Medtech

  • KaHa (Singapore) launches two wellness devices based on AI and machine learning

    In early January 2018, Singaporean company KaHa introduced under its brand Cove several of its new wearables devices, including a digital platform helping users to better manage their stress and a mobile application to improve their sleep.

    Both tools were designed using technologies based on artificial intelligence and machine learning.

    A smart wearable operating system

    KaHa unveiled its smart wearable operating system, used for devices in various fields, including health and wellness, sports and fitness, and safety.

    The company has introduced a whole range of new devices. Two of them, designed under the brand Cove, stand out in the health tech sector.

    A platform to manage stress

    The digital platform developed by KaHa learns the user’s living pattern and bio-data such as his/her metabolism, and records various trackable parameters that are picked up by the smart wearable.

    Thanks to machine learning and deep pattern matching algorithms, the collected data is paired with the wearable’s stress alerts feature, helping the user be more aware of his/her wellness, in particular by detecting periods of increased stress and guiding him/her through breathing experience to regain his/her composure.

    An application to sleep better

    By analyzing user groups of existing KaHa wearable users with deep learning and pattern matching algorithms, KaHa’s artificial intelligence is able to provide insights on the user’s sleep quality and suggestions of improving his/her sleep.

    The IA also incorporates machine learning system to measure the effectiveness of previous suggestions in order to further improve future suggestions.

  • Malaisie : un dispositif IoT pour suivre en temps réel les ambulanciers

    Medilife Ambulance Services, un groupe de services ambulanciers malaisien, a annoncé le 8 janvier 2018 avoir signé un partenariat avec iFleet du groupe local Digi Telecommunications Sdn Bhd afin d’assurer un suivi en temps réel de ses ambulances et une meilleure visibilité de ses opérations basées à Sepang, en Malaisie.

    IFleet est une solution B2B destinée aux véhicules utilitaires. Il s’agit de la première solution IoT proposée par Digi parmi sa gamme d’offres dédiées aux véhicules connectés.

    Ifleet : « la solution tout-en-un la plus robuste du marché » (Medilife)

    • Medilife est une filiale du centre de soins malaisiens Sri Tanjung Medicare qui exploite cinq flottes d’ambulances. Il s’agit du premier service ambulancier professionnel de l’île de Penang, située au large de la péninsule malaise.
    • IFleet est un service de suivi de flotte assuré par la société Digi en partenariat avec CSE Malaisie, un groupe spécialisé dans les technologies des communications et de l’électronique de sécurité au sein de l’industrie automobile.

    Un système d’alerte pour mobiliser les ambulances les plus proches de la zone de détresse

    Actuellement, le temps d’attente moyen entre l’appel aux urgences et l’arrivée d’une ambulance est de quinze minutes. Grâce à iFleet, Medilife s’attend à considérablement améliorer la rapidité de ses services.

    En utilisant le dispositif, le bureau central de Medilife pourrait potentiellement repérer les routes sur lesquelles il y a une forte probabilité d’accidents et diriger les ambulanciers vers des routes plus sûres tout en suivant d’autres paramètres, tels que la vitesse du véhicule et le comportement de conduite.

    « Désormais, [notre] bureau central peut alerter les ambulances les plus proches de la zone de détresse et estimer [leur] heure d’arrivée, des éléments qui peuvent faire une différence cruciale en cas d’urgence », a déclaré le Dr. A. Rasheed Ahamed, directeur exécutif de Medilife.

    Un dispositif facile à intégrer et à utiliser

    Le directeur informatique de Digi, Praveen Rajan, assure que le système iFleet est aisé à intégrer et plus facile à utiliser que les systèmes GPS traditionnels, souvent encombrants et difficiles à installer dans des véhicules comme les ambulances.

    « Être plus efficace dans la gestion de votre flotte signifie maximiser l’utilisation de votre flotte actuelle pour améliorer les temps d’arrivée, et éventuellement [embaucher plus d’employés] sans augmenter le nombre de véhicules que vous possédez », a-t-il expliqué.

    1 million MYR pour aider les PMEs à numériser leur flotte

    M. Praveen a déclaré à la mi-décembre qu’iFleet allait verser 1 million de MYR (207 600 € ; 253 800 US$) sur un fonds visant à davantage aider les petites et moyennes entreprises à numériser leur flotte via la solution de suivi iFleet.

  • Vers un déploiement de la télémédecine en 2018 ? (LesEchosEtudes)

    En 2020, 1 million de personnes sera pris en charge par la télémédecine en France. Tels sont les chiffres mis en avant par l’étude « Quelles perspectives pour la médecine à distance ? » de Les Echos Etudes publiée en janvier 2018.

    Celle-ci dresse un panorama des expérimentations et des projets en cours et cartographie l’ensemble des acteurs en présence : éditeurs de logiciels, prestataires de services de télémédecine, plates-formes de téléconseil médical, assureurs complémentaires et assisteurs, hôpitaux, EHPAD, start-up de la e-santé…

    Elle montre, enfin, que 32 % des Français sont ouverts au principe de la téléconsultation médicale.

