Medtech

  • Étude : les assistants vocaux capables de détecter les arrêts cardiaques (Nature Digital Medicine)

    Des chercheurs de l’université de Washington ont développé un algorithme qui étudie les sons ambiants dans une pièce. Cette fonctionnalité développée sur des enceintes connectées s’est révélée capable de reconnaître la respiration agonale, typique des personnes faisant un arrêt cardiaque. Selon les résultats de leurs travaux* publiés le 19 juin 2019 dans Nature Digital Medicine, les assistants vocaux repéraient ce type de respiration dans 97 % des cas.

    Diminuer la mortalité liée aux arrêts cardiaques

    Chaque année, selon les chiffres officiels, quelque 46 000 personnes seraient victimes d’arrêts cardiaques en France. À 30 jours, le taux de survie est de 4,9 %. Si des massages cardiaques sont effectués juste après la perte de conscience, ce taux grimpe à 10,4 %. Aux États-Unis, ce sont près de 300 000 personnes qui décèdent chaque année en raison d’un arrêt cardique. Pour réduire ce taux de mortalité, l’enjeu est de pouvoir repérer rapidement un arrêt. Or, si ce dernier se produit alors que la personne est seule, à son domicile (2/3 des cas), ses chances de survie sont faibles.

    Des chercheurs de l’université de Washington se sont penchés sur un élément diagnostic typique : la respiration agonale. Elle résulte d’un réflexe du tronc cérébral en cas d’hypoxie sévère. Parfois rapportée comme une respiration sifflante, la respiration agonale peut être potentiellement utilisée comme un biomarqueur diagnostic audible. Pour repérer cette respiration haletante, les chercheurs ont utilisé des assistants vocaux intelligents, présents chez 75 % des ménages américains. Mais la tâche était loin d’être simple car les événements respiratoires agonaux sont relativement rares, nous manquons de mesures de référence et ils ne peuvent pas être reproduits en laboratoire.

    Un algorithme qui identifie la respiration agonale

    Pour surmonter cet obstacle, les chercheurs ont exploité une source de données unique, les enregistrements des appels au 911 de cas confirmés d’arrêt cardiaque. Et ils ont entraîné leur algorithme sur 82 heures d’enregistrement. L’ensemble de données comprenait 162 appels (19 h) avec des enregistrements clairs de la respiration agonale.

    Pour évaluer les capacités de l’algorithme à discriminer les sons, les scientifiques ont utilisé des enregistrements de ronflement, de personnes souffrant d’apnée du sommeil et de respiration normale. Les enregistrements ont été capturés sur différents appareils, tels qu’une enceinte Amazon Alexa, un iPhone 5s (Apple) et un Samsung Galaxy S4.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés le 19 juin 2019 dans la revue Nature Digital Medicine.

    Résultats : des assistants vocaux très fiables

    • L’algorithme a réussi à reconnaître la respiration agonique dans 97 % cas lorsque le microphone se trouvait dans un rayon de 6 mètres de la personne.
    • Il y avait confusion avec d’autres sons dans 0,2 % des cas.
    • La détection peut fonctionner en temps réel sur un smartphone et peut classer chaque segment audio de 2,5 secondes en moins de 21 millisecondes. Avec l’enceinte intelligente, l’algorithme peut s’exécuter dans les 58 millisecondes.
    • Même si le smartphone était dans une poche, avec le sujet couché sur le dos et le haut-parleur à côté de la tête, la précision de détection moyenne était de 93,22 %.

    Au vu de ces résultats, les auteurs de l’étude estiment que « la détection passive et sans contact de la respiration agonale représente un nouveau moyen d’identifier une partie des victimes d’un arrêt cardiaque jusque-là inaccessibles. Le recours à du matériel intelligent pour la surveillance de ces situations pourrait avoir des avantages pour la santé publique. »

    Des enjeux de respect de la vie privée

    Cependant, ce système pose des problèmes de confidentialité. « Pour résoudre ces problèmes, nous envisageons que notre système fonctionne localement sur les appareils intelligents et ne stocke aucune donnée », précisent les chercheurs.

    Par ailleurs, ces derniers reconnaissent que la respiration agonale a été identifiée chez environ 50 % des victimes d’un arrêt cardiaque. Enfin, il faudrait que le système soit doté d’une alarme avant tout appel d’urgence pour qu’un utilisateur puisse interrompre le processus.

  • L’absence de remboursement limitera l’impact des thérapies numériques (rapport GlobalData)

    L’un des principaux obstacles à l’utilisation généralisée des thérapies numériques (DTx) est la limitation ou l’absence de remboursement par les prestataires d’assurance maladie publics et privés, indique la société d’analyse de données GlobalData dans le rapport Les thérapies numériques et leur impact sur les soins.

