Medtech

  • Medaviz lance officiellement un service de téléconsulation et revendique 2 millions d’utilisateurs

    Medaviz, la start-up qui à l’origine proposait une service de téléconseil vient de lancer officiellement son service de téléconsultation le 12 décembre 2017, opération qu’elle avait déjà annoncée en septembre 2017.

    Alors qu’elle revendiquait 1 million d’utilisateurs en septembre 2017, elle affirme avoir atteint les 2 millions d’utilisateurs en décembre 2017, issus de différentes catégorie de clients : mutuelles, assurances, entreprises et les organismes d’aide à la personne et notamment le Fonds d’action sociale du travail temporaire.

    Apporter une réponse aux angoisses du quotidien

    La start-up se veut efficace, statistiques à l’appui – un temps moyen d’attente de 85 secondes et la mise en relation avec un médecin est garantie en moins de 3 minutes.

    Les fondateurs de Medaviz assurent ne pas prétendre se substituer aux consultations en cabinet, mais répondre aux difficultés à obtenir un avis médical rapidement et être rassuré. « Notre objectif est d’apporter une première réponse aux angoisses du quotidien : dans 2 cas sur 3, l’échange avec un médecin permet d’éviter une consultation physique », précise Stéphanie Hervier, une des fondatrices.

    Présence sur un marché B2B et spécialement auprès des intérimaires

    85 professionnels de santé sont affiliés à la plateforme et couvrent 30 spécialités médicales et paramédicales. Medaviz revendique également une trentaine de partenaires incluant mutuelles, entreprises et télé-assisteurs : Arkea Assistance, BearingPoint, La Poste, La mutualité française, Gan Eurocourtage, etc.

    L’assistance aux intérimaires a été une préoccupation dès le départ pour la société et elle propose ses services au FASTT (Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire), ce qui représente un pool de 600 000 intérimaires utilisateurs de sa plateforme. La start-up annonce que ce chiffre va doubler en janvier 2018 portant les bénéficiaires intérimaires à 1 200 000 utilisateurs.

  • Live d’Innolab #1 d’Elsan : l’open innovation au service des patients, le 30 janvier à Paris

    Comment innover au sein d’un groupe de cliniques privées ? Elsan, qui a créé Innolab, son living lab en 2015, a reçu plus de 200 start-ups et lancé plus de 10 projets en partenariat.

    Ce premier live d’Innolab permet de découvrir 4 porteurs de projets innovants en santé : Collective Thinking, Bepatient, Schoolab et Theodo.

    Programme

    18h00 : Accueil

    18h30 : Introduction par Thierry Chiche, Président Exécutif d’Elsan 

    18h40 : Pitchs d’entrepreneurs avec la participation de :

    • Vincent Susplugas, CEO, Collective Thinking

    La start-up développe des solutions d’intelligence artificielle de type machine learning et deep learning pour analyser et valoriser les données.

    • Frédéric Durand-Salmon, CEO, Bepatient

    La start-up développe des solutions e-santé qui réinventent le parcours de soin en responsabilisant le patient et en améliorant la continuité des soins

    • Pierre de Milly, Program Manager, Schoolab

    Innovation Studio, Schoolab accélère des projets innovants de start-ups.

    • Damien Saby, Business Developer, Theodo

    Cette start-up conseille ses clients et réalise leurs solutions digitales.

    Réalisations concrètes des partenariats

    Les réalisations concrètes des partenariats seront présentées lors d’un live animé par Sandrine Degos, Présidente de Care Insight.

    19h20 : Conclusion par Grégory Katz, Directeur de la Recherche et de l’Innovation d’Elsan et Ségolène Perin, Responsable de l’Innovation, en charge d’Innolab 

    19h30 : Cocktail

    Inscriptions à l’adresse suivante.

  • Lancement d’un service de données numérique en Ecosse pour améliorer le diagnostic du cancer

    À l’occasion de la conférence EHI Live, qui a eu lieu à Birmingham (Angleterre) du 31 octobre au 1er novembre 2017, Royal Philips, NHS Greater Glasgow and Clyde (NHSGGC) et NHS Lothian ont annoncé le lancement d’un projet pilote pour établir en Écosse une base de données numérique nationale visant à améliorer le diagnostic du cancer.

