Medtech

  • Les Français majoritairement favorables au développement du numérique en santé (Sondage BVA)

    « Le développement numérique va permettre à la recherche médicale de réaliser de nombreux progrès », d’après 76% des Français ; 68% d’entre eux pensent que le numérique va contribuer à améliorer la qualités des soins proposés aux patients.

    Telles sont les conclusions d’un sondage réalisé par l’Observatoire du numérique Digital Society Forum – BVA, intitulé « l’impact du numérique sur la vie quotidienne des Français », publié le 19 décembre 2017.

    Méthodologie de l’étude

    L’étude a été réalisée par l’Institut BVA par internet, du 1er au 4 décembre 2017, auprès d’un échantillon de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française.

    La perception des outils et services numériques dans le domaine de la santé

    54% des sondés déclarent posséder au moins un objet de santé connecté ou digital

    • 29% d’entre eux utilisent régulièrement l’objet de santé connecté ou digital qu’il possède ;
    • les objets les plus fréquemment cités sont les tensiomètres (32% des sondés en possèdent un), les balances qui analysent des données liées au poids et à la masse musculaire (22%) et les bracelets ou montres connectés qui mesurent l’activité physique (17%).

    Les outils et services numériques facilitent les relations entre patients et professionnels de santé

    • 62% des professionnels de santé interrogés (médecins, pharmaciens, laboratoires, etc.) estiment que les outils et services numériques (objets connectés, prise de rendez-vous sur internet, dossier médical numérisé, etc.) renforcent et facilitent la relation qu’ils entretiennent avec leurs patients ;
    • 57% des services administratifs auxquels a été soumis le questionnaire (parmi eux, les services de l’Assurance maladie, les mutuelles, etc.) et 53% des hôpitaux partagent également cet avis.

    La perception du numérique dans le domaine de la santé préventive

    78% des sondés jugent que les outils et services numériques sont de nature à aider les Français à « améliorer leur comportement » en matière de santé préventive

    • Les 18-24 ans adhèrent à cette idée à 83%, contre 80% des actifs interrogés ;
    • En revanche, 22% des sondés doutent de l’utilité de ces outils en matière de santé préventive, dont 30% de seniors de 65 ans et plus et 28% de personnes interrogées souffrant d’une maladie chronique.
    • En revanche, 60% des sondés estiment que l’usage de ces outils ne font pas du médecin quelqu’un de plus ou moins compétent. 

    6 Français sur 10 sont opposés au développement de la télémédecine

    • 40% des sondés sont favorables au développement des consultations médicales par internet ;
    • 60% y sont opposés, dont une majorité de femme (66%).

    Le développement du numérique est perçu comme ayant des impacts positifs

    Une perception globalement positive du numérique en santé 

    • 76% des personnes interrogées pensent que le développement du numérique va permettre à la recherche médicale de réaliser des progrès significatifs au cours des prochaines années ;
    • 68% des sondés considèrent qu’il va participer d’une amélioration de la qualité des soins ;
    • 63% des sondés jugent qu’il va contribuer à améliorer la santé des Français ;
    • 54% jugent enfin que le développement du numérique va limiter les déficits du système de soins.

    De faibles réticences vis à vis du numérique en santé

    • Seuls 16% des professionnels interrogés se disent opposés au développement du numérique;
    • 25% des patients s’y montrent également réticents. 

    Enfin, les Français se disent prêts à partager leurs données personnelles à hauteur de 80% avec les professionnels de santé, 79% avec les hôpitaux et 60% avec les chercheurs et les universitaires.

  • E-santé et formation : la Saison 4 du MOOC sur l’essentiel de la e-santé débute le 19 mars 2018

    Les objectifs du MOOC « L’essentiel de la e-santé, proposé par FORMATICSanté est de permettre aux professionnels et étudiants en santé :
    – d’acquérir des connaissances nécessaires pour comprendre les enjeux et découvrir les différents domaines et les principales applications e-santé ;
    – de partager un questionnement et échanger des expériences en vue de faciliter les démarches de collaboration et de coopération dans le cadre de projets e-santé.

