Medtech

  • India is building a eHealth ecosystem: Health Minister J.P. Nadda

    Adoption of digital technology to improve the governance had always been central to the Indian government, said Jagat Prakash Nadda in a speech delivered on February 19, 2018 to delegates from around a dozen countries at the Global Digital Health Partnership Summit, held in Canberra, Australia.

    Indian Union Minister for Health and Family Welfare said India is committed to reforming the delivery of health services using information and communication technologies (ICT). He said the ICT had great potential to improve the delivery of healthcare services and that « India will take advantage of it under the Digital India program ».

    India seeks to improve patient engagement

    Australian Minister of Health Greg Hunt, Australian Digital Health Agency CEO Tim Kelsey and delegates and from Hong Kong, Indonesia, Singapore, South Korea, New Zealand, Saudi Arabia, Italy, Sweden, United Kingdom, Canada, the United States of America and the World Health Organization were also present at the summit.

    The Indian Minister said that the four main areas in which India has implemented digital technology in healthcare are health services delivery, compliance of people towards health and care, engagement of citizens in partnering with the government for planning and management of health services delivery and improving governance (source: Thehealthsite.com).

    Towards partnerships with industry, patient groups and academics

    He also emphasized the importance of building digital health ecosystem partnerships with private health care providers, health IT practitioners, patient groups, industry, academics and regulatory bodies.

    India is developing IT systems for integrated health surveillance programs

    Mr Nadda said IT systems have also been deployed in India for integrated health surveillance programs, public health management as well as hospital information system, supply chain management, online services, tele-medicine and program monitoring.

    « Such initiatives include systems for obtaining reliable information and near real-time data for policy making, ensuring efficient programs and service delivery, » he said.

    A portal available in various Indian dialects

    The National Health Portal of India is currently providing authentic information related to healthcare to citizens in different Indian languages, he added. « Content of the portal is currently available in six Indian languages and it is planned to add six more languages. »

    The Online Registration System (ORS) has been used to schedule online appointments in-public sector tertiary care hospitals, he explained, adding that about 139 hospitals were currently using the ORS application.

    Digital health records for all Indians

    The minister said the country is planning to create an integrated digital health platform and enable the creation of electronic health records for the 1.3 billion people of India.

    « We wish to enable hospitals and health service providers to do so by giving them free software systems and data storage facilities. In addition, we wish to use big data analytics to prioritize our interventions and become proactive in solving healthcare challenges. »

  • Télémédecine, IA, DMP et parcours de santé au cœur de e-Health World Monaco, les 31/05 et 1/06 2018

    Le congrès e-Health World Monaco, organisé par ComCo, tiendra sa quatrième édition en Principauté les 31 mai et 1er juin 2018.

    Cet événement abordant les thèmes de la e-santé, des technologies médicales, de la Recherche et de l’innovation, sera présidé par le Pr Alim-Louis Benabid, président du directoire de Clinatec. Il dirigera notamment les débats sur les sciences cognitives.

    Le congrès s’articule autour d’un programme scientifique (télémédecine, robotique, coordination des soins) et d’ateliers (réseaux sociaux de santé et parcours de santé, enjeux business en e-santé, blockchains en santé), de conférences (le médecin et le patient dans le monde de l’IA, orthopédie) et d’une « nuit connectée » de challenge de start-ups.

    Extrait du programme du jeudi 31 mai 2018

    Ouverture du congrès

    • M. Didier Gamerdinger, Conseiller de Gouvernement-Ministre des Affaires Sociales et de la Santé de Monaco.
    • Pr Alim-Louis Benabid, Président d’e-healthworld Monaco 2018.

