Medtech

  • NEHR : le partage de données bientôt obligatoire pour les professionnels de la santé à Singapour

    Tous les fournisseurs de soins de Singapour pourraient bientôt être tenus d’enregistrer les données de leurs patients sur le dossier national de santé numérique (NEHR), dans le but d’offrir de meilleurs soins aux citoyens de la cité-État.

    La mesure devrait être introduite en 2018 à travers un projet de loi sur les services de santé, a déclaré le ministre de la Santé Kim Yong Gan lors de la première conférence FutureHealth qui s’est tenu à l’école de médecine Lee Kong Chian de Nanyang, le 8 novembre 2017.

    Vers la mise en place de dossiers numériques exhaustifs

    « Les patients ne peuvent réaliser tout le potentiel du NEHR que si les informations [accessibles] sont complètes. Et pour que les données de la NEHR soient complètes, chaque fournisseur et professionnel de la santé doit fournir des informations pertinentes », a déclaré M. Gan (source : Channelnewasia.com).

    Le ministère de la Santé entend donc franchir une nouvelle étape importante dans le cadre du développement de NEHR en exigeant « la contribution obligatoire de tous les [professionnels de la santé], comme les fournisseurs de soins et les laboratoires, afin d’améliorer l’exhaustivité des dossiers ».

    Seuls 3 % des prestataires de soins privés participent au NEHR

    Lancé en 2011, le NEHR est une plateforme qui rassemble des informations sur les patients, telles que la liste des médicaments qu’ils prennent et leurs résultats de tests en laboratoire, provenant de différents fournisseurs de soins. L’information est ensuite partagée entre les différents fournisseurs concernées.

    Actuellement, la contribution au système est volontaire. Quasiment tous les établissements publics fournissent des données mais seulement 3 % des prestataires de soins privés le font aussi. Cela représente une lacune importante, estime Integrated Health Information Systems (IHiS), l’agence nationale de technologie de la santé qui gère le NEHR.

    Dans le secteur des soins primaires, par exemple, pour lequel 80 % des Singapouriens sollicitent des médecins généralistes d’établissements privés, moins de 70 médecins généralistes cliniciens sur les 1 600 pratiquant à Singapour fournissent des données au NEHR.

    Tous les médecins ne sont pas encore passés au numérique

    La principale explication serait que tous les généralistes ne sont pas encore passés au numérique. Selon les chiffres officiels, environ 20 % des prestataires de soins privés dépendent encore d’un système papier. Et même si certains sont équipés, ils devront s’assurer que leurs systèmes informatiques soient compatibles avec le NEHR.

    Un fonds de 20 M. SGD pour couvrir le coût de la mise à niveau

    Afin de couvrir le coût de la mise à niveau, un nouveau fonds de 20 millions SGD (12,5 M €) sera mis en place par le ministère de la Santé, ainsi qu’un soutien technique et clinique.

    Vie privée : les autorités singapouriennes rassurent les patients

    Depuis la création du NEHR, des préoccupations concernant la protection de la vie privée ont émergé. Les autorités ont indiqué qu’il existait des garanties pour assurer que seules les personnes qui fournissent des soins aux patients aient accès à leurs dossiers.

    Un accès sécurisé et des contrôles réguliers

    Par exemple, les fournisseurs de soins utilisent un compte personnel pour se connecter au système. Les informations sensibles sont cachées et les médecins qui ont besoin de ces informations doivent utiliser leur numéro de licence médicale pour y accéder.

    Bruce Liang, P.-D.G. d’IHiS, a également précisé que de nombreux audits et de multiples vérifications sont régulièrement effectuées pour identifier une éventuelle faille dans le système de sécurité.

    Le ministère de la Santé va entamer des discussions avec les acteurs du secteur

    Les autorités s’entretiendront avec les parties prenantes du secteur dans les mois à venir. Elles vont également réfléchir à un moyen permettant aux patients de savoir qui a eu accès à leurs informations.

    Les établissements de santé auront probablement deux à trois ans pour se mettre à jour et s’assurer de répondre aux exigences imposées par le ministère de la Santé si la loi est adoptée.

  • Sanvartis et Wellmo s’associent pour accompagner la transformation digitale des assureurs allemands

    La plateforme de santé mobile finlandaise Wellmo a annoncé début novembre 2017 qu’elle soutiendra Sanvartis, une société allemande de services de données et de technologie, dans le développement d’une nouvelle gamme de services de santé numériques axés sur l’analyse de données.

