Medtech

  • Appel à projets UE : Flagships finance 2 projets de « technologie émergente » à hauteur de 1 Md€

    La Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et HORIZON 2020 – Future & Emerging Technologies (FET) proposent aux porteurs de projets de candidater pour un « projet phare de technologie émergente », appelé projet Flagships.

    Deux projets Flaghships dans le domaine de la santé, des objets connectés ou de l’environnement, seront financés par l’Union européenne à hauteur d’1 milliard d’euros chacun pour une durée de 10 ans.

    Les porteurs de projet devront prouver en quoi celui-ci va véritablement « changer la donne » et impacter positivement l’économie et la société européenne.

    Le précédent appel à projets Flagships a financé pour une durée de 10 ans Human Brain Project et Graphene Flagship.

    Date limite des dépôts de projets : 20 février 2018 via le lien ci-contre

    Un axe important, la santé et les sciences humaines

    Le dossier pourra concerner les thématiques suivantes :

    • Les technologies innovantes révolutionnant la santé en matière de prévention, de prédiction et de traitement des maladies;

    • L’études du génome et des cellules, notamment pour développer des dispositifs issus des biotechnologies, des méthodes de dépistage, des thérapies de pointe, etc.

    Les TIC, la société connectée et le changement climatique

    Parmi les autres thématiques concernées par l’appel à projets Flagships, on trouve :

    •  Les matériaux intelligents et l’ingénierie à l’échelle nanométrique ;
    • La robotique et l’IA ;
    • L’usage des TIC dans le domaine des interactions sociales et la culture ;
    • L’énergie, l’environnement et le changement climatique.
  • La Korea Internet & Security Agency lance un système d’ordonnances numériques en Corée du Sud

    La Korea Internet & Security Agency (KISA), une organisation gouvernementale sud-coréenne, a annoncé le 12 décembre 2017 avoir signé un protocole d’accord avec deux établissements de soins, le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center, pour créer et mettre en place un nouveau service de numérisation des formulaires de prescription.

    Des ordonnances numériques pour simplifier la démarche du patient

    Dans la plupart des pays, le patient se voit prescrire une liste de médicaments par un médecin à sa sortie de l’hôpital, des informations dont les détails sont imprimés sur un document physique avant d’être remis au patient, qui devra ensuite les transmettre à un pharmacien.

    Afin de simplifier ce processus, la Corée du Sud a entrepris de numériser les documents de prescription pour faciliter leur circulation.

    Le système sera opérationnel dans la première moitié de l’année 2018

    Le Seoul National University Hospital et le Samsung Medical Center vont déployer un système via lequel les patients pourront recevoir leurs ordonnances sous format électronique sur leurs appareils mobiles. Ce dispositif leur permettra de constituer une base de données numériques de leurs dossiers de prescription qui pourront ainsi être utilisés pour de futures consultations.

    Le dispositif sera adopté par les deux organismes de santé dans la première moitié de 2018.

    2 millions de feuilles de papier économisées chaque année

    La mise en place d’un accès sur smartphone aux ordonnances permettra d’économiser environ 2 millions de feuilles de papier par an, a précisé la KISA (source : Koreaherald.com). Celle-ci ajoute que les pharmacies auront désormais la possibilité de conserver leurs dossiers de prescription de manière organisée et sécurisée.

    L’agence n’a pas précisé si elle envisageait d’étendre son projet de numérisation à d’autres hôpitaux ou non.

  • The South Korean Internet & Security Agency will launch a digital prescription system

    The Korea Internet & Security Agency (KISA), a South Korean government organization, announced on December 12, 2017 that it had signed a memorandum of understanding with two healthcare institutions, Seoul National University Hospital and Samsung Medical Center, to create and set up a new service for the digitization of prescription forms.

    Digital prescriptions to simplify the process

    In most countries, the patient is prescribed a list of medicines by a doctor when he leaves the hospital. These details are printed on a physical document before being given to the patient, who will then submit them to a pharmacist.

    In order to simplify this process, South Korea has undertaken to digitize prescription forms to facilitate documents circulation.

    The system will be operational in the first half of 2018

    The Seoul National University Hospital and the Samsung Medical Center will deploy a system through which patients can receive their prescriptions via their mobile devices, providing them with an organized digital database of their prescription records that can be used for future personalized medicine services.

