Medtech

  • Arthrose de la main : Quantic Nanotech lance une série d’essais pour son gant thérapeutique

    Quantic Nanotech, division du groupe espagnol Demac SA, lance une série d’essais pilotes à destination des patients de plusieurs hôpitaux de Madrid pour son gant QNano Glove, présenté au CES de Las Vegas en janvier 2019 et destiné à traiter l’arthrose de la main. Le gant est contrôlable par smartphone ou via internet et permet un contrôle à distance par les professionnels de santé.

    « Ce dispositif permet l’application à domicile, dans la main affectée, de différents traitements à l’efficacité clinique prouvée, pendant le repos ou la nuit », précise le Dr Luis Villa, de l’hôpital madrilène Puerta de Hierro-Majadahonda, cité dans un communiqué daté du 30 septembre 2019. Il ajoute que le traitement de l’arthrose des mains est ordinairement très coûteux, reposant sur une thérapie présentielle et une médication locale et orale, et qu’un traitement à domicile serait « plus facile et moins cher ».

    Les premières conclusions des études cliniques chez les patients souffrant d’arthrose de la main devraient être publiées au cours du quatrième trimestre 2019 et du premier trimestre 2020. La société finalise actuellement une levée de fonds en série A visant à une commercialisation rapide de son produit.

  • FitBit déploie sur le marché européen FibriCheck, une appli de détection des troubles cardiaques

    La société américaine Fitbit s’associe à FibriCheck, une société basée en Belgique qui développe une application smartphone de contrôle et de dépistage des troubles cardiaques ayant reçu le marquage CE. Ce partenariat vise à fournir aux utilisateurs européens de la montre intelligente Fitbit l’appli en question, indique l’entreprise dans un communiqué publié le 26 septembre 2019. La solution permet plus précisément de surveiller le rythme cardiaque afin de détecter d’éventuelles irrégularités, telles que la fibrillation auriculaire (FA). Les premiers pays dans lesquels sera disponible le produit sont la Belgique, les Pays-Bas, l’Irlande et le Royaume-Uni.

    Le logiciel FibriCheck répond aux exigences en matière de performance des dispositifs médicaux de l’Union européenne.

    L’application fonctionne avec le système d’exploitation Fitbit et utilise les capteurs PPG (photopléthysmographiques) de qualité commerciale, une technologie basée sur la lumière qui mesure le débit sanguin afin d’évaluer le rythme cardiaque à partir du poignet de l’utilisateur. L’analyse est effectuée en 1 minute. Les résultats s’affichent automatiquement sur l’écran de la montre avec un code couleur : vert signifie qu’aucune irrégularité n’a été repérée, rouge indique qu’une anomalie a été dépistée, invitant l’utilisateur à consulter un médecin.

    Un rapport détaillé de l’analyse est disponible sur le smartphone de l’utilisateur par le biais de l’appli mobile FibriCheck et peut être transmis aux professionnels de santé concernés via une interface web permettant de diagnostiquer les troubles comme la FA.

    FA : une cause majeur d’AVC

    La fibrillation auriculaire (FA), qui se traduit par un rythme cardiaque irrégulier, est difficile à détecter en raison de ses irrégularités. Elle représente une cause majeure d’AVC, dont le nombre en Europe pourrait atteindre plus de 800 000 d’ici 2035 selon le rapport « The Burden of stroke in Europe » du King’s College London for the Stroke Alliance for Europe.

    L’appli FibriCheck, plus performante que l’ECG pour dépister la FA

    L’application mobile FibriCheck permettant de mesurer le rythme cardiaque via la caméra d’un smartphone est disponible depuis 2016.

    Un essai clinique a été mené pour valider et soutenir le marquage CE de la solution sur les montres Fitbit. L’essai a comparé l’appli intégrée aux montres intelligentes de l’entreprise américaine avec les technologies ECG à dérivation unique portables de pointe et les ECG à 12 dérivations de référence.

    Les résultats ont montré que l’algorithme FibriCheck sur les objets Fitbit était d’une précision extrême pour dépister la présence de FA, comparé à l’ECG.