    La nouvelle session, enrichie par rapport aux précédentes, se déroule entre le 19 mars et le 30 avril 2018.
    Des sujets tels que l’éthique des usages des applications e-santé, les serious games en santé ou les PTA sont abordés dans ce « parcours découverte ».

    Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes jusqu’au 16 avril 2018 via le lien ci-contre.

    Entre 800 et 1 500 personnes (médecins, pharmaciens, personnels paramédicaux, formateurs, étudiants, personnels des DSI et prestataires du secteur de la e-santé, etc.) s’étaient inscrites aux précédentes sessions du MOOC.

    Chaque module est structuré autour d’un thème et de séquences avec des contenus vidéos (apports d’experts), des études, des rapports, des documents de référence, des activités d’apprentissage (quiz, guides d’analyse, forums d’échanges, etc.) et des modalités d’évaluation associées.

    Travail personnel estimé : 3h/semaine selon pré-requis et disponibilité.

  • India-Israel Innovation Challenge : une appli fitness et des capteurs non invasifs récompensées

    Les dix-huit équipes gagnantes de l’India-Israel Innovation Challenge, lancé en juillet 2017, ont été dévoilées en janvier 2018. Elles vont travailler dès maintenant avec Invest India et l’Israel Innovation Authority pour développer leurs idées et leur solutions, notamment dans le domaine de la e-santé.

    Parmi les vainqueurs :
    – I Love 9 Months : une application mobile de vidéos fitness adaptées aux femmes enceintes ;
    – Bioscan Research : des capteurs non invasifs permettant de détecter les hématomes cérébraux.

    Un pont d’innovation entre l’Inde et Israël

    Le Premier ministre indien Narendra Modi et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont lancé ce défi d’innovation bilatérale pour les start-ups basées en Israël et en Inde, le qualifiant de pont d’innovation Inde-Israël durant la visite de M. Modi en Israël.

    Les organisateurs du challenge ont créé une plateforme en ligne pour faciliter la collaboration entre les start-up israéliennes et indiennes, les centres technologiques, les entreprises et d’autres acteurs clés de l’écosystème de l’innovation des deux pays. Les jeunes sociétés qui ont participé aux concours ont reçu des guides et des outils complets pour explorer leurs opportunités d’expansion.

    Des solutions centrées sur les soins à distance et les services de coaching à domicile

    Les compétiteurs devaient proposer des solutions permettant de faire face à certains des défis les plus critiques à travers le monde dans trois domaines clés : la santé numérique, l’agriculture et les technologies de l’eau.

    En ce qui concerne la e-santé, les start-ups étaient invitées à développer des technologies pour améliorer la surveillance de la santé en temps réel, les soins à domicile et à distance ainsi que les services de suivi et de conseils visant à mieux gérer les maladies non transmissibles.

    Six sociétés ont été désignées vainqueurs dans ce secteur :

    Un soutien économique et stratégique

    Les gagnants ont remporté un prix en espèces compris entre 200 000 et 500 000 roupies indiennes (2600-6600 € ; 3140-7900 US$). Ils bénéficient également d’un soutien stratégique transfrontalier et ont accès à des sociétés, des investisseurs et des incubateurs d’entreprises de premier plan d’Israël et d’Inde afin d’explorer les possibilités de développement de leurs solutions en Inde.

    Deux accélérateurs d’entreprises proposent un programme de six mois aux équipes gagnantes

    Partenaires du challenge, les incubateurs indiens iCreate et T-Hub proposeront un programme de six mois aux équipes gagnantes.

    Les lauréats participeront aussi au Co-Creation Summit (Sommet de la co-création), qui rassemblera les acteurs de l’écosystème des start-up des deux pays pour faciliter les collaborations entre les entrepreneurs des deux nations.