    Dans ce document, diffusé le 25 juin 2019, le groupe révèle qu‘il existe un besoin non satisfait en matière de soins centrés sur le patient et que les thérapies numériques sont justement conçues pour répondre à ce besoin de délivrer des interventions fondées sur des preuves avec un contrôle élevé de la qualité des soins personnalisés en fonction des besoins de chaque patient.
    Par le biais de DTx, il est de plus possible d’accélérer les essais cliniques et de créer une approche plus adaptée de l’objectif en améliorant le recrutement et la rétention des patients, est-il indiqué.

    Le rapport associe les recherches principales d’un groupe d’experts multidisciplinaires à une expertise interne en tant qu’analyste afin de fournir une évaluation globale du paysage du développement des DTx.
    Il fournit une vue d’ensemble des produits DTx actuellement commercialisés et en cours de développement en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Japon et en Chine.

    Les DTx se développent mais ne s’imposent pas encore complètement sur le marché

    Il existe de plus en plus de thérapies numériques (DTx) développées sur le marché ainsi que des produits en développement ou en cours de développement, conformément aux normes de qualité, de conception et de fabrication reconnues à l’échelle internationale.

    Les DTx peuvent être utilisées pour prévenir, gérer ou traiter des maladies dans diverses indications, en particulier les maladies chroniques telles que le diabète, les maladies respiratoires, les problèmes de santé mentale et les troubles neurologiques.

    Elles sont prescrites en monothérapie (autonome) ou en association avec d’autres traitements (adjuvants ou complémentaires) ou des dispositifs permettant d’optimiser les résultats pour la santé.

    « Il reste quelques défis à relever avant [que les DTx ne deviennent] une partie intégrante de la médecine moderne »

    « En raison des dépenses croissantes dans les soins, associées à la baisse des revenus de R&D, les thérapies numériques représentent un nouveau mode de traitement pour les sociétés pharmaceutiques, dans lequel des systèmes numériques approuvés par la réglementation [en vigueur] sont utilisés pour traiter des conditions médicales comme des interventions thérapeutiques prescrites », commente Alessio Brunello, analyste pharmaceutique chez GlobalData.

    « Bien que les technologies DTx réduisent potentiellement le coût total des soins, augmentent l’efficacité des essais et améliorent la santé des patients, il reste quelques défis à relever avant [qu’elles ne deviennent] une partie intégrante de la médecine moderne, comme un meilleur alignement entre fournisseurs, sociétés pharmaceutiques et payeurs », ajoute-t-il.

    Les entreprises mentionnées dans le rapport

    • AbbVie ;
    • Akili ;
    • Aptar Pharma ;
    • Astrazeneca ;
    • Atentiv ;
    • Big Health ;
    • Boehringer Ingelheim ;
    • Click Therapeutics ;
    • Cognoa ;
    • CureApp ;
    • Gilead ;
    • GSK ;
    • Happify Health ;
    • Kaia HealthPropeller ;
    • Lifescan ;
    • Magellan Health ;
    • My mhealth ;
    • 2Morrow ;
    • NaturalCycles ;
    • Novartis ;
    • Omada Health ;
    • Otsuka ;
    • Pear Therapeutics ;
    • Proteus Digital Health ;
    • Roche ;
    • Samsung ;
    • Sandoz ;
    • Sanofi ;
    • Shionogi ;
    • Susmed ;
    • Teva ;
    • ViiV Healthcare ;
    • Voluntis ;
    • WellDoc.
  • Étude : un e-tatouage surveillerait mieux le cœur qu’un électrocardiographe (Advanced Science)

    Des ingénieurs de l’université du Texas (Austin) ont développé un tatouage électronique pouvant analyser un ensemble de signes vitaux à travers la peau. Dans une étude* publiée le 21 mai 2019 dans la revue Advanced Science, ils montrent que ce e-tattoo est le tout premier dispositif capable de surveiller le cœur grâce à 2 techniques complémentaires : l’électroencéphalographie et la sismographie. Cette double lecture rend le monitoring de la santé cardiaque plus précis et réalisable à distance.

    À la recherche de dispositifs cardiaques portables

    Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la principale cause de décès dans la monde et la seconde en France. La prise en charge de ces 3,5 millions de personnes souffrant de ces pathologies coûte plus de 15 milliards d’euros. Par conséquent, des dispositifs portables sont en cours de développement pour permettre une surveillance cardiovasculaire continue des patients en télémédecine et en ambulatoire. La technique la plus répandue est l’électrocardiogramme (ECG).

    Des dispositifs portables, tels que les holters, ont été développés pour suivre en continu l’ECG. Cependant, l’ECG n’enregistre que l’activité électrique qui traverse le cœur. Une autre technologie appelée « sismo-cardiographie » (SCG) mesure les vibrations thoraciques induites sur le sternum par les battements du cœur. Ces signaux fournissent des informations importantes sur la santé cardiovasculaire qui complètent celles déduites de l’ECG. Mais, si depuis l’introduction de l’électronique épidermique, de nombreuses avancées ont été réalisées dans les électrodes ECG souples, le développement de capteurs SCG souples a peu progressé. Ils sont toujours fabriqués à partir de matériaux non étirables, ce qui les rend volumineux et inconfortables à porter.

