Medtech

  • ASCO 2019 : une IA pour prédire la fatigue liée aux traitements du cancer du sein (Gustave Roussy)

    Un test basé sur l’intelligence artificielle (IA) est capable de déterminer dès le diagnostic de cancer du sein, avant la mise en route des traitements, les femmes susceptibles d’être affectées par un état de fatigue dans l’optique de proposer une alternative thérapeutique quand cela est possible. Cette solution a fait l’objet d’une étude menée par une équipe de l’institut Gustave Roussy dirigée par le Pr Fabrice André, en collaboration avec des chercheurs du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York. Elle a été présentée le 1er juin 2019 à l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), à Chicago.

    Les travaux avaient pour but d’identifier les données génétiques déclenchant la fatigue chez les patientes atteintes de cancer du sein, environ un tiers d’entre elles étant concernées par cet effet secondaire alors que les facteurs génétiques de cet état de fatigue restent mal compris.
    L’étude a permis d’identifier plusieurs altérations génétiques intervenant sur la transmission du signal entre deux synapses qui entraînent un plus grand risque de fatigue cognitive suite à un traitement contre le cancer du sein.

    Des recherches supplémentaires pour explorer les biomarqueurs de la fatigue sont en cours.

    Identifier les facteurs génomiques

    L’algorithme va décrypter des millions de marqueurs, apprendre à les analyser pour, in fine, calculer et prévoir quelles femmes seront plus sujettes à la fatigue due au traitement.

    L’étude repose sur une cohorte de 12 000 patientes soignées dans plus de 20 centres français de lutte contre le cancer. Leur génome a été séquencé pour mettre en avant les différentes variations dans la séquence des gènes et identifier, grâce à l’intelligence artificielle, les combinaisons de polymorphismes génétiques favorisant la fatigue. Les femmes sélectionnées n’avaient pas de fatigue notable avant les traitements.

    Différencier les types de fatigue

    La fatigue ressentie par ces patientes n’est pas seulement physique mais aussi psychologique et/ou cognitive. Les recherches ont permis d’identifier plusieurs altérations génétiques intervenant sur la transmission du signal entre deux synapses qui entraînent un plus grand risque de fatigue cognitive suite à un traitement contre le cancer du sein. Des recherches supplémentaires pour explorer les biomarqueurs de la fatigue sont en cours.

    Si, à l’heure actuelle, l’algorithme est aussi efficace que l’homme, l’objectif des chercheurs est de monter en puissance pour substituer les traitements provoquant de la fatigue au profit d’autres, moins délétères, mais de même efficacité.

    Le modèle devrait atteindre sa pleine efficacité dans les deux ans à venir.

  • WatchOS 6, applications mobiles : la conférence des développeurs d’Apple met l’accent sur la santé

    Apple se concentre de plus en plus sur le secteur de la santé, en lançant notamment de nouvelles fonctionnalités intégrées à sa dernière montre connectée pour prévenir la perte d’audition ou gérer sa fertilité mais aussi en améliorant certaines de ses applications mobiles dédiées au suivi de l’activité physique. C’est ce qui ressort des annonces faites le 3 juin 2019, au premier jour de la  Worldwide Developer Conference (WWC), la conférence annuelle des développeurs du groupe américain, organisée jusqu’au 7 juin à San José (Californie).

    Les principales annonces ont notamment porté sur la dernière version de l’Apple Watch, WatchOS 6 :

    • La prochaine mise à jour du système d’exploitation de la montre protègera les tympans de l’utilisateur, avec un microphone intégré qui l’avertira quand le volume sonore qui l’entoure est trop élevé. Ce compteur de décibels, baptisé « Hearing Health », pourra s’afficher sur le cadran de la montre. « Comme la perte d’audition est souvent très progressive, il est important de savoir quand le bruit environnement est susceptible d’atteindre vos tympans, lorsque vous êtes au milieu d’une zone de construction par exemple », commente Sumbul Desai, la vice-présidente d’Apple chargée de la santé, soulignant que cette application n’enregistrera et ne sauvegardera pas les séquences sonores.

    • L’Apple Watch pourra également aider ses utilisatrices à gérer leur cycle menstruel et leur fertilité, une fonctionnalité déjà présente sur l’iPhone depuis 2015. Cette application « Cycle tracking » permet à une femme de prévoir quand commence sa fenêtre de fertilité.

    Applications mobiles : des améliorations pour mieux suivre l’état de santé des utilisateurs

    • L’application Activity pourra également désormais comparer l’activité physique de l’utilisateur sur les 90 derniers jours par rapport aux 365 jours écoulés, afin de déterminer une tendance au relâchement et d’émettre des conseils personnalisés pour encourager la personne à reprendre un meilleur rythme. « Activity vous donnera une image plus précise de ce que vous pouvez faire pour rester actif, et plus important encore, la motivation nécessaire pour vous maintenir en activité sur le long terme », explique Sumbul Desai.
       