    H&TI s’est procuré une synthèse de cette étude qui tente de répondre à 4 questions clés :
    • Quelle est la valorisation de ce nouveau marché ? Comment se segmente-t-il et quels en sont les acteurs clés ?
    • Comment s’opère la convergence entre télémédecine, téléconseil et monitoring des objets connectés ?
    • Comment évoluent le cadre politique et l’environnement réglementaire de ce marché ?
    • Comment lever les obstacles au développement de la médecine à distance ?

    Une méthodologie mêlant entretiens et veille

    Une dizaine d’entretiens ont été menés par les auteurs de l’étude auprès d’experts (Pierre Simon et Docteur Pierre Espinoza), d’organisations professionnelles (FHF), d’institutions (ARS Pays de la Loire) et d’acteurs privés de la télémédecine et du téléconseil médical : H2AD, H4D, MédecinDirect, Tactio Health, Docapost…

    Ceux-ci ont été complétés par une veille complète sur l’actualité politique et l’environnement réglementaire de la médecine à distance : actes qualifiés de télémédecine au sens de la loi HPST, prestations de téléconseil médical, suivi de personnes âgées et/ou malades à domicile ou en institution via les objets connectés santé.

    Le contexte de l’étude

    • La réorganisation de l’offre de soins : la médecine à distance est un levier pour (re)structurer l’organisation et la coopération entre professionnels de santé et mieux répondre aux nouveaux besoins de santé générés par le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques et la raréfaction des ressources humaines en santé. L’étude montre que 300 000 personnes vivent dans une communauté où aucun service de santé ne se trouve à proximité.
    • La qualité et la sécurité des soins : elle permet d’apporter de nouvelles réponses à la question de l’accessibilité aux soins et de leur permanence.
    • La gestion/maîtrise des dépenses de santé : en introduisant dans la prise en charge des patients de nouveaux services et de nouveaux outils de suivi, ces nouvelles pratiques entraînent une modification des structures de coûts de notre système de soins.
    • Le management des professionnels de santé : la modification des pratiques et des prises en charge présente un défi en termes de gestion et d’accompagnement du changement, d’information et de formation des professionnels de santé, de développement de nouveaux métiers et mode de coopération entre acteurs de soins.
    • Le développement d’un écosystème et d’une industrie : la France possède de nombreux atouts sur ce nouveau marché et les acteurs se mobilisent auprès des pouvoirs publics pour faire adapter la réglementation.

    Les attentes des Français en matière de téléconseil

    Si la population visée par les dispositifs de télémédecine stricto sensu est définie et segmentée par les textes réglementaires, celle intéressée par le téléconseil médical et les objets connectés est nettement plus large. Elle concerne :

    • L’ensemble des personnes vivant dans un territoire sous-médicalisé (environ 12 millions de personnes) ;
    • les patients souffrant d’au moins une pathologie chronique, dont le suivi pourrait être assuré par des objets connectés et des services web, doublés par des téléconsultations périodiques ;
    • des Français qui ont besoin de gagner du temps ou qui considèrent que la téléconsultation est « plus pratique ».

    Une étude réalisée par Philips Healthcare (Future Health Index, menée auprès de 33 000 personnes dans 19 pays) indique que 8 français sur 10 souffrant d’une maladie chronique souhaiterait un meilleur accompagnement à domicile et qu’ils sont ouverts à l’utilisation de solutions numérique de télésuivi. 56 % des personnes interrogées estiment que les soins de santé connectés sont importants pour améliorer la santé générale de la population.

    La télémédecine encore marginale…

    Malgré un socle légal depuis 2009 et sa relance par le Pacte Territoire Santé dans les 9 territoires de soins numériques, la télémédecine reste encore cantonnée au périmètre d’expérimentations locales. Le nombre d’actes de télémédecine représenteraient actuellement moins de 0,5 % des consultations dispensées, alors que les pouvoirs publics ont dépensé entre 2011 et 2015 près de 115 millions d’€ pour leur développement.

    Par ailleurs, dans son rapport sur la Sécurité sociale, le 20 septembre 2017, la Cour des comptes soulignait que « le nombre de projets de télémédecine soutenus par les ARS est incertain ». En 2012, la DGOS comptabilisait 331 projets dont 169 opérationnels.

    … mais devrait se généraliser à partir de 2018

    En levant l’un des freins majeurs à son déploiement – la généralisation des actes de téléconsultation et de télé-expertise (votée dans la LFSS 2018), qui vont entrer dans le droit commun et sortir de leur cadre expérimental – le nouveau gouvernement entend donner une nouvelle impulsion à la télémédecine. En outre, le Grand plan d’investissement 2018-2022 prévoit, dans ses 57 milliards d’€, une enveloppe de 5 milliards d’€ pour financer les équipements numériques en santé avec des initiatives annoncées en matière de télémédecine, de recours à l’IA et d’informatisation des établissements de santé. 50 millions d’€ sont prévus pour le déploiement des téléconsultations ou des possibilités de paiement et de lecture à distance de la carte Vitale, notamment dans les territoires ruraux et ultramarins.

