Medtech

  • Hong Kong: MCL Cinemas signs partnership with BookDoc to motivate customers to stay active

    MCL Cinemas (Hong Kong) signed in late November 2017 a collaboration agreement with the Malaysian telemedicine application BookDoc. The idea is to reward its customers using the eHealth device with coupons to encourage them to maintain a healthy lifestyle.

    The Activ (BookDoc) service, launched at the end of 2016, offers users discounts, from major retailers and service providers every month, for achieving average-daily step thresholds, tiered according to Bronze, Silver, Gold and Platinum.

    Activ: the more energy the user spends, the more reward he gets

    The app can be synced with other health apps like Google Fit and Fitbit

    Activ can be synchronized with other health applications such as Apple Health, Samsung Health, Google Fit, Fitbit and Jawbone. The device allows users to keep track of their daily exercise and get rewarded for it. By maintaining a high level of activity, they can get more and more attractive discounts or ‘freebies » from companies using the service.

    Agreements signed with major companies in twelve countries

    BookDoc app is currently downloadable for free on the Apple Store or Google Play Store in four countries (Malaysia, Singapore, Hong Kong, Thailand) and collaborations have been established over the past year in twelve countries with reward partners, which can offer their customers the Activ service.

    The Malaysian company has entered into many partnerships with major retailers and service providers over this year. In September 2017, it signed a deal with V Hotel Group (Singapore), allowing customers using Activ to enjoy rewards such as discount at all hotels of the group (V Hotel, Hotel Boss, Hotel Mi, Hotel 81, Value Hotel and Venue Hotel).

    « Prevention is better than cure »

    By integrating Activ into BookDoc’s offering marks a turning point in the company’s strategy, which is now focusing more on prevention to improve the health of the population.

    « When the application first started, it helps users to locate and arrange their medical appointments, but I believe prevention is better than cure, so that is why BookDoc, Activ feature was launched, Dato ‘Chevy Beh, founder and CEO of the firm, said. The objective of this application is to motivate users to start living a healthier lifestyle. »

    BookDoc wants to launch « a social fitness movement »

    Through this new service, the businessman hopes to begin « a social fitness movement, bringing in more partners and users. »

  • Bluelinea lance les premiers lits d’EHPAD à domicile en collaboration avec La Croix Rouge

    EHPAD@DOM est le nom du projet lancé par Bluelinea en collaboration avec La Croix-Rouge française et qui a été dévoilé le 14 décembre 2017 lors du Congrès 36h chrono pour FASN organisé par Care Insight.

    Le projet concerne la mise en place de lits d’EHPAD à domicile dont le déploiement a été initié à la Résidence Stéphanie à Sartrouville (Yvelines) et d’autres services de La Croix Rouge avec 24 lits opérationnels. Le suivi proposé est associé aux solutions d’accompagnement 24h/24 de Bluelinea.

    Ce projet est à l’image de la volonté de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France à soutenir des projets qui s’apparentent aux EHPAD hors les murs, car à terme ils seront amenés à être déployés dans toute la France.

    Une initiative autour du maintien à domicile encouragée par l’ARS IDF

    Un mois après le lancement du projet, 24 lits d’EHPAD à domicile ont été installé afin de proposer une alternative fiable au tout domicile ou au tout établissement. 

    EHPAD@DOM permet d’assurer une prise en charge sécurisée des personnes âgées dont l’état de santé et/ou la perte d’autonomie nécessiterait une mise en institution mais préférant rester à domicile, grâce à l’accompagnement jour et nuit aux personnes suivies fondé sur les outils de Bluelinea, ce qui permet une véritable coordination des soins.

    Selon Bluelinea, l’EHPAD peut dans ce contexte devenir un facilitateur de maintien à domicile en s’appuyant sur les nouvelles technologies et la domotique rendant possibles l’aménagement de l’habitat, la traçabilité des actions rendus, le suivi de l’intervention des professionnels, la gestion des alertes, les commandes des repas, etc.

    Le directeur de l’Autonomie à l’ARS Ile de-France, Marc Bourquin, confirme que ce projet EHPAD@DOM fait écho à la volonté de l’agence, qui souhaite « lancer des appels à candidatures pour expérimenter les EHPAD hors les murs sous différentes formes dans une optique de déploiement à terme sur l’ensemble du territoire ».