    Une appli utilisée par plus de 130 000 personnes dans le monde et prescrite par plus de 1 500 médecins

    Actuellement, FibriCheck est utilisée par plus de 130 000 personnes réparties dans 43 pays et est prescrit par plus de 1 500 médecins. Elle a jusqu’ici permis de détecter plus de 14 000 troubles du rythme cardiaque.

    « FibriCheck est la première appli avec marquage CE à être intégrée aux montres intelligentes Fitbit de l’UE et son entrée sur la plateforme élargit notre gamme de solutions technologiques en pleine évolution permettant d’obtenir des résultats thérapeutiques positifs », commente Nicola Maxwell, directrice des services et solutions sanitaires en région EMEA pour Fitbit (communiqué).

  • Mutualité française : Hospitalink, Lumio Medical et Lifeina (coup de cœur), prix de l’innovation 2019

    Hospitalink décroche le prix de l’innovation organisationnelle en santé pour son bip intelligent permettant de « distinguer une demande de verre d’eau / d’une urgence » en hôpital et Lumio Medical le prix de l’innovation technologique en santé pour sa solution optimisant le travail d’analyse pharmaceutique en détectant de manière automatique les erreurs de prescriptions. Le prix « coup de cœur » a quant à lui été décerné à Lifeina, une société qui développe un mini réfrigérateur connecté permettant aux utilisateurs de médicaments fragiles, tels que l’insuline ou les hormones de croissance, de voyager avec leurs médicaments à la bonne température et de prendre leur traitement en temps voulu. Le vainqueur a été désigné le 25 septembre 2019 par un vote du public, réalisé en direct à l’occasion des Journées de rentrée de la Mutualité française, qui se tiennent jusqu’au 26 septembre 2019 à Nancy.

    Cette 4ème édition du prix « innovation mutuelle » est organisée par La Mutualité française en partenariat avec la société Care Insight. Plus de 200 candidatures ont été reçues.

    Avec la remise de ce prix, les lauréats bénéficient d’une dotation financière et peuvent ainsi gagner en notoriété auprès des acteurs du monde mutualiste, des professionnels et décideurs de la santé mais aussi du grand public. Ils disposent également d’un accès gratuit à la plateforme de veille Health & Tech Intelligence.

    Prix « innovation mutuelle » : les 3 vainqueurs et les finalistes « coup de cœur »

  • Une vision transversale face aux déserts numériques (G de Durat, Université des déserts médicaux)

    Deux ans après sa première édition champêtre, la seconde Université des déserts numériques s’est tenue les 20 & 21 septembre à Auzon, dans une zone quasi-blanche de la Nièvre. Représentants de patients, professionnels de santé, startuppers, opérateurs de réseaux et pouvoirs publics se retrouvent dans cet espace de réflexion et de co-construction.

    Pour Guillaume de Durat, « patient citoyen » et président de l’Université des Déserts, « Plus que de solutions techniques où d’idées innovantes, les déserts médicaux et numériques d’aujourd’hui manquent d’abord et avant tout d’une vision transversale. Leur fertilisation est intimement liée à leur irrigation, au budget de la Nation pour être pragmatique, mais également à notre propre capacité à échanger en dehors de tout corporatisme et dogmatisme ».

    Au regard de vos multiples casquettes, comment peut-on vous présenter ?

    Dominique Pon parle de moi comme d’un patient citoyen, un Français parmi d’autres qui vit où bon lui semble en France et qui a besoin de bénéficier de l’évolution du système de soins, de santé. Je vis dans la cité, au sens ancien du terme, en ayant besoin de bénéficier d’un certain nombre de services publics. Pour le reste, je fais partie du microcosme qui travaille dans la e-santé de longue date.

    Je me suis aperçu que beaucoup de gens ne se rendait pas compte de ce que la e-santé impliquait. Il y a deux ans, lors de la première université, nous avions dénoncé la double peine face aux déserts numériques. Aujourd’hui, nous parlons de fracture numérique.