    Plus généralement, l’India-Israel Innovation Challenge permettra aux start-up gagnantes d’accéder à de nouvelles opportunité pour qu’elles puissent poursuivre leur croissance dans de bonnes conditions.

  • « Les innovations en santé permettent un saut qualitatif et quantitatif phénoménal » (X. Comtesse)

    « Santé 4.0, Le tsunami du numérique » (Georg Editeur, 2017), tel est le titre du livre de Xavier Comtesse, mathématicien et docteur en informatique de formation, créateur de start-ups et directeur du think tank Health@large. L’ouvrage est l’aboutissement d’une enquête de plus de 5 ans autour de l’impact de la révolution numérique dans le domaine de la santé : blockchains, big data, IoT ou Deep Mind.

    L’enquête a débuté en 2012 lorsque l’auteur suisse organise, avec l’appui de la Fondation Hoffmann, des « world café » dans la Métropole Lémanique (de Genève à Montreux en passant par Lausanne) pour prendre le pouls de la population face aux comportements nouveaux dans le domaine de la santé. Les résultats ont montré une grande capacité d’ « empowerment » et de « social accountability » de la part de la population (à savoir de la responsabilisation, de la volonté de prise en charge et de contrôle social sur le système de santé et de sa propre santé). Elle a été complétée par une série d’entretiens d’un certain nombre d’experts en Suisse et aux États-Unis et a débouché sur la rédaction de son ouvrage qui développe douze thèses qui devraient bouleverser le monde de la santé.  

    Dans cette interview que l’auteur a accordée à H&TI, il explique que certains métiers de la santé sont amenés à disparaître, engloutis par ce tsunami du numérique. Mais les choses vont se faire progressivement, estime-t-il, car nous sommes actuellement « dans la phase calme du tsunami, correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir ».

    Votre ouvrage débute par une affirmation : Notre société vit aujourd’hui un changement de paradigme dans le domaine de la santé, comparable au passage de l’image photographique au cinéma. Quel est, selon vous, le point déclencheur de cette évolution  ?

    Pour la première fois, tout un chacun va pouvoir obtenir des mesures en continu sur son état de santé. Toute sorte d’objets connectés, notamment des montres, des lentilles et autres, vont fournir des informations qui alimenteront le Big Data et le Deep Learning permettant ainsi un diagnostic, un traitement et un suivi continu et permanent. On passe de la photographie de l’état de notre corps à un instant donné à un suivi cinématique.

    La thèse centrale de « Santé 4.0 » est que la révolution numérique dans le secteur de la santé pourra s’accompagner d’une baisse des coûts. Comment ?

    Dès lors que la technologie pourra se substituer aux actes médicaux, on assistera à une baisse du personnel, ce qui réduira considérablement les coûts sachant qu’aujourd’hui les ressources humaines contribuent à 80% des coûts.

    Selon vous, la e-santé, et notamment la médecine personnalisée (ADN et digital), la médecine préventive (big data, algorithmes et IA) ou encore la médecine participative, vont apporter une telle quantité d’innovations au système de soins actuel que celui-ci va subir un saut qualitatif et quantitatif phénoménal. Qu’est-ce qui vous permet d’avancer cette thèse ?

    La qualité du service va elle aussi progresser dès lors qu’elle répondra de manière plus prédictive et personnalisée aux besoins du patient. Une fois encore, seule la technologie est à même d’absorber ces quantités phénoménales d’informations (Big Data) et de les restituer avec un sens approprié (Deep Learning).

    Le système de santé publique est-il prêt à faire ce virage ?

    Non. La préservation des acquis domine encore. C’est sous la menace des GAFAM que la situation devrait à terme se débloquer du côté institutionnel.

    Quid des patients ? Sont-ils prêts à porter des « bracelets de santé », à partager toutes leurs informations santé en réseau ? A se faire opérer via l’imagerie 3D ou 4D ? Vous dites que l’usage des blockchains aurait tendance à les sécuriser. Mais le grand public n’est-il pas mal informé ?