  • Australie : NSW Health améliore son portail clinique HealtheNet en le connectant à My Health Record

    Depuis le 25 novembre 2017, la plateforme clinique HealtheNet du ministère de la Santé de Nouvelle-Galles du Sud (NSW Health) est intégrée au service iPharmacy, alimentant ainsi le dossier national numérique My Health Record.

    Concrètement, cela signifie que toutes les prescriptions de médicaments délivrés aux patients à leur sortie de l’hôpital par un clinicien du NSW Health seront accessibles par les autres professionnels de la santé du pays via MyHR, et inversement.

    Un partage national des dossiers de prescriptions via MyHR

    Le portail HealtheNet, disponible dans tous les districts de santé locaux, est une base de données sécurisée qui fournit aux cliniciens de Nouvelle-Galles du Sud (NSW) un accès immédiat aux informations des patients enregistrées en dehors des dossiers médicaux électroniques de l’hôpital (EMR). Il peut par exemple s’agir des résultats d’examens d’imagerie médicale, la liste de leurs allergies, des données sur leurs arrêts maladie ou des informations sur les médicaments qui leur ont été prescrits.

    Grâce à cette nouvelle connexion avec le dossier numérique national, HealtheNet permet à tous les cliniciens du NSW Health d’accéder via My Health Record aux informations relatives aux prescriptions de médicaments de l’ensemble du pays, soit les dossiers de prescription des médecins généralistes et les dossiers de distribution des pharmacies communautaires et autres officines à l’échelle nationale. Vice-versa, les professionnels de la santé des autres régions pourront prendre connaissance des données enregistrés par leurs confrères de NWS via MyHR.

    4 sites de Nouvelle-Galles du Sud déjà impliqués

    Les premiers sites de Nouvelles-Galles du Sud à partager leurs données de prescriptions enregistrées via iPharmacy sur HealtheNet et My Health Record sont :

    • le district de santé du sud-est de Sydney ;
    • le district de santé d’Illawarra Shoalhaven (sud de Sydney) ;
    • l’hôpital pédiatrique de Sydney, à Randwick (sud-est du centre-ville) ;
    • l’hôpital pour enfants de Westmead (à l’ouest du quartier d’affaires).

    D’autres sites de la région effectueront l’intégration dans les mois à venir.

    374 M. AUD consacrés au déploiement d’un modèle opt-out de My Health Record

    Dans son budget 2017-2018, le gouvernement australien a alloué 374,2 millions de dollars AUD (243,6 M. €) au déploiement, sur deux ans, d’un modèle opt-out* de MyHR au niveau national et pour s’assurer que tous les Australiens soient enregistrés sur la plateforme, à moins qu’ils ne choisissent explicitement de ne pas faire partie du réseau. Actuellement, plus de 5 millions d’Australiens disposent d’un dossier de santé MyHR.

    Au cours des derniers mois, des progrès significatifs ont été réalisés pour faire adhérer à My Health Record différents acteurs du secteur des soins, tels que les pharmacies, les laboratoires et les fournisseurs de logiciels.

    En juin 2017, l’Agence de la santé numérique australienne (Australian Digital Health Agency) a publié un appel d’offres afin d’instaurer un cadre d’interopérabilité stratégique dans le but de contribuer au déploiement d’un écosystème numérique de santé sans faille. L’organisation collabore avec les fournisseurs de systèmes d’information clinique dans l’optique de mettre en place une messagerie électronique évolutive et sécurisée à l’échelle nationale visant à améliorer la communication entre les fournisseurs de soins.

    * Le terme « opt-out » signifie que les citoyens australiens seront intégrés par défaut à la base MyHR mais qu’ils pourront demander à en être retirés s’ils le souhaitent.

  • Australia: NSW Health Enhances Its HealtheNet Clinical Portal By Connecting It To My Health Record

    Since November 25, 2017, the HealtheNet clinical platform of the New South Wales Ministry of Health (NSW Health) is integrated with iPharmacy, feeding data showing into the national electronic medical records My Health Record.

    Concretely, this means that all NSW Health patients’ discharge medication information are now accessible by other healthcare professionals in the country via MyHR, and vice versa.

    A national sharing of prescription files via MyHR

    The HealtheNet portal, available in all local health districts, is a secure database that provides New South Wales (NSW) clinicians with immediate access to patient information which is stored outside the hospital’s electronic medical records (EMR). This includes hospital medical imaging results, discharge summaries, allergies and community health summaries.