    D’autres mesures sont attendues dans le cadre de la nouvelle Stratégie nationale de santé, dans laquelle figure comme axe prioritaire, l’innovation « organisationnelle, médicale, technologique ou numérique », et notamment les évolutions telles que la télémédecine et les objets connectés.

    Ce développement de la télémédecine pourrait avoir des effets vertueux sur l’ensemble du secteur de la e-santé, note l’étude, et « favoriser le recours plus large aux solutions alternatives de médecine à distance ». Signe de ces perspectives favorables, les investissements d’un nombre croissant de complémentaires santé qui intègrent désormais dans leur offre des services de téléconsultation et de téléconseil médical.

  • Malaysia: an IoT device to track ambulances in real time

    Medilife Ambulance Services, in Malaysia, announced on January 8, 2018 that it has signed a partnership with iFleet from Malaysia’s leading telecommunications service provider Digi to ensure provide time-critical tracking of ambulances and greater visibility of its operations based in Sepang, in Malaysia.

    IFleet is a B2B solution designed for commercial vehicles. This is the first IoT device introduced by Digi among its range of connected vehicle offerings.

    Ifleet: « the most robust all-in-one solution in the market » (Medilife)

    • Medilife is is a unit under Sri Tanjung Medicare Malaysian care center which operates five ambulance. It is the first professional ambulance service providers in Penang Island, in the Malay Peninsula.
    • IFleet is a fleet tracking service provided by Digi in partnership with CSE in Malaysia, a group specializing in communications and security electronics technology within the automotive industry.

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    A system to alert ambulances closest to the distress zone

    Currently, the average waiting time for an ambulance is fifteen minutes. Thanks to iFleet the company expects to significantly reduce response times .

    By using the device, Medilife’s central office could potentially flag roads that have high probability of accidents and alert ambulance drivers to safer routes while also tracking other parameters such as vehicle speed and driving behavior.

    « Now Medilife’s central office can alert ambulances nearest to the distress area and estimate the time of arrival, elements that can make a crucial difference in an emergency, » said Dr A. Rasheed Ahamed , executive director of Medilife.

    A device easy to integrate and use

    Digi’s chief digital officer Praveen Rajan said iFleet is easy to integrate and easier to use than traditional GPS systems, which are often bulky and difficult to install in vehicles such as ambulances.

    « Being more efficient in running your fleet means maximising usage of your current fleet to improve arrival times, and possibly taking on more jobs without increasing the number of vehicles you own, » he said.

    RM1 million to help more SMEs digitize their fleet

    Mr. Praveen said in mid-December that iFleet is giving away RM1 million (€207,600, US$ 253,800) through a fleet transformation fund which seeks to help more small-medium enterprises digitize their fleet with iFleet’s intelligent tracking solution.

  • Londres : les cliniques refusent les vérificateurs de symptômes de Babylon Health par crainte d’abus

    L’application élaborée par la société de e-santé anglaise Babylon Health, censée faciliter la vérification des symptômes à domicile pour les patients, ne sera pas adopté dans les cliniques londoniennes. La décision vient des Clinical Commissioning Groups (CCG) – soit des groupes de mise en oeuvre des pratiques cliniques – de Londres, qui craignent que les patients utilisent ce système à mauvais escient, c’est-à-dire pour obtenir plus rapidement des rendez-vous avec des médecins généralistes.

    La nouvelle a été rapportée fin novembre 2017 par le magazine spécialisé Health Service Journal (UK).

    Un test a démontré les failles de l’application conçue par Babylon Health

    Le conseil des clinical commissioning groups a tout d’abord montré un certain intérêt pour la solution conçue par Babylon Health, estimant qu’elle pourrait aider à réduire les files d’attente chez les médecins généralistes en diminuant le nombre de demandes de consultations.

    Les CCGs du nord-ouest de Londres ont travaillé avec des groupes de discussions pour voir si l’application était efficace. Un petit groupe de patients a testé le vérificateur de symptômes en septembre 2017.

    Le dispositif ne réduirait pas vraiment le nombre de demandes de consultations

    Le rôle très important accordé au patient par le biais de l’application a inquiété les experts. Ils ont constaté que les utilisateurs pourraient principalement utiliser le dispositif pour obtenir plus rapidement un rendez-vous avec un généraliste et non pour réellement vérifier leurs symptômes afin de savoir si une consultation s’avère nécessaire.

    Au final, les résultats ont montré que le service de Babylon était peu susceptible de réduire la demande de rendez-vous médicaux. Les CCGs ont donc décidé de ne pas financer le produit pilote, indiquent des notes rédigées par le conseil d’administration du Conseil de collaboration des CCGs du nord-ouest de Londres.

    À la recherche d’une solution alternative

    Des documents issus d’un dossier différent diffusés en novembre indiquent que dix-sept cabinets de médecins généralistes pionniers, le réseau Imperial College Health Partners et l’agence Health Education England (nord-ouest de Londres) réfléchissaient ensemble à la mise en place d’une alternative.

    Les patients veulent un service leur permettant d’obtenir plus rapidement une consultation

    « Nous avons constaté que les patients étaient généralement plus intéressés à utiliser l’application pour accélérer l’obtention d’une consultation avec un médecin généraliste plutôt que pour vérifier leurs symptômes », ont déclaré au Health Service Journal l’Imperial College Health Partners, la division du nord-ouest de Londres de l’agence Health Education England et Babylon Health dans un commentaire commun.