    Un e-tatouage robuste et biocompatible

    Pour combler cette lacune, des ingénieurs de l’université du Texas (Austin) ont développé un tatouage électronique à base de graphène pouvant être placé sur la peau et pouvant mesurer des signaux électriques et biomécaniques. Il est actionné à distance par un smartphone. La dernière version de cet e-tattoo a été présentée dans la revue Advanced Science.

    Constitué d’un polymère piézoélectrique, ce patch est donc capable de générer sa propre charge électrique en réponse à des contraintes mécaniques. Ainsi, toute alimentation extérieure est inutile. L’appareil comprend également une technologie d’images numériques 3D utilisée pour cartographier les vibrations thoraciques afin de déterminer le meilleur emplacement sur la poitrine pour placer le tatouage. Une puce rigide d’à peine 2 millimètres d’épaisseur est montée sur un circuit flexible et extensible. De plus, le polymère piézoélectrique utilisé est disponible dans le commerce, robuste et biocompatible.

    Résultats : une meilleure compréhension de la santé cardiaque

    • Le e-tattoo a entièrement cartographié et analysé la déformation thoracique.
    • Le bord gauche du milieu du sternum était le point optimal pour les capteurs de sismo-cardiographie.
    • Les mesures d’ECG et de SCG sont bien prises de manière synchrone, ce qui permet d’estimer en continu la pression artérielle.

    Les battements du cœur sur smartphone

    Les concepteurs de ce patch estiment que « la collecte synchrone de données provenant des deux sources permet de mieux comprendre la santé du cœur ». En outre, ils soulignent que « cet appareil peut être porté pendant des jours, offrant une surveillance cardiaque constante. » Les ingénieurs travaillent déjà à l’amélioration de la collecte et du stockage des données ainsi qu’à des moyens d’alimenter le tatouage électronique sans fil pendant de plus longues périodes. Ils ont récemment développé une application pour smartphone qui stocke les données en toute sécurité et peut également afficher les battements d’un cœur à l’écran en temps réel.

    Enfin, ce e-tattoo pourrait se révéler également utile dans d’autres contextes médicaux, tels que l’apnée obstructive du sommeil.

  • Pour une utilisation raisonnée du numérique, la HAS prône l’évaluation des solutions (rapport)

    « Organiser l’évaluation des solutions numériques pour développer la confiance » : c’est ce que recommande la HAS (Haute autorité de santé) dans son rapport d’analyse prospective 2019 intitulé « Numérique : quelle (R)évolution ? ».

    Dans l’édito du document, publié le 19 juin 2019, Dominique le Guludec, présidente du collège de la HAS, et Katia Julienne, directrice générale de la haute autorité, proposent de « construire une matrice qui structurera une évaluation graduée des outils numériques[,] en prévoyant notamment une évaluation clinique des outils qui auront le plus d’impact sur la prise en charge thérapeutique des patients ». 
    Il s’agira de « définir le champ de ce qui doit être évalué et selon quelles modalités, en fonction des priorités nationales et des risques pour l’individu et la collectivité » (proposition 17) et, à terme, de « mieux mutualiser les résultats d’évaluation ». Il faudra pour ce faire « coordonner les acteurs de l’évaluation en inscrivant les évaluations locales, lorsqu’elles sont nécessaires, dans le cadre global de la matrice d’évaluation nationale » (proposition 19), précise l’autorité.

    La HAS demande (proposition 18) « un cadre pour une évaluation clinique graduée du rapport bénéfice/risque et de l’efficacité des fonctionnalités logicielles d’aide aux décisions diagnostiques ou thérapeutiques[,] lorsque ces logiciels bénéficient d’un financement national public direct ou indirect ». Elle propose d’« intégrer des fonctionnalités d’évaluation des parcours intégrant le point de vue des usagers, avec restitution aux utilisateurs et une comparaison à la distribution nationale ou régionale, dans la conception d’outils numériques à destination des professionnels » (proposition 14) ainsi que de « systématiser, organiser et renforcer les moyens pour l’exploitation des données de vie réelle dans l’évaluation des technologies de santé » (proposition 15).

    Une utilisation « raisonnée » du numérique

    Pour « une utilisation raisonnée du numérique et de l’intelligence artificielle », la HAS demande :

    • de « réévaluer de façon régulière les risques de ré-identification dans le cadre du traitement et de l’exploitation de bases de données anonymes » (proposition 23) ;
    • d’« identifier et [de] borner les risques de sélection liés à la collecte de données, susceptibles de porter atteinte aux solidarités universelle ou catégorielle d’assurance maladie » (proposition 24) ;
    • de « soutenir les travaux en cours sur « l’explicabilité » des algorithmes », qui donneront à l’utilisateur du logiciel « les moyens de mieux appréhender les propositions des décisions » (proposition 27).
    • La Haute autorité souligne par ailleurs l’importance de « rendre plus visible le régime de protection des données personnelles », et plus particulièrement « les droits des utilisateurs en matière d’effacement ou de portabilité », et de « faciliter les voies de recours » (proposition 22).