    With this new system, HealtheNet allows all NSW Health clinicians to access to the national prescription and dispense view in My Health Record, which includes prescription records from GPs and dispense records from community/retail pharmacy nationwide. And vice versa, health professionals in other regions will be able to view the data recorded by their colleagues from NWS.

    4 New South Wales sites already shares their information

    The first sites in New South Wales to share their dispensed medication records from iPharmacy with HealtheNet and MyHR are:

    • the South Eastern Sydney Local Health District;
    • the Illawarra Shoalhaven Health District (South Sydney);
    • the Sydney Children’s Hospital at Randwick (south-east of downtown);
    • the Children’s Hospital at Westmead (west of the business district).

    Other sites in the region will be integrating in the coming months.

    Other local health districts will follow suit.

    AU$374 M dedicated to deploying an opt-out model of My Health Record

    The Australian government allocated AU$374.2 million in its 2017-18 Budget to be invested over two years, for the nationwide deployment of an opt-out* model of My Health Record and to ensure that every Australian is a part of it, unless they choose not to be part of the platform. Currently, more than 5 million Australians have a MyHR account.

    Over the last few months, significant progress has been made in getting various stakeholders in the healthcare sector, such as pharmacies, laboratories and software vendors to join My Health Record.

    In June, the Australian Digital Health Agency released a request for tender to set up a strategic interoperability framework for Australia, with the objective of contributing to the development of a seamless digital health ecosystem. The Agency is working with clinical information systems vendors to deploy nationally-scalable and secure electronic messaging in order to improve communication between healthcare providers.

    * The term « opt-out » refers to methods by which individuals can avoid receiving unsolicited product or service information.

  • Silver éco : l’Institut du vieillissement mène une étude clinique pour évaluer l’App Lili Smart

    La solution Lili Smart, qui sert à épauler les aidants et préserver l’autonomie des patients Alzhheimer, se compose d’une application pour les aidants, d’une montre connectée pour la personne en perte d’autonomie et de capteurs placés à son domicile, qui, couplés à des algorithmes d’intelligence artificielle surveillent et analysent l’état de la personne.

    La start-up lyonnaise à l’origine de l’application s’est tournée vers l’équipe du Pr Pierre Krolak-Salmon, neurologue et gériatre, responsable de l’Institut du vieillissement (I.Vie) et du Centre de Recherche Clinique Vieillissement-Cerveau-Fragilité pour réaliser une étude de recherche clinique randomisée dans l’objectif de mesurer l’impact de sa solution sur les aidants et les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Telle est l’annonce qui a été faite lors d’une conférence de presse ce 19 décembre 2017 à Lyon.

    Pour la réalisation de cette étude clinique, l’entreprise bénéficie du soutien financier de Bpifrance et de l’AG2R La Mondiale.

    Une soixantaine de « couples » recrutés

    Après avoir réalisé des tests techniques et utilisateurs concluants, l’entreprise Lili Smart souhaite aller plus loin et signe un partenariat avec l’I.Vie pour la réalisation de tests cliniques.

    L’équipe de l’I.Vie recrute une soixantaine de “couples” (patients/aidants) pour évaluer scientifiquement l’impact médical et économique de Lili Smart sur les malades d’Alzheimer et leurs aidants.

    Au niveau médical, il s’agit de quantifier la baisse du stress des aidants ainsi que la prolongation de l’autonomie des patients et leur qualité de vie.

    Le score économique se basera sur les économies réalisées pour les familles et les hôpitaux grâce à l’utilisation de la solution.

    • Pour pouvoir participer à l’étude, le participant doit avoir au moins 50 ans, avoir reçu un diagnostic de maladie d’Alzheimer ou maladie apparentée, être à un stade léger ou modéré de sa pathologie et vivre à son domicile. Il doit être assisté par un aidant naturel, c’est-à-dire un proche qui est amené à l’aider plusieurs heures par semaines.
    • Chaque « couple aidants/aidé » sera équipé de la solution Lili smart gratuitement pour une durée de six mois.

  • Solution de suivi numérique pré et post-opératoire, fruit d’un partenariat Alcatel-Lucent&Clepsydra

    La solution combinée Rainbow et Sovinty d’Alcatel-Lucent Enterprise et de Clepsydra fait partie des 15 projets lauréats retenus dans le cadre de l’appel à manifestation de l’AP-HP et du CHU de Nantes sur l’hôpital du futur le 7 décembre 2017.