    « En novembre 2017, les omnipraticiens [ont été] invités à donner leur avis sur les prochaines étapes [à mettre en place] et sur la façon dont nous pourrions façonner l’accès numérique à la médecine générale », précise la note officielle.

  • « Il faut utiliser les nouvelles technologies pour remodeler l’offre de soins » (Alexis Normand)

    Alexis Normand est directeur du développement des objets connectés pour la santé pour la branche santé digitale de Nokia. Auparavant, il occupait des fonctions dans le conseil en politique publique sur des réformes de santé. Son livre La révolution de la e-santé (Ed. Eyrolles, 2017) propose un panorama de la révolution numérique en santé et s’attache  à en analyser les implications sociétales, économiques, politiques et éthiques.

    S’il admet que la santé numérique peut être utilisée pour le meilleur (éradiquer les maux dont souffrent les plus démunis) comme pour le pire (au profit d’idéologies totalitaires), l’auteur appelle à une éthique de la modération, une voie médiane à définir dans l’action.

    Ce livre est « un appel à l’aventure scientifique, à l’expérimentation audacieuse des possibilités ouvertes par l’innovation, écrit-il. C’est une ode à la transformation. Nous ne domestiquerons les monstres technologiques qu’en avançant avec vigilance. Le débat public est l’instrument nécessaire de cette vigilance, à condition de permettre cette exploration collective. »

    Enfin, l’une des craintes d’Alexis Normand est de voir la France, pionnière des nouvelles technologies, rater sa révolution sanitaire par conservatisme ou excès de prudence.

    Pour en savoir plus sur cet ouvrage et sur les idées d’Alexis Normand, H&Ti est allé à sa rencontre.

    Vous travaillez dans le secteur des objets connectés. Pourquoi avoir eu envie d’écrire ce livre  ?

    C’est en voulant écrire un livre sur l’impact sociétal du vieillissement que je me suis intéressé aux technologies qui allaient permettre de vivre plus longtemps. C’est comme ça que j’ai rencontré les fondateurs de Withings (devenue Nokia Health). Ils m’ont offert la possibilité de sortir de la théorie et de travailler effectivement à l’intégration des objets connectés dans le système de santé, pour permettre d’être prévenu à l’avance d’un éventuel événement de santé. En interagissant avec les professionnels de santé et les régulateurs, j’ai été frappé du poids des débats éthiques, et de la nécessité d’expliquer le cadre pour permettre une réelle adoption. Ce livre a été écrit pour tenter de sortir des postures caricaturales et donner les clés du débat au grand public comme aux acteurs du système de santé. En apportant un éclairage sur les nouveaux modèles de e-santé de chaque côté de l’Atlantique, j’ai voulu contribuer à une prise de conscience. Je l’ai écrit, enfin, par crainte de voir la France, pionnière des nouvelles technologies, rater sa révolution sanitaire par conservatisme ou excès de prudence.

    Le sous-titre est « Prévenir plutôt que guérir ». Vous pensez que le grand public n’est pas encore assez préparé à ce changement de paradigme ? Mal préparés, à quoi s’expose-t-on ?

    Le public est plus que prêt, et la reprise d’une expression familière illustre au contraire l’acceptation très large du principe de la prévention. En revanche, la médecine et le système de santé, eux, ne sont pas prêts à basculer rapidement d’un modèle « à retardement », où l’on vous traite toujours au moment d’une crise, où l’on finance en fonction de la quantité d’actes, à un modèle de détection précoce et de financement sur résultats. D’une certaine manière, les technologies sont en avance sur les modèles de financement, qui peuvent être complexes à mettre en oeuvre à l’échelle d’un pays. Mais le coût des technologies, jusqu’ici, empêchait une adoption large. Or, l’ubiquité des smartphones et la baisse du prix des capteurs permets d’envisager un déploiement plus large, car le coût d’implémentation devient plus faible que les bénéfices médico-économique attendus pour certaines pathologies. Le régulateur français l’a compris, par exemple avec la généralisation d’une expérimentation visant à financer le suivi à distance, avec des balances connectées, de patients souffrant d’insuffisance cardiaque. 

    Si on ne se prépare pas, le risque est double. C’est une perte de chance pour des patients qui auraient pu être traités plus vite avec moins de conséquences irréparables. C’est aussi un risque industriel, si la France n’avance pas plus vite et laisse d’autres pays développer ces nouvelles technologies et mûrir des modèles sur leurs marchés nationaux pour ensuite nous les imposer.

    Il y a un enjeu de souveraineté à contrôler une technologie critique pour la santé d’une population, qui plus est, productrice de données sensibles.

    Certaines phrases de votre livre sont terrifiantes : « Si la e-santé laisse espérer l’avènement d’une nouvelle ère de la prévention, elle nous menace aussi de servitude face aux maîtres de la donnée numérique ». Faut-il avoir peur ?