    • L’application iPhone Health fera l’objet d’une mise à jour importante, annonce Kevin Lynch, vice-président de la technologie au sein d’Apple. La nouvelle application affichera un résumé des notifications relatives à la santé, des favoris et des faits saillants générés automatiquement pour permettre aux utilisateurs de surveiller leur santé sur le long terme. Elle utilisera l’apprentissage automatique pour souligner ce qui importe le plus pour chaque utilisateur. « Comme il n’y a rien de plus privé que vos informations de santé, vous contrôlerez vos données, précise Kevin Lynch. Vous décidez si vous voulez partager vos données de santé avec les applications que vous sélectionnez, seulement si vous acceptez de les partager. »
  • Étude : un bracelet connecté pour aider à détecter la fenêtre de fertilité (JMIR)

    En collectant 5 paramètres physiologiques tout au long du cycle menstruel (température cutanée, fréquence cardiaque au repos, rythme respiratoire…), l’algorithme du bracelet connecté Ava, conçu par la start-up suisse Ava Sciences, est capable de détecter la fenêtre de fertilité d’une femme avec une précision de 90 %. C’est ce qu’ont révélé les résultats de l’étude clinique* menée par la société avec l’hôpital de Zurich, publiés en avril 2019 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    À la recherche de la période d’ovulation

    Plusieurs méthodes de détection de l’ovulation existent mais aucune d’entre elles n’est optimale. Les examens échographiques transvaginaux représentaient la norme de référence en matière de détection de l’ovulation mais ils sont coûteux et souvent impossibles à réaliser en routine.

    Les femmes peuvent aussi envisager d’identifier leur fenêtre de fertilité en utilisant la planification familiale naturelle (PFN), basée sur les méthodes du calendrier, la température corporelle basale et en surveillant la quantité et la consistance de leur mucus cervical qui fluctue en réponse aux modifications de l’œstrogène. Moins sophistiquée, cette méthode est évidemment moins en mesure de localiser précisément l’ovulation.

    Un bracelet qui recueille 5 données physiologiques

    Afin de compenser cette lacune et pour répondre à la demande grandissante des femmes d’une contraception naturelle, de nombreuses applications pour smartphone conçues pour faciliter le suivi du cycle menstruel ont vu le jour. Elles sont non invasives, permettent une surveillance en continu de plusieurs paramètres simultanément.

    Ainsi, un grand nombre de données peuvent être collectées et favoriser un suivi individualisé via un apprentissage automatique. Cependant, la plupart de ces outils n’ont pas été évalués scientifiquement et reposent davantage sur des promesses relevant du marketing.

    En revanche, des études ont montré que la température de la peau du poignet au cours du cycle menstruel et la fréquence cardiaque constituent des paramètres prospectifs fiables de suivi du cycle. Le bracelet Ava enregistre 7 paramètres, mais seulement 5 d’entre eux intéressaient les chercheurs dans le cadre de l’étude :

    • la température cutanée ;
    • la fréquence cardiaque au repos ;
    • le rythme respiratoire ;
    • le rapport de la variabilité de fréquence cardiaque ;
    • la perfusion (niveau d’alimentation des organes en oxygène et nutriments qui varie au cours du cycle).

    Les développeurs du bracelet Ava, associés à l’hôpital universitaire de Zurich, ont mené une étude observationnelle afin d’évaluer l’efficacité de leur dispositif. Les auteurs de ces travaux ont recruté 237 femmes suisses pour participer à l’étude mais n’ont utilisé que les données de 193 en dernière analyse. Les participantes étaient âgées de 18 à 40 ans et avaient régulièrement leurs cycles menstruels. Elles ont porté le bracelet pendant leur sommeil. Par ailleurs, les participantes ont également passé des tests d’hormone lutéinisante pendant leur cycle afin de déterminer leur fenêtre de fertilité. Elles ont suivi le procédé pendant un an ou jusqu’à ce qu’elles soient enceintes.

    Résultats : une précision de 90 %

    • le bracelet connecté a détecté d’importants changements simultanés sur chacun des 5 paramètres physiologiques liés à l’ovulation d’une femme :
      • par exemple : les fréquences cardiaque et respiratoire étaient significativement plus basses dans la phase folliculaire.
    • l’algorithme d’apprentissage automatique a détecté la fenêtre de fertilité avec une précision de 90%.

    Les auteurs de ces travaux, dont la plupart sont des développeurs du bracelet Ava, notent qu’une étude de 2018 avait révélé que moins deux tiers des 73 applications pour smartphone permettant de suivre le cycle menstruel (17,3 %) pouvaient prédire une fenêtre fertile de 6 jours ou plus, atteignant une précision comprise entre 11 % et 81 % (moyenne de 53 %).

    Quant à la planification familiale naturelle, sa précision peut atteindre 98 % mais elle nécessite des hypothèses sur la durée du prochain cycle. « En s’appuyant sur l’apprentissage automatique et les profils physiologiques détaillés des utilisateurs sur plusieurs cycles, notre algorithme de prédiction de la fécondité atteint une précision supérieure à celle des applications pour smartphone précédentes et identifie plus précisément une fenêtre fertile que le NFP traditionnel », affirment les chercheurs.

