Medtech

  • Servier et Lucine, premières sociétés françaises à s’associer dans le domaine des e-thérapies (DTx)

    WeHealth Digital Medicine, la division e-santé du groupe Servier, et Lucine, une société française spécialisée dans les thérapies numériques (DTx – Digital Therapeutics), annoncent la signature d’un partenariat de co-développement ainsi qu’une licence de distribution. « Il s’agit du tout premier partenariat de e-santé entre deux sociétés françaises dans le domaine des DTx« , indique l’entreprise pharmaceutique dans un communiqué publié le 17 juillet 2019.

    L’objectif est de proposer aux patients et aux professionnels de santé des thérapies numériques « s’inscrivant dans les aires thérapeutiques » de Servier, précise ce dernier.

    Dans le cadre de cet accord, WeHealth Digital Medicine contribuera aux coûts de développement, dont les études cliniques, et versera à Lucine des redevances sur les ventes réalisées. Les premières solutions développées devraient être commercialisées au cours de l’année 2021.

    Cette collaboration, engagée pour une durée de 10 ans, a été signée quelques jours après le premier événement DTx Europe-DTx France, qui s’est tenu à Bordeaux.

    Les thérapies numériques, désignées plus couramment « DTx », sont des solutions qui ont un effet thérapeutique démontré à l’aide d’essais cliniques solides. Elles peuvent être utilisées « seules ou en association avec des médicaments dans le but d’améliorer la santé des patients », explique Servier.

    Les DTx : « les innovations les plus prometteuses pour la prise charge personnalisée »

    « Ce partenariat avec WeHealth Digital Medicine, avec qui nous partageons des valeurs humaines et environnementales, va permettre d’accélérer la médecine du futur, commente Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine. Les DTx sont les innovations les plus prometteuses pour la prise en charge personnalisée, notamment des patients souffrant de maladies chroniques. Nous parlons ici d’une action tant physiologique que biologique ouvrant de nouvelles perspectives dans la palette de soins des professionnels de santé. »

    « WeHealth Digital Medicine entre dans le monde des DTx »

    « En s’alliant avec Lucine, WeHealth Digital Medicine entre désormais dans le monde des DTx, des solutions qui visent à soigner directement les patients par l’administration de soins digitaux éprouvés, ouvrant de nouveaux espoirs pour des millions de patients », commente de son côté le Dr David Guez, directeur général de WeHealth Digital Medicine.

    WeHealth Digital Medicine cherche à co-développer avec des start-ups des solutions de e-santé

    WeHealth Digital Medicine, lancé en novembre 2016, est la division e-santé du groupe Servier. Elle a pour vocation « d’améliorer le quotidien des patients et des professionnels de santé à l’aide du numérique », indique Servier (communiqué).

    L’équipe de ce département propose des solutions digitales et connectées ainsi que des services basés sur la valorisation des données recueillies afin d’améliorer le suivi personnalisé des patients mais aussi de prévenir et de prédire l’évolution des maladies.

    Dans ce cadre, WeHealth Digital Medicine repère les start-ups à fort potentiel dans le secteur de la e-santé, aussi bien en France qu’à l’étranger, pour co-développer avec elle des solutions.

  • Le Lab e-santé propose 5 principes pour la conception d’un chatbot en santé (Livre blanc)

    « Le futur de la santé sera-t-il conversationnel ? ». C’est la question que se pose le Lab e-santé dans son Livre blanc publié le 1er juillet 2019, qui dresse un  état des lieux des pratiques et des recommandations pour concevoir un chatbot en santé.  

    Pour concevoir un chatbot en lien avec les questions de santé, le Lab e-santé propose un ensemble de bonnes pratiques classées selon 5 principes :

    • privilégier une méthodologie de conception centrée sur l’usage : il s’agit de « raisonner en termes de conception de service », et donc de « bien comprendre les facteurs d’adhésion » pour « optimiser la valeur apportée à l’utilisateur » ;

    • se doter d’un cadre juridique : il faut « veiller à encadrer l’anonymisation de ces données, leur devenir et les implications qui leur sont associées », notamment par la conformité au RGPD ;

    • opérer les bons choix technologiques, c’est-à-dire opter pour l’un des 3 types de chatbots, dont chacun a ses « forces » et ses « limites » : chatbot « ouvert », « fermé » ou « vocal » ;

    • assurer la pertinence et l’efficacité du chatbot : c’est-à-dire notamment veiller à ce que ses contenues soient « pertinents », « cohérents », « consistants » et « créer les conditions de la confiance » avec son utilisateur ;

    • organiser la maintenance du chatbot , ce qui implique « l’entraînement et l’enrichissement du contenu sur la durée au fur et à mesure de son utilisation ».   