    La peur n’est utile que si elle pousse à agir dans le bon sens. Il ne faut pas avoir peur, car la France et l’Europe se sont dotés d’un cadre juridique très protecteur sur les données personnelles, et particulièrement pour la santé. Le RGPD, qui entre en vigueur en mai 2018, impose de nouvelles obligations aux plateformes.

    J’ai plus peur de la marginalisation économique de l’Europe, qui serait empêchée d’innover, que de l’abus des plateformes. Les principes de protection des données doivent être clairs et fermes, mais le régulateur doit se montrer pragmatique pour permettre à des champions d’émerger sans incertitude juridique. A trop vouloir se protéger des GAFA, on risque d’handicaper le tissu numérique européen.

    Pourquoi changer de modèle ? L’actuel, et notamment le modèle Français, ne convient-il/ ne suffit-il pas ?

    La perception générale selon laquelle les Français jouissent d’un des meilleurs systèmes de santé au monde rend aveugle à ses insuffisances en matière de prévention. Certes, l’espérance de vie est parmi les plus élevées du monde, à 82,3 ans contre une moyenne de 80,5 ans pour l’OCDE. Le satisfecit est trompeur, car l’espérance de vie en bonne santé « sans incapacité » stagne en France à un niveau médiocre depuis 2010, à 63,5 ans pour les femmes et à 61,9 ans pour les hommes. C’est un écart de presque dix ans avec la Suède ! L’accès relativement égalitaire aux soins n’excuse pas le fait qu’on vive en France presque 20 ans avec une incapacité importante.

    Vivre plus longtemps mais malade finit  par avoir un coût, qu’il faut contenir sans sacrifier la qualité des soins. Le régime des ALD représente 60% des dépenses de l’Assurance Maladie. Il s’étend plus rapidement que la prévalence des maladies chroniques qu’il est censé rembourser. On peut s’attaquer au problème de façon comptable. On peut aussi utiliser les nouvelles technologies pour remodeler l’offre de soins. Cela impliquera de faire du médecin le pilote du parcours de soins, en acceptant le transfert des tâches vers d’autres acteurs : assistants médicaux, infirmiers et pharmaciens, et patient.

    Vous écrivez que la plupart des adeptes de la santé connectée sont aujourd’hui des personnes en bonne santé, avec des usages sportifs et récréatifs qui prédominent. Quand pensez-vous que les « seniors malades » se les accapareront ?

    Les seniors s’accaparent déjà ces technologies, mais comme ils en sont plus éloignés, il est nécessaire d’avoir un encouragement, voire une prescription médicale pour faciliter l’adoption. Pour réduire les inégalités de santé, qui sont bien sûr générationnelles, il est également nécessaire d’envisager une prise en charge par la collectivités des solutions qui ont fait leur preuve.

    La santé connectée vise à faire gagner du temps, réduire les erreurs ou les oublis de dosages, et éviter une visite ou un déplacement qui n’est pas pratique, l’adoption sera là.

    Selon vous, en plus des objets permettant le suivi du diabète, de la tension artérielle ou de la fréquence cardiaque, il est  possible désormais de diagnostiquer une otite ou un début de glaucome ! Du coup, estimez-vous que l’on entre dans une ère d’extinction programmée de la médecine et des médecins ?

    Il ne peut pas y avoir d’extinction du médecin, car on ne soigne pas seulement une maladie d’un point de vue mécaniste, comme un moteur cassé, mais surtout la personne qui souffre. Ce qui est vrai, en revanche, c’est qu’avec Internet, les smartphones et les objets connectés, les professionnels perdent leur monopole sur l’information de santé. Les plateformes libèrent des coûts transactionnels, l’information imparfaite et la distance géographique, grâce à leur maîtrise des bases de données, des moteurs de recherche et leur connaissance des usagers. Elles facilitent les prises en charge distance, notamment pour le suivi des maladies chroniques dont les traitements sont standardisés. Elles permettent une délégation de tâches du médecin vers d’autres acteurs ; pharmaciens, paramédicaux… Le patient est promu expert de sa santé. Mais le médecins va garder son rôle d’expert, d’ingénieurs, et de thérapeute.

    La e-santé telle qu’elle se préfigure, s’agit-il réellement de médecine ?

    Pas forcément. C’est beaucoup plus large, car de nouveaux territoires s’ouvrent hors de la médecine. Le numérique offre la possibilité de déployer à faible coût des plateformes numériques de dépistage, qui agissent comme tiers de confiance, et permettent aux usagers d’identifier leurs risques. Elles récompensent les bonnes pratiques, notamment en intégrant les données d’objets connectés, vecteur d’engagement effectif. Ces plateformes ouvrent de nouveaux territoires de santé, notamment dans les entreprises, amenées à faire de la prévention et de la santé publique. C’est le marché du corporate wellness, déjà mature aux Etats-Unis, où les entreprises investissent pour réduire les coûts de santé avec des retours sur investissement à court terme (absentéisme, productivité…).

    Vous consacrez un chapitre à des comparaisons entre ce qui se passe en Europe et aux États-Unis en matière de e-santé, de partage des données, etc. Pouvez-vous synthétiser votre pensée ?

