Medtech

  • L’application Ange 112 : communiquer aux urgences les données médicales des malades à secourir

    L’application mobile Ange 112, lancée le 31 octobre 2017, permet de mettre à disposition des services d’urgence et de secours une partie ou l’intégralité d’un dossier santé informatisé d’urgence.

    Le concept a été imaginé par Marie-José Domecq, cadre de santé, et Albert Domecq, colonel de gendarmerie à la retraite. La version gratuite de l’application permet de rentrer ses coordonnées, son groupe sanguin et ses allergies, tandis que la version payante (19,90 euros/an jusqu’au 31 décembre 2017 puis 29,90 euros – gratuit pour les moins de 18 ans) permet de renseigner des informations administratives en scannant sa carte vitale et d’autres informations médicales : vaccins, interventions chirurgicales, séjours à l’étranger, etc.

    Régulièrement, l’application fait des rappels pour inciter à mettre à jour ses données médicales.

    En pratique

    En cas d’urgence, l’utilisateur alerte les services de secours en appuyant sur le bouton d’appel d’urgence de l’application ou en composant le 112. À leur arrivée, ceux-ci peuvent consulter les informations qui ont été rentrées dans l’application et ainsi gagner un temps précieux dans l’évaluation et la prise en charge de l’utilisateur. Le dossier santé reste disponible sur Ange 112 même en l’absence de couverture réseau, à l’exception des documents associés.Si la personne est inconsciente à l’arrivée des secours, les données non confidentielles, insérées en fond d’écran (écran de smartphone verrouillé) seront directement accessibles.

    Des données sécurisées

    Pour le stockage des données, la SAS « Ange 112 » a signé un contrat avec l’hébergeur Asplenium Hosting Services – Arrow. Cette société est agréée par le Ministère des affaires sociales et de la santé. Elle est certifiée ASIP Santé. De plus, elle a reçu un avis favorable de la CNIL pour l’hébergement de ce type de données, ainsi que du comité d’agrément des hébergeurs.

    Une évolution vers la géolocalisation

    Les concepteurs d’Ange 112 prévoient déjà de nouvelles fonctionnalités pour leur application. Deux nouveautés sont en cours de développement :

    • la géolocalisation : les services de secours pourraient consulter les données du dossier santé informatisé d’urgence avant leur départ en intervention, tout en géolocalisant l’utilisateur ;
    • l’international : les prochaines versions de l’application seront traduites en plusieurs langues pour offrir une meilleure prise en charge de l’utilisateur lors de ses voyages à travers le monde.
  • La robotique et le numérique se déploient dans le secteur de la santé en Asie, selon Bloomberg

    Dans une analyse publiée mi-novembre 2017, le groupe financier américain Bloomberg met en avant les grandes tendances et innovations à suivre dans le secteur de la santé en Asie en 2018 et au-delà.

    La robotique, le séquençage du génome et la numérisation des hôpitaux font partie des domaines les plus prometteurs dans la région, notamment en Australie, en Chine et à Taïwan.

    Health tech : l’Asie est en train de rattraper progressivement son retard

    Bien qu’elle abrite plus de la moitié de la population mondiale, certaines des économies les plus dynamiques au monde et de grands marchés pharmaceutiques, l’Asie est quelque peu à la traîne lorsqu’il s’agit de proposer de nouvelles solutions pour les traitements de demain.

    Des facteurs démographiques favorables et un soutien des gouvernements

    Certaines évolutions montrent cependant que le continent est en train de rattraper son retard :

    • les populations asiatiques, qui vieillissent rapidement et deviennent de plus en plus en riches, réclament des soins de meilleure qualité et les investisseurs cherchent ainsi à innover davantage dans le secteur ;
    • De nombreuses innovations dans le domaine de la santé du futur n’en sont qu’à leur balbutiement en Asie et leur succès n’est pas assuré mais elles bénéficient du soutien des gouvernement souhaitant encourager le développement du secteur de la health tech.

    Voici les cinq principaux secteurs dans lesquels l’Asie pourrait devenir leader selon l’analyse de Bloomberg.

    Australie : le cyborg, l’être humain du futur ?

    Des scientifiques australiens recherchent des moyens de créer des parties du corps robotisées pouvant être contrôlées par le cerveau du patient équipé afin de permettre aux personnes physiquement handicapées de marcher ou de saisir un objet avec la main par exemple.

    Redonner la vue aux personnes aveugles

    • Des recherches à l’Université de Melbourne ont abouti à la création d’une start-up appelée Bionic Vision Technologies. L’entreprise cherche à commercialiser un dispositif capable de (re)donner la vue aux aveugles. Elle a mis au point un appareil composé d’une caméra, d’une paire de lunettes, d’une unité de traitement de la vue externe et d’un réseau d’électrodes qui serait intégré derrière la rétine.
    • Une autre start-up australienne, Monash Vision Group, est en train de développer un système oculaire bionique qui se connecte directement avec le cerveau.