    L’application aide les compagnies d’assurance à développer des produits et des services numériques visant à motiver leurs clients à rester en bonne santé grâce à l’utilisation des données. Par ce nouveau partenariat, Wellmo espère reproduire en Allemagne le succès que la société a rencontré dans les pays nordiques et au Benelux.

    La transformation digitale des assureurs

    La plateforme Wellmo centralise l’ensemble des services d’un assureur

    Wellmo est une filiale de la division « santé » de Nokia. Elle a été fondée en 2012 dans l’optique de rapprocher les assureurs santé de leurs clients grâce à de nouvelles technologies évolutives.

    Concrètement, sa solution permet aux assureurs de collaborer avec des partenaires externes pour compléter leurs ressources internes et pouvoir intégrer plus facilement toutes les fonctionnalités de services dont ils ont besoin sur une seule application.

    Sanvartis veut développer le numérique et le mobile

    « Nous devons offrir des solutions numériques à nos clients pour que les assureurs puissent servir leurs membres de la manière la plus pratique possible, a déclaré le P.-D.G. de Sanvartis, Manuel Ebner. Nous avons choisi l’équipe d’experts de Wellmo et sa plateforme éprouvée pour étendre notre service au numérique et au mobile. Nous pouvons [ainsi] concentrer nos efforts sur le contenu et les services, notre véritable domaine d’expertise. »

    Wellmo collabore avec de grandes compagnies d’assurance européennes

    Le P.-D.G. de l’entreprise finlandaise, Jaakko Olkkonen, estime que la position de Sanvartis sur le marché et son expertise en matière de télé-santé font de la société un allié idéal, permettant à Wellmo d’étoffer encore un peu plus son portefeuille croissant de partenaires de service européens.

    Parmi les clients du groupe finlandais figurent le deuxième plus grand assureur finlandais, LocalTapiola, ainsi que l’assureur néerlandais a.s.r. et Medicover (Pologne).

  • Coordination de soins primaires : 600 professionnels de l’Essonne utilisent l’Appli Entr’actes

    L’application Entr’Actes, l’outil permettant d’accéder à la plateforme numérique PCSP, plateforme de coordination de soins primaires portée par la société Medicall Concept permet aux professionnels de santé libéraux de répondre aux besoins de soin de patients sortant de l’hôpital ou dont les soins doivent être coordonnés entre la ville et l’hôpital.

    La clinique du Mousseau et l’hôpital privé Claude Galien, deux établissements du Groupe Ramsay Générale de Santé ont déjà recours à Entr’Actes pour assurer la prise en charge de patients dans le cadre de la sortie d’hôpital en permettant une bonne prise en charge à domicile et la continuité des soins.

    Depuis sa création en janvier 2016, 600 professionnels sont déjà utilisateurs de l’application et près de 5 000 actes de soins ont été réalisés. L’objectif actuel est de s’appuyer sur des financements publics pour s’étendre sur le territoire national en s’inscrivant dans les collectivités.

    Un outil pour une mobilisation efficace des professionnels de santé à l’hôpital et en ville

    L’application a été développée sous l’impulsion de SOS Médecin 91 et de l’association « Espace vie », présidées respectivement par le Dr Philippe Paranque et Damien Nicolini, pour :

    • favoriser l’accès aux soins dans un contexte de rallongement des attentes de rendez-vous médicaux ;
    • pallier la « désynchronisation » du maillage médical ;
    • désengorger les urgences ;
    • favoriser les soins de qualité en ambulatoire en contrecarrant la tendance actuelle de l’allongement des séjours hospitaliers.

    L’application permet aux professionnel hospitalier de soumettre une demande de soin ou de suivi par des professionnels de santé de ville très rapidement et sans devoir passer de nombreux coups de fil pour trouver un libéral disponible grâce à la notification générée par le système à l’ensemble des professionnels inscrits sur la plateforme et disponibles pour prodiguer des soins.

    Une plateforme centralisée

    Les prescripteurs, qui sont les différentes structures de soins, telles les hôpitaux, les cliniques, les organismes d’hospitalisation à domicile, ont la possibilité de soumettre leur demande de soin pour un patient, via l’application Entr’Actes, auprès des professionnels de santé libéraux qui reçoivent automatiquement une notification à condition que le soins demandé concerne leur spécialité.