    D’après notre enquête, le consom’acteur de la santé est non seulement prêt à être plus actif mais également il l’appelle de ses vœux.

    Dans un sous chapitre intitulé « Demain » vous parlez des relations patients-médecins du futur, qui vont subir « un bouleversement radical ». Pouvez-vous développer ?

    Lorsque le radiologue sera confronté à une machine qui sera capable de faire son travail à un niveau de qualité supérieur grâce à son accès aux Big Data, celui-ci comprendra immédiatement la portée de cette révolution et tous les autres praticiens des autres corps de métiers de la santé avec lui. On a déjà vu cet effet lorsque dans les décennies précédentes, certains métiers ont disparu. Exemple : le navigateur dans le cockpit, le caissier dans les banques, la dactylographe, la standardiste, etc.

    Qu’attendre des start-ups de la e-santé dans cette révolution ? Vous parlez de « novices dans le domaine, avec une immense soif de conquête technologique et économique ».

    Les start-ups ont l’avantage de projeter leur rêve sur une page blanche. En quelque sorte, rien ne leur est interdit (c’est surtout vrai dans la Silicon Valley). Ainsi, elles vont forcément apporter de l’innovation disruptive.

    Est-ce que selon vous la e-santé se développe trop vite ? Pas assez ? 

    Ni l’un, ni l’autre. Elle avance entre le nécessaire et le suffisant.

    La Suisse, dont vous êtes originaire, est-elle précurseur en termes de e-santé ?

    Non. La Silicon Valley, Boston et sa région, et Israël restent les pôles principaux de l’émergence de la e-santé.

    Vous évoquez dans votre ouvrage les avancées de la Mayo Clinic, la Cleveland Clinic et le Massachussetts general hospital, aux Etats-Unis, qui « dictent le tempo » du progrès. Pouvez-vous expliquer en quoi ?

    Ces trois institutions sont dotées de moyens financiers colossaux et font tout pour rester en tête dans cette course à l’excellence. Dès lors que l’argent reste indispensable à cette mutation, elles ont toutes leurs chances.

    Votre chapitre final invite à une discussion publique. Votre livre a-t-il davantage vocation à susciter le débat qu’à donner des conclusions ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas de conclusions à donner, il y a juste un chemin à tracer, c’est ce que j’ai essayé de faire dans cet ouvrage.

    Finalement la e-santé, c’est un tsunami, une révolution ou une belle nouveauté ?

    Un tsunami, bien sûr. Et comme dans le cas d’un vrai tsunami, il y a deux phases. Nous sommes actuellement dans celle qui est encore calme correspondant au fait que la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres avant de tout envahir (phase terminale).

  • Etude : l’utilisation de la réalité virtuelle dans la santé recueille 74 % d’opinion favorable

    Les commentaires sur Facebook suite à la diffusion d’un documentaire sur la réalité virtuelle dans le domaine sanitaire ont été analysés. Les travaux* menés par des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, aux Etats-Unis, publiés en décembre dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR) mettent en évidence un a priori très favorable des internautes. Près de 75% des commentaires sont positifs.
    Une mauvaise prise en charge des coûts de la réalité virtuelle fait cependant partie des principales craintes.

    La réalité virtuelle a déjà fait son entrée dans le secteur de la santé. Cette technologie est utilisée dans des contextes très variés, tels que le traitement des troubles anxieux, la prise en charge des chutes chez les personnes âgées ou encore les soins de réhabilitation, le traitement de l’obésité, de la douleur, etc.

    Une méta-analyse a montré que la réalité virtuelle (RV) était globalement efficace et bien tolérée par les patients. Cependant, des chercheurs du Center for Outcomes Research Education du centre médical Cedars-Sinai estiment que ces études sont souvent de petite taille et de qualité variable. En outre, les études portent souvent sur des applications très précises de la RV. Par conséquent, les différentes étapes qu’il reste à franchir avant que la RV ne puisse être largement utilisée dans la pratique clinique restent mal connues.