    Les limites de l’étude

    Cependant, ils reconnaissent des limites à leur étude, et notamment concernant la perfusion. Les conclusions sur les modifications physiologiques de la perfusion au cours du cycle menstruel peuvent différer selon l’endroit où l’instrument de mesure a été placé sur le doigt de la participante. La mesure n’est donc pas fiable.

    En outre, ils ont calculé la précision de l’algorithme de prévision de la fécondité en fonction du nombre d’utilisateurs conformes qui synchronisaient leur bracelet avec l’application pour smartphone au moins 80 % des jours d’un cycle donné. Dans la vraie vie, les utilisatrices peuvent être moins assidues et donc faire baisser la précision de l’algorithme.

    « Pour la première fois, nous sommes en mesure de démontrer que le suivi de plusieurs paramètres physiologiques – et pas seulement celui de la température – est important pour le suivi de la fertilité », explique le Pr Brigitte Leeners, chercheuse principale de l’étude menée à l’hôpital universitaire de Zurich.

    Les futures études visant à approfondir ces connaissances sont déjà en cours. L’hôpital universitaire de Zurich mène actuellement une vaste étude de cohorte comprenant plusieurs sous-études qui traiteront de problèmes tels que les cycles irréguliers et les complications.

  • PHW 2019 : Happytal signe un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit

    La startup française Happytal, spécialisée dans l’amélioration du parcours patient dans les établissements de santé, conclut un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit (Afa), organisation nationale de malades et proches pour vaincre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Cette alliance a été annoncée à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019.

    Happytal, créée en 2013, propose un service de conciergerie dans les établissements de santé pour les patients, leurs proches mais aussi le personnel hospitalier. Par ailleurs, la société propose une plateforme technologique destinée à améliorer le parcours patient et à fluidifier les démarches administratives, notamment les demandes de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission.

    Le service est utilisé par plus de 25 000 personnes par mois, dans une centaine d’établissements en France et en Belgique, indique la société. Le projet a créé plus de 300 postes sur le terrain et au siège parisien et 160 recrutements devraient être effectués d’ici fin 2019. En novembre 2018, l’entreprise a clôturé une levée de fonds en série B de 23 millions d’euros. Elle prévoit de recruter 160 personnes d’ici fin 2019.

    Objectif n°1 d’Happytal : améliorer l’expérience patient

    Replacer le patient au cœur du système est le premier engagement du plan « Ma santé 2022 » avec comme impératif d’améliorer le parcours de soins. « Nous nous intéressons au parcours de soins au sens large, au-delà du médical, en développant des services qui viennent agrémenter et enrichir le parcours du patient, du résident et de ses proches tout au long de l’hospitalisation », explique Romain Revellat, co-fondateur et président d’Happytal.

    L’initiative émane du constat de proches, qui estiment difficile d’apporter un soutien concret à distance, et d’une volonté de transformer l’expérience des patients. « Le service de conciergerie est la face émergée de notre solution », commente le président d’Happytal.

    Différentes typologies de services sont proposées :

    • « bien-être » : coiffure, réflexologie ;
    • « divertissement » : outils multimédia ;
    • « événementiel » : notamment dans le cadre de la maternité, pour intégrer les personnes éloignées ;
    • « retour à domicile » : pour apporter une vraie continuité en accompagnant sur le retour ;
    • « jeunes parents » : pour accompagner l’arrivée à domicile, les premiers mois ;
    • « repas et gourmandise » : pour permettre des repas « plaisir » ;
    • « pressing » : avec notamment le nettoyage du linge personnel à l’arrivée.

    La solution démarre avant le traitement, en mutualisant une partie des demandes administratives via une plateforme technologique. Les peuvent notamment effectuer leur demande de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission. « Avant de nous lancer, nous avons passé un an à faire le concierge à l’hôpital au contact des patients avec les familles et la direction pour comprendre la thématique de l’expérience patient », indique Romain Revellat. Cette démarche a abouti à un accompagnement des établissements pour l’utilisation d’une solution qui allie digital ou physique dans une logique de guichet unique du « non-médical ».

    En partenariat avec les associations de patients

    Pour Alain Olympie, président de l’Association François Aupetit (Afa), « le passage à l’hôpital est un traumatisme pour le patient. Tout ce qui va dans le sens de la réduction du stress est positif. L’anticipation et la sécurité d’avoir une série d’outils et de service permettent d’envisager l’hospitalisation dans un contexte plus rassurant. »

    Un partenariat de visibilité a ainsi été annoncé entre Happytal et l’association de patients.

    Beaucoup d’associations ont développé des services d’information, de soutien, de diététique, d’assistance sociale et de conseils juridiques pour le retour au travail. Pour autant, « les associations, un acteur incontournable, sont un peu trop souvent oublié par les professionnels de santé hospitaliers », relève Romain Revellat.

    Outre une visibilité respective, cette alliance vise à identifier l’association comme un des contributeurs à la qualité de l’hospitalisation. L’équipe d’Happytal a d’ailleurs la volonté de travailler de plus en plus avec les associations dans une complémentarité d’action au service du bien-être du patient.