    Dès qu’un libéral accepte la mission, il se l’approprie et doit fournir des comptes-rendus de ses interventions en les renvoyant sur la plateforme PCSP et qui peuvent donner lieu à d’autres soins dans le cadre des interventions coordonnée entre professionnels. Le prescripteur reçoit une confirmation de prise prise en charge.

    Recourir à la plateforme permet d’optimiser la mobilisation des ressources médicales d’un territoire.

    Gain de temps, gain d’argent et meilleurs soins

    Grâce au suivi un libéral, les réhospitalisations inutiles sont évitées ainsi que les doublons d’examens médicaux coûteux et pénibles.

    Un suivi dans le parcours de soins est possible grâce à la traçabilité des soins prodigués et le partage des résultats des différents examens médicaux auxquels a été soumis le patient qui sont cryptés de même que tous les échanges entre les professionnels.

  • UK : Ieso Digital Health remporte le prix Deloitte Fast 50 2017

    Ieso Digital Health, l’un des principaux fournisseurs de thérapie cognitivo-comportementale en ligne (IECBT), a été nommé par Deloitte comme l’une des cinquante entreprises technologiques à la croissance la plus rapide au Royaume-Uni.

    Il s’agit de la première société health tech à figurer au palmarès Fast 50 du Royaume-Uni, un classement indépendant des sociétés high tech dévoilé en novembre 2017.

    Technology Fast 50 : un classement prestigieux

    Spécialisé dans les services de santé mentale, Ieso est numéro 1 dans la catégorie « sciences et soins » et 23e au classement général des prix Technology Fast 50 de Deloitte au Royaume-Uni.

    Le Deloitte UK Technology Fast 50 est l’un des palmarès les plus prestigieux dans le secteur des nouvelles technologies en Europe.

    Les classements de Deloitte mettent à l’honneur la croissance des entreprises conduite par des équipes d’experts de premier plan et célèbrent l’innovation ainsi que l’esprit d’entreprise en fonction de la croissance des revenus en pourcentage sur une période de quatre ans (de 2013 au 31 mai 2017).

    Santé mentale : Ieso améliore l’accès à la thérapie en ligne au RU et aux USA

    La technologie d’Ieso est en train de transformer la prestation des soins de santé mentale en rendant la thérapie en ligne de haute qualité (IECBT) disponible à la fois pour le système de santé (NHS) du Royaume-Uni et pour celui des États-Unis.

    « C’est un honneur et un privilège d’être classé dans le prestigieux Deloitte UK Technology Fast 50. Ce prix témoigne du travail acharné de l’équipe d’Ieso, qui a créé une plateforme technologique puissante et unique redéfinissant la manière dont la technologie et la science des données dans le secteur hospitalier améliorent simultanément les résultats pour les patients et réduisent les coûts des soins », a déclaré Simon Cartmell, président d’Ieso Digital Health (source : PrnewsWire.com).

    4 années d’investissement

    « La croissance d’Ieso a été soutenue par quatre années d’investissement dans le développement de notre plateforme technologique exclusive, appliquant des connaissances scientifiques de pointe et faisant croître notre réseau de thérapeutes accrédités pour optimiser la vitesse et la facilité avec lesquelles les patients peuvent accéder et bénéficier d’une thérapie cognitivo-comportementale de haute qualité. »

    Santé mentale : un secteur prometteur dans le domaine de la e-santé

    À l’heure actuelle, environ une personne sur quatre a besoin d’assistance pour un problème de santé mentale dans les pays développés, précise M. Cartmell. « L’ampleur des problèmes de santé mentale au Royaume-Uni et aux États-Unis représente une opportunité majeure pour Ieso d’avoir un impact positif et substantiel sur les résultats et les coûts des soins. »

    Ieso Digital Health sera désormais automatiquement intégré au palmarès Deloitte Fast 500 EMEA, qui classe les 500 entreprises technologiques à la croissance la plus rapide en Europe, au Moyen-Orient et en Asie.

  • Israël développe des solutions health tech pour mieux répondre aux situations d’urgence

    Huit entreprises vont travailler en partenariat avec l’Institut israélien d’exportation et de coopération internationale (Israel Export Institute and International Cooperation Institute, IEICI) pour apporter leurs solutions aux populations de masse afin notamment de mieux faire face aux problèmes suivant des catastrophes naturelles, a annoncé l’institut début novembre 2017.