    Cette solution permet dans un contexte favorisant les soins ambulatoires de faire du suivi péri-opératoire des patients tout en améliorant rapidement et significativement le processus péri-opératoire.

    Clepsydra revendique déjà 20 000 patients suivis grâce à sa solution Sovinty.

    Une association pour mieux connecter les personnels soignants et sécuriser le patient

    La solution Sovinity de Clepsydra vise à fluidifier le processus ambulatoire, rassurer les patients et permet de prendre en charge rapidement les problèmes péri-opératoires.

    L’association avec Alcatel-Lucent a permis l’intégration des interfaces Alcatel-Lucent Rainbow CPaaS afin d’améliorer la connexion avec le patient de l’ensemble des personnels de santé : médecin, infirmière, médecin traitant, ambulance.

    La solution comprend des services de :

    • communications voix et vidéo ;
    • une messagerie instantanée ;
    • personnel de surveillance et routage automatique en fonction des priorités.

    Tout le dispositif est un outil d’assistance au personnel médical pour traiter et adapter des suivis préformatés, ce qui permet de :

    • mieux préparer l’arrivée du patient ;
    • favoriser une meilleure récupération du patient;
    • recueillir des données pour améliorer les protocoles chirurgicaux.

    Les deux sociétés souhaitent poursuivre leurs développements et diffuser largement la solution Sovinty by Clepsydra|Alcatel-Lucent Rainbow en France et à l’international.

  • GIANT Health Event : l’IA et les technologies vocales peuvent révolutionner les services de soins

    L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies vocales a été explorée du 28 au 30 novembre 2017 à Londres lors du GIANT Health, un événement centré sur le secteur de la health tech.

    À l’occasion de ce rendez-vous à la portée internationale, la solution développée par Accenture avec Amazon Web Services (AWS) a notamment pu être présentée. Il s’agit d’un dispositif reposant sur l’IA et la reconnaissance vocale dédié aux personnes âgées dans l’optique de permettre à leurs proches et au personnel soignant de suivre à distance leur état de santé.

    IA : Accenture et AWS s’intéressent à la silver tech

    Accenture explore actuellement l’utilisation de la technologie vocale dans le secteur des soins sociaux. Il a récemment achevé un programme pilote basé sur l’IA pour aider les personnes de plus de 70 ans à améliorer leur état de santé et leur bien-être.

    Des services pour améliorer l’observance thérapeutique

    La plateforme Accenture, qui utilise le service de cloud computing d’Amazon Web Services (AWS), enregistre les comportements et les préférences des utilisateurs puis leur suggère des activités visant à soutenir leur bien-être physique et mental.

    Le dispositif, qui peut être téléchargé sur l’Echo Show d’Amazon, comporte un portail « Family and Carer » sur lequel la famille et les soignants peuvent s’enregistrer pour s’assurer que le patient concerné a bien pris ses médicaments.

    La technologie peut également identifier d’éventuelles anomalies dans le comportement de la personne et alerter si besoin les membres de la famille.

    Les autres services d’Accenture développés dans le cadre de ce projet permettent notamment de rechercher des événements locaux mais aussi du matériel de lecture et d’apprentissage et de recevoir des rappels de rendez-vous médicaux par voie électronique.

    Un programme pilote mené à Londres

    Soixante personnes, âgées de plus de 70 ans et vivant de façon autonome, ont participé au programme pilote qui s’est déroulé à Londres d’août à octobre 2017. Vingt d’entre elles ont décidé de s’abonner à la plateforme à l’issue de l’expérience.

    Laetitia Cailleteau, responsable d’Accenture Liquid Studio London, où l’application a été développée, a déclaré que ce test avait permis de mettre en avant les effets positifs que pouvait entraîner l’emploi des nouvelles technologies dans le domaine des soins.

    Les seniors de plus en plus enclins à utiliser des services et produits health tech

    Par ailleurs, les personnes âgées semblent s’intéresser de plus en plus aux solutions health tech. Une enquête récemment publiée par Ieso Digital Health a révélé que de plus en plus d’hommes et de femmes de plus de 65 ans avaient accès à la thérapie cognitive en ligne (IECBT) au Royaume-Uni. L’IECBT est une technologie qui permet aux patients de parler au sein d’une salle de thérapie virtuelle. Une tendance intéressante pour les acteurs de l’industrie souhaitant investir le marché de la silver tech.