    9h La télémédecine peut-elle réellement améliorer l’accès aux médecins dans les zones en sous-densité médicale ?, débat animé par Jean-Claude Narcy

    • Thierry Moulin, Président de la Société Française de Télémédecine
    • Jean Paul Ortiz, Président de la CSMF
    • Michel Serin, Vice-Président de la Fédération Française des maisons et des Pôles de santé
    • Mme Sophie Sergent, Membre du bureau national de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) en charge des URPS
    • Robin Ohannessian, Médecin de santé publique, Directeur médical de Télémédecine 360
    • François Teboul, Directeur médical du groupe Visiomed

    11h La télémédecine au XXI° siècle aura-t-elle un impact sur les organisations et pratiques professionnelles et sur les parcours de santé

    • Agnès Caillette-Beaudoin, Directeur médical de Calydial, Lyon
    • Jean-Pierre Blanchère, Directeur du Pôle Transactions Electroniques Sécurisées (TES) Caen
    • Nathalie Salles, Professeur de Gériatrie, CHU Bordeaux
    • Lina Williatte, Droit de la Santé, Faculté Catholique de Lille
    • Nathalie Devillier, Ecole de Management Grenoble
    • David Gruson, Ancien délégué général de la FHF, Membre du Comité exécutif de la Chaire Santé de Sciences -Po, Paris

    12h20 : Le médecin et le patient dans le monde des algorithmes et de l’intelligence artificielle

    14h15 Parcours de soins, DMP généralisé, DP, Clouds santé : la fin des silos ? Rôle du Pharmacien dans cette inter-professionalité digitale ?

    Débat animé par Laurent lefort, rédacteur en chef du Moniteur des Pharmacies

    • Patrick Coudert, CEO MyRubyCard
    • David De Amorim Directeur Innovation Docapost
    • Adnan El Bakri, PDG InnovSanté, Chirurgien urologue
    • Yvon Merliere, Directeur du projet DMP à la Caisse Nationale de l’Assurance maladie
    • Jean-Luc Plavis, Consultant en Expertise Patient
    • Sophie Sergent-Decherf, Pharmacien, en charge des URPS et des nouvelles missions à la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France

    16h30 Réseaux Sociaux de Santé et Parcours de Santé : quelles solutions ? quelles résistances ? Les pharmaciens peuvent-ils jouer le rôle de plateforme ?

    • David Abenhaim, Président de Pharma Best
    • Benet-Weiler, Co-Founder, Program Director and General Manager at PlaceForPeople
    • Xavier Bouhet, Fondateur de PharmaClinic, Consultant Retail et Réseaux de Santé
    • Fabrice Ferret, Co-founder & Managing Partner chez HealthMe
    • Priscille Godd, Directeur marketing Laboratoire Arrow
    • Jonathan Oleszkiewicz, CEO MedPics

    20h Nuit connectée

    • Concours de startups, en présence des acteurs de l’écosystème
    • Soirée de networking

    Extrait du programme du vendredi 1er juin 2018

    9h Intelligence artificielle, robotique, deep learning : menace ou opportunité pour le praticien ?, session coordonnée par Wassim Badiou

    • L’intelligence artificielle du cardiologue, Yann Fleureau, CEO Cardiologs
    • Le robot du radiologue interventionnel, Philippe Bencteux, CEO Robocath
    • La robotique du chirurgien, Bertin Nahum, CEO Quantum Surgical
    • Robotique sociale, réalité virtuelle et santé mentale, Bardy Benoit, Directeur de EuroMov Research and Innovation Centre

    11h Sciences cognitives, session coordonnée par Alim-Louis Benabid

    Alim-Louis Benabid, Andrès Lozano et Philippe Robert

    14h30 L’ecosystème entrepreneurial du Technion dans les domaines de la e-santé

    16h30 La révolution des chatbots en e-santé : exemples d’usages et perspectives

    17h45 Discussion : e-communications

    Programme complet disponible via ce lien.

  • Schoolab présente le jeu Hippopocrate lors du premier Live d’Innolab d’Elsan (Pierre de Milly)

    Lors d’un grand rendez-vous réunissant une centaine de participants le mardi 30 janvier 2018 à Paris, Elsan a partagé un premier bilan des innovations au service des patients lancées à travers son incubateur Innolab. Né il y a deux ans, cet incubateur de projets a permis à Elsan de nouer des partenariats avec dix start-ups (sur 200 projets reçus) pour le développement de nouveaux produits et services.

    A l’occasion de son premier événement « Live d’Innolab », le groupe a souhaité faire témoigner quatre de ses partenaires sur leur collaboration et les solutions innovantes qui ont pu émerger.

    Après Bepatient lundi 5 février 2018, H&TI donne la parole à Pierre de Milly, Projects Acceleration programm Director de Schoolab, lundi 12 février 2018.