    Le projet pilote est conçu pour faciliter la mise en place d’une plateforme de données entièrement intégrée et numérisée regroupant l’ensemble des informations recueillies par les services d’oncologie des différentes fournisseurs de soins écossais.

    Vers une archive globale de référence pour améliorer la précision des diagnostics

    L’objectif du projet est de prendre en charge les résultats d’échantillons standardisés et de constituer une archive unique de données de référence pour améliorer la précision du diagnostic du cancer.

    La plateforme offrira ses services aux patients et aux cliniciens des zones rurales et éloignées des centres.

    Un lancement test à Glasgow et à Édimbourg

    Royal Philips, l’un des leaders du secteur de la health tech, a déclaré que le projet pilote sera lancé sur trois sites :

    • le Queen Elizabeth University Hospital de Glasgow ;
    • la Royal Infirmary of Edinburgh ;
    • les Western General Hospitals (Édimbourg).

    Améliorer le flux de travail dans le domaine de la pathologie numérique

    « L’histopathologie* traditionnelle expose les échantillons à de nombreux manipulateurs, ce qui rend le procédé inefficace et augmente le risque d’erreur humaine, a expliqué le Dr. Gareth Bryson, responsable du service de pathologie** du Queen Elizabeth University Hospital (source : Digitalhealth.net). Un flux de travail intégré dans le domaine de la pathologie numérique réduit ces risques tout en fournissant au pathologiste (spécialiste chargé de réaliser et d’interpréter les analyses biologiques) les dossiers d’imagerie médicale et les autres informations cliniques nécessaires à l’établissement d’un diagnostic clinique le plus précis et le plus complet possible. »

    * L’histopathologie est une discipline médicale destinée à établir un diagnostic par l’étude microscopique des tissus vivants ou morts.

    ** Un service de pathologie a pour mission d’établir des diagnostics à partir de prélèvements cellulaires ou tissulaires et de fournir aux cliniciens des informations prédictives.

    Des diagnostiques plus rapides et plus précis

    Selon l’équipe de l’IntelliSpace PACS Radiology Workspace (Philips), jusqu’à 70 % des diagnostics en Écosse sont basés sur des services de pathologie et des travaux de laboratoire. La demande croissante dans le domaine n’étant pas accompagnée d’une augmentation des effectifs, un programme national de pathologie numérique pourrait permettre d’établir des diagnostics plus rapidement et d’améliorer l’exactitude des informations fournies par les services de pathologie.

    Un accès assuré à tous les patients, quelle que soit leur localisation

    « Notre objectif est d’apporter ces innovations passionnantes en Écosse par le biais d’une solution de pathologie numérique intégrée, garantissant un accès équitable pour tous les patients, indépendamment de leur position géographique », a indiqué Kenny Birney, responsable IT et du service diagnostic à NHSGGC.

    Ce projet pilote suit le lancement à travers toute l’Écosse du programme national d’imagerie diagnostique « Picture Archive and Communication Systems (PACS) » visant à recueillir numériquement l’ensemble des résultats d’examens d’imagerie médicale issus de différents établissements de soins.

    Richard Nicholson, directeur des ventes au pôle « Digital Pathology Solutions » à Philips UKI a déclaré qu’avec un accès à distance aux dossiers d’imagerie médicale et aux données numériques avancés, « non seulement les cliniciens de différentes localités peuvent collaborer ensemble mais les services de diagnostic peuvent aussi être mobilisés là où ils s’avèrent nécessaires ».

  • AG2R La Mondiale et l’IoT Valley lancent un appel aux projets autour de l’observance et du diabète

    AG2R La Mondiale, via sa mutuelle Viasanté, en partenariat avec l’IoT Valley lance pour la 3 année consécutive leur appel aux projets innovants et ayant recours aux objets connectés, annonce AG2R sur son site web ce 13 décembre 2017.

    Dans le cadre de l’édition 2018, le groupe recherche des projets pouvant :
    • améliorer l’observance des traitements médicaux ;
    • faciliter la vie quotidienne des diabétiques.

    À la clé, un contrat d’expérimentation et un accompagnement de 9 mois au sein de l’accélérateur de l’IoT Valley – Connected Camp, pour les start-ups lauréates.