    Des solutions d’urgence numériques

    En collaboration avec l’Administration du commerce extérieur du ministère de l’Économie et de l’Industrie, le pavillon d’Israël va apporter des solutions avancées d’urgence et de santé numérique pour chaque patient et chaque situation afin de soutenir les soins intensifs, les soins en cardiologie ainsi que d’autres urgences médicales.

    Des solutions pour améliorer les soins réalisés sur le terrain

    Lorsque les ressources sont limitées, les premiers intervenants, les chirurgiens et les équipes médicales doivent agir rapidement et les technologies qu’ils utilisent doivent être à la hauteur de la situation.

    • Le temps de transport fait partie des points les plus problématiques pour les équipes médicales devant intervenir sur le terrain en cas d’urgence. L’entreprise israélienne Inovytec, qui travaille en partenariat avec l’Israel Export Institute, est prête à fournir de petits ventilateurs intégrés à un appareil portatif léger, les VentWay, afin de permettre au personnel médical d’offrir des soins plus sûrs en dehors de l’hôpital.
    • L’un des autres partenaires locaux de l’Institut, Guide in Medical, est quant à lui spécialisé dans le domaine respiratoire. Il a mis au point un dispositif permettant d’identifier clairement la trachée du patient afin d’assurer des intubations rapides, précises et sûres. L’équipement est basé sur l’utilisation d’un patch d’éclairage électronique non invasif, à placer sur le cou du patient. Il a été conçu pour une utilisation unique et les intubations les plus délicates.

    Mobiliser des financeurs

    L’IEICI soutient également des entreprises de grande envergure qui seraient prêtes à financer de jeunes entreprises pour les aider à se développer. Cnoga Medical, basé à Düsseldorf (Allemagne) et à Or Aqiva (Israël), fait partie de ces start-up. Il s’agit d’une société de surveillance médicale non invasive qui utilise des données provenant d’un capteur d’image afin de fournir des mesures automatiques issues de 14 paramètres sanguins permettant notamment de surveiller de manière non invasive l’état de santé des personnes souffrant de diabète.

    La start-up a reçu un financement de 50 millions de dollars américains (42,5 millions d’euros) en 2017.

    Un marché difficile

    Faire partie du groupe d’entreprises constitué par l’institut israélien permet d’obtenir un accès plus facile aux fournisseurs médiaux, quelle que soit la spécialité.

    Cependant, un grand nombre des produits mis au point par ces sociétés n’ont pas encore été approuvés par la FDA, ce qui signifie qu’il faudra attendre au moins janvier 2018 avant qu’ils puissent être commercialisés. Par ailleurs, plusieurs de ces entreprises sont en concurrence avec d’autres acteurs de l’industrie sur un marché difficile et en constante évolution.

  • Singapore and silver tech: 3 Grants4Apps start-ups have demonstrated their prototypes’ viability

    Bayer and NUS Enterprise, the entrepreneurial arm of the National University of Singapore (NUS), announced in late November that three winning teams from the Singapore Open Innovation Challenge have successfully demonstrated the viability of their prototypes to overcome medication adherence barriers in elderly people with chronic diseases.

    There are two Singaporean teams, behind EyeDEA and Glycoleap (Holmusk) technologies, and a Thailand team, which create the device called « Pill Pocket ».

    A grant of SGD10,000 awarded to winners

    The solutions supported are quite interesting for the healthcare industry as patient adherence to long-term medications is only 50%, according to official figures.

    As part of their Grants4Apps awards, the three winning start-ups received support for an incubation period during which Bayer and NUS Enterprise provided them with a grant of SGD10,000 (€6,230) and access to a mentorship, incubator space as well as global and regional networks to help them move their project forward.

    The three teams have successfully completed the initial incubation phase and the two Singaporean companies had the opportunity to present their prototypes and trial results on November 24 at the Modern Aging Final in Singapore.

    3 solutions that improve home care for the elderly

    The three rewarded technologies are:

    Glycoleap, Holmusk Company (Singapore)

    It is an application that monitors daily diabetes patients’ food habits, glucose readings, activity levels, weight and medication adherence. As it controls the glucose level of patients every day, dieticians can remotely check if a patient has forgotten to take his/her medication.

    The GlycoLeap platform provides diabetic patients with a structured digital program designed to change their behaviors so they can easily monitor progress. It also offers coaching services to guide and support them. Through the use of both technology and human intervention, the application can help to overcome the barriers of medication adherence.