    Qu’est-ce-que Schoolab ?

    Schoolab, telle qu’elle existe aujourd’hui sous la forme d’un Innovation studio existe depuis 4 ans, mais le projet pré-existait sous une autre forme depuis une douzaine d’années. C’était à l’origine un programme académique. Nos trois fondateurs – Jean-Claude Charlet, Julien Fayet et Olivier Cotinat – avaient observé les difficultés des entreprises françaises à innover quand le projet ne concernait pas leur cœur de métier. D’après son expérience, cette difficulté vient des lacunes du système scolaire, qui sépare trop tôt les disciplines. Aussi, il a lancé des programmes avec l’ESSEC, STRATE et Centrale Paris, qui consistaient à rassembler 6 mois par an des étudiants des trois écoles pour travailler sur des projets d’innovation au profit de grandes entreprises françaises, en suivant une méthodologie de travail dénommée Design thinking.

    Ce programme s’appelle aujourd’hui CPI et perdure au sein de Schoolab. Près de dix ans après son lancement, nous nous sommes rendus compte que la communauté d’anciens occupaient désormais des postes dans de grandes entreprises ou bien avaient monté des start-ups et demandaient à CPI de les aider à innover. Nous avons donc créé un espace de travail au centre de Paris, où sont accueillis tant des PME, des start-ups que des grandes entreprises et des étudiants, qui collaborent dans un certain nombre de programme d’incubation ou d’accélération. Nous mettons à disposition des coachs et un écosystème qui les poussent à avancer plus vite.

    C’est ainsi qu’a commencé votre collaboration avec Elsan ?

    Tout à fait. Nous travaillons avec le groupe Elsan depuis octobre 2017 sur le programme LEAN Factory. L’objectif de ce programme est de traiter des sujets d’innovation de grandes entreprises sur 2-4 mois et de délivrer des premières versions d’un produit ou d’un service sur des besoins ou usages réels.

    En quoi consiste votre solution ? Quels sont les enjeux sur le marché de l’hospitalisation privée ?

    Le projet sur lequel nous travaillons avec Elsan tourne autour de la prévention et de l’amélioration du niveau de service dans les salles d’attente du groupe. Le besoin était de rentrer dans une relation plus directe avec les patients et pouvoir leur proposer un parcours de santé en dehors d’un épisode de soins nécessaire. Cela devait passer par le digital.

    Nous avons donc accueilli Ségolène Perin, responsable Innovation d’Elsan, à Schoolab une demi-journée par semaine pendant 2 mois. Elle a travaillé main dans la main avec un jeune entrepreneur, une jeune designer et un jeune développeur informatique. Ils ont été accompagnés par une de nos coachs, experte en design référentiel et espace – cette spécialiste de l’aménagement d’espaces a notamment  travaillé sur des espaces d’innovations à KPMG et l’ESSEC. 

    Cette équipe a passé 3 semaines en immersion, pour rencontrer les utilisateurs. Ils se sont mis dans la peau de patients qui viennent en consultation et attendent en salle commune. Ils ont longuement observé l’arrivée, l’accueil, la sortie… Tous les détails de l’expérience client hors-consultation. 

    Au final, ils ont observé beaucoup d’ennui, davantage que de stress. Notre solution collaborative a ainsi émergé : le jeu « Hippopocrate, Viens jouer à ta santé ». Il s’agit d’un mini-jeu et de quizz ludiques, qui font office de sensibilisation et d’éducation à des pathologies traitées dans les hôpitaux du groupe. Délibérément décalé et drôle, le jeu consiste pour les joueurs à assister Hippopocrate, un médecin à la tête d’hippopotame, et de passer une série de consultations. Le jeu sera disponible sur une borne dans les salles d’attente des établissements du groupe, mais aussi sur le téléphone via une Appli téléchargeable. 

    Où en est le projet ?

    Une première version du jeu sur tablette et smartphone, qui inclut deux pathologies – la cataracte et le cancer du sein – a été testé sur une cinquantaine de personnes et nous avons des retours très positifs.

    Hippopocrate, ce sont des parties très courtes pour pouvoir s’adapter aux temps d’attente variables. L’objectif est que les clients découvrent le jeu sur place et continuent à jouer plus tard.

