jusqu’en 2021) : après 2 ans de collaboration, 9 hôpitaux devraient se passer des services de la société.