    Un exosquelette pour permettre aux personnes paralysées de remarcher

    • Une autre technologie élaborée par une équipe de l’Université de Melbourne va encore plus loin. Elle repose sur l’implantation d’une électrode dans un vaisseau sanguin situé à côté de la partie du cerveau qui contrôle le mouvement. L’outil pourrait être utilisé pour contrôler un exosquelette de robot qui permettrait aux personnes paralysées de marcher à nouveau.

    Corée, Chine et Japon : médicaments biologiques et pilule connectée

    Corée du Sud et Chine : premiers fabricants de médicaments biologiques

    De nos jours, les thérapies les plus sophistiquées au monde pour traiter des maladies comme le cancer sont basés sur la prise de médicaments biologiques, soit des médicaments fabriqués à partir de cellules vivantes ou de protéines.

    L’Asie est en train d’émerger comme l’un des leaders de la fabrication de ces médicaments et de leurs versions moins coûteuses, appelées les « biosimilaires ». En Corée du Sud, des entreprises comme Samsung Biologics, filiale du géant de l’high tech, disposent d’usines ayant les capacités technologiques nécessaires à la production en masse de thérapies aussi complexes pour des sociétés pharmaceutiques internationales. La société chinoise WuXi Biologics (Cayman) fait également partie des acteurs importants de ce marché spécifique.

    Japon : la première pilule connectée validée par la FDA

    Par ailleurs, L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) a approuvé en novembre 2017 le premier médicament numérique au monde, conçu par la société japonaise Otsuka Pharmaceutical. Il s’agit d’une pilule antipsychotique qui envoie un signal au smartphone auquel elle est connecté une fois qu’elle a atteint l’intestin pour que les médecins puissent savoir si les patients prennent leurs médicaments.

    La micro puce intelligente va être intégrée dans les comprimés Abilify, utilisés pour traiter la schizophrénie, les troubles bipolaires et d’autres maladies mentales.

    Taïwan et la Chine misent sur le numérique pour moderniser le système hospitalier

    Certains pays asiatiques exploitent de manière avancée le potentiel des big data pour améliorer les soins médicaux.

    Par exemple, Taïwan a été l’un des leaders en Asie dans le domaine de la numérisation des dossiers médicaux. Ce passage au numérique a permis aux chercheurs de l’Hôpital universitaire national de Taïwan d’exploiter en profondeur des milliers de données, explique Isaac Ho, P.-D.G. de Venturecraft Group (source : Bloomberg). Il assure que les chercheurs taïwanais ont désormais la possibilité d’analyser en détail les dossiers relatifs au traitement des patients pour savoir quels suppléments nutritionnels peuvent leur être prescrits en fonction de leur âge, de leur maladie et de leurs antécédents médicaux.

    Collecter de données sur les patients pour fournir des soins plus personnalisés

    En Chine, des applications mobiles comme WeDoctor et Good Doctor de Ping An Insurance Group se développent dans les hôpitaux traditionnels afin d’offrir des services en ligne complets aux patients, de leur première demande de consultation jusqu’à leur séjour à l’hôpital. Cela permet aux entreprises de collecter des données tout au long de leur parcours et de fournir des soins plus personnalisés.

    La Chine à la pointe du séquençage du génome

    La médecine de précision capte l’attention des chercheurs chinois

    Les chercheurs chinois exploitent de vastes volumes de données pour progresser dans la médecine de précision, une science émergente qui permet de personnaliser les traitements en fonction de la génétique et des caractéristiques biologiques du patient. Le pays avance ainsi de manière intéressante dans le domaine de la génomique.

    La génomique est la cartographie des gènes. Elle permet de fournir des informations précieuses permettant à l’équipe médicale de connaître le risque que telle personne a de développer telle ou telle maladie, ou de savoir quel médicament serait plus efficace pour tel patient. Pour être réellement efficace, l’analyse des génomes doit être effectuée sur un grand nombre de personnes. C’est là que les Chinois ont un avantage.

    La Chine a l’avantage de pouvoir séquencer des centaines de millions de génomes

    Alors que le gouvernement britannique travaille sur le séquençage d’environ 100 000 génomes et les États-Unis sur celui d’1 million de génomes, la Chine se penche quant à elle sur le séquençage de 100 millions de génome, souligne Laura Nelson Carney (source : Bloomberg), analyste à Sanford C. Bernstein (États-Unis). « Ce qui est un peu différent en Chine, c’est qu’il n’y a pas la peur du Big Brother et cette crainte de savoir entre quelles mains sont tombées mes données », précise-t-elle.

    Cette facilité à exploiter le séquençage génétique pour la médecine préventive a aidé des entreprises privées comme Beijing Genomics Institute (BGI), basée à Shenzhen, à amasser d’énormes masses de données, explique Laura Nelson Carney. Une autre entreprise chinoise, iCarbonX, analyse les données provenant des dossiers médicaux et des comportements des patients (activités physiques, alimentation…), en plus de proposer une analyse de leur génome permettant au personnel médical de leur fournir des conseils médicaux plus personnalisés.