    Dans son état des lieux, le Lab e-santé distingue les chatbots « délivrant une aide ponctuelle » comme Citizen Doc des chatbots « d’accompagnement dans la durée » comme Wefight.

    Il distingue également les chabots « généralistes », tels que les vérificateurs de symptômes Buoy ou Your.MD, des chatbots « de spécialité », tels que ceux facilitant le suivi des maladies chroniques comme Diabetio ou Cardiocube.

    Il propose enfin de classer les chatbots selon le comportement de santé qu’ils adressent (détection, dépistage, prévention primaire et secondaire, observance, cessation).

  • 28 % des Belges utilisent un objet connecté de santé (Baromètre e-santé Partenamut)

    « Plus d’un Belge sur 4 utilise un objet connecté pour mesurer sa santé » . C’est ce qu’affirme la mutuelle belge Partenamut en introduction des résultats de son Baromètre e-santé. L’enquête, dont les résultats ont été dévoilés le 1er juillet 2019, relève « des différences notables selon les tranches d’âge », avec 44 % d’utilisateurs chez les 18-34 ans, 30 % chez les 35-54 ans et 16 % chez les personnes âgées de 55 ans et.

    30 % des Belges utilisent une application mobile de santé installée sur leur smartphone ou leur tablette, dont 51 % des 18-34 ans, est-il précisé dans l’enquête. Ce que le patient belge mesure le plus souvent par le biais des e-technologies, c’est l’activité physique non sportive (60 %), l’activité physique sportive (50 %), le sommeil (40 %), le poids (40 %), la tension artérielle (37 %), la santé cardiovasculaire (36 %) et l’alimentation (35 %). Viennent ensuite l’état de santé dentaire (24 %), le diabète (23 %) et la prise de médicaments (22 %).

    Selon les sondés, le principal bénéfice de l’utilisation d’une application de santé est d’être mieux informé sur ses performances sportives (62 %) et sur son état de santé général (57 %) mais aussi d’améliorer ses performances sportives (54 %) et son état de santé général (54 %), avant la possibilité de mieux informer son médecin sur son état de santé (42 %).

    Pour la gestion et l’utilisation de ses données, le patient belge fait d’abord confiance aux médecins (85 %) et aux pharmaciens (81 %). Par ailleurs, 69 % font confiance aux mutuelles (élément à prendre en considération : ce baromètre a été réalisé par une mutuelle), 43 % aux assureurs de santé, 42 % aux autorités, 32 % aux gestionnaires d’applications mobiles et 26 % aux opérateurs téléphoniques.

  • Les Français ont téléchargé 40 % d’applis médicales de plus qu’en 2016 (enquête App Annie)

    En 2018, les Français ont téléchargé environ 40 % d’applications médicales de plus qu’en 2016 et les téléchargements mondiaux d’applis centrées sur ce secteur sont passés à plus de 400 millions, soit une augmentation de 15 % par rapport aux deux années précédentes. C’est ce qui ressort d’un rapport réalisé par la plateforme de données mobiles et d’analyse App Annie sur le développement des applications relatives au domaine de la santé à travers le monde, dévoilé le 10 juillet 2019.

    « La croissance des téléchargements médicaux provient à la fois des marchés matures comme les États-Unis, le Royaume-Uni et la France avec respectivement 35 %, 40 % et 40 % de croissance, ainsi que des marchés émergents comme le Brésil, l’Inde et l’Indonésie avec respectivement 35 %, 65 % et 110 % de croissance », précise App Annie. Les solutions médicales numériques sont utilisées pour gérer depuis un smartphone ou une tablette les rendez-vous pour une consultation, les dossiers médicaux et les ordonnances.

    En France, la plateforme de prise de rendez-vous en ligne Doctolib est à nouveau en première position du top des applications médicales par téléchargements de l’année 2018 et du 1er trimestre 2019. Elle est suivie (1er trimestre 2019) par Pregnancy + (Philips), un outil qui propose aux futurs parents un guide complet sur toutes les étapes de la grossesse, et la solution de téléconsultation Livi – See a Doctor by Video (Webbhälsa).