    La réalité virtuelle évaluée sur Facebook

    Les experts du Cedars-Sinaï ont donc souhaité mené une étude plus large. Pour atteindre leur objectif, ils ont posté sur Facebook un documentaire traitant de l’utilisation de la réalité virtuelle dans le monde de la santé et ils ont ensuite analysé les commentaires postés sur le réseau social. Ce documentaire a généré 4,3 millions de vues, 36 000 partages, 67 000 « j’aime » et 2 401 commentaires spontanés.

    Les auteurs de l’étude ont eu recours à des techniques de « social listening », servant à collecter puis à analyser des données issues de réseaux sociaux sans l’intervention d’un chercheur. Ainsi, les commentaires spontanés ne risquent pas d’être « pollués » par l’effet Hawthorne : les participants se sachant observés ont tendance à modifier leur comportement. Le « social listening » permet, en outre, de recueillir un très grand nombre de données issues d’un large public.

    Résultats : 2/3 d’opinions positives

    • 1 614 commentaires postés sur Facebook ont été analysés
    • 63 % des commentaires émanaient de femmes, 36 % d’hommes et dans 1 % des cas, le sexe n’était pas connu
    • 74 % des commentaires exprimaient une opinion positive sur la réalité virtuelle, 16 % une opinion négative et 35 % une opinion neutre (chaque commentaire pouvait contenir des points de vue différents)

    Tout d’abord, la technologie en elle-même suscite un vrai intérêt : les internautes expriment souvent l’envie de tester eux-mêmes la réalité virtuelle. Ensuite, ils estiment que c’est surtout un bon outil pour :

    • les personnes à mobilité réduite ;
    • la prise en charge de la douleur ;
    • le traitement de certains troubles mentaux.

    La crainte d’une technologie trop coûteuse

    Les commentaires négatifs portent essentiellement sur :

    • le coût et le taux de prise en charge des soins réalisés grâce à la RV ;
    • le risque de dépendance à la technologie ;
    • le risque de « motion sickness », une sorte de mal des transports spécifique à la RV ;
    • l’inutilité d’une technologie dont les bénéfices ne sont pas supérieurs à ceux des médicaments ;
    • la nécessité de mener davantage de recherche avant de l’utiliser pour la santé.

    La réalité virtuelle suscitait beaucoup plus d’enthousiasme chez les femmes que chez les hommes. Par ailleurs, les personnes s’exprimant sur Facebook souhaitaient que la réalité virtuelle soit utilisée dans certains situations précises : l’accouchement, les soins dentaires, les chimiothérapies et les examens d’imagerie.

    Le besoin d’études médico-économiques

    Les auteurs de cette étude reconnaissent qu’elle comporte plusieurs limitations. Tout d’abord, le documentaire présentait la réalité virtuelle sous un angle plutôt positif. Ensuite, les auteurs de commentaires possédaient tous un compte Facebook, ce qui n’est pas représentatif de la population générale.

    La réalité virtuelle semble malgré tout jouir d’un bon taux d’acceptabilité dans l’opinion publique. L’adoption et la diffusion de la RV dans le cadre des soins dépendront sans doute de la façon dont les systèmes de soins de santé évalueront ce service et si les compagnies d’assurance choisiront de prendre en charge cette technologie. Des futures études qui examinent le rapport coût-efficacité de l’ajout de la RV aux soins hospitaliers standard seront utiles pour comprendre la valeur ajoutée de la RV.

  • Télémédecine : Philips et American Well s’associent

    Philips a annoncé dans un communiqué aux États-Unis daté du 8 janvier 2018 la signature d’un partenariat stratégique de coopération avec la société américaine American Well, fournisseur de services de télémédecine.

    Philips va progressivement intégrer les solutions et services de American Well qui est la société la plus représentée auprès des plus grands financeurs, établissements de santé et employeurs aux États-Unis.