    Japon : le grand potentiel des cellules souches « universelles »

    Les entreprises japonaises tentent de tirer parti d’une découverte du scientifique japonais Shinya Yamanaka, récompensée par le prix Nobel. M. Yamanaka a découvert que toute cellule humaine pouvait être génétiquement reprogrammée à un stade embryonnaire.

    En se basant sur les résultats de cette recherche révolutionnaire, des sociétés comme Fujifilm Holdings Corporation et Takeda Pharmaceutical ont développé des banques de ces cellules dites « universelles ».

    Certaines entreprises et scientifiques japonais ont prévu de s’allier pour réaliser des essais cliniques afin de tester de nouvelles thérapies utilisant cette technologie, qui permet de cibler tout un panel de maladies et de troubles, de la maladie de Parkinson aux lésions de la moelle épinière.

  • Robotics and cutting-edge medical technologies are gaining momentum in the Asian healthcare industry

    In an analysis published in mid-November 2017, the US financial group Bloomberg highlighted the major trends and innovations in the healthcare sector in Asia worth tracking in 2018 and beyond.

    Robotics, gene sequencing and hospital digitization are among the most promising areas in the region.

    Health tech: Asia is getting better

    Although being home to more than half the world’s population, having some of the most dynamic economies in the world and some of the largest markets for pharmaceuticals, Asia has lagged when it comes to develop new healthcare solutions for the future.

    Favorable demographic factors and support from governments

    However, some signs show that Asian markets are changing in a positive way:

    • Asian populations, which are aging rapidly and becoming more affluent, are demanding better care. Investors are trying to innovate more;
    • Many healthcare innovations in Asia are still at a nascent stage and their success isn’t guaranteed but they have the backing of governments wishing to build cutting-edge medical technologies.

    Here are the main sectors in which Asia could become a leader according to Bloomberg’s analysis.

    Australia: the cyborg, the human being of the future?

    Australian scientists are looking for ways to create robotic body parts that can be controlled by the brain to help amputees and others with disabilities to walk or grab something with their hand, for example.

    To restore sight to the blind people

    • Research at the University of Melbourne has led to the creation of a start-up called Bionic Vision Technologies. The company is seeking to commercialize a method that can restore sight to the blind people. The technology uses a device consisting of a camera, a pair of glasses, an external worn vision processing unit and an electrode array that would be integrated behind the retina.
    • Another Australian start-up, Monash Vision Group , is developping a bionic eye system that connects directly to the brain.

    A robot exoskeleton to allow paralyzed people to walk again

    • Another technology developed by a team from the University of Melbourne goes even further. It is based on the implantation of an electrode in a blood vessel located next to the part of the brain that controls movement. The method could be used to control a robot exoskeleton that would allow paralyzed people to walk again.

    Korea, China and Japan: Biological drugs and connected pill

    South Korea and China: the leaders in the manufacture of biologic drugs

    Nowadays, the most sophisticated therapies in the world for diseases such as cancer and arthritis are based on the use of biologic drugs, which are drugs made from living cells or proteins.

    Asia is emerging as one of the leaders in the manufacture of these medicines as well as their cheaper versions, called « biosimilars ». In South Korea, companies like Samsung Biologics, a subsidiary of the high tech giant, sprawling plants with the high-tech capabilities needed to mass produce such complex therapies for international pharma companies. China’s Wuxi Biologics (Cayman) is also an important player in this specific market.

    Japan: the world’s first digital drug approved by the FDA

    In addition, in November 2017, the Food and Drug Administration (FDA) approved the world’s first digital drug, created by the Japanese company Otsuka Pharmaceutical. It is an antipsychotic pill that sends a signal to smartphones once it reaches the gut so that doctors can find out if their patients are taking their medications.

    The smart microchip can now be integrated into Abilify tablets, used to treat schizophrenia, bipolar disorder and other mental illnesses.

    Taiwan and China invest on digital technology to revolutionize hospital system

    Some Asian countries are harnessing the potential of big data to improve medical care.

    For example, Taiwan has been one of the leaders in Asia in the field of medical records digitization. That has allowed researchers at the Taiwan’s National University Hospital to leverage reams of data in interesting ways, according to Isaac Ho, chief executive officer of Venturecraft Group, which says that Taiwanese researchers can analyze in detail records of patients’ treatment as they are generated to decide on nutritional supplements that can be targeted by age, disease and medical history.

    To collect patient data to provide more personalized care

    In China, mobile applications like WeDoctor and Ping An Insurance Group‘s Good Doctor are expanding into brick-and-mortar hospitals to provide end-to-end coverage for patients, from their first online inquiries to a hospital stay, Bloomberg notices. « That allows companies to collect data along the way and provide more personalized care. »

    China at the forefront of genome sequencing

    Precision medicine catches the attention of Chinese researchers

    Chinese researchers are tapping vast troves of data to advance in precision medicine, an emerging science that makes it possible to customize treatments based on the patient’s genetics and characteristics. The country is thus moving forward in an interesting way in the field of genomics.