    Par ailleurs, les applications de santé et de fitness, qui servent à mieux gérer son état de santé général et sa condition physique, ont elles aussi connu une croissance importante : les dépenses mondiales des consommateurs dans ces outils ont été multiplié par 3 en 2018 par rapport à 2016. Les Français ont eux dépensé près de 160 % de plus qu’en 2016 dans ces applications.

    Détails des résultats de l’enquête

    Top des applications médicales par téléchargement (iOS et Google Play combinés) en France, Q1 2019

    Croissance des dépenses de consommation dans les applications de santé et de fitness 2016 vs 2018

  • Vivalto Santé déploie une appli pour accompagner les patients tout au long de l’hospitalisation

    Vivalto Santé lance une application numérique, baptisée « Vous », pour accompagner les patients de ses établissements tout au long de leur hospitalisation (avant, pendant et après). Les données médicales personnelles de l’utilisateur (carte d’identité, carte Vitale, carte de mutuelle, contact des personnes à prévenir en cas de besoin, correspondants médicaux) sont regroupées sur l’outil.

    L’objectif est de faire gagner du temps aux patients, à l’établissement et au médecin traitant, tous les trois informés via la solution, et de faciliter l’interaction entre les différents acteurs de santé ainsi que l’accès aux différents services, explique le groupe de cliniques privées dans un communiqué.

    Après avoir été testé en 2018 dans 3 établissements pilotes (le CHP Saint-Grégoire à Rennes, la polyclinique de la Baie à Avranches et la clinique de la Côte d’Émeraude à Saint-Malo), l’appli a été officiellement lancée le 9 juillet 2019, l’objectif étant qu’elle soit utilisée dans les 32 établissements du groupe à partir de l’automne 2019, précise Olivier Boixière, directeur des services informatiques (DSI) de Vivalto (source : Tic Santé). Actuellement, plus de 8 400 patients ont créé un profil sur Vous et utilisent les fonctionnalisées proposée, indique le DSI. « Nous comptons près de 300 nouveaux patients par semaine, ajoute-t-il. Cela représente près de 20 % des patients sur [les] trois sites [pilotes] et nous espérons que 50 % des patients du groupe fassent leur pré-admission en ligne après le déploiement »

    En ce qui concerne la sécurisation des données, le groupe note que c’est le patient qui créé et qui dispose de son propre espace personnel, avec un accès sécurisé et un lien digital individuel.

    La plateforme web Vous est accessible à l’adresse Patient.vivalto-sante.com et l’application mobile est disponible gratuitement sur l’AppStore (iOS) et GooglePlay (Android).

    Un accompagnement avant, pendant et après l’hospitalisation

    Fonctionnalités dédiées à la pré-hospitalisation :

    • possibilité de trouver et de contacter rapidement un établissement ou un médecin ;
    • prise de rendez-vous en ligne ;
    • gestion et validation des informations médicales et administratives ;
    • possibilité pour le patient de remplir son dossier de pré-admission administratif en ligne depuis son domicile ;
    • choix des prestations et services lors de l’hospitalisation.

    Fonctionnalités dédiées à l’hospitalisation :

    • validation rapide grâce au check-in numérique ;
    • géolocalisation du service d’hospitalisation ;
    • rappel de l’horaire d’intervention ;
    • commande possible d’une ambulance, d’un taxi conventionné ou d’un véhicule sanitaire léger (VSL) pour le retour à domicile ;
    • proches informés de l’issue de l’intervention ou de l’hospitalisation ;
    • heure de sortie indiquée.

    Fonctionnalités dédiées à la post-hospitalisation :

    • questionnaire de satisfaction ;
    • lien avec le médecin traitant ;
    • questionnaire post-opératoire et suivi des constantes ;
    • évaluation de la douleur ;
    • contact téléphonique avec l’équipe soignante ;
    • rappel de rendez-vous de consultation post-opératoire.

    Une V2 de l’application en cours

    « Vivalto Santé souhaite aller plus loin sur les modalités d’utilisation de Vous. Une réflexion a été engagée au sein de groupes de travail associant des représentants des usagers, des professionnels de santé et l’équipe informatique pour construire avec Vous un véritable compagnon-santé des patients dans le cadre d’un parcours global digitalisé », indique le groupe (communiqué).