    AWS s’inquiète des conséquences économiques du Brexit sur l’innovation

    Parmi les conférenciers du GIANT Health figuraient le chef des libéraux-démocrates britanniques, Vince Cable, et le directeur du secteur public mondial d’AWS, Wayne Philips, qui ont discuté de la façon dont les technologies en développement dans les domaines de l’IA et de la reconnaissance vocale pouvaient améliorer les services de soins.

    « Nous avons atteint un stade étonnant dans l’utilisation de la technologie, dans le domaine vocal en particulier, et dans la manière de les proposer aux patients, a déclaré M. Philips. L’innovation est ce qui fait avancer ce marché. »

    M. Cable a concentré son intervention sur la façon dont les nouvelles sociétés high tech, à même d’explorer l’IA et la technologie vocale dans le secteur de la santé, pourraient être financées.

    Il craint que le Brexit ait un effet négatif sur le marché, en particulier sur le Fonds européen d’investissement (FEI) qui soutient les technologies d’innovation en Europe. L’homme politique a précisé sa pensé dans un tweet après la conférence pour expliquer que, selon lui, cette perte du FEI « nuirait » au secteur médical, qui représente une « grosse part » de l’économie britannique.

  • La blockchain : naissance d’un nouveau modèle économique ? (Livre blanc de Healthcare Data institute)

    Healthcare Data Institute, think tank sur l’apport des big data dans la santé, a publié, mi-novembre 2017, un Livre blanc sur la Blockchain, en anglais, intitulé « Blockchain for better care ».

    Ce document apporte un cadre méthodologique pour en faciliter la décision. Au moyen d’un canevas dédié, le lecteur est amené à clarifier son besoin et à prendre conscience de la pertinence (ou non) de cette solution face à son problème.

    Le livre blanc fait le point sur l’utilisation des différentes types de Blockchain – dont Bitcoin, Ethereum et Hyperledger – et liste une série de recommandations pour qu’elles puissent se généraliser, notamment dans le domaine de la santé.

    4 recommandations pour passer du buzz à la réalité

    David Manset, qui a dirigé le groupe de travail du livre blanc« Blockchain for better care », en livre une synthèse en 4 points :

    •   La blockchain : naissance d’un nouveau modèle économique

    La blockchain étant par essence décentralisée, son utilisation implique une refonte du modèle économique. En effet, par-delà le changement de paradigme technologique, la blockchain nous invite à redéfinir la chaîne de valeur et le rôle des parties prenantes. Bien qu’elle remplisse certains des besoins techniques d’actualité (traçabilité, transactions sécurisées etc.), elle ne peut être utilisée que pour ces seules finalités. C’est d’ailleurs ce qui la rend si difficile à généraliser, puisque dans tous les domaines d’application, ses protagonistes font rapidement face à la refonte du modèle économique sous-jacent à la filière.

    • La blockchain est-elle toujours pertinente ? Réflexions sur les cas d’usage

    La blockchain n’est pas un remède à tous nos maux, encore moins une baguette magique. Elle peut être prise en considération dès lors que des problématiques de traçabilité, de confiance, de transactions sécurisées ou encore de décentralisation de l’information dans une configuration multi-centre sont recensées. Elle n’en devient pas pour autant comparable à une vraie base de données, notamment en termes de performances. Son procédé de signatures chainées des transactions n’en garantit pas l’absolue inviolabilité, mais il permet un gain de temps face à des hackers de plus en plus équipés.

    La blockchain n’affranchit pas ses utilisateurs des problématiques d’intégration des systèmes d’informations (SI) et d’interopérabilité. Enfin, son immuabilité pourrait de prime abord la rendre incompatible avec le cadre réglementaire, notamment vis-à-vis des données sensibles à caractère personnel. 

    • Blockchain et industrialisation : deux philosophies antagonistes

    La blockchain est née d’un courant de pensée libertaire, qui consistait à déconstruire notre société pour aller vers un modèle transactionnel, décentralisé et anonyme, garantissant ainsi la liberté des marchés et des individus. Elle a depuis convaincu futuristes et technologistes sur la puissance de son protocole dans la gestion de transactions d’objets digitaux. Elle est ainsi devenue un élément technologique de première importance pour l’industrie, en pleine recherche de leviers de transformation. Or, notre monde a peu évolué sur ces aspects. Nous sommes toujours dans un mode plutôt centralisé en termes juridiques, politiques et d’autorités. C’est ainsi que depuis quelques années fleurissent nombre de blockchains privées ou de consortium, qui (ré)introduisent la notion d’identité des acteurs dans la chaîne. Si cela va à l’encontre du principe même de la blockchain, ça n’en reste pas moins indispensable à la recevabilité juridique d’un tel système.