    Il ne faut pas faire pour autant de transformation numérique à marche forcée mais prendre la mesure du fait que les Français, patients ou non, ne sont pas complètement prêts. Ils ne maîtrisent pas les outils informatiques. Certains maîtrisent mal le français. D’autres n’ont pas de réseau… C’est un souci pour le développement de la santé. Les autorités s’en aperçoivent avec les difficultés d’avancer sur la dématérialisation de démarches administratives comme la déclaration d’impôts.

    Quels sont les principaux freins ?

    Nous sommes à un an de remboursement de la télémédecine, avec beaucoup moins d’actes que prévu. Pourquoi ? Est-ce que le problème est juste technique ? Est-ce que les connexions ne sont pas bonnes ? Est-ce une question de formation ?

    En tout cas, je ne pense pas que le problème soit purement technique, mais plutôt humain, organisationnel et économique. La technologie est présente. La 5G par exemple correspond exactement aux besoins de la santé en terme de temps de latence, de canaux dédiés. Mais, il faut qu’il y ait une antenne et que la fibre arrive au pied de l’antenne. Le risque si la question n’est pas prise en amont est d’accentuer la fracture pour ceux qui déjà étaient écartés de la 3G et de la 4G. Après il y a les problèmes géopolitique qui nous échappent plus sur le choix d’utiliser des technologies souveraines, ou non.

    Sur la dimension technique, la France est très présente dans l’innovation. Nous avons des prix à Las Vegas mais nous n’avons pas réfléchi aux besoins d’infrastructure pour développer ces outils.

    Quelles sont les autres solutions au-delà de la 5G ?

    Une des options est le développement du haut-débit par satellite. Le centre d’études spatiales est présent à Auzon, sur les deux jours. Le centre propose des canaux sécurisés dédiés sur le mode de la 5G. Une antenne a été mise en place pour les participants à l’université. 

    Une autre solution est le fameux roaming. Avec une puce achetée en Italie, en Belgique, ou en Espagne, l’utilisateur d’un smartphone peut passer d’un opérateur à l’autre. Nous allons présenter des solutions équipées de quatre cartes SIM. Il s’agit donc bien de bon sens et pas d’un obstacle technique. Et également de stratégie économique. Les opérateurs se demandent l’intérêt de couvrir telle ou telle région ou ville. Ce n’est plus un service public. Nous dépendons donc de choix d’entreprises privées.

    Et, la question de la formation est également essentiel ; de l’éducation au numérique ; l’éducation des usagers, bien souvent usagés et fatigués. C’est un accompagnement que propose par exemple Emmaüs Connect dans plusieurs régions. Mais aussi l’accompagnement des médecins qui s’intéressent à la télémédecine comme le fait la fondation « Agir pour la Télémédecine ».

    Pour reprendre le slogan de ces deux jours, comment fertiliser ces déserts ?

    Pour fertiliser, il faut semer de la bonne volonté. Je suis missionné par Dominique Pon sur le numérique en santé. Dans son discours, il parle beaucoup d’humanisme et de bonne volonté ainsi que de l’importance de se mettre à travailler ensemble. Semer de la bonne volonté en n’oubliant pas que notre système de santé repose sur une dimension de solidarité. C’est ce qui m’anime ici.

    Nous sommes une équipe à porter à bout de bras cet événement. Nous espérons qu’il va être relayé. Nous essayons d’aborder ces sujets dans la bonne humeur ici dans la Nièvre où le téléphone portable passe mal. Je suis optimiste de nature. Mais honnêtement, il va falloir travailler beaucoup pour pour que cette fertilisation soit efficace. Cela va être dur.

     

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             Guillaume Durat (de)

  • Etude : des images 3D en réalité virtuelle amélioreraient les résultats de la chirurgie (Jama)

    Une étude menée par l’UCLA a montré que l’utilisation de modèles de réalité virtuelle en 3D pour préparer les chirurgies de la tumeur du rein améliore de façon substantielle les résultats de l’intervention. Cette meilleure visualisation de l’anatomie du patient se traduit par des durées d’opération plus courtes, une perte de sang moins importante lors de la chirurgie et un séjour hospitalier plus court. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 18 septembre dans le Jama Network Open.