    L’impératif de l’accessibilité du numérique

    « Pour un numérique au service de tous les usagers et de l’engagement de chacun », la HAS demande notamment :

    • de « garantir l’accès aux services publics de santé et d’accompagnement social dématérialisés » (proposition 1) ;
    • de « promouvoir la médiation numérique, par un référentiel de compétences, de formation et de bonnes pratiques » (proposition 2) ;
    • de « préserver les garanties d’anonymat, quand elles sont prévues, en leur donnant une base normative » (proposition 5).  

    Pour « mettre le numérique au service de la qualité des soins et des accompagnements », le rapport recommande de « reconnaître et [de] promouvoir le principe de co-construction dans l’élaboration des outils numériques de santé [via] un support normatif dédié » (proposition 4).  

  • Chine : Oxford VR lance un traitement de santé mentale via RV avec Axa HK et l’université de HK

    Oxford VR, une entreprise émergente de l’université d’Oxford, lance en Chine un traitement de pointe via réalité virtuelle (VR) pour les problèmes de santé mentale courants, dans le cadre d’un partenariat avec Axa HK et l’université chinoise de Hong Kong (CUHK).

    Baptisée « Yes I can », ce service sera gratuit pour le public et les entreprises clientes d’Axa HK dans le cadre des services de gestion des avantages de leurs employés afin d’améliorer les résultats en matière de santé mentale en Asie, indique Oxford VR dans un communiqué publié à la mi-juin 2019.

    Le programme offre à chaque utilisateur 6 à 8 séances de réadaptation en réalité virtuelle de 30 minutes sur une période de 3 à 6 semaines. Destiné aux personnes de plus de 18 ans, il sera proposé en anglais et en cantonais.

    Avant le lancement de cette initiative, Axa HK et la CUHK avaient lancé en avril un projet pilote validé sur le plan clinique qui consistait en l’utilisation d’une plateforme numérique pour la gestion des problèmes de santé mental courants, tels que l’exclusion sociale, l’anxiété et les symptômes dépressifs, véritable enjeux de société en Chine.

    4,39 psychiatres pour 100 000 habitants à Hong Kong, 2,2 pour 100 000 en Chine

    Une enquête menée par l’institut de sondage YouGov sur la population hongkongaise et publiée le 19 juin 2019 montre que 71 % des personnes interrogées présentent au moins un signe d’exclusion sociale dû à de l’anxiété ou à la dépression, comme le fait d’éviter les rassemblements publics, de rencontrer des difficultés à réaliser une présentation ou à prendre la parole au travail en face de personnes inconnues.

    Selon cette étude, 64 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans se disent incapables d’interagir avec des personnes qui leur sont étrangères.

    À Hong Kong, il faut attendre 3 ans pour pouvoir consulter un psychiatre pendant 6 minutes

    Par ailleurs, l’enquête révèle que 13 % des Hongkongais se sentent incapables de discuter de la question du bien-être mental avec qui que ce soit, et parmi eux, 36 % pensent que discuter du bien-être mental pourrait changer la perception qu’ont les autres d’eux, alors que 27 % disent ne pas avoir le temps ou l’argent nécessaire pour rechercher des services de santé mentale assurés par des professionnels.

    À Hong Kong et en Chine, il existe une pénurie de professionnels qualifiés pour répondre au besoin important que représentent les problèmes de santé mentale. Un million de personnes à Hong Kong et 173 millions de personnes en Chine souffrent de problèmes de santé mentale communs. Or, il faut compter environ 3 ans pour pouvoir consulter un psychiatre pendant 6 minutes à Hong Kong, avec 4,39 psychiatres pour 100 000 habitants, tandis que le ratio en Chine est de 2,2 psychiatres pour 100 000 habitants, sachant que l’Organisation mondiale de la santé recommande un ratio de 10 pour 100 000.

    Des traitements de haute qualité intégrés au programme « Yes I can »

    Le programme « Yes I can » n’exige pas la sollicitation de professionnels hautement qualifiés pour exploiter le service puisqu’une offre de traitements de haute qualité est déjà intégrée au programme.

    « Les nouvelles technologies sont la clé pour rendre les soins en santé mentale de haute qualité plus centrés sur le patient et accessibles », commente Barnaby Perks, directeur général d’Oxford VR (communiqué).