    Les Etats-Unis et l’Europe ont une conception très différente du statut de la donnée de santé. Pour les Américains, toute personne est libre de disposer de ses données, et peut entrer dans une relation contractuelle avec une institution (un organisme de santé, un assureur) qui disposera comme il veut de ces données pourvu que le contrat est respecté. A l’inverse, l’Europe impose des limites au consentement en raison de principes d’ordre public. L’arsenal juridique européen – et c’est particulièrement le cas en droit Français – tend à considérer que l’individu n’est pas suffisamment autonome pour disposer librement de ses données, parce qu’il ne connaît pas parfaitement son intérêt. C’est la conception défendue par la CNIL, qui s’estime en droit d’interdire à quelqu’un l’usage de ses propres données. Elle prend cette décision en restreignant la portée de certains services, qui traiteraient des données que leurs utilisateurs accepteraient pourtant de partager. La CNIL, avant d’autoriser un tel service, va examiner si l’usage des données n’est pas superfétatoire au regard de ce qui est nécessaire pour assurer la finalité du service. La différence de sensibilité entre les Etats-Unis et l’Europe se mue en affrontement économique. D’un côté, le Vieux Continent s’avère incapable de faire croître des champions numériques. Faute de savoir monétiser les données à la source, nos gouvernants imposent des règles légitimes, très protectrices, mais qui représentent également une sorte de «  taxe » sur le numérique ciblant en priorité les GAFA. Les Etats-Unis, eux, s’avèrent incapables d’éviter les abus de confiance.

    Pouvez-vous nous parler de Google X/Verily qui ambitionne de « révolutionner la médecine » ? Il semble que son objectif est de mettre au point des logiciels ou des IA qui dicteraient les prescriptions ? C’est-à-dire ?

    Dans la santé, Google X a lancé en 2015 le « Baseline Project », qu’on pourrait traduire littéralement par « projet de référence ». Cette entreprise, lancé en partenariat avec l’Université de Duke et l’Université dite de la Singularité, vise à numériser entièrement le corps d’individus sains, afin que des supercalculateurs puissent modéliser le vivant dans son fonctionnement « normal ». Cette modélisation de la bonne santé elle-même, qui se veut aussi exhaustive que possible doit servir à une meilleure compréhension de la maladie, en vue d’améliorer la portée des traitements par un retour à l’équilibre. C’est l’alliance du Big Data, c’est-à-dire la capacité à traiter des méga-données en laissant les machines elles-mêmes formuler des hypothèses, et de la médecine intégrative, qui consiste à adopter une approche globale de la maladie, par opposition ciblé sur un organe ou une pathologie. Porté par des penseurs transhumanistes comme Ray Kurzweil, qui dirige cette branche de la R&D de Google, l’ambition du projet est immense ; percer les secrets de la maladie et œuvrer à l’immortalité du corps, augmenter l’humain pour maximiser son potentiel.

    L’un de vos chapitres s’intitule « Réinventer l’hôpital numérique ». A quoi faites-vous allusion ?

    Les outils digitaux peuvent aider les hôpitaux à repousser le traitement d’urgences hors les murs, pour mieux répondre aux attentes, trier et optimiser les soins. Cette évolution vers plus de suivi à distance, de soins à domicile et de chirurgie ambulatoire pourrait s’opérer en deux phases à partir de la situation actuelle, qui est celle d’une hypercentralisation : toutes les tâches médicales sont concentrées au sein d’une structure, du traitement d’urgence, jusqu’aux diagnostics et prises en charge les plus spécialisées par départements. Dans une première phase de transformation, un principe de subsidiarité doit conduire l’hôpital à coordonner un ensemble de services décentralisés et spécialisés, notamment sur la prise en charge préventive des maladies chroniques et des soins aux personnes âgées. La spécialisation fera croître la productivité et l’efficacité médicale. Enfin une phase d’extensions des soins à domicile et d’ambulatoire, transformerait l’hôpital en hub de coordination, gardant en son sein les interventions d’urgence, en fonction de la remontée des données, et la médecine interne pour les interventions spécialisées, et la recherche.

    Dans cette vision, la veille sanitaire et la coordination du parcours de soins seraient assurées en grande partie par l’hôpital, qui devra créer en son sein des cellules de veille numérique peuplée de biostatisticiens. A mesure que le suivi des patients se digitalise, une nouvelle catégorie de professionnels de santé va monter en puissance, voire une nouvelle spécialité médicale, celle des scientifiques de la donnée, « data scientists » ou biostatisticiens, capables d’identifier dans les grandes séries longitudinales, non seulement les facteurs de risques, mais aussi les cibles prioritaires d’interventions préventives.

    Vous écrivez, enfin, que le Big data ouvre de nouveaux champs à l’épidémiologie. En quoi ?

    La digitalisation a crée d’immenses bases de donnée en santé. La France a des atouts considérables dans ce domaine  ; 90% des données de santé y sont numérisées par l’Assurance Maladie au sein du Sniiram. L’analyse de ces données permettrait de mesurer concrètement la réalité des soins sur le territoire, et avec elle, les disparités de santé, les usages et les corrélations entre morbidités, associés ou non à la délivrance de tel ou tel traitement. Les perspectives de santé publique sont vertigineuses. On estime par exemple que le scandale du Médiator aurait pu être évité si des analyses préventives avaient été mises en œuvre. 