    Un ancrage dans l’établissement et l’écosystème

    300 concierges sont présents sur la centaine d’établissements partenaires, dont la présence est rémunérée par l’hôpital. Pour la fourniture des produits et des services, Happytal s’appuie sur les artisans et les commerçants du tissu économique locale. Les concierges sont payés par l’hôpital. L’activité est d’ailleurs créatrice de valeur. « Nous apportons environ 1 million de recettes additionnel par ans aux structures », indique Romain Revellat.

    Les services de conciergerie sont en partie à la charge du patient, selon les demandes. Certains aspects, comme la procédure concernant une demande de chambre individuelle, sont pris en charge par les mutuelles. La conciergerie d’Happytal est également accessible au personnel de l’hôpital dans une démarche d’amélioration des conditions de travail, notamment pour ceux travaillant en horaires décalés.

  • Étude : les traqueurs d’activité encouragent l’activité physique mais pas durablement (Jama)

    Une application de téléphone mobile conçue pour des femmes inactives s’est révélée efficace pour augmenter le niveau d’activité physique lorsqu’elle était associée à un suivi d’activité et à des conseils personnalisés. Cependant, l’étude* en question, publiée le 24 mai 2019 dans le Jama Network Open et menée par des chercheurs de l’Université de Californie, montre les limites de cette stratégie. L’outil ne permettait pas un changement de comportement durable. Au bout de 3 mois, le niveau d’activité physique diminuait de nouveau.

    Les applis, un arme anti-sédentarité

    L’activité physique est sans doute le moyen de prévention avec le plus large spectre d’action (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires…) et pourtant les recommandations actuelles ne sont suivies que par une minorité de personnes. Et les femmes font partie des mauvais élèves de la classe. Selon le baromètre santé d’Attitude Prévention, les femmes ne font que 7 524 pas par jour contre 8 313 pour les hommes.

    Pour combler cette lacune et inciter au changement de comportement, de nombreuses applications mobiles et des dispositifs de suivi de l’activité physique ont vu le jour. Des chercheurs américains de l’Université de Californie ont réalisé un essai clinique randomisé avec des femmes inactives. Ils estiment que les études menées jusqu’à maintenant étaient menées sur des échantillons trop réduits, pendant des durées trop courtes, et relèvent que les mesures de l’activité physique étaient auto-déclarées.

    L’essai a concerné 210 femmes physiquement inactives, âgées de 25 et 65 ans. Elles ont été divisées en 3 groupes : un groupe de contrôle n’ayant aucune intervention, un groupe « régulier » qui a bénéficié de conseils et a utilisé le système suivi ainsi que l’application pendant 3 mois, puis n’a utilisé que le système de suivi pendant les 6 mois restants, et un groupe « plus » qui a obtenu des conseils et a utilisé le traqueur et l’application pendant les neuf mois.

    Les chercheurs ont mesuré l’activité des femmes toutes les 60 secondes, tous les jours pendant 9 mois via le traqueur.

    Une étude dédiée aux femmes inactives

    L’application, développée exclusivement pour l’étude et non disponible dans le commerce, envoyait un message quotidien interactif préprogrammé ou une vidéo renforçant les connaissances acquises au cours d’une séance de conseil, ainsi qu’un journal quotidien des activités pour enregistrer les progrès accomplis.

    L’application augmentait automatiquement les objectifs d’activité des participants de 20 % chaque semaine à 10 000 pas par jour. Pour améliorer l’adhésion, les participants recevaient un message automatisé si l’application n’avait pas été utilisée pendant 3 jours consécutifs.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 24 mai 2019 dans le Jama Network Open.

    Résultats : 2 000 pas quotidiens en plus

    • Au cours des 3 premiers mois, les femmes des groupes réguliers et des groupes « plus » ont enregistré environ 2 000 pas de plus par jour par rapport au groupe témoin.
    • Ces femmes ont également augmenté leur activité physique modérée à vigoureuse de 18 minutes par jour.
    • Dans les 6 mois suivants, le groupes régulier et le groupe « plus » ont enregistré environ 1 400 pas de plus que le groupe témoin et ont pratiqué 8 minutes d’activité physique modérée à vigoureuse supplémentaires.
    • L’intervention était efficace, quels que soient l’âge, la race et l’origine ethnique, l’IMC, l’éducation et le revenu du ménage.

    Comment maintenir le niveau d’activité physique ?

    Les chercheurs estiment que ces résultats montrent que les femmes ont pu atteindre un niveau d’activité impressionnant.

    Cependant, « soutenir tout changement de comportement est difficile en général, et en particulier, maintenir l’activité physique accrue résultant de l’intervention, a déclaré le premier auteur de l’étude. Néanmoins, il est encourageant de constater que 97,6 % des femmes [ayant participé] à notre essai ont effectué une visite au bout de neuf mois et ont poursuivi une partie de leur activité accrue. »

    Le prochain objectif est d’affiner les stratégies qui peuvent aider à maintenir ces niveaux d’activité accrus sur une période plus longue.

  • PHW 2019 : le CHU de Bordeaux et Deski démocratisent l’échographie via l’IA

    La start-up bordelaise Deski et le CHU de Bordeaux annoncent un accord-cadre centré sur l’intelligence artificielle (IA) afin de de renforcer et de faciliter la mise en place de projets de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA).