    The system will be adopted by both healthcare organizations within the first half of 2018.

    2 million sheets of paper saved per year

    The implementation of smartphone-based prescriptions will save 2 million pieces of paper per year, according to KISA (source: Koreaherald.com), adding that pharmacies will now be able to retain their prescription records in an organized way without physical hurdles.

    The agency did not say whether it would extend its digitization project to other hospitals or not.

  • Appel à projets national : « Concours d’innovation » dans le cadre du PIA opéré par Bpifrance

    La Bpifrance opère l’appel à projets « Concours d’innovation » s’inscrivant dans le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) pour la compétitivité des entreprises et qui est ouvert jusqu’au 13 mars 2018.

    Les dotations de l’initiative « Concours d’innovation » proviennent du Grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros et concernent 4 thématiques opérées par Bpifrance :
    • le numérique ;
    • la santé ;
    • la sécurité et la cybersécurité ;
    • la French Fab.

    Quatre autres thématiques sont opérées par l’Ademe : transport et mobilité durable, agriculture innovante, innovation pour la qualité des écosystèmes terrestres, aquatiques et marins et enfin, les énergies renouvelables, stockage et systèmes énergétiques.

    Ce sont des projets au potentiel fort pour l’économie française et portés par des PME et des start-ups qui sont recherchés. Le concours permettra de cofinancer des projets de recherche, développement et innovation dont les coûts totaux se situent entre 600 000 € et 5M€, et dont la durée est comprise entre 12 et 36 mois.

    Critères d’éligibilité et de sélection

    • Dossier complet
    • Domaine couvrant l’une des thématiques ci-dessus
    • Coût total du projet de RDI entre 600k€ et 5M€ pour une durée de 12 à 36 mois
    • Être porté par une PME unique
    • Caractère innovant et valeur ajoutée du projet
    • Impact économique
    • Capacité du porteur à mener à bien le projet
    • Eco-conditionnalité du projet

    Modalités de financement 

    Le financement apporté dans le cadre du Concours d’innovation se fera sous forme d’aides d’État constituées pour deux tiers de subventions et d’un tiers d’avances récupérables. Pour la part de dépenses éligibles, les taux maximums d’intervention sont les suivants :

    • 45 % pour les petites entreprises ;
    • 35 % pour les moyennes entreprises.

    Modalités de soumission

    Le cahier des charges complet est disponible ici.

    Soumission du dossier : le dossier doit être soumis via ce lien.

    Date limite de dépôt : 13 mars 2018 à 12h (midi).

    Pour télécharger le dossier de candidature, cliquez sur ce lien.

  • Des solutions innovantes de e-santé pour relier le NHS aux habitants des îles écossaises

    Des entreprises basées dans le Highland, la plus grande des trente-deux divisions administratives d’Écosse, et dans les îles écossaises développent de nouveaux produits de santé numériques pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées du pays.

    L’agence de développement économique et communautaire du gouvernement écossais, Highlands and Islands Enterprise, a mis au point un programme d’accélération afin de permettre aux entrepreneurs travaillant dans le domaine de la e santé de développer plus facilement leurs solutions.

    Parmi les innovations soutenues :
    • un dispositif permettant de réaliser une endoscopie à domicile par le biais d’une pilule équipée d’une micro-caméra ;
    • un outil basé sur des technologies numériques sans fil pour soutenir en temps réel la première personne arrivée sur le terrain en cas d’urgence médicale.

    Des technologies favorisant les soins à distance

    100 000 personnes réparties sur 93 îles

    « Avec près de 100 000 personnes réparties sur 93 îles, la santé numérique ne se manifeste pas uniquement par l’utilisation de téléphones en cas d’urgence ou les interventions par hélicoptère », explique James Cameron (source : Scotsman.com), chef de la santé et des sciences de la vie à Highlands and Islands Enterprise (HIE). Lorsque nous pensons à la e-santé, [nous avons en tête] la délivrance de projets et de services [complets] dans des collectivités éloignées et rurales. »

    Parmi les innovations soutenus par l’organisation HIE figurent :