    Un module pour informer le patient du temps d’attente estimé aux urgences

    Dans sa deuxième version, l’application disposera d’un module dédié aux temps d’attente aux urgences, disponible à partir de début 2020. Le but est d’informer le patient sur le délai moyen d’attente, calculé à partir des données recueillies sur le temps d’attente durant les 4 heures précédentes, explique Olivier Boixière, directeur des services informatiques (DSI) de Vivalto Santé (source : Tic Santé).

    De plus, à partir de septembre 2019, l’appli déjà disponible sur les bornes des établissements du groupe sera la même que Vous.

    La DSI chargée de l’interopérabilité entre l’appli et les SI des établissements

    Côté technique, « la direction des services informatiques (DSI) du groupe est chargée du volet interopérabilité entre l’application [Vous] et les systèmes d’information (SI) des établissements », indique Olivier Boixière, précisant que « la partie relative au développement de l’outil a été confiée à la société Niji ».

    Une certification HDS espérée pour novembre 2019

    La direction des systèmes d’information de Vivalto Santé travaille également sur d’autres projets, dont la ISO 27001 relative au système de management de la sécurité et une certification d’hébergeur de données de santé à caractère personnel (HDS) espérée pour novembre 2019, note le DSI. Cette dernière concernera l’ensemble des data centers du groupe, implantés physiquement au CHP de Saint-Grégoire à Rennes.

    Les équipes informatiques de Vivalto Santé se concentrent aussi sur d’autres sujets (télémédecine, codage automatisé du PMSI…) et « s’inscrivent volontairement dans les grands programmes nationaux comme Hop’en ou Hôpital numérique qui sont des leviers et permettent de lever des fonds », ajoute le DSI.

    De manière générale, le groupe investit « entre 1 % et 1,2 % de son chiffre d’affaires (CA : 523 M€ déclarés pour l’exercice 2018) » dans les SI, chaque année, note Olivier Boixière.

  • Royaume-uni : les informations de santé du NHS accessibles via l’assistant vocal Alexa (Amazon)

    Le NHS, le système national de santé britannique, annonce que les informations sur la santé fournies par son site internet seront désormais accessibles par commande vocale via l’assistant virtuel Alexa d’Amazon. Cette technologie pourra aider les patients âgés ou non-voyants à obtenir en quelques secondes des informations vérifiées en matière de santé, et simultanément alléger la charge de travail des professionnels de santé du NHS comme des libéraux, indique l’organisation dans un communiqué daté du 10 juillet 2019.

    Les patients britanniques n’auront qu’à poser des questions comme « Alexa, comment puis-je traiter une migraine ? » et « Quels sont les symptômes de la grippe ? ». 

    « Nous voulons donner à chaque patient le pouvoir de mieux contrôler sa santé », explique le secrétaire d’État à la Santé et aux Affaires sociales, Matt Hancock. Alexa représente selon lui « un excellent exemple de la façon dont les gens peuvent accéder à des conseils fiables et reconnus du NHS dans le confort de leur foyer, réduisant ainsi la pression exercée sur nos médecins généralistes et pharmaciens ».

    Helen Stokes-Lampard, présidente du Collège royal des médecins généralistes (RCGP), a salué l’annonce de ce partenariat, mais demandé de veiller à ne pas créer de »fracture numérique » entre les patients qui peuvent s’offrir des appareils comme Alexa et sont capables de l’utiliser, et ceux qui ne le peuvent pas. Elle a également redouté que les patients « fragiles », ceux dont les besoins de soins sont les plus complexes, ne finissent par se reposer sur ce système comme seule source d’information en la matière, au lieu de faire appel à un professionnel de santé.

  • Philips choisit Invivox pour gérer ses programmes de e-formation de professionnels de santé

    Philips annonce un accord de partenariat avec la start-up française Invivox visant à donner « une visibilité accrue » sur les formations proposées par l’IFM (Institut de formation médicale) du groupe néerlandais aux professionnels de santé (médecins, biomédicaux, personnel infirmier, manipulateurs, encadrement). Les formations de l’IFM seront partagées sur la plateforme numérique et déployées auprès de la communauté médicale d’Invivox.

    La plateforme d’Invivox permet à des professionnels de santé de se former les uns chez les autres « en compagnonnage » : elle propose aux acteurs de la formation médicale (experts formateurs, institutions médicales et industriels) « de gérer et d’administrer l’intégralité de leur programme de formations » et d’améliorer leur recrutement grâce à des « campagnes digitales ciblées », indique Philips dans un communiqué daté du 18 juin 2019. L’IFM du groupe, installé à Suresnes (Hauts-de-Seine) depuis 39 ans, forme chaque année plusieurs centaines de professionnels de santé dans plusieurs domaines : « applications cliniques, maintenance des équipements, développement personnel ou encore amélioration continue ».