  • Étude : le numérique et l’IA sont une opportunité pour seulement 50 % des patients français (Nature)

    Des chercheurs français du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu (AP-HP) ont mené l’enquête afin de savoir comment les patients percevaient l’utilisation du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) dans la santé. Les résultats de leur étude*, publiée le 14 juin 2019, dans Nature Digital Medicine mettent en évidence des avis mitigés. Seulement 50 % des patients ont estimé que le développement d’outils numériques et de l’IA dans les soins constituait une opportunité importante et 11 % l’ont considéré comme un danger.

    Face au « battage médiatique » sur l’IA

    Les dispositifs de surveillance biométrique portables et l’intelligence artificielle (IA) permettent de mesurer et d’analyser à distance les données des patients en temps réel. Ces technologies ont le potentiel d’améliorer le diagnostic, de prévoir l’efficacité d’un traitement, d’anticiper des rechutes, d’identifier des profils à risques… Les applications sont multiples. Et la pertinence et l’efficacité de ces dispositifs sont en phase d’évaluation.

    De nombreuses études sont menées dans ce sens. Par ailleurs, « ces nouvelles technologies ont généré beaucoup de battage médiatique mais leur efficacité dans le monde réel dépendra de l’assimilation des patients », estiment des chercheurs français du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu (AP-HP). Or, les études sur les opinions des patients sur le numérique et l’IA dans la santé sont rares et souvent réalisées dans des contextes spécifiques, empêchant la généralisation des résultats.

    Une étude française sur la perception des patients

    Les auteurs de l’étude ont inclus 1 183 patients atteints de maladies chroniques (diabète, maladies rhumatologiques, neurologiques, cancer…), issus de la cohorte Compare (Communauté de patients pour la recherche), un projet de science citoyenne.

    Premièrement, les patients ont évalué leur perception de l’utilisation de ces nouvelles technologies en répondant à 2 questions structurées : « Pensez-vous que l’utilisation croissante des technologies numériques et de l’IA dans les soins est une opportunité / un danger ? ». Ils étaient invités à donner une note de 0 (aucune opportunité) à 10 (grande opportunité). Ensuite, les patients ont complété leurs évaluations numériques par des commentaires ouverts.

    Dans un deuxième temps, les patients ont évalué l’intérêt d’utiliser les nouvelles technologies dans des situations concrètes. Pour chacune des situations, les participants devaient dire « s’il y avait la preuve scientifique » que la nouvelle intervention serait équivalente ou meilleure que le traitement standard actuel et s’ils accepteraient d’y avoir recours pour leurs propres soins.

    Les 4 situations évaluées étaient :

    • l’utilisation de photographies de la peau des patients et de l’IA pour dépister le cancer de la peau plutôt que les traitements avec un dermatologue ;
    • des capteurs portables pour un suivi et une analyse en continu et en temps réel des données collectées par AI pour prédire les poussées de ses affections chroniques plutôt que le suivi habituel ;
    • une chemise intelligente et une IA pour guider la thérapie physique plutôt que les visites à un physiothérapeute ;
    • un chatbot d’IA pour aider les patients à déterminer l’urgence de leurs problèmes plutôt que d’appeler un numéro de téléphone d’urgence.

    Les résultats de leur étude ont été publiés le 14 juin 2019 dans Nature Digital Medicine.

    Résultats : la crainte de la déshumanisation

    • 50 % ont déclaré utiliser des outils de santé en ligne ou de santé mobile.
    • 47 % des participants considéraient les dispositifs de surveillance biométrique et l’IA comme une excellente opportunité.
    • 47 avantages potentiels ont été identifiés : améliorer leur suivi et la réactivité des soins (55%), réduire le poids du traitement (23 %) ou faciliter le travail des médecins (par exemple, en automatisant des tâches répétitives) (21 %).
    • 11 % considéraient les dispositifs numériques et l’IA comme un grand danger.
    • 31 risques potentiels ont été identifiés : remplacer de manière inadéquate l’intelligence humaine dans les soins (28 %), représenter des risques sérieux de piratage informatique (13%) ou conduire à une utilisation abusive des données personnelles des patients par des soignants, des compagnies d’assurance, etc.
    • 20 % des participants ont estimé que les avantages potentiels de la technologie l’emportaient largement sur ses dangers potentiels alors que seulement 3% estimaient que les aspects négatifs l’emportaient sur les avantages potentiels.
    • 35 % des patients refuseraient d’intégrer au moins une intervention existante ou prochainement disponible.

    Non aux soins automatisés

    Ces résultats très détaillés montrent que les patients pensent intuitivement que l’IA devrait aider les cliniciens à « prévoir » les résultats mais que les décisions, les actions et les recommandations doivent rester une tâche humaine. La crainte de la déshumanisation des soins est donc très présente.

    Il apparaît ainsi, dans le cadre de cette étude, que les patients ne sont pas prêts pour des soins entièrement automatisés.  » Pour tirer pleinement parti de ces interventions, les fabricants d’appareils, les cliniciens prescripteurs, les organismes de soins et les autorités de réglementation devront prendre en compte les avantages, ainsi que les risques perçus, déclarés par les patients », concluent les auteurs.

