Medtech

  • L’AP-HP créé le Digital Medical Hub, sa plateforme d’analyse des objets connectés en santé

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, a annoncé dans un communiqué de presse du 10 janvier 2018 le lancement de la première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé, le Digital Medical Hub (DMH), en partenariat avec la Fondation de l’AP-HP pour la recherche, et avec le soutien du laboratoire MSD France et de La Fondation du Souffle.

    Le DMH réunit un consortium de scientifiques des secteurs privé, institutionnel et public, qui vont évaluer l’usage et la pertinence, puis valider scientifiquement, les objets connectés et leurs applications mobiles de santé afin d’améliorer la qualité des soins.

    En janvier 2018, le DMH lance sa première étude auprès de patients transplantés pulmonaires – EOLE-VAL avec DOCAPOST, filiale du Groupe La Poste.

    « Le DMH va faciliter et fiabiliser le déploiement des services de santé connectée en évaluant leur potentiel médical, leur fiabilité, leur acceptabilité sociale et leur viabilité économique » explique le Pr Marie-Pia d’Ortho, chef de service, PU-PH Paris Diderot, qui pilote le projet.

    Le Digital Medical Hub porte son action de recherche et d’enseignement sur les thématiques suivantes :

    • évaluation et validation clinique des objets connectés en santé et leurs applications mobiles ;
    • stratégie d’intégration des nouvelles technologies dans le parcours des soins ;
    • valorisation et transfert des nouvelles technologies en santé ;
    • enseignement et formations (en santé numérique) des générations actuelles et futures.

    EOLE-VAL, première étude menée auprès de 25 patients transplantés

    L’étude EOLE-VAL évaluera sur deux ans la qualité des objets connectés de santé pour le suivi des patients transplantés pulmonaires à l’hôpital Bichat, ainsi que leur impact sur la pratique des soins et sur la relation professionnels/patients.

    Cette étude a obtenu une bourse de recherche de la Fondation du Souffle, ainsi qu’une bourse de recherche Inria. Elle s’appuie sur un partenariat avec DOCAPOST qui, via son Espace Numérique de Santé, intègre les solutions du Groupe Santé Tactio.

    25 patients transplantés pulmonaires seront équipés d’une valise médicale comprenant trois objets connectés :

    • le thermomètre patch Tucky de la société e-TakesCare, lauréate French IoT 2016 ;
    • le spiromètre SmartOne de la société MIR ;
    • l’oxymètre sous la forme d’une montre connectée de la société Oxitone, première montre d’oxymétrie de pouls au monde.

    Cette valise médicale sera associée à une application mobile permettant le suivi régulier et à distance des patients ainsi que l’anticipation de l’évolution de leur traitement

    Cette application permet :

    • d’organiser, via Bluetooth et réseau mobile, le circuit de collecte en temps réel des données mesurées par les capteurs connectés ;
    • de faire passer au patient, à intervalle régulier, des questionnaires numériques permettant de recueillir des informations sur son état de santé (fatigue, toux…) ;
    • de mesurer l’observance du patient.

    La bourse de thèse Inria est dédiée à l’analyse des données recueillies par capteurs dans un but pronostique. L’objectif est de proposer une méthode de prédiction précoce et en temps réel -« online »- des événements redoutés (comme l’infection ou le rejet dans le cas de la transplantation).

    Le potentiel porté par l’étude clinique EOLE-VAL conduit le DMH et DOCAPOST à envisager l’extension du projet au télésuivi des patients transplantés cardiaques.

    Le DMH étudie d’autres projets visant à évaluer différents outils

    Des applications mobiles et/ou dispositifs pour le sommeil, le suivi de la femme enceinte, le télésuivi de patients sous respirateur et autres seront évaluées.

    Les études prendront des formes diverses : mise à disposition de temps expert dans les étapes initiales de développement, mise en place d’études de type métrologiques de validation des mesures, études de recherche cliniques et médico-économiques, évaluation des usages, des pratiques et représentations.

  • Addiction: Temasek (Singapore) leads $50M Series B for the development of a digital program (US)

    Singapore’s state-run investment firm Temasek Holdings led a $50 million (€41.6 million) Series B financing round in early January 2018 in Pear Therapeutics, a US-based digital health company.

    Founded in 2013, Pear Therapeutics claimed to be the first company to receive FDA clearance for a prescription digital therapeutic to combat drug dependence.

    This financing will allow the firm to commercialize its lead programs and further develop its internet platform, the company said.