    Les premières formations proposées conjointement par les 2 partenaires permettront à des médecins d’« observer des opérations d’échographie cardiaque » à l’hôpital Haut-Lévêque de Bordeaux ou à la Timone à Marseille, et de « découvrir de manière pratique des techniques cliniques » avec « des formations de médecins à médecins ». Sont également prévues des masterclass « dédiées aux enjeux techniques et éthiques des technologies du numérique appliquées à la santé », telles que l’intelligence artificielle et la cybersécurité.

    L’équipe de Bpifrance Le Hub affirme dans un communiqué daté du 9 juillet 2019 qu’elle est à l’origine de la mise en relation d’Invivox avec la direction « innovation » de Philips France, et qu’elle accompagne la start-up depuis plus d’un an pour l’aider à « devenir un acteur mondial incontournable de la formation médicale ».

  • 2 start-ups françaises, dont Diabeloop (e-santé), nommées aux EIT Awards d’octobre 2019

    2 start-ups françaises ont été sélectionnées par l’Institut européen d’innovation et de technologie pour les EIT Awards 2019. Parmi elles, une société issue du secteur de la e-santé : Diabeloop, qui propose une solution automatisée de gestion du diabète de type 1 adaptée aux enfants. L’autre finaliste française est Ajelis, qui conçoit et produit des fibres pour la dépollution de l’eau, de l’air ainsi que pour le recyclage et la valorisation des métaux. L’ensemble des nominés, 19 au total, ont été présentés par l’institut le 9 juillet 2019.

    Les EIT Awards mettent en compétition des solutions européennes innovantes visant à répondre aux défis les plus urgents auxquels les populations se retrouvent confrontées dans les domaines de la santé, du climat, de l’énergie, de la numérisation, de l’alimentation et de la gestion des matières premières. Le jury du concours valorise les produits ou les services qui font avancer la capacité d’innovation de l’Europe tout en œuvrant à la création d’emplois et de croissance au niveau européen.

    Les nominés concourent dans 4 catégories : le prix pour l’EIT CHANGE, le prix des innovateurs de l’EIT, le prix de l’entreprise EIT et le prix féminin de l’EIT. La cérémonie se tiendra le 15 octobre 2019 à Budapest à l’occasion du forum annuel de l’innovation, Innoveit.

  • Trophées de l’hospitalisation privée 2019 (FHP) : ouverture de l’AAP – deadline : 30/09/2019

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) lance son appel à projets (AAP) pour la 12ème édition des Trophées de l’hospitalisation privée, qui récompense chaque année les initiatives les plus innovantes mises en place par les 1 030 hôpitaux et cliniques privées de France, qui soignent environ 9 millions de patients par an.

    Les établissements peuvent déposer leur dossier de candidature depuis le 1er juillet 2019 et jusqu’au 30 septembre 2019 à 18h00 sur la plateforme en ligne accessible via ce lien.

    Cette année, les établissements pourront déposer leurs projets dans une seule et unique catégorie, celles des « cliniques innovantes ». Les projets seront départagés par un jury composé de 15 experts indépendants, qui étudiera l’ensemble des candidatures reçues et retiendra 5 initiatives finalistes.
    « Ces trophées sont l’occasion de témoigner du potentiel d’innovation et de créativité de nos établissements de santé », commente Lamine Gharbi, président de la FHP (communiqué).

    Les établissements sélectionnés par le jury monteront sur scène le jour de la cérémonie de remise des prix, le 11 décembre au Carrousel du Louvre, à Paris. 
    Leurs porte-paroles présenteront leur projets devant l’assemblée et 5 membres du jury présents sur scène. Ces derniers voteront en direct pour désigner le lauréat des Trophées FHP 2019. Les autres établissements finalistes recevront un second prix.

    Trophées de l’hospitalisation privée : calendrier

    • 30 septembre 2019 : clôture de l’AAP ;

    • novembre 2019 : délibération du jury ;

    • 11 décembre 2019 : remise des prix.