    EyeDEA (Singapore)

    EyeDEA is a three-in-one solution that aims to improve patient adherence to glaucoma eye-drops. It includes a customizable medication prescription card, a smart portable storage box for eye drops and an interactive mobile app.

    The prescription card improves patients’ understanding and communication between the patient and his/her doctor. The device can be used in elderly patients for other types of chronic diseases, such as diabetes and heart disease.

    Pill Pocket (Thailand)

    Pill Pocket is an integrated solution that provides personal healthcare assistance from pharmacists for patients with high blood pressure, high blood cholesterol and diabetes.

    The device includes a chatbot linked to pharmacist services such as follow-up care, supporting medication refill and home delivery as well as free patient case management.

    Pocket Pill also has a reminder function that triggers alerts via the app’s chat to remind patients to take their medication.

    Grants4Apps: an international program to develop digital and high tech in healthcare

    « Bayer’s Grants4Apps program promotes and supports digital and technological innovations in healthcare across the world. The first Singapore regional chapter of the program impressed us with the quality and originality of ideas that were submitted, » said Claus Zieler, senior vice president and head of commercial operations, Bayer Pharmaceuticals Division Asia / Pacific. In the past few months the three winners have demonstrated that their concepts have the potential to revolutionize healthcare delivery and improve treatment results to the benefit of patients, doctors and caregivers. We are delighted to have the opportunity to support the winners in advancing their innovative ideas. »

    Grants4Apps Singapore is part of Bayer’s global Grants4Apps program, which supports innovators for their health tech ideas that help improve health outcomes or pharmaceutical processes.

    A successful inaugural challenge in Asia

    The inaugural challenge was jointly launched by Bayer and NUS Enterprise at the Transforming Aging with Health Innovation Forum, hosted by Dr. Amy Khor, Senior Minister of State for Ministry of Health, Singapore.

    The challenge closed with 80 applications from all over Asia Pacific including Singapore, Thailand, India, Australia, Taiwan, South Korea, and the Philippines. The three winners were announced in May at the Innovfest Unbound 2017.

  • NEHR: Data sharing will become mandatory for healthcare providers in Singapore

    All healthcare providers in Singapore could soon be required to contribute data to the National Electronic Health Record (NEHR), in order to provide better care for the citizens of the city-state.

    Legislation is expected to be introduced in 2018 through a a Healthcare Services Bill, Health Minister Gan Kim Yong said at the first FutureHealth conference held at Nanyang Technological University’s Lee Kong Chian School of Medicine on November 8, 2017.

    Towards comprehensive data

    « Patients can only realize the full potential of the NEHR if the data is comprehensive. And for NEHR data to be comprehensive, every provider and healthcare professional needs to contribute relevant data to it, » Mr. Gan said (source: Channelnewasia.com).

    The Ministry of Health therefore intends to take another important step for the NEHR’s development by requiring « mandatory data contribution by all licensees, such as healthcare providers and laboratories, so as to improve data comprehensiveness for better patient care. »

    Only 3% of private healthcare providers is contributing patient data

    Created in 2011, NEHR is a platform that gathers patients information, such as their medication and laboratory reports from different care providers. The data is shared between the different providers.

    Currently, contribution to the system is voluntary. Almost all public institutions is contributing patient data but, but only 3% of private healthcare providers do so. This represents a significant gap in the data available on the platform, says Integrated Health Information Systems (IHiS), the national health technology agency which manages the NEHR.

    In the primary care sector, for example, where about 80% of Singaporeans visit private general practitioners (GPs), less than 70 out of 1,600 GPs clinics contribute data to the NEHR.

    Not all general practitioners have gone digital yet

    The main reason is that not all GPs have gone digital yet.

    According to official figures, about 20% of private healthcare providers still rely on a paper system. And for those who are digitally ready, they will have to ensure their IT systems are compatible with the NEHR.

    A SGD20 M. fund to defray the cost of upgrade

    In order to defray the cost of upgrade, a new SGD20 million fund (€12.5 million) will be set up, as well as technical and clinical support.

    Privacy: Singaporean authorities reassure patients

    Since the creation of the NEHR, privacy concerns have emerged. Authorities have said that there are safeguards in place to ensure that only those who provide care to patients access their records.

    Secure access and regular audits

    For example, healthcare providers use a personal account to log in to the system. Sensitive information will be tucked away, and doctors who require that information will have to use their medical license number to access it.

    Bruce Liang, CEO of IHiS, also said that they also perform « a significant amount of audits and checks » to look at « what may appear to be irregular or illegitimate access to patient information ».