    Genomics is the mapping of genes. It can provide valuable informationlike a person’s risk for a disease, or how they’ll take to particular medicines. Problem: detecting patterns requires analyzing the genomes of large numbers of people. « That’s where the Chinese have an advantage », Bloomberg said.

    China has the advantage of being able to sequence hundreds of millions of genomes

    While the UK government is working on the sequencing of about 100,000 of their citizens’ whole genomes, and the United States is sequencing 1 million genomes, China is sequencing 100 million, told Laura Nelson Carney (source: Bloomberg), an analyst at Sanford C. Bernstein (USA). « What’s a little different in China is that there’s no big brother fear of who has my data, » she said.

    This comfort in tapping genetic sequencing for preventive medicine has helped private firms like Shenzhen-based Beijing Genomics Institute (BGI) to amass huge databases of their own, Laura Nelson Carney said. Another Chinese company, iCarbonX, is working on layering data from medical records and behavior on top of its analysis of a person’s genome to provide more personalized medical advice, she added.

    Japan: the great potential of « universal » cells

    Japanese companies are trying to capitalize on a Nobel Prize-winning discovery by Japanese scientist Shinya Yamanaka. Mr Yamanaka found that any human cell can be genetically reprogrammed to an embryonic state.

    Based on the results of this groundbreaking research, Japanese firms like Fujifilm Holdings Corporation and Takeda Pharmaceutical have been developing banks of such “universal” cells.

    Some Japanese businesses and scientists have planned to team up to conduct clinical trials in order to try out new therapies using this technology, targeting everything from Parkinson’s disease to spinal cord injuries.

  • Cybersécurité, la première crainte des professionnels de santé (étude e-santé en Suisse)

    Les hôpitaux suisses attendent de la digitalisation une optimisation des processus et une meilleure prise en charge des patients, mais les craintes cyber-sécuritaires restent l’obstacle principal pour mener à bien des projets de e-santé.

    C’est ce qui ressort d’une étude* mandatée par Swisscom, réalisée par le cabinet MSM Research publiée en septembre 2017. D’autres freins identifiés à la progression de la e-santé sont notamment la non-acceptation par les employés et autres partenaires ou les coûts engendrés par rapport aux avantages que les innovations confèrent aux établissement de santé.

    L’étude a été menée dans 44 hôpitaux, cliniques et hospices helvétiques.

    Les attentes en matière de e-santé

    Les établissements de santé helvétiques attendent des technologies numériques qu’elles optimisent les processus, dans l’espoir, notamment :

    • d’alléger le fardeau administratif ;
    • d’améliorer la communication et la transparence, à la fois au niveau des traitements des données commerciales et des informations concernant les patients.

    L’étude souligne que la e-santé doit aussi viser à améliorer la prise en charge des patients ; ainsi, elle doit permettre de prodiguer des traitements plus rapidement et de façon plus ciblée.

    Pour les hôpitaux, cliniques et hospices, la mise en réseau permise par les technologies digitales offre des perspectives prometteuses aussi bien en termes d’allégement des processus que d’amélioration des services aux patients. Cette mise en réseau est déjà une réalité avec les assureurs et, dans une moindre mesure, avec d’autres établissements de santé et les laboratoires.

    De nombreux freins potentiels

    De nature juridique, politique, socioculturelle, organisationnelle ou technologique, les freins restent nombreux. Interrogés sur leurs craintes, les hôpitaux ont mis en avant, entre autres (plusieurs choix possibles) :

    • les risques cyber-sécuritaires : 47 % ;
    • la protection des données et de la sphère privée : 22 % ;
    • les coûts élevés /aucun avantage direct évident : 31 % ;
    • les obstacles liés à la régulation : 19 % ;
    • la non-acceptation par les employés (13 %), les autres fournisseurs de service (13 %) et les patients (9%) ;
    • le manque de ressources et de savoir-faire en interne : 6%.

     Cyber-sécurité en France

    En France, « les établissements de santé sont clairement identifiés comme des cibles potentielles de pirates informatiques. C’est pourquoi nous mettons tout en œuvre pour assurer la sécurisation des outils numériques touchant à la santé humaine », confiait Guillaume Poupard, directeur général de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) (Source : Le point.fr, 2016).

    Pour rappel, c’est l’Asip Santé qui est en charge d’apporter l’appui au traitement des incidents à travers la Cellule ACSS.

    La majorité des acteurs ont conscience de la nécessité de se protéger et ce, même si cela implique des coûts non productifs. En moyenne, les efforts demandés devraient avoisiner 5 % des budgets informatiques existants. Des audits seront menés par l’ANSSI pour s’assurer que ces dépenses ont conduit à l’adoption de dispositifs de protection et de détection d’intrusion efficaces.