  • « L’accréditation du Cofrac était un moyen d’asseoir notre légitimité » (David Sainati, Medappcare)

    « Malgré l’intervention dans notre activité d’un conseil scientifique composé de personnes reconnues dans le domaine de la santé, les acteurs du marché nous ont rapidement interrogés sur notre indépendance, la pérennité et la crédibilité de Medappcare, explique David Sainati docteur en pharmacie et fondateur-président de l’organisme certificateur, dans le cadre d’une interview publiée dans l’édition du 2ième trimestre 2019 du magazine du Comité français d’accréditation (Cofrac). L’accréditation était un moyen de répondre à ces questions et d’asseoir notre légitimité. »

    Cette certification vient d’être officiellement reconnue par les pouvoirs publics « après plus de 2 ans de travaux et démarches administratives« , commente à Health & Tech Intelligence David Sainati, contacté le 8 juillet 2019.

    Medappcare a décidé de se tourner vers le Cofrac fin 2017. L’association a prononcé la recevabilité du dossier en avril 2018. Elle a ensuite évalué Medappcare en novembre puis accordé l’accréditation le 28 décembre 2018. « Cette nouvelle accréditation illustre le dynamisme du Cofrac en matière de développement de nouveaux schémas d’accréditation, commente le comité (magazine). Avec les attentes du marché en matière d’objets connectés ou de signature électronique par exemple, nul doute que de nouveaux développements dans le domaine du numérique suivront d’ici quelques mois. »

    Medappcare évalue et certifie les applications mobiles et sites web dans les domaines de la santé, du handicap, de la perte d’autonomie et de la santé animale. Il propose aussi des formations aux enjeux de la santé connectée aux professionnels de santé, industriels du médicament et assureurs. David Sainati indique que la priorité de l’organisme est la promotion de sa solution, ajoutant qu’il envisage « dans un futur prochain de développer de nouveaux programmes de certification« .

    La certification d’applis mobiles et sites web de mieux-vivre, une 1ère en Europe

    De nombreuses demandes d’accréditation émanant du secteur du numérique, le Comité français d’accréditation (Cofrac) a récemment ouvert l’accréditation à la certification des prestataires de services d’information en nuage (cloud) et à celle des hébergeurs de données de santé à caractère personnel, explique l’association dans le dernier numéro de son magazine.

    « De plus en plus de certificateurs prennent également l’initiative de contacter le Cofrac pour se faire accréditer sur la base de leur propre référentiel, constitué de critères pour certains spécifiques à leur secteur d’activité. C’est le cas de Medappcare », explique le Comité, précisant que la certification d’applications mobiles et sites web de mieux-vivre « est une première en Europe ».

    Certilife : une marque développée par Medappcare pour la certification

    Pour son activité de certification, Medappcare a développé la marque Certilife. L’organisme « s’appuie sur un référentiel qu’il a construit autour de 4 thématiques proches des besoins de son marché », indique le Cofrac :

    • contenu et ergonomie, pour l’évaluation de la transparence des sources de financement, la fiabilité du contenu, le graphisme, etc. ;
    • juridique, pour l’évaluation de la protection des données personnelles et le respect de la vie privée des utilisateurs du service ;
    • sécurité numérique, pour l’architecture et l’analyse des menaces, le stockage des données et la confidentialité, etc. ;
    • santé, handicap, perte d’autonomie ou santé animale, une thématique spécifique au contenu du service (expertise des auteurs, sources bibliographiques, etc.).

    La démarche pour obtenir l’accréditation « nous a permis d’acquérir davantage de maîtrise dans notre domaine »

    « L’obtention de l’accréditation a nécessité un gros travail car je voulais que la première évaluation soit la bonne. J’ai mis un point d’honneur à être en règle sur tous les points et ça a fonctionné, commente David Sainati. Cela nous a permis de nous améliorer, d’aller plus loin dans les process et d’acquérir davantage de maîtrise dans notre domaine. »

    « Il y a actuellement beaucoup de start-ups et de fonds d’investissement qui se lancent dans la santé connectée, contextualise le président de Medappcare, un secteur encore immature dans lequel une certification accréditée a donc une grande valeur ajoutée. À l’heure où ces outils se développent en nombre, l’enjeu est de leur proposer une solution qui les fera progresser en qualité. »

    L’organisme nouvellement certifié n’a pas encore signé de nouveau dossier sous accréditation « mais la demande arrive », précise David Sainati. « On observe de plus en plus d’appels d’offres qui requièrent une certification accréditée, et ce sont quasiment trois à quatre demandes de renseignements que nous recevons sur le sujet chaque semaine », note-t-il.