    The Ministry of Health will talk with industry stakeholders

    Authorities will hold consultations with stakeholders of the sector in the coming months. They will also look into how patients can find out who has accessed their information.

    Healthcare institutions will probably have about two to three years to update and ensure they meet the requirements set by the Ministry of Health if the law is passed.

  • Pneumologie : les nouvelles technologie portables pourrait améliorer le quotidien des malades (UK)

    La nouvelle génération de technologies portables et d’implants aurait le potentiel d’améliorer considérablement la vie des personnes atteintes de BPCO, révèle une étude publiée le 15 novembre 2017 par l’Institut national pour la recherche en santé britannique (NIHR) en collaboration avec l’Imperial College of London, à l’occasion de la Journée mondiale de la MPOC.

    Ces dispositifs permettraient aux millions de personnes atteintes de MPOC de mieux gérer leur santé à domicile et de prévenir une éventuelle détérioration de leur état de santé, sous réserve que leurs sécurité et viabilité soient confirmées par des études significatives.

    Des capteurs capables d’estimer la quantité d’air inspirée et expirée

    Parmi les technologies actuellement proposées figure des capteurs à incorporer aux vêtements.

    Les dispositifs estiment la quantité d’air inspirée au moment de l’inhalation mais aussi la quantité expirée et stockée dans les poumons du patient à un moment donné.

    La survenue d’un changement de quantité pourrait aider à détecter les signes d’exacerbations de fibrose (poussée), alertant les patients ou les soignants que la prise de médicaments d’urgence pourrait s’avérer nécessaire.

    Éviter les chirurgies invasives

    Alternativement, des valves endobronchiques et des bobines peuvent être placées dans les poumons via un bronchoscope flexible afin d’éliminer l’effet d’air emprisonné dans les poumons et réduire les symptômes du patient, évitant ainsi une chirurgie invasive.

    Un suivi à domicile pour limiter le nombre de séjours à l’hôpital

    Le NIHR a déclaré que le fait d’équiper les malades d’outils pour mieux gérer leur état de santé à domicile pourrait réduire le nombre de séjours à l’hôpital, aidant ainsi le NHS à récupérer une partie des 800 millions de livres sterling (903 millions d’euros) qu’il dépense chaque année.

    Des recherches sur la sécurité et la viabilité de ces technologies sont nécessaires

    Cependant, davantage de recherches doivent être menées sur la sécurité et la viabilité de ces objets high tech avant qu’ils ne puissent être commercialisés, indiquent les auteurs du rapport.

    « Afin de maximiser leur potentiel clinique et leur impact, les dispositifs médicaux de MPOC doivent être confortables à porter, faciles à utiliser et rentables, a déclaré le Pr. Guang-Zhong Yang, de l’Imperial College of London (source : Digitalhealth.net). Ils doivent également être fiables et fournir des informations pertinentes et précises qui améliorent le diagnostic et le traitement. »

    « Il existe encore des défis clés à surmonter concernant la sécurité, la fiabilité à long terme et les coûts [de ces technologies] avant [qu’elles ne] puissent être employées dans le cadre clinique, ce qui explique pourquoi davantage d’études sont nécessaires pour assurer les meilleurs résultats possibles pour les patients », a expliqué Anthony De Soyza, responsable national du NIHR.

  • DM connecté : la FDA autorise le premier implant cochléaire fabriqué par la société Cochlear

    La presse américaine rapportait l’autorisation le 20 novembre 2017 du premier implant cochléaire connecté par la Food and Drug Administration (FDA). Produit par la société de la société Cochlear, le « Nucleus Cochlear Implant System » rend possible un réglage à distance de l’appareil.

    La solution concerne les personnes souffrant d’une perte auditive sévère à profonde et définitive et s’implante dans l’oreille interne du patient. C’est la première fois qu’un DM disposant d’un processeur réglable à distance est autorisé par l’autorité pour commercialisation.

    L’implant cochléaire est préconisé chez des personnes souffrant de pertes auditives sévères. Après l’implantation qui nécessite une chirurgie pour placer un processeur électronique dans l’oreille interne du patient afin de stimuler électriquement le nerf auditif, le patient doit être accompagné pendant une certaine période pour effectuer des réglages permettant d’ajuster la sensibilité aux sons de faible niveau ou fixer un seuil pour les sons forts.