  • Asie : la Chine, leader sur l’usage des technos numériques de santé (Future Health Index, Philips)

    La Chine et les autres marchés émergents sont les leaders mondiaux en termes d’utilisation de technologies numériques de santé. C’est ce qui ressort de l’étude Future Health Index 2019* commandée par Philips, qui relève également que les professionnels de santé en Chine sont plus enclins que leurs homologues occidentaux à recommander à leurs patients l’usage de solutions permettant d’assurer à domicile le suivi de leur pression artérielle et d’autres constantes de santé.

    Autre informations clés de ce rapport, publié en juin 2019, l’adoption générale de l’autosurveillance par les patients chinois a contribué à ce que le pays devienne le plus grand marché d’appareils portables. Des tendances similaires, observées dans d’autres pays qualifiés par Philips de « précurseurs numériques », comme l’Inde et l’Arabie saoudite, soutiennent une croissance sur ce marché supérieure à la moyenne, constate le groupe néerlandais.

    De manière générale, Philips pense que ces pays précurseurs peuvent servir d’exemple à d’autres pays et aider à mettre en avant les avantages perçus de ces technologies, l’enquête mettant notamment en avant le fait que les patients qui partagent leurs données de santé estiment recevoir des soins de meilleure qualité. Néanmoins, l’adoption généralisée des technologies numériques de santé crée de nouveaux obstacles à leur utilisation. En Asie, les professionnels de santé sont beaucoup plus susceptibles d’avoir accès à des systèmes de partage de données que leurs homologues européens, la législation à ce sujet étant plus souple, mais ils semblent tout autant préoccupés par les sujets relatifs à la confidentialité des données.

    Santé numérique : les marchés émergents mènent la cadence selon Philips

    Depuis la publication de son premier Future Health Index, en 2016, Philips a identifié les moyens par lesquels les économies émergentes influencent l’Occident en matière d’adoption et d’utilisation des technologies numériques de la santé.

    Le rapport de 2016 indiquait que les marchés émergents étaient les leaders mondiaux en matière de partage de données. En Chine et aux Émirats arabes unis, respectivement 58 % et 46 % des patients, avaient partagé des données issues d’appareils connectés avec des professionnels de santé. Tandis qu’au Royaume-Uni, en Suède et en Allemagne, les proportions étaient respectivement de 26 %, 17 % et 12 %.

    Les tendances observées en 2016 se confirment en 2019

    Ce constat et d’autres résultats soutenant la même tendance ont conduit Philips à estimer que les pays émergents avaient le potentiel de devancer les économies établies et de devenir précurseurs dans le domaine des technologies numériques de santé. Dans son étude 2019, le groupe suggère que cette prédiction est désormais devenue une réalité.

    « En 2019, nous constatons que certains [pays] ont déjà fait un bond en avant et que ces technologies font de plus en plus partie de l’expérience de soins quotidienne des professionnels de santé et des patients », analyse l’entreprise néerlandaise dans son dernier rapport.

    Technos numériques : une implication à la fois des professionnels de santé et des patients

    Plusieurs signes indiquent que cet attrait pour les technologies numériques est en train de remodeler l’offre de soins dans les économies émergentes.

    • En Chine, 60 % des professionnels de santé conseillent toujours ou souvent à leurs patients d’utiliser des solutions numériques pour surveiller à domicile leur pression artérielle, alors que la moyenne des 15 pays observés s’établit à 44 % ;
    • 80 % des citoyens chinois qui utilisent des technologies numériques ou des applications mobiles de santé contactent des professionnels de santé sur la base des données qu’ils ont recueillies par eux-mêmes, tandis que la moyenne des 15 pays étudiés est de 47 % : à noter que les citoyens d’Arabie saoudite et de l’Inde arrivent en deuxième et troisième position, avec respectivement 74 % et 70 % d’entre eux qui agissent en réaction aux données qu’ils ont récoltées.

    Pourcentage de professionnels de santé utilisant une technologie numérique ou une application mobile de santé :

    Une plus grande appétence pour l’IA et la télémédecine

    L’ensemble des résultats se fondent sur les prévisions de croissance du marché des appareils portables. Ainsi, les ventes des technologies en Inde et en Arabie saoudite devraient progresser respectivement de 5,8 % et 5,6 %, contre une moyenne de 4,5% dans les 15 pays.

    39 % des citoyens de Chine ont une vision positive de l’IA

    Autre information clé, les citoyens de Russie (42 %), de Chine (39 %) et d’Arabie saoudite (36 %) sont davantage susceptibles d’avoir une perception positive de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine des soins (association d’un diagnostic plus précis à l’utilisation de l’IA) que leurs homologues étrangers (moyenne à 30 % pour les 15 pays observés).