    La premier enjeu de ce partenariat, présenté le 22 mai à l’occasion de la Paris Healthcare Week, est la démocratisation de l’échographie. Deski a été cofondée par Bertrand Moal, docteur en biomécanique et interne de médecine au CHU de Bordeaux, et est incubé par Unitec depuis plus de 3 ans.

    L’échographie, enjeu de santé publique

    Le besoin en imagerie est en pleine croissance pour le diagnostic et le suivi des patients. Cependant, la formation de médecins est longue et représente un coût significatif pour les systèmes de santé. Dans ce contexte, Deski s’est intéressé à l’échographie pour apporter des solutions à ces enjeux de santé publique. La solution d’imagerie non invasive, multi-organes, se veut abordable comparée à d’autres système d’imagerie, notamment avec la récente miniaturisation des sondes, connectées.

    La formation reste un obstacle à cette démocratisation car l’examen d’échographie nécessite de l’expérience pour son acquisition et son analyse. Deski a donc développé des solutions innovantes basée sur l’intelligence artificielle (IA) afin de simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts.

    Objectif : démocratiser l’échographie

    Le CHU de Bordeaux et Deski ont signé un accord-cadre pour développer des projets d’IA par des accès rapides, privilégiés et réguliers à la structure de recherche du CHU de Bordeaux. Ils ont ainsi élaboré un serveur de calcul à hautes performances dédié à l’intelligence artificielle qui analyse des données anonymisées. « Ce partenariat est une grande opportunité pour Deski. Avoir accès à une large base de données expertisée et au support de médecins spécialistes reconnus favorisent de manière optimale le développement de nos solutions », commente Bertrand Moal, co-fondateur de Deski.

    Au CHU, plus de 17 000 examens échographiques cardiaques sont réalisées et analysés par les cardiologues chaque année. À partir des données recueillies, Deski entraîne ses algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour reproduire cette analyse d’expert afin de la rendre accessible à une plus large communauté médicale. Le projet a pour objectif, dans un premier temps, de développer des outils d’aide à l’analyse cardiaque avant de se diversifier dans d’autres spécialités comme la gynécologie, la gastro-entérologie et l’urologie.

    L’ère de l’intelligence artificielle

    « Le CHU de Bordeaux est ainsi pleinement engagé dans l’ère de l’intelligence artificielle et du traitement des grandes masses de données », souligne Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux. L’analyse des données, réalisée en interne par des professionnels de l’établissement ayant des doubles compétences médicales et du monde des sciences de l’ingénieur, « permet aux patients d’être mieux suivis et aux étudiants ainsi qu’aux professionnels d’être mieux formés, » précise-t-il.

    Cette démocratisation devrait avoir un impact important dans les pays développés comme la France, où l’on connaît le problème des déserts médicaux, mais également dans les pays en voie de développement, où les systèmes de santé et l’imagerie médicale ne sont pas encore établis.

  • PHW 2019 : Comarch lance ses e-solutions healthcare en France (Julien Leblond, ingénieur commercial)

    Comarch, entreprise polonaise spécialisée dans l’édition de solution IT dans les domaines du retail, négoce & industrie et de la santé, annonce le lancement de solutions « healthcare » en France à l’occasion de la Paris Heathcare Week (PHW), qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris. « En réalité, la fondation de l’entité date de la création de mon poste, en septembre 2018, mais le vrai lancement c’est maintenant parce que la PHW nous donne une importante visibilité », précise Julien Leblond, ingénieur commercial à Comarch Healthcare, interviewé par H&TI lors du salon.

    Plusieurs projets sont à l’étude avec des établissements parisiens, des éditeurs et des intégrateurs « mais je ne peux pas encore révéler lesquels », indique Julien Leblond, ajoutant que des rapprochements sont en cours avec d’autres établissements, en dehors de Paris. « Nous nous tournons vers une stratégie de partenariats pour gagner du temps », explique-t-il.

    Le produit phare de Comarch Healthcare est une application web qui permet d’analyser les données en provenance de dispositifs médicaux (DM). « Elle a la capacité de se connectés à tout type de DM par le biais d’un système Bluetooth, qui envoie en 3G les informations sur une seule et unique plateforme en ligne, décrit l’ingénieur commercial. Ces données sont accessibles aux médecins et infirmières autorisés à les consulter en fonction de leur degré d’implication dans le parcours de soins du patient. » Il ajoute que la société travaille au développement d’une multitude d’autres produits, allant du DPI à la facturation électronique. « L’objectif est de proposer un maximum de solutions, et, de manière plus générale, de bien faire en apportant, en tant que concepteur de hautes technologies, notre pierre à l’édifice pour améliorer de manière globale l’offre de soins », synthétise-t-il.
    Il insiste par ailleurs sur l’expertise en IoT de l’entreprise, qui conçoit ses propres objets connectés, « développés en fonction des besoins ».

    Un Data center en cours de certification HDS

    Comarch Healthcare est par ailleurs en train de développer des services « Comarch Data Center », sécurisés, en cours de certification HDS et connectés, « qui permettent une prise en charge et une exécution optimale des solutions d’hébergement de santé », indique le groupe dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    Ces services de Data Center permettent d’héberger les applications Comarch (SaaS, PaaS ou IaaS), conformément aux normes établies dans le secteur de la santé, auxquelles s’ajoutent les certifications et attestations relatives au RGPD.