    • Un dispositif qui utilise une caméra intégrée dans une pilule – la technologie filme tout ce qui se passe dans l’organisme en six ou huit heures. La vidéo est ensuite envoyée à un enregistreur porté par le patient, téléchargée puis transférée via des plateformes sécurisées pour être évaluée par des médecins et des infirmières. Les résultats sont dans un deuxième temps transmis à l’hôpital et utilisés pour établir le diagnostic final avant d’être envoyés au médecin généraliste.
      Cet outil permet au patient d’effectuer l’examen à domicile au lieu d’aller à l’hôpital pour réaliser une endoscopie. « Subitement, la procédure en soins secondaires [réalisée par des spécialistes] est disponible dans le cadre de soins primaires », commente le Dr. Cornelius Glismann, fondateur de CorporateHealth International, l’entreprise danoise qui a élaboré ce modèle d’endoscopie capsulaire.
      Le dispositif est actuellement utilisé dans les villes écossaises de Broadford et d’Ullapool.
    • SiteKit, un dossier numérique permettant de suivre l’état de santé et le développement des enfants. Mis en place à Portree (la plus grande ville de l’île de Skye), l’outil a été cliniquement validé par le Royal College of Paediatrics & Child Health et est en train d’être déployé à Londres.
    • L’initiative MIME (gestion de l’information dans les urgences médicales), développée par une société émanant de l’Université d’Aberdeen (Écosse), utilise des technologies numériques sans fil pour soutenir en temps réel la première personne arrivée sur le terrain (membre de la communauté, bénévole de la Croix-Rouge, médecin généraliste) en cas d’urgence médicale.

    HIE assure le développement de la région en soutenant l’innovation

    Highlands and Islands Enterprise, établi il y a cinquante ans, joue un rôle clé dans la promotion de ces innovations. « Nous mettons en évidence les opportunités dans le secteur et nous les relions ensuite à l’ensemble de l’écosystème de l’innovation ou au marché de la santé du NHS », précise M. Cameron.

    « Il existe aujourd’hui une orientation commerciale très claire pour aider les entreprises à s’engager dans les domaines de la santé et des services sociaux. Cela est rendu possible par la relation étroite de HIE avec les centres d’innovation écossais, Innovate UK et le NHS. »

    Une émergence des sociétés spécialisées dans les sciences de la vie

    Par ailleurs, l’existence d’entreprises spécialisées dans les sciences de la vie, telles que BASF Pharma à Callanish, Sitekit sur l’île de Skye, ESPL sur les îles Shetland et de sociétés centrées sur l’univers marin dans la ville d’Oban ainsi que la croissance d’Inverness Campus font de l’environnement HIE un lieu attractif pour les entrepreneurs du secteur.

    Le développement de la région est assuré par HIE. La zone est déjà marquée par une forte présence en recherche et en développement, avec des universitaires et des entreprises qui travaillent dans les domaines de la santé numérique, de la gestion des maladies et de la santé animale.

    Un soutien du gouvernement écossais

    Le gouvernement écossais a de plus attribué le statut de centre pour les entreprises des sciences de la vie (Life Sciences Enterprise Area Status) au campus Inverness (centre administratif du council area du Highland), qui dispose par ailleurs de deux bâtiments dédiés aux activités dans le domaine des sciences de la vie.

    Pathfinder : un programme d’accélération pour soutenir les innovations en e-santé

    CorporateHealth International, à l’origine du projet d’endoscopie capsulaire, s’est récemment installé sur le campus. L’entreprise y a créé un centre de diagnostic d’une valeur de 5,7 millions de livres sterling (6,5 M€), qui devrait entraîner la création de 30 emplois sur trois ans. HIE aide la société à se développer : elle lui a notamment accordé un investissement de 600 000 livres (680 000 €).

    M. Glismann a été impressionné par le soutien qu’il a reçu en Écosse. « HIE nous a guidés tout au long des processus visant à devenir un fournisseur pour le NHS, à mettre en place nos pilotes [mais aussi] à obtenir l’enregistrement de l’entreprise au Royaume-Uni et un soutien financier. »

    CorporateHealth n’est pas la seule entreprise à avoir bénéficié de l’aide de HIE. La start-up cite en exemple l’importance de l’initiative Pathfinder. « Pathfinder est l’un des nombreux programmes de soutien aux entreprises conçus par HIE pour aider les entreprises innovantes dans le domaine des sciences de la vie et de la technologie à atteindre leurs ambitions en matière de croissance. »

    Des services de coaching

    L’accélérateur propose un programme intensif pour aider les start-up et les entrepreneurs qui travaillent dans le domaine des sciences de la vie et de la technologie, en leur apportant les compétences nécessaires au développement d’un business modèle durable.