    La télémédecine plus adoptée en Chine qu’en Occident

    Par ailleurs, le rapport note que l’Inde, l’Arabie saoudite et en particulier la Chine ont davantage adopté la télémédecine que les autres pays, en raison peut-être de la faible densité de médecins, qui rend les consultations à distance plus attractives.

  • Recrudescence d’attaques informatiques dans le monde de la santé en 2018 (étude Carbon Black)

    Les attaques informatiques visant le secteur de la santé ont été plus nombreuses et plus perfectionnées en 2018. C’est ce qu’affirme une enquête réalisée par la société de cybersécurité Carbon Black auprès des responsables de la sécurité informatique de 20 organisations du secteur.

    Si 83 % des responsables interrogés ont constaté une augmentation des attaques informatiques en 2018, 66 % évoquent une sophistication accrue des attaques dont leur organisation a été la cible au cours de la même année. 33 % évoquent des attaques par « island hopping » (piratage d’une société tierce en relation avec la cible), et 66 % affirment avoir été victimes d’attaques par rançongiciel (« ransomware« ), est-il indiqué dans ce rapport daté de juin 2019. De plus, 33 % des organisations ont constaté des ripostes des pirates aux interventions de sécurité informatique (« counter incident response »). Carbon Black note parallèlement que nombre de ses clients du secteur de la santé ont été la cible d’attaques « sans fichier » (« fileless« ), permettant de contourner les protections antivirus traditionnelles, le plus souvent au moyen de feuilles Excel dotées de programmes malveillants.

    Interrogés sur leur évaluation du niveau actuel de sécurité informatique de leur organisation, 33 % des responsables lui donnent la note C, 25 % la note B et 16 % la note B-. Leur principal motif d’inquiétude, avant leur budget (22%) est la conformité à la règlementation (« compliance », 33%).

    En conclusion, Carbon Black recommande aux responsables de la sécurité informatique du secteur santé de voir tout élément connecté comme une cible potentielle d’attaque, notamment les dispositifs médicaux.

    Des ventes possibles de documents volés ou falsifiés sur le dark web

    Si 45 % des attaques ont pour but principal la destruction de données, le rapport de Carbon Black souligne qu’il existe également une menace provenant du « dark web » et de la vente de documents volés ou falsifiées sur cet espace non régulé. L’achat de document permettant de se faire passer pour un médecin (« provider data ») permet de demander à Medicare ou aux autres programmes d’assurance santé des remboursements pour des prestations fictives.

    L’achat d’identifiants volés sur le serveur d’une société d’assurance santé permet même de bénéficier de soins médicaux aux dépens de l’assuré. Il est également possible de se procurer sur le dark web de faux certificats de prescription pour des médicaments acquis ou utilisés illégalement. Le rapport ajoute que des données de santé volées peuvent aussi servir à des États comme moyen de chantage ou d’extorsion contre les personnes concernées.

  • Partage de données et nouvelles technologies : les Français de plus en plus confiants (sondage)

    Les Français se révèlent de plus en plus confiants en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies. C’est du moins ce qui ressort d’un sondage Opinionway réalisé pour le cabinet Deloitte, publié le 5 juin 2019. 86 % seraient prêts à rendre leurs données personnelles accessibles à leur médecin généraliste, 68 % accepteraient de consulter un médecin ayant recours à des outils d’IA d’aide au diagnostic et 43 % des Français seraient prêts à aller dans une cabine de téléconsultation en présence d’un médecin pour obtenir un deuxième avis médical.

    De manière plus générale, ce sondage dévoile que 8 Français sur 10 font confiance au milieu hospitalier et les deux tiers à leur pharmacien. Le public est ouvert aux consultations numériques essentiellement dans 3 domaines : pour le renouvellement d’une ordonnance (80%), pour  l’obtention d’un certificat médical (78%) et dans le cadre d’une orientation dans le parcours de soin (75%).

    Cette enquête a été réalisée du 19 avril au 2 mai 2019 sur un échantillon de 2 003 personnes.

    81 % des Français sont satisfaits de la qualité des soins prodigués

    Le système de santé français 

    • 81 % des Français se disent satisfaits de la qualité des soins qu’ils leur sont prodigués ; 
    • 75 % sont satisfaits de la pédagogie du personnel soignant ;
    • 64 % sont satisfaits des conditions financières d’accès aux soins ;
    • 60 % sont satisfaits de l’accès aux soins.

    Les Français seraient prêts à payer pour :

    Quels services les Français voudraient-ils se voir proposer par leurs complémentaires santé ?

  • Étude : une appli de méditation personnalisée grâce à un algorithme améliore l’attention (Nature)

    Des scientifiques de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) ont mis au point un programme personnalisé de formation à la méditation numérique, l’application MediTrain, qui a considérablement amélioré l’attention et la mémoire chez des jeunes adultes en bonne santé en seulement six semaines. Les résultats de cet essai randomisé en double aveugle ont été publiés le 3 juin 2019 dans Nature Human Behaviour.