    Mieux visualiser le rein pour mieux l’enlever

    Les personnes souffrant d’un cancer du rein doivent très souvent subir une néphrectomie partielle assistée par robot. La réussite de cette chirurgie dépend en grande partie de la compréhension du chirurgien de l’anatomie du patient, notamment de la configuration du rein et des vaisseaux. Des travaux récents ont démontré que l’imagerie en 3D améliorait la compréhension de l’anatomie du patient et influençait la stratégie chirurgicale. En revanche, l’intérêt de l’utilisation de modèles de réalité virtuelle était une question qui restait encore en suspens. 

    Des chercheurs du département d’urologie de l’University of California, Los Angeles (UCLA) ont donc réalisé un essai clinique multi-institutionnel randomisé, utilisant des modèles de réalité virtuelle en 3D à partir des images de scanner et d’IRM et ils ont cherché à déterminer si l’utilisation de ces modèles de RV en 3D spécifiques à un patient avait une incidence sur les résultats chirurgicaux.

    Des images en 3D visionnées en réalité virtuelle sur smartphone

    Dans l’étude, 92 personnes atteintes de tumeurs du rein dans six grands hôpitaux d’enseignement ont été réparties au hasard en deux groupes. Quarante-huit appartenaient au groupe contrôle et 44 au groupe intervention. Pour les membres du groupe témoin, le chirurgien s’est préparé à la chirurgie en examinant uniquement le scanner ou l’IRM du patient. Pour les membres du groupe d’intervention, le chirurgien s’est préparé à l’opération en examinant à la fois le scanner ou l’IRM et le modèle de réalité virtuelle 3D. Les chirurgiens ont passé en revue les modèles 3D à partir de leur téléphone portable et d’un casque de réalité virtuelle. Les scanners ou IRM des patients randomisés dans le groupe d’intervention ont été désidentifiés, et utilisés pour créer un modèle de réalité virtuelle 3D spécifique à chaque patient. Ce modèle comprenait au minimum le rein, la masse, l’artère rénale et la veine rénale. La plupart des modèles comprenaient également des structures anatomiques supplémentaires, telles que la rate, l’artère splénique, la veine splénique, l’uretère et le système collecteur, les kystes rénaux (si présents), les côtes et la colonne vertébrale.

    Les chirurgiens ont examiné les modèles de réalité virtuelle 3D via une application mobile développée par le sponsor et installée sur leur smartphone. Des paramètres tels que le nombre d’artères et de veines et le score de néphrométrie avec des composants individuels étaient également visibles sur le smartphone du chirurgien. Le modèle peut être pivoté et zoomé à l’aide de gestes standard sur smartphone, et le chirurgien peut afficher ou masquer chaque structure anatomique. De plus, certaines structures ont été rendues translucides pour permettre la visualisation des structures incrustées. C’était une caractéristique importante pour permettre la visualisation de la masse dans le rein et, dans certains cas, des composants kystiques. Pour chaque cas d’intervention, le chirurgien a consulté le modèle VR 3D avant l’opération, et pendant s’il le souhaitait.

    Les résultats de cette étude* ont été publiés le 18 septembre dans le Jama Network Open.

    Résultats 

    • La durée de l’intervention chirurgicale est réduite d’environ 10 mn pour les patients appartement au groupe 3D réalité virtuelle
    • La durée du séjour hospitalier était également diminuée de 2 jours
    • La perte de sang était supérieure de 200 ml dans le groupe contrôle
    • La différence de temps de clampage n’était pas significative

    De tels résultats ne sont pas anodins puisque ces paramètres (le temps opératoire, la perte de sang, le temps de clampage et la durée du séjour à l’hôpital- sont positivement corrélées à de meilleurs résultats pour les patients. En outre, plus l’opération était complexe, plus l’ampleur des améliorations liée à la 3D en réalité virtuelle était importante.