    L’objectif du partenariat pour Philips est d’intégrer les solutions de soins numériques proposées par American Well à sa propre offre de services de santé numériques à destination des individus et des professionnels. L’intégration va se faire progressivement et la première étape sera marquée par l’intégration de l’application uGrow, le perfectionnement de la plateforme Philips HealthSuite Digital Platform pour la gestion de données et enfin l’accès à la bourse des services numériques des services, American Well Exchange.

    S’appuyer sur le pouvoir de la donnée pour développer les solutions existantes

    Les deux sociétés comptent s’appuyer l’une sur l’autre pour développer des services de santé numérique à échelle internationale et partout dans le monde. Elles partagent déjà une offre de services de vidéoconsultation permettant aux patient d’accéder à un médecin 24h/24 et 7j/7.

    Philips propose déjà des solutions, des dispositifs et des programmes étayés d’une capacité analytique conséquente appréciée par les fournisseurs de soins et les payeurs dans le cadre de leur démarche d’amélioration de leur modèle économique.

    Intégration échelonnée : app uGrow, Philips HealthSuite Digital Platform et American Well Exchange

    Application uGrow, app des parents

    La première intégration d’application concerne l’application nommée uGrow, destinée aux parents pour le suivi du développement et de la croissance de leurs bébés. C’est une application qui permet de recueillir l’ensemble des données générées par des appareils de la gamme Philips que les parents sont en mesure de partager avec des professionnels de santé afin d’obtenir des conseils personnalisés.

    Au cours de l’année cette application sera dotée d’une nouvelle fonctionnalité, activée par la voix grâce au système Amazon Echo, et qui permettra aux parents de suivre automatiquement le temps, le volume et la durée de l’allaitement.

    Par ailleurs, grâce au service de télémédecine de American Well, les parents utilisateurs pourront faire appel et avoir accès en temps réel à un médecins spécialiste qui pourra éventuellement les orienter vers un spécialiste de la lactation.

    Philips HealthSuite Digital Platform pour la gestion des données

    La plateforme de Philips sera améliorée afin d’offrir aux patients un service de gestion autonome de leur données de santé personnelles y compris celles recueillies par les objets connectés afin de sélectionner celles qu’ils souhaitent partager avec des professionnels de santé pour des soins plus personnalisés.

    American Well Exchange, une place du marché de services cliniques  numériques

    American Well Exchange est une place ouvert aux sociétés partenaires et qui permet aux fournisseurs et prestataires de soins partenaires de s’échanger entre eux des services de santé numériques et de les redistribuer à de nouvelles populations de patients par l’intermédiaire des assureurs en santé, des employeurs et les systèmes de santé de l’écosystème d’American Well.

  • Silver Economie : La CNIL publie un pack de conformité pour les produits et services de la Silver Eco

    A l’issue de travaux menés en partenariat avec la Fédération des Industries Electriques, Electroniques et de Communication (FIEEC), la CNIL publie un « pack de conformité Silver Economie et données personnelles » le 10 janvier 2018.

    Ce référentiel sectoriel de 32 pages permet aux professionnels proposant des produits et services de la « silver économie », de se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, qui sera effectif à compter de mai 2018.

    Les produits et applications de la « silver économie » sont de plus en plus présents dans la vie des seniors

    La « silver économie » regroupe l’ensemble des activités économiques, industrielles et de service à la personne qui bénéficient aux seniors. Les produits et applications commercialisés sont destinés à :

    • améliorer le confort et garantir la sécurité des seniors « fragilisés » ;
    • prévenir leur perte d’autonomie ou les accompagner dans l’entrée dans la dépendance ;
    • intervenir auprès de la personne concernée en cas de besoin ou d’urgence vitale.

    Le pack de conformité de la CNIL/FIEEC affiche un double objectif 

    L’objectif de ce pack est double. Il vise à :

    • accompagner l’innovation des industriels en intégrant la dimension « protection des données personnelles » le plus en amont possible  dans la conception des produits et des services ;
    • assurer la transparence et la bonne maîtrise par les personnes âgées de leurs données.