    Cédric Villani, chargé par le Président de la République d’une mission d’information sur l’intelligence artificielle, a par ailleurs fait part, dans son premier bilan de recherche, de la nécessité, pour l’ensemble des pays européens, de réaliser des investissements lourds pour la cybersécurité – il a chiffré à plusieurs dizaines de milliards d’euros l’investissement nécessaire pour se mettre à jour.  

  • L’application Cica’Clic des Laboratoires ConvaTec permet de suivre l’évolution d’une plaie

    ConvaTec propose depuis janvier 2017 l’application mobile gratuite Cica’Clic, réservée aux professionnels de santé, qui permet de suivre l’évolution d’une plaie et de choisir le pansement adapté.

    Cica’Clic a été développé en collaboration avec des infirmières et compte 3 000 professionnels utilisateurs.

    Les fonctionnalités de l’application facilitent le suivi des patients porteurs de plaies :

    • identification du pansement adapté à chaque type et stade de plaie, ainsi que des conseils associés ;
    • rédaction de l’ordonnance directement via l’application ;
    • création de dossier patient avec enregistrement des informations médicales les concernant (les données enregistrées sont confidentielles puisqu’elles sont stockées dans le téléphone de l’utilisateur et ne sont en aucun cas accessibles à un tiers) ;
    • suivi de l’évolution de la cicatrisation des plaies prises en charge grâce à une fonction « prendre une photo » intégrée.

    Enfin, l’application recense des actualités, la liste des congrès et réunions professionnels liés au domaine médical correspondant.

    Cica’Clic est disponible gratuitement sur l’Apple Store ou sur Google Play.

  • Angleterre : des cliniques semi-virtuelles pour réduire les files d’attente en ophtalmologie

    Le Bolton NHS Foundation Trust vient de lancer de nouvelles cliniques ophtalmologiques destinées à réduire considérablement le temps d’attente des patients devant réaliser des tests oculaires importants.

    Ces unités spécialisées, dont une partie des activités sera gérée de manière numérique, vont être déployées au sein du Waters Meeting Health Centre de Bolton, dans le Grand Manchester (Angleterre). Cette transformation est soutenue par un financement d’1 million de livres sterling (1,13 M. €), mis en place en collaboration avec le NHS Bolton Clinical Commissioning Group (CCG) et le trust.

    Moins d’une heure d’attente avant une consultation

    La mise en place de ces établissements spécialisés permettront aux patients atteints de maladies sérieuses, comme le glaucome et la dégénérescence maculaire humide, d’obtenir une consultation en moins d’une heure, au lieu d’environ trois heures actuellement à l’hôpital.

    Une prise en charge par des techniciens experts

    La clé de la réussite de ces nouvelles cliniques sont la formation de techniciens en ophtalmologie dite « avancée ». Ces experts sont capables de jouer plusieurs rôles : ils peuvent conduire divers tests et contrôles, dont des tests d’acuité visuel, des mesures de la tension oculaire, des balayages laser, etc. Ils sont également formés à mieux soutenir le patient, par exemple en lui apprenant à gérer son trouble ou sa maladie au quotidien.

    Les sessions dédiées à l’ophtalmologie au sein du Waters Meeting Health Centre seront dispensées tous les jours, du lundi au vendredi, par cinq techniciens en ophtalmologie maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies et trois responsables cliniques.

    Les patients seront ainsi vus par le spécialiste qui leur convient au lieu de plusieurs employés différents, comme c’est le cas habituellement à l’hôpital.

    Un dossier électronique pour faciliter le partage des informations

    L’autre atout de ces centres est qu’ils sont en partie virtuels. En août 2017, le dossier électronique open source OpenEyes a été déployé au sein de l’unité ophtalmologique.

    Les résultats des examens réalisés au cours d’une consultation seront envoyés électroniquement à un médecin spécialisé pour une analyse précise qui sera transmise au patient et à son médecin généraliste par voie numérique.

    Le Bolton NHS Foundation Trust estime qu’environ 2 000 patients utiliseront les nouvelles cliniques chaque année.

    Vers une transformation des modèles de soins ophtalmologiques

    « Comme la population vit plus longtemps, nous prenons de plus en plus soin des personnes ayant des problèmes oculaires (de nombreuses maladies oculaires étant liées au vieillissement), a déclaré Kath Smyth, responsable clinique des services ophtalmologiques au NHS Bolton CCG. Il existe également de nouveaux traitements pour des affections qui ne pouvaient être traitées auparavant, ce qui signifie que nous devons voir davantage de patients. »

    « C’est un changement passionnant (…) dans la façon dont les soins ophtalmologiques à l’hôpital sont dispensés à Bolton, se réjouit Barry Silvert, directeur clinique au NHS Bolton CCG. Les services d’ophtalmologie font l’objet de pressions croissantes à l’échelle nationale et Bolton a pris les devants en instaurant cette mesure novatrice. En ayant co-développé un modèle cliniquement durable fondé sur les résultats, les services de soins oculaires de [notre ville] sont maintenant adaptés pour l’avenir. »

  • Rapport : les solutions health tech doivent être intégrées à un mode de vie sain pour être efficaces

    Kantar Health, une société américaine spécialisée dans les études de marché dans le secteur de la santé, a publié en octobre 2017 son étude annuelle sur l’impact réel de près de 200 maladies sur la population, avec un point de vue centré sur le patient.