    La 3D en réalité virtuelle pour préparer plusieurs chirurgies cancéreuses

    L’un des auteurs de l’étude a donc déclaré que « la visualisation de l’anatomie du patient dans un format 3D multicolore, et en particulier dans la réalité virtuelle, donne au chirurgien une meilleure compréhension des structures clés et de leurs relations les unes avec les autres« . Ces résultats ne font certes que conforter une hypothèse émise depuis longtemps par les chirurgiens mais avoir des preuves de cette ampleur, générées par des chirurgiens très expérimentés de grands centres médicaux, est une tout autre affaire. Cela nous indique que l’utilisation de modèles numériques 3D pour les chirurgies du cancer n’est plus une chose que nous devrions envisager pour l’avenir, mais quelque chose que nous devrions faire maintenant. « 

    Enfin, cette étude portait sur le cancer du rein, mais l’utilisation de modèles 3D pour la planification chirurgicale pourraient être pertinent dans d’autres opérations cancéreuses, telles que la prostate, les poumons, le foie et le pancréas.

  • Diabète : accord entre Abbott et Sanofi pour un « écosystème numérique » autour du FreeStyle Libre

    Les laboratoires pharmaceutique Abbott et Sanofi signent un partenariat visant à intégrer l’outil Freestyle Libre dans un « écosystème numérique » avec l’objectif de simplifier la gestion du diabète. Abbott commercialise FreeStyle Libre, qui revendique la place de « numéro 1 mondial des systèmes de surveillance de la glycémie par capteur », tandis que Sanofi possède un large portefeuille de médicaments pour les personnes atteintes de diabète. Selon le communiqué daté du 16 septembre 2019, la solution globale interconnectée imaginée par les 2 laboratoires devrait être opérationnelle d’ici à quelques années, le temps d’obtenir le feu vert des autorités.

    L’accord vise à rendre possible le partage de données, avec l’accord de l’utilisateur, entre d’une part l’application mobile et le logiciel cloud FreeStyle Libre d’Abbott, et d’autre part les stylos à insuline, les applications mobiles et les logiciels cloud actuellement en cours de développement par Sanofi. Ce partage d’informations devrait permettre aux diabétiques et à leurs médecins de prendre des décisions plus pertinentes en matière de médicaments, d’alimentation et de mode de vie.

    Ce partenariat s’inscrit dans un mouvement qui pousse les sociétés technologiques et pharmaceutiques à connecter leurs solutions respectives en direction des patients diabétiques. Abbott a déjà annoncé en février un accord pour connecter à Freestyle Libre les stylos à insuline de Novo Nordisk. De son côté, Sanofi a lancé en décembre 2018 via OnDuo, sa coentreprise avec Verily (Google), une application de gestion connectée du diabète.

  • Soins à domicile : Korian lance Oriane, une plateforme de suivi avec dossier patient partagé

    Korian, spécialiste de la gestion de la dépendance et des personnes âgées, lance Oriane, une plateforme numérique orientée vers les soins à domicile. Ce nouveau service s’appuie sur l’expertise du réseau Petits-fils, intégré à Korian en novembre 2018, précise le groupe dans un communiqué daté du 16 septembre 2019.   

    Oriane prévoit que, dans un premier temps, une infirmière se rende au domicile de la personne dépendante pour une première évaluation de son degré de dépendance, de sa mobilité et de l’ergonomie de son domicile, une évaluation de suivi étant prévue tous les 6 mois.

    Un conseiller santé, qui est également infirmier, assure ensuite à la personne dépendante un suivi médical individuel via un appel téléphonique hebdomadaire ou quinzomadaire, en lien avec les professionnels de santé qui suivent le patient. Ce conseiller tient à jour le dossier médical de ce dernier, constitué sur un espace sécurisé du site web, grâce aux comptes rendus des appels téléphoniques. Il signale également tout événement (chute, perte de facultés, perte ou gain de poids, changement d’humeur, etc.) au médecin généraliste ainsi qu’à la famille. 