    Faire de ce pack de conformité une « ligne directrice européenne »

    Les auteurs de ce pack ambitionnent d’en faire une ligne directrice européenne en application du règlement 2016/679 du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, abrogeant la directive 95/46/CE (RGPD).

    3 scénarios et les obligations qui en découlent pour les concepteurs de produits et services

    Trois hypothèses de travail ont été retenues pour identifier le cadre et les conditions dans lesquelles le traitement des données peut être réalisé conformément aux dispositions de la loi Informatique et Liberté. La question à laquelle la CNIL tente de répondre à travers ce référentiel est la suivante :

    Dans chaque hypothèse, quelles sont les obligations qui s’imposent aux concepteurs de produits ou de service, au regard de la loi Informatique et Libertés et du règlement général sur la protection des données (RGPD) ?

    Dans chaque cas, le référentiel précise : la finalité, la base légale, la catégorie de données traitées, les durées de conservation, les destinataires, les droits des personnes et les mesures de sécurité à respecter.

    Scénario 1 « IN & IN » 

    • Scénario 1 : Les données sont traitées dans l’espace privé, notamment au sein du domicile de la personne âgée, via des dispositifs qui demeurent sous la maîtrise unique de la personne et pour son usage personnel.
    • Exemple : Système de gestion des éclairages ou des volets roulants que l’usager peut commander via son smartphone.

    Scénario 2 « In & OUT »

    • Scénario 2 : Les données sont traitées dans l’espace privé et transmises à l’extérieur pour fournir un service ou intervenir auprès de la personne.
    • Exemple : Un détecteur de chute permettant au porteur de déclencher une alerte à destination d’un service de téléassistance en cas d’urgence.

    Scénario « IN & OUT & IN »

    • Scénario 3 : Les données sont transmises à l’extérieur pour permettre une intervention auprès de la personne ou pour lui délivrer un service impliquant un pilotage à distance ou l’usage d’un équipement dans l’espace privé.
    • Exemple : Un dispositif équipé de sonde et de thermostats permettant d’alerter les tiers en cas de variation inhabituelle de la température du logement.
  • eDomsanté, l’App de l’Institut Bergonié qui relie les patients avec leur oncologue

    eDomsanté est l’application utilisée par l’Institut Bergonié de Bordeaux depuis début 2016 dans le cadre d’une expérimentation de suivi à distance prenant fin en 2018.

    Au cours de la phase d’expérimentation, l’application a été utilisé pour maintenir en contact les malades atteints d’un cancer et leur oncologue grâce à une tablette qui recueille les données générées par une montre connectée au bras du patient.

    Le déploiement de l’application dans d’autres établissements au cours de l’année est soutenu par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, la Région et les pouvoirs publics.

    Créé au départ pour permettre un suivi d’une quinzaine de patientes atteintes de cancers du sein métastatiques résidant dans les Landes et loin de leur centre de traitement, eDomsanté est un dispositif qui repose sur :

    • une tablette grâce à laquelle les patientes remplissent un questionnaire hebdomadaire composé de 10 rubriques : douleur, sommeil, transit, appétit, état cutané/muqueux, moral/anxiété, nausées/vomissements, fatigue, dyspnée et poids ;
    • une montre connectée renseignant sur 3 aspects :
      • l’activité ;
      • l’alitement ;
      • les éventuelles chutes de la patiente;
    • un portail dédié à l’Institut Bergonié qui permet de récupérer toutes ces données.

    L’analyse de l’ensemble de ces données peut ensuite donner lieu à trois types d’intervention en cas de problème médical avéré :

    • action à distance par téléconsultations ;
    • échanges avec les équipes soignantes locales avec une priorité donnée au médecin traitant, une infirmière, un pharmacien et l’équipe de la plateforme Territoriale d’Appui «Santé Landes», grâce à la plateforme de communication sécurisée PACOO ;
    • admission à l’Institut Bergonié en anticipation d’une éventuelle hospitalisation aggravée.