    En février 2018 démarre une nouvelle phase de développement en situation réelle avec une première clinique. Grâce aux feedbacks, on a déjà fait évoluer le niveau de difficulté.

    Qu’attendiez-vous de ce premier live et qu’en avez-vous retiré ?

    Au live d’Innolab, nous n’avons pas trop dévoilé le jeu. Nous avons seulement présenté son nom et son univers graphique. J’ai surtout voulu parler de la démarche d’Open innovation avec les participants car c’est vraiment ce que Schoolab porte : nous avons démontré que nous pouvions produire dans des temps courts des solutions qui sortent complètement de l’ordinaire.

    Concernant le projet Hippopocrate, les réactions très positives d’un public expert dans l’innovation dans la santé et les nombreuses questions suite à la présentation nous ont conforté dans l’idée que ce projet aurait un fort impact sur la prévention en France.

    Nous enverrons à tous les participants le jeu dès qu’il sera prêt, sans doute à l’été 2018

  • Trophées de la santé mobile 2018 : 7 lauréats soutenus à hauteur de 150 000 €

    DMD Santé a remis vendredi 9 février 2018 les Trophées de la santé mobile à 7 lauréats, devant un parterre de 800 personnes – directeur d’hôpitaux, infirmiers, pharmaciens, industriels du médical, start-ups de la data, etc. – réunis  à l’IUT Paris Diderot.

    C’est l’Appli Kobus app de Kobus Tech qui est couronnée « Grand trophée de l’application mobile de santé 2018 ».

    Chaque lauréat reçoit un prix de 150 000 € pour aider à sa mise en conformité RGPD, à réaliser des testings hospitaliers et à sa labellisation mHealth quality.

    Des Appli émanant tant de start-ups que de laboratoires pharmaceutiques

    87 applications candidates, 50 éligibles – 26 destinées aux patients, 9 applications de suivi et 15 des outils à l’attention des professionnels de santé. Parmi eux, 7 lauréats – cette année aucun lauréat dans la catégorie « Cardiologie-pneumologie » car aucune innovation majeure ou plus-value n’a été détectée par les membres du jury. 

    A noter, 38 % des Appli candidates émanaient de start-ups, 35 % de laboratoires pharmaceutiques ou d’entreprises de santé, le dernier tiers étant issu d’éditeurs aussi divers que l’Assurance maladie, des associations de patients, des professionnels ou groupement de professionnels de santé.

    Guillaume Marchand, directeur de DMD Santé observe, parmi les candidatures de cette 5e édition, « beaucoup moins de gadgets que les années précédentes. Le secteur gagne en maturité. »

    Parmi les éléments retenus par les membres du jury (jurys spécifiques selon les catégories) pour attribuer les prix :

    • L’intérêt de l’application vis-à-vis de la population à laquelle elle se destine ;
    • la qualité de la réalisation: ergonomie, facilité d’usage ;
    • l’avis personnel quant à l’obtention d’un trophée.

  • Etude : un thermomètre intelligent prévoit les épidémies de grippe avec 3 semaines d’avance

    Des chercheurs américains de l’Université de l’Iowa ont évalué la pertinence d’un thermomètre intelligent qui collecte des données anonymisées et les transmet à une application mobile. Les résultats de leurs travaux* publiés en ligne le 8 février dans le journal Clinical Infectious Diseases démontrent la pertinence d’un tel dispositif qui permet de prédire l’arrivée d’une épidémie de grippe avec plusieurs semaines d’avance.

    Twitter, Google… pour suivre l’épidémie à la trace

    Trouver un moyen fiable de prévoir une épidémie de grippe agite les spécialistes du digital et le monde scientifique depuis de nombreuses années. Lancé en 2008, le service Google Flu Trends prétendait prédire l’arrivée de la grippe grâce à des algorithmes qui analysaient des mots-clés tels que « grippe », « douleurs musculaires » ou encore « fièvre » tapés dans Google. Le système, qui surévaluait de 50% les prévisions, a finalement été interrompu en 2015. Des chercheurs ont mené une étude sur Twitter. Le suivi en temps des tweets semblait quant à lui plus efficace.