    L’édition 2017 du « Rapport mondial sur la santé et le bien-être » (« the Global Health and Wellness Report », GHWR) démontre notamment que l’accès aux nouvelles technologies dans le secteur de la santé n’entraîne pas nécessairement d’effets positifs significatifs s’il n’est pas combiné à l’adoption d’un mode de vie sain.

    Un large accès aux technologies avancées ne suffit pas à améliorer la santé

    États-Unis : le développement de la health tech offre davantage de choix aux patients

    Les patients aux États-Unis, contrairement à de nombreux autres pays, continuent de bénéficier d’un large accès aux technologies avancées, aux nouveaux médicaments et tests de diagnostic, précise le rapport.

    « Parce que l’accès aux soins médicaux est élevé, les individus ont un large éventail de choix [aux États-Unis] en ce qui concerne les fournisseurs d’assurance, les mesures préventives, y compris les consultations chez des fournisseurs spécialisés ou la réalisation de tests préventifs, et les niveaux de traitement, qu’il s’agisse des programmes permettant d’entraîner un changement du mode de vie, des médicaments en vente libre ou sur ordonnance et des chirurgies. »

    Mais la persistance de mauvais comportements entrave l’amélioration globale de la santé

    Cependant, l’accès aux technologies et aux traitements les plus récents entraîne des coûts plus élevés et est accompagné par le développement globale d’un mode de vie potentiellement moins sain.

    Malgré l’existence de comportements sains au sein du pays, notamment l’augmentation du nombre de personnes pratiquant une activité physique et le nombre décroissant de fumeurs, les auteurs de l’étude ont constaté que la généralisation de mauvaises habitudes alimentaires, accentuée par la présence d’un niveau élevé d’aliments transformés au sein de l’industrie agroalimentaire, avait entraîné une augmentation significative du taux d’obésité aux États-Unis depuis plusieurs années.

    Le phénomène est aggravé par le fait que les citoyens américains sont globalement dépendants de la voiture. La majorité d’entre eux utilisent leur voiture pour aller travailler, faire du shopping et voir des amis.

    Ce mode de vie explique en partie l’augmentation du taux des maladies liées à l’obésité, comme les maladies cardiovasculaires et métaboliques, les douleurs chroniques et les troubles psychiatriques, susceptibles de provoquer davantage de décès prématurés.

    Un taux élevé des maladies non transmissibles

    Au Royaume-Uni, par exemple, le tabagisme, la consommation d’alcool, l’hypertension artérielle et l’obésité sont les problèmes de santé publique les plus préoccupants chez les adultes, indique le rapport.

    Les maladies non transmissibles causeraient plus des trois quarts des décès au Royaume-Uni, les maladies cardiovasculaires et les cancers en étant les principales causes, précise-t-il.

    Les principaux enseignements apportés par le rapport

    • Les États-Unis sont les leaders dans presque tous les domaines thérapeutiques. Ils affichent cependant l’une des plus faibles productivités individuelles (WPAI) dans l’ensemble des catégories de maladies traitées.
    • Lorsque les auteurs de l’étude ont comparé l’ensemble des WPAI, la Chine s’est avérée être la plus impactée par le manque de productivité individuelle parmi les pays émergents.
    • Pour la plupart des traitements, quelle que soit la maladie, les cinq pays de l’Union européenne observés connaissent quant à eux la plus importante WPAI.
    • La Chine présente des taux de traitement plus élevés que les autres pays étudiés pour certaines maladies mais cela s’explique principalement par le fait que, généralement, seuls les patients souffrant d’une maladie grave consultent un professionnel de la santé dans le pays.
    • Les États-Unis et l’Allemagne se positionnent en haut du classement lorsqu’on s’intéresse au pourcentage de leur population pratiquant une activité physique mais ce sont les deux pays qui présentent le pourcentage le plus élevé de personnes atteintes d’obésité.
    • Les États-Unis est le pays où il y a la plus importante proportion d’adultes souffrant d’une maladie métabolique (57 % de la population est diagnostiquée), comme l’hypercholestérolémie, l’hypertension, l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies thyroïdiennes.
    • En ce qui concerne le taux d’adultes souffrant de douleurs chroniques, comme le mal de dos, les États-Unis se classent au premier rang avec 53 % des cas déclarés et 23 % des cas diagnostiqués.

    Des résultats contradictoires

    Pas de lien avéré entre la croissance des dépenses de santé et l’augmentation de la longévité

    L’enquête révèle plusieurs contradictions, notamment le fait que les dépenses de santé n’augmentent pas nécessairement à mesure que l’espérance de vie croît puisque les États-Unis est le pays où la population dépense le plus en matière de santé mais ils se classent seulement au septième rang en matière de longévité.