    La santé connectée peut-elle réellement apporter une optimisation médico-économique ? Ne risque-t-on pas, avec l’informatisation de la santé, de voir augmenter les dépenses au lieu de dégager des gains de productivité en soignant mieux et à moindre coût ?

    C’est un risque. C’est un nouveau paradoxe de Solow, appliqué au secteur de la santé. Ce paradoxe est formulé par le prix Nobel d’économie du même nom. Il écrivait en 1987 : On voit des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité. Il soulignait le fait que malgré la promesse d’efficacité accrue, les nouvelles technologies de l’information et de la communication n’auraient pas eu autant d’impact sur l’ensemble de l’économie que les précédentes révolutions industrielles, qui, elles ont dégagé d’importants gisements de productivité, eux-mêmes à l’origine de cycles longs de croissance. 

    On peut prédire un phénomène semblable dans le secteur de la santé, avec, dans un premier temps, des investissements lourds pour les structures hospitalières les plus agiles. Les cliniques privées déjà spécialisées dans des actes médicaux répétitifs seront vraisemblablement pionnières. A l’inverse, les structures hospitalières généralistes auront beau introduire ces nouvelles technologies, elles n’en tireront qu’une faible optimisation médico-économique si cela n’induit pas une réorganisation des ressources humaines.

    On mesurera donc le coût de ces effets avant de voir effets sur la productivité. La rigidité des organisations hospitalières, souvent régies par les réglementations, peut faire durer cette transition plus longtemps encore que l’acquisition d’outils informatiques par les entreprises à partir des années 1980. En France, la tendance à la centralisation administrative de l’hôpital, gérée par décret sous la tutelle des ARS, laisse prévoir une période longue d’acquisition des technologies numériques.  

    En attendant, les acteurs de la santé américains investissent dans de nouvelles solutions. Il se construit aux Etats-Unis une industrie puissante de plus en plus intégrée. Pour la France, l’enjeu n’est plus seulement l’amélioration de la qualité des soins, mais l’émergence d’une filière technologique d’excellence. Cela devient même une question de souveraineté, car déléguer l’innovation technologique conduirait inévitablement à la gestion de l’ensemble des données par des acteurs américains, comme c’est largement le cas pour l’Internet.

  • Etude : les rappels téléphoniques automatisés améliorent le taux de vaccination (Cochrane)

    Rappeler aux personnes qu’elles doivent se faire vacciner a prouvé son efficacité. Une revue Cochrane résumant les résultats de 75 études, publiée le 18 janvier 2018, a permis d’établir le fait que des rappels par téléphone, SMS ou même par cartes postales augmente le taux d’immunisation. Les auteurs de ces travaux estiment que nous disposons aujourd’hui des outils technologiques pour intégrer des rappels automatisés dans les soins primaires.

    La technologie au service de la vaccination

    Le passage de 3 à 11 vaccins au 1er janvier 2018 vise évidemment à augmenter le taux d’immunisation de la population française. Bien que ce taux, et notamment celui des enfants, s’améliore, la sous-vaccination est toujours responsable de décès et de maladies évitables. En Europe, 11 316 cas de rougeole ont été rapportés pendant l’année 2012 et on estime que 4 à 50 millions de cas de grippe symptomatiques surviennent chaque année.

    Largement débattu, le renforcement de l’obligation vaccinale instauré en France ne pourra de toute façon porter ses fruits que si les parents n’oublient pas les six rendez-vous chez le médecin. Or, la non vaccination n’est pas due majoritairement à un refus idéologique. Les oublis de rendez-vous et la méconnaissance du calendrier vaccinal sont aussi pointés du doigt.

    75 études passées au crible

    De nombreuses stratégies ont été mises en œuvre pour augmenter les vaccinations. L’une d’elles consiste à rappeler aux patients qu’ils doivent se faire vacciner. Afin d’évaluer son efficacité, des chercheurs américains de la revue indépendante Cochrane ont actualisé une revue systématique* sur le sujet. Ils ont synthétisé pas moins de 75 études menées dans 10 pays, portant sur 138 625 enfants, adolescents mais aussi adultes. Ces stratégies de rappel portaient sur différentes vaccinations selon les études : ROR, polio, grippe, tétanos, hépatite B…

    Les stratégies étudiées pour rappeler à chacun ses échéances vaccinales (obligatoires ou pas) étaient variées :

    • appels téléphoniques ;
    • appels par boite vocale ;
    • SMS ;
    • lettres et cartes postales.

    Résultats

    • 8% de personnes en plus se sont fait vacciner grâce aux rappels ;
    • tous les moyens de rappel ont fait grimper le taux d’immunisation ;
    • le rappel par téléphone était légèrement plus efficace mais il est aussi plus onéreux.