    Un thermomètre intelligent et des données en temps réel

    Des chercheurs de l’Université de l’Iowa ont expérimenté une nouvelle méthode. Cette dernière repose sur un thermomètre qui collecte des data anonymisées et les transmet à une application mobile. Entre le 30 août 2015 et le 23 décembre 2017, 8 millions de relevés de température ont été générés par près de 450 000 dispositifs uniques. Ces relevés provenaient de 50 états et ont été agrégés afin de générer des estimations régionales et par groupe d’âge. La société Kinsa, qui fabrique ce thermomètre intelligent, a facilité l’accès aux données afin que les chercheurs puissent les étudier en toute indépendance.

    Les auteurs de cette étude, dont les résultats sont parus le 8 février dans le journal Clinical Infectious Diseases, ont ensuite comparé les relevés de température recueillis via le thermomètre intelligents aux données sur l’activité grippale recueillies par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

    Résultats

    • Les relevés de thermomètre sont fortement corrélés avec les données nationales
    • L’activité grippale régionale et par groupe d’âge est également cohérente avec le système traditionnel
    • L’enregistrement des données en temps réel permet de prédire l’épidémie de grippe avec 3 semaines d’avance
    • Les fièvres qui durent entre 3 et 6 jours et le phénomène de fièvre biphasique (température élevée pendant quelques jours puis pas de fièvre et réapparition de la fièvre) surviennent essentiellement pendant la saison grippale
    • Les cas de transmission de maladies fébriles à l’intérieur du foyer sont plus fréquents chez les enfants que chez les adultes.

    3 semaines d’avance sur l’épidémie : de gros avantages

    Le système de thermomètre intelligent permet d’anticiper l’arrivée de l’épidémie car les prises de température se font avant même de consulter un médecin. « Nos résultats suggèrent que les données des thermomètres intelligents sont une nouvelle source d’information pour suivre avec précision la grippe avant les approches standard, a déclaré Philip Polgreen, auteur de l’étude. Une information plus en amont peut aider à alerter les professionnels de santé que la grippe circule, aider à coordonner les efforts d’intervention, aider à anticiper les besoins en personnel clinique et hospitalier et augmenter les visites associées à des niveaux élevés d’activité grippale. » En outre, les auteurs de ces travaux estiment qu’une telle information peut inciter les personnes à se faire vacciner.

    Aaron Miller, co-auteur de ce travail, indique par ailleurs que comme « cet appareil donne aux utilisateurs la possibilité de déclarer volontairement des informations anonymes sur le sexe et l’âge, nous avons pu estimer l’incidence spécifique par groupe d’âge ». Enfin, le suivi des épisodes de fièvre biphasiques pourrait, selon les chercheurs, fournir des informations intéressantes pour analyser d’autres maladies infectieuses.

  • Les Appli Doctor to Doctor et Epilert primées au Forum de la Santé Numérique de Tunisie

    À l’occasion du 3e Forum de la Santé Numérique de Tunisie, qui s’est tenu du 8 au 10 février 2018 à Hammamet, organisé conjointement par le Forum international de Réalités et la Société Tunisienne de Télémédecine & eSanté, deux prix ont été attribués :

    • le premier prix (680 €) a été décerné à Dr Modhather Marzouk pour son application EPilert pour la détection des crises épileptiques ;
    • le deuxième prix (340 €) a été décerné à Dr Riadh Chaker, pour sa plateforme DED (Doctor to Doctor) qui permet de mettre les médecins généralistes en contact avec les cardiologues pour l’aide à interprétation à distance d’électrocardiogramme (ECG) de patients des régions intérieures du pays qui ne peuvent pas se déplacer pour voir un spécialiste.

    Perspectives de développement de la santé numérique en Afrique

    Cet événement a permis de faire le point sur la santé numérique en Tunisie et dans le monde et sur les enjeux et les perspectives de développement de cette technique en Afrique.

    Experts internationaux et nationaux, personnalités internationales influentes dans le développement de la santé numérique, partenaires, investisseurs, décideurs, professionnels et jeunes créateurs ont pris part à cet événement dont le but est de faire de la Tunisie le futur hub de la santé numérique en Afrique.