    A project supported by the Singapore Economic Development Board

    EDBI, the corporate investment arm of the Singapore Economic Development Board, also joined the round, as well as private investors, including 5AM Ventures (US), Arboretum Ventures (US), Jazz Venture Partners (US), Novartis (Switzerland) and the Bridge Builder’s Collaborative (US).

    Pear focuses on substance use disorder and mental health

    The main product of Pear Therapeutics is reSET, a prescription digital therapeutic to be used in conjunction with standard outpatient treatment for substance use disorder (SUD), which has been approved by the FDA in September 2017.

    Specifically, reSET is a twelve-week program designed to treat dependency on stimulants, cannabis, cocaine, and alcohol. Interventions and assessment tools are provided to the patient via a mobile health system, and the collected data is transmitted to a clinician dashboard.

    The technology is not yet usable for opioids, but Pear is hoping to get clearance for an opioid product called reSET-O.

    The global substance abuse treatment market is expected to reach $28 billion by 2025

    In 2016, the global substance abuse treatment market was estimated at US$13.22 billion (€11 billion), according to official figures, and is expected to reach US$27.91 billion (€ 23 billion) by 2025.

    In addition to its commercial products designed to treat addiction problems, the US company said it was also developing software-based treatments for schizophrenia, combat post-traumatic stress disorder, anxiety disorder, pain, major depressive order, and insomnia.

    Next step: demonstrating the clinical efficacy of therapeutics

    Prior to this round of financing, Pear had raised an undisclosed round of funding from 5AM Ventures in March 2015 and then US$20 million (€16.6 million) in February 2016 in a round led by Jazz Venture Partners, 5AM Ventures and Arboretum Ventures.

    « Our team made significant strides in advancing our pipeline of prescription digital therapeutics, » said Corey McCann, President and CEO of Pear Therapeutics (source: Dealstreetasia.com). We plan to use this additional capital to substantiate the clinical efficacy of our therapeutics across a variety of indications. »

    Temasek takes a close look at the healthcare market

    As of March 31, 2017, Singaporean company Temasek had a portfolio of US$275 billion (€228 billion). The firm had recently participated in an US$80 million (€66 million) round of financing in Tessa Therapeutics, a Singapore-based biopharmaceutical company, with other investors including EDBI (Singapore), Karst Peak Capital (Hong Kong), Heliconia Capital Management (a unit of Temasek Holdings) and Heritas Capital Management (Singapore).

  • Logiciels : Sephira lance l’outil de télétransmission mobile TiP ToP

    TiP ToP est un nouvel outil développé par Sephira, en complément de ses logiciels de facturation Intellio et Intellio AMC (20 000 médecins équipés), qui permet aux professionnels de santé de gérer plus facilement le tiers payant.

    Celui-ci prend en charge toutes les étapes clés de la gestion du tiers payant avec les complémentaires, simplifie la saisie, fait gagner du temps et garantit les paiements. Les premiers retours ont montré une diminution du taux constaté de rejets de paiements qui est passé de 4% à 0,2%.

    C’est lors d’une conférence de presse le 9 janvier 2018, que l’entreprise a présenté ce produit lancé en octobre 2017, ainsi que les résultats d’une enquête sur les pratiques de professionnels en matière de tiers payant.

    Une garantie de paiement

    TiP ToP permet une saisie simplifiée de la feuille de soin électronique et de la demande de remboursement électronique, avec acquisition des droits en ligne pour le remboursement obligatoire et complémentaire offrant ainsi une garantie de paiement. La solution propose un paiement des factures par virement bancaire à J+1 avec l’option TiP ToP+, disponible dans les prochaines semaines.

    Courant 2018, TiP ToP sera aussi proposé aux infirmières, et ouvert sur d’autres plateformes.

    Le tiers payant n’a-t-il que des bénéfices ?

    L’enquête réalisée par Sephira sur les pratiques sur le tiers payant montre que les professionnels qui facturent en tiers payant avec les caisses primaires d’assurance maladie sont satisfaits de ce système, pour 60 % d’entre eux. Toutefois les médecins généralistes sont 22 % à éprouver des difficultés avec leur caisse et à estimer que le système est contraignant.

    Le bilan est moins satisfaisant pour ceux qui pratiquent le tiers payant sur la part complémentaire : 22 % estiment que le fonctionnement est satisfaisant et 19 % ont choisi de ne pas pratiquer le tiers payant sur cette part complémentaire.

    Concernant les freins au tiers payant, les principales raisons sont la peur de perte financière (43%) et la peur que ce soit chronophage (40%). Or, Sephira affirme que ceux qui pratiquent déjà le tiers payant avancent exactement les raisons inverses de le faire et de continuer : sécurité de paiement et gain de temps.

    Les autres projets de Sephira : prise de rendez-vous en ligne et logiciels prescripteurs connectés

    Depuis décembre 2017, un service d’agenda et prise de rendez-vous en ligne, Sephiradispo est proposé en partenariat exclusif avec 118-218 DISPO, site de prise de rendez-vous en ligne édité par 118 218. Ce service permet aux professionnels de santé d’optimiser et gérer leurs rendez-vous à distance, à tout moment et depuis n’importe quel support et aux patients de prendre rendez-vous en ligne 24h/24 et 7j/7depuis le site dispo.fr.

    Du côté des logiciels, Sephira poursuit son développement dans le domaine des logiciels connectés avec la mise à disposition, dans les prochains mois, de logiciels prescripteurs et auxiliaires permettant d’exercer, facturer et télétransmettre en mobilité totale grâce à un lecteur de CV et CPS bluetooth, utilisable sur n’importe quel support (smartphone, tablette ou ordinateur portable).

  • Focus sur les principaux projets de santé numérique au Vietnam, secteur en plein développement

    Susann Roth, spécialiste senior du développement social à l’Asian Development Bank (Philippines), a livré fin décembre 2017 sur le site HealthInvestor Asia, son analyse du marché de la e-santé au Vietnam. Elle a plus précisément évoqué la manière dont le pays est en train de développer ses capacités dans le secteur de la santé numérique.

    Le gouvernement envisage notamment d’introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours de l’année 2018, de développer les technologies IoT au sein de l’industrie et de mettre en place un cadre légal précis afin d’uniformiser les normes du système de santé.

    Canada, Danemark et Corée du Sud : 3 exemples à suivre en matière d’e-santé

    Susann Roth explique que le Vietnam peut s’inspirer d’autres pays en matière de santé :

    • Le ministère de la Santé regarde notamment de près la situation au Canada, qui a investi 2,15 milliards de dollars US (1,8 Md €) dans son Health Infoway numérique, un programme de développement des données de santé sur internet. Il a réalisé des bénéfices estimés à 16 milliards de dollars US (13,4 Mds €) dans le secteur et ainsi amélioré à la fois la qualité des services de santé, l’accès aux soins et la productivité des équipes médicales en développant les systèmes d’information sur les médicaments, l’imagerie diagnostique et les dossiers médicaux électroniques des hôpitaux et des cliniques.

    Danemark et e-santé : un modèle économique intéressant sur le long terme

    • Le Danemark est, selon la spécialiste, l’une des meilleurs exemples de modèle économique sur le long terme en matière d’e-santé pour le Vietnam. Depuis 2009, le gouvernement danois a dépensé près de 335 millions de dollars US (280 M. €) en cyber-santé, soit environ 1 % de ses dépenses de santé à l’époque. Cet investissement a généré des économies annuelles comprises entre 53 à 78 millions de dollars US (entre 44 M. et 65 M. €).
    • Le pays asiatique peut également s’inspirer de la Corée du Sud, qui a récemment annoncé une augmentation des investissements dans les secteurs médical et sanitaire de plus de 100 millions de dollars US (83,5 M. €) au cours des deux prochaines années, « la majeure partie de cette activité étant concentrée sur la simplification administrative, l’ajustement des réclamations et les dossiers de santé électroniques », précise Susann Roth.

    Les PED peuvent directement « appliquer les dernières technologies à leur contexte »

    « L’avantage des pays en développement est qu’ils n’ont pas besoin de s’appuyer sur les systèmes d’information numériques hérités d’il y a vingt ans, estime-t-elle. Ils peuvent sauter le pas et appliquer les dernières technologies à leur contexte, comme le Vietnam le fait maintenant en passant rapidement du papier au numérique. »

    Data : l’intérêt sera porté sur les données pertinentes recueillies individuellement

    Le Vietnam construit rapidement sa capacité de santé numérique, observe l’experte. Le gouvernement sait que la santé numérique deviendra moins hiérarchique et davantage centrée sur le patient dans les années à venir.

    Les acteurs du secteur se préoccuperont moins des données agrégées sur la population et davantage des données pertinentes recueillies individuellement pour chaque patient. Une meilleure information sur la santé est en effet essentielle pour gérer des maladies chroniques plus complexes, qui nécessitent souvent plusieurs spécialistes et beaucoup d’échanges d’informations sur les patients.

    L’exemple du patient atteint de diabète

    Afin d’éclairer son propos, Susann Roth prend en exemple un patient atteint de diabète souffrant d’hypertension.

    • Il doit consulter un médecin de soins primaires pour effectuer des examens réguliers.
    • Il est également contraint de surveiller son taux de glucose, d’enregistrer les résultats et de consulter des spécialistes pour repérer d’éventuels signes précoces d’effets secondaires dus à la prise de médicaments contre l’hypertension par exemple.
    • Il dispose également d’un fichier complet de ses antécédents médicaux via divers dossiers de santé électroniques, des documents cruciaux en cas d’interventions d’urgence telles qu’une chirurgie et qui permettent de réduire les erreurs de traitement, de faire gagner du temps aux médecins, de limiter les formalités administratives et de faciliter les remboursements d’assurance.

    « Il est donc clair que la santé numérique peut réduire le fardeau administratif de la prestation des soins, améliorer sa qualité, la rendre plus efficace et améliorer l’autogestion [de la maladie pour les] patients. »

    Des « plans ambitieux » pour introduire un DSE national

    « Le Vietnam a [par ailleurs] des plans ambitieux pour introduire un système de dossier de santé électronique (DSE) à l’échelle nationale au cours des prochains mois ».

    Objectif : mieux gérer les patients au niveau des communautés locales et mieux comprendre les besoins de santé de la population tout en évaluant l’impact du système national d’assurance maladie.

    L’introduction des DSE comporte toutefois de nombreux défis, note Mme Roth. L’un d’entre eux est que les responsables de la santé vietnamiens devront se mettre d’accord sur les normes à instaurer en matière d’information sur la santé. Ils doivent en effet décider quels seront les codes d’échange d’informations à utiliser.

    « La normalisation est la base d’un échange d’informations de santé transparent et sécurisé au sein du système de santé numérique. Il faut une structure de gouvernance de la santé numérique pour permettre aux [acteurs de l’industrie] de déterminer qui a accès aux données, où et comment les données sont stockées et échangées de manière sécurisée (…). Bien sûr, la santé numérique est complexe et des erreurs seront sûrement commises. Mais il est important de commencer quelque part, puis de faire avancer le processus étape par étape. »

    Vers une adoption des technologies IoT

    Les technologies de la santé numérique évoluent également rapidement avec l’adoption de l’Internet des objets (IoT), ajoute Susann Roth.

    La technologie IoT conduira à des systèmes d’information sanitaire plus complexes, « car il faudra connecter plus d’appareils et plus de sources d’informations, idéalement liées aux dossiers de santé électroniques pour obtenir une image complète des patients. Des informations plus détaillées devront être échangées, ce qui dépend également de la bonne gouvernance et de la normalisation », analyse la spécialiste.

    HL7 FHIR : un cadre pour établir des normes au sein de l’industrie

    Le Vietnam a décidé d’utiliser le cadre HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) comme solution pratique pour l’échange de données sur la santé et l’interopérabilité des systèmes d’information.

    HL7 FHIR est un projet visant à l’établissement de normes au sein du secteur de la santé. Il s’agit d’un cadre comprenant divers formats et ressources de données ainsi qu’une interface de programmation d’application pour faciliter l’échange de dossiers de santé électroniques, en particulier dans des systèmes d’information complexes, y compris l’IoT.

    La solution FHIR améliore le partage de documents, comme les fichiers PDF, en exposant directement des éléments de données sensibles en tant que services, explique l’experte. Par exemple, les informations de base, comme les données sur les patients, les admissions à l’hôpital, les rapports de diagnostic et les médicaments prescrits peuvent toutes être récupérées et manipulées via l’URL de l’espace numérique respectif sur lequel elles sont stockées. Ce processus permet d’accélérer l’échange d’informations sur la santé et d’explorer de données à partir de documents complexes.

    « Bien qu’il soit encore tôt pour démontrer pleinement comment HL7 FHIR va modifier les technologies de la santé numérique, les experts prédisent qu’il va fondamentalement changer la façon dont les données de santé sont échangées, indique Susann Roth. HL7 FHIR permettra essentiellement aux pays de créer un « web santé » numérique en utilisant le protocole http comme plateforme d’échange d’informations et ainsi de créer un système d’information distribué, qui fournira des informations pertinentes à chaque utilisateur, tout en protégeant [sa] vie privée. Il encouragera également l’analyse stratégique des big data, la surveillance des patients en temps réel et les feedback [des utilisateurs]. »

    DSE : le Vietnam pourrait devenir un exemple à suivre en Asie

    L’objectif du Vietnam sur le long terme est de développer un réseau de santé connecté qui renforcera la coordination des soins et améliorera l’efficacité du système de santé en termes de coûts, de productivité et de sécurité, avec un accès rapide aux informations nécessaires à la prise de décision.

    « Si tout se passe comme prévu, le Vietnam sera le premier pays à revenu intermédiaire d’Asie à mettre en œuvre des DSE normalisés à l’échelle nationale avec HL7 FHIR », se réjouit Mme Roth, qui, de par son poste au sein de l’ADB, participera à cette transformation.

  • Vietnam: focus on major digital health projects, a sector in full development

    At the end of December 2017, Susann Roth, senior social development specialist at the Asian Development Bank (Philippines), delivered on the website HealthInvestor Asia her analysis of the eHealth market in Vietnam, and more precisely on how the country is developing its digital health capacity.

    Among the government projects are the introduction of a nationwide electronic health record (EHR) system during the year, the development of IoT technologies within the industry, and the implementation of the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework to improve health data exchange and information systems interoperability.

    Canada, Denmark and South Korea: 3 examples to follow in eHealth

    Roth said that Vietnam can be inspired by other countries in the digital health sector :

    • The Ministry of Health is closely watching the situation in Canada, which has invested US$ 2.15 billion (€1.8 billion) in its digital Health Infoway and achieved an estimated US$16 billion (€13.4 billion) in benefits in quality, access and productivity gains from investments made in tele-health, drug information systems, diagnostic imaging, and clinic electronic medical records.

    Denmark and eHealth: interesting long-term savings from going digital case

    • According to the specialist, Denmark is one of the best example of a long-term savings from going digital for Vietnam. Since 2009, the Danish government has spent nearly US$335 million (€280 million) on eHealth, about 1% of its healthcare spending at the time. This investment has generated annual savings between US$53 million and US$78 million (between €44 million and €65 million).
    • The Asian country can also draw inspiration from South Korea, which recently announced that it would increase investments in the medical and healthcare sectors by more than US$100 million (€83.5 million) over the next two years, « with most of this activity concentrated in areas related to administrative simplification, claims adjustment (…) and electronic health records », Susann Roth said.

    Developing countries can directly « apply the latest technologies to their context »

    « The advantage of developing countries is that they don’t have to build on legacy digital information systems from 20 years ago, » she added. « They can leapfrog and apply the latest technology to their context, like Vietnam is doing now by quickly moving from paper-based to digital. »

    Data: an increasingly concern about data content relevant for the individual patient

    Vietnam is rapidly building its digital health capacity, the expert observes. The government knows that digital health will become less hierarchical and more patient-centered in the coming years.

    Sector stakeholders will be less concerned with aggregated population data and more with data content relevant for the individual patient. Better health information is indeed essential for managing more complex chronic diseases, which often require several specialists and a lot of patient information exchange.

    The example of a patient with diabetes

    In order to shed light on the importance of digital data, Susann Roth takes as an example a diabetic patient with hypertension.

    • He/she needs to consult a primary care doctor for regular checkups.
    • He/she is also required to monitor his/her blood sugar levels, record the results, and consult specialists to identify any early signs of side effects due to the use of diabetes medication like hypertension, for example.
    • He/she also benefits from a complete record of his/her medical history through various electronic health records, crucial documents for emergency interventions such as surgery, and which reduce treatment errors, save time, cut red tape, and facilitates insurance reimbursements.

    « It is thus clear that digital health can decrease the administrative burden of care delivery, improving its quality, make it more efficient, and enhance patient self-management. »

    « Ambitious plans » to introduce a nationwide EHR

    « [In particular,] Vietnam has ambitious plans to introduce a nationwide electronic health record (EHR) system in the next months. »

    Goal : to better manage patients at the local community level, and to better understand the health needs of the population « while assessing whether the national health insurance scheme has had actual impact ».

    The introduction of EHRs, however, comes with many challenges, Mrs. Roth noted. One of them is that Vietnamese health officials will have to agree on health information standards. They have to decide which information exchange codes to use.

    « Standardization is the foundation for seamless, secure health information exchange within the digital health system. It requires a digital health governance structure to enable officials figure out who has access to data, where and how the data securely stored and exchanges (…). Of course, digital health is complex, and mistakes will be made for sure. But it’s important to start somewhere, and then take the process forward step by step. »

    Towards an adoption of IoT technology

    Digital health technology is also rapidly evolving with the adoption of the internet of things (IoT).

    IoT technology will lead to more complex health information systems, « since more devices and more sources of information will need to be connected, ideally linked to electronic health records to get a complete picture of patients. More detailed information will need to be exchanged, which again depends on good governance and standardization, » the expert said.

    FHIR: a framework for setting standards in the industry

    Vietnam has decided to use the HL7 Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR) framework as a practical solution for health data exchange and information systems interoperability.

    HL7 FHIR aims to set standards in the healthcare sector. It is a draft standard describing data formats and resources as well as an application programming interface for the exchange of electronic health records, particularly in complex information systems, including IoT.

    The solution improves the sharing of documents such as PDF files by directly exposing discrete data elements as services. For example, basic information such as patient data, admissions, diagnostic reports, and prescribed medications can each be retrieved and manipulated through their own resource URLs. This speeds up the exchange of health information and allows data mining from complex documents.

    « Although it is still early to fully demonstrate how HL7 FHIR will change digital health technology, experts predict that it will fundamentally change how health data is exchanged, » Susann Roth said. « HL7 FHIR will basically allow countries to create a digital “health web” by using the http protocol as an information exchange platform and thus create a distributed information system, which will provide relevant information to each user, while protecting privacy. It will also encourage strategic big data analytics, real-time patient monitoring, and feedback. »

    EHR: Vietnam could become an example to follow in Asia

    The long-term goal of Vietnam is to develop a connected health web that will enhance coordinated care and will improve health system efficiency in terms of cost, productivity and security, with quick access to the information needed for decision-making.

    « If everything goes according to plan, Vietnam will be the first middle-income country in Asia to implement nationwide standardized EHRs with HL7 FHIR, » said Mrs. Roth, who will be part of this transformation as a senior social development specialist at the Asian Development Bank.

  • Etude : résultats décevants d’un jeu vidéo dans le traitement de l’amblyopie (Jama Ophthalmology)

    Un jeu vidéo de type Tetris ne s’est pas révélé pertinent dans le traitement de l’amblyopie, un trouble qui se caractérise par une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux. Les résultats de l’étude* publiés le 4 janvier 2018 dans le Jama Ophthalmology ne montrent aucune différence entre ce jeu vidéo et un jeu placebo.

    Le jeu vidéo pour récupérer une vision binoculaire

    L’amblyopie est un trouble d’acuité visuelle qui touche entre 2 et 5% de la population. Un oeil a une acuité très diminuée, voire inexistante, alors que l’autre fonctionne correctement. Cette maladie est le plus souvent traitée par un masquage de l’oeil sain afin de forcer l’autre à travailler davantage. Cette méthode, assez stigmatisante, n’est par ailleurs efficace que chez les enfants.

    Depuis 2006, de nouvelles formes de prise en charge sont donc apparues. Elles consistent à faire travailler les deux yeux en même temps, en présentant des stimuli visuels à fort contraste à l’œil amblyope et d’autres avec un contraste inférieur à l’œil sain. Ce principe, visant à récupérer une vision binoculaire, a été appliqué à des jeux vidéo. Des études préliminaires ont montré des résultats prometteurs dans le traitement de l’amblyopie de l’enfant mais aussi de l’adulte.

    Un tetris pour traiter l’amblyopie

    Des chercheurs canadiens, néo-zélandais et australiens ont donc mis au point un essai multicentrique, randomisé, en double aveugle afin de comparer l’efficacité d’un jeu vidéo binoculaire à un jeu placebo. Entre mars 2014 et juin 2016, 115 participants âgés de 7 ans et plus atteints d’une ambyopie unilatérale ont été recrutés. La moitié d’entre eux devait utiliser un jeu vidéo de type Tetris, avec des blocs qui tombent, pendant une heure par jour pendant six semaines. Ce jeu se pratiquait à domicile sur un iPod Touch. Les membres du groupe contrôle jouaient à un jeu placebo qui présentait des images identiques aux deux yeux. Les résultats de cette étude ont été publiés en ligne, le 4 janvier, dans le Jama Ophthalmology.

    Résultats

    • La pratique du jeu vidéo n’a pas eu d’impact significatif sur l’amélioration des symptômes
    • Le jeu vidéo actif a amélioré l’acuité visuelle de 0,06 logMar (unité qui permet de quantifier l’acuité visuelle) alors que le jeu placebo l’a amélioré de 0,07
    • Le taux d’adhésion au jeu vidéo était plus faible dans le groupe actif que dans le groupe contrôle
    • Aucune différence d’impact n’a été noté entre les enfants et les adultes

    Vers des jeux plus attrayants pour mieux soigner

    Ces résultats décevants, aussi bien sur les symptômes que sur l’adhésion au traitement, font dire aux auteurs de ces travaux qu’ « un contenu plus attrayant et une plus grande variété de jeux aideront à maintenir l’attention pendant de longues périodes ». Les études les plus convaincantes avaient été menées en laboratoire. Dans ce contexte, les participants jouaient pendant une voire deux heures. A domicile, les malades jouaient plusieurs fois par jour mais pendant de courtes périodes. Un autre essai clinique randomisé est en cours. Il devrait permettre de savoir si la réponse au traitement de l’amblyopie par jeu vidéo est dépendant de sa durée.

  • Une Application de suivi pour aider les patients à mieux gérer leur santé mentale (Australie)

    Monsenso, une entreprise danoise qui développe des solutions mobiles pour la santé mentale, a annoncé début janvier 2018 avoir signé un partenariat avec l’association australienne de santé sociale On the Line afin d’épauler les conseillers de l’entreprise.

    Objectif : leur fournir des informations précises sur les patients pour qu’ils puissent les aider à gérer eux-mêmes leur anxiété, leur trouble bipolaire, leur trouble de la personnalité borderline, leur dépression, leur trouble de stress post-traumatique ou leur schizophrénie.

    Une application d’autogestion pour renforcer le lien entre conseillers et patients

    On the Line offre des services de consultation par téléphone mais aussi des services de discussion sur internet, des services de vidéo-conseil et de modération sur les réseaux sociaux 24h/24 et 7j/7 à plus de 80 000 personnes chaque année.

    La solution mHealth de Monsenso agira en tant qu’application proactive d’autogestion pour renforcer le soutien des personnes dans le besoin et la connexion entre les conseillers et les patients. Plus précisément, la technologie offrira un système de surveillance détaillé du quotidien des patients pour que les conseillers On the Line puissent accéder à des informations précises sur leurs clients. Ces données leur permettront d’aider les personnes qui les contactent à mieux gérer leur santé en personnalisant davantage leurs conseils.

    Des données précises seront récoltées sur les patients afin de personnaliser les interventions

    Les clients pourront enregistrer via l’outil diverses informations telles que leur niveau d’humeur et de stress, leurs heures de sommeil, les médicaments qu’ils prennent et les exercices physiques qu’ils pratiquent. Ces données seront intégrées au tableau de bord de l’application pour donner aux conseillers On the Line un aperçu et une analyse historiques pour chacun de leurs clients.

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins ambulatoires »

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins à distance et ambulatoires, estime Thomas Lethenborg, P.-D.G. de Monsenso (source : Monsenso.com). La collecte de données en temps réel et la synchronisation des informations entre clinicien et client peuvent contribuer à améliorer la qualité du conseil psycho-thérapeutique. »

    La technologie de Monsenso aidera les patients à identifier les signaux d’alerte

    « [L’outil] de Monsenso aidera les conseillers à avoir une vision plus claire [de l’état de santé quotidien de leurs clients], a déclaré de son côté Kim O’Neill, P.-D.G. d’On The Line. Pour nos clients, [la technologie] les aidera à gérer leur condition, à identifier les déclencheurs et les signaux d’alerte [afin de] leur permettre de mieux gérer leur santé sociale et leur bien-être. »

  • A monitoring mobile app to help patients better manage their mental disorders (Australie)

    Monsenso, a Danish company that develops mobile solutions for mental health, announced in early January 2018 that it had signed a partnership with the Australian social health association On the Line to support its counselors.

    The purpose is to give them accurate information about their clients in order to help them self-manage their own anxiety, bipolar disorder, borderline personality disorder, depression, post-traumatic stress disorder, or schizophrenia.

    A proactive self-management app to strengthen connection between counselors and patients

    On the Line offers telephone consultation, web chat, video chat and social media moderation services 24/7 to more than 80,000 people each year.

    Monsenso’s mHealth solution will be used as a proactive self-management mobile app to strengthen support and connection between counselors and patients. More precisely, the tool will offer a detailed routine monitoring system to help On the Line counselors access detailed information about their clients. These data will help counselors help clients to better manage their health by refining their interventions.

    Accurate patients data will be collected to improve counselors’ interventions

    Patients will be able to record some health information via the app such as mood level, stress, sleep hours, medications taken, and physical exercise. This data will be integrated into the app’s dashboard to give On the Line counselors an historical overview and analysis for each client.

    « Our mHealth solution is the ideal complement to outpatient care »

    « Our mHealth solution is the ideal complement to remote and outpatient care, » said Thomas Lethenborg, CEO of Monsenso (source: Monsenso.com). « The live-time data collection and synchronization between clinician and client can help enhance the quality of psychotherapeutic counseling. »

    Monsenso’s solution will help patients identify warning signs

    « The Monsenso solution will help counselors have a clearer picture of how their clients feel on a daily basis, » said Kim O’Neill, CEO of On The Line. For our clients, it will help them manage their condition, identify triggers and warning signs and empower them to better manage their social health and well-being. »

  • Des modèles de soins plus intelligents pour améliorer l’accès aux soins dans les zones reculées (NZ)

    Navilluso Medical, l’une des principales sociétés de santé néo-zélandaises, a annoncé fin 2017 s’être associée avec le ministère de la Santé de la Nouvelle-Zélande et l’Accident Compensation Corporation (ACC) pour explorer, concevoir et offrir de nouveaux modèles de soins en utilisant des systèmes plus intelligents afin d’améliorer les résultats de santé des Néo-Zélandais, en particulier dans les régions isolées du pays.

    Au cours des deux prochaines années, un montant total de 1,4 million NZD (828 000 €) sera affecté à un projet pilote visant à améliorer l’accès aux services et aux ressources de santé pour les personnes vivant dans des zones reculées ou difficiles d’accès.

    Navilluso va créer le 1er centre national de santé numérique en Nouvelle-Zélande

    Ce nouveau modèle de soins, baptisé « MAiHEALTH », sera évalué à la fin du projet.

    Navilluso Medical est dirigé par le Dr. Lance O’Sullivan. Ce dernier a développé iMOKO, un programme de santé numérique qui fournit des services de santé de première nécessité de haute qualité en se concentrant sur les personnes présentant des besoins importants, en particulier les enfants vulnérables.

    Limiter les inégalités et le manque d’accès aux soins via le numérique

    « Nous aspirons à créer des résultats en matière de santé qui traitent de problèmes tels que l’inégalité et le manque d’accès aux soins et qui nous permettent d’offrir une meilleure santé à plus de personnes et à moindre coût, a déclaré le Dr. O’Sullivan (source : Nzdoctor.co.nz). Ce nouveau partenariat est l’occasion pour la Nouvelle-Zélande de développer un programme de santé numérique innovant. »

    Le Dr O’Sullivan a déclaré qu’il entendait souvent parler de patients qui n’avaient pas accès à des médecins dans des endroits isolés. « Ces personnes ne [cherchent pas à consulter pour] des problèmes [de santé] triviaux, assure-t-il (source : Radionz.co.nz). [Cette situation] montre simplement que nous devons revoir la façon dont nous permettons aux gens d’accéder à la santé. »

    E-santé : rendre les régions de Nouvelle-Zélande plus attractives

    Navilluso Medical a l’intention de développer le premier centre national de santé numérique de Nouvelle-Zélande. Il sera basé à Kaitaia, dans le Northland. Ce projet permettra de favoriser la promotion de la région dans l’optique qu’elle devienne une base légitime pour les entreprises innovantes comme MaiHEALTH.

    NZ : les services de santé doivent rattraper leur retard en matière de high tech

    Selon le Dr. O’Sullivan, les services de santé doivent rattraper au plus vite leur retard dans le domaine des nouvelles technologies, très développées dans d’autres secteurs comme le commerce ou les loisirs. « Aujourd’hui, nous avons l’occasion d’utiliser la technologie pour [être plus ludique ou gagner en] commodité, comme c’est le cas avec les achats en ligne, Netflix, Uber et ainsi de suite, a-t-il déclaré (source : Nzdoctor.co.nz). Il s’agit de rendre notre population en meilleure santé d’une manière plus rapide, plus intelligente et plus économique. »

  • WDMH Academy : appel aux porteurs d’innovations pour participer à une série dédiée à la e-santé

    L’association AquitHealth organise sous la marque WDMH (When Doctors Meet Hackers), a lancé le 6 janvier 2018 un appel aux start-ups dans le domaine de la e-santé, ayant des produits innovants à proposer et souhaitant se positionner sur le marché de la e-santé, pour participer à un programme d’accélération sous forme d’une mini-série télé de 6 épisodes.

    Les participants sélectionnés pourront exposer leurs projets et, au fil des épisodes, grâce à un travail collaboratif, faire évoluer leurs capacités commerciales à développer du business. Ils pourront ainsi mettre à l’échelle leur activité.

    Pour les participants, c’est l’occasion de s’inspirer des autres, profiter de conseil d’experts et d’une levée de fond pour les finalistes.

    Ambitions du projet

    L’objectif est de donner de la visibilité aux start-ups et de repenser la santé à travers l’innovation. En réunissant des équipes toutes tendant vers le même objectif, le travail collaboratif qui se mettra en place permettra à chaque acteur d’en sortir enrichi.

    À raison d’une émission par mois, les participants seront confrontés à de nouveaux défis et à leur issue remporteront des récompenses.

    Le jury

    Le jury est composé de Cécile Monteil, directrice médicale à iLUMENS, Uwe Diegel, PDG de LifeInABox et Eric Sebban, président de Visiomed Group S.A.

    Inscription

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