    Désormais, les patients suivis dans les centres d’audition ou les établissements de santé vont pouvoir bénéficier de séances d’éducation auditive assurées par un audiologiste à distance.

    L’évaluation de la FDA

    Avant de donner son autorisation, la FDA a examiné les données cliniques recueillies au cours d’une étude menée auprès de 39 sujets âgés de 12 ans et qui étaient équipés d’un implant cochléaire depuis au moins un an. Leur implant avait été réglé au cours de sessions successives à distance et les résultat ne font pas état d’une différence significative dans la perception des sons de ces sujets comparé à les sujets dont l’implant avait été réglé en direct.

    Elle s’est également attardée sur l’évaluation par les patients eux-mêmes du dispositif et les mesures de sécurité déployées par Cochlear afin de garantir des réglages à distance sécurisés.

  • Etude : un programme d’entraînement cérébral diminuerait le risque de démence

    Un essai* randomisé et contrôlé mené chez 2 800 séniors pendant dix ans a testé l’efficacité d’un programme d’entrainement cérébral sur le risque de développement d’une démence. Les résultats publiés dans le numéro du 16 novembre 2017 de la revue « Alzheimer’s and Dementia : Translational Research and Clinical Interventions » font état d’une réduction du risque de 30%.

    Cependant, l’étude, financée par le NIH, est controversée dans la communauté scientifique.

    Mémorisation, vitesse et raisonnement contre la démence

    Les bénéfices de l’entraînement cérébral sur la performance cognitive ont déjà été démontrés. Cependant, est-ce suffisant pour diminuer le risque de démence sénile ? La question reste en suspens. Les NIH américains ont donc financé une large étude sur le sujet. Randomisée, contrôlée, elle a inclus 2 800 personnes âgées de 65 ans et plus, et en bonne santé au départ. Ils ont été répartis en 4 groupes :

    • un groupe a pratiqué des exercices mentaux dits de « réactions mentales » ;
    • le groupe 2 a effectué des exercices traditionnels de mémorisation ;
    • le groupe 3 des exercices de raisonnement ;
    • le groupe 4 était le groupe témoin et ne bénéficiait d’aucun entraînement.

    Pendant une période de 6 semaines, les 3 premiers groupes pratiquaient au moins 10 séances d’exercices qui duraient entre une heure et une heure et quart chacune. Les chercheurs ont ensuite mesuré l’évolution cognitive des participants tous les ans pendant les 5 premières années, puis une nouvelle fois au bout de dix ans.

    Le programme d’entraînement cérébral BrainHQ comprend plusieurs exercices sur ordinateur. La personne doit notamment identifier des objets de plus en plus complexes, et de plus en plus rapidement.

    Résultats

    • 260 cas de démence ont été diagnostiqués au cours des 10 ans de suivi ;
    • Les participants au groupe de « réactions mentales » ont réduit de 29% leur risque de démence par rapport au groupe contrôle ;
    • Plus la personne âgée suivait de séances à vitesse élevée, plus le risque baissait ;
    • Les personnes qui ont fait plus de 15 séances avaient un risque de 5,9% de développer une démence contre 10% pour les groupes 2 et 3 et 11% pour le groupe contrôle ;
    • Les différences entre les personnes n’ayant bénéficié d’aucun entraînement et celles qui avaient des exercices traditionnels étaient jugées non significative.

    Des bénéfices controversés

    « À notre connaissance, c’est la première étude qui montre qu’une intervention (comportementale ou médicamenteuse) peut diminuer le risque de démence », indiquent les auteurs. Ils précisent néanmoins qu’au bout de 5 ans, aucun effet n’était perceptible. Et ils ajoutent que « l’ampleur de cet effet est supérieur à celui des médicaments contre les événements cardiovasculaires majeurs ». Ils concèdent des limites à leur étude : l’absence de diagnostic clinique, l’attrition au cours des dix ans de suivi.

    Pour autant, la communauté scientifique n’est pas convaincue. L’étude ne fait pas l’unanimité. « Ces résultats indiquant une réduction apparente du risque de démence après avoir effectué seulement quelques heures d’entraînement à des exercice cognitifs, sont plutôt surprenants et devraient être jugés avec réserve », estime le professeur de psychiatrie Rob Howard de l’University College de Londres qui n’a pas participé à l’étude. « Je trouve invraisemblable qu’une pratique aussi brève de ces exercices mentaux puisse avoir eu cet effet », ajoute-t-il.