    Il y avait au programme :

    • un forum ‘‘Hôpital numérique’’ ;
    • un Symposium de la Société Tunisienne de télémédecine et eSanté ;
    • des conférences intitulées « Que représente le marché de la e-santé en Tunisie ? », « Imagerie médicale 3D », « Chirurgie assistée par ordinateur » ;
    • des présentations sur la dispensation journalière informatisée des médicaments à l’hôpital ;
    • la digitalisation des officines ;
    • l’IoT dans le suivi des patients ;
    • un Salon des objets connectés pour la santé (ouvert au grand public).

    Programme complet et intervenants à découvrir via ce lien.

  • L’édition 2018 de PharmagoraPlus propose un village e-santé, à Paris Expo les 7 et 8 avril 2018

    Le salon national PharmagoraPlus est le rendez-vous annuel réunissant pharmaciens et l’ensemble de l’écosystème (confrères, professionnels de santé, associations de patients, institutionnels, politiques, partenaires et prestataires).

    Son ambition est de définir les nouvelles perspectives d’une profession en pleine mutation, et d’accompagner les pharmaciens grâce à des solutions pratiques.

    Outre de nombreuses conférences, un village e-santé permettra de découvrir les innovations digitales qui peuvent aider au quotidien dans la gestion des officines et dans l’accompagnement des patients.

    Les innovations présentées sur le Village e-santé

    • Solutions pour mieux accompagner les patients comme les applications et les plateformes de suivi entre professionnels et patients, les chatbots, les objets connectés, les outils d’observance, la télémédecine, l’auto surveillance, les outils d’aide aux aidants, etc.
    • Innovations concernant le back-office et la gestion de l’officine comme les nouveaux dispositifs de livraison, les sites d’emploi et de transaction en ligne, etc.

    Une agora vouée aux échanges entre start-ups et équipes officinales

    Le programme sera organisé en grandes sessions thématiques autour notamment des innovations au service de la gestion de l’officine, de la prévention ou encore du parcours de soins.

    Chaque session sera introduite par une brève présentation des start-ups, puis un échange aura lieu entre la salle et des grands témoins (spécialistes de l’innovation, associations de patients, professionnels de santé, institutionnels, etc.) autour des bénéfices apportés par ces innovations.

    Le programme complet est disponible via ce lien.

  • 69 % des Français ouverts à la création de leur DMP en ligne (Sondage BVA/Contrepoints de santé)

    Confiance en baisse sur la politique de santé du gouvernement et inquiétude sur le système de santé, d’une part, et accueil positif, avec une note de vigilance, des nouvelles technologies, d’autre part, tels sont les principaux résultats du sondage réalisé auprès du grand public pour Les Contrepoints de la Santé-BVA, paru jeudi 8 février 2018.

    Le sondage montre notamment que les Français sont partagés sur l’impact de l’IA pour améliorer le système de santé : si un tiers d’entre eux est convaincu par la transformation numérique, un tiers est réfractaire et le dernier tiers est attentiste et ne sait comment se positionner.

    Il montre aussi que, même s’ils jugent le DMP peut être utile pour améliorer le système de santé, 27 % se dit absolument prêt à en ouvrir un.

    1 041 Français âgés de 18 ans et plus ont été interrogés par Internet le 1er février 2018. 

    Une meilleure organisation des professionnels serait source d’amélioration du système de santé

    Concernant l’action du gouvernement en matière de santé, seuls 39 % des Français estiment que celle-ci « va dans le bon sens ».

    Quels seraient les vecteurs d’amélioration du système de santé ?

    • Une réduction des inégalités de santé, sociales et territoriales pour 49 % des personnes interrogées
    • Une meilleure organisation des professionnels entre eux pour 35 %
    • La réorganisation des hôpitaux pour mutualiser les plateaux techniques, avec des services numériques pour prendre en charge l’administratif pour 27 %
    • Les innovations scientifiques, les nouveaux médicaments pour vaincre les maladies pour 25%
    • La télémédecine 13 % et le DMP accessible sur le smartphone 14 %

    Quelles sont vos préoccupations en matière de santé ?