    Les services proposés, accessibles via Oriane.fr, sont actuellement disponibles dans les zones couvertes par les agences Petits-fils situées à Paris, dans les Yvelines et dans les Hauts-de-Seine. Ils seront disponibles d’ici la fin de l’année 2019 dans toutes les villes desservies par le réseau Petits-fils au niveau national.

    Un dossier de santé partagé intégré

    L’abonnement à Oriane se fait via la plateforme numérique, développée avec la société Move in Med. Les familles peuvent s’assurer du bon fonctionnement des services via une application mobile.

    Le dossier regroupe toutes les données de santé du patient, les rapports d’évaluation et les rapport de suivi

    Oriane intègre également un dossier de santé partagé, ce qui constitue selon Korian « une première dans le secteur des soins à domicile ». Ce dossier rassemble toutes les données de santé de la personne dépendante, les rapports d’évaluation et les rapports de suivi réalisés par le conseiller santé ainsi que le calendrier des rendez-vous médicaux.

    Un accès à la plateforme possible à tout moment

    Les professionnels de santé qui suivent le patient peuvent accéder à tout moment à la plateforme sécurisée, échanger des informations et suivre son parcours en toute transparence.

    1 000 clients visés la première année

    « Notre ambition est de repenser les soins à domicile en facilitant la vie quotidienne des personnes en perte d’autonomie souhaitant rester chez elles, et celle de leurs familles, déclare Sophie Boissard, directrice générale du groupe Korian. Nous attendons 1 000 clients la première année. »

  • Lancement de LibreView (Abbott), une plateforme de suivi des patients diabétiques (programme Etapes)

    Abbott annonce le lancement effectif de LibreView, une plateforme de partage et de gestion des données des personnes atteintes de diabète, à destination des patients et des professionnels de santé.

    Avec cette plateforme web, sécurisée, les utilisateurs peuvent télécharger, visualiser et analyser les données enregistrées via le lecteur FreeStyle Libre, l’application FreeStyle Librelink, le lecteur FreeStyle Libre Pro et les autres lecteurs FreeStyle, indique Abbott dans un communiqué publié le 9 septembre 2019. Les informations peuvent être partagées entre le patient et son équipe soignante par le biais de la fonctionnalité de cabinet partagé.

    FreeStyle Libre, un système flash d’autosurveillance du taux de glucose, figure sur la liste des produits remboursables depuis 2017. L’appli FreeStyle LibreLink permet aux patients qui utilisent FreeStyle Libre de se « scanner » avec leur smartphone : elle communiqué avec LibreView en temps réel. Ainsi, à chaque scan du dispositif FreeStyle Libre, les informations du patients sont directement disponibles sur la plateforme, facilitant le suivi de l’état de santé des utilisateurs.

    Fin 2018, la plateforme LibreView a été certifiée conforme au cahier des charges du programme d’expérimentation Etapes. Depuis le mois de mai 2019, elle permet « aux médecins qui le souhaitent de mettre en place un programme personnalisé de télésurveillance pour certains patients traités a l’insuline et présentant un diabète mal équilibré », précise Abbott.

    Une expérimentation limitée à 6 mois renouvelables

    Selon Abbott, « LibreView est le premier système qui permet de faire de la télésurveillance avec la lecture en continu du glucose grâce au système de notifications qui a été mis en place prenant en considération :

    • le nombre de scans minimum effectués ;
    • le pourcentage de données récupérées ;
    • le temps passé dans la cible glycémique, au-dessus et au-dessous de celle-ci ;
    • le coefficient de variation ;
    • le nombre d’événements hyperglycémiques et hypoglycémiques ».