    Les solutions retenues doivent aider à faire pénétrer l’innovation au sein d’un grand groupe

    AG2R LA MONDIALE et sa mutuelle ViaSanté souhaitent favoriser l’émergence de nouveaux services et solutions en matière de e-santé, issus des nouvelles technologies de l’Internet des Objets (IoT),

    Intégrer des solutions innovantes est une tâche difficile, c’est pourquoi AG2R LA MONDIALE fait appel à un tiers de confiance, l’IoT Valley et son accélérateur le Connected Camp, qui fournit son expertise et accompagne l’exécution du projet pilote en vue d’un déploiement à plus grande échelle.

    Combattre la non observance

    Avec cet appel à projet le groupe souhaite traiter le problème de l’observance médicamenteuse et notamment les coûts liés à la non observance et aux complications induites, qui s’élèverait à 9 milliards d’euros en France.

    L’auteur de l’appel à projets spécifie néanmoins ne pas prendre en compte les solutions de piluliers connectés.

    Un parcours pour bien vivre son diabète

    Des projets éligibles au titre de cette thématique doivent proposer des services autour de :

    • la nutrition ;
    • l’auto-mesure (ou quantified self);
    • exercices physiques ;
    • l’agrégation de données issues des différents objets connectés.

    Date limite de candidature

    Les start-ups souhaitant candidater sont invitées à remplir le formulaire dédié avant le 31 décembre 2017 via le site ci-contre.

  • Etude : des algorithmes détectent mieux des métastases que des pathologistes (Jama)

    La détection automatique de métastases chez des femmes souffrant de cancer du sein s’est révélée parfois plus efficace que le dépistage humain. Les résultats d’une étude* publiée le 12 décembre dans le Jama montrent que certains algorithmes affichent des taux inférieurs de faux-négatifs et de faux-positifs par rapport à ceux des pathologistes.

    L’anatomopathologie à l’heure de l’intelligence artificielle

    Evaluer la propagation d’un cancer fait partie des examens essentiels pour décider du protocole de soins. Or, dans le cancer du sein, l’analyse histologique des ganglions sentinelles par les pathologistes n’est pas fiable à 100%. En outre, elle est très consommatrice de temps. C’est pourquoi le recours à l’intelligence artificielle suscite de l’espoir. La numérisation complète de l’évaluation microscopique des coupes histologiques de ganglions lymphatiques est aujourd’hui possible techniquement.

    Algorithme contre humain

    Des chercheurs néerlandais ont donc mis sur pied le « Cancer Metastases in Lymph Nodes Challenge ». Les résultats de cette expérimentation ont été publiés dans le Jama du 12 décembre. Concrètement, un ensemble d’images avec et sans métastases a été confié à différentes équipes internationales afin qu’elles puissent construire des algorithmes. Ensuite, ces algorithmes ont été évalués sur 129 images (49 avec et 80 sans métastases). Afin de comparer leur efficacité, ces coupes histologiques ont aussi été analysées par un panel de 11 pathologistes qui avaient deux heures pour analyser ces images et enfin avec un pathologiste qui n’avait aucune contrainte horaire. Les machines comme les hommes devaient repérer dans un premier temps des foyers métastatiques et dans un second temps l’absence ou la présence de métastases ganglionnaires dans une lame ou une image.

    Résultats

    • Sur les 32 algorithmes évalués, 7 d’entre eux sont parvenus à une meilleure discrimination des métastases que les 11 pathologistes sous contrainte horaire
    • Le meilleur algorithme a obtenu un résultat similaire au pathologiste qui n’avait pas de contrainte de temps
    • Les meilleurs pathologistes sont passés à côté de 37,1% des micrométastases

    Une étude à relativiser

    « A notre connaissance, c’est la première étude qui montre que l’interprétation d’images pathologiques peut être réalisées par des algorithmes d’apprentissage à un niveau de précision qui rivalise avec les performances humaines », ont déclaré les auteurs de ce challenge. Ils concèdent cependant des limites à l’exercice, notamment parce qu’il s’agit d’un exercice de simulation. Les conditions ne sont donc pas comparables à celles de la pratique clinique.