    Comarch fournit « un service IT intégral (hébergement, gestion et analyse des données de santé), adapté aux besoins respectifs des établissements de santé et des entreprises du secteur », complète le groupe.

    La France parmi les marchés cibles de Comarch Healthcare

    Comarch Healthcare déploit également des projets en dehors de la France, notamment en Allemagne et en Italie, mais Julien Leblond indique que les marchés cibles pour l’instant sont les États-Unis, l’Italie et la France.

    La France intéresse tout particulièrement la société pour 2 raisons principales, explique l’ingénieur commercial :

    • une présence « forte » du groupe sur le territoire : implanté en France depuis 2006, Comarch est présent à Lille, à Lyon et à Grenoble ;
    • une « demande intéressante », notamment en matière de télémédecine : « La France est pour nous une des meilleurs vitrines au monde », déclare-t-il.

    Par ailleurs, la société a annoncé qu’elle envisageait d’acheter un éditeur dans la santé en France. Julien Leblond confirme que cette initiative fait partie de la stratégie d’accélération de l’entreprise. « Nous avons mandaté un cabinet pour s’en occuper mais nous sommes à l’écoute de toute proposition », précise-t-il.

    Les solutions de la société sont testées en amont dans une clinique polonaise

    IMed24 Medical Center, une clinique privée de 100 médecins basée à Cracovie, où est basé le groupe, est intégrée au campus Comarch pour développer les futures solutions Healthcare.

    En ce qui concerne le business modèle de la société, Julien Leblond explique qu’il dépend de la solution. « La logique ne sera pas la même si elle est incluse via un partenaire ou directement par nous, explicite-t-il. Le modèle est défini en interne en fonction du projet. »

    Comarch Healthcare accompagne la transformation digitale des acteurs de la santé

    L’objectif de Comarch Healthcare est d’accompagner des acteurs majeurs du secteur de la santé dans leur transformation digitale et leur développement en leur proposant des solutions IT adaptées aux établissements de santé et aux patients.

    Les solutions développées par la société concernent des domaines variés, tels que :

    • la télémédecine ;
    • la téléassistance ;
    • l’archivage de dossiers médicaux ;
    • la gestion des établissements de santé.

    Informations clés :

    • 500 personnes, dont une majorité de techniciens, sont employés dans la division « healthcare » du groupe, sur un total de 6 000 collaborateurs ;
    • plus de 280 établissements de santé européens utilisent  les systèmes Comarch Healthcare et plus de 6 000 patients bénéficient du téléservice médical ;
    • 12 % des revenus R&D du groupe son reversés dans Comarch Healthcare.

    Comarch Healthcare est une filiale de Comarch, un éditeur de logiciels fondé en 1993 à Cracovie, en Pologne. Le groupe est spécialisé dans la conception, la mise en œuvre, l’intégration de services et l’hébergement de solutions IT pour tous les secteurs d’activités.

  • Étude : une feuille de route pour évaluer les outils de e-santé (Nature Digital Medicine)

    Des chercheurs de l’université Johns Hopkins viennent de dessiner les contours d’une évaluation objective, transparente et fondée sur les preuves du secteur de la santé numérique. Selon eux, elle devra analyser les aspects techniques, cliniques, de la convivialité et des coûts de ces solutions de e-santé. Dans leur article*, publié le 13 mai 2019 dans Nature Digital Medicine, les chercheurs américains pointent aussi du doigt les mauvaises pratiques actuelles qui obligent les développeurs à privilégier des exigences marketing plutôt que la validation scientifique.

    3 millions d’applis de santé et un manque cruel d’évaluation

    Le paysage de la santé mobile est de plus en plus encombré et volumineux. Il y aurait actuellement 3 000 000 d’applications de santé et plus de 200 nouvelles seraient créées quotidiennement. Côté investissement, c’est aussi la surenchère : 6 milliards de dollars US (environ 5,4 Mds €) d’investissement en 2017, contre 4,4 en 2016 (3,9 Mds €). Le défi consiste à trouver des solutions offrant une vraie valeur ajoutée. Or, il n’existe actuellement aucun mécanisme fiable permettant d’identifier les solutions de santé numériques validées. Ni les patients, ni les soignants, ni les payeurs ne peuvent facilement identifier les outils de qualité dans cette jungle de la e-santé.

    Un groupe de chercheurs des facultés de médecine et de santé publique de l’université Johns Hopkins, ainsi que du laboratoire de physique appliquée de l’établissement, ont élaboré une feuille de route pour naviguer dans ce paysage complexe.

    Le choc des cultures entre santé et technologie

    Dans un premier temps, les chercheurs pointent du doigt un conflit de cultures entre technologie et soins de santé. Ils soulignent que le mantra du secteur technologique « échouez vite, échouez souvent » est en opposition directe avec l’axiome bioéthique : « D’abord, ne pas nuire ».