    La télésurveillance réalise avec LibreView propose des algorithmes de notifications générées en fonction de paramètres définis par le médecin. Elle doit être réalisée une fois par semaine. « La télésurveillance comprend obligatoirement un accompagnement thérapeutique du patient en présentiel ou à distance (une séance mensuelle minimum), note Abbott. Le patient doit ainsi se sentir pleinement impliqué pour adhérer à son plan de soins. »

    Cette expérimentation est limitée à 6 mois renouvelables. « 6 mois après l’inclusion d’un patient, le médecin doit obligatoirement vérifier que le patient présente toujours des critères nécessitant une télésurveillance de son diabète et, si tel est le cas, il doit procéder à une nouvelle prescription de télésurveillance », détaille le groupe.

    Une télésurveillance conforme au programme Etapes

    Pour rappel, le programme Etape vise, dans le cadre de certaines pathologies dont le diabète, :

    • à cibler les patients à risque d’hospitalisations récurrentes ou des patients à risque de complications à moyen et long termes ;
    • à parvenir à un état de stabilité de la maladie, voire à amélioration grâce à une surveillance adaptée et personnalisée ;
    • à améliorer la qualité des soins et leur efficience,-d’améliorer la qualité de vie des patients.

    Les patients éligibles au programme Etapes de télésurveillance du diabète sont :

    • les patients atteints de diabète de type 1 âgée entre 12 et 18 ans :
      • présentant une HbA1C ≥ 8,5 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 1:
      • lors de la découverte (6 premiers mois) du diabète lorsqu’il existe un risque quant à l’autonomisation du patient ;
      • lorsqu’il existe un déséquilibre avec une HbA1C ≥ 8 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois malgré une mise sous insuline de plus de 6 mois ;
    • les patients majeurs atteints de diabète de type 2 :
      • chroniquement déséquilibrés, avec une HbA1C ≥ 9 % lors de deux mesures réalisées dans un intervalle de temps de 6 mois et traités sous insuline (à l’initiation lorsqu’il existe un risque de non autonomisation, ou à distance de l’instauration).

    La télésurveillance du diabète s’organise autour de 4 acteurs, rappelle Abbott :

    • la personne atteinte de diabète ;
    • le médecin réalisant la télésurveillance médicale ;
    • la personne en charge de l’accompagnement thérapeutique du patient ;
    • le fournisseur de solution technique en charge de fournir la plateforme de télésurveillance.

    Les médecins exerçant selon l’un des modes suivants peuvent être impliqués dans un projet de télésurveillance dans le cadre du cahier des charges du programme Etapes :

    • le médecin spécialiste en diabétologie–endocrinologie ;
    • le médecin spécialiste en médecine interne ;
    • le médecin traitant ;
    • le médecin spécialiste en médecine gériatrique.

    « Ils sont susceptibles d’exercer un rôle de médecin incluant et/ou effectuant la télésurveillance », complète Abbott.

    Les rôles de chaque médecin selon leur mode d’exercice :

  • Apple Watch : 3 études lancées pour contribuer à la recherche médicale

    Apple précise ses ambitions dans la e-santé avec le lancement de 3 études scientifiques menées grâce à l’Apple Watch, en partenariat avec de grands centres de recherche. C’est ce qu’a annoncé la marque à la pomme le 10 septembre 2019 lors de sa Keynote, la grande conférence de rentrée du groupe. L’idée a été lancée après que la direction a constaté l’impact positif sur la recherche de l’étude Apple Heart, menée avec l’université de Stanford, et dont les résultats ont été publiés en mars.

    Les 3 études se feront grâce à l’application Apple Research, qui sera proposée gratuitement au téléchargement dans l’Apple Store d’ici fin 2019. Les propriétaires d’Apple Watch participant à ces travaux « contribueront aux découvertes médicales et aideront ainsi à créer la prochaine génération de produits de santé innovants » fait valoir le groupe dans son communiqué.  

    Les études concerneront 3 domaines différents de la santé humaine :

    • la santé féminine : l’étude Apple Women’s Health Study, menée avec la Harvard T.H. Chan School of Public Health et le NIEHS (National Institute of Environmental Health Sciences) des NIH, se concentrera sur le dépistage et l’évaluation des risques de maladies, parmi lesquelles le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), l’ostéoporose mais aussi sur la stérilité, la grossesse et la transition ménopausique.