    Un éditorial critique

    Dans un éditorial**, Jeffrey Alan Golden, pathologiste au Brigham and Women’s Hospital de Boston, souligne quant à lui que deux heures représente « un laps de temps irréaliste pour l’évaluation des 129 lames ». Cependant, le fait que l’intelligence artificielle permette de détecter les micrométastases aussi bien, voire mieux que les pathologistes est « excitant ». A ses yeux, cette étude montre que l’intelligence artificielle pourrait, en quelque sorte, « seconder » les spécialistes. Des étapes restent malgré tout à franchir. L’auteur de l’éditorial cite notamment deux obstacles majeures : la formation des professionnels et l’évaluation économique de l’IA.

  • « Mon génome », « Mon corps réparé » et le numérique au cœur des 3e Journées de l’innovation en santé

    Implanter un dispositif cardiaque sous une fausse peau, manipuler un bistouri électrique, tester un casque de réalité virtuelle servant à la chirurgie de l’obésité sont les innovations qui seront mises en démonstration pour le grand public lors des Journées de l’innovation en santé qui se tiendront du 26 au 28 janvier 2017 à la Cité des Science, à Paris.

    Cette 3ème édition a été présentée aux journalistes lors d’une conférence de presse, le 11 décembre 2017, au Ministère des affaires sociales et de la santé par le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé. Alors que le programme et la liste des intervenants ne sont pas encore finalisés, le Ministère a souhaité communiquer autour de cette manifestation qui est amenée à être renouvelée jusqu’en 2022 à Paris et – éventuellement – à sillonner en régions.

    L’an dernier, la Cité des Sciences avait accueilli 25 000 visiteurs dans le cadre de ces journées dont l’objectif premier est de faciliter la rencontre de chercheurs, porteurs de projets et industriels avec le public, mais aussi de susciter des vocations scientifiques et démonter les préjugés de genre dans les sciences.

    Des villages dédiés à l’innovation en santé quotidienne

    • Mon génome est une exposition produite par l’INSERM pour présenter la médecine génomique et ce qu’elle va changer dans le parcours de soins.

    • Mes deux cerveaux est le village coordonné par le CNRS. Il présentera les avancées scientifiques autour du cerveau cérébral grâce à la présence du robot Pepper ou de la démonstration de l’application Stop-cannabis. Une quinzaine d’autres innovations seront en lien avec le second cerveau : le ventre.

    • Mon corps réparé, coordonné par le Snitem, présentera des dispositifs médicaux de haute technologie et tentera de prouver au public que, grâce au digital ou à la miniaturisation, l’homme aura une meilleure qualité de vie.

    • Ma santé numérique, mon bien-être dans mon environnement est un village coordonné par le ministère de la Santé. Y seront présentés des Living Labs autour du diabète ou encore des innovations organisationnelles comme celle du réseau de santé RevesDiab et sa télésurveillance des patients diabétiques ayant du mal à se déplacer. Seront également présentés les apports des technologies spatiales dans le domaine de la santé.

    Dans ce village des travaux de télé-épidémiologie – croisement de données d’observation de l’environnement par satellites avec des données sanitaires recueillies au sol qui permet d’établir des modèles de prédiction des risques d’épidémies  – seront présentés. 
    Kappa Santé fera une démonstration de son boîtier connecté Connect’Inh pour les patients asthmatiques et des solutions d’analyse des réseaux sociaux destinés à améliorer le parcours de soins.

  • Assurance santé en ligne : la banque singapourienne OCBC se lance avec Early Cancer Care

    La banque singapourienne OCBC Bank a annoncé en novembre 2017 que les consommateurs pourront acquérir des plans d’assurance santé via ses canaux bancaires mobiles et internet.

    « Habituellement, les régimes d’assurance-maladie concernant les maladies graves, l’invalidité, l’hospitalisation et les opérations chirurgicales ne sont pas vendus en ligne car ils nécessitent un bilan de santé pour évaluer l’état de santé du demandeur. (…) Avec [le service] « Early Cancer Care », les clients admissibles de la banque OCBC ont simplement besoin de faire une déclaration de santé en cliquant sur un bouton », a déclaré l’organisme.

    « Le début de « la démocratisation de l’assurance » » (OCBC)

    Early Cancer Care est le premier produit d’assurance maladie à être déployé sur les canaux bancaires mobiles et Internet d’OCBC. Il proposera davantage de contrats d’assurance, qui seront ajoutés progressivement au dispositif.