    • La création d’un standard

    Au rythme auquel la blockchain se répand dans les strates de nos SI et de notre société, il devient important d’en normaliser le cœur, à minima. Plusieurs initiatives sont aujourd’hui à l’œuvre, notamment l’ISO groupe TC 307 et l’UIT SG17 aux Nations Unies, qui de concert travaillent à la définition des concepts, de l’architecture et plus globalement aux problématiques de gouvernance, confidentialité etc. La normalisation permet d’accompagner et d’organiser le marché.

     

     

     

  • Etude : un jeu vidéo aide les urgentistes à prendre les bonnes décisions (BMJ)

    Apprendre à trier les patients arrivant aux urgences et reconnaître ceux qui ont besoin de soins en priorité, c’est le but d’un jeu vidéo (serious game) créé pour aider à prendre des décisions rapides.

    Une étude* publiée le 13 décembre dans le British Medical Journal (BMJ) montre que cet apprentissage est plus efficace qu’une formation traditionnelle.

    Se former au triage des patients 

    Près d’un tiers des personnes grièvement blessées ne sont pas transférées dans de bonnes conditions. Résultat : « Chaque année, 30 000 décès évitables surviennent après une blessure, en partie parce que les patients gravement touchés qui se présentent dans des hôpitaux n’ayant pas le matériel nécessaire, ne sont pas rapidement transférés », a déclaré le Dr Deepika Mohan, urgentiste à Pittsburgh (États-Unis). Ces chiffres s’expliquent aussi par le fait que les médecins qui exercent dans des centres non spécialisés ne sont que rarement confrontés à certaines blessures graves. Ils sont donc peu entraînés au processus cognitif dit « heuristique », qui permet d’intégrer des informations complexes et incertaines provenant de sources multiples.

    Un serious game pour urgentistes

    Des chercheurs américains ont donc mis au point un jeu vidéo, appelé « Night Shift », en collaboration avec la société Shell Games. Ce jeu d’aventure en deux dimensions met en scène des « histoires convaincantes pour promouvoir le changement de comportement ». Les joueurs se mettent dans la peau d’Andy Jordan, un jeune urgentiste qui est confronté à des situations plus ou moins graves. Quand il n’oriente pas correctement les blessés, l’urgentiste virtuel doit trouver des solutions à des situations qui se dégradent mais aussi expliquer ce qui se passe à l’entourage du patient. Les conséquences d’un « sous-tri » sont clairement mises en lumière.

    Pour évaluer la pertinence de ce serious game, les chercheurs ont mené une étude dans laquelle 368 médecins urgentistes n’exerçant pas dans des centres de référence ont été recrutés. Ils ont été randomisés en deux groupes : la moitié était formée pendant une heure grâce à une application mobile didactique classique et l’autre moitié a joué à « Night Shift ». À l’issue de cette « formation », les participants ont répondu à des questionnaires et effectué des simulations afin de mesurer leurs capacités de triage. En 42 minutes, ils devaient prendre en charge 10 patients (4 avec des blessures graves, 2 avec des blessures légères et 4 sans plaintes traumatiques). Une centaine de participants a été à nouveau évaluée six mois plus tard. Les résultats de cette expérimentation ont été publiés dans le BMJ le 13 décembre 2017. 

    Résultats

    • Les médecins formés au jeu vidéo ne triaient pas correctement les patients dans 53% des cas contre 64% dans le groupe contrôle.
    • Six mois plus tard, la supériorité du jeu vidéo se confirme : 57% de sous-triage contre 74%.

    Jouer pour « recalibrer » le cerveau

    Pourtant, de nombreux urgentistes ayant utilisé le serious game se sont plaints de l’inutilité et de la perte de temps que représentait le fait de jouer à Night Shift. Les membres du groupe contrôle ont quant à eux apprécié le matériel de formation et souvent passé plus de temps que nécessaire à l’utiliser.