    Les écrans, ennemis de notre attention

    Entre les réseaux sociaux, les mails, les SMS, etc. notre capacité d’attention est perturbée. Des études ont confirmé que l’exposition aux écrans était à l’origine de troubles du sommeil et de l’attention chez les enfants mais aussi les adultes. Pierre-Marie Lledo, directeur du département des neurosciences à l’Institut Pasteur, a indiqué lors de la campagne 2018 sur le bon usage des écrans que « le premier danger lié à une surconsommation d’écrans chez l’adulte [était] celui de l’attention multitâche ». Lors des activités sur écrans, « le cerveau peut être attiré par des sources d’information plurielles et volatiles et aura du mal à se focaliser sur une dimension particulière, a-t-il expliqué. À terme, c’est un danger qui menace la santé mentale du sujet surexposé aux écrans, et en particulier un risque non négligeable de connaître des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, etc.). Le deuxième danger est celui d’un surdéveloppement d’une attention réactive, avec en contrepartie un défaut dans l’attention introspective. Lorsque nous consommons beaucoup d’écrans, notre cerveau est davantage sollicité par l’environnement et nous sommes moins à l’écoute de nous-même. »

    Pour lutter contre ces troubles de l’attention, plusieurs approches tels que les jeux vidéo d’action et le sport ont montré leur efficacité. « Cependant, les avantages de ces activités ne suffisent pas à eux seuls à relever complètement les défis de notre époque », estiment des chercheurs de l’université de Californie San Francisco (UCSF. Et même si les jeunes adultes manifestent des capacités d’attention supérieures à la moyenne, cette frange de la population est néanmoins confrontée à de nombreux problèmes d’attention dans le monde réel. L’utilisation massive de psychostimulants dans cette tranche d’âge en est la preuve.

    Une application de méditation personnalisée

    Par conséquent, il existe un besoin important et croissant de nouvelles approches accessibles et abordables pour améliorer les capacités chez les jeunes adultes. Les effets positifs de pratiques réelles de méditation avec attention focalisée ont été rapportés dans un grand nombre d’études.

    Cependant, les formes traditionnelles de méditation peuvent être difficiles et coûteuses car elles nécessitent l’accès à des animateurs experts et à des réunions sur plusieurs mois. De plus, ces pratiques n’offrent pas de mesures quantifiables du succès, ni de retour d’information sur la performance au cours des programmes. Quant aux programmes de méditation en ligne, via des applications, ils présentent l’avantage de l’accessibilité et de la simplicité mais « les études réalisées à ce jour n’ont pas réussi à caractériser leurs effets sur la cognition ou ont donné des résultats équivoques », indiquent les scientifiques américains.

    C’est pourquoi ces derniers ont développé une application mobile de méditation différente de celles que l’on trouve dans le grand public : MediTrain. La solution utilise un algorithme en boucle fermée qui adapte la durée des séances de méditation aux capacités des participants pour qu’ils ne soient pas découragés par leurs premières tentatives. Cette approche en boucle fermée permet de personnaliser chaque exercice de méditation et offre un retour d’information régulier sur l’efficacité de la capacité d’un individu à maintenir son attention sur son souffle ainsi que des indicateurs d’amélioration au fil du temps.

    Les chercheurs de l’université de Californie San Francisco ont testé le programme dans le cadre d’un essai randomisé à double insu contrôlé par placebo mené à l’UCSF auprès de 59 participants âgés de 18 à 35 ans. Les résultats de ces travaux ont été publiés le lundi 3 juin 2019 dans Nature Human Behavior.

    Résultats : concentration et mémoire de travail dopées

    • Le 1er jour, les participants pouvaient rester concentrés sur leur souffle pendant 20 secondes en moyenne. Après 30 jours d’entraînement, le temps passait en moyenne à 6 minutes.
    • Le groupe qui a utilisé MediTrain a obtenu de meilleurs résultats que le groupe placebo sur un test de mémoire de travail, mesuré après l’intervention.
    • Le temps de distraction lié à des événements intempestifs pendant une longue tâche de surveillance a été réduit.
    • Un électroencéphalogramme a identifié les parties du cerveau liées à l’altération de l’attention que les participants étaient parvenus à stabiliser grâce à la méditation.

    Pas encore de conclusion sur les effets à long terme

    « Ces résultats apportent des preuves de l’amélioration de l’attention en réponse à un programme de médiation numérique en boucle fermée », estiment les auteurs de cette étude. « Nous pensions que de telles améliorations dans ce groupe jeune et en bonne santé prendraient beaucoup plus de temps », commente David Ziegler, premier auteur de l’article. Cela démontre la puissance de la méthode. »

    Néanmoins, alors que les améliorations observées dans l’assiduité et la mémoire de travail étaient présentes en moyenne une semaine après la fin de la période de formation, aucune conclusion ne peut être faite concernant le long terme.