    • la cardiologie : l’étude Apple Heart and Movement Study, menée avec le Brigham and Women’s Hospital de Harvard et l’American Heart Association, se penchera sur la façon dont les informations recueillies par l’Apple Watch sur le rythme cardiaque et la mobilité peuvent contribuer à la santé cardiaque, éviter chutes et les hospitalisations.

    • l’audition : l’étude Apple Hearing Study étudiera l’impact de l’exposition au bruit sur l’audition. Ce travail sera mené aux côtés de l’université du Michigan et les résultats seront partagés avec l’OMS dans le cadre de son programme « Make Listening Safe ».

    Apple a souligné lors de sa présentation que la société ne serait pas en mesure d’accéder aux données personnelles des utilisateurs collectées dans le cadre de ces travaux.

  • L’hôpital Necker lance Poop&Pee, un e-calendrier pour le suivi des émissions de selles et d’urines

    La filière de santé maladies rares NeuroSphinx, hébergée à l’hôpital Necker-Enfants malades (AP-HP), lance l’application mobile Poop&Pee. Il s’agit d’un calendrier numérique de suivi des émissions de selles, d’urines et des fuites éventuelles, auquel s’ajoute un relevé de la prise d’aliments et de boissons. La solution a été conçue pour « faciliter l’échange de données entre le patient et son médecin, adapter le traitement pour améliorer la propreté, aider au diagnostic et inciter le patient à devenir acteur de sa santé », explique l’AP-HP dans un communiqué publié le 12 septembre 2019.

    Créée à l’initiative du Dr Crétolle, chirurgien pédiatre à l’hôpital Necker, l’application mobile a été élaborée par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de patients, de psychologues et de spécialistes du digital. « Le projet a été récompensé à quatre reprises par des jurys d’experts« , note l’AP-HP.

    Par le biais de l’application, mobile et web, le patient peut enregistrer les informations liées à sa propreté (selles et urines) et à ses prises de repas. Son médecin a la possibilité de suivre à distance les données, depuis son ordinateur via une plateforme web sécurisée, pour mettre en place une stratégie thérapeutique adaptée au profil de la personne. Les informations se présentent à lui sous la forme de graphiques personnalisables en fonction de la pathologie du patient.

    L’application est « un outil ludique, au design attractif et ergonomique, incitant le patient à jouer le jeu du remplissage assidu de ses données », commente l’AP-HP. Ses objectifs sont d’améliorer la prise en charge du patient, d’affiner son suivi et son diagnostic, d’améliorer sa qualité de vie mais aussi de permettre une conservation des données ainsi qu’un meilleur historique.

    4 millions d’incontinents chroniques en France

    « En France, malgré le manque de données à ce sujet, on estime à près de quatre millions les personnes souffrant d’incontinence chronique urinaire et/ou fécale », indique l’AP-HP, précisant que cette incontinence peut être partielle ou totale.

    Les manifestations de cette dernière varie d’une personne et d’une pathologie à l’autre. Elle peut provenir, par exemple, d’un traumatisme obstétrical, d’une intervention prostatique, d’une malformation rare ou d’un trouble neurologique.

    Contrairement aux idées reçues, l’incontinence peut concerner des personnes de tous âges et de tous sexes.

    Un calendrier qui existe essentiellement au format papier, augmentant le risque d’oublis

    Comme il s’agit d’une pathologie chronique, le suivi des patients est important. Afin d’établir le diagnostic et de réaliser le suivi de l’incontinence, « le recueil des informations sur la fréquence des selles et des urines par le patient est indispensable par le biais d’un calendrier », explique l’AP-HP, ajoutant que cet outil existe actuellement sous forme papier essentiellement. Cela entraîne des contraintes puisqu’il peut plus facilement y avoir des oublis lors des consultations, le remplissage des informations risquant d’être approximatif comme il est effectué seulement le jour de la consultation.

    C’est dans ce contexte que le Dr Crétolle a eu l’idée de créer l’application Poop&Pee.