    Le SMS automatisé, efficace et peu coûteux

    Pour l’auteur principale de cette revue systématique, Julie Jacobson Vann de l’école de soins infirmiers de Chapel Hill (Université de Caroline du Nord), « tous les types de rappels et d’avis aux patients ont des chances d’être efficaces. Même modeste, les rappels pourraient avoir un effet très bénéfique sur la santé publique à l’échelle d’une population entière. »

    Afin de minimiser les coûts de tels programmes et de toucher le plus grand nombre de personnes possible, cette dernière estime qu’il faut jouer la carte des nouvelles technologies. « Nous disposons de la technologie pour intégrer les rappels aux patients dans les soins primaires de routine. Suivant l’évolution des technologies, nous devons déterminer comment améliorer les interventions de rappel. Par exemple, nous devons en savoir davantage à propos des caractéristiques qui déterminent les interventions centralisées et par SMS les plus efficaces. »

  • « Financer ses projets innovants en santé », le 14 février 2018, à Paris

    Face à l’ensemble des dispositifs de soutien à l’innovation accessibles aux acteurs de la santé, Medicen Paris Région, Bpifrance et l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) proposent de dresser un panorama de ces aides. Les présentations seront accompagnées d’exemples concrets et expliqueront comment utiliser ces dispositifs.

    Programme :

    • 9h : Accueil café
    • 9h30 : Introduction sur l’accompagnement Medicen vers les différents types de financements – Karine Valeille
    • 9h45 : Présentation ANR – Matthieu Levi-Strauss
    • 10h15 : Présentation Bpifrance – Rosalie Maurisse et Aicha Douhou

    Pause café

    • 11h15 : Présentation DGOS
    • 11h45 : Présentation EIT Health – Anaïs Delicourt
    • 12h15 : Présentation AP-HP, Accompagnement des projets de recherche collaborative et de recherche clinique à l’AP-HP – Elisabeth Guillaume

    Participation gratuite, sur inscription via ce lien 

  • 5e édition des Trophées de la santé mobile, le 9 février 2018 à Paris

    DMD Santé, organise le 9 février 2018 après-midi la 5e édition des « Trophées de la santé mobile », sous la haut patronage du Ministère de la Santé.

    Huit trophées seront décernées dans les catégories suivantes :
    • Grand Trophée de l’année ;
    • Trophée de l’objet connecté dédié au sommeil ;
    • Trophée de l’objet connecté dédié à la cardiologie et la pneumologie ;
    • Trophée de l’application professionnelle ;
    • Trophée de l’application de suivi ;
    • Trophée de l’objet connecté dédié au diabète ;
    • Trophée de l’application grand public/patient ;
    • Trophée coup de cœur du jury.

    Programme

    Amphithéâtre bas

    • 14h15 – 15h15 : Des données de santé : pour qui et pour quoi ?
    • 15h30 – 16h15 : E-santé, êtes-vous prêts pour une médecine à 2 vitesses ?
    • 16h45 – 17h45 : La prévention a-t-elle enfin un modèle ?

    Amphithéâtre haut

    • 14h15 – 15h15 : Formation au numérique des professionnels de santé : mission impossible ?
    • 15h30 – 16h15 : Beyond the pill or inside ?
    • 16h45 – 17h45 : Santé connectée, de la consommation à la prescription ?

    Remise des Trophées à 18h30

    La cérémonie est suivie d’un cocktail.

    L’inscription se fait via ce lien.

  • L’application Santé d’Apple disponible sur Iphone se meut progressivement en Carnet de Santé

    Apple a dévoilé une nouvelle fonctionnalité de son application Santé (Health App), dont sont équipés tous les produits de la gamme Iphone. Dans un communiqué de presse publié le 24 janvier 2018, la firme explique que les usagers d’Iphone pourront désormais y télécharger leurs données de santé personnelles comme leurs résultats d’analyse sanguine, leur taux de cholestérol, leurs ordonnances, transmis par leurs établissements de santé et leurs médecins. 

    Si l’application, présente dans l’Iphone de longue date, permettait d’y recenser des activités physiques et certaines données de santé, cette fonctionnalité en fait un véritable carnet de santé mobile.

    Les données médicales resteront cryptées

    Plusieurs hôpitaux américains, dont Johns Hopkins Medicine à Baltimore et Cedars-Sinai à Los Angeles ont accepté de prendre part à la version initiale du projet. Apple a précisé que l’entreprise n’aurait pas accès aux données médicales des usagers d’Iphone, qui seront cryptées et conservées individuellement dans chaque smartphone, sauf si l’utilisateur choisit de les partager avec Apple.

    Cette annonce confirme la stratégie de l’entreprise, qui entend devenir un acteur majeur du marché de la santé aux Etats-Unis, lequel représente plus de 3 milliards de dollars. Elle s’ajoute à plusieurs innovations introduites au cours des dernières années par l’entreprise comme Apple Watch ou diverses applications destinées à aider les usagers d’Iphone à devenir des acteurs de leur santé.

    Apple espère ainsi conforter son positionnement sur le marché de la santé, aux côtés de Google et Microsoft qui ont mis en place des services de santé (Google Health et Microsoft Health Vault) il y près de dix ans pour aider leurs utilisateurs à centraliser leurs données de santé.