    Il s’agit d’un « changement de stratégie » et « le début de ce que j’appelle « la démocratisation de l’assurance » », a déclaré Aditya Gupta, responsable de la division « e-business » à Singapour à OCBC (source : Bankingtech.com).

    Adopté par la compagnie d’assurance singapourienne Great Eastern Life, le programme d’assurance contre le cancer offre au consommateur une couverture en cas de diagnostic précoce ou si un cancer est détecté à un stade avancé.

    Un environnement sécurisé

    La question de la protection des données personnelles des usagers est prise très au sérieux. Le processus sera « privé et confidentiel » et mis en place « dans un environnement sécurisé », assure le groupe bancaire.

    Une fois que le client se sera connecté à la plateforme par le biais d’une double authentification, ses informations personnelles seront pré-remplies sur le formulaire de demande de produit d’assurance et il pourra effectuer le paiement à partir de ses comptes bancaires ou de ses cartes de crédit OCBC.

    OCBC mise sur l’high tech pour renforcer la sécurité de ses services

    La banque singapourienne a récemment montré un fort intérêt pour les nouvelles technologies afin de moderniser et d’améliorer ses services.

    Elle a notamment investi dans l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique (machine learning) dans l’optique de mettre en place des systèmes plus efficaces pour mieux lutter contre les crimes financiers.

    Par ailleurs, les clients des services bancaires aux particuliers et aux entreprises d’OCBC peuvent désormais se connecter à l’application de la banque via un selfie s’ils utilisent l’iPhone X. La banque affirme qu’elle est la première à offrir une telle technologie biométrique à Singapour.

  • Online health insurance : OCBC Bank (Singapore) launches Early Cancer Care

    Singapore’s OCBC Bank announced in November 2017 the possibilty for users to purchase health insurance plans via its mobile and internet banking channels.

    « Typically, health insurance plans like critical illness, disability, hospitalization and surgical are not sold via online channels as they require a health check-up to evaluate the applicant’s medical condition. (…) With [the] « Early Cancer Care » [service], eligible OCBC Bank customers simply need to make a health declaration with the click of a button, » the group said.

    « The start of ‘democratization of insurance’ » (OCBC)

    Early Cancer Care is the first health insurance product to be deployed on OCBC’s mobile and internet banking channels. It will offer more non-general insurance plans, which will be added gradually to the device.

    This is a « game changer » and « the start of what I call ‘democratization of insurance’, » said Aditya Gupta, head of e-business Singapore at OCBC (source: Bankingtech.com).

    Adopted by the Singaporean insurance company Great Eastern Life, the cancer insurance plan provides coverage in the event early or major cancer is detected.

    A secured environment

    Personal data protection is taken very seriously by OCBC. The process will be « private and confidential » and set up « in a secured environment », the banking group assures.

    Once the customer has logged into the platform via two-factor authentication, his/her personal information will be pre-populated on the insurance product application form, and he/she will be able to make the payment from his/her OCBC Bank accounts or credit card.

    OCBC invests on high tech to enhance the security of its services

    The bank recently showed a strong interest in the field of new technologies in order to modernize and improve its services.

    The company has recently invested in artificial intelligence and machine learning to put in place more effective systems in order to fight against financial crime.

    Moreover, OCBC’s retail and business banking customers can now log in to the bank’s app via a selfie if they use the iPhone X. The bank says it’s the first to offer such a biometric technology in Singapore.

  • Le programme « NHS Innovation Accelerator » soutient une série de solutions de santé numérique

    Onze projets sont soutenus dans le dernier cycle du programme du NHS England, le NHS Innovation Accelerator, visant à développer et à diffuser des solutions innovantes permettant au système de santé anglais de sauver davantage de vies et d’économiser des millions de livres sterling, révèle l’organisme dans un communiqué publié le 22 novembre 2017.

    Parmi les technologies ayant retenu l’attention du NHS England, se solutions de e-santé :
    • une application pour aider les femmes enceintes à surveiller leur hypertension ;
    • un service mobile guidant les patients atteints de blessures mineures vers les centres de soins où le temps d’attente est le plus réduit au moment où ils sollicitent le service.