    Le projet est porté par le docteur Nathalie Quenel-Tueux.

    Le dispositif se veut une réponse aux désert médicaux, en visant l’économie du parcours de longues distances par les patientes et un suivi personnalisé.

  • Impression 3D : une place de plus en plus importante dans le domaine de la chirurgie (EM Consulte)

    L’impression 3D occupe une place de plus en plus importante dans le secteur médical et particulièrement en chirurgie, explique une étude publiée dans les Annales pharmaceutiques françaises et réalisée par des chercheurs du service pharmacie de l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

    L’étude a été réalisée sur la base d’une enquête nationale menée auprès de 78 établissements de santé – dont 8 sont équipés d’imprimantes 3D et 47 ont recours à des prestataires extérieurs pour bénéficier de cette technologie.

    Ce travail constitue un premier état des lieux de l’utilisation hospitalière de cette technologie en France. Il soulève la question de l’implication des pharmaciens hospitaliers dans la production de dispositifs médicaux par l’impression 3D.

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    7 spécialités chirurgicales adeptes de l’impression 3D

    L’étude révèle que 7 spécialités chirurgicales, qui requièrent une grande précision, recourent plus que les autres à l’impression 3D :

    • La chirurgie orthopédique ;
    • la chirurgie maxillo-faciale ;
    • la chirurgie plastique reconstructrice ;
    • la chirurgie ORL ;
    • la neurochirurgie ;
    • la chirurgie cardiaque ;
    • la chirurgie urologique ;

    Parmi ces spécialités, la chirurgie orthopédique et la chirurgie maxillo-faciale recourent plus que les autres encore à la technologie 3D. 

    Réduction du temps opératoire et gain de précision

    Les imprimantes 3D servent essentiellement à réaliser des modèles anatomiques facilitant la planification préopératoire. Les chirurgiens y recourent aussi pour réaliser des guides chirurgicaux en 3D, fabriquer des attelles de rhinoplastie mais aussi pour produire des prototypes et des modelages de greffons osseux.

    La majorité des professionnels ont pointé la réduction du temps opératoire et le gain de précision dans les gestes opératoires.

    24 chirurgiens interrogés, 19 se disent satisfaits de la qualité des impressions

    Si la majorité des professionnels disent être satisfaits, certains émettent encore quelques réserves. Plusieurs chirurgiens pointent ainsi une « variabilité » de la qualité des dispositifs imprimés en 3D, certains bugs les rendant inutilisables.

  • Appel à candidature : 11e Prix OCIRP « Acteurs économiques et handicap »

    Le Prix OCIRP a pour objectif de faire connaître et de valoriser les actions innovantes menées par les entreprises privées, publiques ou les acteurs de l’économie sociale au profit d’une meilleure intégration des personnes handicapées dans la cité.

    Il récompense tout type de projet qui s’inscrit dans l’une des huit thématiques et un coup de cœur du jury. L’une des thématiques est centrée sur les « Recherche appliquée et innovations technologiques ». Il s’agit de promouvoir la recherche appliquée dans le domaine des sciences humaines, sociales et de la réadaptation, la domotique, la robotique, les aides techniques, le cadre bâti.

    L’an dernier, c’est l’association AVA (AudioVisuel Accessible) qui était lauréate de cette catégorie pour son outil dédié à la reconnaissance vocale des émissions télévisuelles pour les sourds et les malentendants.

    Le Prix OCIRP Acteurs Économiques & Handicap valorise les lauréats par la mise en oeuvre d’un plan de communication dédié.

    Placé sous la présidence d’honneur d’Axel Kahn, et co-présidé par Marie-Anne Montchamp et Patrick Gohet, le jury est composé des partenaires, de médias, de représentants des institutions de prévoyance et des personnes qualifiées issues d’entreprises privées, publiques, du monde associatif et de l’économie sociale, soit une trentaine de membres.

    Date limite de remise des dossiers : Dimanche 25 février 2018 via le lien ci-contre.