    Avant l’ère numérique et mobile de la technologie de la santé, la vitesse de développement de la technologie était déterminée par des considérations de fabrication, de distribution et de réglementation, qui exigeaient par nature un cycle de développement plus lent.

    Les développeurs d’outils de e-santé peuvent réduire ce temps de développement et une étude rigoureuse pour déterminer l’efficacité clinique de ces outils est rare. Par exemple, une évaluation récente de 280 applications mobiles pour le diabète a révélé que seulement 5 d’entre elles étaient associées à une amélioration cliniquement significative et aucune n’était de qualité méthodologique élevée. Le manque de modèles économiques bien établis, fondés sur la valeur et l’impact, pour la santé numérique, conduit également à une expérimentation plus rapide.

    Vers un tableau de bord numérique de la santé

    Afin de remédier à cette lacune, qui peut avoir de graves conséquences, les chercheurs de l’université Johns Hopkins proposent dans Nature Digital Medicine un « tableau de bord numérique de la santé » pour les technologies liées à la santé.

    Le tableau de bord offrirait des notations en appliquant une validation rigoureuse et objective des solutions de technologies de la santé. Il rendrait compte des résultats des tests effectués dans 4 domaines : la validation technique et la validation clinique ainsi que l’évaluation de la convivialité et l’évaluation des coûts.

    Selon eux, la santé numérique devrait s’inspirer du secteur de l’aviation, dans lequel le cycle de vie du produit commence par l’établissement des exigences requises avant sa commercialisation. Ils proposent qu’une entité indépendante objective (ou des entités autorisées) entreprenne l’évaluation de produits de pré-commercialisation de la santé numérique issus de développeurs. « Cette évaluation reposerait sur un ensemble d’exigences bien définies, c’est-à-dire mesurables, concises et non ambiguës », précisent les auteurs de l’article.

    La démarche d’évaluation sera donc longue et consommatrice de ressources ; les chercheurs ne s’en cachent pas. Cependant, cette approche, qui devra intégrer toutes les parties prenantes, « constituerait une étape importante pour la mise au point de produits de santé numériques axés sur l’impact qui fonctionnent dans de véritables établissements de soins de santé », estiment les chercheurs, qui mènent actuellement une étude pilote à petite échelle pour tester la méthode.

    Un outil à disposition des instances réglementaires

    À leurs yeux, les organismes de réglementation gouvernementaux, tels que la Food and Drug Administration (FDA), pourraient adopter cette approche.

    Quant aux hôpitaux, ils pourraient établir un réseau de partenaires pour aider à définir les exigences et tester les solutions selon des normes transparentes.

    La bibliothèque d’applications du NHS propose déjà des validations parrainées par le gouvernement, évaluant les applications liées à la santé pour l’efficacité clinique, l’approbation réglementaire, la sécurité, la confidentialité…

    « C’est un pas dans la bonne direction vers une source crédible et digne de confiance pour les fournisseurs et les consommateurs, a déclaré le premier auteur de l’étude, mais il reste encore beaucoup à faire. »

  • Étude : une appli pour détecter les otites de l’enfant grâce au son (Science Translational Medicine)

    Des chercheurs de l’université de Washington ont créé une nouvelle application pour smartphone qui permet de détecter les otites de l’enfant. Les parents, munis d’un morceau de papier roulé en forme d’entonnoir, d’un microphone et d’un haut-parleur pour smartphone seront ainsi capables de repérer le liquide derrière le tympan grâce à une série de sons émis par l’appli. Selon leur étude*, publiée le 15 mai 2019 dans la revue Science Translational Medicine, ce système détecte les otites dans 85 % des cas.

    Dépister l’otite à la maison

    Les infections de l’oreille constituent la raison n°1 de consultation chez les pédiatres. Dans la majorité des cas, elles se caractérisent par la présence de fluide derrière le tympan. Il s’agit d’une otite moyenne. Cependant, la présence de liquide dans l’oreille moyenne est également symptomatique de l’otite aiguë. Ces infections s’accompagnent souvent de douleurs dans l’oreille, d’écoulements et de fièvre. Toutefois, ces maladies peuvent aussi être silencieuses, asymptomatiques. Afin de poser le diagnostic, le médecin doit inspecter le conduit auditif et le tympan avec un otoscope.

    Des chercheurs de l’université de Washington ont créé une nouvelle application pour smartphone qui permet de détecter, de manière simple pour les parents, le liquide derrière le tympan. « Concevoir un outil de dépistage précis sur quelque chose d’aussi omniprésent qu’un smartphone peut changer la donne pour les parents ainsi que pour les professionnels de santé dans les régions aux ressources limitées », a déclaré l’un des chercheurs. En effet, une fois diagnostiquées, les infections de l’oreille peuvent être facilement traitées et les liquides persistants peuvent être surveillés ou drainés par un médecin pour soulager les symptômes de douleur ou de perte d’audition.

    Un dépistage rapide à la maison pourrait aussi aider les parents à décider s’ils doivent ou non emmener leur enfant chez le médecin. « L’un des principaux avantages de notre technologie est qu’elle ne nécessite aucun matériel supplémentaire, à l’exception d’une feuille de papier et d’une application logicielle exécutée sur le smartphone, » a précisé le chercheur.