    Des solutions de santé mobiles pour mieux surveiller les patients à distance

    Les 15 réseaux universitaires des sciences de la santé du NHS (AHSN) vont promouvoir l’adoption des ces solutions à travers l’ensemble du NHS (système de santé publique).

    Cette troisième édition du programme NHS Innovation Accelerator (NIA) met notamment à l’honneur les dispositifs suivants :

    HaMpton : une appli smartphone pour les femmes enceintes

    La solution se présente sous la forme d’une application mobile facilitant la surveillance à domicile de l’hypertension pendant la grossesse. Grâce à elle, les femmes enceintes présentant un risque de pré-éclampsie peuvent mesurer leur pression artérielle et effectuer des tests d’urine à domicile, par l’intermédiaire d’une même application mobile.

    Elles ont ensuite la possibilité de répondre à un questionnaire pour affiner les résultats et mieux connaître l’évolution de leur état.

    L’application est reliée à un système informatique hospitalier où les données peuvent être surveillées en temps réel par les cliniciens, qui peuvent ainsi intervenir rapidement en cas de besoin.

    RespiraSense : mieux détecter les problèmes respiratoires

    Il s’agit d’un appareil sans fil capable de mesurer la respiration en analysant les mouvements de la poitrine et de l’abdomen, fournissant ainsi aux médecins des données continues et très précises.

    RespiraSense aidera à détecter de manière précoce d’éventuels problèmes respiratoires et ainsi à proposer un traitement plus efficace aux patients atteints de sepsis (septicémie), souffrant de pneumonie ou ayant été victimes d’un arrêt cardiaque.

    WaitLess : un dispositif pour éviter une attente trop longue avant une prise en charge

    WaitLess est une application mobile qui indique aux patients présentant des blessures mineures où ils peuvent se rendre pour bénéficier de soins le plus rapidement possible.

    L’outil analyse en temps réel des informations diverses, telles que le temps d’attente actuel des différents centres de soins et la progression des séjours hospitaliers (entrées, sorties).

    Dip.io : réaliser un test d’urine très précis à domicile

    Le dispositif permet aux patients de réaliser une analyse d’urine précise à domicile en quelques minutes afin d’identifier une maladie rénale chronique, une infection urinaire ou un risque de pré-éclampsie chez les femmes enceintes.

    L’utilisateur doit effectuer le test à l’aide d’une bandelette puis, en utilisant l’application, prendre une photo de la jauge contre un support spécial. L’analyse est ensuite envoyée via l’application directement au médecin du patient pour qu’il puisse établir un diagnostic.

    Vers une médecine mobile

    « La médecine moderne est sur le point de connaître un énorme changement dans la manière dont les soins sont dispensés, a déclaré Simon Stevens, directeur général du NHS England (source : communiqué). Des innovations pratiques comme celles-ci montrent comment les patients du NHS bénéficieront directement [de cette évolution]. Davantage de tests et de suivis médicaux seront effectués à domicile ou lorsque le patient est en déplacement, sans qu’il ait besoin de consulter [physiquement] un médecin ou de se rendre à l’hôpital. »

    Des soins plus sûrs et des créations d’emplois

    « Depuis son lancement, [le programme] NHS Innovation Accelerator n’a cessé de fournir des services aux patients et aux contribuables. (…) Grâce à [ce] petit investissement, nous constatons déjà de très grands avantages, soit la délivrance de soins plus sûrs pour les patients, l’émergence d’une plus-value pour les contribuables, la création de nouveaux emplois et des exportations gagnantes », se réjouit de son côté Ian Dodge, directeur national de la stratégie et de l’innovation au NHS England.

    Des innovations prochainement déployées au niveau national

    Le réseau universitaire de sciences de la santé du NHS (AHSN) est déterminé « à soutenir le NIA pour que le plus grand nombre possible de résidents, de patients et de membres du personnel de la santé puissent accéder à ces innovations, qui renforcent les services de soins primaires et d’urgence, assure Mike Hannay, président du AHSN. Nous avons hâte de travailler avec de nouveaux collègues au cours des prochains mois afin de livrer ces innovations à l’échelle du pays. »

    NHS England multiplie les initiatives pour favoriser le développement de la health tech

    En plus du développement du NIA, NHS England a récemment ouvert un système de paiement centré sur l’innovation technologique pour aider les organismes du système de santé national à développer rapidement des solutions novatrices.