    Élaboré par HIE, il offre un soutien supplémentaire aux entreprises par le biais de services de coaching et de mentorat.

    MIME Technologies fait partie des société à avoir achevé avec succès le programme Pathfinder. Les universitaires du Centre for Rural Health de l’Université d’Aberdeen, qui ont imaginé le dispositif, se sont tournés vers le programme Pathfinder pour obtenir de l’aide et développer plus facilement leur solution. « Cela nous a aidés à changer notre état d’esprit et à rompre avec l’univers de la recherche académique traditionnelle afin d’aborder les applications pratiques du projet du point de vue de l’utilisateur final », a déclaré le Dr. Alasdair Mort, directeur général de MIME.

  • Datathon Données de santé de patients admis en réanimation, à Paris, les 20 et 21 janvier 2018

    Le datathon sur les données de santé DAT-ICU est organisé par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, le Massachusetts Institute of Technology, la Société de réanimation de langue française (SRLF), l’Université Pierre et Marie Curie et l’Université Paris-Descartes, en lien avec la Société Française d’anesthésie et de réanimation (SFAR), samedi 20 et dimanche 21 janvier 2018.

    L’objectif de DAT-ICU est de réunir des médecins, des experts en science des données et des statisticiens autour de données médicales pour répondre à des questions posées par les cliniciens.

    Programme : la recherche en temps réel

    Les participants auront 48 heures pour mener à bien un projet clinique utilisant des données de la base de données MIMIC mise au format OMOP. Cette base de données, développée par le laboratoire de physiologie computationnelle du MIT, contient les données de santé de 50 000 patients admis en réanimation : données démographiques, mesures des signes vitaux, résultats biologiques et bactériologiques, traitements, comptes-rendus d’hospitalisation et d’imagerie, ainsi que les notes des soignants.

    Les équipes, composées à la fois de médecins, d’experts en science des données et de statisticiens, auront accès à des stations de travail connectées à des serveurs de calcul fournis par la Direction des Systèmes d’Information de l’AP-HP. 

    Les approches les plus innovantes seront présentées au congrès de la SRLF

    Un prix sera décerné par un jury pluridisciplinaire pour récompenser les approches les plus innovantes. Les équipes récompensées auront l’opportunité de présenter leurs travaux au congrès national de la SRLF le mercredi 24 janvier 2018. Ils pourront également, en lien avec des investigateurs de l’AP-HP, déposer des protocoles de recherche pour accéder ultérieurement aux données de réanimation de l’AP-HP afin de reproduire leurs résultats.

    L’inscription est gratuite et se fait via ce lien. Les inscriptions sont limitées à 25 équipes.

  • DM : Biocorp obtient le marquage CE dans le domaine du diabète pour son capteur intelligent Easylog

    Biocorp, société française spécialisée dans le développement et la fabrication de dispositifs médicaux et de systèmes d’administration de médicaments innovants et notamment connectés, vient d’obtenir le marquage CE pour son capteur intelligent, Easylog, selon un communiqué diffusé le 20 décembre 2017.

    La stratégie de la société consiste à commercialiser des dispositifs innovants permettant de favoriser l’observance, qui est d’une importance capitale dans la gestion de maladies chroniques. Compatibles avec tous les dispositifs d’administration d’insuline, réutilisables et jetables, Easylog les transforme en dispositifs connectés rendant possible un suivi en temps réel des patients diabétiques ainsi que la personnalisation et la gestion du traitement.

    Easylog collecte automatiquement les données d’injection (dose, date et heure) et les transmet à une application mobile de suivi du traitement dédiée.

    La commercialisation du dispositif est prévue pour courant 2018.