    • Le manque de médecins pour 61 % des Français
    • La dégradation de l’environnement et des conditions de vie pour 37 % d’entre eux
    • Le mauvais état des hôpitaux pour 36 %
    • Le risque de divulgation des données santé des patients à des fins commerciale pour 5 %

    Si vous pouviez créer votre dossier médical partagé sur Internet, tablette ou smartphone et qu’il pourrait être alimenté par les données de l’Assurance maladie, vos médecins, vos laboratoires d’analyse, le feriez-vous ?

    • 69 % répondent à l’affirmative (27% Oui, absolument et 42% Oui, peut-être)

    Les données de santé, le big data, les algorithmes, l’IA : une population partagée

    • Ils vont transformer le système de santé en France dans les cinq prochaines années pour 84 % des personnes interrogées

    • Ils sont un atout pour moderniser et améliorer le système de santé pour 58 % d’entre elles
    • Ils représentent un risque pour la qualité des soins et les relations patient-médecin pour 54 %.

  • Parcours de soins : l’hôpital Foch teste l’Appli Sweepin pour géolocaliser les patients

    Sweepin Connect est une plateforme géo-intelligente qui permet la localisation et le guidage sans balise des utilisateurs dans un bâtiment à partir de leurs smartphones. Cette solution qui permet d’accueillir, guider et informer en temps réel le public dans un lieu fréquenté comme un hôpital, a été lauréate, le 16 janvier 2018 du prix « Smart Hôpital » lancé par Engie Axima en septembre 2017.

    Depuis le mois de janvier 2018, l’Appli est testée au sein de deux services de l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine).

    Ce système sera prochainement ouvert à l’ensemble des services de l’hôpital.

    Faciliter la vie du patient

    Depuis janvier 2017, l’Hôpital Foch s’est lancé dans un grand projet e-santé afin de travailler sur toutes les étapes du parcours patient et mettre au point, grâce à des start-ups, des systèmes facilitant la vie du patient à l’hôpital.

    Le système Sweepin a intéressé la direction de l’hôpital qui cherchait un système pour permettre aux patients de mieux se repérer dans l’établissement. « Ils arrivent souvent en état de stress à l’hôpital et la mise en place d’une signalétique aussi efficace soit-elle, ne répond pas à tous les besoins, précise Valérie Moulins, directrice de la communication de l’établissement dans un communiqué du 1er février 2018. Nous avons rencontré de nombreuses sociétés, proposant toutes des systèmes différents, du plan embarqué, jusqu’à la mise en place de technologies multiples afin de couvrir tous les locaux, souvent en les équipant de balises. Le seul problème : le budget souvent trop élevé pour un établissement de santé. Le principe de géolocalisation du patient que propose la société Sweepin nous a paru pertinent, d’autant que le guidage du patient est à la fois visuel et sonore et que le logiciel est indépendant de toute infrastructure ».

    Une interface avec Doctolib

    Interfacé avec la prise de rendez-vous de l’établissement, Sweepin permet également de prévenir l’arrivée du patient dans l’hôpital via un message automatiquement adressé au secrétariat. Sweepin utilise des algorithmes intelligents basés sur la fusion des capteurs issus du téléphone pour localiser et guider un patient au sein d’un établissement. Deux services ont testés l’Appli et l’hôpital Foch souhaite désormais étendre ce système à l’ensemble de l’établissement en l’interfaçant avec Doctolib, système de prise de rendez-vous en ligne qui sera ouvert à l’ensemble des consultations de l’hôpital mi-février 2018. 

  • Singapour : Speedoc lance une application de soins à la demande pour désengorger les urgences

    Speedoc, une application mobile de soins accessibles 24/7 à été développée il y a quelques mois à Singapour. Elle permet aux utilisateurs de demander à un médecin situé à proximité de se déplacer à l’endroit de leur choix.

    Le dispositif vise à devenir un service à la demande transparent fournissant des soins holistiques à tous ceux qui en ont besoin.

    Un système de géolocalisation pour limiter le temps de réponse des médecins

    Grâce à un système de géolocalisation, les médecins enregistrés sur l’application sont reliés aux patients situés dans un rayon de cinq kilomètres afin de permettre des temps de réponse rapides.

    Lorsqu’ils atteignent le domicile des patients, ils peuvent non seulement répondre à leurs besoins médicaux mais aussi surveiller et évaluer leurs modes de vie (régime alimentaire, niveau de sécurité de la  maison, etc.) afin d’établir un meilleur diagnostic.