    Le Japon et l’Espagne arrivent quant à eux en première et en deuxième position en termes de longévité mais quatrième et huitième au niveau de l’importance des dépenses de santé.

    De « nombreuses possibilités d’amélioration »

    « Alors que le rapport de 2017 indique que des progrès ont été réalisés dans les soins délivrés aux patients, il [révèle également qu’il] y a encore du travail à faire pour améliorer la vie des personnes souffrant de maladies diverses car dans toutes les régions, les taux de diagnostic et de traitement varient considérablement et montrent que de nombreuses possibilités d’amélioration [sont envisageables] », a déclaré Michael Fronstin, directeur général de la division « résultats de santé, épidémiologie et prévision » à Kantar Health.

    Donner un rôle plus important au patient par le biais des nouvelles technologies

    Ces progrès peuvent notamment être obtenus par le développement des solutions health tech, en particulier numérique, qui, utilisées de manière optimale, ont la capacité d’aider les populations à modifier leurs comportements, aussi bien au niveau alimentaire qu’au niveau physique.

    Le facteur semblant être ici essentiel pour parvenir à améliorer l’état de santé global de la population est de placer le patient au centre du système pour qu’il puisse devenir acteur, à la fois en améliorant ses connaissances dans le domaine médicale mais aussi en apprenant à gérer par lui-même sa santé sur le long terme pour tenter de la préserver ou de l’améliorer au quotidien.

  • Le e-carnet de soin Compilio (ex-CS3) se déploie en Auvergne Rhône-Alpes et nomme des ambassadeurs

    Lancé en 2016, Compilio est un carnet de soins numérique accessible par Internet, sécurisé, confidentiel et gratuit qui permet une meilleure coordination du parcours de soins des personnes – adultes et enfants – ayant des besoins spécifiques, c’est-à-dire une maladie chronique ou un handicap. Il permet de centraliser et de partager des informations et des documents nécessaires à la prise en charge de ces patients et peut être utilisé par les personnes concernées et/ou leurs représentants légaux et les professionnels qu’ils ont autorisés.

    Copiloté par le réseau R4P, Réseau de rééducation et de réadaptation pédiatrique en Rhône-Alpes et l’Agence Régionale de Santé Auvergne Rhône-Alpes, l’outil a été développé par la Direction des Systèmes d’Information et de l’informatique des Hospices Civils de Lyon. Le déploiement, assuré par le réseau R4P et le Groupement de Coopération Sanitaire Rhône-Alpes se poursuit en région Auvergne-Rhône-Alpes.

    Le 30 novembre 2017, le réseau R4P annonce que le déploiement de l’outil est dynamisé par l’arrivée de 6 « Ambassadeurs Compilio » répartis sur le territoire (Grenoble, Lyon, Saint-Etienne, et prochainement Clermont-Ferrand). Leur mission : présenter le carnet Compilio et accompagner les familles et professionnels intéressés.

    La prise en charge de personnes ayant des besoins spécifiques peut être complexe pour plusieurs raisons :

    • Le nombre important de professionnels ;
    • La variété et la quantité d’actes réalisés ;
    • La quantité d’informations à conserver.

    Compilio permet alors de centraliser et de sauvegarder ces informations. Le titulaire du carnet peut proposer l’accès à son Compilio aux professionnels de son choix, qu’ils soient à l’hôpital, en libéral ou dans une structure médico-sociale. Les professionnels peuvent ainsi accéder aux informations qui leur sont utiles, pour mieux connaître le parcours de la personne, et y insérer leurs propres documents.

    Plus de 2 000 familles et 750 professionnels inscrits

    Au 30 novembre 2017, Compilio concerne plus de 2 000 familles et 750 professionnels qui profitent des différents services proposés :

    • Sauvegarde et partage de toutes les données utiles au suivi d’une personne (compte rendu d’examens, d’analyse et de consultation, informations liées aux habitudes de vie, à son parcours médical, psychologique ou socio-éducatif);
    • Accès à des outils de suivi (courbe poids/taille, traitements, événements, allergies, carnet d’adresses, etc.) ;
    • Accès à des modèles de documents (certificats médicaux, formulaire MDPH, fiche de liaison).

    Compilio vient compléter les services offerts par les portails patients des Centres Hospitaliers Universitaires de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (MyHCL, MonGHTLoire, MyCHUGA,…) qui ont pour objectifs de faciliter les démarches administratives de leurs patients.

    L’application Mobile Compilio est disponible pour les particuliers sur l’Apple Store et l’AndroidMarket.

  • Baromètre du numérique 2017 : les Français sont prêts à adopter de nouveaux services numériques

    Le Baromètre du numérique sur « Les conditions de vie et aspirations des Français » réalisé par l’ARCEP, le Conseil général de l’économie et l’Agence du numérique, publié le 23 novembre 2017, confirme la progression des usages du numérique dans la société, avec des Français de plus en plus connectés.