    La liste des premières technologies soutenues par cette initiative sera dévoilé en 2018.

  • E-santé et IA : quelles perspectives pour l’avenir ? (Etude Terra Nova)

    Terra Nova a publié le 5 décembre 2017 une note sur « La santé à l’heure de l’intelligence artificielle ». Les experts du think tank esquissent des perspectives pour l’avenir en partant des systèmes, programmes et algorithmes déjà existants dans le champ de la santé.

    L’idée est aussi de proposer une réflexion sur les politiques publiques à mettre en oeuvre pour faire émerger une stratégie française de santé en intelligence artificielle, et ainsi permettre la transformation du secteur médical à moyen et long terme dans les meilleures conditions.

    H&TI a résumé les grandes lignes de cette note.

    Les impacts envisageables dès à présent sur les métiers médicaux

    L’AI pourrait contribuer à hauteur de 15 700 milliards de dollars à l’économie mondiale en 2030, selon le cabinet de consultants Pricewaterhouse-Coopers, soit une hausse respective de 26 %, de 14,5 % et de 9,9 % des PIB de la Chine, des États-Unis et de l’Europe du Nord. Le monde de la santé est  l’un des secteurs où ces enjeux sont les plus forts. « Comme beaucoup d’autres innovations numériques, va transformer, déplacer les métiers du monde médical, au risque de bouleverser certains schémas qui semblaient acquis, pointe Terra Nova. Mais elle le fera aussi en améliorant les conditions de vie des patients, voire en contribuant à sauver des vies, ce qui donnera de ces nouveaux moyens techniques une perception moins impersonnelle ou menaçante ». Quelques exemples :

    • L’imagerie médicale : Mammographie, dermatologie, rétinopathie diabétique… sont autant de domaines où l’IA accélère le travail médical et fournit des résultats plus affinés que ceux apportés par le seul regard expert du clinicien. On peut citer en exemples ce qui est déjà développé par Aidoc Medical, Zebra Medical Vision, Therapixel, MedyMatch, le programme dédié aux diabétique de Google, programme dédié aux diabétiques ou encore Tilak Healthcare.
    • Le diagnostic : L’analyse, à un moment « t » ou de façon constante, de données de santé facilite l’émergence d’alertes en temps réel aux fins d’établir des diagnostics de plus en plus précis ou d’assurer un suivi exhaustif des patients, notamment ceux qui souffrent de pathologies chroniques. Parmi les avancées celles de Your.MD, chatbot de prédiagnostic, Clustaar, experte sémantique, Syllabs, qui propose de rédiger certains documents à la place du praticien grâce à une IA. DreamQuark, propose des solutions d’analyse de données pour détecter des phénomènes rares et invisibles pour l’homme, ou encore Cardiologs, solution web de lecture des électrocardiogrammes. On peut encore citer Implicity, dont la solution doit permettre de gérer à distance les pacemakers et WinterLight Labs, programme de diagnostic de maladies mentales et cognitives.
    • La recherche : Si l’on a accès à la totalité de la littérature scientifique, aux résultats des centaines de milliers de recherches existantes, aux comptes rendus cliniques mais aussi aux données génétiques des patients… il ne faut que quelques jours, voire quelques heures à des IA pour mettre en évidence de premiers résultats, détecter une pathologie, proposer une molécule utile ou sortir des médicaments du circuit au regard de leurs dangers potentiels ou avérés. Travaillent sur ce créneau, le programme Watson d’IBM qui s’est illustré en diagnostiquant en dix minutes un cas rare de leucémie. La CNAM et l’École polytechnique se sont quant à elles alliées dans l’objectif de développer, d’ici 3 ans, des technologies autour du Big Data dans le champ de la santé.

    Ces quelques exemples montrent à quel point les IA semblent déjà supérieures à la capacité technique humaine ou tendent à la dépasser dans certains domaines spécifiques. 

    Une articulation du médecin avec les autres professionnels de santé bouleversée

    Au-delà du médecin dans sa propre activité, les IA pourraient bouleverser la gradation des réponses apportées aux patients, à travers les rapports entre le médecin et les autres professionnels de santé.