    La principale auteure de l’étude, le Dr Deepika Mohan s’est dit très étonnée de ses résultats. « Une heure de jeu vidéo a permis de recalibrer le cerveau des médecins à tel point que, six mois plus tard, ils surpassaient leurs confrères en reconnaissant un grave traumatisme plus rapidement ». Cependant, l’urgentiste de Pittsburgh ne se leurre pas. « Le recalibrage heuristique ne résoudra pas toutes les erreurs de sous-triage. » En effet, elle précise que les compétences des professionnels ne sont pas la seule origine du problème. Le manque d’ambulance et d’outils diagnostics peuvent aussi occasionner une prise en charge inappropriée aux urgences.

  • Lancement d’un service de données numérique en Ecosse pour améliorer le diagnostic du cancer

    À l’occasion de la conférence EHI Live, qui a eu lieu à Birmingham (Angleterre) du 31 octobre au 1er novembre 2017, Royal Philips, NHS Greater Glasgow and Clyde (NHSGGC) et NHS Lothian ont annoncé le lancement d’un projet pilote pour établir en Écosse une base de données numérique nationale visant à améliorer le diagnostic du cancer.

    Le projet pilote est conçu pour faciliter la mise en place d’une plateforme de données entièrement intégrée et numérisée regroupant l’ensemble des informations recueillies par les services d’oncologie des différentes fournisseurs de soins écossais.

    Vers une archive globale de référence pour améliorer la précision des diagnostics

    L’objectif du projet est de prendre en charge les résultats d’échantillons standardisés et de constituer une archive unique de données de référence pour améliorer la précision du diagnostic du cancer.

    La plateforme offrira ses services aux patients et aux cliniciens des zones rurales et éloignées des centres.

    Un lancement test à Glasgow et à Édimbourg

    Royal Philips, l’un des leaders du secteur de la health tech, a déclaré que le projet pilote sera lancé sur trois sites :

    • le Queen Elizabeth University Hospital de Glasgow ;
    • la Royal Infirmary of Edinburgh ;
    • les Western General Hospitals (Édimbourg).

    Améliorer le flux de travail dans le domaine de la pathologie numérique

    « L’histopathologie* traditionnelle expose les échantillons à de nombreux manipulateurs, ce qui rend le procédé inefficace et augmente le risque d’erreur humaine, a expliqué le Dr. Gareth Bryson, responsable du service de pathologie** du Queen Elizabeth University Hospital (source : Digitalhealth.net). Un flux de travail intégré dans le domaine de la pathologie numérique réduit ces risques tout en fournissant au pathologiste (spécialiste chargé de réaliser et d’interpréter les analyses biologiques) les dossiers d’imagerie médicale et les autres informations cliniques nécessaires à l’établissement d’un diagnostic clinique le plus précis et le plus complet possible. »

    * L’histopathologie est une discipline médicale destinée à établir un diagnostic par l’étude microscopique des tissus vivants ou morts.

    ** Un service de pathologie a pour mission d’établir des diagnostics à partir de prélèvements cellulaires ou tissulaires et de fournir aux cliniciens des informations prédictives.

    Des diagnostiques plus rapides et plus précis

    Selon l’équipe de l’IntelliSpace PACS Radiology Workspace (Philips), jusqu’à 70 % des diagnostics en Écosse sont basés sur des services de pathologie et des travaux de laboratoire. La demande croissante dans le domaine n’étant pas accompagnée d’une augmentation des effectifs, un programme national de pathologie numérique pourrait permettre d’établir des diagnostics plus rapidement et d’améliorer l’exactitude des informations fournies par les services de pathologie.

    Un accès assuré à tous les patients, quelle que soit leur localisation

    « Notre objectif est d’apporter ces innovations passionnantes en Écosse par le biais d’une solution de pathologie numérique intégrée, garantissant un accès équitable pour tous les patients, indépendamment de leur position géographique », a indiqué Kenny Birney, responsable IT et du service diagnostic à NHSGGC.

    Ce projet pilote suit le lancement à travers toute l’Écosse du programme national d’imagerie diagnostique « Picture Archive and Communication Systems (PACS) » visant à recueillir numériquement l’ensemble des résultats d’examens d’imagerie médicale issus de différents établissements de soins.

    Richard Nicholson, directeur des ventes au pôle « Digital Pathology Solutions » à Philips UKI a déclaré qu’avec un accès à distance aux dossiers d’imagerie médicale et aux données numériques avancés, « non seulement les cliniciens de différentes localités peuvent collaborer ensemble mais les services de diagnostic peuvent aussi être mobilisés là où ils s’avèrent nécessaires ».