    En 2017, 85% d’entre eux disposent d’un accès à internet à leur domicile et les trois quarts déclarent se connecter au web quotidiennement, de préférence via leur téléphone. 73% des Français en possèdent un aujourd’hui, alors qu’ils étaient à peine plus d’un quart (28%) en 2012.

    Reste que les possibilité offertes par les outils numériques sont encore « largement sous-exploitées », selon le Baromètre, avec 49 % des Français de 18 ans et plus qui profitent « pleinement » ou « assez largement » des possibilités offertes par les nouvelles technologies (nouveaux services, nouvelles fonctionnalités) dans leur vie quotidienne. 26 % n’en profitent pas du tout.

    Les plus jeunes et les plus diplômés sont ceux qui disent en profiter le plus, pour les achats en ligne ou l’e-administration, par exemple. A contrario, les plus âgés et les moins diplômés savent moins tirer profit des opportunités offertes par les outils numériques dans la vie de tous les jours.

    En conclusion, l’étude révèle que les Français « ne sont pas aussi frileux ou conservateurs qu’on le pense » et se disent prêts à adopter de nouvelles technologies ou services numériques « immédiatement » (24 %) ou « progressivement » (52 %).
    Seuls 23 % s’y refusent, notamment les personnes non-diplômées ou les plus de 70 ans.

  • Diabète de type 2 : trois organisations UK s’associent à des sociétés health tech

    Les organisations publiques NHS England et Public Health England ainsi que l’association Diabetes UK viennent de s’associer à des entreprises privées, en plein essor dans le secteur de la e-santé, pour tester de nouvelles approches numériques visant à lutter contre le diabète de type 2.

    Un projet pilote, qui devrait être lancé ce mois de novembre, permettra à cinq entreprises et huit régions d’Angleterre de tester une série d’applications, de gadgets, de bracelets et d’autres produits numériques innovants dans le but de réduire le risque de développer la maladie.

    Des coachs santé et des soutiens en ligne

    Les patients qui participeront à ce pilote de grande envergure seront recrutés sur une période de six mois et auront accès à des produits numériques pendant douze mois.

    Tout en fixant et en surveillant numériquement les objectifs des participants, le programme permettra aux testeurs d’accéder à des coachs santé et à des groupes de soutien en ligne.

    Les trois organismes britanniques précisent que certains patients disposeront également d’un dispositif portable pour contrôler leur activité physique et recevoir des messages de motivation ainsi que des instructions, des informations mises pour la première fois publiquement à disposition sur la plateforme du NHS, précise NHS England.

    Des technologies basées sur le coaching personnalisé

    Les dispositifs évalués au cours de ce pilote incluent :

    • Nujjer (UK).
      Nujjer est un bracelet connecté qui surveille l’activité physique, la fréquence des repas et la fréquence des repas. Combiné à une application smartphone, il permet d’accéder à vingt-deux séances pédagogiques centrées sur l’activité physique, l’alimentation et le psychologique (développement de la force mentale).
    • Smart Digital Diabetes Prevention, par Hitachi (Japon).
      Il s’agit d’un portail en ligne dédié à l’auto-évaluation et à la gestion personnelle de sa santé. Il donne notamment accès à un coach professionnel en santé délivrant des conseils et proposant un encadrement personnalisé.
    • Oviva (Suisse).
      La société suisse, qui s’est aussi développée en Angleterre, a mis au point une technologie offrant un programme intensif de huit semaines avec un diététicien expérimenté. L’expert délivre au patient des conseils personnalisés et lui apporte un soutien via une application smartphone et des appels téléphoniques, soutenus par des vidéos et des podcasts.
    • Liva Healthcare (Danemark).
      La plateforme de santé numérique élaborée par Liva Healthcare est destinée aux patients pré-diabétiques. Elle propose elle aussi une mise en relation avec un coach personnel pendant douze mois afin d’aider l’utilisateur à adopter un mode de vie plus sain. Le programme débute par une rencontre personnelle entre le patient et le professionnel de la santé, suivie de séances de coaching personnalisées réparties sur l’année visant à modifier durablement les habitudes alimentaires et sportives de la personne.

    Une intervention ciblée sur le mode de vie ferait reculer les maladies chroniques

    « Il a été cliniquement prouvé [au] Danemark qu’une intervention [centrée sur le changement de] mode de vie pouvait faire reculer les maladies chroniques, telles que le diabète de type 2, a déclaré Rune Bech, co-fondateur de Liva Healthcare (source : Pharmatimes.com). Dans certains cas, les patients n’auront même plus besoin de prendre leurs médicaments. »

    L’entrepreneur estime que la mise en place de ce programme, « le plus important du genre », est une démarche « extrêmement avant-gardiste » de la part du NHS. « L’intervention numérique sur le mode de vie est un moyen très rentable et [facilement] gérable pour les personnes présentant un risque de développer un diabète de type 2 de faire reculer leurs symptômes. »

    Le programme de prévention du diabète devrait normalement être déployé dans toute l’Angleterre d’ici le mois d’avril 2018.