    Cette approbation du produit dans le domaine stratégique du diabète intervient alors que fin novembre 2017, Biocorp a signé un partenariat avec un acteur majeur dans le domaine des seringues préremplies d’héparine, un anticoagulant d’action immédiate, mais qui souhaitait garder l’anonymat. Le partenariat en question concerne l’intégration et la commercialisation par le partenaire du dispositif de sécurité NewGuard produit par Biocorp. La partenariat donnerait lieu à des revenus de l’ordre de plusieurs dizaines de millions d’euros d’ici 2020-2022.

  • Conférence « Médecine de précision et AI » d’Oncodesign, le 23 janvier 2018 à Villebon-sur-Yvette

    À l’occasion de son Investor Day 2018, le groupe biopharmaceutique Oncodesign organise une matinée d’informations sur le thème de l’intégration de l’intelligence artificielle dans la télémédecine de précision au centre de recherches François Hyafil d’Oncodesign.

    Les intervenants

    • Pr. Pierre Fumoleau : Directeur de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie
    • Christophe Thurieau : Directeur des centres de recherches de Servier
    • Bernard Landès : Directeur général de Cyclopharma
    • Philippe Genne : Président Directeur Général d’Oncodesign

    Inscriptions via l’adresse ci-contre : oncodesign@newcap.eu.

  • INFINITY, la nouvelle messagerie instantanée de santé créée par le MiPih et BOTdesign

    Le 18 décembre 2017, à l’occasion des Journées du Mipih, Mipih et BOTdesign ont présenté Infinity, une messagerie instantanée sécurisée au service des patients et des professionnels de santé.

    Mipih, l’éditeur de la première messagerie MSSanté, et BOTdesign se sont associés autour d’un projet visant à améliorer le parcours de soins du patient en optimisant sa prise en charge et en facilitant la communication entre les professionnels de santé.

    Infinity est une messagerie instantanée, chiffrée et sécurisée qui doit permettre de :
    • créer un lien entre les patients et les professionnels de santé ;
    • appréhender la pathologie de manière pédagogique et conviviale ;
    • recentrer l’activité du soignant vers ses tâches principales ;
    • briser l’isolement et maintenir à domicile des personnes en perte d’autonomie ;
    • satisfaire les attentes de la « génération numérique », qui préfère comme style de communication la messagerie instantanée de type WhatsApp ou Messenger.

  • L’IA développée par l’Université de Bari peut diagnostiquer la maladie d’Alzheimer 10 ans à l’avance

    Les chercheurs de l’université de Bari, en Italie, ont mis au point une IA capable de déceler les modifications cérébrales dix ans avant l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    Au terme de ses recherches, l’équipe a réussi à créer un algorithme apte à déceler les changements les plus infimes de structures dans le cerveau humain. Les premiers résultats ont été dévoilés en septembre 2017.

    67 scanners, 38 patients

    Les chercheurs en physique médicale et neurologie ont eu recours à 67 scanners IRM effectués sur 38 patients atteints d’Alzheimer et 29 autres patients sains. Les scientifiques ont divisé les scanners en plusieurs parties.

    Par la suite, l’IA a analysé la connectivité neuronale ou l’aptitude du cerveau à réorganiser les réseaux de neurones et leurs connexions entre elles.

    Deuxième étape d’analyse

    Pour s’assurer de l’efficacité de la technologie, les chercheurs ont effectué des tests plus poussés. Leur algorithme a dû analyser les IRM de 148 patients : 52 étaient en bonne santé, 48 souffraient d’Alzheimer et 48 autres présentaient des déficiences cognitives pouvant mener à l’Alzheimer.

    Une marge d’erreur de 14 %

    À l’issue des tests, l’intelligence artificielle a été capable de diagnostiquer l’Alzheimer dans 86% des cas. Elle a aussi permis de détecter la maladie avec un taux de réussite de 84% en se basant uniquement sur les problèmes cognitifs, alors que la déficience était encore minime.

    Pour l’instant, les analyses de cette intelligence artificielle sont encore à étudier au vu du nombre réduit de scanners qu’elle a analysés. Les données qui ont permis aux chercheurs d’effectuer les tests ont été fournies par l’Alzheimer’s Disease Neroimaging Initiative. Les scientifiques de l’Université de Bari comptent effectuer des tests complémentaires pour obtenir des résultats plus précis.

    Dr Marianna La Rocca a expliqué à la revue New Scientist que son équipe de chercheurs compte étendre cette technique pour établir des diagnostics précoces d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson.