Medtech

  • Une Application de suivi pour aider les patients à mieux gérer leur santé mentale (Australie)

    Monsenso, une entreprise danoise qui développe des solutions mobiles pour la santé mentale, a annoncé début janvier 2018 avoir signé un partenariat avec l’association australienne de santé sociale On the Line afin d’épauler les conseillers de l’entreprise.

    Objectif : leur fournir des informations précises sur les patients pour qu’ils puissent les aider à gérer eux-mêmes leur anxiété, leur trouble bipolaire, leur trouble de la personnalité borderline, leur dépression, leur trouble de stress post-traumatique ou leur schizophrénie.

    Une application d’autogestion pour renforcer le lien entre conseillers et patients

    On the Line offre des services de consultation par téléphone mais aussi des services de discussion sur internet, des services de vidéo-conseil et de modération sur les réseaux sociaux 24h/24 et 7j/7 à plus de 80 000 personnes chaque année.

    La solution mHealth de Monsenso agira en tant qu’application proactive d’autogestion pour renforcer le soutien des personnes dans le besoin et la connexion entre les conseillers et les patients. Plus précisément, la technologie offrira un système de surveillance détaillé du quotidien des patients pour que les conseillers On the Line puissent accéder à des informations précises sur leurs clients. Ces données leur permettront d’aider les personnes qui les contactent à mieux gérer leur santé en personnalisant davantage leurs conseils.

    Des données précises seront récoltées sur les patients afin de personnaliser les interventions

    Les clients pourront enregistrer via l’outil diverses informations telles que leur niveau d’humeur et de stress, leurs heures de sommeil, les médicaments qu’ils prennent et les exercices physiques qu’ils pratiquent. Ces données seront intégrées au tableau de bord de l’application pour donner aux conseillers On the Line un aperçu et une analyse historiques pour chacun de leurs clients.

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins ambulatoires »

    « Notre solution mHealth est le complément idéal des soins à distance et ambulatoires, estime Thomas Lethenborg, P.-D.G. de Monsenso (source : Monsenso.com). La collecte de données en temps réel et la synchronisation des informations entre clinicien et client peuvent contribuer à améliorer la qualité du conseil psycho-thérapeutique. »

    La technologie de Monsenso aidera les patients à identifier les signaux d’alerte

    « [L’outil] de Monsenso aidera les conseillers à avoir une vision plus claire [de l’état de santé quotidien de leurs clients], a déclaré de son côté Kim O’Neill, P.-D.G. d’On The Line. Pour nos clients, [la technologie] les aidera à gérer leur condition, à identifier les déclencheurs et les signaux d’alerte [afin de] leur permettre de mieux gérer leur santé sociale et leur bien-être. »

  • NHS England : le Centre national de cybersécurité a renforcé la sécurité du système de santé (bilan)

    Le National Cyber Security Center (NCSC), une agence appartenant au service de renseignements électroniques du gouvernement britannique (GCHQ), a publié début décembre un rapport synthétisant le travail accompli par l’organisation depuis sa création en octobre 2016.

    Ce premier bilan est plutôt positif. Le NCSC a réussi à renforcer la sécurité numérique du système de santé britannique en gérant avec efficacité plus de 1 000 rapports d’incidents et en contrant des dizaines de milliers d’attaques dites « de phishing » au cours de l’année.

    Plus de 79 000 attaques de phishing potentielles empêchées

    Au cours de ses douze premiers mois d’activité, le National Cyber Security Center a reçu 1 131 rapports d’incidents, dont 590 qui ont été classés comme « importants », indique le rapport de l’agence.

    Il déclare par ailleurs avoir empêché plus de 79 000 attaques de phishing* potentielles en bloquant les courriels malveillants portant un suffixe « @gov.uk ». Le document révèle également que l’organisation est parvenue à réduire à seulement une heure, contre 27 heures auparavant, la durée d’existence en ligne d’un site de phishing.

    Parmi les plus grandes opérations menées cette année par le NCSC figure la résolution de l’incident causé par le logiciel malveillant WannaCry, qui a perturbé plus d’un tiers des trusts du NHS England.

    * Le phishing est une forme de cyberattaque. Les victimes reçoivent un e-mail contenant un lien vers un site pirate sur lequel le(s) hacker(s) peuvent récupérer leurs données personnelles.

    « Le NCSC est en 1ère ligne pour protéger le RU contre [les] cyberattaques »

    « Le NCSC a réuni des compétences, des capacités et des partenariats sans pareil et, au cours de sa première année, a fait d’énormes progrès pour accroître et améliorer nos capacités cybernétiques, félicite Jeremy Fleming (source : Digitalhealth.net), directeur du Government Communications Headquarters (GCHQ). Il est en première ligne pour protéger le Royaume-Uni contre un nombre croissant de cyberattaques. »

    Cybersécurité et santé : les initiatives se multiplient au Royaume-Uni

    Des alertes SMS pour améliorer la communication en cas de cyberattaques

    NHS Digital a récemment mis en place un système permettant d’envoyer aux différents professionnels du NHS des mises à jour sur l’état du système de sécurité de l’établissement ciblé en cas d’incident de sécurité majeur. Il a été mis au point par la CareCERT, une équipe d’intervention dédiée à la gestion des urgences informatiques formée par NHS Digital à la demande du ministère de la Santé.

    Lors d’une cyberattaque, les alertes et mises à jour de la CareCERT sont envoyées à l’ensemble des cliniciens et à tout le personnel hospitalier. Les professionnels du NHS peuvent également avoir accès aux informations fournies par la CareCERT sur le site web de NHS Digital.

    Par ailleurs, l’agence travaille actuellement avec le National Cyber Security Center pour « établir un réseau de professionnels de l’informatique et de la sécurité dans les domaines de la santé et des soins », capable de fournir une assistance aux établissements et au personnel médical en cas d’attaques.

    Pays de Galles : un programme d’accélération pour les start-up IoT

    Un nouveau programme d’accélération de douze semaines vient d’être lancé au Pays de Galles. Il vise à apporter un soutien financier et stratégique aux start-ups du secteur de l’IoT spécialisées dans la cybersécurité, les services de soins et d’autres domaines clés de l’industrie.

    Dix participants seront sélectionnés pour rejoindre le programme. Ils recevront chacun un investissement de 50 000 livres sterling (56 600 €) et une formation supplémentaire d’une valeur de 70 000 GBP (79 200 €), en échange d’une participation de 10 % dans l’entreprise.

    Les start-up retenues auront également accès à des installations et à des locaux gratuits pour les aider à développer leurs activités.

    Le projet a été mis en place par Innovation Point, The Accelerator Network, Barclays Eagle Labs, Inspire Wales et la Development Bank of Wales.

  • Etude : les ophtalmologistes estiment que les EHR ont fait baisser leur productivité (Jama)

    Une majorité d’ophtalmologistes a adopté le dossier patient électronique (EHR). Pourtant, si 72% de ces spécialistes ont abandonné le papier, ils jugent sévèrement l’arrivée de cette nouvelle technologie. D’après une étude publiée le 28 décembre dans le Jama Ophthalmology, 75% estiment que les EHR ont fait grimper leurs charges et diminuer leur productivité.

    Le dossier électronique devenu majoritaire

    En 2006, une première étude sur le dossier patient électronique (EHR, Electronic Health Records) avait révélé que seulement 19% des ophtalmologistes américains avaient adopté cet outil. Le taux de satisfaction chez ces pionniers était en revanche élevé : 69% d’entre eux se disaient satisfaits des EHR. La mise en place d’incitation à l’adoption du dossier médical électronique s’est révélée efficace puisqu’en 2011, 47% des ophtalmologistes étaient passé aux EHR. En revanche, le taux de satisfaction avait commencé à baisser.

    Des opinions très mitigées

    Une nouvelle étude a été menée chez les spécialistes de la vue afin de suivre le taux d’adoption de la technique mais aussi, en parallèle, le ressenti des médecins concernant son impact sur la productivité. Quelque 2000 membres de l’American Academy of Ophthalmology ont reçu un questionnaire par mail entre 2015 et 2016; 348 (soit 17,4%) ont répondu.

    Résultats

    • 72,1% des ophtalmologistes utilisaient un système de dossier patient électronique
    • 2/3 avaient recours aux EHR dans un but clinique (e-prescription, gestion des images, documentation clinique…) En 2011, l’utilisation des EHR était surtout administrative.
    • 52% stockaient leurs données localement, 34% sur un serveur externe et 10% ne savaient où étaient stockées leur data

    Une baisse de la productivité ressentie

    Les ophtalmologistes ont également été interrogés sur leur niveau de satisfaction concernant leur système d’electronic health records :

    • 49% se sont déclarés satisfaits de leur système de gestion d’image et 50% de documentation clinique
    • 41% des ophtalmologistes interrogés estiment que leurs revenus ont baissé suite à l’adoption du dossier électronique, 35% estiment qu’ils sont restés stables, et 9% qu’ils ont augmenté
    • 76% estiment que l’attitude des patients vis à vis des EHR est positive
    • 35% déclarent que les EHR ont affecté négativement la qualité des soins, 25% que cette technologie a eu un effet positif et 36% qu’elle n’a pas eu de conséquence

    L’impossible retour au papier

    Malgré ces sentiments mitigés, plus de la moitié des ophtalmologistes (52%) recommanderaient à leurs confrères de passer au dossier électronique et ils ne sont « que » 36% à se dire prêts à retourner au papier. Et en la matière, les jeunes et les seniors partagent le même retour d’expérience. Pourtant, 60% de l’ensemble des spécialistes déclarent que des « erreurs » interviennent quelquefois, voire souvent, avec les EHR.

    Par ailleurs, le sentiment de baisse des revenus n’est pas corroboré par des chiffres. Trois larges études ont, au contraire, montré qu’il n’y avait eu aucune diminution du nombre de patients par spécialiste avec l’arrivée du dossier patient électronique. Les auteurs de l’étude avancent l’hypothèse que les ophtalmologistes qui ont répondu sont peut-être ceux qui étaient le plus mécontents. Ce qui pourrait constituer un biais.

    Vers des EHR plus conviviaux

    « Les sondages révèlent une insatisfaction croissante dans l’utilisation des EHR », déclare cependant l’un des auteurs de l’étude. Dans un monde parfait, ces systèmes devraient aider les fournisseurs à prodiguer des soins efficaces aux patients et incluraient une interface positive et conviviale, a-t-il ajouté. Selon lui,  » nous finirons avec de tels systèmes si les intervenants, y compris les professionnels de la santé qui utilisent le dossier électronique, et ceux qui les conçoivent travaillent ensemble. »

  • #CES2018 : La e-santé à l’honneur parmi les 364 start-ups françaises présentes au CES de Las Vegas

    L’édition 2018 du Consumer Electronic Show de Las Vegas débute mardi 9 janvier 2017. Jusqu’au 12 janvier, 364 start-ups françaises y exposeront leurs innovations. La France représente le 3e pays, derrière les Etats-Unis et la Chine. Le CES est l’occasion, pour de nombreuses start-ups françaises, d’exposer leurs outils et de trouver des investisseurs.

    La santé est largement représentée au sein de la délégation française, avec 50 exposants français spécialisés dans la e-santé. Les innovations exposées couvrent un vaste choix d’outils et de solutions technologiques pour répondre aux défis sanitaires qui se présenteront à la population mondiale.

    Parmi les outils français exposés, sont ainsi proposés à titre non exhaustif : un simulateur de réalité virtuelle permettant de s’entraîner virtuellement à la pratique chirurgicale (SimForHealth), un logiciel visant à rendre internet accessible aux aveugles et malentendants (Facil’iti, par ITI Communication), un carnet de santé numérique produit par Ducapost (filiale du Groupe La poste), une application mobile pour le suivi et le traitement quotidien du diabète (DiabiLive par MirambeauAppCare), un outil d’évaluation en temps réel des risques cardiovasculaires (CardioNexon, par @Health) ou un bandeau connecté qui améliore la qualité du sommeil quotidien (Dreem, par Rythm).

  • La place du numérique dans la coordination des soins, colloque TIC Santé, 7-8 février 2018 à Paris

    Au cours de deux journées de débat, le colloque TIC Santé 2018 permettra aux participants de bénéficier de l’éclairage d’experts, de témoins et de professionnels qui travaillent sur des applications et des projets qui contribuent à l’amélioration des parcours de santé et à la démocratie sanitaire.

    L’objectif de la journée du 7 février 2018 est de cerner le défi organisationnel la place pour le numérique dans la coordination des soins :
    • appréhender les enjeux du numérique pour la coordination des parcours de soins et de santé ;
    • débattre autour des questions techniques, organisationnelles soulevées par la coordination des activités au sein des territoires de santé.

    L’objectif de la journée du 8 février 2018 est de savoir comment le numérique impacte la formation des acteurs de santé :
    • identifier l’impact de la transformation numérique sur les dispositifs de formation des acteurs de santé;
    • partager et échanger des pratiques de formation et de coordination innovantes entre professionnels et structures de formation.

    Les grandes lignes du programme

    Mercredi 7 février 2018

    • 9h15-10h15 Conférence inaugurale

    Actualités institutionnelles de la e-santé – Représentant du Ministère des solidarités et de la santé (à confirmer)

    La transformation numérique des organisations et l’évolution des modes de management

    Pr Etienne Minvielle – Titulaire Chaire Management des organisations de santé à l’EHESP

    • 11h-12h15  Table ronde : La transformation numérique des rapports au temps et à l’espace au sein des GHT et dans les liens ville hôpital
    • 14h-15h15  Table ronde : Le numérique pour accompagner le parcours de vie et enrichir les relations soignants-soignés
    • 15h30-16h45 Table ronde : Le numérique catalyseur des coordinations et de l’inter-professionnalité

    Jeudi 8 février 2018

    • 9h-10h Conférence : « Pourquoi et comment la transformation digitale impacte la formation des acteurs de santé ? » Christophe Jeunesse – Directeur du Département de Sciences de l’Éducation à l’Université Paris Ouest Nanterre 
    • 10h à 11 h 15 – Session 1 : Quel rôle pour les usagers et patients engagés dans des dispositifs de formations numériques ?
    • 11h45-13h – Session 2 : Quels nouveaux modèles de formation intégrés à l’activité ?
    • 14h45-16h – Session 3 : Expériences de mutualisation et de coopération en formation initiale et continue des professionnels de santé
  • Cancer du foie : Singapour et la Corée développent la plateforme Avatar pour améliorer le traitement

    Une équipe de scientifiques et de chercheurs issus d’instituts singapouriens a annoncé fin décembre 2017 avoir signé un partenariat avec l’Institute of Refractory Cancer Research du Samsung Medical Center (SMC), basé en Corée du Sud, afin de développer la première plateforme numérique au monde, cliniquement fiable, capable d’améliorer de manière significative le traitement du carcinome hépatocellulaire (CHC), un cancer primitif du foie.

    Vers une étude précise des tumeurs CHC

    Baptisée « Avatar », la nouvelle plateforme fournira des données permettant d’établir des diagnostics et des avis médicaux fiables en fonction du profil de chaque patient et dans un délai de trois semaines, contre trois ou quatre mois en moyenne actuellement.

    Ainsi, l’étude d’échantillons de tumeurs CHC provenant de patients diagnostiqués va pouvoir contribuer à l’élaboration de modèles d’études d’intégration de gènes in vivo et à la délivrance de données permettant d’évaluer l’efficacité des traitements. Ils seront validés dans l’optique de fournir une analyse de précision et d’améliorer les résultats pour les patients.

    Une combinaison des points forts de programmes singapouriens et sud-coréens

    La collaboration visant à déployer la plateforme s’appuie sur les points forts de programmes actuellement développés sur la maladie dans les deux pays, dont principalement :

    • 1. le programme phare de recherche translationnelle et clinique (TCR) sur le cancer du foie de Singapour ;
    • 2. l’Avatar Platform, un programme de recherche translationnelle sur le cancer réfractaire mis en oeuvre par l’Institute of Refractory Cancer Research du SMC.

    « Singapour a atteint l’excellence (…) dans la recherche translationnelle concernant le CHC »

    1. Le programme de TCR a permis d’identifier des cibles thérapeutiques utiles au développement de médicaments et de la médecine de précision. Il combinera l’expertise d’autres programmes issus de l’Institut des sciences du cancer de Singapour (CSI Singapore), du A*STAR’s Genome Institute of Singapore (GIS), de l’Institut singapourien de biologie moléculaire et cellulaire (IMCB), du Centre national du cancer de Singapour (NCCS) et de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    « Singapour a atteint l’excellence dans la recherche en amont et dans la recherche translationnelle concernant le CHC, a déclaré le Pr. Pierce Chow, chercheur principal de l’équipe mais aussi directeur chirurgical de la Comprehensive Liver Cancer Clinic du NCCS, professeur à l’école de médecine Duke-NUS et membre associé de l’université au GIS (source : Enterpriseinnovation.net). Cette initiative rassemble les forces de nos institutions en combinant les efforts de notre programme phare existant dans le cancer du foie avec d’autres programmes. »

    La plateforme sera améliorée afin d’être utilisée pour d’autres cancers

    2. L’équipe souhaite améliorer la plateforme numérique Avatar pour qu’elle puisse être utilisée pour les maladies allant du cancer du cerveau au CHC.

    Elle compte également mettre en place avec le Samsung Medical Center un laboratoire commun basé à Singapour, au sein duquel devraient débuter dans deux ans des collaborations de recherche avec l’industrie pour le développement de médicaments.

    « L’Avatar Platform (…) a été développée avec le soutien du ministère de la Santé et du Bien-être [sud-coréen] pour fournir des traitements aux patients présentant un cancer réfractaire. Nous sommes ravis d’apporter ces technologies et ce savoir-faire à cette collaboration [afin de] créer un effet synergique pour les deux parties », s’est réjoui le Pr. Do-Hyun Nam, chercheur principal du SMC pour cette initiative, directeur de l’Institute of Refractory Cancer Research et professeur au département de neurochirurgie du Samsung Medical Center.

    « Nous espérons (…) offrir le meilleur traitement personnalisé au monde »

    « Grâce à ce partenariat, nous espérons construire un réseau mondial solide pour la médecine de précision et espérons être en mesure d’offrir le meilleur traitement personnalisé au monde pour les patients atteints de cancer du foie », a déclaré le Pr. O Jung Kwon, président du SMC.

    L’équipe espère « accélérer le développement de médicaments »

    « En raison de l’hétérogénéité du cancer du foie, il n’existe actuellement que peu de médicaments ayant une efficacité prouvée pour le cibler, a précisé le professeur associé William Hwang, directeur médical du NCCS. Cette nouvelle plateforme permettra aux chercheurs et aux laboratoires pharmaceutiques de travailler ensemble pour mieux comprendre la maladie. Nous espérons que cela nous permettra d’accélérer le développement de médicaments et d’élargir les options de traitement pour les patients atteints de CHC. »

  • Liver cancer: Singapore and South Korea develop Avatar Platform to improve treatment

    A team of scientists and researchers from Singapore institutes announced at the end of December 2017 that it had signed a partnership with the Samsung Medical Center (SMC) Institute of Refractory Cancer Research, based in South Korea, to develop the world’s first clinically reliable digital platform, capable of significantly improving the treatment of hepatocellular carcinoma (HCC), a primary liver cancer.

    An accurate study of HCC tumors

    Called « Avatar », the new platform will provide patient-specific diagnostics and predictive data in a clinically relevant timeframe of three weeks, versus three-four months.

    Thus, the study of patient-derived HCC tumor samples can contribute to genomic integration in vivo model studies and drug screening data. These will be validated in order to deliver precision analysis and improve patient outcomes.

    Bringing together the strengths of programs from Singapore and South Korea

    The collaboration to roll out the Avatar platform leverages the strengths of programs currently being developed on the disease in both countries, mainly:

    • 1. the Translational & Clinical Research (TCR) flagship program for liver cancer in Singapore ;
    • 2. the Avatar Platform, a refractory cancer translational research program established by the SMC’s Institute for Refractory Cancer Research in Seoul (South Korea).

    « Singapore has achieved excellence (…) in translational research on HCC »

    1. The TCR program has uncovered useful drug targets that provide critical data for drug development and precision medicine. It will combine the expertise of other programs from the Cancer Science Institute of Singapore (CSI Singapore), A * STAR’s Genome Institute of Singapore (GIS), Singapore Institute of Molecular and Cell Biology (IMCB), the National Cancer Center Singapore (NCCS) and National University of Singapore (NUS).

    « Singapore has achieved excellence in upstream and translational research in HCC, » said Prof Pierce Chow, lead principal investigator of the team, surgical director of the Comprehensive Liver Cancer Clinic at NCCS, Professor and Course Director at the Duke-NUS Medical School, and an Associate Faculty Member at GIS (source: Enterpriseinnovation.net). « This initiative brings together the strengths of our institutions, combining the efforts of our existing flagship program in Liver Cancer with other programs. »

    The platform will be improved to be used for other cancers

    2. The team wants to improve the Avatar digital platform so that it can be used for disease areas ranging from brain cancer to HCC.

    It also plans to set up a joint laboratory based in Singapore with Samsung Medical Center, which will start research collaborations with the industry for drug development within two years.

    « The Avatar Platform (…) was developed with strong support from the Korean government’s Ministry of Health and Welfare to provide treatment for refractory cancer patients. We are keen to contribute to these technologies and know-how to this collaboration, which will create a synergistic effect for both sides, » said Prof. Do-Hyun Nam, lead principal investigator of SMC for this initiative, director of the IRCR and professor of the Department of Neurosurgery at SMC.

    Liver Cancer: « We hope to (…) provide the world’s best genome based personalized treatment « 

    « Through this partnership, we are expecting to build a firm global network for precision medicine and hope to be able to provide the world’s best genome based personalized treatment for liver cancer patients, » said Prof. O Jung Kwon , president of Samsung Medical Center.

    The team would like « to accelerate drug development and expand treatment options »

    « Due to the heterogeneity of liver cancer, there are currently only few drugs with proven efficacy to target it, » said associate professor William Hwang, medical director of NCCS. « This new platform will allow researchers and pharmaceutical companies to work together to understand the disease better. We hope this will enable all of us to accelerate drug development and expand treatment options for HCC patients. »

  • Maintien à domicile : le CHU de Montpellier reçoit 40 000€ pour développer une App pour les patients

    Le Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier va tester dans deux de ses services – l’Unité de chirurgie et d’anesthésie ambulatoire à l’hôpital Gui-de-Chauliac et le Service d’oncologie thoracique à l’hôpital Arnaud de Villeneuve – une application smartphone d’accompagnement à domicile des patients, comme l’explique l’établissement dans un communiqué du 26 décembre 2017.
    Cette solution, qui devrait être mise en service au cours du premier trimestre 2018, a pu être mise en œuvre grâce à une aide de 40 000 euros versée par le fonds Pr Henri Pujol et la Caisse d’Epargne au fonds Guilhem, rattaché au CHU.

    Rendre le patient pro-acteur de sa santé

    Cette solution dans le suivi des patients tout au long de leur parcours de soins peut être utilisée par le patient lui-même ou par un proche. Elle a pour objectifs :

    •  de faciliter la prise de contact avec le service de soins en favorisant la continuité et la coordination des soins après le retour à domicile ;
    • d’apporter une réponse aux interrogations des patients et de leurs proches après et entre les différents temps d’hospitalisation grâce à des informations et conseils en ligne ;
    • de rendre le patient pro-acteur de sa santé, en lui permettant de disposer de certaines informations générales sur sa santé et sur son éducation thérapeutique et d’enregistrer certaines données liées à sa santé, et en lui offrant un contact dématérialisé avec son équipe médicale.

    Un contact direct avec l’équipe soignante

    Sur l’application, le patient retrouve son parcours de soins incluant un ensemble d’événements (consigne, questionnaire, rendez-vous, prescription, conseil, coaching) positionnés dans son agenda en fonction de son traitement.

    Le patient ou le proche dispose également d’un contact direct avec l’équipe soignante via une messagerie interne à l’application. L’équipe soignante, quant à elle, dispose d’un système d’alertes et de rappels qui contribue à sécuriser le parcours de soins du patient.

  • Etude : l’intelligence artificielle pourrait dépister la rétinopathie diabétique (Jama)

    Un système d’intelligence artificielle basé sur du deep learning a permis de dépister des cas de rétinopathie diabétique avec des taux de spécificité et de sensibilité de l’ordre de 90%. Les résultats de l’étude* publiée le 12 décembre 2017 dans le Jama montre que des systèmes d’intelligence artificielle pourraient combler les manques de professionnels formés à cet acte technique.

    Le deep learning pour suppléer le manque de professionnels

    En 2040, 600 millions de personnes dans le monde souffriront de diabète. Et un tiers d’entre elles risquent de développer une rétinopathie diabétique. Dépister cette pathologie avant que la cécité ne s’installe représente donc un enjeu majeur de santé publique. Mais le manque de professionnels formés et le coût de tels programmes de dépistage constituent des obstacles importants.

    Un dépistage automatisé de la rétinopathie

    Des chercheurs issus de différents pays (Singapour, Mexique, Hong Kong, USA, Allemagne, Chine) ont donc mené une étude afin d’évaluer la performance d’un système de deep learning pour dépister la rétinopathie diabétique, mais aussi le glaucome et la DMLA. Pour tester les algorithmes, près de 500 000 images rétiniennes ont été analysées. Dans cette phase de validation, deux professionnels avec plus de 5 ans d’expérience ont analysé eux-mêmes les images pour repérer les discordances. Il aura fallu plus d’un an et demi pour rassembler toutes les images et valider le système de deep learning. Les résultats de ces travaux ont été publiés le 12 décembre 2017 dans le Jama.

    Résultats

    Sur l’ensemble des images, l’intelligence artificielle a identifié près de 7% de cas de rétinopathie diabétique (allant du stade modéré au stade sévère menaçant la vision).

    Pour les cas les plus modérés :

    • Le taux de sensibilité (avoir le moins de faux négatifs possibles) était de 90%
    • Le taux de spécificité (avoir le moins de faux positifs possibles) était de 91,6%

    Pour les cas les plus sévères :

    • Le taux de sensibilité était de 100%
    • Le taux de spécificité était de 91,1%

    Pour le glaucome :

    • Le taux de sensibilité était de 96,4%
    • Le taux de spécificité était de 87,2%

    Pour la DMLA :

    • Le taux de sensibilité était de 93,2%
    • Le taux de spécificité était de 88,7%

    A titre de comparaison, les recommandations concernant le dépistage de la rétinopathie diabétique fixaient la sensibilité minimale à 60% en Australie, à 80% au Royaume-Uni, et à 90% à Singapour.

    Une machine très sensible

    Dans l’étude, les performances de l’intelligence artificielle sont donc légèrement supérieures à celles des professionnels, concernant la sensibilité. Et c’est notamment le cas dans la rétinopathie sévère :

    • 100% de sensibilité pour l’IA contre 88,5% pour les professionnels de santé
    • 91,1% de spécificité pour l’IA contre 99,6% pour les professionnels de santé

     

    En revanche, pour la DMLA, le système de deep learning se montre moins performant :

    • 92,1% pour l’IA contre 98,2% pour les médecins

    Enfin, quand le système de dépistage est totalement automatisé, les taux de sensibilité et de spécificité passent respectivement à 93% et 77,5%.

    Les auteurs de l’étude estiment donc que les performances du système de deep learning sont acceptables et comparables au système de dépistage traditionnel. « Le dépistage totalement automatisé pourrait se révéler très utile dans des communautés où aucun programme de dépistage n’est en place », concluent-ils.

  • Bonnes résolutions 2018 : 16 start-ups de la e-santé s’associent pour aider les Français à les tenir

    « Tenir mes bonnes résolutions avec la HealthTech », tel est le nom de l’opération lancée le 2 janvier 2018 par 16 start-ups françaises du secteur de la e-santé. Le principe de cette opération, initiée par MonDocteur, est très simple : les start-ups proposeront tout au long du mois de janvier 16 bonnes idées pour aider les Français à tenir leurs bonnes résolutions santé en 2018.

    Selon un sondage réalisé par MonDocteur en novembre 2017, 96% des Français ne tiennent pas les résolutions qu’ils se fixent au début de chaque nouvelle année. Face à ce constat, les avancées en matière d’e-santé semblent être privilégiées : plus de 89% des femmes et 73% des hommes interrogés pensent que les innovations peuvent les aider à respecter le contrat moral des résolutions comme arrêter de fumer, reprendre une activité physique ou manger plus lentement/sainement.

    • 16 acteurs pouvant accompagner les Français dans la réussite de leurs objectifs

    Voici les 16 bonnes idées développées par la HealthTech pour venir en aide aux Français :

    • Mieux se soigner : 
      • Alan un assureur santé 100% en ligne ;
      • Hellocare, service de télécommunication médicale ;
      • MonDocteur pour faciliter la prise de rendez-vous médicaux ;
      • MyDiabby, une plateforme de surveillance des diabètes 1 et 2.
    • Arrêter de fumer : JICC et son briquet connecté
    • Être plus en forme : 
      • Bloomizon, un site Internet qui détermine les besoins en vitamines sur mesure ;
      • Bluetens, un programme d’électrothérapie piloté par une application, pour apaiser les douleurs ;
      • Petit BamBou, un service de méditation mobile.
    • Faire face à la pollution : Plume Labs, qui développe un capteur connecté pour surveiller l’air.
    • Mieux dormir : 
      • Holi, une ampoule connectée simulateur ;
      • Moona, un dispositif composé d’une membrane qui se glisse dans l’oreiller et un boîtier à placer sur la table de nuit, afin d’adapter la température de l’oreiller pendant la nuit.
    • Mieux se nourrir : 
      • Slow Control, une fourchette intelligente et connectée pour manger plus lentement ;
      • Yuka, une application mobile 100% indépendante qui permet de scanner le code-barres des produits alimentaires afin de connaître leur impact sur la santé.
    • Mieux vivre sa grossesse avec WeMoms, un réseau social de mamans connectées.
    • Perdre du poids :
      • LSee, un tracker métabolique qui mesure la dégradation des graisses en temps réel à partir d’une simple goutte de sang déposée sur une bandelette ;
      • La balance intelligente Nokia Body + fixe les bons objectifs.

    Le site Internet www.tenirmesresolutions.fr regroupe l’ensemble des informations.