    La tarification se veut claire et immédiate. Les utilisateurs disposent d’informations complètes avant de confirmer la venue d’un médecin.

    Des médicaments livrés à domicile

    Le dispositif donne accès à une variété de médicaments basiques pouvant être livrés au domicile des patients. Afin de proposer une offre complète, Speedoc s’est associé à des cliniques assurant le rôle de bases logistiques pour la collecte de médicaments spéciaux.

    Les prescriptions spécifiques peuvent être délivrées par des cliniques partenaires

    Dans ces cliniques, les généralistes peuvent recevoir des appels entre deux rendez-vous en face à face pour des demandes de consultation à domicile afin d’optimiser leur temps de travail. Ils ont également la possibilité de se rendre dans les cliniques partenaires situées à proximité afin d’obtenir des prescriptions spécifiques pour les patients qui en ont besoin.

    Le service « livraison par un médecin » a été mis en place pour les patients ne pouvant se rendre dans les cliniques pour qu’ils puissent recevoir une assistance médicale à domicile. Cette fonction limite les déplacements et l’attente. Les généralistes peuvent également effectuer chez le patient certaines procédures habituellement effectuées par les services d’urgence (A&E).

    Un service avantageux pour les patients mais aussi pour les médecins

    Les médecins Speedoc peuvent :

    • percevoir un revenu supplémentaire et maximiser leur temps morts au cours de leur journée de consultations classiques en rejoignant le service de consultation à domicile ;
    • bénéficier d’un service de transports vers les maisons des patients afin de minimiser leurs frais ;
    • accéder depuis un smartphone à toutes les informations nécessaires sur leur patient, de la réception des demandes aux antécédents médicaux du patient ;
    • se connecter à une plateforme de discussion via l’application pour communiquer avec d’autres médecins en temps réel si un cas nécessite une consultation plus approfondie.

    Objectif : désengorger les services d’urgence

    Un rapport 2016 effectué par SingHealth, le plus grand groupe de santé singapourien, a montré qu’il y avait eu 36 000 visites de plus par an depuis 2011 au sein des services A&E des hôpitaux publics singapouriens. Or, plus de la moitié des cas recensés étaient des affections bénignes qui auraient pu facilement être traitées par un médecin généraliste.

    Les services d’urgence sont également surchargés en raison des options limitées offertes aux personnes ayant besoin d’une aide médicale après les heures de bureau. Cela entraîne la formation de files d’attente inutilement longues et la surexploitation des ressources gouvernementales au sein de ces services.

    En permettant un désengorgement des services d’urgence, l’application Speedoc vise à réduire les coûts pour les hôpitaux, à raccourcir les délais d’attente avant une prise en charge par un médecin et à diminuer les dépenses en santé du gouvernement sur le long terme.

    Speedoc : « une plateforme globale pour les soins primaires »

    Par ailleurs, Speedoc à nouer des partenariats avec des entreprises locales telles que JustCo, une société qui propose des solutions d’espace de travail flexibles dont des espaces de co-working partagés, et GuavaPass, qui donne accès à des cours de fitness groupés, pour aider les citoyens adultes qui travaillent, ainsi que leurs proches, à prendre soin de leur santé.

    « Nous envisageons Speedoc comme une plateforme globale pour les soins médicaux primaires. Nous voulons que ces services soient facilement accessibles pour chaque personne à Singapour, en particulier pour ceux qui ont des difficultés à se rendre dans des cliniques, comme les personnes âgées socialement isolées, précise le Dr. Shravan Verma, fondateur et P.-D.G. De Speedoc. Nous améliorons constamment notre dispositif avec l’aide de nos conseillers et de notre équipe pour nous assurer que nous continuons à améliorer le paysage de la santé [au sein de la cité-État]. »

    L’entreprise confie à H&TI envisager un développement à l’étranger dans des villes dont le système de santé se rapproche de celui mis en place à Singapour. « Il s’agirait de villes densément peuplées avec une forte pénétration des soins primaires privés, comme Hong Kong. Cependant, nous nous concentrons pour l’instant sur la croissance de nos activités à Singapour et souhaitons d’abord nous assurer qu’elles soient bien établies ici [avant de les étendre ailleurs]. »