    Un algorithme analyse les modifications de signal sonore

    Concrètement, cette application envoie des sons dans l’oreille et mesure la façon dont ces ondes sonores changent lorsqu’elles rebondissent sur le tympan. Les parents ont juste à rouler une feuille de papier en forme d’entonnoir et à la poser ensuite sur l’oreille externe pour guider les ondes sonores dans et hors du canal auditif. Lorsque le téléphone émet dans l’entonnoir un son continu de 150 millisecondes, ressemblant à un chant d’oiseau, les ondes sonores rebondissent sur le tympan, remontent dans l’entonnoir et sont captées par le microphone du smartphone et par le son original.

    Selon qu’il y ait ou non un fluide à l’intérieur, les ondes sonores réfléchies interfèrent différemment avec les ondes sonores originales de gazouillis. « C’est comme taper sur un verre de vin », a déclaré le premier auteur. En fonction de la quantité de liquide qu’il contient, vous obtenez différents sons. » Grâce à l’apprentissage automatique de ces sons, le système détecte la présence de liquide.

    Pour entraîner l’algorithme à détecter les modifications du signal et les classer selon qu’il y a ou pas une présence de fluide, l’équipe de chercheurs a testé la procédure sur 53 enfants âgés de 18 mois à 17 ans. Environ la moitié des enfants devaient subir une intervention chirurgicale pour la pose d’un tube auriculaire, une opération courante chez les patients souffrant d’incidents chroniques ou récurrents de liquide auriculaire. L’autre moitié devait subir une chirurgie différente de l’oreille, telle qu’une amygdalectomie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 15 mai 2019 dans la revue Science Translational Medicine.

    Résultats : 85 % de réussite

    • L’algorithme a correctement identifié la probabilité de fluide dans 85 % du temps, ce qui est comparable aux méthodes actuelles utilisées par les médecins.
    • Testé chez des enfants plus jeunes (9-18 mois), l’appli a correctement classé les 5 oreilles présentant du liquide et 9 sur 10, soit 90 %, sans liquide.
    • Les parents formés à ce dépistage ont dépisté avec succès les 6 oreilles remplies de liquide et 18 des 19 oreilles qui étaient saines.
    • Les courbes des ondes sonores générées par les tests des parents et des médecins étaient similaires.
    • Les résultats étaient cohérents quel que soit le type de téléphone ou de papier.

    Une commercialisation prochaine

    Certes, l’étude n’a porté que sur une cinquantaine d’enfants mais les chercheurs prévoient de commercialiser cette technologie par l’intermédiaire d’une entreprise dérivée, Edus Health, puis de rendre l’application accessible au public.

    « La présence de liquide derrière le tympan est si courant chez les enfants qu’il est nécessaire de disposer d’un outil de dépistage accessible et précis pouvant être utilisé à la maison ou en clinique », a déclaré l’un des co-auteurs.

    Les chercheurs espèrent pouvoir améliorer le dispositif en étant capables d’évaluer depuis combien de temps le fluide est présent. Cela pourrait aider les soignants de premier recours à savoir quand consulter un spécialiste.

  • Ehpad hors les murs : SOS seniors ajoute Technosens et Senioradom à son dispositif Seniors Connect

    Le groupe SOS seniors décide de s’appuyer sur la solution e-lio de Technosens et le dispositif de téléassistance Senioradom dans le cadre de son projet d’Ehpad hors les murs, Seniors Connect. 

    Le groupe a choisi ces 2 solutions afin de compléter son projet Seniors Connect au sein de la résidence Camille-Saint-Saëns d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), précise-t-il dans un communiqué publié début mai 2019.

    Seniors Connect : des solutions pour un Ehpad connecté

    E-lio & Senioradom

    La solution e-lio propose aux résidents de l’Ehpad des interfaces sur les téléviseurs permettant aux personnes âgées « d’échanger en visiophonie avec leur famille ou le personnel, de recevoir des messages et des photos […], d’accéder aux programmes radio, de connaître et de participer aux animations de l’établissement etc. », explique SOS séniors dans un communiqué.

    Quant au dispositif de téléassistance Senioradom, proposé aux abonnés Seniors Connect, il permet de détecter de façon automatique des anomalies.

    Objectif : connecter l’Ehpad au domicile du résident

    L’objectif est de proposer le service e-lio dans l’Ehpad aux personnes âgées à domicile afin de permettre la création de lien social et d’ainsi de connecter l’établissement au domicile. Les personnes âgées pourront ainsi commander un repas ou réserver une activité au sein de l’Ehpad.

    Une prochaine expansion en Moselle

    Déjà présent sur 4 sites du groupe, le dispositif arrivera très prochainement en Moselle. Combinée à E-lio et à Senioradom, une nouvelle solution, Noviacare de Pharmagest, sera expérimentée. Cette dernière est déjà utilisée par SOS séniors pour son dossier résident informatisé (Titan).

    Dans le cadre de Seniors Connect, un nouveau dispositif de l’entreprise sera évalué. Il comprendra une solution de télémédecine ainsi qu’un bouquet de services à domicile.