    Terra Nova estime que, dans  dans la perspective d’une démographie médicale qui se contracte, avec la persistance des déserts médicaux et de contraintes budgétaires lourdes, une éventualité serait d’évoluer, pour les tâches les plus simples, souvent chronophages, vers un duo pole infirmiers praticiens/cliniciens et IA, y compris dans le cas de pathologies lourdes ou chroniques.

    Le médecin serait alors plus attendu sur d’autres champs d’activité, les taches les moins automatisables, l’écoute et le conseil et la maîtrise des machines complexes. 

    Cette délégation de tâches pourrait aussi se faire envers une autre IA, experte cette fois-ci : les chatbots qui collaborent avec les médecins pour se charger des premières questions à poser lors d’un rendez-vous médical. Ces même chatbots peuvent aussi aider à poser les premiers diagnostics pour aiguiller un patient vers tel ou tel spécialiste ou hôpital ou service hospitalier.

    Vers une stratégie française de santé en intelligence artificielle

    Afin de mieux appréhender les transformations à venir des métiers de la santé et préparer les évolutions futures, il est nécessaire de développer des politiques publiques adaptées.

    L’anticipation et la réactivité comme philosophie de régulation

    La France doit dès aujourd’hui, selon Terra Nova, affirmer son ambition au niveau européen en matière d’IA et en faire un facteur d’attractivité grâce à une meilleure compétitivité de ses entreprises. Cet objectif doit guider l’action des pouvoirs publics comme des acteurs économiques : il s’agit de permettre à la France d’être connue et reconnue comme l’un des pays les plus en pointe en matière d’IA et offrant les meilleures conditions à son développement.

    Anticipation et réactivité doivent être par ailleurs au fondement de notre modèle de régulation. Il est indispensable de pouvoir questionner en permanence la manière dont les hommes et leurs pratiques vont évoluer au contact de cette « espèce inorganique » que sont l’IA et ses diverses incarnations robotiques.

    Les évolutions technologiques et techniques vont nous imposer de renégocier, collectivement et progressivement, un compromis entre nos valeurs et le surcroît de puissance que nous apportent ces nouveaux outils.

    Vie privée et secret médical : les lignes rouges à ne pas franchir

    Être volontariste sur le développement des IA ne signifie pas suspendre toute forme d’interdiction : respect de la vie privée et du secret médical, droit individuel d’accès, de rectification et de suppression des données personnelles, limitations dans l’accès aux données non anonymisées de santé pour les assureurs et les industries pharmaceutiques… sont autant de principes qui méritent d’être affirmés et défendus.

    Il faudra envisager de travailler notamment au plan technique à la définition de solutions sécurisées et respectueuses de la vie privée, en renforçant la compréhension de ce que font réellement les systèmes reposant sur l’IA, et en améliorant la transparence sur les traitements réalisés par ces derniers. Mais trouver un équilibre entre précaution et progrès ne doit pas conduire à des réglementations trop rigides. Il faut au contraire demeurer pragmatique.

    L’éducation, un levier de développement

    Pour développer ce nouveau domaine technologique en France , il est nécessaire de s’appuyer sur :

    • La formation initiale et continue des professionnels de santé ;
    • Une action éducative plus globale auprès du grand public pour favoriser dès le plus jeune âge l’acquisition de certaine compétences.

    Faciliter le transfert des travaux de recherche vers l’industrie

    La stratégie #FranceIA a fait de nombreuses propositions jugées intéressantes par Terra Nova :

    • Étudier la possibilité et l’intérêt de favoriser, via une défiscalisation, le rachat de start-ups de l’IA par les grands groupes français afin qu’ils s’approprient plus rapidement des technologies innovantes et pointues pour garder leur avantage compétitif.
    • En prolongement de l’action de la BPI, soutenir la mise en place de fonds pour des investissements unitaires en capital supérieurs à 25 millions d’euros pour aider à la transformation des start-ups de l’IA en futurs champions.
    • Faciliter les transferts recherche-entreprises grâce à des démarches d’open innovation.
    • Attribuer un financement de recherche, sur une période de cinq ans, pour des projets innovants.
    • Détecter, soutenir et accompagner les talents entrepreneuriaux.
    • L’investissement dans l’innovation directe pour produire de nouvelles machines.
    • L’investissement en équipement.